{"id":2455,"date":"1949-09-01T00:00:00","date_gmt":"1949-09-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/septembre-1949-soufflons-un-peu\/"},"modified":"2022-10-17T18:39:01","modified_gmt":"2022-10-17T18:39:01","slug":"septembre-1949-soufflons-un-peu","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/septembre-1949-soufflons-un-peu\/","title":{"rendered":"Septembre 1949 &#8211; Soufflons un peu"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Dale Carnegie dit au d\u00e9but de son dernier livre qu&rsquo;il n&rsquo;a pas l&rsquo;intention d&rsquo;aborder un nouveau sujet, mais de vous rappeler ce que vous savez d\u00e9j\u00e0 et de vous encourager \u00e0 le mettre en pratique.<\/p>\n<p>Le pr\u00e9sent Bulletin ne se pose pas en conseiller sur les question d&rsquo;hygi\u00e8ne mentale et physique, mais il essaie simplement d&rsquo;indiquer la solution d&rsquo;un probl\u00e8me qui pr\u00e9occupe toutes les personnes adultes au Canada, et particuli\u00e8rement les hommes d&rsquo;affaires.<\/p>\n<p>Nous avons la sensation d&rsquo;\u00eatre \u00e9peronn\u00e9s. Et cela va de pire en pire depuis dix ans. Nous ne pouvons pas en d\u00e9terminer la cause avec certitude, nous ne pouvons pas d\u00e9crire exactement le but vers lequel on nous pousse. Nous continuons \u00e0 nous h\u00e2ter sans savoir o\u00f9 nous allons ni comprendre pourquoi, et sans un instant de repos. Cela nous rappelle un peu les vers de Lamartine\u00a0:<\/p>\n<table border=\"0\" width=\"415\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2022\/08\/dotted_quote_line.gif\" width=\"415\" height=\"1\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\">\n<div class=\"quote\">\u00ab\u00a0Ainsi, toujours pouss\u00e9s vers de nouveaux rivages, <span class=\"boldtext\">Dans la nuit \u00e9ternelle emport\u00e9s sans retour,<\/span><\/div>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2022\/08\/dotted_quote_line.gif\" width=\"415\" height=\"1\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<table border=\"0\" width=\"415\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2022\/08\/dotted_quote_line.gif\" width=\"415\" height=\"1\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\">\n<div class=\"quote\">Ne pourrons-nous jamais sur l&rsquo;oc\u00e9an des \u00e2ges, <span class=\"boldtext\">Jeter l&rsquo;ancre un seul jour\u00a0?\u00a0\u00bb<\/span><\/div>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2022\/08\/dotted_quote_line.gif\" width=\"415\" height=\"1\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>La vie au vingti\u00e8me si\u00e8cle pr\u00e9sente de nombreux probl\u00e8mes. La difficult\u00e9 est apparemment que nous sommes en train de passer d&rsquo;une \u00e9poque que nous supposions permanente \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 la seule chose certaine est le changement. Nous ne sommes pas assez d\u00e9velopp\u00e9s pour nous sentir \u00e0 l&rsquo;aise.<\/p>\n<p>Nous sommes victimes d&rsquo;une tension croissante. Nous \u00e9prouvons de la difficult\u00e9 \u00e0 nous d\u00e9tendre. Nous ne comprenons pas les choses aussi vite que nous voudrions. Nous sommes impressionnables, en proie au doute et toujours press\u00e9s. Nos nerfs sont toujours \u00e0 vif. Nous n&rsquo;avons pas le temps de prendre le repos dont nous avons besoin.<\/p>\n<p>Chose curieuse, les gens parlent davantage de ce qu&rsquo;ils vont faire que de ce qu&rsquo;ils ont accompli. C&rsquo;est toujours \u00ab\u00a0je vais faire ceci ou cela\u00a0\u00bb, ou \u00ab\u00a0la semaine prochaine\u00a0\u00bb ou bien \u00ab\u00a0ce qu&rsquo;il me reste \u00e0 faire&#8230;\u00a0\u00bb. Arriv\u00e9s \u00e0 destination, nous nous pr\u00e9parons \u00e0 repartir.<\/p>\n<p>David Seabury, dans son excellent trait\u00e9 <em>How to Worry Successfully<\/em>, r\u00e9sume la question ainsi\u00a0: \u00ab\u00a0L&rsquo;activit\u00e9 f\u00e9brile est depuis longtemps le fl\u00e9au de l&rsquo;Am\u00e9rique, quoiqu&rsquo;on en fasse souvent une vertu.\u00a0\u00bb Il cite ce vers de Longfellow\u00a0: \u00ab\u00a0Mais eux, pendant que leurs compagnons dormaient, s&rsquo;acharnaient \u00e0 l&rsquo;ouvrage\u00a0\u00bb. Et Seabury ajoute\u00a0: \u00ab\u00a0B\u00eatise\u00a0! Ils creusaient leur propre tombeau.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Il est malheureux, mais vrai, que les hommes que nous estimons le plus dignes d&rsquo;\u00e9loges sont ceux qui se surm\u00e8nent. Ils sont consciencieux, travailleurs et infatigables\u00a0; ils ont le sens inn\u00e9 des devoirs sociaux\u00a0; ils assument plus que leur part des responsabilit\u00e9s collectives.<\/p>\n<p>Les instituteurs qui maintiennent la discipline dans une \u00e9cole turbulente\u00a0; les docteurs assi\u00e9g\u00e9s par une antichambre de malades\u00a0; les st\u00e9nographes oblig\u00e9es de taper tant de mots par minute pour terminer leur travail \u00e0 temps\u00a0; les t\u00e9l\u00e9phonistes dont les mains doivent tenir t\u00eate aux conversations\u00a0; les commer\u00e7ants qui courent de leur bureau \u00e0 un d\u00e9jeuner d&rsquo;affaires et reviennent \u00e0 la h\u00e2te\u00a0; les agriculteurs priv\u00e9s d&rsquo;aide par les attraits de la ville\u00a0: ce sont l\u00e0 des exemples de la vie \u00e0 haute tension. Et sans compter le c\u00f4t\u00e9 purement social. M\u00eame le bavardage exige une attention nerveuse.<\/p>\n<p>Les gens disent souvent en toute bonne foi qu&rsquo;ils ne souffrent pas de tension nerveuse. C&rsquo;est un \u00e9tat chronique dont ils ne s&rsquo;aper\u00e7oivent pas. Mais les signes en sont apparents\u00a0: gestes inutiles, tapotage sur la table avec la plume ou le crayon, froncements de sourcils, yeux vacants, nervosit\u00e9.<\/p>\n<h3>Les soucis sont dangereux<\/h3>\n<p>Nous bl\u00e2mons g\u00e9n\u00e9ralement les soucis.<\/p>\n<p>L&rsquo;esprit s&rsquo;adapte merveilleusement \u00e0 toutes sortes d&rsquo;ouvrages et de troubles, mais il ne r\u00e9siste pas aux soucis. Si on pouvait interroger les pierres tombales, neuf sur dix nous diraient\u00a0: \u00ab\u00a0La vie de celui qui g\u00eet ici a \u00e9t\u00e9 raccourcie de plusieurs ann\u00e9es par la crainte de malheurs, dont la plupart ne sont jamais arriv\u00e9s\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;y a rien de plus illogique que les soucis. Souvent ce ne sont pas les choses que nous faisons, mais celles que nous ne faisons pas, qui nous tracassent. Nous nous trouvons accabl\u00e9s d&rsquo;un tas de choses \u00e0 faire, \u00e0 l&rsquo;usine, \u00e0 la maison, au bureau, dans le jardin ou dans notre milieu social. Nous nous faisons des soucis au sujet de ce qui nous est arriv\u00e9, ce qui ne sert \u00e0 rien, et au sujet de ce qui pourrait nous arriver, ce qui n&rsquo;y change rien. La plupart de tous les soucis sont la cause et non pas le r\u00e9sultat de nos probl\u00e8mes.<\/p>\n<p>Il y a des soucis qui sont in\u00e9vitables. Il arrive parfois d&rsquo;avoir des probl\u00e8mes trop durs \u00e0 r\u00e9soudre ou d&rsquo;\u00e9prouver des troubles si profonds que notre esprit refuse temporairement de fonctionner. Notre inqui\u00e9tude ne gu\u00e9rit pas un parent malade et ne nous avance \u00e0 rien, mais tant que nous vivrons dans ce monde tourment\u00e9, aussi longtemps que nous serons dou\u00e9s de sensibilit\u00e9 et d&rsquo;imagination et que nous ne serons pas plus ma\u00eetres de notre milieu, nous continuerons \u00e0 \u00eatre en proie \u00e0 une certaine mesure de souci.<\/p>\n<p>Ce n&rsquo;est pas l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 naturelle qui constitue le danger, mais la crainte prolong\u00e9e et excessive qui nous fait agir sans m\u00eame r\u00e9fl\u00e9chir. En face d&rsquo;un probl\u00e8me, nous avons deux choix\u00a0: \u00e9tudier pos\u00e9ment le pour et le contre, ou nous abandonner aux soucis et au d\u00e9sespoir.<\/p>\n<h3>Que savons-nous\u00a0?<\/h3>\n<p>En ce qui concerne l&rsquo;esprit humain, nous avons seulement une vague id\u00e9e de la fa\u00e7on dont il fonctionne. Nous savons qu&rsquo;il est fatal d&rsquo;aborder nos difficult\u00e9s en nous guidant sur le pass\u00e9 mais nous ne pouvons pas encore percer assez l&rsquo;avenir pour \u00eatre s\u00fbrs de notre voie.<\/p>\n<p>Les mythes d&rsquo;aujourd&rsquo;hui passaient autrefois pour des v\u00e9rit\u00e9s, et les v\u00e9rit\u00e9s d&rsquo;aujourd&rsquo;hui ne sont que des concepts \u00e0 l&rsquo;usage des g\u00e9n\u00e9rations futures. Nos mythes nous sont chers, et quelques-uns d&rsquo;entre eux s&rsquo;immiscent dans la vie et la bouleversent.<\/p>\n<p>Il y a peu de n\u00e9vroses chez les sauvages. Peut-\u00eatre est-ce parce qu&rsquo;ils sont ignorants des possibilit\u00e9s de la vie et mod\u00e9r\u00e9s dans leurs d\u00e9sirs. Notre monde occidental, d\u00e9barrass\u00e9 des vieilles entraves, abonde en stimulants. Notre id\u00e9e est d&rsquo;obtenir ce que nous d\u00e9sirons. Cela va jusqu&rsquo;\u00e0 pousser les gens \u00e0 d\u00e9sirer ce qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas gagn\u00e9, et se f\u00e2cher quand ils ne peuvent pas l&rsquo;avoir.<\/p>\n<p>La soif de se distinguer conduit \u00e0 toutes sortes de n\u00e9vroses\u00a0: les uns veulent des roues blanches \u00e0 leur auto\u00a0; les autres font graver un blason sur leur papier \u00e0 lettres\u00a0; d&rsquo;autres veulent toujours \u00eatre au premier rang, et comme le dit le docteur Ewen Cameron dans son livre <em>Life is for Living<\/em>\u00a0: \u00ab\u00a0Les employ\u00e9s de bureau exigent des serviettes en toile dans les cabinets de toilette au lieu de serviettes en papier qui sont plus hygi\u00e9niques mais g\u00e9n\u00e9ralement donn\u00e9es aux ouvriers.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Celui qui sait garder les mesures se rend compte qu&rsquo;il ne peut pas faire, \u00eatre et avoir tout ce qu&rsquo;il veut. Les possibilit\u00e9s sont limit\u00e9es par le temps, les capacit\u00e9s, et les occasions. En r\u00e9duisant le nombre de ses d\u00e9sirs et de ses craintes, on a l&rsquo;esprit plus libre pour mener son ouvrage \u00e0 bonne fin.<\/p>\n<p>Ce qu&rsquo;il faut apprendre \u00e0 notre \u00e9poque est que l&rsquo;efficacit\u00e9 ne consiste plus simplement \u00e0 tirer le meilleur parti des choses mat\u00e9rielles. Nous y avons d\u00e9j\u00e0 r\u00e9ussi dans une certaine mesure. L&rsquo;efficacit\u00e9 d&rsquo;aujourd&rsquo;hui consiste \u00e0 savoir tirer parti de notre esprit.<\/p>\n<p>Un bon chef sait que le bon travail, physique ou intellectuel, si p\u00e9nible et assidu qu&rsquo;il soit, ne produit jamais par lui-m\u00eame un seul cas d&rsquo;\u00e9puisement nerveux. Il sait que la fatigue intellectuelle est le r\u00e9sultat de la monotonie ou d&rsquo;un travail machinal apr\u00e8s une grande concentration d&rsquo;esprit. Il sait qu&rsquo;il existe un rapport si \u00e9troit entre le corps et l&rsquo;esprit que l&rsquo;un agit facilement sur l&rsquo;autre\u00a0; que des douleurs musculaires peuvent \u00eatre caus\u00e9es par des troubles intellectuels. Et comme dit Satan dans le <em>Paradis Perdu <\/em>de Milton\u00a0: \u00ab\u00a0L&rsquo;esprit peut faire un Paradis de l&rsquo;Enfer et un Enfer du Paradis\u00a0\u00bb.<\/p>\n<h3>La sant\u00e9 exige le repos<\/h3>\n<p>Un grand nombre d&rsquo;hommes paient un prix trop \u00e9lev\u00e9 pour ce qu&rsquo;ils obtiennent de la vie. Ce ne sont pas des r\u00e9alistes. Ceux qui se plaignent des exigences de la vie moderne, mais qui n\u00e9gligent les pr\u00e9cautions ordinaires pour veiller sur leur sant\u00e9\u00a0; ceux qui d\u00e9plorent la perte de leur jeunesse sans trouver des compensations dans l&rsquo;\u00e2ge m\u00fbr\u00a0; tous ces gens-l\u00e0 ne font pas preuve d&rsquo;une grande intelligence.<\/p>\n<p>Si bien que vous vous portiez, vous ne pouvez pas \u00eatre parfaitement s\u00fbr d&rsquo;\u00eatre en bonne sant\u00e9 sans consulter un m\u00e9decin &#8211; et suivre ses conseils. Mais un mot \u00e0 ce sujet. Si vous allez p\u00e9riodiquement chez le docteur pour vous faire examiner, ne le faites pas \u00e0 contre-coeur pour satisfaire votre conscience. Un examen h\u00e2tif, incomplet ou superficiel est pire que pas d&rsquo;examen du tout. Il vous donne un sentiment de fausse s\u00e9curit\u00e9 et vous n&rsquo;arrivez qu&rsquo;\u00e0 vous tricher vous-m\u00eame.<\/p>\n<p>Le docteur vous dira probablement que vous avez besoin de repos, et quoi que vous en pensiez, il y a cent chances contre une qu&rsquo;il a raison. Nous attendons g\u00e9n\u00e9ralement pour nous reposer d&rsquo;\u00eatre arriv\u00e9s \u00e0 bout de nos forces. Nous puisons dans nos r\u00e9serves d&rsquo;\u00e9nergie nerveuse. Nous nous soutenons au moyen de stimulants comme le caf\u00e9 et l&rsquo;alcool, et invoquons pour excuse les exigences de notre travail. Le seul moyen de nous refaire est de nous reposer.<\/p>\n<p>Au yeux de beaucoup de gens, le temps consacr\u00e9 au repos para\u00eet \u00eatre une perte au lieu d&rsquo;un placement. Les adultes, comme les enfants, trouvent un tas d&rsquo;excuses pour ne pas aller se coucher, sans \u00e9gard aux cons\u00e9quences. Celui qui est d\u00e9termin\u00e9 \u00e0 contr\u00f4ler son esprit pour le bien de sa sant\u00e9 physique et intellectuelle sait comment s&rsquo;y prendre dans un cas de ce genre. Et il est curieux que, neuf fois sur dix, il trouve qu&rsquo;il fait plus de travail par jour en moyenne, et qu&rsquo;il le fait mieux.<\/p>\n<p>Ce n&rsquo;est pas seulement le temps que nous passons au lit qu&rsquo;il faut compter comme repos. Les petits moments de d\u00e9tente pendant la journ\u00e9e nous aident \u00e0 accomplir notre ouvrage avec moins de fatigue que si nous essuyons d&rsquo;y arriver sans arr\u00eat. Nous pouvons nous d\u00e9tendre en marchant dans la rue, en \u00e9tirant nos membres et en d\u00e9tournant notre esprit sur ce qui nous entoure. Un de nos amis profite du signal rouge pour reposer un instant ses jambes dans sa voiture. Tout cela est une fa\u00e7on intelligente et efficace de traiter notre corps et notre esprit\u00a0; la mani\u00e8re la plus inefficace de traiter la fatigue est de prendre de l&rsquo;alcool et des drogues.<\/p>\n<h3>La d\u00e9tente restaure l&rsquo;\u00e9nergie<\/h3>\n<p>Le repos, c&rsquo;est-\u00e0-dire le sommeil et les moments de d\u00e9tente pendant la journ\u00e9e, est le rem\u00e8de le plus g\u00e9n\u00e9ralement prescrit pour un tas de maux. Sir William Osler, dont le centenaire de naissance a \u00e9t\u00e9 c\u00e9l\u00e9br\u00e9 dans le monde entier en juillet, dit en 1910\u00a0: \u00ab\u00a0Les hommes d&rsquo;affaires ou les professionnels qui souffrent d&rsquo;une angine de poitrine peuvent trouver le soulagement, sinon la gu\u00e9rison, en ralentissant simplement la machine\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Nous n&rsquo;avons pas l&rsquo;intention de nous \u00e9tendre sur la question du r\u00e9gime. Les listes en sont nombreuses\u00a0; chaque homme a ses go\u00fbts en ce qui concerne ce qu&rsquo;il mange et, du reste, sa femme a ses propres id\u00e9es \u00e0 ce sujet. Il est toutefois sage de demander au m\u00e9decin ce qui nous convient, combien de repas nous pouvons faire par jour et combien nous devons manger \u00e0 chaque repas, pour \u00eatre capables de faire de notre mieux notre genre de travail.<\/p>\n<p>Le seul point sur lequel nous tenons \u00e0 insister est qu&rsquo;il est bon de prendre assez de temps pour d\u00e9jeuner \u00e0 l&rsquo;aise, sans parler d&rsquo;affaires, que nous fassions un gros ou un l\u00e9ger repas \u00e0 midi. Un grand nombre d&rsquo;hommes d&rsquo;affaires dans les quartiers financiers de Montr\u00e9al, Toronto, Winnipeg et Vancouver discutent leurs affaires pendant le lunch et sont \u00e0 bout de forces \u00e0 la fin de la journ\u00e9e.<\/p>\n<p>Il est possible de se reposer pendant la journ\u00e9e aussi bien qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;heure du lunch. Entre deux entrevues, apr\u00e8s le d\u00e9part d&rsquo;un visiteur et avant l&rsquo;arriv\u00e9e d&rsquo;un autre, pourquoi ne pas fermer les yeux et d\u00e9tendre ses muscles\u00a0? En dictant une lettre, pourquoi ne pas mettre les pieds sur une chaise\u00a0? Si vous prenez une tasse de caf\u00e9 le matin ou une tasse de th\u00e9 l&rsquo;apr\u00e8s-midi, ne l&rsquo;avalez pas \u00e0 la h\u00e2te en lisant des chiffres ou une lettre d&rsquo;engueulade de la part d&rsquo;un de vos clients\u00a0; allez \u00e0 la fen\u00eatre et reposez vos membres, vos yeux et votre esprit. La capacit\u00e9 de se d\u00e9tendre est un des meilleurs sympt\u00f4mes de la sant\u00e9.<\/p>\n<p>Mais ce n&rsquo;est pas tout. La d\u00e9tente est bonne pour l&rsquo;esprit et le corps\u00a0; c est aussi un signe qu&rsquo;on comprend la vie. L&rsquo;homme qui peut travailler et se reposer montre qu&rsquo;il a conscience de deux mondes\u00a0; le monde tel qu&rsquo;il est, et le monde auquel il aspire. Il reconna\u00eet ce qui est important et ce qui est futile, et il en donne la preuve dans sa mani\u00e8re d&rsquo;agir.<\/p>\n<p>Les r\u00e9cr\u00e9ations et les vacances sont naturellement importantes. John Wanamaker a dit \u00e0 ce sujet\u00a0: \u00ab\u00a0Ceux qui n&rsquo;ont pas le temps de s&rsquo;amuser sont oblig\u00e9s t\u00f4t ou tard de trouver le temps d&rsquo;\u00eatre malades\u00a0\u00bb. Tous les hommes d&rsquo;affaires connaissent le sentiment de fatigue qu&rsquo;on \u00e9prouve apr\u00e8s un long travail \u00e0 haute tension.<\/p>\n<p>Nous avons besoin de plus de vacances. Le Dr Edgar V. Allen, de la clinique Mayo, a dit \u00e0 un groupe d&rsquo;hommes d&rsquo;affaires\u00a0: \u00ab\u00a0Si on pouvait estimer le rendement d&rsquo;un chef d&rsquo;entreprise par les services qu&rsquo;il rend \u00e0 une industrie, on trouverait probablement que, dans certaines limites, il est d&rsquo;autant plus utile qu&rsquo;il prend plus de vacances\u00a0\u00bb. Une autre autorit\u00e9 dit\u00a0: \u00ab\u00a0Pour un chef d&rsquo;entreprise, deux ou trois semaines en \u00e9t\u00e9 ne sont pas des vacances\u00a0: c&rsquo;est tout juste un r\u00e9pit\u00a0\u00bb.<\/p>\n<h3>Barricadez votre foyer<\/h3>\n<p>Le meilleur endroit pour vous reposer est chez vous. Il faut pour cela que votre foyer soit inviolable et que vous y soyez \u00e0 l&rsquo;abri des intrus. Rien que l&rsquo;id\u00e9e de passer une soir\u00e9e au sein de votre famille, sans souci des affaires, vous donne plus de force pendant la journ\u00e9e.<\/p>\n<p>Chaque homme, mais surtout celui qui ressent les exigences des affaires, reconna\u00eetra l&rsquo;importance de se m\u00e9nager une retraite et d&rsquo;en d\u00e9fendre \u00e0 tout prix l&rsquo;entr\u00e9e aux \u00e9trangers. Cela peut para\u00eetre \u00e9trange \u00e0 quelques amis turbulents, mais cela deviendra bient\u00f4t un signe de sagesse et de distinction. De plus, vous trouverez que c&rsquo;est une chose que vous avez toujours d\u00e9sir\u00e9e.<\/p>\n<p>Le taux de d\u00e9c\u00e8s est trop \u00e9lev\u00e9 parmi les chefs d&rsquo;entreprise. La plupart d&rsquo;entre eux s&rsquo;imaginent qu&rsquo;ils sont oblig\u00e9s de travailler plus fort que leurs subordonn\u00e9s et de faire mieux que leurs concurrents. Leur journ\u00e9e de travail est un m\u00e9lange de chaos et de luttes. Nous sommes depuis trop longtemps r\u00e9sign\u00e9s \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e que cela est in\u00e9vitable et que c&rsquo;est un purgatoire n\u00e9cessaire pour les chefs d&rsquo;entreprise.<\/p>\n<h3>D\u00e9l\u00e9guez la besogne<\/h3>\n<p>Pour conserver l&rsquo;\u00e9quilibre dans ce tourbillon des affaires, le chef doit \u00e9viter toute besogne inutile et conserver l&rsquo;esprit libre pour les d\u00e9cisions importantes. Il est n\u00e9cessaire de laisser une partie du travail aux subordonn\u00e9s\u00a0; de r\u00e9duire au minimum la lecture des rapports\u00a0; de ne pas laisser tra\u00eener les conf\u00e9rences en longueur\u00a0; de confier le travail courant \u00e0 de simples employ\u00e9s. Tout cela n&rsquo;est pas impossible. C&rsquo;est ce que vous devez faire si vous d\u00e9sirez conserver votre \u00e9quilibre intellectuel et maintenir le niveau de votre rendement.<\/p>\n<p>Environ 75 pour cent du travail d&rsquo;un chef d&rsquo;entreprise pourrait \u00eatre accompli par des subordonn\u00e9s. Les secr\u00e9taires peuvent \u00e9crire les lettres ordinaires\u00a0; apr\u00e8s quelques mots d&rsquo;amiti\u00e9 ou de politesse, les appels t\u00e9l\u00e9phoniques peuvent \u00eatre pass\u00e9s aux chefs de service au courant de la question\u00a0; vous pouvez r\u00e9duire au minimum vos lettres et vos conversations\u00a0; les rapports que vous devez lire devraient \u00eatre aussi brefs que possible.<\/p>\n<p>Prenons quelques exemples dans la conduite de la guerre par Churchill. Il exigeait que les renseignements soient comprim\u00e9s en tr\u00e8s peu de mots. Il avait l&rsquo;habitude de dire\u00a0: \u00ab\u00a0Ce serait tr\u00e8s bien si cela pouvait tenir en une ou deux feuilles\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Cela ne s&rsquo;appliquait pas seulement aux d\u00e9tails. Il demanda un jour les derniers renseignements sur l&rsquo;organisation d&rsquo;une division blind\u00e9e et ajouta\u00a0: \u00ab\u00a0Tout cela devra tenir sur une seule feuille de papier, avec tous les principaux d\u00e9tails et tous les chiffres\u00a0\u00bb. \u00c0 une autre occasion, il demanda sur une seule feuille les mesures prises pour convoyer les navires dans la Manche, \u00ab\u00a0maintenant que les Allemands occupent les c\u00f4tes de la France\u00a0\u00bb. Une autre fois il demanda au sujet des chars d&rsquo;assaut\u00a0: combien en avait l&rsquo;arm\u00e9e, combien de chaque sorte on en fabriquait par mois, combien de pr\u00eats, combien en perspective, tout cela sur une page.<\/p>\n<p>La plupart des hommes d&rsquo;affaires sont accoutum\u00e9s \u00e0 lire de long rapports, au lieu d&rsquo;insister, comme Churchill, qu&rsquo;un subordonn\u00e9 fasse le travail d&rsquo;analyse et de pr\u00e9paration.<\/p>\n<p>On se demande naturellement\u00a0: Si, avec tout l&rsquo;effort de guerre sur ses \u00e9paules, Churchill pouvait obtenir en une page un rapport satisfaisant sur les approvisionnements alimentaires de l&rsquo;Angleterre, sur les pertes caus\u00e9es par les sous-marins, la crise due au refus de l&rsquo;Irlande de pr\u00eater ses ports \u00e0 la flotte anglaise, les mesures de d\u00e9fense apr\u00e8s Dunkerque et un tas d&rsquo;autres questions tout aussi graves\u00a0: si Churchill pouvait obtenir des rapports suffisants sur une seule page, pourquoi les chefs d&rsquo;entreprise ne pourraient-ils pas en demander autant de leurs subordonn\u00e9s\u00a0? Et quels sont les subordonn\u00e9s qui n&rsquo;y trouveraient pas profit\u00a0?<\/p>\n<p>En plus de r\u00e9server son temps et son \u00e9nergie dans ses affaires, le chef d&rsquo;entreprise doit se d\u00e9fendre contre les empi\u00e9tements du dehors. Sa position l&rsquo;expose \u00e0 un grand nombre d&rsquo;invitations \u00e0 faire partie de comit\u00e9s professionnels, industriels ou sociaux. Cela est dangereux, non pas parce que ces occupations ne sont pas utiles, mais parce que, comme tout le monde il n&rsquo;a que 24 heures par jour et un certain nombre d&rsquo;ann\u00e9es \u00e0 vivre.<\/p>\n<h3>R\u00e9flexion et m\u00e9ditation<\/h3>\n<p>Racine fait dire \u00e0 PetitJean\u00a0:<\/p>\n<table border=\"0\" width=\"415\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2022\/08\/dotted_quote_line.gif\" width=\"415\" height=\"1\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\">\n<div class=\"quote\">\u00ab\u00a0Qui veut voyager loin, m\u00e9nage sa monture\u00a0\u00bb<\/div>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2022\/08\/dotted_quote_line.gif\" width=\"415\" height=\"1\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>et c&rsquo;est un conseil qui pourrait \u00eatre suivi avantageusement par tous les hommes d&rsquo;affaires. L&rsquo;industrie et le commerce se porteraient mieux si l&rsquo;attelage allait d&rsquo;un pas \u00e9gal au lieu de se fatiguer par des temps de galop.<\/p>\n<p>Mais il ne suffit pas de ralentir le rythme du train des affaires pour mieux vivre. Nous sommes pris dans l&rsquo;engrenage de la vie et nous avons oubli\u00e9 en partie comment en jouir. Nous avons oubli\u00e9 d&rsquo;observer la beaut\u00e9 des choses simples. Une promenade sous le ciel \u00e9toil\u00e9 vaut autant qu&rsquo;une bonne affaire et vous remonte mieux que tous les rem\u00e8des de charlatans. Le soleil, les oiseaux et les fleurs appartiennent \u00e0 l&rsquo;homme d&rsquo;affaires aussi bien qu&rsquo;au po\u00e8te.<\/p>\n<p>La m\u00e9ditation est ce qui fait le plus d\u00e9faut \u00e0 notre \u00e9poque. Dans la m\u00e9ditation, la vie nous appara\u00eet en relief avec ses rapports, ses objectifs et ses r\u00e9compenses. Elle nous aide \u00e0 reposer nos nerfs et \u00e0 voir clair dans nos affaires. Un chasseur enseveli sous un \u00e9boulement en fit usage ainsi pendant les cinq minutes qui lui restaient \u00e0 respirer\u00a0: il employa trois minutes \u00e0 trouver le moyen de s&rsquo;en tirer et deux minutes \u00e0 le mettre \u00e0 ex\u00e9cution.<\/p>\n<h3>Ralentissons le pas<\/h3>\n<p>Pour sortir de ce train de vie, il est n\u00e9cessaire de faire un examen consciencieux de soi-m\u00eame, de ses affaires et de son avenir. On dit que beaucoup de gens refus\u00e8rent de se servir du t\u00e9lescope de Galil\u00e9e de peur de trouver qu&rsquo;il avait raison. Rien n&rsquo;est plus facile que de nous persuader que la vie que nous menons est le train de vie accoutum\u00e9. D&rsquo;un autre c\u00f4t\u00e9, rien ne vaudrait mieux que de nous demander avant de faire la chose la plus ordinaire\u00a0: \u00ab\u00a0y a-t-il un autre moyen de faire cela\u00a0?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>L&rsquo;important est de reconna\u00eetre que nous avons un probl\u00e8me \u00e0 r\u00e9soudre, de d\u00e9cider ensuite d&rsquo;essayer de le r\u00e9soudre et puis d&rsquo;en trouver la solution. Un chef de rayon d&rsquo;un grand magasin, fatigu\u00e9 d&rsquo;aller d&rsquo;un rayon \u00e0 un autre en ruminant un projet d&rsquo;am\u00e9lioration, alla s&rsquo;asseoir dans un coin, \u00e9crivit sur une feuille de papier les avantages et les inconv\u00e9nients de son id\u00e9e et mit le papier dans sa poche pour ne plus y penser jusqu&rsquo;au lendemain. En se r\u00e9veillant, il prit une d\u00e9cision apr\u00e8s un simple coup d&rsquo;oeil sur les deux colonnes.<\/p>\n<p>Un autre va m\u00eame plus loin. Il \u00e9crit cinq analyses d&rsquo;un projet du point de vue de cinq personnes diff\u00e9rentes. Il prend son temps et ne se h\u00e2te pas d&rsquo;arriver \u00e0 une d\u00e9cision. Il envisage le probl\u00e8me sous tous ses aspects et aper\u00e7oit les r\u00e9sultats des diff\u00e9rentes solutions sous cinq points de vue.<\/p>\n<p>Les gens qui se h\u00e2tent toute la journ\u00e9e, et toute la soir\u00e9e, ne profitent r\u00e9ellement pas de la vie. Notre vie ne consiste pas \u00e0 nous soumettre aveuglement \u00e0 des circonstances que nous ne pouvons pas expliquer, comme par exemple cette passion de nous d\u00e9p\u00eacher qui nous d\u00e9vore. La vie devrait \u00eatre un harmonieux m\u00e9lange de n\u00e9cessit\u00e9s et de d\u00e9sirs, de ce que nous avons \u00e0 faire et de ce que nous aimons faire.<\/p>\n<p>Nous vivons dans une \u00e9poque anormale. Nous avons besoin de faire preuve de fermet\u00e9, de comprendre que nous sommes susceptibles de succomber \u00e0 des influences nuisibles, et de faire notre possible pour \u00e9viter les surmenages physiques et intellectuels. C&rsquo;est \u00e0 nous d&rsquo;essayer, \u00e0 notre mani\u00e8re, de rendre le monde meilleur sans nous laisser d\u00e9courager parce qu&rsquo;il ne change pas assez vite. Nous avons besoin d&rsquo;apprendre \u00e0 surmonter les inconv\u00e9nients qui peuvent \u00eatre surmont\u00e9s et \u00e0 nous adapter aux maux qui demeurent jusqu&rsquo;ici incurables.<\/p>\n<p>Soyons r\u00e9alistes. Admettons franchement qu&rsquo;il y a une limite \u00e0 nos forces physiques et intellectuelles et restons dans cette limite.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"author":86,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[21],"class_list":["post-2455","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-21"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Septembre 1949 - Soufflons un peu - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/septembre-1949-soufflons-un-peu\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Septembre 1949 - Soufflons un peu\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Dale Carnegie dit au d\u00e9but de son dernier livre qu&rsquo;il n&rsquo;a pas l&rsquo;intention d&rsquo;aborder un nouveau sujet, mais de vous rappeler ce que vous savez d\u00e9j\u00e0 et de vous encourager \u00e0 le mettre en pratique. 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