{"id":2431,"date":"1977-10-01T00:00:00","date_gmt":"1977-10-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-58-n-10-octobre-1977-sauvegardons-la-vie-de-famille\/"},"modified":"2022-10-17T20:16:24","modified_gmt":"2022-10-17T20:16:24","slug":"vol-58-n-10-octobre-1977-sauvegardons-la-vie-de-famille","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-58-n-10-octobre-1977-sauvegardons-la-vie-de-famille\/","title":{"rendered":"Vol. 58. N\u00b0 10 &#8211; Octobre 1977 &#8211; Sauvegardons la vie de famille"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Parmi les nombreux probl\u00e8mes                     de notre \u00e9poque, il en est un important entre tous\u00a0:                     la conservation de nos coutumes familiales. <\/p>\n<p> La famille est la plus pr\u00e9cieuse de nos institutions                     sociales, et c&rsquo;est en m\u00eame temps l&rsquo;id\u00e9e la plus                     parfaite que se font plusieurs d&rsquo;entre nous de ce \u00ab\u00a0bonheur                     terrestre\u00a0\u00bb dont parlent les philosophes. C&rsquo;est, de toutes                     nos n\u00e9cessit\u00e9s sociales, la plus n\u00e9cessaire.                   <\/p>\n<p> Mari, femme et enfants &#8211; voil\u00e0 en effet le plus naturel                     des groupements humains pour le bien-\u00eatre, le confort                     et la stabilit\u00e9. Mais d&rsquo;aucuns per\u00e7oivent, dans                     l&rsquo;\u00e9tat pr\u00e9sent de notre soci\u00e9t\u00e9,                     un rel\u00e2chement des liens qui unissent les familles et                     craignent qu&rsquo;il ne menace l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 de nos                     valeurs les plus ch\u00e8res. <\/p>\n<p> Ce rel\u00e2chement est d\u00fb \u00e0 des causes dont                     nous ne pouvons pas nous plaindre et que nous ne chercherions                     m\u00eame pas \u00e0 supprimer. Le mieux que nous puissions                     faire est de nous adapter \u00e0 ces causes. Par exemple,                     nous sommes arriv\u00e9s \u00e0 la d\u00e9mocratie politique,                     ce qui est un bien, mais elle a apport\u00e9 l&rsquo;\u00e9galit\u00e9                     et la libert\u00e9 individuelle, tandis que l&rsquo;id\u00e9e                     traditionnelle de la famille reposait sur le chef et l&rsquo;ob\u00e9issance.                     Les gens vivent maintenant dans des villes populeuses, entour\u00e9s                     de toutes les distractions urbaines, au lieu du calme et des                     \u00e9troits rapports de la vie rurale. La situation des                     femmes est diff\u00e9rente, par suite de leur nouvelle ind\u00e9pendance                     \u00e9conomique, et tous les membres de la famille ont la                     possibilit\u00e9 de travailler. Autrefois, le gagne-pain                     \u00e9tait le guide, le conseiller, le soutien et le ma\u00eetre                     absolu de la famille\u00a0: aujourd&rsquo;hui, tous les membres                     ont &#8211; ou revendiquent \u00e0 grands cris &#8211; voix \u00e9gale                     au chapitre. <\/p>\n<p> Consid\u00e9rez les complications qui r\u00e9sultent                     de cet \u00e9tat de choses. Jusqu&rsquo;\u00e0 quel point un                     p\u00e8re et une m\u00e8re doivent-ils se sacrifier ou                     sacrifier leur confort pour l&rsquo;amour de leurs enfants\u00a0?                     Ou l&rsquo;un pour l&rsquo;autre\u00a0? Nous en sommes tous l\u00e0.                   <\/p>\n<p> Si nous pouvions seulement revenir aux sentiments d&rsquo;autrefois,                     disent les uns, tout serait pour le mieux. H\u00e9las\u00a0!                     cela est impossible. La situation change d&rsquo;une g\u00e9n\u00e9ration                     \u00e0 l&rsquo;autre, et tout en reconnaissant le bien-fond\u00e9                     des anciens principes, il s&rsquo;agit de les adapter \u00e0 notre                     \u00e9poque de mani\u00e8re \u00e0 en conserver les                     bienfaits sans les accepter comme des lois \u00e9ternelles.                     Mais il importe, en m\u00eame temps, de nous assurer que                     nos nouvelles id\u00e9es sont bonnes avant d&rsquo;abandonner                     les anciennes. <\/p>\n<h3>Le fondement<\/h3>\n<p> La famille est fond\u00e9e sur l&rsquo;amour. L&rsquo;amour est le                     sujet de tous les romans. Il a inspir\u00e9 les plus grands                     po\u00e8mes. Nos meilleurs auteurs ont chant\u00e9, dans                     des oeuvres immortelles, les joies de l&rsquo;amour partag\u00e9                     et d\u00e9crit les souffrances de ceux qui d\u00e9daignent                     l&rsquo;amour ou qui s&rsquo;en rendent indignes. <\/p>\n<p> Comment l&rsquo;amour se manifeste-t-il dans la famille\u00a0?                     Non pas principalement par des actes ou d&rsquo;ardentes d\u00e9monstrations,                     mais par le calme sentiment d&rsquo;intimit\u00e9 entre deux personnes                     d\u00e9vou\u00e9es l&rsquo;une \u00e0 l&rsquo;autre, qui s&rsquo;enorgueillissent                     du succ\u00e8s de leurs enfants, s&rsquo;affligent de leurs \u00e9checs                     et souffrent de leurs d\u00e9fauts. <\/p>\n<h3>La stabilit\u00e9<\/h3>\n<p> La famille occupe sa place pr\u00e9\u00e9minente dans                     notre vie parce que c&rsquo;est la seule base sur laquelle il a                     \u00e9t\u00e9 possible \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9                     humaine de pr\u00e9parer l&rsquo;avenir tout en conservant ce                     qu&rsquo;elle avait de plus cher dans le pr\u00e9sent. <\/p>\n<p> Une famille heureuse n&rsquo;est pas celle o\u00f9 il n&rsquo;y a                     pas de conflits, mais celle o\u00f9 le mari et la femme                     emploient les ressources de leur sens commun et de leur ing\u00e9niosit\u00e9                     \u00e0 organiser le partage des responsabilit\u00e9s et                     \u00e0 pratiquer la r\u00e8gle des concessions mutuelles.                   <\/p>\n<p> Il est n\u00e9cessaire, pour tranquilliser les lecteurs                     qui s&rsquo;attendent au pire, d&rsquo;ajouter que dans un monde changeant                     la famille change \u00e9galement. Mais l&rsquo;influence de l&rsquo;h\u00e9ritage                     social l&rsquo;a emport\u00e9, \u00e0 la longue, sur les innovations                     sociales. M\u00eame lorsque, pendant quelque temps, la soci\u00e9t\u00e9                     s&rsquo;\u00e9loigne des principes traditionnels, l&rsquo;ordre des                     choses semble se r\u00e9tablir \u00e0 un niveau conforme                     au nouveau milieu. Telle est la nature de la civilisation,                     qui abandonne les voies faciles du pass\u00e9 pour suivre                     des voies meilleures. L&rsquo;important est de conserver les \u00e9l\u00e9ments                     de civilisation &#8211; culture, id\u00e9als, principes et coutumes                     &#8211; que nos anc\u00eatres ont trouv\u00e9s bons et de les                     combiner avec les facteurs nouveaux ou diff\u00e9rents que                     notre \u00e9poque juge utiles. <\/p>\n<h3>Facteurs personnels et sociaux<\/h3>\n<p> Si la famille venait \u00e0 dispara\u00eetre, le monde                     serait en proie \u00e0 l&rsquo;enr\u00e9gimentation, au chaos                     et \u00e0 la ruine. Pourquoi\u00a0? Parce que la famille                     remplit au moins trois fonctions essentielles\u00a0: elle                     fournit la subsistance \u00e0 ses membres et les initie                     \u00e0 l&rsquo;art de survivre\u00a0; elle constitue le plus ancien                     groupe humain qui enseigne \u00e0 ses membres l&rsquo;art de vivre                     en soci\u00e9t\u00e9\u00a0; et c&rsquo;est le premier milieu                     o\u00f9 les valeurs et la connaissance de la culture passent                     d&rsquo;une g\u00e9n\u00e9ration \u00e0 l&rsquo;autre. <\/p>\n<p> Cela n&rsquo;est qu&rsquo;une faible partie des services que la famille                     rend \u00e0 ses membres. Elle a d&rsquo;autres fonctions. Elle                     est \u00e9troitement reli\u00e9e aux changements sociaux.                     C&rsquo;est dans son sein que naissent les id\u00e9es avant leur                     adoption par la soci\u00e9t\u00e9. <\/p>\n<p> Du berceau \u00e0 la tombe, l&rsquo;homme n&rsquo;accomplit pas une                     seule action qui ne soit guid\u00e9e ou inspir\u00e9e                     par ce qu&rsquo;il a appris au sein de la famille. L&rsquo;amertume dans                     la famille se refl\u00e8te dans sa conduite envers la soci\u00e9t\u00e9.                     La d\u00e9ception dans la vie de famille engendre souvent                     le cynisme chez le citoyen. <\/p>\n<p> Mais les id\u00e9es saines et pratiques con\u00e7ues                     au sein de la famille se r\u00e9pandent dans toute la soci\u00e9t\u00e9.                     L&rsquo;homme qui apprend \u00e0 la maison \u00e0 faire bon                     m\u00e9nage avec les autres, \u00e0 subordonner, au besoin,                     ses int\u00e9r\u00eats personnels \u00e0 ceux du groupe                     et \u00e0 tol\u00e9rer chez les autres les petits d\u00e9fauts                     et les habitudes dont il se corrige lui-m\u00eame, cet homme                     a appris la plupart des le\u00e7ons n\u00e9cessaires pour                     devenir un bon ouvrier, un bon chef et un bon citoyen. <\/p>\n<h3>L&rsquo;effet des classes<\/h3>\n<p> Nous sommes oblig\u00e9s, dans ce <em>Bulletin<\/em>, de                     laisser de c\u00f4t\u00e9 les dislocations caus\u00e9es                     par l&rsquo;attrait de la ville et les inventions. Nous en avons                     discut\u00e9 l&rsquo;incontestable importance dans nos pr\u00e9c\u00e9dents                     articles. \u00c0 la place, nous dirons un mot de l&rsquo;effet                     des classes sociales sur la stabilit\u00e9 de la famille,                     ph\u00e9nom\u00e8ne \u00e0 phases rapides et aux cons\u00e9quences                     profondes. <\/p>\n<p> Si nous divisons les classes arbitrairement, nous avons\u00a0:                     la haute soci\u00e9t\u00e9, qui comprend le grand monde,                     ancien et nouveau\u00a0; la classe moyenne, divis\u00e9e                     en haute et basse\u00a0; et la classe ouvri\u00e8re. Ces                     distinctions sont importantes car, malgr\u00e9 les beaux                     discours sur l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 et la d\u00e9mocratie,                     elles n&rsquo;en existent pas moins. <\/p>\n<p> Ce qui compte dans l&rsquo;ancien grand monde, ce sont les anc\u00eatres                     et les parents et relations. Y appartiennent seulement ceux                     qui font leurs preuves de noblesse ou de race. Le plus grand                     souci de ce groupe est d&#8217;emp\u00eacher les jeunes de contracter                     des unions \u00ab\u00a0roturi\u00e8res\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p> Parmi les familles du nouveau grand monde, on trouve, g\u00e9n\u00e9ralement,                     des preuves exceptionnelles de succ\u00e8s \u00e9conomique,                     caract\u00e9ris\u00e9 par la possession de belles maisons,                     de meubles de haut prix, d&rsquo;automobiles de grand luxe et de                     robes sortant des grands couturiers. Mais, h\u00e9las, cet                     \u00e9talage de richesses ne donne pas la noblesse, et la                     nouvelle haute soci\u00e9t\u00e9 se sent frustr\u00e9e                     et d\u00e9daign\u00e9e. Les hommes souffrent moins que                     les femmes de ce d\u00e9sappointement, car ils sont enclins                     \u00e0 se contenter de la r\u00e9alit\u00e9 et \u00e0                     faire moins attention aux symboles. <\/p>\n<p> Dans leurs analyses des classes, les philosophes du dix-neuvi\u00e8me                     si\u00e8cle exprim\u00e8rent leur confiance dans la classe                     moyenne. Sans contredit, c&rsquo;est celle qui va le plus de l&rsquo;avant.                     Les progr\u00e8s de la science et du commerce ont ouvert                     un nombre infini de carri\u00e8res aux jeunes gens dans                     le domaine professionnel, scientifique et administratif, \u00e0                     un degr\u00e9 inimaginable il y a cent ans. Nous avons multipli\u00e9                     nos centres d&rsquo;enseignement pour r\u00e9pondre aux n\u00e9cessit\u00e9s                     de notre l&rsquo;\u00e9poque. Les buts que nous poursuivons pour                     le bien-\u00eatre de la classe moyenne sont le succ\u00e8s                     dans les affaires ou les professions, une \u00e9ducation                     universitaire pour les enfants et la s\u00e9curit\u00e9                     \u00e9conomique pour les parents. <\/p>\n<p> Une des causes de d\u00e9sint\u00e9gration de la vie                     de famille est le fait que beaucoup de familles d\u00e9sireuses                     de gravir l&rsquo;\u00e9chelle sociale doivent pour cela renoncer                     \u00e0 la fr\u00e9quentation des membres de leur groupe.                     Cela est souvent dur, et cause in\u00e9vitablement une rupture                     dans les liens familiaux. Mais c&rsquo;est le prix que doivent s&rsquo;attendre                     \u00e0 payer les familles ambitieuses d&rsquo;arriver. <\/p>\n<h3>L&rsquo;individu et le groupe<\/h3>\n<p> Un autre facteur \u00e0 consid\u00e9rer dans l&rsquo;\u00e9volution                     de la vie de famille est que la camaraderie d\u00e9mocratique                     de notre \u00e9poque a remplac\u00e9 l&rsquo;autorit\u00e9                     absolue du \u00ab\u00a0chef de tribu.\u00a0\u00bb Nous avons aujourd&rsquo;hui                     des id\u00e9es diff\u00e9rentes au sujet du r\u00f4le                     de la femme et du mari ainsi que des enfants et des parents.                     Si le mari s&rsquo;attend \u00e0 trouver dans sa femme une esclave                     d\u00e9vou\u00e9e comme l&rsquo;\u00e9tait sa grand-m\u00e8re,                     ou si la femme essaie d&rsquo;imposer aux enfants les anciennes                     habitudes de conduite, il y aura certainement conflit. <\/p>\n<p> Il existe g\u00e9n\u00e9ralement une diff\u00e9rence                     fondamentale entre les int\u00e9r\u00eats de l&rsquo;individu                     et ceux du groupe. Dans les temps primitifs, le groupe \u00e9tait                     n\u00e9cessaire \u00e0 la survivance\u00a0; aujourd&rsquo;hui,                     l&rsquo;individu est une personne dou\u00e9e d&rsquo;une \u00e2me et                     du droit de s&rsquo;exprimer et de vivre \u00e0 sa guise. Jusqu&rsquo;\u00e0                     quel point cela peut-il aller sans danger pour la famille,                     telle est la plus importante question sociale de notre \u00e9poque.                   <\/p>\n<p> L&rsquo;\u00e9go\u00efsme, ou \u00e9gocentrisme, est un des                     plus grands ennemis de la vie de famille. Et pourtant l&rsquo;int\u00e9r\u00eat                     personnel est un des attributs les plus souhaitables de la                     vie en famille. <\/p>\n<p> Toute personne normale aime naturellement qu&rsquo;on s&rsquo;occupe                     d&rsquo;elle, et rien n&rsquo;aide mieux les \u00e9poux \u00e0 bien                     s&rsquo;entendre que les petites attentions. Nous supportons les                     affronts et les injustices, particuli\u00e8rement de la                     part d&rsquo;un \u00eatre aim\u00e9, beaucoup plus facilement                     que l&rsquo;indiff\u00e9rence. On pourrait dire que l&rsquo;indiff\u00e9rence                     est une des plus grandes causes de d\u00e9sunion dans les                     m\u00e9nages. <\/p>\n<h3>Soucis \u00e9conomiques<\/h3>\n<p> Beaucoup de gens pr\u00e9tendent que la plupart des querelles                     de famille sont caus\u00e9es par des embarras financiers                     et \u00e9conomiques, mais il faut distinguer. Rien n&rsquo;est                     plus certain que les relations entre \u00e9poux sont souvent                     \u00ab\u00a0tendues\u00a0\u00bb pour des raisons qui ne sont pas apparentes.                     La question d&rsquo;argent sert simplement d&rsquo;excuse pour donner                     cours \u00e0 une foule d&rsquo;autres r\u00e9criminations. <\/p>\n<p> Les familles traversent, naturellement, de nombreuses \u00ab\u00a0crises                     \u00e9conomiques\u00a0\u00bb. Ce sont des associations financi\u00e8res.                     Elles d\u00e9pensent beaucoup d&rsquo;argent. Le budget de la                     famille a plus d&rsquo;importance \u00e0 leurs yeux que celui                     de la ville, de la province ou de l&rsquo;\u00c9tat. Peut-\u00eatre                     serait-il bon d&rsquo;exiger de la part des futurs \u00e9poux                     un certificat de comp\u00e9tence en gestion domestique.                   <\/p>\n<p> Mais les renseignements ne manquent pas \u00e0 ce sujet,                     et il y en a probablement plus que sur tout autre aspect du                     mariage. Il y a environ vingt-cinq ans, la Banque Royale a                     distribu\u00e9 pr\u00e8s de 250,000 exemplaires de son                     Bulletin sur le budget des familles et plus de 200,000 exemplaires                     de son Budget familial. <\/p>\n<p> Ces renseignements sont destin\u00e9s aux m\u00e9nages                     qui essaient de vivre dans le cadre de leurs moyens, mais                     ils ne sont d&rsquo;aucune utilit\u00e9 pour ceux qui s&rsquo;efforcent                     de marcher de pair avec des plus fortun\u00e9s qu&rsquo;eux. On                     nous a signal\u00e9 un m\u00e9nage qui avait r\u00e9ussi                     \u00e0 vivre heureux pendant cinq ans en m\u00e9nageant                     ses ressources et qui commen\u00e7a \u00e0 vivre dans                     la g\u00eane d\u00e8s qu&rsquo;un m\u00e9nage avec un plus                     gros salaire vint habiter la maison voisine. <\/p>\n<p> Les questions \u00e9conomiques occupent une place importante                     dans la vie de famille, mais elles ne sont pas \u00e0 la                     t\u00eate de la liste. Quand on a mauvais caract\u00e8re,                     il est facile de trouver un sujet de querelle sans s&rsquo;en prendre                     \u00e0 l&rsquo;argent. Mais en faisant preuve de patience et de                     bonne humeur, on arrive \u00e0 surmonter les plus grands                     embarras financiers. N&rsquo;essayons donc pas de prendre nos difficult\u00e9s                     budg\u00e9taires comme excuse pour faire mauvais m\u00e9nage.                   <\/p>\n<h3>La pr\u00e9paration au mariage<\/h3>\n<p> De la mani\u00e8re dont les jeunes gens se pr\u00e9parent                     au mariage d\u00e9pend en grande partie le futur bonheur                     de la famille. Un magasin de bijouterie \u00e0 Hollywood                     affiche la carte suivante dans sa vitrine\u00a0: \u00ab\u00a0Anneaux                     de mariage \u00e0 louer.\u00a0\u00bb Cela aplanit une difficult\u00e9\u00a0;                     peut-\u00eatre, mais sans grande assurance de stabilit\u00e9.                   <\/p>\n<p> La c\u00e9r\u00e9monie nuptiale ne suffit pas \u00e0                     faire un bon m\u00e9nage\u00a0; pour \u00eatre heureux,                     il ne suffit pas non plus que les jeunes \u00e9poux sortent                     du m\u00eame milieu, partagent les m\u00eames traditions                     et poss\u00e8dent les m\u00eames moyens. On ne trouve aucune                     garantie de bonheur dans les romans, dans les films ou ailleurs.                   <\/p>\n<p> Pour \u00eatre r\u00e9ellement heureux dans le mariage,                     il faut que les deux \u00e9poux partagent les m\u00eames                     id\u00e9es et les m\u00eames id\u00e9als. L&rsquo;amour romanesque                     ne suffit pas, quoi qu&rsquo;on en dise. <\/p>\n<p> La route qui m\u00e8ne au bonheur dans le mariage est                     longue et laborieuse. Les pr\u00e9paratifs exigent, entre                     autres, la socialisation de la personnalit\u00e9, c&rsquo;est-\u00e0-dire                     la mise en commun de tout ce qui constitue le meilleur de                     soi-m\u00eame. Quand deux personnes doivent vivre ensemble                     pendant de longues ann\u00e9es, il est important que leurs                     personnalit\u00e9s s&rsquo;accordent harmonieusement, sans heurts                     et sans frictions. <\/p>\n<p> Lorsque, au fond, la nature d&rsquo;un \u00e9poux est faite                     d&rsquo;une partie d&rsquo;id\u00e9alisme pour deux parties de tol\u00e9rance                     de l&rsquo;id\u00e9alisme de l&rsquo;autre \u00e9poux, il y a beaucoup                     plus de chance de bonheur permanent que lorsque la proportion                     est renvers\u00e9e. <\/p>\n<p> \u00c0 notre id\u00e9e, ce qu&rsquo;il y a de plus important                     en ce qui concerne les relations familiales c&rsquo;est \u00ab\u00a0l&rsquo;adaptabilit\u00e9.\u00a0\u00bb                     C&rsquo;est pourquoi nous admirons l&rsquo;oeuvre accomplie par les organismes                     et associations de la jeunesse. Les gar\u00e7ons et les                     filles y apprennent, au moyen de jeux et d&rsquo;\u00e9tudes en                     commun, les principes fondamentaux de la vie sociale. Ils                     s&rsquo;y initient \u00e0 vivre ensemble, \u00e0 partager les                     go\u00fbts et les enthousiasmes, et \u00e0 cultiver une                     sorte de maturit\u00e9 qui exclut tout sentiment d&rsquo;\u00e9go\u00efsme,                     tout en s&rsquo;habituant, si on peut dire, \u00e0 prendre les                     choses du bon c\u00f4t\u00e9. <\/p>\n<p> \u00c0 peu pr\u00e8s dans le m\u00eame ordre d&rsquo;id\u00e9es,                     ajoutons que ce ne sont pas toujours les mariages faciles                     qui durent le plus longtemps ou qui sont le plus heureux.                     Par \u00ab\u00a0mariages faciles\u00a0\u00bb nous entendons ceux dans                     lesquels n&rsquo;entrent aucune question d&rsquo;argent, aucune difficult\u00e9                     de la part des parents et aucune crainte de m\u00e9salliance.                   <\/p>\n<p> Pour trouver le bonheur dans le m\u00e9nage, encore faut-il                     que les \u00e9poux \u00e9prouvent une certaine solidarit\u00e9                     de coeur et d&rsquo;esprit. Il faut qu&rsquo;ils \u00e9prouvent le besoin,                     \u00e0 l&rsquo;occasion, de chercher l&rsquo;un chez l&rsquo;autre un appui                     moral ou autre. <\/p>\n<p> Le mariage est une affaire en commun\u00a0; par cons\u00e9quent                     il exclut la libert\u00e9 du c\u00e9libat. La solidarit\u00e9                     ne consiste pas \u00e0 s&rsquo;appuyer compl\u00e8tement sur                     sa moiti\u00e9, mais \u00e0 pouvoir compter sur elle en                     cas de besoin, \u00e0 s&rsquo;entendre sur les moyens de faire                     face aux grandes ou petites difficult\u00e9s et \u00e0                     marcher la main dans la main dans les sentiers fleuris comme                     dans les chemins malais\u00e9s de la vie. <\/p>\n<h3>Le conseil familial<\/h3>\n<p> Le \u00ab\u00a0conseil familial\u00a0\u00bb a pour but de combiner                     en un tout harmonieux les caract\u00e9ristiques et les d\u00e9sirs                     personnels des membres de la famille avec les besoins du groupe.                   <\/p>\n<p> Sa principale fonction est d&rsquo;\u00e9tudier les questions                     familiales d&rsquo;int\u00e9r\u00eat commun et de s&rsquo;accorder                     sur les d\u00e9cisions \u00e0 prendre. Il est fond\u00e9                     sur l&rsquo;id\u00e9e que chaque membre du groupe a des droits,                     des devoirs et des privil\u00e8ges, mais que dans certains                     cas les d\u00e9cisions doivent \u00eatre unanimes. Le conseil                     recueille tous les faits relatifs \u00e0 un probl\u00e8me                     de famille, et la question est examin\u00e9e avec plus de                     soin que si elle \u00e9tait confi\u00e9e \u00e0 un ou                     deux membres de la famille. Du point de vue social, il a pour                     fonction de sauvegarder l&rsquo;existence du groupe et les droits                     de tous ses membres\u00a0; l&rsquo;union donne \u00e0 ces derniers                     un sentiment de s\u00e9curit\u00e9. <\/p>\n<h3>Le rituel de la famille<\/h3>\n<p> Le rituel de famille ressemble en quelque sorte au conseil                     familial, mais avec moins de formalit\u00e9. <\/p>\n<p> C&rsquo;est un mode d&rsquo;agir plus ou moins connu de chaque famille.                     Sans \u00eatre un code de conduite, il comprend la pri\u00e8re                     en famille, l&rsquo;habitude d&rsquo;observer ensemble les pratiques religieuses,                     de partager les amusements, de c\u00e9l\u00e9brer les                     anniversaires de naissance et les f\u00eates de No\u00ebl et du                     Jour de l&rsquo;an, etc. C&rsquo;est en grande partie de cette mani\u00e8re                     que la culture et la foi sont transmises de g\u00e9n\u00e9ration                     en g\u00e9n\u00e9ration. <\/p>\n<p> C&rsquo;est le repas de famille qui est le plus fr\u00e9quent                     exemple du rituel. C&rsquo;est l\u00e0 que la famille est le plus                     \u00e0 l&rsquo;aise\u00a0; tous les membres sont r\u00e9unis                     autour de la m\u00eame table pour un certain temps, et il                     y a moins d&rsquo;interruptions qu&rsquo;\u00e0 n&rsquo;importe quelle autre                     heure de la journ\u00e9e. <\/p>\n<p> Que peut-on d\u00e9duire de tout cela en ce qui concerne                     la stabilit\u00e9 de la famille\u00a0? Il est \u00e9vident                     que la famille dont les membres prennent part au conseil o\u00f9                     ils ont voix au chapitre et auquel ils sont admis sur un pied                     d&rsquo;\u00e9galit\u00e9, o\u00f9 tous sont p\u00e9n\u00e9tr\u00e9s                     de leur importance comme membre du groupe familial\u00a0;                     il est \u00e9vident que cette famille a de meilleures chances                     de survivance que toute autre. Cette m\u00e9thode \u00e9vite                     les crises et offre moins de chances pour les sc\u00e8nes                     et les querelles. <\/p>\n<h3>La fraternit\u00e9<\/h3>\n<p> L&rsquo;\u00e9glise continue et seconde l&rsquo;oeuvre entreprise                     par le conseil familial et le rituel. En effet, l&rsquo;\u00e9glise                     encourage l&rsquo;institution de la famille dont elle est le soutien                     naturel, tandis qu&rsquo;\u00e0 son tour la famille est le principal                     soutien de l&rsquo;\u00e9glise. Les vertus enseign\u00e9es par                     la religion sont celles m\u00eame que le mari et la femme                     doivent pratiquer entre eux et dans leurs relations avec leurs                     enfants. <\/p>\n<p> L&rsquo;esprit de fraternit\u00e9, qui est la base de toutes                     les religions, ne saurait \u00eatre n\u00e9glig\u00e9                     dans la vie de famille. Il est en effet impossible de vivre                     heureux sans \u00eatre aim\u00e9 de quelqu&rsquo;un et sans \u00e9prouver                     le sentiment que quelqu&rsquo;un s&rsquo;int\u00e9resse \u00e0 nous.                   <\/p>\n<p> La famille est l&rsquo;endroit par excellence o\u00f9 se pratique                     la vie de solidarit\u00e9. C&rsquo;est l\u00e0 que germent et                     croissent la confiance mutuelle, la justice, le sentiment                     d&rsquo;appartenance et de participation, la communaut\u00e9 de                     buts, le travail d&rsquo;\u00e9quipe, l&rsquo;amiti\u00e9 et la foi                     en autrui. En un mot les rapports fraternels. <\/p>\n<p> Rien de plus horrible que la sensation d&rsquo;isolement. Il appartient                     \u00e0 la famille d&rsquo;\u00e9tablir sur des bases solides                     les relations entre les parents et les enfants et d&rsquo;en \u00e9tendre                     ensuite le cadre \u00e0 d&rsquo;autres groupes d&rsquo;amis et de connaissances                     au moyen des institutions religieuses et autres organismes                     sociaux. <\/p>\n<p> La fraternit\u00e9 rev\u00eat de nombreux aspects. Elle                     consiste \u00e0 donner et recevoir des encouragements et                     \u00e0 soulager les blessures de la vie. Mais elle va plus                     loin. Elle comporte le besoin d&rsquo;\u00eatre accept\u00e9                     et approuv\u00e9 par ceux qui connaissent nos gros et nos                     petits d\u00e9fauts et qui ne nous aiment pas moins pour                     cela. <\/p>\n<p> Le besoin de fraternit\u00e9 est aussi intense que le                     besoin de manger. Rien dans la vie ne saurait remplacer ce                     sentiment de vraie, chaude et simple amiti\u00e9. Ceux \u00e0                     qui il fait d\u00e9faut sont les rat\u00e9s, jeunes ou                     vieux, hommes ou femmes, qui cherchent \u00e0 oublier leur                     isolement dans l&rsquo;ivresse ou les plaisirs sensuels. Ce sont,                     dit J. L. Liebman, dans son livre <em>Peace of Mind<\/em>\u00a0:                     \u00ab\u00a0des enfants perdus dans un monde qui ne les a jamais                     accueillis et r\u00e9chauff\u00e9s dans son sein, et qui                     les a emport\u00e9s impitoyablement \u00e0 travers les                     corridors des \u00e2ges, sans amis ni compagnons.\u00a0\u00bb                   <\/p>\n<h3>L&rsquo;art de partager<\/h3>\n<p> Cela nous am\u00e8ne \u00e0 la question de partager                     ce qu&rsquo;on a avec les autres. Il est impossible d&rsquo;\u00eatre                     un homme de bien et de se renfermer en m\u00eame temps dans                     l&rsquo;indiff\u00e9rence. La vie exige l&rsquo;activit\u00e9 physique,                     intellectuelle, domestique et spirituelle. Nous \u00e9prouvons                     un besoin inn\u00e9 de donner, de rendre la vie plus agr\u00e9able                     autour de nous, d&rsquo;enrichir nos familles et nos amis. Il n&rsquo;est                     pas n\u00e9cessaire de donner de l&rsquo;argent ou de faire des                     cadeaux pr\u00e9cieux. Il suffit simplement de faire preuve                     de bont\u00e9 dans ses paroles ou dans ses actes. Ceux qui                     se retiennent de faire ainsi ne privent pas seulement leurs                     amis d&rsquo;un plaisir souvent inappr\u00e9ciable, mais ils se                     privent eux-m\u00eames d&rsquo;un grand sentiment de satisfaction,                     car le plaisir de donner vaut autant, sinon mieux, que ce                     que l&rsquo;on donne. <\/p>\n<p> La joie de donner nous rend jeunes. Nos esprits conservent                     leur souplesse, nos nerfs se d\u00e9tendent et nous \u00e9prouvons                     un sentiment de bien-\u00eatre. <\/p>\n<p> Nous ne saurions trop recommander la pratique de donner                     et de partager. Les r\u00e9sultats offriront une agr\u00e9able                     surprise \u00e0 ceux qui n&rsquo;ont jamais essay\u00e9. <\/p>\n<p> Il convient \u00e9galement de recevoir avec bonne gr\u00e2ce.                     Quand quelqu&rsquo;un nous fait une gentillesse ou nous offre son                     amiti\u00e9, mettons-nous \u00e0 son diapason. Disons-nous                     qu&rsquo;il est important d&rsquo;accepter de grand coeur. Nous g\u00e2terions                     son plaisir de donner si nous acceptions la gentillesse ou                     le cadeau comme chose due. <\/p>\n<h3>Quand m\u00eame\u00a0!<\/h3>\n<p> Si grandes que puissent sembler les difficult\u00e9s que                     nous rencontrons parfois dans la vie de famille &#8211; m\u00eame                     si elles sont aussi incroyables que les pages d&rsquo;un roman &#8211;                     il y a quand m\u00eame moyen d&rsquo;en venir \u00e0 bout. Il                     suffit de r\u00e9fl\u00e9chir soigneusement \u00e0 vos                     probl\u00e8mes et de prendre la ferme r\u00e9solution                     de ne pas leur laisser g\u00e2cher votre vie. Le malheur                     est que nous sommes moins habitu\u00e9s \u00e0 r\u00e9soudre                     les probl\u00e8mes de la vie qu&rsquo;\u00e0 en avoir. Nous                     sommes enclins \u00e0 les trouver tout naturels. <\/p>\n<p> La vie, dit S. H. Kraines dans <em>Managing Your Mind<\/em>,                     n&rsquo;est ni un jardin de roses ni un tas d&rsquo;ordures\u00a0; ce                     n&rsquo;est ni l&rsquo;un ni l&rsquo;autre et c&rsquo;est en m\u00eame temps les                     deux. Il y a des endroits arides qui peuvent \u00eatre transform\u00e9s                     en jardins et des tas d&rsquo;ordures qu&rsquo;on peut enlever. Comme                     le milieu dans lequel nous vivons, nous sommes susceptibles                     d&rsquo;\u00e9volution\u00a0; nous sommes capables de modification                     et de changement. Prenons bien soin de ne pas accepter quelque                     chose que nous ne d\u00e9sirons pas avant d&rsquo;avoir fait tout                     notre possible pour l&rsquo;am\u00e9liorer. <\/p>\n<p> Si nous voulons trouver le bonheur dans la vie de famille,                     il faut le gagner. Il ne sera pas mis \u00e0 notre disposition                     par accident, par d\u00e9cret ou par coutume. L&rsquo;\u00e9ducation                     aidera peut-\u00eatre, les conseils seront certainement utiles,                     et un article comme celui-ci montre la voie. Mais c&rsquo;est \u00e0                     nous de faire le reste. <\/p>\n<p> Ceux que la stabilit\u00e9 de la famille int\u00e9resse                     davantage trouveront le sujet trait\u00e9 en d\u00e9tail                     dans le num\u00e9ro de novembre 1950 des <em>Annals of the                     American Academy of Political and Social Science<\/em>, Washington.                     D.C., E.-U. L&rsquo;article contient 24 chapitres r\u00e9dig\u00e9s                     par des sp\u00e9cialistes de diff\u00e9rents domaines                     engag\u00e9s dans des recherches sur les probl\u00e8mes                     de la famille. Quelques-uns de ces auteurs sont cit\u00e9s                     dans ce <em>Bulletin<\/em>. <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[49],"class_list":["post-2431","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-49"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 58. 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