{"id":2416,"date":"1962-10-01T00:00:00","date_gmt":"1962-10-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-43-n-9-octobre-1962-la-culture-a-la-portee-de-tous\/"},"modified":"2022-10-17T19:24:23","modified_gmt":"2022-10-17T19:24:23","slug":"vol-43-n-9-octobre-1962-la-culture-a-la-portee-de-tous","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-43-n-9-octobre-1962-la-culture-a-la-portee-de-tous\/","title":{"rendered":"Vol. 43, N\u00b0 9 &#8211; Octobre 1962 &#8211; La culture \u00e0 la port\u00e9e de tous"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">La science n&rsquo;est pas le bien supr\u00eame                     de la vie. On peut conna\u00eetre tout ce qui concerne le soleil,                     l&rsquo;atmosph\u00e8re, la rotation de la terre, et pourtant ignorer                     la splendeur d&rsquo;un coucher de soleil. <\/p>\n<p> La culture a trait aux r\u00e9alit\u00e9s les moins mat\u00e9rielles de                     la vie, tels le d\u00e9veloppement des facult\u00e9s de l&rsquo;esprit et                     l&rsquo;amour du beau. Elle comprend l&rsquo;ensemble des connaissances                     intellectuelles, artistiques et morales, des croyances et                     des autres enrichissements acquis par l&rsquo;homme dans le mode                     d&rsquo;existence en groupe que nous appelons la soci\u00e9t\u00e9. <\/p>\n<p> Ce serait cependant une erreur de consid\u00e9rer la culture                     uniquement comme une chose que l&rsquo;on recherche pour se distraire                     du train-train quotidien. Elle n&rsquo;a rien \u00e0 voir non plus avec                     la soif de la sensation, le go\u00fbt exag\u00e9r\u00e9 du raffinement ou                     le culte jaloux de l&rsquo;art en tant qu&rsquo;apanage de l&rsquo;\u00e9lite. <\/p>\n<p> Comme l&rsquo;\u00e9crit le directeur de la <em>Fondation canadienne<\/em>,                     \u00ab\u00a0le profil culturel d&rsquo;une nation est une mosa\u00efque dont                     les multiples pi\u00e8ces, d&rsquo;un assemblage tr\u00e8s compliqu\u00e9, touchent                     presque tous les aspects de la vie nationale\u00a0\u00bb. C&rsquo;est,                     d&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, la somme des connaissances sp\u00e9ciales                     qui s&rsquo;accumulent dans toute grande famille et devient la propri\u00e9t\u00e9                     commune de tous ses membres. <\/p>\n<p> La culture est aussi quelque chose de personnel. L&rsquo;homme                     ne vit pas seulement de pain. Il tend \u00e0 d\u00e9tourner les yeux                     de son travail pour s&rsquo;examiner et voir en lui-m\u00eame ou \u00e0 regarder                     hors de lui et \u00e0 m\u00e9diter sur la vie et l&rsquo;au-del\u00e0. Les pens\u00e9es                     qu&rsquo;il tire de ses r\u00e9flexions, il les exprime dans le discours                     et le th\u00e9\u00e2tre, la musique et le ballet, la peinture et la                     sculpture, la po\u00e9sie et la litt\u00e9rature. Et c&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment                     l\u00e0 ce qui lui conf\u00e8re sa qualit\u00e9 d&rsquo;homme. <\/p>\n<p> Nous avons dress\u00e9 l&rsquo;inventaire de nos richesses culturelles,                     de 1949 \u00e0 1951, lorsque la Commission royale d&rsquo;enqu\u00eate sur                     l&rsquo;avancement des arts, lettres et sciences au Canada, dite                     Commission Massey, en a fait le recensement en profondeur                     sur toute l&rsquo;\u00e9tendue de notre territoire. Son rapport a largement                     contribu\u00e9 \u00e0 nous persuader que la culture est importante dans                     la vie nationale comme dans la vie priv\u00e9e. Les recommandations                     de cette Commission se sont concr\u00e9tis\u00e9es dans l&rsquo;institution,                     en 1957, d&rsquo;un Conseil pour l&rsquo;encouragement des arts, des humanit\u00e9s                     et des sciences sociales, appel\u00e9 <em>Conseil des arts du Canada<\/em>.                   <\/p>\n<p> Il faut bien reconna\u00eetre cependant que tout ce qui a une                     valeur culturelle dans d&rsquo;autres parties du monde ne convient                     pas n\u00e9cessairement au Canada. Ainsi, le lapis-lazuli, cette                     pierre d&rsquo;un bleu d&rsquo;azur magnifique, qui est si belle \u00e0 la                     lumi\u00e8re du soleil d&rsquo;\u00c9gypte, ne serait peut-\u00eatre qu&rsquo;un morceau                     de verre sombre et sans \u00e9clat sous notre ciel septentrional.                   <\/p>\n<p> Pourtant, nous avons r\u00e9ussi \u00e0 associer la vitalit\u00e9 et l&rsquo;esprit                     d&rsquo;aventure de plusieurs races dans un milieu favorable \u00e0 la                     cr\u00e9ation d&rsquo;une grande culture canadienne. Il existe chez notre                     peuple, comme ra dit la Commission Massey, \u00ab\u00a0un d\u00e9sir                     sinc\u00e8re et g\u00e9n\u00e9ral d&rsquo;enrichir et d&rsquo;activer la vie culturelle                     et intellectuelle\u00a0\u00bb du Canada. <\/p>\n<h3>Quelques formes de culture La                   Musique<\/h3>\n<p> Darwin affirmait que la facult\u00e9 d&rsquo;\u00e9mettre des sons musicaux                     et d&rsquo;en go\u00fbter l&rsquo;harmonie existait chez l&rsquo;esp\u00e8ce humaine bien                     avant l&rsquo;apparition de la parole. Shakespeare, lorsqu&rsquo;il voulait                     exprimer des sentiments inexprimables, posait sa plume et                     faisait appel \u00e0 la musique. Nietzsche, auteur du credo du                     surhomme, \u00e9crivait en 1910\u00a0: \u00ab\u00a0Sans la musique,                     la vie serait une erreur\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p> Au cours d&rsquo;une seule saison, huit chanteurs canadiens ont                     chant\u00e9 des premiers r\u00f4les au c\u00e9l\u00e8bre th\u00e9\u00e2tre d&rsquo;op\u00e9ra Covent                     Garden. Les compositeurs canadiens remportent des succ\u00e8s dignes                     d&rsquo;\u00e9loges, chez nous et \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger. Le <em>National Youth                     Orchestra of Canada<\/em>, qui se compose de jeunes gens et                     de jeunes filles, a fait ses d\u00e9buts \u00e0 la fin de 1960. Dix-sept                     festivals d&rsquo;op\u00e9ra et de musique \u00e9taient pr\u00e9vus pour l&rsquo;\u00e9t\u00e9                     de 1962. <\/p>\n<p> Un grand nombre d&rsquo;organismes se vouent \u00e0 la diffusion de                     la musique au Canada. Ainsi, le <em>Centre musical canadien<\/em>,                     form\u00e9 en 1959, a pour objectif de faire mieux conna\u00eetre la                     musique canadienne. Jouant \u00e0 la fois le r\u00f4le de musicoth\u00e8que                     et de service de lancement, il distribue les partitions des                     compositeurs canadiens aux chefs d&rsquo;orchestre, aux artistes                     et aux pr\u00e9parateurs de programmes. Un total de 318 compositeurs,                     dont 90 en pleine activit\u00e9, y \u00e9taient inscrits cette ann\u00e9e.                   <\/p>\n<p> La musique n&rsquo;est pas seulement un distraction\u00a0; elle                     est aussi un moyen de culture personnelle. Le Bureau canadien                     pour l&rsquo;avancement de la musique d\u00e9finissait ainsi son but                     en 1919\u00a0: \u00ab\u00a0favoriser l&rsquo;\u00e9tude et l&rsquo;appr\u00e9ciation                     de la musique en raison de sa valeur \u00e9ducative et stimulatrice                     dans la vie\u00a0\u00bb. <\/p>\n<h3>L&rsquo;Art Dramatique<\/h3>\n<p> Le bon th\u00e9\u00e2tre int\u00e9resse chez nous un public consid\u00e9rable,                     dont on ne soup\u00e7onnait m\u00eame pas l&rsquo;existence il y a quelques                     ann\u00e9es. Nous en voyons la preuve dans le succ\u00e8s remport\u00e9 par                     le Festival national d&rsquo;art dramatique, \u00e0 l&rsquo;occasion duquel                     63 troupes se sont inscrites aux 14 festivals r\u00e9gionaux organis\u00e9s                     \u00e0 travers le Canada. Fond\u00e9 en 1933, le Festival national d&rsquo;art                     dramatique est devenu synonyme de \u00ab\u00a0th\u00e9\u00e2tre\u00a0\u00bb pour                     la plupart des Canadiens. <\/p>\n<p> Il est significatif de constater que ce sont les minist\u00e8res                     provinciaux de l&rsquo;instruction publique qui fournissent la majeure                     partie des salles n\u00e9cessaires pour la pr\u00e9sentation des pi\u00e8ces                     de th\u00e9\u00e2tre. En agissant ainsi, ils offrent aux jeunes une                     excellente occasion d&rsquo;enrichissement culturel. <\/p>\n<p> Les cr\u00e9ations de nos nouveaux auteurs dramatiques ont besoin                     de cette aide pour atteindre le nombreux public qui s&rsquo;int\u00e9resse                     aux id\u00e9es et aux spectacles. <\/p>\n<h3>Le Ballet<\/h3>\n<p> Le ballet conna\u00eet actuellement un grand essor au Canada.                     On pourrait croire qu&rsquo;un pays comme le n\u00f4tre, avec une population                     de dix-huit millions dispers\u00e9e sur un territoire immense,                     devrait s&rsquo;estimer chanceux d&rsquo;avoir et d&rsquo;entretenir convenablement                     une compagnie de ballet. Or, nous en poss\u00e9dons trois\u00a0:                     le National Ballet, le Royal Winnipeg Ballet et Les Grands                     Ballets Canadiens. L&rsquo;ensemble de leur budget d\u00e9passe un million                     par ann\u00e9e. <\/p>\n<p> Le ballet est sans contredit l&rsquo;un des arts les plus exigeants.                     On dit qu&rsquo;il y a derri\u00e8re chaque petite ballerine une m\u00e8re                     profond\u00e9ment d\u00e9vou\u00e9e. Elle doit l&rsquo;\u00eatre, en effet, pour les                     r\u00e9p\u00e9titions comme pour la confection des costumes. Il y a                     aussi un p\u00e8re magnanime pour payer la note et assister aux                     spectacles. Il faut encore et surtout des danseurs enthousiastes.                     Quand on a vu avec quelle ardeur les \u00e9l\u00e8ves de l&rsquo;\u00c9cole des                     beaux-arts de Banff se rendent chaque jour aux le\u00e7ons pendant                     six semaines et prolongent leur travail jusque tard dans la                     nuit, on s&rsquo;en souvient longtemps. <\/p>\n<p> Les difficult\u00e9s se multiplient lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit du ballet                     professionnel. Il est impossible de mettre sur pied une troupe                     de ballet pendant le court espace d&rsquo;une saison, puis de la                     d\u00e9sorganiser. Une troupe de ballet n&rsquo;est pas seulement un                     groupe d&rsquo;acteurs qui jouent ensemble, mais aussi une \u00e9quipe                     d&rsquo;athl\u00e8tes qui doivent s&rsquo;exercer et travailler ensemble pendant                     presque toute l&rsquo;ann\u00e9e. Aucune ville du Canada n&rsquo;est assez                     grande pour soutenir une saison comme celles que peuvent se                     permettre Paris et New-York, de sorte que nos companies de                     ballet doivent faire des tourn\u00e9es et r\u00e9pandre leur art \u00e0 travers                     le pays pour trouver le public qui leur est n\u00e9cessaire. <\/p>\n<h3>L&rsquo;Op\u00e9ra<\/h3>\n<p> L&rsquo;op\u00e9ra a fait de grands progr\u00e8s ces derni\u00e8res ann\u00e9es. Dans                     son troisi\u00e8me rapport annuel, le Conseil des arts signalait                     le cas de <em>l&rsquo;Opera Festival Association de Toronto <\/em>(devenue                     par la suite la <em>Canadian Opera Company <\/em>\u00e0 cause de l&rsquo;envergure                     de son travail) qui avait r\u00e9uni un public de 65,000 personnes                     en une seule saison. <\/p>\n<p> Le <em>Canadian Opera Guild<\/em>, qui compte des membres dans                     toutes les provinces, fut form\u00e9 en 1959 en vue d&rsquo;appuyer et                     de patronner la <em>Canadian Opera Company<\/em>. Dans notre                     h\u00e9misph\u00e8re, cette compagnie se classe par la dur\u00e9e de sa saison                     imm\u00e9diatement apr\u00e8s le <em>Metropolitan<\/em>. Partant de Toronto,                     elle pr\u00e9sente au cours de sa tourn\u00e9e \u00e0 travers le Canada des                     op\u00e9ras dans plus de 85 agglom\u00e9rations diff\u00e9rentes. Le manque                     de fonds l&rsquo;oblige malheureusement \u00e0 voyager sans orchestre                     et \u00e0 ne se servir que d&rsquo;un seul piano\u00a0; elle doit en                     cons\u00e9quence limiter son r\u00e9pertoire \u00e9ventuel, sauf dans certaines                     villes o\u00f9 elle peut, gr\u00e2ce au concours d&rsquo;un orchestre local,                     donner une repr\u00e9sentation compl\u00e8te. <\/p>\n<h3>Les Chansons de Folklore<\/h3>\n<p> Les chansons de folklore, qui \u00e9taient autrefois un trait                     distinctif de la vie quotidienne chez les Canadiens fran\u00e7ais,                     connaissent un regain de vie, m\u00eame si les pr\u00e9occupations du                     mouvement amorc\u00e9 en ce sens ont tendance \u00e0 \u00eatre un peu outr\u00e9es                     pour l&rsquo;homme ordinaire. Nous rejetons les chansons rudes et                     flanches que fredonnaient nos anc\u00eatres au profit des disques                     \u00e0 accompagnement de guitare \u00e9lectrique et des refrains tir\u00e9s                     des films du jour. Mais ces chants font partie de notre culture,                     comme l&rsquo;a reconnu feu John Murray Gibbon en organisant, il                     y a trente ans, une s\u00e9rie de festivals de chansons folkloriques                     pour le Pacifique-Canadien. <\/p>\n<h3>La Litt\u00e9rature<\/h3>\n<p> Le langage est indispensable \u00e0 la culture. Les individus                     meurent, mais la culture qu&rsquo;ils nous ont transmis et qu&rsquo;ils                     ont contribu\u00e9 \u00e0 cr\u00e9er et \u00e0 enrichir est en quelque sorte immortelle.                     Sans la litt\u00e9rature, le courant s&rsquo;arr\u00eaterait, la culture se                     fl\u00e9trirait. Un monde en stagnation n&rsquo;a que faire de nouveaux                     \u00e9crits, mais si les hommes veulent travailler \u00e0 l&rsquo;oeuvre de                     longue haleine de leur \u00e9panouissement personnel et de leur                     culture, le d\u00e9veloppement de la litt\u00e9rature devient une n\u00e9cessit\u00e9                     fondamentale. <\/p>\n<p> L&rsquo;accession de la po\u00e9sie canadienne \u00e0 un rang d&rsquo;envergure                     internationale constitue l&rsquo;un des faits saillants des dix                     derni\u00e8res ann\u00e9es dans le monde des lettres canadiennes. On                     estime qu&rsquo;il y a aujourd&rsquo;hui une cinquantaine de po\u00e8tes canadiens                     dont les oeuvres m\u00e9ritent une lecture s\u00e9rieuse. La vitalit\u00e9                     actuelle de la po\u00e9sie canadienne-fran\u00e7aise faisait dire \u00e0                     un \u00e9crivain fran\u00e7ais qui se trouvait chez nous \u00e0 titre de                     boursier de l&rsquo;Association France-Canada\u00a0: \u00ab\u00a0Qu\u00e9bec                     compte maintenant, avec Paris et l&rsquo;Afrique du Nord, parmi                     les trois plus importants centres de po\u00e9sie fran\u00e7aise dans                     le monde.\u00a0\u00bb <\/p>\n<h3>L&rsquo;Architecture<\/h3>\n<p> Ceux qui veulent contribuer d&rsquo;une fa\u00e7on tangible \u00e0 am\u00e9liorer                     le climat culturel du Canada ont une magnifique occasion de                     le faire \u00e0 l&rsquo;heure o\u00f9 nous nous pr\u00e9parons \u00e0 c\u00e9l\u00e9brer le centenaire                     de la Conf\u00e9d\u00e9ration. <\/p>\n<p> On dit que les Grecs commen\u00e7aient \u00e0 construire leurs villes                     en \u00e9tablissant les fondations d&rsquo;un th\u00e9\u00e2tre. Peut-on imaginer                     meilleur moyen de marquer le centenaire du Canada que d&rsquo;\u00e9riger,                     suivant l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;un architecte de Montr\u00e9al, M. Hazen Sise,                     des centres de loisirs et de culture d&rsquo;un bout \u00e0 l&rsquo;autre du                     pays. <\/p>\n<p> Le ballet, la musique, le th\u00e9\u00e2tre exigent des immeubles                     vastes et sp\u00e9ciaux, que l&rsquo;on ne trouve que dans quelques-unes                     de nos grandes villes. La pr\u00e9paration des plans de ces b\u00e2timents                     et leur construction permettrait \u00e0 nos architectes de faire                     valoir leurs talents cr\u00e9ateurs. <\/p>\n<h3>Les organes de diffusion de la culture<\/h3>\n<h3>Radio-Canada<\/h3>\n<p> Il convient d&rsquo;abord de citer, parmi les grands organes de                     culture, la Soci\u00e9t\u00e9 Radio-Canada, \u00e0 cause de l&rsquo;ampleur de                     son rayonnement. Comme l&rsquo;\u00e9crivait M. Herbert, \u00ab\u00a0cette                     Soci\u00e9t\u00e9 joue un r\u00f4le vital en faisant conna\u00eetre la musique,                     le th\u00e9\u00e2tre et la litt\u00e9rature de notre pays et en \u00e9veillant                     l&rsquo;int\u00e9r\u00eat du public pour les questions culturelles.\u00a0\u00bb                     Et Hugh MacLennan faisait cette observation dans un article                     du <em>Montreal Star<\/em>\u00a0: \u00ab\u00a0Vous me direz peut-\u00eatre                     \u00ab\u00a0Eh bien quoi, Radio-Canada\u00a0?\u00a0\u00bb, et moi je                     vous r\u00e9pondrai\u00a0: \u00ab\u00a0Sans Radio-Canada, il n&rsquo;y aurait                     probablement pas de Canada\u00a0!\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Le service de t\u00e9l\u00e9vision de Radio-Canada est \u00e0 la port\u00e9e                     de 91 p. 100 de notre population. Il s&rsquo;efforce de repr\u00e9senter                     et de faire comprendre les divers \u00e9l\u00e9ments de la nation. Son                     ambition est d&rsquo;\u00e9voquer l&rsquo;h\u00e9ritage culturel de notre pays par                     des \u00e9missions d&rsquo;ordre documentaire ou dramatique, d&rsquo;offrir                     aux spectateurs les plus belles pages de la litt\u00e9rature et                     du th\u00e9\u00e2tre, de favoriser l&rsquo;\u00e9panouissement de nos talents dans                     tous les domaines. <\/p>\n<p> En nous pr\u00e9sentant des \u00e9missions comme <em>L&rsquo;art et son secret,                     Des id\u00e9es et des hommes, The Conscience of Man<\/em>, et <em>Architects                     of Modern Thought<\/em>, notre r\u00e9seau national de radio-t\u00e9l\u00e9vision                     nous offre d&rsquo;in\u00e9puisables sujets de r\u00e9flexion et de m\u00e9ditation.                     Et c&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment de la m\u00e9ditation sur les grandes questions                     de la vie humaine et de l&rsquo;univers que d\u00e9coule la culture.                   <\/p>\n<p> La musique tient \u00e9galement une place importante dans les                     programmes. Des oeuvres compos\u00e9es ou ex\u00e9cut\u00e9es par des Canadiens                     sont pr\u00e9sent\u00e9es dans tous les centres o\u00f9 se r\u00e9v\u00e8lent des talents.                     Le ballet <em>Le lac des cygnes <\/em>alterne avec l&rsquo;op\u00e9ra <em>Falstaff<\/em>.                     Glenn Gould interpr\u00e8te <em>l&rsquo;Enfance du Christ<\/em>, diffus\u00e9                     de la Basilique de Qu\u00e9bec. <em>Hommage \u00e0 Debussy <\/em>et <em>Carmen                     <\/em>s&rsquo;inscrivent dans la saison d&rsquo;hiver \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du New-York                     City Ballet et des Grands Ballets Canadiens. <\/p>\n<p> Comme le disait le pr\u00e9sident de la Soci\u00e9t\u00e9 Radio-Canada,                     M. Alphonse Ouimet, dans une allocution qu&rsquo;il pronon\u00e7ait \u00e0                     l&rsquo;Universit\u00e9 Acadia\u00a0: \u00ab\u00a0Les postes de radio-t\u00e9l\u00e9vision                     ont une \u00e9norme responsabilit\u00e9 envers le public. Ils ne doivent                     pas abdiquer cette responsabilit\u00e9 en se fiant uniquement aux                     indices de popularit\u00e9 pour justifier le menu de r\u00e9p\u00e9titions                     et de monotonie que constituent les \u00e9missions qui r\u00e9pondent                     au plus petit d\u00e9nominateur commun. Ils doivent offrir une                     vaste gamme d&rsquo;\u00e9missions, afin que chacun des auditeurs ou                     des spectateurs ait la possibilit\u00e9 de faire lui-m\u00eame son choix.\u00a0\u00bb                   <\/p>\n<h3>La Galerie Nationale<\/h3>\n<p> L&rsquo;une des raisons pour lesquelles 350,000 personnes visitent                     chaque ann\u00e9e la Galerie nationale tient peut-\u00eatre \u00e0 la pond\u00e9ration                     de son programme. Celui-ci n&rsquo;est ni trop radical ni trop conformiste,                     mais cherche \u00e0 pr\u00e9senter les meilleures expositions possibles                     en se fondant uniquement sur la qualit\u00e9. <\/p>\n<p> L&rsquo;origine de cette institution remonte \u00e0 la fondation de                     la <em>Royal Canadian Academy of Arts <\/em>en 1880, \u00e0 une \u00e9poque                     o\u00f9 la population du Canada n&rsquo;\u00e9tait que de quatre millions.                     Aujourd&rsquo;hui, il a la formidable t\u00e2che de desservir un pays                     dont la grande majorit\u00e9 des dix-huit millions d&rsquo;habitants                     n&rsquo;auront jamais l&rsquo;occasion de le visiter en personne. <\/p>\n<p> L&rsquo;une des fonctions de cette Galerie consiste \u00e0 organiser                     des causeries, des expositions et des expositions ambulantes,                     qui sont pr\u00e9sent\u00e9es sur les divers circuits artistiques, dans                     notre pays et \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur. Elle se range ainsi, avec <em>l&rsquo;American                     Federation of Arts <\/em>et la <em>Smithsonian Institution<\/em>,                     parmi les trois principaux organes de diffusion de l&rsquo;Am\u00e9rique                     du Nord. <\/p>\n<p> On estime que plus d&rsquo;un quart de million de personnes vont                     voir ces expositions au cours de leur randonn\u00e9e \u00e0 travers                     le Canada. Et il faut chaque ann\u00e9e en accro\u00eetre le nombre                     pour r\u00e9pondre \u00e0 la demande du public. Pendant l&rsquo;une des derni\u00e8res                     ann\u00e9es, 38 expositions ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es \u00e0 166 reprises dans                     les mus\u00e9es d&rsquo;art et autres centres d&rsquo;exposition. <\/p>\n<p> Les cours sur l&rsquo;art, \u00e0 l&rsquo;intention des enfants et des adultes,                     les causeries et les pr\u00e9sentations de films pour le public                     font maintenant partie int\u00e9grante des programmes de la plupart                     des grandes galeries canadiennes. La Galerie nationale, pour                     sa part, en r\u00e9alisant des films fixes sur les peintres canadiens,                     a rendu un pr\u00e9cieux service aux \u00e9coles et aux cercles artistiques.                     Vingt de ses 82 films cin\u00e9matographiques sur l&rsquo;art sont emprunt\u00e9s                     chaque mois par divers groupements et institutions. <\/p>\n<p> La Galerie nationale abrite la plus belle collection de                     peintures canadiennes qui existe, et elle prend tous les moyens                     qui sont en son pouvoir pour encourager nos peintres et stimuler                     l&rsquo;int\u00e9r\u00eat du public. Son magnifique agenda de 1962 renfermait                     28 reproductions en couleur des plus belles peintures et sculptures                     canadiennes des XVIIIe et XIXe si\u00e8cles. <\/p>\n<p> L&rsquo;art ne se d\u00e9mode pas avec le temps. La plus ancienne peinture                     parmi les collections de la Galerie nationale, le portrait                     d&rsquo;une momie \u00e9gyptienne, date du premier si\u00e8cle apr. J.-C.                     Mais les immeubles, eux, vieillissent et deviennent trop petits                     avec les ann\u00e9es. C&rsquo;est pourquoi la Galerie s&rsquo;est transport\u00e9e,                     en 1960, dans le nouvel \u00e9difice Lorne, o\u00f9 elle dispose de                     cinq fois plus d&rsquo;espace qu&rsquo;elle n&rsquo;en occupait autrefois au                     Mus\u00e9e Victoria. <\/p>\n<h3>L&rsquo;Office National du Film<\/h3>\n<p> L&rsquo;Office national du film du Canada fait beaucoup pour tirer                     le cin\u00e9ma des \u00ab\u00a0t\u00e9n\u00e8bres ext\u00e9rieures\u00a0\u00bb o\u00f9 l&rsquo;avaient                     rel\u00e9gu\u00e9 au d\u00e9but un grand nombre de personnes qui d\u00e9claraient                     s&rsquo;int\u00e9resser \u00e0 la culture. Heureusement, il a toujours exist\u00e9                     depuis l&rsquo;av\u00e8nement de cet art un solide noyau d&rsquo;enthousiastes                     pour croire \u00e0 son r\u00f4le cr\u00e9ateur. <\/p>\n<p> L&rsquo;ONF est l&rsquo;organisme officiel du gouvernement canadien,                     qui est charg\u00e9 de r\u00e9aliser et de distribuer des films sur                     des questions ayant trait aux int\u00e9r\u00eats des Canadiens. Ses                     films tendent non seulement \u00e0 relater les \u00e9v\u00e9nements m\u00eames                     qui se d\u00e9roulent au Canada, mais aussi \u00e0 refl\u00e9ter l&rsquo;esprit                     de la vie et de la culture canadiennes. <\/p>\n<p> En plus de fournir des films aux collectivit\u00e9s et \u00e0 d&rsquo;autres                     organisations, l&rsquo;Office encourage les soir\u00e9es de cin\u00e9ma dans                     les biblioth\u00e8ques, les festivals du film et les semaines cin\u00e9matographiques.                     Ces initiatives ont l&rsquo;avantage de mettre des films documentaires                     et \u00e9ducatifs \u00e0 la port\u00e9e des gens qui ne font pas partie des                     associations dans lesquelles on pr\u00e9sente des films. <\/p>\n<p> Les films dits non spectaculaires de 16mm atteignent le                     public en question par l&rsquo;entremise de quelque 470 conseils                     du film, cin\u00e9math\u00e8ques provinciales, biblioth\u00e8ques publiques,                     \u00e9coles, etc. Ce r\u00e9seau de distribution permet de desservir                     10,000 associations et groupements locaux, et plus de 30,000                     personnes participent activement \u00e0 son travail. Le mat\u00e9riel                     et les installations achet\u00e9s \u00e0 cette fin pendant les dix derni\u00e8res                     ann\u00e9es d\u00e9passent cinq millions de dollars. Il y a chaque ann\u00e9e,                     dans les divers centres paroissiaux ou de loisirs, environ                     272,000 pr\u00e9sentations de films de l&rsquo;ONF, auxquelles assiste                     un public \u00e9valu\u00e9 \u00e0 quelque 16 millions de spectateurs. <\/p>\n<p> L&rsquo;Office accorde une attention particuli\u00e8re aux \u00e9coles.                     Le film rend toujours l&rsquo;enseignement plus int\u00e9ressant, ainsi                     qu&rsquo;en t\u00e9moignent les projections fixes r\u00e9alis\u00e9es par l&rsquo;ONF                     en collaboration avec les \u00e9ducateurs canadiens. <\/p>\n<h3>Le Conseil des Arts<\/h3>\n<p> Le Conseil des arts, dont l&rsquo;id\u00e9e a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue par la Commission                     Massey, r\u00e9unit en un seul faisceau les pr\u00e9occupations culturelles                     du Canada tout entier. Ce conseil, cr\u00e9\u00e9 par une loi du Parlement                     en 1957, est dot\u00e9 de cr\u00e9dits d&rsquo;un montant de cent millions                     de dollars. La moiti\u00e9 de cette somme a \u00e9t\u00e9 vers\u00e9e \u00e0 la Caisse                     des subventions en capital aux universit\u00e9s, dont les int\u00e9r\u00eats                     et le principal servent \u00e0 aider les universit\u00e9s \u00e0 construire                     de nouveaux locaux. L&rsquo;autre moiti\u00e9 constitue la Caisse de                     dotation, dont seuls les revenus peuvent \u00eatre utilis\u00e9s par                     le Conseil. Le but du Conseil est de \u00ab\u00a0d\u00e9velopper et                     favoriser l&rsquo;\u00e9tude et le go\u00fbt des arts, des humanit\u00e9s et des                     sciences sociales, de m\u00eame que la production d&rsquo;oeuvres s&rsquo;y                     rattachant\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p> Le Conseil n&rsquo;est pas un organisme productif comme Radio-Canada                     et l&rsquo;ONF. Son r\u00f4le consiste \u00e0 activer, et non \u00e0 orienter,                     le progr\u00e8s des arts et des sciences sociales. <\/p>\n<p> Gr\u00e2ce \u00e0 lui, plusieurs organisations qui se consacrent aux                     arts d&rsquo;ex\u00e9cution b\u00e9n\u00e9ficient d&rsquo;une aide financi\u00e8re qui leur                     permet de relever la qualit\u00e9 de leur production. Le Conseil                     a \u00e9galement accord\u00e9 son appui \u00e0 plusieurs groupements charg\u00e9s                     de faire p\u00e9n\u00e9trer le th\u00e9\u00e2tre, l&rsquo;art, le ballet et la musique                     dans des r\u00e9gions qui en \u00e9taient priv\u00e9es auparavant. <\/p>\n<p> Il va de soi qu&rsquo;un organisme de ce genre est appel\u00e9 \u00e0 prendre                     des d\u00e9cisions fort difficiles dans l&rsquo;exercice de ses attributions.                     Ainsi se pose-t-il souvent la question suivante dans ses rapports\u00a0:                     convient-il d&rsquo;abord d&rsquo;affecter les fonds en faveur de ceux                     qui s&rsquo;adonnent d\u00e9j\u00e0 aux arts ou de les utiliser de la fa\u00e7on                     la plus propre \u00e0 mettre les arts \u00e0 la port\u00e9e des gens chez                     qui ils n&rsquo;exercent \u00e0 peu pr\u00e8s aucune influence \u00e0 l&rsquo;heure actuelle.                     Il lui faut maintenir un juste milieu entre l&rsquo;appui \u00e0 donner                     \u00e0 la qualit\u00e9 et la diffusion au profit d&rsquo;un plus grand nombre.                   <\/p>\n<p> Dans son rapport de l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re, le Conseil se dit                     convaincu que la qualit\u00e9 doit passer avant la quantit\u00e9, la                     sp\u00e9cialisation en g\u00e9n\u00e9ral avant l&rsquo;amateurisme\u00a0; que s&rsquo;il                     est tr\u00e8s important d&rsquo;aider les organisations, il est \u00e9galement                     n\u00e9cessaire d&rsquo;appuyer et d&rsquo;encourager les talents individuels,                     sans lesquels il ne peut exister d&rsquo;organisations de qualit\u00e9.                     Il exprime l&rsquo;avis qu&rsquo;il faudra peut-\u00eatre parfois cr\u00e9er de                     nouveaux organismes, \u00e0 condition que le besoin en soit d\u00e9montr\u00e9.                   <\/p>\n<p> L&rsquo;\u00e9tude approfondie des demandes de bourses d&rsquo;\u00e9tudes et                     de recherches en arts adress\u00e9es au Conseil est confi\u00e9e \u00e0 la                     <em>Fondation canadienne<\/em>, dont la mission est d&rsquo;encourager                     les arts au Canada. Cette soci\u00e9t\u00e9, qui compte une vingtaine                     d&rsquo;ann\u00e9es d&rsquo;existence, a l&rsquo;avantage d&rsquo;avoir dans ses rangs                     180 sp\u00e9cialistes, parmi lesquels figurent certains des plus                     grands musiciens, artistes, \u00e9crivains, compositeurs et chefs                     d&rsquo;orchestre du Canada. Quant aux bourses relatives aux humanit\u00e9s                     et aux sciences sociales, ce sont le Conseil canadien de recherches                     sur les humanit\u00e9s et le Conseil canadien de recherches en                     sciences sociales qui se chargent respectivement d&rsquo;en faire                     l&rsquo;examen d\u00e9taill\u00e9. <\/p>\n<h3>La culture \u00e9volue<\/h3>\n<p> Si certains \u00e9l\u00e9ments culturels paraissent infiniment \u00e9loign\u00e9s                     de nos us et coutumes actuels, nous devons nous rappeler que                     la culture implique changement et \u00e9volution. La culture n&rsquo;est                     pas une citadelle bien gard\u00e9e o\u00f9 l&rsquo;on s&rsquo;installe \u00e0 demeure,                     mais une route qui m\u00e8ne \u00e0 de plus vastes horizons, qui conduit                     \u00e0 des choses de plus en plus merveilleuses et extraordinaires.                     Les connaissances et les mani\u00e8res de voir que nous ont l\u00e9gu\u00e9es                     les g\u00e9n\u00e9rations ant\u00e9rieures se sont accrues avec l&rsquo;arriv\u00e9e                     de nouveaux citoyens dans notre pays, et nous les modifions                     nous aussi tous les jours. <\/p>\n<p> Il nous est loisible de nous d\u00e9sint\u00e9resser de tel ou tel                     moyen d&rsquo;expression culturelle s&rsquo;il ne nous dit rien, mais                     ce n&rsquo;est pas une raison pour le condamner. Quoi qu&rsquo;il en soit,                     veillons \u00e0 ce que la musique ait toujours une certaine place                     dans notre vie\u00a0: musique d&rsquo;orchestre, musique de la po\u00e9sie,                     musique de la danse, musique de la couleur. Que nous soyons                     artiste ou auditeur, notre existence n&rsquo;en sera que plus riche                     et plus f\u00e9conde. <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[34],"class_list":["post-2416","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-34"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.4 (Yoast SEO v27.4) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 43, N\u00b0 9 - Octobre 1962 - La culture \u00e0 la port\u00e9e de tous - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-43-n-9-octobre-1962-la-culture-a-la-portee-de-tous\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 43, N\u00b0 9 - Octobre 1962 - La culture \u00e0 la port\u00e9e de tous\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"La science n&rsquo;est pas le bien supr\u00eame de la vie. On peut conna\u00eetre tout ce qui concerne le soleil, l&rsquo;atmosph\u00e8re, la rotation de la terre, et pourtant ignorer la splendeur d&rsquo;un coucher de soleil. La culture a trait aux r\u00e9alit\u00e9s les moins mat\u00e9rielles de la vie, tels le d\u00e9veloppement des facult\u00e9s de l&rsquo;esprit et l&rsquo;amour [&hellip;]\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-43-n-9-octobre-1962-la-culture-a-la-portee-de-tous\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"RBC\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2022-10-17T19:24:23+00:00\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"Est. reading time\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"19 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.rbc.com\\\/fr\\\/notre-compagnie\\\/histoire\\\/bulletin\\\/vol-43-n-9-octobre-1962-la-culture-a-la-portee-de-tous\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/www.rbc.com\\\/fr\\\/notre-compagnie\\\/histoire\\\/bulletin\\\/vol-43-n-9-octobre-1962-la-culture-a-la-portee-de-tous\\\/\",\"name\":\"Vol. 43, N\u00b0 9 - Octobre 1962 - La culture \u00e0 la port\u00e9e de tous - RBC\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.rbc.com\\\/fr\\\/#website\"},\"datePublished\":\"1962-10-01T00:00:00+00:00\",\"dateModified\":\"2022-10-17T19:24:23+00:00\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/www.rbc.com\\\/fr\\\/notre-compagnie\\\/histoire\\\/bulletin\\\/vol-43-n-9-octobre-1962-la-culture-a-la-portee-de-tous\\\/\"]}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.rbc.com\\\/fr\\\/#website\",\"url\":\"https:\\\/\\\/www.rbc.com\\\/fr\\\/\",\"name\":\"RBC\",\"description\":\"\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\\\/\\\/www.rbc.com\\\/fr\\\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO Premium plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Vol. 43, N\u00b0 9 - Octobre 1962 - La culture \u00e0 la port\u00e9e de tous - RBC","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-43-n-9-octobre-1962-la-culture-a-la-portee-de-tous\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"Vol. 43, N\u00b0 9 - Octobre 1962 - La culture \u00e0 la port\u00e9e de tous","og_description":"La science n&rsquo;est pas le bien supr\u00eame de la vie. On peut conna\u00eetre tout ce qui concerne le soleil, l&rsquo;atmosph\u00e8re, la rotation de la terre, et pourtant ignorer la splendeur d&rsquo;un coucher de soleil. La culture a trait aux r\u00e9alit\u00e9s les moins mat\u00e9rielles de la vie, tels le d\u00e9veloppement des facult\u00e9s de l&rsquo;esprit et l&rsquo;amour [&hellip;]","og_url":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-43-n-9-octobre-1962-la-culture-a-la-portee-de-tous\/","og_site_name":"RBC","article_modified_time":"2022-10-17T19:24:23+00:00","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"Est. reading time":"19 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-43-n-9-octobre-1962-la-culture-a-la-portee-de-tous\/","url":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-43-n-9-octobre-1962-la-culture-a-la-portee-de-tous\/","name":"Vol. 43, N\u00b0 9 - Octobre 1962 - La culture \u00e0 la port\u00e9e de tous - RBC","isPartOf":{"@id":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/#website"},"datePublished":"1962-10-01T00:00:00+00:00","dateModified":"2022-10-17T19:24:23+00:00","inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-43-n-9-octobre-1962-la-culture-a-la-portee-de-tous\/"]}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/#website","url":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/","name":"RBC","description":"","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"}]}},"parsely":{"version":"1.1.0","canonical_url":"https:\/\/rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-43-n-9-octobre-1962-la-culture-a-la-portee-de-tous\/","smart_links":{"inbound":0,"outbound":0},"traffic_boost_suggestions_count":0,"meta":{"@context":"https:\/\/schema.org","@type":"NewsArticle","headline":"Vol. 43, N\u00b0 9 &#8211; Octobre 1962 &#8211; La culture \u00e0 la port\u00e9e de tous","url":"http:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-43-n-9-octobre-1962-la-culture-a-la-portee-de-tous\/","mainEntityOfPage":{"@type":"WebPage","@id":"http:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-43-n-9-octobre-1962-la-culture-a-la-portee-de-tous\/"},"thumbnailUrl":"","image":{"@type":"ImageObject","url":""},"articleSection":"Uncategorized","author":[],"creator":[],"publisher":{"@type":"Organization","name":"RBC","logo":""},"keywords":[],"dateCreated":"1962-10-01T00:00:00Z","datePublished":"1962-10-01T00:00:00Z","dateModified":"2022-10-17T19:24:23Z"},"rendered":"<script type=\"application\/ld+json\" class=\"wp-parsely-metadata\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@type\":\"NewsArticle\",\"headline\":\"Vol. 43, N\\u00b0 9 &#8211; Octobre 1962 &#8211; La culture \\u00e0 la port\\u00e9e de tous\",\"url\":\"http:\\\/\\\/www.rbc.com\\\/fr\\\/notre-compagnie\\\/histoire\\\/bulletin\\\/vol-43-n-9-octobre-1962-la-culture-a-la-portee-de-tous\\\/\",\"mainEntityOfPage\":{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"http:\\\/\\\/www.rbc.com\\\/fr\\\/notre-compagnie\\\/histoire\\\/bulletin\\\/vol-43-n-9-octobre-1962-la-culture-a-la-portee-de-tous\\\/\"},\"thumbnailUrl\":\"\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"url\":\"\"},\"articleSection\":\"Uncategorized\",\"author\":[],\"creator\":[],\"publisher\":{\"@type\":\"Organization\",\"name\":\"RBC\",\"logo\":\"\"},\"keywords\":[],\"dateCreated\":\"1962-10-01T00:00:00Z\",\"datePublished\":\"1962-10-01T00:00:00Z\",\"dateModified\":\"2022-10-17T19:24:23Z\"}<\/script>","tracker_url":"https:\/\/cdn.parsely.com\/keys\/rbc.com\/p.js"},"featured_img":false,"coauthors":[],"author_meta":{"author_link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/author\/","display_name":""},"relative_dates":{"created":"Publi\u00e9 64 ans il y a","modified":"Mis \u00e0 jour 4 ans il y a"},"absolute_dates":{"created":"Publi\u00e9 le 1 octobre 1962","modified":"Mise \u00e0 jour le 17 octobre 2022"},"absolute_dates_time":{"created":"Publi\u00e9 le 1 octobre 1962 12:00  ","modified":"Mise \u00e0 jour le 17 octobre 2022 7:24  "},"featured_img_caption":"","tax_additional":{"category":{"linked":["<a href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/category\/uncategorized\/\" class=\"advgb-post-tax-term\">Uncategorized<\/a>"],"unlinked":["<span class=\"advgb-post-tax-term\">Uncategorized<\/span>"],"slug":"category","name":"Cat\u00e9gories"},"rbc_letter_theme":{"linked":[],"unlinked":[],"slug":"rbc_letter_theme","name":"Themes"},"rbc_letter_year":{"linked":["<a href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/year\/1962\/\" class=\"advgb-post-tax-term\">1962<\/a>"],"unlinked":["<span class=\"advgb-post-tax-term\">1962<\/span>"],"slug":"rbc_letter_year","name":"Years"}},"series_order":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter\/2416","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/rbc_letter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/87"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter\/2416\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2416"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2416"},{"taxonomy":"rbc_letter_theme","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter_theme?post=2416"},{"taxonomy":"rbc_letter_year","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter_year?post=2416"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}