{"id":2426,"date":"1972-10-01T00:00:00","date_gmt":"1972-10-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-53-n-10-octobre-1972-lambulance-saint-jean-au-canada\/"},"modified":"2022-10-17T19:59:56","modified_gmt":"2022-10-17T19:59:56","slug":"vol-53-n-10-octobre-1972-lambulance-saint-jean-au-canada","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-53-n-10-octobre-1972-lambulance-saint-jean-au-canada\/","title":{"rendered":"Vol. 53, N\u00b0 10 &#8211; Octobre 1972 &#8211; L&rsquo;ambulance Saint-Jean au Canada"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Au Canada, des milliers de personnes                     b\u00e9n\u00e9ficient, chaque ann\u00e9e, des services                     offerts par les institutions group\u00e9es sous le signe                     de la croix blanche, embl\u00e8me de l&rsquo;Ordre v\u00e9n\u00e9rable                     des hospitaliers de Saint-Jean de J\u00e9rusalem. Cet ordre                     est aujourd&rsquo;hui mieux connu du public sous le nom d&rsquo;Ambulance                     Saint-Jean. <\/p>\n<p> Les hommes et les femmes en uniforme, portant \u00e0 l&rsquo;\u00e9paule                     la croix \u00e0 huit pointes, que l&rsquo;on voit circuler lors                     des d\u00e9fil\u00e9s, des comp\u00e9titions sportives                     et des r\u00e9unions publiques, perp\u00e9tuent par leur                     d\u00e9vouement une tradition vieille de quelque neuf cents                     ans. Ce sont des b\u00e9n\u00e9voles, form\u00e9s et                     \u00e9quip\u00e9s en vue d&rsquo;assurer les premiers soins                     \u00e0 quiconque pourrait \u00eatre bless\u00e9 ou se                     sentir souffrant. Ils accomplissent cette oeuvre humanitaire                     sans autre r\u00e9compense que la satisfaction de porter                     secours \u00e0 autrui. <\/p>\n<p> Leurs services pacifiques sont le prolongement d&rsquo;un mouvement                     d&rsquo;ordre militaire n\u00e9 il y a plusieurs si\u00e8cles                     sur les bords de la M\u00e9diterran\u00e9e orientale.                     Les chevaliers de l&rsquo;Ordre de Saint-Jean combattirent en Terre-Sainte                     pour la d\u00e9fense de la libert\u00e9 et de la chr\u00e9tient\u00e9,                     et, install\u00e9s successivement \u00e0 Chypre, \u00e0                     Rhodes et \u00e0 Malte, ils domin\u00e8rent pendant quatre                     cents ans la M\u00e9diterran\u00e9e. <\/p>\n<p> L&rsquo;histoire de l&rsquo;Ordre, depuis sa cr\u00e9ation en Terre-Sainte                     jusqu&rsquo;\u00e0 sa participation au Centenaire de la Conf\u00e9d\u00e9ration                     canadienne, est retrac\u00e9e en d\u00e9tail dans <em>La                     Croix blanche au Canada<\/em>, Montr\u00e9al, Harvest House,                     1967. Ce volume, fort bien illustr\u00e9 et dont s&rsquo;inspire                     largement le pr\u00e9sent <em>Bulletin<\/em>, est l&rsquo;oeuvre                     du colonel G. W. L. Nicholson. <\/p>\n<h3>Les chevaliers de la Croix<\/h3>\n<p> Le d\u00e9vouement pour les oeuvres de compassion que                     manifestent les membres de l&rsquo;Ambulance Saint-Jean sur les                     pistes de ski, parmi les foules, en cas de sinistre et dans                     la vie de tous les jours ne saurait \u00eatre appr\u00e9ci\u00e9                     \u00e0 sa juste valeur sans faire un retour sur l&rsquo;histoire                     des plus color\u00e9e et des plus palpitante d&rsquo;int\u00e9r\u00eat                     de l&rsquo;ordre dont cette association est issue. <\/p>\n<p> \u00c0 divers moments de leur existence, les membres de                     l&rsquo;Ordre prennent le nom de chevaliers hospitaliers, de chevaliers                     du saint s\u00e9pulcre et de chevaliers de Malte. Leur origine                     se situe en Palestine, au milieu du XIe si\u00e8cle\u00a0;                     ils ont alors pour mission de secourir et de prot\u00e9ger                     les p\u00e8lerins qui visitent le tombeau du Christ. <\/p>\n<p> Dans la Cit\u00e9 sainte, les crois\u00e9s bless\u00e9s                     et malades sont soign\u00e9s dans un ancien h\u00f4pital                     fond\u00e9 en l&rsquo;an 600 en tant qu&rsquo;hospice pour les p\u00e8lerins.                     Cet \u00e9tablissement est d\u00e9truit quatre cents ans                     plus tard par le calife fanatique El Hakim. De pieux marchands                     de la r\u00e9publique d&rsquo;Amalfi, puissant \u00c9tat maritime                     du moyen \u00e2ge, qui n&rsquo;est plus qu&rsquo;une petite ville, reconstruisent                     et agrandissent cet h\u00f4pital. Les moines qui le desservent                     adoptent l&#8217;embl\u00e8me d&rsquo;Amalfi, une croix blanche \u00e0                     huit pointes sur fond noir, que l&rsquo;Ordre de Saint-Jean conserve                     toujours comme insigne. <\/p>\n<p> Les crois\u00e9s d\u00e9livr\u00e8rent le directeur                     de l&rsquo;h\u00f4pital des mains des musulmans en 1099, et, sous                     son autorit\u00e9, la garde de l&rsquo;h\u00f4pital passa \u00e0                     un groupe de chevaliers qui, las de r\u00e9pandre le sang,                     se consacr\u00e8rent aux oeuvres de charit\u00e9. Ils                     se constitu\u00e8rent en une congr\u00e9gation monastique,                     li\u00e9e par les voeux de pauvret\u00e9, de chastet\u00e9                     et d&rsquo;ob\u00e9issance. <\/p>\n<p> L&rsquo;h\u00f4pital de J\u00e9rusalem prend place, en 1882,                     dans l&rsquo;histoire moderne en se transformant, par les soins                     de l&rsquo;Ordre, en une institution appel\u00e9e \u00ab\u00a0H\u00f4pital                     ophtalmique de Saint-Jean de J\u00e9rusalem\u00a0\u00bb et dont                     la sp\u00e9cialit\u00e9, comme son nom l&rsquo;indique, est                     le traitement du trachome et d&rsquo;autres maladies des yeux fr\u00e9quentes                     dans les pays du Moyen-Orient. <\/p>\n<p> D\u00e9truit de nouveau \u00e0 deux reprises &#8211; au cours                     de la premi\u00e8re guerre mondiale et pendant les troubles                     isra\u00e9lo-arabes qui suivirent la seconde &#8211; l&rsquo;h\u00f4pital                     dispose maintenant d&rsquo;un immeuble enti\u00e8rement moderne,                     parachev\u00e9 en 1960. On y traite en moyenne 63,000 malades                     par ann\u00e9e, et le nombre des grandes op\u00e9rations                     y est de quelque 5,000. L&rsquo;h\u00f4pital poss\u00e8de une                     banque des yeux ainsi qu&rsquo;une \u00e9cole pour les m\u00e9decins                     et les infirmi\u00e8res arabes. <\/p>\n<p> Les soins y sont toujours gratuits. L&rsquo;Ordre de Saint-Jean                     reste fid\u00e8le \u00e0 son engagement de secourir tous                     les n\u00e9cessiteux \u00ab\u00a0sans distinction de race, de                     classe ou de croyance\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p> En Europe, les chevaliers de l&rsquo;Ordre ne r\u00e9ussissent                     pas en tant que force militaire \u00e0 s&rsquo;adapter aux conditions                     de combat du XIXe si\u00e8cle, mais leur r\u00e9putation                     de bravoure au feu et leur d\u00e9vouement au service des                     bless\u00e9s et des malades les am\u00e8nent \u00e0                     se distinguer dans un autre r\u00f4le. Les champs de bataille                     europ\u00e9ens ont besoin de services de sant\u00e9 organis\u00e9s,                     et le service d&rsquo;ambulance de campagne fourni par l&rsquo;Ordre de                     Saint-Jean pendant la guerre de Crim\u00e9e et la guerre                     franco-prussienne est salu\u00e9 par des acclamations. <\/p>\n<p> En 1888, la Reine Victoria accorde une charte royale \u00e0                     l&rsquo;Ordre, dont elle assume le titre de chef souverain. Ce titre                     appartient aujourd&rsquo;hui \u00e0 la reine Elizabeth II, et                     le grand prieur de l&rsquo;Ordre est S.A.R. le duc de Gloucester.                     Depuis la fin du XIXe si\u00e8cle, l&rsquo;Ordre s&rsquo;est \u00e9tendu                     \u00e0 plusieurs pays du Commonwealth, o\u00f9 il poursuit                     son oeuvre humanitaire gr\u00e2ce aux activit\u00e9s de                     ses trois organismes\u00a0: l&rsquo;Association ambulanci\u00e8re                     Saint-Jean, la Brigade ambulanci\u00e8re Saint-Jean et l&rsquo;H\u00f4pital                     ophtalmique de Saint-Jean. C&rsquo;est le plus ancien ordre de chevalerie                     du Commonwealth. <\/p>\n<h3>Au Canada<\/h3>\n<p> La croix \u00e0 huit pointes de l&rsquo;Ordre de Saint-Jean                     s&rsquo;est port\u00e9e au Canada d\u00e8s le XVIIe si\u00e8cle.                     Il fut m\u00eame un temps o\u00f9 toutes les colonies fran\u00e7aises                     d&rsquo;Am\u00e9rique \u00e9taient gouvern\u00e9es par des                     chevaliers de Malte. <\/p>\n<p> C&rsquo;est en 1883 toutefois que l&rsquo;Ordre inaugura son oeuvre                     d&rsquo;assistance. Aujourd&rsquo;hui, il existe des branches de l&rsquo;Ambulance                     Saint-Jean dans la plupart des localit\u00e9s, et la Brigade                     compte plus de 12,000 membres. <\/p>\n<p> Un grand pas fut accompli en 1934 avec la cr\u00e9ation                     de \u00ab\u00a0La Commanderie canadienne du Grand Prieur\u00e9                     du Royaume britannique de l&rsquo;Ordre v\u00e9n\u00e9rable                     de l&rsquo;H\u00f4pital de Saint-Jean de J\u00e9rusalem\u00a0\u00bb,                     bureau destin\u00e9 \u00e0 prendre en charge toutes les                     branches de l&rsquo;oeuvre de la Saint-Jean au Canada. En 1946,                     l&rsquo;organisation canadienne, \u00e9lev\u00e9e au rang de                     Prieur\u00e9, devenait la plus haute branche de l&rsquo;Ordre                     hors de la Grande-Bretagne. <\/p>\n<p> Au-dessous du niveau du si\u00e8ge national, les \u00e9l\u00e9ments                     de l&rsquo;Ordre sont administr\u00e9s par des conseils provinciaux.                     Ceux-ci sont charg\u00e9s de dispenser l&rsquo;instruction par                     l&rsquo;entremise de l&rsquo;Association et d&rsquo;assurer les services b\u00e9n\u00e9voles                     par l&rsquo;entremise de la Brigade. <\/p>\n<p> Plusieurs organismes patronnent les activit\u00e9s de                     l&rsquo;Ordre. Citons entre autres la Confr\u00e9rie canadienne                     des dames de l&rsquo;H\u00f4pital de Saint-Jean de J\u00e9rusalem,                     fond\u00e9e en 1937, et le Fonds Margaret MacLaren, \u00e9tabli                     en m\u00e9moire de Margaret MacLaren, surintendante en chef                     de la Brigade ambulanci\u00e8re Saint-Jean de 1946 \u00e0                     1963. <\/p>\n<h3>Les deux guerres mondiales<\/h3>\n<p> En ao\u00fbt 1914, l&rsquo;Association ambulanci\u00e8re Saint-Jean                     se voyait confier la t\u00e2che d&rsquo;organiser et de former                     des d\u00e9tachements d&rsquo;aide b\u00e9n\u00e9vole pour                     le service de guerre, avec le concours d&rsquo;un personnel recrut\u00e9                     parmi les membres de la Brigade ambulanci\u00e8re Saint-Jean.                   <\/p>\n<p> \u00c0 la fin des hostilit\u00e9s, 200,000 membres du                     Corps exp\u00e9ditionnaire canadien avaient \u00e9t\u00e9                     initi\u00e9s aux importants principes des premiers soins                     et plus de 61,000 personnes au Canada avaient re\u00e7u                     l&rsquo;instruction pr\u00e9parant au certificat de la Saint-Jean.                   <\/p>\n<p> Un h\u00f4pital de 520 lits, pourvu en personnel par la                     Brigade, fut mis sur pied par l&rsquo;Association canadienne \u00e0                     \u00c9taples en France. C&rsquo;est au Dr Cluny Macpherson, membre                     distingu\u00e9 de l&rsquo;Ordre, que nous sommes principalement                     redevables de l&rsquo;invention du premier casque respiratoire efficace,                     qui prot\u00e9geait le combattant contre les gaz sans l&rsquo;immobiliser.                   <\/p>\n<p> Lorsque la guerre \u00e9clata de nouveau, en 1939, des                     milliers de personnes afflu\u00e8rent aux cours de premiers                     secours et de soins \u00e0 domicile en vue d&rsquo;acqu\u00e9rir                     la pr\u00e9paration n\u00e9cessaire pour participer \u00e0                     la d\u00e9fense passive ou \u00e0 d&rsquo;autres activit\u00e9s                     du temps de guerre. <\/p>\n<p> Il avait \u00e9t\u00e9 entendu, d\u00e8s la d\u00e9claration                     des hostilit\u00e9s, que la Soci\u00e9t\u00e9 de la                     Croix-Rouge se chargerait de la collecte et de la distribution                     des fonds et des fournitures alors que l&rsquo;Ordre de Saint-Jean                     assurerait la formation aux premiers soins de tout le personnel                     masculin requis pour le service de guerre. Une liaison encore                     plus \u00e9troite devait s&rsquo;\u00e9tablir entre les deux                     organismes, en 1943, ann\u00e9e ou se r\u00e9unit pour                     la premi\u00e8re fois, sous la pr\u00e9sidence de Morris                     W. Wilson, pr\u00e9sident de la Banque Royale du Canada,                     la Commission mixte de l&rsquo;Ambulance Saint-Jean et de la Croix-Rouge.                   <\/p>\n<p> Plus de trente h\u00f4pitaux et centres de convalescence                     d&rsquo;Angleterre et d&rsquo;\u00c9cosse comptaient des \u00ab\u00a0ambulanciers\u00a0\u00bb                     canadiens au sein de leur personnel pendant la guerre\u00a0;                     les membres de l&rsquo;Association ont aussi apport\u00e9 leur                     assistance b\u00e9n\u00e9vole aux h\u00f4pitaux install\u00e9s                     sur les c\u00f4tes canadiennes, o\u00f9 \u00e9taient                     achemin\u00e9s des centaines de marins\u00a0; des chauffeurs                     de camions recrut\u00e9s au Canada servirent dans plus d&rsquo;une                     douzaine d&rsquo;unit\u00e9s ambulanci\u00e8res en Grande-Bretagne,                     et vingt jeunes filles de l&rsquo;Ambulance Saint-Jean furent affect\u00e9es                     \u00e0 divers services de transport en France, en Belgique                     et en Allemagne. <\/p>\n<p> Au Canada, l&rsquo;Ordre conna\u00eet dans le m\u00eame temps                     une expansion constante. Halifax et Vancouver sont les deux                     principaux centres d&rsquo;activit\u00e9, le premier \u00e0                     cause de la n\u00e9cessit\u00e9 de donner des soins aux                     victimes de la bataille de l&rsquo;Atlantique, le second en raison                     de la guerre en Extr\u00eame-Orient. <\/p>\n<h3>Actions remarquables en temps de paix<\/h3>\n<p> Les Canadiens ont tout lieu d&rsquo;\u00eatre impressionn\u00e9s                     devant les interventions aussi rapides qu&rsquo;efficaces des ambulanciers                     Saint-Jean dans les cas de sinistre. Les membres de la Brigade                     se sont distingu\u00e9s par la qualit\u00e9 de leurs services                     \u00e0 l&rsquo;occasion des explosions, des blizzards, des ouragans,                     des incendies, des effondrements de b\u00e2timents, des collisions                     ferroviaires, des inondations et des calamit\u00e9s de toutes                     sortes. <\/p>\n<p> L&rsquo;explosion d&rsquo;Halifax, en 1917, caus\u00e9e par l&rsquo;abordage                     d&rsquo;un transport de munitions et d&rsquo;un cargo, d\u00e9vasta                     un demi-mille carr\u00e9 de la ville, faisant 1,630 morts                     et 5,000 bless\u00e9s. Toutes les salles, \u00e9coles                     et \u00e9glises se transform\u00e8rent alors en h\u00f4pitaux                     de secours ou en postes de premiers soins, dot\u00e9s d&rsquo;un                     personnel compos\u00e9 de chirurgiens et d&rsquo;infirmi\u00e8res,                     ainsi que de membres des divisions de l&rsquo;Ambulance Saint-Jean.                   <\/p>\n<p> Parmi les sinistres o\u00f9 l&rsquo;assistance de la Saint-Jean                     s&rsquo;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e particuli\u00e8rement                     pr\u00e9cieuse, il convient de citer la tornade qui rasa                     un grand nombre de maisons dans la r\u00e9gion de Windsor                     et qui laissa dans son sillage dix-sept morts et une centaine                     de bless\u00e9s\u00a0; l&rsquo;explosion qui d\u00e9molit un                     silo \u00e0 grain \u00e0 Port-Arthur, faisant vingt morts                     et de nombreux bless\u00e9s\u00a0; l&rsquo;incendie qui d\u00e9truisit                     un bateau de croisi\u00e8re \u00e0 Toronto et dans lequel                     121 personnes perdirent la vie\u00a0; l&rsquo;incendie \u00e0                     bord d&rsquo;un navire, \u00e0 Sarnia, o\u00f9 150 personnes                     furent bless\u00e9es\u00a0; l&rsquo;explosion dans une mine de                     Springhill, qui entra\u00eena la mort de cinq employ\u00e9s                     et en laissa 118 ensevelis sous terre\u00a0; la temp\u00eate                     de pluie qui prit par surprise 150,000 personnes r\u00e9unies                     sur l&rsquo;\u00eele Sainte-H\u00e9l\u00e8ne, \u00e0 Montr\u00e9al,                     et parmi lesquelles 1,425 durent recevoir des soins\u00a0;                     l&rsquo;\u00e9crasement d&rsquo;un avion pr\u00e8s de l&rsquo;a\u00e9roport                     de Toronto, o\u00f9 les secouristes et les infirmi\u00e8res                     arriv\u00e8rent sur les lieux 20 minutes apr\u00e8s l&rsquo;accident\u00a0;                     l&rsquo;affaissement de terrain de Saint-Jean-Vianney, o\u00f9                     il ne fallut qu&rsquo;une heure pour d\u00e9p\u00eacher dix ambulanciers                     sur place. <\/p>\n<p> Dans tous ces cas, les sp\u00e9cialistes de la Brigade                     et de la Division infirmi\u00e8re, fid\u00e8les aux principes                     de leur Ordre s\u00e9culaire, se montr\u00e8rent infatigables                     dans leur mission de charit\u00e9, sauvant des vies, dispensant                     premiers secours et soins infirmiers et r\u00e9confortant                     les survivants. <\/p>\n<h3>Les unit\u00e9s de l&rsquo;Ordre<\/h3>\n<p> L&rsquo;Ordre de Saint-Jean, tel que le conna\u00eet l&rsquo;homme                     de la rue, assure fondamentalement deux sortes de service.                     Celui de la Brigade, compos\u00e9e de membres portant l&rsquo;uniforme                     lorsqu&rsquo;ils sont de service. C&rsquo;est un groupe disciplin\u00e9                     et bien exerc\u00e9 d&rsquo;hommes et de femmes. Le second service                     est celui de l&rsquo;Association ambulanci\u00e8re, qui forme                     chaque ann\u00e9e 250,000 personnes recrut\u00e9es parmi                     le public \u00e0 l&rsquo;art du secourisme des soins \u00e0                     domicile, des soins aux enfants, ainsi qu&rsquo;\u00e0 diverses                     activit\u00e9s connexes. La Brigade quant \u00e0 elle                     comprend des divisions ambulanci\u00e8res (hommes), des                     divisions infirmi\u00e8res (femmes) et des divisions cadettes                     (jeunes). <\/p>\n<p> Les membres des divisions infirmi\u00e8res se souviendront                     peut-\u00eatre qu&rsquo;au XVIIe si\u00e8cle les chevaliers de                     Malte connaissaient une certaine forme de service infirmier.                     Les infirmi\u00e8res d&rsquo;alors avaient pour mission d&rsquo;accompagner                     les chevaliers dans leurs tourn\u00e9es, d&rsquo;apporter des                     provisions aux malades et aux pauvres, de veiller \u00e0                     ce que les malades re\u00e7oivent les soins et les m\u00e9dicaments                     voulus et que les m\u00e9decins charg\u00e9s de les visiter                     accomplissent leurs devoirs. <\/p>\n<p> Aujourd&rsquo;hui, les fonctions de la division infirmi\u00e8re                     ont chang\u00e9, mais elles n&rsquo;en sont pas moins \u00e9prouvantes.                     Lorsque les explosions de l&rsquo;arsenal maritime secou\u00e8rent                     Halifax et Dartmouth, ce fut l&rsquo;alarme g\u00e9n\u00e9rale,                     et les divisions infirmi\u00e8res durent se surpasser pour                     calmer l&rsquo;effroi de la population. L&rsquo;histoire officielle des                     services de sant\u00e9 canadiens leur rend cet hommage\u00a0:                     \u00ab\u00a0Le r\u00f4le jou\u00e9 par le personnel infirmier                     de l&rsquo;Ambulance Saint-Jean parmi les femmes et les enfants                     fut remarquables. C&rsquo;est une nouvelle preuve de son m\u00e9rite                     persistant que ses services aient \u00e9t\u00e9 mobilis\u00e9s                     sans d\u00e9lai au moment o\u00f9 le besoin \u00e9tait                     le plus pressant.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Par suite de la raret\u00e9 des lits d&rsquo;h\u00f4pital,                     qu&rsquo;il faut conserver pour ceux qui en ont le plus besoin,                     l&rsquo;Ambulance Saint-Jean s&rsquo;occupe aussi activement \u00e0                     l&rsquo;heure actuelle du soin des malades \u00e0 domicile. Un                     manuel tr\u00e8s pratique, intitul\u00e9 <em>Le soin des                     malades \u00e0 domicile<\/em>, a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9                     par l&rsquo;Ordre il y a quelques ann\u00e9es. <\/p>\n<h3>Les premiers secours dans les entreprises                   industrielles<\/h3>\n<p> L&rsquo;Ambulance Saint-Jean assure l&rsquo;enseignement des premiers                     soins dans les entreprises industrielles. Dans les camps de                     b\u00fbcherons de la Colombie-Britannique des cours de premiers                     soins sont donn\u00e9s non seulement aux hommes, mais aussi                     \u00e0 leurs femmes et \u00e0 leurs enfants. Les \u00e9quipes                     de forage de puits de p\u00e9trole re\u00e7oivent aussi                     cette formation. Des milliers d&#8217;employ\u00e9s en b\u00e9n\u00e9ficient                     dans l&rsquo;industrie mini\u00e8re, et les cours sont \u00e9galement                     dispens\u00e9s aux membres de la marine marchande. <\/p>\n<p> Beaucoup de grandes industries et de services publics importants                     poss\u00e8dent depuis plusieurs ann\u00e9es leur propre                     centre de l&rsquo;Ambulance Saint-Jean. C&rsquo;est le cas du National                     et du Pacifique canadiens, de la Bell Canada, de la Northern                     Electric, de la Gendarmerie royale du Canada, des Forces arm\u00e9es                     et du gouvernement f\u00e9d\u00e9ral. Au Pacifique canadien,                     par exemple, o\u00f9 ce service a \u00e9t\u00e9 inaugur\u00e9                     il y a 63 ans, avec une classe de 23 personnes, 14,414 employ\u00e9s                     ont suivi les cours en 1971. <\/p>\n<p> Des enqu\u00eates ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que les                     cours de premiers soins donn\u00e9s dans les entreprises                     industrielles \u00e9taient d&rsquo;une grande utilit\u00e9 pour                     les familles des employ\u00e9s. <\/p>\n<p> Ainsi, les employ\u00e9s des deux sexes de la Bell Canada                     qui avaient suivi les cours de l&rsquo;Ambulance Saint-Jean ont                     connu moins d&rsquo;accidents en dehors des heures de travail que                     le reste du personnel. \u00c0 Orillia, les recherches indiquent                     une importante augmentation du sens de la s\u00e9curit\u00e9                     \u00e0 la maison et dans la rue. <\/p>\n<h3>\u00ab\u00a0Sauvez une vie\u00a0\u00bb<\/h3>\n<p> De toutes les initiatives prises par l&rsquo;Ambulance Saint-Jean                     au Canada, aucune n&rsquo;a frapp\u00e9 aussi vivement l&rsquo;imagination                     du public ni eu autant de succ\u00e8s que le programme \u00ab\u00a0Sauvez                     une vie\u00a0\u00bb. Lanc\u00e9 en mai 1954 pour encourager les                     gens \u00e0 apprendre la respiration artificielle \u00e0                     titre de pr\u00e9caution contre les dangers de noyade, ce                     cours sp\u00e9cial a \u00e9t\u00e9 dispens\u00e9 \u00e0                     un million et demi de personnes. Il consiste en le\u00e7ons                     de deux heures sur les m\u00e9thodes de respiration artificielle,                     qui sont offertes dans les petites et les grandes villes du                     Canada. <\/p>\n<p> Les connaissances ainsi acquises sont particuli\u00e8rement                     utiles dans les accidents caus\u00e9s par les chocs \u00e9lectriques,                     les noyades et les \u00e9manations d&rsquo;oxyde de carbone. Dans                     de telles \u00e9ventualit\u00e9s, il existe ordinairement                     un court intervalle o\u00f9 la respiration spontan\u00e9e                     ayant cess\u00e9, la vie peut \u00eatre sauv\u00e9e gr\u00e2ce                     au recours rapide \u00e0 la respiration artificielle. Le                     cours \u00e9tabli par l&rsquo;Ambulance Saint-Jean a contribu\u00e9                     \u00e0 montrer \u00e0 des milliers de personnes \u00e0                     administrer ce genre de premier secours et \u00e0 sauver                     de multiples vies. <\/p>\n<h3>L\u00e0 o\u00f9 s&rsquo;assemblent les                   foules<\/h3>\n<p> L&rsquo;une des principales fonctions de la Brigade ambulanci\u00e8re                     Saint-Jean est de maintenir un groupe d&rsquo;hommes et de femmes                     bien exerc\u00e9s \u00e0 assurer les premiers secours                     aux malades et aux bless\u00e9s. La vue des membres en uniforme                     de la Brigade est devenue un spectacle familier dans tous                     les lieux ou les circonstances o\u00f9 se r\u00e9unissent                     de grandes foules. <\/p>\n<p> Le Festival de Stratford nous r\u00e9v\u00e8le des d\u00e9tails                     int\u00e9ressants sur le travail du secouriste. Apr\u00e8s                     avoir \u00e9num\u00e9r\u00e9 38 sortes d&rsquo;accidents,                     l&rsquo;auteur d&rsquo;un rapport r\u00e9dig\u00e9 \u00e0 cette                     occasion ajoute\u00a0: \u00ab\u00a0Nous avons beaucoup de cas d&rsquo;\u00e9vanouissement                     chaque ann\u00e9e. En faisant notre diagnostic, nous nous                     demandons s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une pi\u00e8ce sanglante. Certains                     spectateurs, naturellement \u00e9motifs, sont fortement                     impressionn\u00e9s par le jeu des acteurs. D&rsquo;autres deviennent                     totalement envo\u00fbt\u00e9s\u00a0; s&rsquo;identifiant \u00e0                     un com\u00e9dien en particulier, ils r\u00e9agissent \u00e0                     tout ce qu&rsquo;il fait, jusqu&rsquo;au point de s&rsquo;effondrer avec lui.\u00a0\u00bb                   <\/p>\n<p> Deux membres de l&rsquo;Ambulance Saint-Jean furent bless\u00e9s                     et 68 malmen\u00e9s, au Forum de Montr\u00e9al, par des                     adolescents d\u00e9cha\u00een\u00e9s qui cherchaient                     \u00e0 s&rsquo;approcher des \u00ab\u00a0Rolling Stones\u00a0\u00bb. Tout                     de m\u00eame, les ambulanciers trait\u00e8rent trente personnes                     victimes d&rsquo;incidents divers depuis l&rsquo;hyst\u00e9rie jusqu&rsquo;aux                     coupures et aux contusions, et contribu\u00e8rent \u00e0                     conjurer ce qui aurait pu d\u00e9g\u00e9n\u00e9rer en                     une grave bagarre. <\/p>\n<p> Au Festival de Rockhill, en Ontario, trois unit\u00e9s                     mobiles comprenant 12 membres de la Brigade travaill\u00e8rent                     24 heures par jour et s&rsquo;occup\u00e8rent de 500 personnes.                     Durant le festival \u00ab\u00a0Pop\u00a0\u00bb de Manseau, au Qu\u00e9bec,                     soixante membres de la Brigade demeur\u00e8rent de service                     trois jours et trois nuits et trait\u00e8rent 135 malades.                   <\/p>\n<p> \u00c0 la Brigade de Montr\u00e9al revient l&rsquo;honneur                     d&rsquo;avoir inaugur\u00e9 un nouveau champs d&rsquo;action, en 1928,                     en d\u00e9p\u00eachant des \u00e9quipes, durant les fins                     de semaine, dans les stations de ski des Laurentides pour                     assurer les premiers secours aux skieurs bless\u00e9s sur                     les pistes. En plus de leur certificat de secourisme, tous                     les membres de la patrouille de secours aux skieurs poss\u00e8dent                     une excellente connaissance du ski et de la fa\u00e7on de                     s&rsquo;y prendre pour manoeuvrer, sur les pentes les plus raides,                     un tra\u00eeneau transportant un bless\u00e9. Le tout dernier                     service cr\u00e9\u00e9 par la Brigade est la mise sur                     pied de divisions de motoneiges. <\/p>\n<h3>Du moyen \u00e2ge aux temps modernes<\/h3>\n<p> Comme l&#8217;embl\u00e8me original de l&rsquo;\u00e9poque m\u00e9di\u00e9vale,                     l&rsquo;esprit de d\u00e9vouement de l&rsquo;Ordre et sa consid\u00e9ration                     pour la vie humaine ont surv\u00e9cu jusqu&rsquo;\u00e0 nos                     jours\u00a0; seuls les moyens et les circonstances ont chang\u00e9.                   <\/p>\n<p> Le colonel Nicholson nous dit dans son ouvrage que les quatre                     branches de la croix blanche repr\u00e9sentent les vertus                     chr\u00e9tiennes de prudence, de justice, de temp\u00e9rance                     et de force. Les huit pointes symbolisent les huit b\u00e9atitudes                     du sermon sur la montagne, qui d\u00e9coulent de ces vertus.                   <\/p>\n<p> Tout en demeurant convaincus que les principes de l&rsquo;ancienne                     Fraternit\u00e9 sont valables encore aujourd&rsquo;hui certains                     membres de l&rsquo;Ordre d\u00e9sirent en adapter davantage la                     pratique au cadre de la vie quotidienne. Le premier laur\u00e9at                     d&rsquo;un concours de composition organis\u00e9 chez les adolescents                     du Manitoba posait la question suivante\u00a0: \u00ab\u00a0Pourquoi                     la Saint-Jean ne deviendrait-elle pas une des choses dans                     le vent pour les \u00e9tudiants\u00a0?\u00a0\u00bb Le second                     laur\u00e9at affirmait que des r\u00e9unions plus amicales,                     comme la pratique du tobaggan, le patinage ou la d\u00e9gustation                     de fondues pourraient renforcer les liens de camaraderie.                   <\/p>\n<p> Ainsi que le signalait un article des <em>Nouvelles de la                     Saint-Jean<\/em>, publication officielle de l&rsquo;Ambulance Saint-Jean                     au Canada, on s&rsquo;accordait \u00e0 dire que si l&rsquo;Ordre de                     Saint-Jean veut continuer \u00e0 prosp\u00e9rer, il doit                     aller vers les gens et leur apporter des programmes int\u00e9ressants                     sp\u00e9cialement con\u00e7us pour des couches bien d\u00e9termin\u00e9es                     de la population. <\/p>\n<p> Parmi les suggestions des concurrents figuraient\u00a0:                     des cours sp\u00e9ciaux de soins aux enfants pour les futures                     ou les nouvelles m\u00e8res\u00a0; un cours sp\u00e9cial                     de premiers soins pour les jeunes mari\u00e9s ou les couples                     ayant des enfants en bas \u00e2ge et partant expos\u00e9s                     aux accidents\u00a0; des cours de soin d&rsquo;urgence pour les                     chauffeurs de taxi, les voyageurs de commerce, les employ\u00e9s                     d&rsquo;h\u00f4tel, les garagistes des grandes routes et les camionneurs\u00a0;                     l&rsquo;enseignement des notions \u00e9l\u00e9mentaires du soin                     des malades \u00e0 domicile par l&rsquo;entremise des grands moyens                     d&rsquo;information. <\/p>\n<p> Il conviendrait d&rsquo;accorder plus d&rsquo;attention, \u00e9crivaient                     les jeunes r\u00e9dacteurs, \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9                     de sensibiliser le public en g\u00e9n\u00e9ral \u00e0                     l&rsquo;oeuvre de la Saint-Jean. Le formalisme, disaient-ils, doit                     dispara\u00eetre, si l&rsquo;on veut encourager le libre jeu de                     la communication au sein de l&rsquo;organisation. <\/p>\n<p> Une chose est \u00e9vidente\u00a0: il se manifeste chez                     les jeunes un vif d\u00e9sir de rendre service aux autres,                     et ces jeunes trouvent dans la Saint-Jean une occasion d&rsquo;exprimer                     leur bonne volont\u00e9, leur d\u00e9vouement et leur                     civisme. <\/p>\n<p> Par les services qu&rsquo;il offre au public, l&rsquo;Ordre de Saint-Jean                     est assur\u00e9ment de notre temps. Il fournit aux citoyens                     de tout \u00e2ge, du louveteau et de la jeannette jusqu&rsquo;\u00e0                     l&rsquo;octog\u00e9naire, la possibilit\u00e9 \u00e0 laquelle                     chacun aspire\u00a0: celle d&rsquo;\u00eatre utile aux autres hommes.                   <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[44],"class_list":["post-2426","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-44"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 53, N\u00b0 10 - Octobre 1972 - L&#039;ambulance Saint-Jean au Canada - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-53-n-10-octobre-1972-lambulance-saint-jean-au-canada\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 53, N\u00b0 10 - Octobre 1972 - L&#039;ambulance Saint-Jean au Canada\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Au Canada, des milliers de personnes b\u00e9n\u00e9ficient, chaque ann\u00e9e, des services offerts par les institutions group\u00e9es sous le signe de la croix blanche, embl\u00e8me de l&rsquo;Ordre v\u00e9n\u00e9rable des hospitaliers de Saint-Jean de J\u00e9rusalem. 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