{"id":2463,"date":"1957-09-01T00:00:00","date_gmt":"1957-09-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-38-n-9-septembre-1957-lenseignement-superieur-au-canada\/"},"modified":"2022-10-17T18:55:28","modified_gmt":"2022-10-17T18:55:28","slug":"vol-38-n-9-septembre-1957-lenseignement-superieur-au-canada","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-38-n-9-septembre-1957-lenseignement-superieur-au-canada\/","title":{"rendered":"Vol. 38, N\u00b0 9 &#8211; Septembre 1957 &#8211; L&rsquo;enseignement sup\u00e9rieur au Canada"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Le pr\u00e9sident de la Banque Royale du Canada, M. James Muir, r\u00e9sume ici ses impressions sur les besoins actuels de l&rsquo;enseignement sup\u00e9rieur au Canada. M. Muir est titulaire de grades honorifiques de trois universit\u00e9s canadiennes, membre du comit\u00e9 des placements du Conseil des Arts, et le Bulletin mensuel de sa banque a m\u00e9rit\u00e9 une citation pour le prix pr\u00e9sidentiel de l&rsquo;Association canadienne d&rsquo;\u00e9ducation des adultes.<\/p>\n<p>Jamais encore dans leur histoire les Canadiens n&rsquo;ont manifest\u00e9 autant d&rsquo;int\u00e9r\u00eat qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;heure actuelle pour les probl\u00e8mes qui touchent l&rsquo;enseignement sup\u00e9rieur.<\/p>\n<p>Nous nous sommes soudain rendu compte, dans un pays o\u00f9 la population augmente sans cesse et o\u00f9 l&rsquo;\u00e9conomie se d\u00e9veloppe rapidement, que nous avions besoin de citoyens tr\u00e8s instruits, qu&rsquo;il en existait tr\u00e8s peu et que les universit\u00e9s sur lesquelles nous comptons pour en former \u00e9taient aux prises avec de graves difficult\u00e9s financi\u00e8res. C&rsquo;est l\u00e0 un probl\u00e8me complexe, qui nous int\u00e9resse tous.<\/p>\n<p>Voici en r\u00e9sum\u00e9 quels sont les \u00e9l\u00e9ments de ce probl\u00e8me. Un flot montant d&rsquo;\u00e9tudiants, engendr\u00e9 par notre taux consid\u00e9rablement accru de natalit\u00e9, clapote \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e de nos universit\u00e9s et atteindra son point culminant dans les ann\u00e9es soixante. Les inscriptions, qui auront vraisemblablement doubl\u00e9 d&rsquo;ici quelques ann\u00e9es, exc\u00e9deront de beaucoup le nombre des places disponibles dans les classes de nos universit\u00e9s. Pourtant, l&rsquo;arm\u00e9e de nouveaux professeurs dont nous aurons besoin n&rsquo;est pas encore en vue et les fonds requis ne sont pas assur\u00e9s.<\/p>\n<p>Je crois avoir expos\u00e9 les faits avec mesure, et pr\u00e9cision dans l&rsquo;allocution que j&rsquo;ai prononc\u00e9e \u00e0 l&rsquo;assembl\u00e9e annuelle des actionnaires de la Banque Royale, en janvier dernier. La crise de notre enseignement est essentiellement une crise d&rsquo;ordre \u00e9conomique et constitue, par cons\u00e9quent une question qu&rsquo;il sied de discuter en public.<\/p>\n<p>Je n&rsquo;ai pas qualit\u00e9 pour parler des m\u00e9thodes d&rsquo;enseignement ou du contenu des programmes d&rsquo;\u00e9tudes. Ce sont les \u00e9ducateurs eux-m\u00eames qui sont le mieux en mesure de r\u00e9soudre les probl\u00e8mes d&rsquo;enseignement. En somme, notre devoir de citoyens n&rsquo;est pas de diriger les programmes d&rsquo;\u00e9tudes, mais de nous assurer que notre syst\u00e8me d&rsquo;enseignement poss\u00e8de les moyens financiers d&rsquo;accomplir la t\u00e2che qui lui incombera aux cours des quelque dix prochaines ann\u00e9es, particuli\u00e8rement en ce qui concerne le recrutement des professeurs.<\/p>\n<p>Comme je l&rsquo;ai signal\u00e9 en janvier, les ressources \u00e9conomiques dont disposent nos \u00e9coles, nos universit\u00e9s et m\u00eame beaucoup de nos \u00e9glises sont insuffisantes pour assurer un niveau de vie convenable aux hommes et aux femmes d\u00e9vou\u00e9s qui consacrent leur vie \u00e0 cultiver l&rsquo;esprit et \u00e0 former le caract\u00e8re de notre jeunesse.<\/p>\n<p>C&rsquo;est une chose ridicule, mais nullement exceptionnelle aujourd&rsquo;hui, que de voir un nouveau dipl\u00f4m\u00e9 toucher d\u00e8s son premier emploi un salaire \u00e9quivalent ou m\u00eame sup\u00e9rieur \u00e0 celui que ses professeurs, religieux ou la\u00efcs, re\u00e7oivent comme r\u00e9compense mat\u00e9rielle \u00e0 la fin d&rsquo;une longue carri\u00e8re.<\/p>\n<p>Il me semble donc que nous devons d&rsquo;abord &#8211; avant toute autre chose si urgente soit-elle &#8211; recruter des professeurs comp\u00e9tents et faire en sorte que disparaisse l&rsquo;in\u00e9galit\u00e9 qui existe entre les traitements que nous leur payons et ceux que nous accordons aux personnes ayant une formation comparable dans les autres professions.<\/p>\n<p>On trouvera dans le pr\u00e9sent <em>Bulletin mensuel <\/em>un r\u00e9sum\u00e9 des faits expos\u00e9s et des vues exprim\u00e9es par les \u00e9ducateurs et les hommes d&rsquo;affaires canadiens, au cours de l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re, sur le probl\u00e8me de l&rsquo;enseignement sup\u00e9rieur et les questions connexes.<\/p>\n<p>Qu&rsquo;il me soit permis de formuler ainsi mon opinion personnelle \u00e0 ce sujet\u00a0: Nous Canadiens poss\u00e9dons les ressources mat\u00e9rielles et intellectuelles n\u00e9cessaires pour \u00e9difier un vaste r\u00e9seau d&rsquo;enseignement. Les seules limites qui nous soient impos\u00e9es sont celles de notre imagination et de notre d\u00e9termination. Nous pouvons offrir \u00e0 notre jeunesse les meilleures conditions de d\u00e9veloppement et de succ\u00e8s qui soient dans tous les domaines de perfectionnement.<\/p>\n<p>Je suis assur\u00e9 que, dans le cadre de la libert\u00e9 \u00e9conomique et politique dont la conqu\u00eate nous a co\u00fbt\u00e9 tant de travail et de luttes, nos d\u00e9cisions et nos actes seront dignes, par leur sagesse, de l&rsquo;esprit qui anime notre peuple et de la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 de la Providence \u00e0 notre \u00e9gard.<\/p>\n<h3>En quoi consiste la crise\u00a0?<\/h3>\n<p>Les probl\u00e8mes et les difficult\u00e9s devant lesquels se trouvent nos institutions d&rsquo;enseignement sup\u00e9rieur sont nombreux et affligeants.<\/p>\n<p>Une r\u00e9solution adopt\u00e9e par les 35 membres de la Conf\u00e9rence des universit\u00e9s canadiennes, en novembre dernier, r\u00e9sume ainsi la situation\u00a0: \u00ab\u00a0les repr\u00e9sentants des universit\u00e9s du Canada estiment qu&rsquo;ils ont le pressant devoir d&rsquo;avertir la population canadienne que la question des universit\u00e9s est devenue un probl\u00e8me critique d&rsquo;une grave port\u00e9e nationale, au d\u00e9triment certain de notre progr\u00e8s et de notre prestige en tant que nation, et que celle-ci ne peut \u00eatre r\u00e9solue que par l&rsquo;aide et la coop\u00e9ration actives et imm\u00e9diates de tous les gouvernements canadiens, de l&rsquo;industrie et du commerce, ainsi que des bienfaiteurs priv\u00e9s.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Cette r\u00e9solution ne fait aucune distinction de genre, de lieu, de langue ni de religion entre les diverses universit\u00e9s. La similitude de but de toutes les universit\u00e9s canadiennes est prise pour av\u00e9r\u00e9e. Elles sont plong\u00e9es dans une crise d&rsquo;envergure comme de caract\u00e8re national.<\/p>\n<p>Ces universit\u00e9s estiment \u00e0 juste titre que, si les valeurs de la vie civilis\u00e9e doivent subsister, il importe de les \u00e9tayer par un enseignement susceptible de prot\u00e9ger et de fa\u00e7onner notre avenir, et de nous donner le coup d&rsquo;oeil n\u00e9cessaire pour envisager les choses avec largeur d&rsquo;esprit et clairvoyance.<\/p>\n<p>Nous n&rsquo;avons pas assez d&rsquo;hommes et de femmes ayant la formation requise pour profiter des merveilleuses possibilit\u00e9s que nous offre la technologie dans les domaines de l&rsquo;\u00e9nergie nucl\u00e9aire, de l&rsquo;\u00e9lectronique, de l&rsquo;aviation, de la m\u00e9decine, de la chimie, de la production industrielle et du g\u00e9nie civil. En plus de cette insuffisance d&rsquo;ordre pratique, il semble que nous manquons quelque peu de pr\u00e9paration pour remplir les importantes fonctions nationales et mondiales qui nous incombent. Dans une vision fantastique \u00e0 la George Orwell, nous entrevoyons ce qui pourrait arriver si nous laissions se d\u00e9truire les disciplines intellectuelles et scientifiques. Pasteur imputa l&rsquo;effondrement de son pays \u00e0 la n\u00e9gligence des hautes branches de la culture, n\u00e9gligence par laquelle se trouvait exclu le ciment qui aurait servi \u00e0 consolider les progr\u00e8s mat\u00e9riels.<\/p>\n<h3>L&rsquo;\u00e9ducation lib\u00e9rale<\/h3>\n<p>L&rsquo;\u00e9ducation lib\u00e9rale n&rsquo;est pas simplement une ombre spectrale des choses comme certains l&rsquo;imaginent. C&rsquo;est quelque chose de r\u00e9el et de substantiel. Quelle que soit l&rsquo;aur\u00e9ole dont on entoure la science et l&rsquo;utilit\u00e9 pratique de la technique, elles ne peuvent vivre sans \u00eatre reli\u00e9es \u00e0 l&rsquo;art\u00e8re de l&rsquo;instruction de base. L&rsquo;\u00e9ducation lib\u00e9rale est pratique elle aussi, car elle nous apprend \u00e0 formuler des jugements sur les probl\u00e8mes concrets de notre \u00e9poque.<\/p>\n<p>Nous ne pr\u00e9tendons pas qu&rsquo;une \u00e9ducation lib\u00e9rale constitue pour un jeune homme ou une jeune fille une pr\u00e9paration compl\u00e8te \u00e0 la vie, mais elle amorce cette esp\u00e8ce de d\u00e9veloppement de la personnalit\u00e9 qui conduit \u00e0 la maturit\u00e9. Elle favorise l&rsquo;acquisition de la sagesse, du jugement et du sens des valeurs, trois qualit\u00e9s qui sont n\u00e9cessaires pour faire face aux d\u00e9cisions quotidiennes de l&rsquo;existence.<\/p>\n<p>M. James R. Killian, dixi\u00e8me pr\u00e9sident du <em>Massachusetts Institute of Technology<\/em>, disait lors de son installation que les ing\u00e9nieurs, les hommes de science et les autres sp\u00e9cialistes de l&rsquo;\u00e2ge atomique doivent avoir une solide connaissance des humanit\u00e9s et poss\u00e9der les arts lib\u00e9raux aussi \u00e0 fond que les techniques de leur profession.<\/p>\n<p>Quelque grand que soit un savant, il n&rsquo;en doit pas moins vivre parmi les hommes, travailler avec eux et prendre sa part des responsabilit\u00e9s de sa collectivit\u00e9 et de la nation. L&rsquo;\u00e9ducation lib\u00e9rale tend a former des esprits bien \u00e9quilibr\u00e9s. Elle s&rsquo;efforce d&rsquo;inspirer \u00e0 l&rsquo;\u00e9tudiant un v\u00e9ritable culte des valeurs humaines en lui communiquant la connaissance de lui-m\u00eame et des autres, du monde physique et biologique, de sa propre culture et de celles des autres peuples.<\/p>\n<h3>L&rsquo;\u00e9ducation utilitaire<\/h3>\n<p>C&rsquo;est une erreur de croire que tel cours est indiqu\u00e9 pour pr\u00e9parer des chefs tandis que tel autre convient mieux aux sp\u00e9cialistes de la technique, qui seront les auxiliaires de ceux qui dirigent. Pourtant, il est des gens qui voudraient que l&rsquo;universit\u00e9 soit en quelque sorte une institution de service public, farfouillant dans tous les domaines de l&rsquo;activit\u00e9 pratique, se livrant \u00e0 des recherches industrielles, formant des techniciens de la mati\u00e8re, essayant des projectiles t\u00e9l\u00e9guid\u00e9s et n\u00e9gligeant les avantages du d\u00e9veloppement intellectuel. Pour eux, le dipl\u00f4me universitaire est une carte syndicale.<\/p>\n<p>Au Canada, l&rsquo;exp\u00e9rience d\u00e9montre que c&rsquo;est l\u00e0 une fausse conception de l&rsquo;enseignement sup\u00e9rieur. Notre \u00e9volution technique a \u00e9t\u00e9 telle que des responsabilit\u00e9s sociales de plus en plus graves p\u00e8sent sur les \u00e9paules des hommes qui ont re\u00e7u une formation technique.<\/p>\n<p>M. W. A. Mackintosh, recteur et directeur de l&rsquo;Universit\u00e9 Queen, disait dans une allocution, le printemps dernier, que ce dont le Canada a le plus besoin ce sont des hommes int\u00e8gres, bien form\u00e9s et cultiv\u00e9s. Et M. E. W. R. Steacie, pr\u00e9sident du Conseil national de recherches, affirmait ce qui suit devant les membres de la Conf\u00e9rence nationale des universit\u00e9s canadiennes\u00a0: \u00ab\u00a0Il y a tout lieu de d\u00e9conseiller la sp\u00e9cialisation qui ne tend qu&rsquo;\u00e0 permettre \u00e0 l&rsquo;\u00e9tudiant de prendre sa place dans une industrie donn\u00e9e le plus rapidement possible.\u00a0\u00bb Les connaissances pratiques peuvent s&rsquo;acqu\u00e9rir en cours d&#8217;emploi\u00a0; ce qu&rsquo;on demande \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9, c&rsquo;est l&rsquo;enseignement des principes fondamentaux.<\/p>\n<p>Il semble donc, d&rsquo;apr\u00e8s l&rsquo;opinion des autorit\u00e9s en la mati\u00e8re, qu&rsquo;il n&rsquo;y a aucune raison pour que le sp\u00e9cialiste ne soit pas en m\u00eame temps un citoyen \u00e9clair\u00e9 et cultiv\u00e9. L&rsquo;enseignement sup\u00e9rieur subira une perte irr\u00e9parable s&rsquo;il cesse de former l&rsquo;homme tout entier et se borne \u00e0 exercer ses doigts et son oeil \u00e0 la confection des diagrammes, et ses facult\u00e9s intellectuelles \u00e0 l&#8217;emploi des bleus et de la r\u00e8gle \u00e0 calcul.<\/p>\n<h3>Les le\u00e7ons du pass\u00e9<\/h3>\n<p>Les opinions divergent sur les avantages de l&rsquo;\u00e9tude du pass\u00e9. Les gens qui croient que l&rsquo;acquis des g\u00e9n\u00e9rations ant\u00e9rieures est un tr\u00e9sor qu&rsquo;il faut transmettre en d\u00e9p\u00f4t aux g\u00e9n\u00e9rations \u00e0 venir qui le conserveront, le prot\u00e9geront et le feront fructifier, coudoient tous les jours ceux qui pensent que les traditions et les pr\u00e9c\u00e9dents sont un boulet qui entrave le progr\u00e8s.<\/p>\n<p>Quel dommage qu&rsquo;il en soit ainsi. Car que peut nous offrir une universit\u00e9 &#8211; l&rsquo;alma mater &#8211; si ce n&rsquo;est les richesses qu&rsquo;elle puise dans le pass\u00e9 pour les communiquer \u00e0 chaque nouvelle g\u00e9n\u00e9ration en les interpr\u00e9tant et en les adaptant aux conditions existantes\u00a0? Le pass\u00e9 n&rsquo;est pas une chose vague et imaginaire\u00a0; c&rsquo;est une r\u00e9alit\u00e9 nette et pr\u00e9cise. Les enseignements que les universit\u00e9s recueillent d&rsquo;une g\u00e9n\u00e9ration \u00e0 l&rsquo;autre constituent notre plus riche h\u00e9ritage.<\/p>\n<p>Mais le r\u00f4le des universit\u00e9s ne se borne pas \u00e0 garder les archives de la culture\u00a0; il consiste aussi \u00e0 les faire conna\u00eetre par une interpr\u00e9tation moderne, pertinente et intelligible. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;elles nous apprennent les lois du progr\u00e8s humain, les dangers qui menacent la soci\u00e9t\u00e9 et les conditions auxquelles nous pouvons faire avancer la civilisation.<\/p>\n<p>C&rsquo;est l\u00e0 une fonction essentielle de l&rsquo;universit\u00e9. Elle doit servir de pont entre le pass\u00e9 et l&rsquo;avenir, veiller \u00e0 ce qu&rsquo;aucune richesse des temps anciens ne soit perdue pour l&rsquo;humanit\u00e9, adapter et appliquer les principes d&rsquo;hier aux conditions d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, et, selon l&rsquo;expression du grand homme d&rsquo;\u00c9tat fran\u00e7ais, Jean Jaur\u00e8s, \u00ab\u00a0prendre sur les autels du pass\u00e9 la flamme, &#8211; et non les cendres\u00a0\u00bb.<\/p>\n<h3>Les universit\u00e9s canadiennes<\/h3>\n<p>Les universit\u00e9s du Canada sont des institutions libres en ce sens qu&rsquo;elles affirment la valeur et la dignit\u00e9 de l&rsquo;individu, principe fondamental de la vraie d\u00e9mocratie. Au Canada, une universit\u00e9 n&rsquo;est ni une p\u00e9pini\u00e8re de caste ni le paradis de quelques privil\u00e9gi\u00e9s, mais un lieu de rendez-vous intellectuel ouvert aux jeunes gens de toutes conditions et de toutes confessions, qui sont d\u00e9sireux de s&rsquo;instruire.<\/p>\n<p>Aux traditions de tous les peuples de l&rsquo;antiquit\u00e9, qui remontent jusqu&rsquo;aux Grecs et aux Romains, le Canada a ajout\u00e9 l&rsquo;h\u00e9ritage culturel de la France, de la Grande-Bretagne et de plusieurs autres pays. Tous ces tr\u00e9sors litt\u00e9raires, artistiques et scientifiques font aujourd&rsquo;hui partie du patrimoine de nos universit\u00e9s.<\/p>\n<p>Les universit\u00e9s canadiennes ne se confinent pas dans des tours d&rsquo;ivoire\u00a0; elles poursuivent de vastes et importants objectifs dans les affaires de tous les jours\u00a0; L&rsquo;enseignement sup\u00e9rieur est un \u00e9l\u00e9ment de notre culture g\u00e9n\u00e9rale et contribue \u00e0 former des hommes instruits qui, selon les termes de M. L\u00e9on Lortie, directeur des cours d&rsquo;extension de l&rsquo;Universit\u00e9 de Montr\u00e9al, \u00ab\u00a0quelle que soit leur langue ou leur religion, feront d&rsquo;excellents citoyens canadiens.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Mais nos universit\u00e9s ne peuvent remplir leurs hautes fonctions sans aide ni appui. Dans 25 ans, selon les conclusions de la Commission Gordon, notre population aura augment\u00e9 de 65 p. 100. Mais les universit\u00e9s verront doubler leurs inscriptions bien avant cette date. D&rsquo;ici dix ans le nombre des \u00e9tudiants se chiffrera \u00e0 123,600\u00a0; le personnel enseignant devra s&rsquo;accro\u00eetre en proportion\u00a0; les frais d&rsquo;exploitation seront deux fois plus \u00e9lev\u00e9s\u00a0; les nouvelles constructions exigeront au moins 285 millions de dollars. Il ne s&rsquo;agit pas l\u00e0 de pr\u00e9visions d&rsquo;alarmistes, mais de chiffres minimums \u00e9tablis avec grand soin l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re.<\/p>\n<h3>Le probl\u00e8me financier<\/h3>\n<p>Le probl\u00e8me financier, dans la mesure o\u00f9 il consiste \u00e0 trouver des fonds, se pose maintenant \u00e0 chaque gouvernement, chaque organisation, chaque soci\u00e9t\u00e9 commerciale et chaque particulier.<\/p>\n<p>Il faut faire preuve de r\u00e9alisme et exposer les faits en toute simplicit\u00e9. Nous avons besoin de l&rsquo;enseignement sup\u00e9rieur pour sauvegarder la libert\u00e9 et le prestige de notre soci\u00e9t\u00e9, et assurer une bonne formation \u00e0 notre jeunesse. Si nous tenons \u00e0 satisfaire \u00e0 ces exigences, nous devons naturellement faire face \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 de fournir l&rsquo;appui financier requis \u00e0 nos universit\u00e9s.<\/p>\n<p>M. Sidney Smith, directeur de l&rsquo;Universit\u00e9 de Toronto, a d\u00e9clar\u00e9 lors d&rsquo;une r\u00e9union de la Conf\u00e9rence des universit\u00e9s qu&rsquo;en comparaison de certaines universit\u00e9s du Royaume-Uni et de beaucoup d&rsquo;universit\u00e9s des \u00c9tats-Unis les ressources financi\u00e8res des universit\u00e9s canadiennes \u00e9taient vraiment maigres.<\/p>\n<p>M. Cyril James, principal et recteur de l&rsquo;Universit\u00e9 McGill, a indiqu\u00e9 en une autre occasion de quelles sources devront provenir les fonds n\u00e9cessaires pour soutenir les universit\u00e9s\u00a0: subventions du gouvernement f\u00e9d\u00e9ral, subventions des gouvernements provinciaux, subventions des municipalit\u00e9s, dons des soci\u00e9t\u00e9s commerciales et des particuliers. Au Royaume-Uni, a-t-il ajout\u00e9, les subventions de l&rsquo;\u00c9tat repr\u00e9sentent 73.6 p. 100 du revenu total des universit\u00e9s\u00a0; aux \u00c9tats-Unis, 58.6 p. 100 et au Canada, 42 p. 100 seulement.<\/p>\n<p>M. Claude Bissell, directeur et recteur de l&rsquo;Universit\u00e9 Carleton, affirmait en public, le printemps dernier, que les sommes en jeu sont si consid\u00e9rables qu&rsquo;il serait chim\u00e9rique de s&rsquo;attendre que les entreprises commerciales et les particuliers puissent fournir davantage qu&rsquo;une \u00ab\u00a0proportion importante\u00a0\u00bb. Les gouvernements, disait-il, doivent continuer \u00e0 porter le gros du fardeau, mais la contribution du commerce et de l&rsquo;industrie pourrait bien repr\u00e9senter ce qui manque \u00e0 des universit\u00e9s bonnes mais obscures pour devenir les bastions intellectuels du Canada de demain.<\/p>\n<p>Les dipl\u00f4m\u00e9s des universit\u00e9s am\u00e9ricaines apportent une aide croissante \u00e0 leur alma mater. Leurs dons sont pass\u00e9s de 10 millions en 1945 \u00e0 102 millions de dollars en 1956. Au Canada, a ajout\u00e9 M. Bissell, tr\u00e8s peu d&rsquo;universit\u00e9s peuvent esp\u00e9rer recevoir plus de quelques milliers de dollars par ann\u00e9e de leurs anciens \u00e9l\u00e8ves.<\/p>\n<h3>Le personnel enseignant<\/h3>\n<p>La question des d\u00e9penses et des revenus en g\u00e9n\u00e9ral a rel\u00e9gu\u00e9 dans l&rsquo;ombre un des aspects les plus troublants du probl\u00e8me des universit\u00e9s\u00a0: celui du recrutement des professeurs.<\/p>\n<p>Les autres professions cherchent de plus en plus \u00e0 s&rsquo;assurer les services de nos citoyens les mieux dou\u00e9s. La proportion des professeurs par rapport aux \u00e9tudiants dans nos universit\u00e9s est d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 inf\u00e9rieure \u00e0 ce qu&rsquo;elle devrait \u00eatre pour r\u00e9pondre aux exigences d&rsquo;un enseignement de premi\u00e8re qualit\u00e9.<\/p>\n<p>Le professeur, est-il besoin de le dire, joue un r\u00f4le capital dans l&rsquo;enseignement en g\u00e9n\u00e9ral et tout particuli\u00e8rement dans l&rsquo;\u00e9ducation lib\u00e9rale sup\u00e9rieure. Ce n&rsquo;est pas le nombre des classes qui compte, mais la qualit\u00e9 de l&rsquo;enseignement qui s&rsquo;y donne.<\/p>\n<p>Les films, la t\u00e9l\u00e9vision et autres auxiliaires de l&rsquo;enseignement ne peuvent faire jaillir l&rsquo;\u00e9tincelle capable d&#8217;embraser l&rsquo;intelligence de l&rsquo;\u00e9tudiant. Il nous faut des professeurs de haut calibre intellectuel et moral, qui sachent s&rsquo;\u00e9lever au-dessus de la simple communication des connaissances pour atteindre \u00e0 des explications et \u00e0 des conclusions d&rsquo;une valeur humaine authentique.<\/p>\n<p>L&rsquo;une des n\u00e9cessit\u00e9s les plus pressantes, est de faire en sorte que le traitement aff\u00e9rent \u00e0 la fonction de professeur d&rsquo;universit\u00e9 supporte la comparaison avec ce qui est offert, en dehors des universit\u00e9s, aux hommes qui poss\u00e8dent une formation analogue. Il y a certes de la noblesse \u00e0 sacrifier son bien-\u00eatre, sa sant\u00e9 et son agr\u00e9ment \u00e0 un id\u00e9al sup\u00e9rieur, mais de quel droit exigeons-nous une telle abn\u00e9gation de nos professeurs\u00a0?<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0D&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, \u00e9crit Watson Kirkconnell dans <em>The Humanities in Canada<\/em>, on peut dire que l&rsquo;\u00e9chelle des traitements du personnel enseignant au Canada est catastrophique, \u00e9tant donn\u00e9 la valeur des services rendus.\u00a0\u00bb Et le m\u00eame auteur souligne le fait que des jeunes gens de talent, comptant de dix-huit \u00e0 vingt ann\u00e9es d&rsquo;\u00e9tudes, gagnent souvent moins qu&rsquo;un manoeuvre illettr\u00e9.<\/p>\n<p>Il est r\u00e9confortant d&rsquo;apprendre par les journaux que l&rsquo;on commence \u00e0 rem\u00e9dier \u00e0 cette anomalie. Certaines universit\u00e9s, dont McGill et celle de Toronto, ont annonc\u00e9 des augmentations pour cette ann\u00e9e.<\/p>\n<h3>Rallier l&rsquo;appui du public<\/h3>\n<p>Le pr\u00e9sident de <em>l&rsquo;Abitibi Power and Paper Company Limited<\/em>, M. Ambridge, disait, il y a quelque temps, \u00e0 l&rsquo;une des r\u00e9unions de la Conf\u00e9rence nationale sur la main-d&rsquo;oeuvre m\u00e9canique, scientifique et technique\u00a0: \u00ab\u00a0Il est urgent, surtout au Canada, de cr\u00e9er un organisme qui permettrait \u00e0 l&rsquo;industrie et aux universit\u00e9s de se r\u00e9unir r\u00e9guli\u00e8rement pour causer de l&rsquo;avenir&#8230; Je n&rsquo;entends gu\u00e8re parler des universit\u00e9s ou de ce qui s&rsquo;y passe que lorsqu&rsquo;elles lancent une campagne pour recueillir des fonds.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Mgr Somers, recteur de l&rsquo;Universit\u00e9 St-Fran\u00e7ois-Xavier, a confirm\u00e9 cette opinion au cours de l&rsquo;allocution qu&rsquo;il a prononc\u00e9e devant les membres de la Conf\u00e9rence nationale des universit\u00e9s. \u00ab\u00a0Le public, a-t-il dit, \u00e0 l&rsquo;exception des personnes qui ont fait partie de nos conseils d&rsquo;administration, est rest\u00e9 dans l&rsquo;ignorance du travail accompli par les universit\u00e9s. Avouons que, d&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, nos relations ext\u00e9rieures avec nos associations d&rsquo;anciens, pour ne rien dire de l&rsquo;industrie ni du public, ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9plorables.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Pour r\u00e9soudre leurs difficult\u00e9s, les universit\u00e9s ont besoin de l&rsquo;appui sinc\u00e8re de chaque Canadien. Pour l&rsquo;obtenir, elles doivent faire entendre leur voix et dire clairement quels sont leurs projets et quelle est l&rsquo;aide qui leur est n\u00e9cessaire. Peut-\u00eatre pourraient-elles faire un usage plus fr\u00e9quent de la formule des \u00ab\u00a0r\u00e9ceptions publiques\u00a0\u00bb, qui donnent de si bons r\u00e9sultats dans l&rsquo;industrie.<\/p>\n<p>Si tous ceux qui ont besoin d&rsquo;appui et ceux dont on sollicite l&rsquo;appui veulent bien se donner la peine de s&rsquo;expliquer et de se comprendre dans un esprit de collaboration mutuelle, nous n&rsquo;avons pas \u00e0 nous inqui\u00e9ter de ce qui arrivera. Conscients des funestes cons\u00e9quences que pourrait avoir notre apathie et amen\u00e9s \u00e0 adopter la ligne de conduite la plus avantageuse, nous pourrons, avec un peu de courage, et de d\u00e9termination, r\u00e9soudre le probl\u00e8me de notre enseignement sup\u00e9rieur.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"author":86,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[29],"class_list":["post-2463","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-29"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 38, N\u00b0 9 - Septembre 1957 - L&#039;enseignement sup\u00e9rieur au Canada - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-38-n-9-septembre-1957-lenseignement-superieur-au-canada\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 38, N\u00b0 9 - Septembre 1957 - L&#039;enseignement sup\u00e9rieur au Canada\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Le pr\u00e9sident de la Banque Royale du Canada, M. 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