{"id":2471,"date":"1966-09-01T00:00:00","date_gmt":"1966-09-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-47-n-9-septembre-1966-le-littoral-ouest-du-canada\/"},"modified":"2022-10-17T19:39:14","modified_gmt":"2022-10-17T19:39:14","slug":"vol-47-n-9-septembre-1966-le-littoral-ouest-du-canada","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-47-n-9-septembre-1966-le-littoral-ouest-du-canada\/","title":{"rendered":"Vol. 47, N\u00b0 9 &#8211; Septembre 1966 &#8211; Le littoral ouest du Canada"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Les hauteurs de la Colombie-Britannique ont les pieds immerg\u00e9s dans le Pacifique. Tout le long de la c\u00f4te, l&rsquo;oc\u00e9an vient pour ainsi dire \u00e0 la rencontre des montagnes, une multitude de petits bras de mer, profonds et anfractueux s&rsquo;avan\u00e7ant dans les terres escarp\u00e9es. R\u00e9unies sur une ligne droite, toutes ces sinuosit\u00e9s formeraient un littoral de quelque sept mille milles de longueur.<\/p>\n<p>Au large se dressent des \u00eeles innombrables, cimes d&rsquo;une cha\u00eene de montagnes engloutie, qui servent de brise-lames contre les assauts de l&rsquo;oc\u00e9an et offrent des milliers de milles d&rsquo;eaux abrit\u00e9es.<\/p>\n<p>\u00c0 l&rsquo;int\u00e9rieur, la Colombie-Britannique est retranch\u00e9e derri\u00e8re le rempart des montagnes Rocheuses. Il fut un temps o\u00f9 l&rsquo;immensit\u00e9 de l&rsquo;oc\u00e9an et la barri\u00e8re des montagnes contribuaient \u00e0 donner \u00e0 cette province une impression d&rsquo;isolement. Le Pacifique est un foss\u00e9 de 5,000 milles de largeur, et le Canada, qui est une des plus grandes masses de terre de l&rsquo;univers, s&rsquo;\u00e9tend vers l&rsquo;est sur une distance de 4,000 milles par avion.<\/p>\n<p>C&rsquo;est l&rsquo;isolement qui a amen\u00e9 la Colombie-Britannique \u00e0 s&rsquo;aider elle-m\u00eame, et ses habitants ont si bien r\u00e9ussi \u00e0 triompher des difficult\u00e9s propres \u00e0 leur province et \u00e0 leur si\u00e8cle qu&rsquo;ils comptent aujourd&rsquo;hui parmi les plus favoris\u00e9s mat\u00e9riellement de tout le Canada.<\/p>\n<p>La Colombie-Britannique occupe le deuxi\u00e8me rang parmi les provinces en ce qui concerne les richesses et le pouvoir d&rsquo;achat par personne. Le revenu des particuliers \u00e9tait \u00e9valu\u00e9 \u00e0 $2,236 par habitant en 1965, et les ch\u00e8ques tir\u00e9s sur les comptes personnels cette ann\u00e9e-l\u00e0 ont atteint $33,600 millions.<\/p>\n<p>La population conna\u00eet depuis toujours une croissance tr\u00e8s rapide. Pendant la d\u00e9cennie de 1951 \u00e0 1961, elle est pass\u00e9e de 1,165,200 \u00e0 1,629,000, et les pr\u00e9visions indiquent qu&rsquo;elle sera de 2,370,000 en 1975.<\/p>\n<p>La Colombie-Britannique a une superficie de 234,403,200 acres, dont 58 p. 100 sont recouverts de for\u00eats et dont 2 p. I00 seulement sont consid\u00e9r\u00e9s comme propices \u00e0 l&rsquo;agriculture. Entre la cha\u00eene C\u00f4ti\u00e8re et les Rocheuses s&rsquo;\u00e9tend un haut plateau int\u00e9rieur coup\u00e9 de profondes vall\u00e9es et de cha\u00eenes de montagnes secondaires. Le plus haut sommet enti\u00e8rement situ\u00e9 en Colombie-Britannique est celui du mont Waddington (13,260 pieds), mais \u00e0 la fronti\u00e8re de la province et de l&rsquo;Alaska se dresse le mont Fairweather (15,300 pieds).<\/p>\n<h3>Les explorateurs<\/h3>\n<p>Sir Francis Drake, c\u00e9l\u00e8bre par sa victoire sur l&rsquo;Invincible Armada, ayant quitt\u00e9 les c\u00f4tes du Chili en 1578 pour chercher le passage du Nord-ouest, donna le nom de Nouvelle-Albion \u00e0 un territoire qu&rsquo;il aper\u00e7ut vaguement au cours de son voyage. Deux cents ans devaient s&rsquo;\u00e9couler avant que le plus grand des marins explorateurs, le capitaine James Cook, effectue un d\u00e9barquement dans le d\u00e9troit de Nootka, o\u00f9 il utilisa du sapin de Douglas pour remplacer ses m\u00e2ts.<\/p>\n<p>Puis ce fut l&rsquo;arriv\u00e9e du capitaine George Vancouver, envoy\u00e9 par la Marine britannique en 1791 pour faire le relev\u00e9 de la c\u00f4te ouest de l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord et assurer la mise \u00e0 ex\u00e9cution de la convention de Nootka par laquelle l&rsquo;Espagne renon\u00e7ait \u00e0 ses droits sur la r\u00e9gion. Deux ans plus tard, Alexander Mackenzie s&rsquo;aventurait \u00e0 son tour dans ces parages, par voie de terre, et atteignait l&rsquo;oc\u00e9an Pacifique pr\u00e8s de Bella Coola le 22 juillet 1793. Il fut le premier blanc \u00e0 traverser le continent am\u00e9ricain, ayant pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 de plus de dix ans les exp\u00e9ditions de Lewis et Clarke.<\/p>\n<p>David Thompson, le premier \u00e0 descendre le fleuve Columbia depuis sa source jusqu&rsquo;\u00e0 son embouchure, releva avec pr\u00e9cision les principales routes sur une \u00e9tendue de plus de 1,500,000 milles carr\u00e9s et \u00e9tablit une carte qui servit de base \u00e0 tous les travaux cartographiques entrepris par la suite.<\/p>\n<h3>Colonisation et gouvernement<\/h3>\n<p>\u00c0 la suite des explorateurs et des aventuriers, vinrent les trafiquants de fourrures, les turbulents chercheurs d&rsquo;or, les paisibles cultivateurs, les mineurs, les forestiers, les p\u00eacheurs et, enfin, l&rsquo;industriel, qui les rassembla tous par les liens du commerce.<\/p>\n<p>C&rsquo;est en 1849 que naquit la colonie de la Couronne dite de l&rsquo;\u00eele de Vancouver, ayant pour capitale Fort Victoria, fond\u00e9 six ans auparavant. La population y \u00e9tait alors de 200 \u00e2mes. En 1856, une assembl\u00e9e l\u00e9gislative, la premi\u00e8re \u00e0 l&rsquo;ouest des Grands Lacs, \u00e9tait form\u00e9e. Deux ans plus tard, Victoria votait des cr\u00e9dits pour les rues, les services d&rsquo;eau et les \u00e9coles. \u00c9lev\u00e9e au rang de grande ville d\u00e8s 1862, elle comptera alors 1,500 immeubles.<\/p>\n<p>Dans l&rsquo;intervalle, une colonie a \u00e9t\u00e9 inaugur\u00e9e avec pompe et \u00e9clat \u00e0 Fort Langley, sur la terre ferme, le 19 novembre 1858\u00a0; c&rsquo;est New Westminster qui en sera la capitale, durant neuf ans.<\/p>\n<p>Pendant quelque temps, les deux colonies s&rsquo;administrent s\u00e9par\u00e9ment, mais la population globale de 12,000 habitants ne peut gu\u00e8re s&rsquo;accommoder de deux gouvernements officiels, et, en 1866, les colonies sont r\u00e9unies sous le nom de Colombie-Britannique. Victoria est choisie comme capitale en 1868.<\/p>\n<p>L&rsquo;Acte de l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord britannique de 1867 pr\u00e9voyait l&rsquo;entr\u00e9e \u00e9ventuelle de la Colombie-Britannique dans la Conf\u00e9d\u00e9ration canadienne, et, le 20 juillet 1871, cette colonie devenait la sixi\u00e8me province du Dominion du Canada, dont le territoire s&rsquo;\u00e9tendait d\u00e8s lors effectivement d&rsquo;un oc\u00e9an \u00e0 l&rsquo;autre.<\/p>\n<p>La construction du chemin de fer promis pour 1881 tardant \u00e0 commencer, la Colombie-Britannique mena\u00e7a de se s\u00e9parer du Canada, et, en 1878, l&rsquo;Assembl\u00e9e l\u00e9gislative adopta une r\u00e9solution \u00e0 cet effet. Finalement, le contrat fut adjug\u00e9 en 1880, le dernier rail pos\u00e9 le 7 novembre 1885 et le premier train direct de Montr\u00e9al atteignit le Pacifique le 28 juin 1886.<\/p>\n<p>La Colombie-Britannique, dont les habitants sont originaires de plusieurs pays du monde, a toujours eu une population vari\u00e9e et cosmopolite. Les trafiquants de fourrure \u00e9taient pour la plupart des Britanniques, et plus pr\u00e9cis\u00e9ment des \u00c9cossais, mais il y avait aussi des Canadiens fran\u00e7ais parmi les employ\u00e9s des compagnies de traite. La ru\u00e9e vers l&rsquo;or attira des aventuriers venant de divers pays, notamment des \u00c9tats-Unis, de m\u00eame qu&rsquo;un certain nombre de Canadiens des provinces de l&rsquo;Est et les premiers membres de la colonie chinoise. Une autre vague d&rsquo;immigrants arriv\u00e8rent avec le chemin de fer, y compris plusieurs habitants de l&rsquo;Europe continentale.<\/p>\n<h3>Les transports et l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9<\/h3>\n<p>La Colombie-Britannique a d\u00fb faire face \u00e0 d&rsquo;\u00e9normes difficult\u00e9s dans le domaine des transports. En effet, les tumultueuses rivi\u00e8res de ses montagnes ne se pr\u00eatent pas aussi bien \u00e0 la navigation que les calmes cours d&rsquo;eau de l&rsquo;Est. De plus, il est toujours difficile et on\u00e9reux de construire des routes et des chemins de fer en pays montagneux.<\/p>\n<p>\u00c0 l&rsquo;\u00e9poque o\u00f9 cette province fit son entr\u00e9e dans la conf\u00e9d\u00e9ration, le voyageur qui voulait se rendre dans l&rsquo;Est devait faire le trajet de Victoria \u00e0 San Francisco par bateau et traverser ensuite les \u00c9tats-Unis par train. La Colombie-Britannique ne demandait qu&rsquo;un chemin charretier jusqu&rsquo;\u00e0 Fort Garry, mais on lui accorda un chemin de fer, et elle poss\u00e8de aujourd&rsquo;hui d&rsquo;excellents moyens de transport. La longueur de ses voies ferr\u00e9es principales atteint 4,329 milles.<\/p>\n<p>L&rsquo;a\u00e9roport de Vancouver, dont les services rayonnent vers l&rsquo;est, le sud, le nord et \u00e0 travers le Pacifique, est la plaque tournante nord-ouest du transport a\u00e9rien international.<\/p>\n<p>La Colombie-Britannique poss\u00e8de un r\u00e9seau routier de 30,000 milles, dont 10,000 milles \u00e0 rev\u00eatement d&rsquo;asphalte.<\/p>\n<p>Le grand arc que forme le littoral de la province offre les routes les plus courtes du Pacifique Nord entre l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord continentale et l&rsquo;Extr\u00eame-Orient. Les ports de la Colombie-Britannique continuent \u00e0 se d\u00e9velopper pour r\u00e9pondre aux besoins croissants de la navigation. Les exp\u00e9ditions par voie d&rsquo;eau ont presque doubl\u00e9 de 1958 \u00e0 1964, et Vancouver n&rsquo;est surpass\u00e9 que par Montr\u00e9al en mati\u00e8re de trafic maritime.<\/p>\n<p>En 1952 d\u00e9butait la construction du premier ol\u00e9oduc \u00e0 travers la province, et \u00e0 l&rsquo;heure actuelle le transport du p\u00e9trole et du gaz naturel par pipeline joue un r\u00f4le important dans l&rsquo;\u00e9conomie de la Colombie-Britannique. Les capitaux investis dans les pipelines atteindront avant longtemps le chiffre de $1,000 millions. Gr\u00e2ce au r\u00e9seau de pipelines, le p\u00e9trole brut de la r\u00e9gion de la rivi\u00e8re de la Paix est achemin\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 la conduite qui franchit les montagnes, et de l\u00e0 jusqu&rsquo;\u00e0 Vancouver et le littoral des \u00c9tats-Unis.<\/p>\n<p>Dans cette province o\u00f9 l&rsquo;industrie se d\u00e9veloppe rapidement, la production de l&rsquo;\u00e9nergie \u00e9lectrique va de pair avec les transports\u00a0; et \u00e0 ce point de vue la Colombie-Britannique est vraiment privil\u00e9gi\u00e9e. Rivi\u00e8res aliment\u00e9es par les neiges des montagnes, abondance des eaux au cours rapide, vastes r\u00e9seaux de lacs, tout semble concourir \u00e0 lui donner d&rsquo;immenses ressources en force hydro-\u00e9lectrique. Selon l&rsquo;Annuaire du Canada, les r\u00e9serves d&rsquo;\u00e9nergie hydraulique disponibles en Colombie-Britannique, m\u00eame \u00e0 leur niveau minimum, sont les plus consid\u00e9rables du pays.<\/p>\n<p>En 1964, les gouvernements du Canada et des \u00c9tats-Unis concluaient une entente en vue d&rsquo;entreprendre la construction de trois grands barrages sur le Columbia, au Canada. D&rsquo;autre part, le barrage de Portage Mountain sur la rivi\u00e8re de la Paix doit commencer \u00e0 produire de l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 en 1968, et l&rsquo;on pr\u00e9voit que l&rsquo;entreprise tout enti\u00e8re, dont la capacit\u00e9 sera de 2,300,000 kilowatts, sera mise en service en 1976.<\/p>\n<h3>Les for\u00eats<\/h3>\n<p>Les for\u00eats de la Colombie-Britannique r\u00e9pondent encore au rendement que l&rsquo;on en exige. Elles produisent 75 p. 100 du bois de construction, 94 p. 100 du contreplaqu\u00e9, 100 p. 100 du \u00ab\u00a0c\u00e8dre rouge\u00a0\u00bb \u00e0 couverture, 22 p. 100 de la p\u00e2te et 14 p. 100 du papier \u00e0 journal d&rsquo;origine canadienne.<\/p>\n<p>Selon le programme d&rsquo;am\u00e9nagement \u00e0 long terme qu&rsquo;il a adopt\u00e9 dans ce domaine, le Service des for\u00eats de la Colombie-Britannique a d\u00e9j\u00e0 mis soixante-dix-neuf millions d&rsquo;acres en production soutenue, avec coupe r\u00e9gl\u00e9e et reboisement obligatoire. Gr\u00e2ce aux capitaux investis dans cette entreprise, la province s&rsquo;assure une r\u00e9serve perp\u00e9tuelle d&rsquo;une des plus pr\u00e9cieuses mati\u00e8res premi\u00e8res. Le volume global du bois sain est estim\u00e9 \u00e0 306,000 millions de pieds cubes\u00a0; la pousse annuelle nette est de 2,300 millions de pieds cubes, et la moyenne de la consommation annuelle de 2,200 millions de pieds cubes.<\/p>\n<p>Lorsque toute la province sera sous le r\u00e9gime de la production soutenue, la quantit\u00e9 de bois que l&rsquo;on pourra couper chaque ann\u00e9e sera de quelque 3,100 millions de pieds cubes.<\/p>\n<p>Si la d\u00e9cennie qui a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 1964 a \u00e9t\u00e9 t\u00e9moin d&rsquo;une augmentation massive dans le volume du bois de charpente, du contre-plaqu\u00e9 et des produits lamin\u00e9s, c&rsquo;est dans l&rsquo;industrie de la p\u00e2te et du papier que se sont accomplis les progr\u00e8s les plus remarquables. Les fabriques de p\u00e2te \u00e0 papier ont employ\u00e9 480 millions de pieds cubes de bois en 1965, dont plus de cinquante pour cent provenaient des d\u00e9chets cr\u00e9\u00e9s par les industries du bois d&rsquo;oeuvre et du contre-plaqu\u00e9. Une grande partie des 3 millions \u00bc de tonnes de p\u00e2te produites sont entr\u00e9es dans la fabrication du million et demi de tonnes de papier et de panneaux \u00e0 base de papier faits dans la province.<\/p>\n<h3>L&rsquo;agriculture<\/h3>\n<p>Le premier cultivateur de la Colombie-Britannique fut Daniel Harmon\u00a0; il s&rsquo;\u00e9tablit dans la r\u00e9gion du lac Fraser, en 1811, et r\u00e9ussit la m\u00eame ann\u00e9e \u00e0 obtenir d&rsquo;excellentes r\u00e9coltes de pommes de terre ainsi que d&rsquo;autres l\u00e9gumes et d&rsquo;orge. La ru\u00e9e vers l&rsquo;or des ann\u00e9es 1850 y amena des colons, int\u00e9ress\u00e9s par la perspective de pourvoir aux besoins des camps de mineurs.<\/p>\n<p>Mais les caract\u00e9ristiques physiques de la province devaient en limiter le d\u00e9veloppement agricole. La production est localis\u00e9e, mais tr\u00e8s vari\u00e9e. \u00c0 quelques exceptions pr\u00e8s, comme les plaines de la rivi\u00e8re de la Paix et les p\u00e2turages du plateau int\u00e9rieur par exemple, la terre arable se restreint \u00e0 quelques poches de sol isol\u00e9es entre les cha\u00eenes de montagnes ou \u00e0 proximit\u00e9 des deltas des fleuves. Bien que le commerce d&rsquo;exportation des fruits de verger, de houx, des fleurs coup\u00e9es, des petits fruits, des plantes de p\u00e9pini\u00e8re et des animaux de race soit important, l&rsquo;agriculture demeure fortement orient\u00e9e vers la consommation \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de la province.<\/p>\n<p>Le premier grand verger de pommes commercial de la Colombie-Britannique fut plant\u00e9 en 1867, et 31 ans plus tard le premier wagon de pommes exp\u00e9di\u00e9es par la vall\u00e9e de l&rsquo;Okanagan annon\u00e7ait la naissance d&rsquo;une industrie qui produit maintenant environ six millions de bo\u00eetes par ann\u00e9e.<\/p>\n<p>Par le r\u00f4le qu&rsquo;elle joue dans l&rsquo;\u00e9conomie de la province, l&rsquo;agriculture tient le quatri\u00e8me rang &#8211; apr\u00e8s les for\u00eats, les mines et le tourisme &#8211; pour la valeur de ses revenus en esp\u00e8ces, qui ont \u00e9t\u00e9 de $156 millions \u00bd en 1965. Le recensement de 1961 signalait l&rsquo;existence de 20,000 fermes, dont un tiers d&rsquo;une \u00e9tendue de 10 acres ou moins et seulement 53 p. 100 pouvant \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es comme commerciales. Plus de 200,000 acres de terre en culture sur un total de un million sont irrigu\u00e9es.<\/p>\n<h3>Les mines<\/h3>\n<p>L&rsquo;industrie mini\u00e8re conna\u00eet actuellement un essor remarquable en Colombie-Britannique, et les soci\u00e9t\u00e9s d&rsquo;exploitation, petites et grandes, s&rsquo;efforcent activement de d\u00e9couvrir de nouveaux gisements. Neuf nouvelles mines, d&rsquo;un co\u00fbt en capital de $175 millions, doivent commencer \u00e0 produire avant 1968. La production totale de l&rsquo;industrie mini\u00e8re en 1965 s&rsquo;est \u00e9lev\u00e9e \u00e0 $280 millions.<\/p>\n<p>Au point de vue historique, ce sont les ressources min\u00e9rales qui ont \u00e9t\u00e9 \u00e0 l&rsquo;origine de l&rsquo;exploration et du d\u00e9veloppement des plaines int\u00e9rieures. La production du charbon d\u00e9buta d\u00e8s 1836\u00a0; des gisements d&rsquo;aurif\u00e8res furent rep\u00e9r\u00e9s en 1857\u00a0; on d\u00e9couvrit du cuivre en 1889\u00a0; de l&rsquo;argent et du zinc en 1891 et du plomb en 1892.<\/p>\n<p>L&rsquo;exploitation la plus consid\u00e9rable est la mine Sullivan, \u00e0 Kimberley, qui est l&rsquo;une des plus grandes mines de plomb, de zinc et d&rsquo;argent du monde\u00a0; le minerai qui en est extrait est transform\u00e9 aux importantes usines m\u00e9tallurgiques de la ville de Trail.<\/p>\n<h3>La p\u00eache et les fourrures<\/h3>\n<p>La p\u00eache commerciale, qui fournit du travail \u00e0 quelque 20,000 personnes, constitue une industrie importante en Colombie-Britannique. La valeur des produits de la p\u00eache mis sur le march\u00e9 varie entre $76 et $92 millions depuis quelques ann\u00e9es, les principales prises, soit plus de 90 p. 100 de la production totale, \u00e9tant le saumon, le hareng et le fl\u00e9tan.<\/p>\n<p>Cette ressource s&rsquo;est hiss\u00e9e au rang des grandes entreprises avec l&rsquo;apparition de la bo\u00eete de conserve. La premi\u00e8re conserverie fut construite en 1870\u00a0; aujourd&rsquo;hui, les caisses de saumon mis en conserve chaque ann\u00e9e s&rsquo;\u00e9tendraient, plac\u00e9es bout \u00e0 bout, sur une distance de 475 milles, et les harengs, mis les uns \u00e0 la suite des autres, feraient sept fois et demie le tour du globe.<\/p>\n<p>Le commerce des fourrures ne repr\u00e9sente qu&rsquo;une faible partie de l&rsquo;\u00e9conomie. Pendant la saison de 1965, le pi\u00e9geage a rapport\u00e9 244,000 peaux, d&rsquo;une valeur de $788,000, et l&rsquo;\u00e9levage des animaux \u00e0 fourrure a produit 322,000 peaux, d&rsquo;une valeur de $4.9 millions.<\/p>\n<h3>Le d\u00e9veloppement \u00e9conomique<\/h3>\n<p>On se demande parfois pour quelle raison la c\u00f4te ouest, avec ses immenses ressources naturelles, n&rsquo;a pas connu un d\u00e9veloppement industriel aussi rapide que la c\u00f4te est. C&rsquo;est que le milieu y \u00e9tait tr\u00e8s diff\u00e9rent. Les provinces de l&rsquo;Atlantique se trouv\u00e8rent plac\u00e9es par la force des choses au sein d&rsquo;un vaste r\u00e9seau commercial, o\u00f9 l&rsquo;Europe demandait des denr\u00e9es alimentaires et des mati\u00e8res premi\u00e8res alors que l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord avait besoin de machines et de produits manufactur\u00e9s. Les provinces du Pacifique, par ailleurs, confinaient \u00e0 un oc\u00e9an qui le reliait \u00e0 des pays sous-d\u00e9velopp\u00e9s et sous-industrialis\u00e9s, pays o\u00f9 (\u00e0 l&rsquo;exception du Japon) les produits que peut offrir la Colombie-Britannique n&rsquo;ont jamais fait l&rsquo;objet d&rsquo;une forte demande. D&rsquo;o\u00f9 la n\u00e9cessit\u00e9 pour cette province de franchir les montagnes et de parcourir de longues routes maritimes pour s&rsquo;assurer des d\u00e9bouch\u00e9s.<\/p>\n<p>Mais en attendant le moment de faire leur perc\u00e9e sur la sc\u00e8ne mondiale, les habitants de la Colombie-Britannique jet\u00e8rent les bases de plusieurs industries qui sont aujourd&rsquo;hui florissantes. Parmi celles-ci, il convient de citer l&rsquo;exploitation foresti\u00e8re, la p\u00eache, les mines et l&rsquo;industrie manufacturi\u00e8re. On peut dire que les ann\u00e9es des ru\u00e9es vers l&rsquo;or furent les ann\u00e9es de transition, qui annonc\u00e8rent une \u00e8re de prosp\u00e9rit\u00e9 et de progr\u00e8s. La ru\u00e9e de 1858 en est un exemple typique. Elle d\u00e9buta, en avril, par le d\u00e9part en bateau, de la Californie, de 450 personnes \u00e0 destination de la Colombie-Britannique. Un jour de juillet, plus de 1,700 autres aventuriers se joignaient au p\u00e8lerinage vers le fleuve Fraser. \u00c0 la fin de l&rsquo;\u00e9t\u00e9, plus de 20,000 chercheurs \u00e9taient \u00e0 l&rsquo;oeuvre sur les bancs de sable. Plusieurs rebrouss\u00e8rent chemin, d\u00e9courag\u00e9s par l&rsquo;insucc\u00e8s, mais beaucoup pers\u00e9v\u00e9r\u00e8rent.<\/p>\n<h3>L&rsquo;industrie<\/h3>\n<p>L&rsquo;industrie manufacturi\u00e8re a accompli des progr\u00e8s \u00e9normes, gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;abondance des mati\u00e8res premi\u00e8res et de l&rsquo;\u00e9nergie \u00e0 bon march\u00e9, ainsi qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;augmentation de la population et \u00e0 l&rsquo;accroissement du commerce \u00e9tranger. Les exp\u00e9ditions faites par les usines de la province ont plus que quadrupl\u00e9 dans les vingt ans qui ont suivi 1945, et la valeur de vente a atteint $2,881 millions en 1965.<\/p>\n<p>Cette industrie continue d&rsquo;\u00eatre domin\u00e9e par celles des produits du bois et du papier, qui repr\u00e9sentent pr\u00e8s de 50 p. 100 du total de la production manufacturi\u00e8re. L&rsquo;industrie des produits alimentaires est d&rsquo;autant plus importante qu&rsquo;elle embrasse des activit\u00e9s tr\u00e8s vari\u00e9es\u00a0: produits laitiers et de la p\u00eache, boucherie et salaison\u00a0; conserves de fruits et de l\u00e9gumes, etc.<\/p>\n<p>Selon un rapport publi\u00e9 par le minist\u00e8re du Travail en juin 1966, la population active de la Colombie-Britannique se chiffre actuellement \u00e0 711,000\u00a0; soit une augmentation de 231,000 depuis 1955\u00a0; le total des salaires et des traitement s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve \u00e0 $2,728 millions, soit $1,363 millions de plus qu&rsquo;en 1955\u00a0; la moyenne des salaires hebdomadaires est de $104.64, ce qui repr\u00e9sente une hausse de $38.64 depuis 1955.<\/p>\n<h3>Enseignement et beaux-arts<\/h3>\n<p>L&rsquo;enseignement public a \u00e9t\u00e9 institu\u00e9 en 1872\u00a0; la premi\u00e8re \u00e9cole secondaire fut ouverte en 1876\u00a0; l&rsquo;enseignement sup\u00e9rieur a d\u00e9but\u00e9 en 1899\u00a0; la premi\u00e8re collation des grades de l&rsquo;Universit\u00e9 de la Colombie-Britannique a eu lieu en 1912.<\/p>\n<p>Les fonds consacr\u00e9s \u00e0 l&rsquo;enseignement par la province se sont \u00e9lev\u00e9s \u00e0 $173.6 millions pendant l&rsquo;ann\u00e9e financi\u00e8re 1965-1966, et le budget pr\u00e9vu \u00e0 cette fin pour 1966-1967 est de $206 millions. En exposant ces chiffres, le ministre de l&rsquo;\u00c9ducation a fait remarquer que la population active de la Colombie-Britannique comptait une moyenne de 10.2 ann\u00e9es d&rsquo;\u00e9tudes scolaires en 1961, soit presque un an de plus que la moyenne g\u00e9n\u00e9rale du Canada.<\/p>\n<p>Il y a dans cette province trois universit\u00e9s publiques, auxquelles des subventions d&rsquo;un total de $33 millions seront vers\u00e9es pendant l&rsquo;ann\u00e9e en cours.<\/p>\n<p>Le fait de vivre en Colombie-Britannique rev\u00eat une signification profonde pour ses habitants. Les arts y sont encourag\u00e9s et g\u00e9n\u00e9reusement appuy\u00e9s. Le th\u00e9\u00e2tre, la musique, le chant et la danse y sont florissants. Vancouver et Victoria poss\u00e8dent chacune un orchestre symphonique. Les soci\u00e9t\u00e9s litt\u00e9raires et les groupes de discussion comptent aussi parmi les activit\u00e9s culturelles de la province.<\/p>\n<h3>Perspectives d&rsquo;avenir<\/h3>\n<p>Fid\u00e8le au pass\u00e9, la Colombie-Britannique n&rsquo;en vit pas moins au rythme du temps pr\u00e9sent et de l&rsquo;actualit\u00e9. Avec son riche potentiel \u00e9nerg\u00e9tique, sa population toujours croissante, son application \u00e0 conserver ses ressources, l&rsquo;abondance de sa main-d&rsquo;oeuvre, cette province semble promise \u00e0 une prosp\u00e9rit\u00e9 sans fin. Des villes surgissent dans des r\u00e9gions jusqu&rsquo;ici inhabit\u00e9es, des barrages gigantesques ma\u00eetrisent le cours des rivi\u00e8res pour produire de l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9, \u00e9viter les inondations et irriguer les terres\u00a0; les prospecteurs d\u00e9couvrent de nouveaux gisements miniers, que les soci\u00e9t\u00e9s d&rsquo;investissement se chargent d&rsquo;exploiter\u00a0; d&rsquo;\u00e9normes \u00e9tablissements industriels sont mis en production.<\/p>\n<p>En 1966, la Colombie-Britannique a c\u00e9l\u00e9br\u00e9 le centenaire de son existence en tant qu&rsquo;union de la colonie de la Couronne de l&rsquo;\u00eele de Vancouver et de la colonie de la Couronne de la Colombie-Britannique. En 1967, elle se joindra aux neuf autres provinces pour f\u00eater le Centenaire de la Conf\u00e9d\u00e9ration canadienne, c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;important fait historique qui a r\u00e9uni les provinces du Canada en une seule nation.<\/p>\n<p>Pour marquer ces grands \u00e9v\u00e9nements, la province a publi\u00e9 la proclamation suivante\u00a0: \u00ab\u00a0SACHEZ PAR LES PR\u00c9SENTES que pendant les ann\u00e9es 1966 et 1967, la population de la Colombie-Britannique et les voyageurs des villes et contr\u00e9es lointaines chanteront, danseront, crieront et se r\u00e9jouiront dans l&rsquo;all\u00e9gresse g\u00e9n\u00e9rale de la c\u00e9l\u00e9bration de deux centenaires. Pour comm\u00e9morer dignement ce double anniversaire, il y aura de grands spectacles et d\u00e9fil\u00e9s, des d\u00e9monstrations sensationnelles sur terre, sur mer et dans les airs\u00a0; des manifestations d&rsquo;art et de prouesse physique\u00a0; des festivals de musique\u00a0; des distractions vari\u00e9es et impr\u00e9vues pour permettre \u00e0 tous de se divertir.\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"author":86,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[38],"class_list":["post-2471","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-38"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v26.7 (Yoast SEO v26.8) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 47, N\u00b0 9 - Septembre 1966 - Le littoral ouest du Canada - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-47-n-9-septembre-1966-le-littoral-ouest-du-canada\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 47, N\u00b0 9 - Septembre 1966 - Le littoral ouest du Canada\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Les hauteurs de la Colombie-Britannique ont les pieds immerg\u00e9s dans le Pacifique. 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