{"id":2435,"date":"1996-03-01T06:00:00","date_gmt":"1996-03-01T06:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-77-n-2-printemps-1996-le-canada-dans-le-monde\/"},"modified":"1996-03-01T06:00:00","modified_gmt":"1996-03-01T06:00:00","slug":"vol-77-n-2-printemps-1996-le-canada-dans-le-monde","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-77-n-2-printemps-1996-le-canada-dans-le-monde\/","title":{"rendered":"Vol. 77, N\u00b0 2 &#8211; Printemps 1996 &#8211; Le Canada dans le monde"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Bien qu&rsquo;il compte \u00e0 peine un pour                     cent de la population mondiale, le Canada occupe une place                     d&rsquo;honneur dans nombre de sph\u00e8res de l&rsquo;activit\u00e9                     humaine. Voici une br\u00e8ve liste de nos titres de fiert\u00e9                     et des r\u00e9alisations qui ont fait de nous l&rsquo;un des peuples                     les plus admir\u00e9s de la plan\u00e8te&#8230; <\/p>\n<p> Du fond des ab\u00eemes o\u00f9 l&rsquo;\u00e9conomie canadienne                     a parfois \u00e9t\u00e9 contrainte de ramper, on a souvent                     entendu des voix cruelles railler la pr\u00e9diction de                     sir Wilfrid Laurier\u00a0: le XXe si\u00e8cle appartiendra                     au Canada. Les m\u00e9chantes langues devront se chercher                     une autre t\u00eate de Turc, car l&rsquo;histoire semble vouloir                     donner raison au septi\u00e8me premier ministre de notre                     pays. <\/p>\n<p> Elle le fait par l&rsquo;entremise d&rsquo;une \u00e9minente autorit\u00e9\u00a0:                     l&rsquo;Organisation des Nations unies. Depuis quelques ann\u00e9es,                     en effet, l&rsquo;O.N.U. \u00e9value le degr\u00e9 d&rsquo;avancement                     de ses 186 membres d&rsquo;apr\u00e8s un indice du d\u00e9veloppement                     humain fond\u00e9 non seulement sur la richesse mat\u00e9rielle,                     mais aussi sur des indicateurs sociaux comme le niveau moyen                     de scolarisation, l&rsquo;\u00e9tat de sant\u00e9 et l&rsquo;esp\u00e9rance                     de vie de la population. En 1995, le Canada s&rsquo;est class\u00e9                     premier pour la troisi\u00e8me fois, damant le pion \u00e0                     la Suisse et au Japon. Mesure impartiale du bonheur humain,                     l&rsquo;indice onusien est une preuve \u00e9clatante de l&rsquo;incomparable                     qualit\u00e9 de vie dont jouissent les Canadiens. <\/p>\n<p> Toujours en 1995, une autre \u00e9tude ind\u00e9pendante                     a \u00e9tabli que le Canada est le pays le plus riche de                     la plan\u00e8te apr\u00e8s l&rsquo;Australie. La Banque mondiale                     a totalis\u00e9 le capital humain et mat\u00e9riel de                     192 pays pour arriver \u00e0 ce classement global des patrimoines                     nationaux. <\/p>\n<p> A l&rsquo;aune du revenu annuel par habitant, notre pays r\u00e9troc\u00e8de                     certes au 16e rang, mais il faut voir que cela reste quatre                     fois sup\u00e9rieur \u00e0 la norme mondiale. <\/p>\n<p> Malgr\u00e9 une s\u00e9rie de crises \u00e9conomiques                     tr\u00e8s douloureuses, le Canada a su exalter l&rsquo;ambition                     et combler les aspirations de millions de gens. Depuis 1920,                     le revenu moyen en dollars constants y a doubl\u00e9, non                     pas une, mais deux et trois fois. <\/p>\n<p> L&rsquo;argent ne fait pas le bonheur, mais il rend la vie plus                     facile\u00a0: les Canadiens jouissent ainsi d&rsquo;une abondance                     mat\u00e9rielle inimaginable dans la plupart des pays en                     voie de d\u00e9veloppement. Poss\u00e9der sa maison est                     chose si courante que cela semble quasiment un droit &#8211; et                     cette maison est d&rsquo;ordinaire spacieuse et confortablement                     meubl\u00e9e. Il en va de m\u00eame des autres symboles                     de l&rsquo;aisance\u00a0: voiture, \u00e9lectrom\u00e9nagers,                     \u00e9quipements r\u00e9cr\u00e9atifs, etc. Pas moins                     de 98 p. cent des foyers ont la t\u00e9l\u00e9vision en                     couleurs, 79 p. cent, un four \u00e0 micro-ondes, 23 p.                     cent, un ordinateur et 52 p. cent, un barbecue au gaz. <\/p>\n<p> Les heureux propri\u00e9taires de ces barbecues peuvent                     y faire griller de succulents morceaux de boeuf sans se ruiner,                     car on mange &#8211; et on s&rsquo;habille &#8211; bien \u00e0 bon compte                     au Canada, notamment par rapport aux pays avanc\u00e9s d&rsquo;Europe.                   <\/p>\n<p> Rien d&rsquo;\u00e9tonnant que nous soyons en si bonne sant\u00e9\u00a0!                     Selon la Banque mondiale, il n&rsquo;y a que les Japonais pour vivre                     plus longtemps que nous. Le Canada occupe en outre l&rsquo;avant-derni\u00e8re                     place au tragique tableau de la mortalit\u00e9 infantile                     (quatre pays se partagent la derni\u00e8re). <\/p>\n<p> Les statistiques de l&rsquo;O.N.U. r\u00e9v\u00e8lent encore                     que notre richesse collective est largement r\u00e9partie\u00a0:                     seuls cinq pays nous devancent \u00e0 ce chapitre. La pauvret\u00e9,                     ce fl\u00e9au que rien ne semble en mesure d&rsquo;\u00e9radiquer,                     frappe encore environ un million de m\u00e9nages, mais beaucoup                     plus nombreux sont ceux qui disposent d&rsquo;un revenu de 70 000                     $ et plus par an. Gr\u00e2ce aux 42 p. cent de femmes travaillant                     \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur du foyer, la famille canadienne                     moyenne jouit d&rsquo;un revenu sup\u00e9rieur \u00e0 52 000                     $ par an. <\/p>\n<p> Le Canada est l&rsquo;un des pays qui consacrent les plus forts                     pourcentages de leur revenu national aux services sociaux,                     principalement la sant\u00e9 et l&rsquo;\u00e9ducation. Nous                     investissons dans la formation plus d&rsquo;argent que toute autre                     nation exception faite de la Finlande et de la Suisse, ce                     qui nous vaut la plus haute proportion de dipl\u00f4mes postsecondaires                     du monde industrialis\u00e9\u00a0: selon l&rsquo;Organisation                     pour la coop\u00e9ration et le d\u00e9veloppement \u00e9conomiques,                     41 p. cent des Canadiens de 25 \u00e0 64 ans ont un dipl\u00f4me                     coll\u00e9gial ou universitaire. Or, l&rsquo;\u00e9ducation                     loue un r\u00f4le crucial dans la promotion sociale. <\/p>\n<h3>Relever le d\u00e9fi du terrain, du climat et de la distance<\/h3>\n<p>Obnubil\u00e9s par la crise des finances publiques et les                     autres probl\u00e8mes qui nourrissent un ch\u00f4mage aigu                     et leur imposent de p\u00e9nibles compressions budg\u00e9taires,                     les Canadiens s&rsquo;arr\u00eatent rarement \u00e0 mesurer le                     chemin parcouru depuis la Conf\u00e9d\u00e9ration. Le                     pays qui a vu le jour il y a 129 ans n&rsquo;avait presque pas d&rsquo;industrie,                     encore moins de capital; il est aujourd&rsquo;hui la septi\u00e8me                     \u00e9conomie du monde. <\/p>\n<p> Au sein du Groupe des Sept, il c\u00f4toie les plus grandes                     puissances de la plan\u00e8te, Etats-Unis, Japon, Allemagne,                     France, Royaume-Uni et Italie. Au classement d\u00e9mographique,                     sa population de moins de 30 millions d&rsquo;habitants le renvoie                     pourtant au 29e rang mondial, entre la Colombie et le Maroc.                     Comment a-t-il r\u00e9ussi \u00e0 se hisser au niveau                     de g\u00e9ants europ\u00e9ens deux fois plus peupl\u00e9s                     que lui, sinon davantage\u00a0? <\/p>\n<p> La g\u00e9ographie explique une part du myst\u00e8re.                     Le Canada a pour voisin le plus riche march\u00e9 de la                     plan\u00e8te et entretient avec lui un vigoureux libre-\u00e9change\u00a0:                     les \u00c9tats-Unis ach\u00e8tent 80 p. cent des marchandises                     que nous exportons et diffusent dans notre tissu industriel                     le meilleur de leur savoir-faire technique et de leur science                     de la gestion. Gr\u00e2ce \u00e0 quoi nous sommes l&rsquo;une                     des principales nations commer\u00e7antes du globe et nous                     b\u00e9n\u00e9ficions d&rsquo;une monnaie stable, accept\u00e9e                     partout, qui nous permet de voyager en grand nombre de par                     le monde et d&rsquo;en importer les produits les plus vari\u00e9s.                   <\/p>\n<p> L&rsquo;immensit\u00e9 m\u00eame du territoire, qui ne le c\u00e8de                     en superficie qu&rsquo;\u00e0 celui de la Russie, s&rsquo;est av\u00e9r\u00e9e                     avec le temps un atout plut\u00f4t qu&rsquo;un obstacle gr\u00e2ce                     aux efforts de ceux qui ont os\u00e9 relever le double d\u00e9fi                     de la distance et du climat. <\/p>\n<p> A peine cinq p. cent de la terre canadienne est propre \u00e0                     la culture, mais cela repr\u00e9sente une telle surface                     que l&rsquo;agriculture est l&rsquo;un des piliers de notre commerce international.                     Appliquant \u00e0 la vaste prairie qui repr\u00e9sente                     les quatre cinqui\u00e8mes de notre potentiel agricole des                     m\u00e9thodes d\u00e9velopp\u00e9es sp\u00e9cifiquement                     pour elle, les producteurs canadiens de bl\u00e9 et d&rsquo;ol\u00e9agineux                     se sont hiss\u00e9s parmi les premiers exportateurs du monde.                     Et ce n&rsquo;est pas tout\u00a0: le sous- sol de cette terre b\u00e9nie                     rec\u00e8le en effet d&rsquo;extraordinaires gisements de p\u00e9trole,                     de gaz, de soufre et de potasse. Plus \u00e0 l&rsquo;ouest, les                     vall\u00e9es de la cha\u00eene c\u00f4ti\u00e8re produisent                     les montagnes de charbon qui chauffent et \u00e9clairent                     l&rsquo;Asie. L&rsquo;\u00e2pre Bouclier canadien est un authentique                     coffre aux tr\u00e9sors qui alimente l&rsquo;industrie en minerais,                     en bois et en hydro-\u00e9lectricit\u00e9 \u00e0 prix                     d&rsquo;aubaine. <\/p>\n<p> Pour transformer l&rsquo;obstacle g\u00e9ographique en atout                     \u00e9conomique, le Canada a d\u00fb former une arm\u00e9e                     de sp\u00e9cialistes des transports, des communications                     et du g\u00e9nie civil qui transmettent aujourd&rsquo;hui au monde                     entier le savoir acquis sur le territoire national\u00a0:                     les porteurs d&rsquo;eau de nagu\u00e8re se sont mu\u00e9s en                     experts-conseil. Nous exportons encore du bois, mais vendons                     de plus en plus d&rsquo;avions et de mat\u00e9riel de t\u00e9l\u00e9communications.                     Tout cela d&rsquo;une qualit\u00e9 \u00e9gale \u00e0 ce qui                     se fait de mieux dans le monde. <\/p>\n<p> Notre investissement financier et humain dans les domaines                     de pointe ne cesse de cro\u00eetre\u00a0: entre 1986 et 1993,                     la production des industries de haute technologie a progress\u00e9                     de quelque 16 p. cent, celle des branches anciennes, d&rsquo;\u00e0                     peine 1,3 p. cent. Le Canada est l&rsquo;un des chefs de file de                     la r\u00e9volution informatique; son industrie du logiciel                     a grandi d&rsquo;environ 25 p. cent par an pendant la derni\u00e8re                     d\u00e9cennie. <\/p>\n<p> Notre pays occupe sur la sc\u00e8ne sportive et dans le                     monde du spectacle une place tout aussi disproportionn\u00e9e                     que dans l&rsquo;\u00e9conomie mondiale. Il est l&rsquo;une des rares                     nations jeunes \u00e0 avoir cr\u00e9\u00e9 un sport                     international\u00a0: le hockey. C&rsquo;est un Canadien \u00e9migr\u00e9                     aux \u00c9tats- Unis, le docteur James Naismith, qui a invent\u00e9                     le ballon-panier. Nos athl\u00e8tes ont r\u00e9colt\u00e9                     68 m\u00e9dailles d&rsquo;or aux Jeux olympiques depuis 1920 et                     une pl\u00e9thore d&rsquo;autres titres mondiaux. <\/p>\n<p> Nos artistes et musiciens s&rsquo;illustrent sur les sc\u00e8nes                     et les \u00e9crans du monde entier. Nos l\u00e9gions d&rsquo;humoristes                     et de comiques d\u00e9mentissent la vieille r\u00e9putation                     d&rsquo;\u00e9teignoirs qui nous colle \u00e0 la peau. Aux arts                     visuels, nous avons donn\u00e9 des cr\u00e9ateurs comme                     Alfred Pellan et Jean-Paul Riopelle, devant lesquels m\u00eame                     la critique parisienne s&rsquo;est inclin\u00e9e. <\/p>\n<p> Nous avons \u00e9galement fait notre marque dans quantit\u00e9                     de domaines mineurs. Peu de nations distillent un whisky aussi                     appr\u00e9ci\u00e9 que le n\u00f4tre. Plus rares encore                     sont celles qui peuvent s&rsquo;enorgueillir de poss\u00e9der                     un corps de gendarmerie aussi c\u00e9l\u00e8bre que notre                     <em> Gendarmerie Royale<\/em>. Si les Am\u00e9ricains ne                     s&rsquo;int\u00e9ressent pas beaucoup \u00e0 leur grand et paisible                     voisin du nord, ils consomment des quantit\u00e9s effarantes                     de bi\u00e8re et de bacon <em>made in Canada<\/em>. <\/p>\n<p> Chose assez normale pour un peuple dont le territoire, bord\u00e9                     par la mer de trois c\u00f4t\u00e9s, poss\u00e8de la                     plus longue frange littorale du monde, les Canadiens se sont                     particuli\u00e8rement distingu\u00e9s dans la navigation                     maritime. Un N\u00e9o-Ecossais du nom de Joshua Slocum a                     fait, en 1898, le premier tour du monde \u00e0 la voile                     en solitaire. Onze ans plus tard, le capitaine Joseph-Elz\u00e9ar                     Bernier de L&rsquo;Islet, au Qu\u00e9bec, d\u00e9couvrait une                     s\u00e9rie d&rsquo;\u00eeles dans l&rsquo;oc\u00e9an Arctique et                     \u00e9tablissait la souverainet\u00e9 du Canada sur le                     nouvel archipel. En 1944, le <em>Saint-Roch<\/em>, un patrouilleur                     de la G.R.C. command\u00e9 par le capitaine Henry Larsen,                     r\u00e9alisait la premi\u00e8re travers\u00e9e est-                     ouest et retour du passage du Nord-Ouest. <\/p>\n<p> Rares sont les Canadiens qui mesurent, m\u00eame vaguement,                     l&rsquo;extraordinaire apport de leur pays au d\u00e9veloppement                     des sciences et des techniques. Il peut pourtant revendiquer                     une kyrielle d&rsquo;inventions dont le premier moteur marin fonctionnel,                     le bateau \u00e0 vapeur, la sir\u00e8ne automatique, le                     puits de p\u00e9trole, le c\u00e2ble sous- marin, le rouleau                     \u00e0 peinture et le poste de radio \u00e0 prise \u00e9lectrique.                     Le k\u00e9ros\u00e8ne d&rsquo;Abraham Gesner, la radiophonie                     de Reginald Fessenden et la motoneige d&rsquo;Armand Bombardier                     sont utilis\u00e9s d&rsquo;un p\u00f4le \u00e0 l&rsquo;autre. <\/p>\n<h3>Exemple de la d\u00e9volution pacifique du pouvoir aux populations coloniales<\/h3>\n<p>C&rsquo;est un ing\u00e9nieur canadien, sir Sanford Fleming,                     qui a imagin\u00e9 le syst\u00e8me des fuseaux horaires.                     Dans le domaine m\u00e9dical et pharmaceutique, la plus                     brillante de nos nombreuses contributions demeure l&rsquo;insuline,                     d\u00e9couverte dans les ann\u00e9es vingt par Frederick                     Banting et Charles Best et gr\u00e2ce \u00e0 laquelle le                     diab\u00e8te est pass\u00e9 du rang de maladie mortelle                     \u00e0 celui d&rsquo;affection chronique. Banting a d&rsquo;ailleurs                     re\u00e7u le premier des quatre prix Nobel d\u00e9cern\u00e9s                     \u00e0 ce jour \u00e0 des chercheurs canadiens pour sa                     participation \u00e0 cette d\u00e9couverte capitale. <\/p>\n<p> Les Canadiens se sont montr\u00e9s aussi novateurs dans                     le domaine politique que dans celui des sciences. Leur plus                     grand apport \u00e0 ce chapitre s&rsquo;appelle le gouvernement                     responsable. Mis en oeuvre dans les ann\u00e9es 1840 au                     terme d&rsquo;un long et \u00e2pre combat par les chefs politiques                     de la province du Canada, Robert Baldwin et Louis- Hippolyte                     Lafontaine, avec l&rsquo;appui des N\u00e9o-\u00c9cossais J.                     B. Uniacke et Joseph Howe, ce syst\u00e8me obligeait le                     gouverneur britannique de la colonie \u00e0 respecter la                     volont\u00e9 populaire exprim\u00e9e par une assembl\u00e9e                     l\u00e9gislative \u00e9lue dans les domaines de politique                     int\u00e9rieure, mais laissait la d\u00e9fense et la diplomatie                     entre les mains de la m\u00e9tropole. Gr\u00e2ce \u00e0                     quoi, le pouvoir fut d\u00e9volu sans violence aux populations                     coloniales dans une grande partie de l&rsquo;Empire britannique.                     Premier Dominion \u00e0 acqu\u00e9rir sa pleine autonomie,                     le Canada a ainsi trac\u00e9 la voie de l&rsquo;\u00e9mancipation                     aux autres possessions imp\u00e9riales. <\/p>\n<p> La Conf\u00e9d\u00e9ration a donn\u00e9 naissance,                     en m\u00eame temps qu&rsquo;\u00e0 une nation, \u00e0 une future                     multinationale\u00a0: la soci\u00e9t\u00e9 du chemin de                     fer Canadien Pacifique. Ayant accompli l&rsquo;un des plus grands                     exploits technologiques de l&rsquo;histoire en unissant le Canada                     <em>a mari usque ad mare<\/em>, comme le pr\u00f4nait la nouvelle                     devise nationale, elle se lancera dans le transport maritime                     et a\u00e9rien, portant les couleurs canadiennes jusqu&rsquo;\u00e0                     Buenos Aires et Manille. Comme elle, beaucoup d&rsquo;autres entreprises                     affrontent aujourd&rsquo;hui avec brio les porte- \u00e9tendard                   des plus anciennes puissances \u00e9conomiques de la plan\u00e8te. <\/p>\n<h3>Il ne fait pas la guerre, mais la paix <\/h3>\n<p>Le Canada p\u00e8se beaucoup plus lourd dans les affaires                     du monde que ne le laisserait penser sa l\u00e9g\u00e8ret\u00e9                     d\u00e9mographique. Le prestige inusit\u00e9 dont il jouit,                     il le tire d&rsquo;une pratique tout \u00e0 fait contraire \u00e0                     l&rsquo;usage imm\u00e9morial\u00a0: il ne fait pas la guerre,                     mais la paix. <\/p>\n<p> Peut-\u00eatre n&rsquo;est-il pas le seul pays du monde \u00e0                     avoir fait de la paix un principe constitutionnel \u00e0                     l&rsquo;\u00e9gal de l&rsquo;ordre et du bon gouvernement, mais on n&rsquo;en                     conna\u00eet pas d&rsquo;autre dont le monument le plus c\u00e9l\u00e8bre                     soit baptis\u00e9 la Tour de la Paix. Unique exemple en                     Am\u00e9rique continentale d&rsquo;une \u00e9mancipation politique                     sans effusion de sang, la trame tranquille de son histoire                     n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 rompue que deux fois par la violence\u00a0:                     en 1837 par les r\u00e9bellions du Haut et du Bas Canada,                     et en 1885 par celle du Nord-Ouest. <\/p>\n<p> Le Canada a certes collabor\u00e9 avec les \u00c9tats-Unis                     et la Grande- Bretagne \u00e0 la mise au point de l&rsquo;arme                     atomique durant la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale, construisant                     l&rsquo;un des trois premiers r\u00e9acteurs op\u00e9rationnels                     du monde. Mais les recherches qu&rsquo;il a men\u00e9es ensuite                     et qui ont abouti \u00e0 la cr\u00e9ation d&rsquo;une fili\u00e8re                     nucl\u00e9aire originale ont toujours eu des fins strictement                     civiles. Pendant que les chercheurs d&rsquo;autres pays perfectionnaient                     la bombe H, ceux du Canada mettaient au point une bombe au                     cobalt capable d&rsquo;an\u00e9antir&#8230; les rumeurs canc\u00e9reuses.                   <\/p>\n<p> Le Canadien en voyage \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger apprend                     vite que sa nationalit\u00e9 lui ouvre toutes les portes.                     La r\u00e9putation extraordinaire dont nous jouissons partout,                     nous la devons au sang et \u00e0 l&rsquo;argent que nos p\u00e8res                     ont vers\u00e9s sans compter pour d\u00e9fendre la justice                     sur tous les continents. Aux pires heures de la Premi\u00e8re                     Guerre mondiale, ils passaient pour les meilleurs soldats                     du front occidental. Du d\u00e9but du second conflit mondial                     jusqu&rsquo;en 1942, notre petit pays d&rsquo;\u00e0 peine 14 millions                     d&rsquo;\u00e2mes a \u00e9t\u00e9 le principal alli\u00e9                     d&rsquo;une Grande-Bretagne compl\u00e8tement isol\u00e9e face                     \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e hitl\u00e9rienne; il a fait une                     contribution capitale \u00e0 la bataille de l&rsquo;Atlantique                     et \u00e0 la reconqu\u00eate de l&rsquo;Europe. Ces deux guerres                     lui ont co\u00fbt\u00e9 quelque 110 000 hommes. <\/p>\n<h3>Le moins imparfait des pays d&rsquo;une terre imparfaite<\/h3>\n<p>Depuis la fin des hostilit\u00e9s, les Canadiens sont \u00e0                     la pointe du combat pour le maintien d&rsquo;une paix constamment                     menac\u00e9e. L&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;envoyer sur les points chauds                     du globe des troupes internationales sous le drapeau onusien                     vient d&rsquo;un de leurs diplomates, Lester B. Pearson. Op\u00e9rant                     dans les deux langues officielles de leur pays, les soldats                     canadiens sont pass\u00e9s ma\u00eetres dans l&rsquo;art d\u00e9licat                     de s&rsquo;interposer entre les bellig\u00e9rants. Dans l&rsquo;ex\u00e9cution                     de ces missions de paix, ils risquent quotidiennement la mort,                     la maladie et les blessures. L&rsquo;aide financi\u00e8re et technique                     que le Canada accorde aux pays en voie de d\u00e9veloppement                     renforce encore son prestige international. Il y consacre                     une part de son produit national brut nettement sup\u00e9rieure                     \u00e0 ce que donnent beaucoup de nations aux \u00e9conomies                     plus puissantes. Une catastrophe naturelle se produit-elle                     quelque part\u00a0? Aussit\u00f4t, une noria d&rsquo;avions-cargos                     \u00e0 l&#8217;embl\u00e8me de la feuille d&rsquo;\u00e9rable se                     met en place pour livrer vivres et m\u00e9dicaments aux                     populations \u00e9prouv\u00e9es. Les organisations non                     gouvernementales canadiennes sont en permanence \u00e0 la                     pointe du combat humanitaire. <\/p>\n<p> Le Canada peut d&rsquo;autant mieux faire entendre sa voix dans                     le concert des nations qu&rsquo;il est l&rsquo;un des t\u00e9nors du                     Commonwealth et de la Francophonie, l&rsquo;association des nations                     de langue fran\u00e7aise dont le Qu\u00e9bec et le Nouveau-Brunswick                     font \u00e9galement partie. Notre pays exerce en outre une                     influence consid\u00e9rable au sein de l&rsquo;O.T.A.N., de l&rsquo;Organisation                     des \u00c9tats am\u00e9ricains et de l&rsquo;O.C.D.E. <\/p>\n<p> Il accueille volontiers les r\u00e9fugi\u00e9s, suivant                     en cela une tradition institu\u00e9e par les Loyalistes                     pendant la R\u00e9volution am\u00e9ricaine et perp\u00e9tu\u00e9e                     par les esclaves en fuite, les membres de sectes pers\u00e9cut\u00e9es                     par le pouvoir tsariste et les victimes de l&rsquo;antis\u00e9mitisme.                     Au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies, le Canada                     a permis \u00e0 des milliers d&rsquo;hommes et de femmes chass\u00e9s                     d&rsquo;Asie, d&rsquo;Afrique et d&rsquo;Am\u00e9rique latine par la guerre                     ou l&rsquo;oppression de refaire leur vie. <\/p>\n<p> Ces exil\u00e9s grossissent un puissant flot d&rsquo;immigrants                     qui viennent chaque ann\u00e9e par centaines de milliers                     chercher non un refuge, mais une chance de mieux vivre et                     qui voient dans notre pays quelque chose qui ressemble beaucoup                     \u00e0 la Terre promise. A l&rsquo;\u00e9poque coloniale d\u00e9j\u00e0,                     le Canada attirait comme un aimant les masses pauvres et affam\u00e9es                     de l&rsquo;Ancien Monde. Ce sont elles qui ont colonis\u00e9 les                     Prairies. Une grande partie du ph\u00e9nom\u00e9nal essor                     \u00e9conomique des ann\u00e9es cinquante est d\u00fb                     aux tr\u00e9sors d&rsquo;\u00e9nergie et d&rsquo;audace des Europ\u00e9ens                     d\u00e9racin\u00e9s par la guerre. <\/p>\n<p> Les immigrants sont devenus les plus ardents d\u00e9fenseurs                     du Canada sans doute parce que, contrairement aux citoyens                     de souche, ils ne tiennent pas pour acquis les douceurs de                     la vie dans notre pays. Beaucoup s&rsquo;\u00e9tonnent encore                     de voir que tout y fonctionne comme pr\u00e9vu\u00a0: que                     les autobus partent et arrivent \u00e0 l&rsquo;heure, que le t\u00e9l\u00e9phone                     ne soit jamais coup\u00e9, que les routes soient larges                     et bien entretenues, que le robinet d&rsquo;eau chaude donne toujours                     de l&rsquo;eau chaude. Et quel soulagement de n&rsquo;avoir plus \u00e0                     se d\u00e9fendre contre les \u00e9pid\u00e9mies &#8211; ou                     la violence dans les rues\u00a0! <\/p>\n<p> Les nouveaux venus sont tout aussi stup\u00e9faits par                     le niveau de vie de la classe moyenne\u00a0: chez eux, seule                     l&rsquo;\u00e9lite peut s&rsquo;offrir des vacances \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger                     l&rsquo;hiver, un abonnement \u00e0 un club de golf ou un billet                     de saison dans une station de ski. Dans la plupart des autres                     pays, il faut appartenir \u00e0 la haute soci\u00e9t\u00e9                     pour poss\u00e9der une r\u00e9sidence secondaire en lisi\u00e8re                     d&rsquo;un plan d&rsquo;eau et plus encore, une embarcation de plaisance.                     Pour les immigrants originaires de pays dens\u00e9ment peupl\u00e9s,                     la nature canadienne, si proche et si bien pr\u00e9serv\u00e9e,                     est une source constante d&rsquo;\u00e9merveillement. <\/p>\n<p> Tout impressionnants qu&rsquo;ils soient, ces innombrables avantages                     mat\u00e9riels ne constituent pas l&rsquo;essence du miracle canadien.                     Notre bonheur, nous le devons d&rsquo;abord \u00e0 des atouts                     intangibles comme la civilit\u00e9 et la relative homog\u00e9n\u00e9it\u00e9                     de notre soci\u00e9t\u00e9, la fiabilit\u00e9 de notre                     syst\u00e8me judiciaire, la moralit\u00e9 qui emp\u00eache                     la corruption de gangrener le corps politique et de spolier                     les plus d\u00e9munis. Nous le devons encore \u00e0 l&rsquo;\u00e9galit\u00e9                     et \u00e0 la libert\u00e9 d&rsquo;action et d&rsquo;expression qui                     nous permettent de vivre et d&rsquo;\u00e9lever nos enfants dans                     un climat empreint de tol\u00e9rance, \u00e0 l&rsquo;abri des                     conflits religieux et raciaux. <\/p>\n<p> Un Canadien moyen r\u00e9pondrait sans doute avec sa coutumi\u00e8re                     modestie que son pays n&rsquo;est pas parfait, que l&rsquo;in\u00e9galit\u00e9,                     l&rsquo;injustice, la tension continuent d&rsquo;y faire des ravages,                     qu&rsquo;il \u00e9prouve de graves probl\u00e8mes \u00e9conomiques                     et politiques, que son existence m\u00eame est remise en                     question. On nous permettra de r\u00e9pliquer, en toute                     objectivit\u00e9, que s&rsquo;il n&rsquo;est pas parfait, il est en                     tout cas le moins imparfait des pays de la Terre. <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":0,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[53],"class_list":["post-2435","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-53"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 77, N\u00b0 2 - Printemps 1996 - Le Canada dans le monde - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-77-n-2-printemps-1996-le-canada-dans-le-monde\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 77, N\u00b0 2 - Printemps 1996 - Le Canada dans le monde\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Bien qu&rsquo;il compte \u00e0 peine un pour cent de la population mondiale, le Canada occupe une place d&rsquo;honneur dans nombre de sph\u00e8res de l&rsquo;activit\u00e9 humaine. 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