{"id":2412,"date":"1958-10-01T00:00:00","date_gmt":"1958-10-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-39-n-10-octobre-1958-lart-detre-employe\/"},"modified":"2022-10-17T18:56:29","modified_gmt":"2022-10-17T18:56:29","slug":"vol-39-n-10-octobre-1958-lart-detre-employe","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-39-n-10-octobre-1958-lart-detre-employe\/","title":{"rendered":"Vol. 39, N\u00b0 10 &#8211; Octobre 1958 &#8211; L&rsquo;art d&rsquo;\u00eatre employ\u00e9"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Dans toute soci\u00e9t\u00e9, m\u00eame la plus                     utopique, chaque adulte bien portant doit accomplir un travail                     utile, et ce le plus souvent sous la direction ou les ordres                     d&rsquo;un autre. Tout le monde ne peut, ni ne veut, \u00eatre patron                     ou contrema\u00eetre. <\/p>\n<p> L&rsquo;ancienne division du travail en travail manuel et en travail                     de bureau ne vaut plus. Beaucoup d&#8217;employ\u00e9s de l&rsquo;industrie                     sont moins exactement des travailleurs manuels que le m\u00e9decin                     ou l&rsquo;\u00e9picier, par exemple. <\/p>\n<p> Aujourd&rsquo;hui, les rapports et les tableaux statistiques sur                     le travail et la main-d&rsquo;oeuvre divisent plut\u00f4t la population                     active d&rsquo;un pays en deux cat\u00e9gories\u00a0: \u00ab\u00a0administration                     et professions lib\u00e9rales\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0autres\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p> Sur les 4,085,000 personnes que comptait la population active                     du Canada au moment du recensement de 1951, un peu plus de                     4 p. 100 seulement appartenaient \u00e0 la premi\u00e8re cat\u00e9gorie et                     95.7 p. 100 \u00e0 la seconde. Dans les statistiques de 1957 sur                     l&rsquo;imp\u00f4t des particuliers, seulement 6 p. 100 des contribuables                     canadiens \u00e9taient inscrits comme \u00ab\u00a0ing\u00e9nieurs-conseils,                     architectes, avocats, notaires, m\u00e9decins, chirurgiens, comptables,                     dentistes, autres professions lib\u00e9rales, propri\u00e9taires de                     commerces\u00a0\u00bb. Quatre-vingt-quatorze pour cent des contribuables                     sont class\u00e9s comme \u00ab\u00a0autres\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p> Il est donc \u00e9vident, ainsi que le disait S.A.R. le prince                     Philip, en acceptant le titre de citoyen d&rsquo;honneur de la ville                     de Londres, que \u00ab\u00a0les sous-ordres apportent une importante                     contribution \u00e0 la vie de leur pays\u00a0\u00bb. Et c&rsquo;est pourquoi                     il doit exister un art d&rsquo;\u00eatre employ\u00e9 comme il existe un art                     d&rsquo;\u00eatre patron. <\/p>\n<p> Voici quelques-unes des qualit\u00e9s requises pour \u00eatre un bon                     employ\u00e9\u00a0: la fid\u00e9lit\u00e9, la loyaut\u00e9, l&rsquo;enthousiasme, l&rsquo;initiative,                     la tol\u00e9rance et le jugement. Celui qui r\u00e9unit cet ensemble                     de qualit\u00e9s dans son travail atteint au respect de soi, un                     des biens les plus pr\u00e9cieux que puisse poss\u00e9der l&rsquo;\u00eatre humain.                   <\/p>\n<h3>\u00c9largir son horizon<\/h3>\n<p> Parce qu&rsquo;on est employ\u00e9, il n&rsquo;est pas n\u00e9cessaire d&rsquo;\u00eatre                     un lourdaud ou un routinier. Le travailleur qui a une id\u00e9e                     du but g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;industrie et de l&rsquo;agriculture sera toujours                     un meilleur ouvrier et un homme plus heureux que celui qui                     travaille \u00e0 l&rsquo;aveuglette et au jour le jour. <\/p>\n<p> C&rsquo;est par son imagination que l&rsquo;homme se distingue des autres                     cr\u00e9atures, et son imagination peut l&rsquo;\u00e9lever bien au del\u00e0 de                     la port\u00e9e de ses mains d&rsquo;ouvrier. Il est coh\u00e9ritier avec toute                     l&rsquo;humanit\u00e9 de la grande aventure intellectuelle et scientifique                     qui le lib\u00e8re graduellement du travail p\u00e9nible et de la maladie.                     Il d\u00e9veloppe, de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration, les qualit\u00e9s de                     l&rsquo;\u00e2me et de l&rsquo;esprit qui le diff\u00e9rencient de plus en plus                     des animaux. <\/p>\n<p> L&rsquo;homme qui cherche \u00e0 \u00e9largir sa vie envisagera les choses                     de loin. Il ne jugera pas de son \u00e9tat actuel par une situation                     ou un incident isol\u00e9. Les changements vraiment importants                     ne se voient pas au bout de quelques jours ou de quelques                     semaines. Les grands progr\u00e8s s&rsquo;accomplissent petit \u00e0 petit.                   <\/p>\n<p> Robert Louis Stevenson, ce fr\u00eale g\u00e9nie que la maladie obligeait                     souvent \u00e0 quitter les lieux qu&rsquo;il aimait et \u00e0 s&rsquo;exiler dans                     la solitude, connaissait bien toute la valeur de la juste                     appr\u00e9ciation des choses. Il \u00e9crivit un essai, intitul\u00e9 <em>On                     the Enjoyment of Unpleasant Places<\/em>, dans lequel il nous                     dit que \u00ab\u00a0les choses que l&rsquo;on examine patiemment sous                     toutes leurs faces, l&rsquo;une apr\u00e8s l&rsquo;autre, finissent en g\u00e9n\u00e9ral                     par en pr\u00e9senter une qui est belle\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p> En suivant ce principe, le travailleur en bleus ou en salopettes,                     s&rsquo;il est habile et ambitieux, pourra \u00e9largir les horizons                     de son m\u00e9tier. Il saura tirer parti de son propre milieu et                     suivre, non pas la voie la plus facile, mais celle qui lui                     offre le plus de possibilit\u00e9s de se perfectionner. <\/p>\n<p> Il ne pourra peut-\u00eatre pas changer grand-chose aux prix                     de fabrique ou au volume de production de sa compagnie, mais                     il ne d\u00e9pend que de lui de pouvoir \u00eatre fier de la rapidit\u00e9,                     de la qualit\u00e9 et de la quantit\u00e9 de son travail, du produit                     de son temps et de sa comp\u00e9tence. <\/p>\n<p> En effet, si humble que soit son travail, l&rsquo;ouvrier peut                     en tirer de la fiert\u00e9, car il n&rsquo;y a pas de sot m\u00e9tier et l&#8217;emploi                     le plus ennuyeux sur terre est toujours int\u00e9ressant par certains                     c\u00f4t\u00e9s. Il exercera son art pratique comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait                     d&rsquo;un art lib\u00e9ral, s&rsquo;appliquant sans cesse \u00e0 soigner la qualit\u00e9                     et l&rsquo;apparence du produit de ses mains. Il d\u00e9daignera la m\u00e9diocrit\u00e9,                     la camelote et le succ\u00e8s \u00e9ph\u00e9m\u00e8re. Son travail aura un but,                     et ce but conf\u00e9rera de la dignit\u00e9 \u00e0 tout ce qu&rsquo;il fera. <\/p>\n<h3>Une loi de la vie<\/h3>\n<p> Le travail est une loi de la vie, et non pas une punition.                     \u00ab\u00a0Je ne veux pas expier, disait Emerson, je veux vivre.\u00a0\u00bb                   <\/p>\n<p> Le travail est une n\u00e9cessit\u00e9 \u00e9conomique, et il l&rsquo;a toujours                     \u00e9t\u00e9 depuis le Paradis terrestre, mais c&rsquo;est aussi une n\u00e9cessit\u00e9                     psychologique. Ne pas travailler \u00e9quivaut en somme \u00e0 ne pas                     exister. Comme l&rsquo;a affirm\u00e9 sir Alfred Roberts \u00e0 la Conf\u00e9rence                     d&rsquo;\u00e9tude du duc d&rsquo;Edimbourg\u00a0: le travail est une n\u00e9cessit\u00e9                     \u00e9conomique, une obligation sociale, un droit fondamental de                     l&rsquo;homme et un moyen d&rsquo;\u00e9panouissement personnel. Ce n&rsquo;est que                     par le travail de tous les citoyens que la soci\u00e9t\u00e9 peut subsister.                     Dans son Encyclique <em>Quadregesimo Anno<\/em>, S.S. le pape                     Pie XI \u00e9crivait en 1931\u00a0: \u00ab\u00a0Personne n&rsquo;ignore qu&rsquo;aucune                     nation n&rsquo;est jamais sortie de l&rsquo;indigence et de la pauvret\u00e9                     pour atteindre \u00e0 un degr\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9 de prosp\u00e9rit\u00e9, sinon                     par l&rsquo;effort intense et combin\u00e9 de tous ses membres, tant                     de ceux qui dirigent le travail que de ceux qui ex\u00e9cutent                     leurs ordres.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> On retrouve partout le travail, m\u00eame dans les contes de                     f\u00e9es. Le prince qui sauve la princesse, le courtisan qui d\u00e9m\u00eale                     les \u00e9cheveaux de soie, le sage qui devine les \u00e9nigmes, tous                     travaillent pour m\u00e9riter leur r\u00e9compense. Peut-on imaginer                     un \u00c9tat o\u00f9 il n&rsquo;y aurait pas de travail\u00a0? Et si un tel                     lieu existait, ses habitants seraient extr\u00eamement malheureux.                   <\/p>\n<p> Nos anc\u00eatres vivaient dans une incertitude continuelle\u00a0;                     ils ne savaient jamais si l&rsquo;instant d&rsquo;apr\u00e8s leur r\u00e9servait                     la chance de tomber sur un bon repas ou le malheur d&rsquo;\u00eatre                     d\u00e9vor\u00e9s. Aujourd&rsquo;hui, nous sommes plut\u00f4t expos\u00e9s \u00e0 croupir                     dans l&rsquo;inertie de la s\u00e9curit\u00e9 relative, de l&rsquo;insouciance du                     gar\u00e7onnet qui est assur\u00e9 de ses trois repas. Certains d&rsquo;entre                     nous en sont m\u00eame venus \u00e0 penser que les seuls buts de la                     vie sont le plaisir et le confort. <\/p>\n<p> L&rsquo;homme qui cherche le bonheur dans le travail &#8211; et o\u00f9 le                     trouverait-il sinon l\u00e0\u00a0? &#8211; doit accepter un nouveau r\u00f4le.                     Il n&rsquo;est plus un mineur ni un invalide que l&rsquo;on tient \u00e0 l&rsquo;abri                     du danger. Il doit d\u00e9cider quelle est l&rsquo;attitude qu&rsquo;il adoptera                     \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de son travail, quels sont les buts qu&rsquo;il veut atteindre                     et quelle est l&rsquo;ardeur avec laquelle il d\u00e9sire le bonheur                     qu&rsquo;il recherche. <\/p>\n<p> Voici quelques pr\u00e9ceptes qui pourront lui \u00eatre utiles\u00a0:                     avoir de l&rsquo;id\u00e9al, prendre conseil des personnes comp\u00e9tentes,                     user de son bon jugement, reconna\u00eetre la n\u00e9cessit\u00e9 de la discipline,                     avoir l&rsquo;esprit large, croire en l&rsquo;honn\u00eatet\u00e9 et la pratiquer,                     faire son travail consciencieusement et avec comp\u00e9tence. <\/p>\n<p> Les r\u00e9sultats d&rsquo;une enqu\u00eate publi\u00e9s par <em>l&rsquo;Alexander Hamilton                     Institute <\/em>semblent r\u00e9v\u00e9ler l&rsquo;absence de ces pr\u00e9ceptes                     chez un grand nombre d&#8217;employ\u00e9s\u00a0: sur 4,000 commis et                     employ\u00e9s de bureau cong\u00e9di\u00e9s par 76 entreprises commerciales,                     10 p. 100 seulement furent renvoy\u00e9s pour manque de comp\u00e9tence                     ou de connaissances\u00a0; les autres furent remerci\u00e9s pour                     cause de n\u00e9gligence, de paresse ou d&rsquo;inaptitude \u00e0 coop\u00e9rer.                   <\/p>\n<h3>La question de l&rsquo;adaptation<\/h3>\n<p> Si vous avez l&rsquo;impression que votre travail ne laisse pas                     libre champ \u00e0 votre imagination, que vous \u00eates rempli d&rsquo;id\u00e9es                     qui demandent \u00e0 s&rsquo;exprimer, une heure d&rsquo;appr\u00e9ciation personnelle                     vous permettra peut-\u00eatre de trouver une issue. <\/p>\n<p> Il ne faut pas vous attendre \u00e0 ce que cet examen vous apporte                     la solution de votre probl\u00e8me. Mais si vous le faites en toute                     sinc\u00e9rit\u00e9, il vous donnera une bonne id\u00e9e de l&#8217;emploi auquel                     vos connaissances et votre habilet\u00e9 actuelles vous rendent                     apte, ainsi que des qualit\u00e9s que vous devez acqu\u00e9rir si vous                     voulez vous pr\u00e9parer \u00e0 exercer un m\u00e9tier qui vous pla\u00eet. <\/p>\n<p> Ce qui est encore plus important, cet examen vous r\u00e9v\u00e9lera                     ce qui pourrait vous manquer pour exercer votre m\u00e9tier actuel                     avec comp\u00e9tence et satisfaction. <\/p>\n<p> Naturellement, certaines personnes se refusent \u00e0 une chose                     aussi r\u00e9v\u00e9latrice qu&rsquo;un inventaire personnel, tout comme il                     y a des gens assez insens\u00e9s pour remettre un examen m\u00e9dical                     \u00e0 plus tard de crainte d&rsquo;apprendre qu&rsquo;ils ont une maladie                     redoutable. <\/p>\n<p> Tout le monde n&rsquo;est pas \u00e9galement bien dou\u00e9 en mati\u00e8re de                     caract\u00e9ristiques physiques, mentales ou sociales. Accepter                     ce fait comme une chose toute naturelle c&rsquo;est faire un grand                     pas vers le bonheur. Et il y a fort \u00e0 parier que si vous couchez                     votre probl\u00e8me par \u00e9crit, il ne para\u00eetra pas aussi terrible                     que lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agite dans votre t\u00eate d&rsquo;une fa\u00e7on d\u00e9sordonn\u00e9e.                   <\/p>\n<h3>Examinez votre travail<\/h3>\n<p> Faites aussi un examen de votre m\u00e9tier. Explorez-le en tous                     sens, comme si c&rsquo;\u00e9tait un probl\u00e8me de mots crois\u00e9s. <\/p>\n<p> Vous serez peut-\u00eatre surpris des r\u00e9sultats de cette enqu\u00eate,                     que vous pouvez faire sans beaucoup d&rsquo;effort et en tr\u00e8s peu                     de temps. R\u00e9fl\u00e9chissez \u00e0 l&rsquo;importance de votre emploi dans                     le produit ou le service que fournit votre compagnie\u00a0;                     songez aux avantages que ce produit ou ce service procure                     aux clients\u00a0; r\u00e9fl\u00e9chissez aussi \u00e0 la contribution de                     votre compagnie au bien-\u00eatre \u00e9conomique de votre ville, de                     votre province et de votre pays. <\/p>\n<p> Soyez certain de bien conna\u00eetre les faits avant de commencer                     \u00e0 faire la critique de votre situation. Une d\u00e9cision vaut                     ce que valent les renseignements sur lesquels elle se fonde.                     Avant de pouvoir conclure que votre emploi est bon ou mauvais,                     il faut avoir une vue d&rsquo;ensemble de la question. Il est plus                     satisfaisant &#8211; et moins embarrassant &#8211; de discuter avec l&rsquo;esprit                     bourr\u00e9 d&rsquo;id\u00e9es que de s&rsquo;engager dans une impasse avec des                     renseignements insuffisants pour appuyer sa cause. De toute                     fa\u00e7on, m\u00eame lorsque les critiques contre son emploi ou son                     milieu de travail paraissent justifi\u00e9es, il ne suffit pas                     d&rsquo;essayer de d\u00e9molir ce que d&rsquo;autres ont \u00e9difi\u00e9. <\/p>\n<p> Si vous d\u00e9couvrez qu&rsquo;il y a quelque chose \u00e0 am\u00e9liorer, \u00e9tudiez                     s\u00e9rieusement la situation. Recherchez les raisons cach\u00e9es                     de l&rsquo;objet de vos griefs\u00a0: Quelles en sont les causes\u00a0?                     Peut-\u00eatre existe-t-il un motif qui vous \u00e9tait inconnu\u00a0?                     Ensuite, formulez des id\u00e9es pratiques, faites des suggestions                     qui prouveront avec \u00e9vidence que vous n&rsquo;avancez pas un jugement                     \u00e0 la l\u00e9g\u00e8re, mais une id\u00e9e \u00e9mise apr\u00e8s m\u00fbre r\u00e9flexion. <\/p>\n<h3>Responsabilit\u00e9 et discipline<\/h3>\n<p> La responsabilit\u00e9 est \u00e9troitement li\u00e9e \u00e0 l&rsquo;expression de                     soi. Plus la possibilit\u00e9 de s&rsquo;exprimer est grande, plus elle                     cr\u00e9e d&rsquo;obligations. <\/p>\n<p> Certains employ\u00e9s pr\u00e9f\u00e8rent ne pas accepter de responsabilit\u00e9s                     et se contentent de refaire ind\u00e9finiment les m\u00eames t\u00e2ches                     simples. Mais l&rsquo;acte m\u00eame de vivre comporte une certaine responsabilit\u00e9.                     Le devoir d&rsquo;un homme ne saurait se limiter \u00e0 \u00e9viter le bl\u00e2me.                   <\/p>\n<p> La v\u00e9rit\u00e9 est que la nature a impos\u00e9 \u00e0 tout \u00eatre vivant                     le devoir d&rsquo;accepter les responsabilit\u00e9s qui conviennent \u00e0                     son \u00e2ge et \u00e0 ses capacit\u00e9s. L&rsquo;ouvrier qui accepte toutes les                     responsabilit\u00e9s qui entrent dans le cadre de son m\u00e9tier ne                     fait pas simplement manifester un vif d\u00e9sir d&rsquo;avancement\u00a0;                     il s&rsquo;assure en m\u00eame temps la satisfaction personnelle la plus                     profonde qui soit. Il prend place parmi les membres d&rsquo;\u00e9lite                     de la soci\u00e9t\u00e9. <\/p>\n<p> La confiance en soi que procure l&rsquo;acceptation des responsabilit\u00e9s                     est un signe de stabilit\u00e9 \u00e9motive, de volont\u00e9 de faire face                     \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9, de foi en la valeur de son jugement, de l&rsquo;habitude                     de prendre des d\u00e9cisions et d&rsquo;en subir les cons\u00e9quences. <\/p>\n<p> Tout cela suppose de la discipline. Aucun employ\u00e9 ne doit                     se permettre de n\u00e9gliger les menus travaux et les proc\u00e9d\u00e9s                     n\u00e9cessaires. En montant l&rsquo;\u00e9chelle, le chef de service a appris                     \u00e0 ob\u00e9ir afin de savoir commander. <\/p>\n<h3>Loyaut\u00e9 et d\u00e9vouement<\/h3>\n<p> La responsabilit\u00e9 et la discipline sont des \u00e9l\u00e9ments importants                     de ce que nous appelons la loyaut\u00e9, qui est, selon John Ruskin,                     \u00ab\u00a0le mot le plus noble du r\u00e9pertoire des vertus sociales.\u00a0\u00bb                   <\/p>\n<p> La loyaut\u00e9 envers votre entreprise et vos compagnons de                     travail est essentielle \u00e0 votre tranquillit\u00e9 d&rsquo;esprit et,                     en fin de compte, \u00e0 votre bonheur. Cette qualit\u00e9 n&rsquo;implique                     pas une adh\u00e9sion aveugle \u00e0 un \u00e9tablissement ou \u00e0 une organisation.                     Elle ne consiste pas \u00e0 fermer les yeux sur les faiblesses                     ou les m\u00e9faits. La loyaut\u00e9 est une vertu positive. Elle veut                     que l&rsquo;on s&rsquo;efforce de r\u00e9aliser de meilleures conditions afin                     d&rsquo;am\u00e9liorer le sort de sa compagnie et des autres employ\u00e9s.                   <\/p>\n<p> La loyaut\u00e9 doit r\u00e9sister \u00e0 l&rsquo;attaque. Elle ne vaut pas grand-chose                     si elle s&rsquo;\u00e9croule devant le moindre signe de d\u00e9fectuosit\u00e9.                     La loyaut\u00e9 est individuelle quand elle nous pousse \u00e0 \u00e9viter                     le travail b\u00e2cl\u00e9\u00a0; elle est collective lorsqu&rsquo;elle incite                     des ouvriers \u00e0 la solidarit\u00e9. C&rsquo;est la vertu qui nous entra\u00eene                     \u00e0 faire sans t\u00e9moins ce que nous ferions devant tout le monde.                   <\/p>\n<p> Dans l&rsquo;examen de nous-m\u00eames et de notre emploi, n&rsquo;oublions                     pas de penser \u00e0 nos compagnons de travail. Lorsqu&rsquo;ils nous                     irritent, il ne sert \u00e0 rien d&rsquo;\u00eatre grossier ou impoli \u00e0 leur                     \u00e9gard. Les hommes sont un peu comme les machines\u00a0: quand                     leur comportement laisse \u00e0 d\u00e9sirer, il faut en rechercher                     la cause. Vous vous faites gloire de r\u00e9parer les pannes m\u00e9caniques,                     pourquoi ne prendriez-vous pas plaisir \u00e0 redresser les relations                     humaines lorsqu&rsquo;elles se d\u00e9traquent. <\/p>\n<p> Personne n&rsquo;est tenu d&rsquo;aimer tout le monde, mais l&rsquo;homme                     qui se respecte se doit d&rsquo;\u00eatre aimable et pr\u00e9venant. Respecter                     la dignit\u00e9 et la valeur des autres, c&rsquo;est faire preuve de                     maturit\u00e9. <\/p>\n<p> Pour \u00eatre heureux dans son m\u00e9tier, il faut s&rsquo;int\u00e9resser                     aux gens et avoir de la consid\u00e9ration pour eux. Un homme comme                     il faut, a dit quelqu&rsquo;un, est un homme qui se pr\u00e9occupe des                     droits et du bonheur de ceux pour qui il n&rsquo;est pas oblig\u00e9                     de le faire. <\/p>\n<p> Le respect pour les autres services a aussi son importance,                     car ils sont les membres de l&rsquo;organisme industriel dont vous                     faites partie. Mieux vous conna\u00eetrez leurs fonctions et leurs                     probl\u00e8mes, mieux vous comprendrez votre propre service et                     le r\u00f4le que vous y jouez. Cette connaissance est la base du                     travail d&rsquo;\u00e9quipe. <\/p>\n<h3>Un mot sur les soucis<\/h3>\n<p> Rien ne sert de dire \u00ab\u00a0ne t&rsquo;en fais pas\u00a0\u00bb \u00e0 celui                     qui a des soucis, ou de lui offrir quelque \u00ab\u00a0friandise\u00a0\u00bb                     pour l&rsquo;aider \u00e0 surmonter son d\u00e9couragement. Les pilules pour                     calmer l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 n&rsquo;ont jamais d&rsquo;effet durable. <\/p>\n<p> La solution du probl\u00e8me des soucis tient en deux petites                     phrases\u00a0: si cela peut s&rsquo;arranger, pourquoi se tracasser\u00a0?                     Si cela ne peut pas s&rsquo;arranger, \u00e0 quoi bon se tourmenter\u00a0?                     C&rsquo;est ce que Reinhold Niebuhr, professeur \u00e0 <em>l&rsquo;Union Theological                     Seminary<\/em>, de New-York, a su exprimer dans une formule                     frappante\u00a0: \u00ab\u00a0La s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 d&rsquo;accepter les choses                     que je ne puis changer\u00a0; le courage de changer celles                     que je peux changer\u00a0; la sagesse de conna\u00eetre la diff\u00e9rence                     entre les deux.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> La s\u00e9r\u00e9nit\u00e9, le courage et la sagesse n\u00e9cessaires ne sont                     pas uniquement une question de volont\u00e9\u00a0; elles doivent                     s&rsquo;appuyer sur les faits. \u00c0 quelle cat\u00e9gorie appartient notre                     probl\u00e8me\u00a0? Convient-il de l&rsquo;accepter ou de le r\u00e9soudre\u00a0?                     Cherchez dans votre appr\u00e9ciation de vous-m\u00eame quels sont les                     bons points que vous pouvez aligner pour contrebalancer les                     points faibles qui vous portent \u00e0 vous inqui\u00e9ter. <\/p>\n<p> Apr\u00e8s avoir \u00e9tabli les bons et les mauvais c\u00f4t\u00e9s de la situation,                     parlez-en \u00e0 quelqu&rsquo;un. Ne cherchez pas \u00e0 \u00e9carter vos inqui\u00e9tudes,                     n&rsquo;essayez pas de les esquiver, ne vous faites pas inutilement                     du mauvais sang \u00e0 leur sujet\u00a0: \u00e9tudiez-les plut\u00f4t jusqu&rsquo;\u00e0                     ce que vous trouviez une solution. <\/p>\n<p> Bertrand Russell nous conseille de songer s\u00e9rieusement et                     d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment \u00e0 la pire chose qui pourrait arriver. Puis, apr\u00e8s                     avoir regard\u00e9 cette f\u00e2cheuse \u00e9ventualit\u00e9 bien en face, de                     \u00ab\u00a0nous trouver de bonnes raisons de croire que somme                     toute ce ne serait pas un si grand malheur. En mettant les                     choses au pis, nous ne serions pas plus \u00e0 plaindre qu&rsquo;Oliver                     Twist, qui ne savait que faire pour se tirer d&#8217;embarras. \u00ab\u00a0Il                     changea son baluchon d&rsquo;\u00e9paule, \u00e9crit Dickens, et reprit p\u00e9niblement                     son chemin.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Peut-\u00eatre \u00eates-vous soucieux parce que vous avez l&rsquo;impression                     d&rsquo;avoir \u00e9chou\u00e9 dans votre m\u00e9tier ou dans la vie. L&rsquo;\u00e9chec est                     la diff\u00e9rence que l&rsquo;on per\u00e7oit entre ce qu&rsquo;on esp\u00e8re et ce                     qu&rsquo;on obtient, ou encore la diff\u00e9rence entre ce que l&rsquo;on croit                     devoir faire et ce que l&rsquo;on fait en r\u00e9alit\u00e9. <\/p>\n<p> Aucun homme n&rsquo;est un rat\u00e9 dans son m\u00e9tier si son travail                     est n\u00e9cessaire et s&rsquo;il le fait avec comp\u00e9tence. Si son m\u00e9tier                     n&rsquo;est pas celui qui lui convient, s&rsquo;il ne lui fournit pas                     la possibilit\u00e9 de faire valoir tous ses talents, son devoir                     est de faire le n\u00e9cessaire pour obtenir l&#8217;emploi qu&rsquo;il lui                     faut. Mais il doit d\u00e9terminer sa position avec soin avant                     de donner le coup de barre qui corrigera sa route. <\/p>\n<h3>Le respect de soi<\/h3>\n<p> Le respect de soi joue un r\u00f4le capital dans le bonheur d&rsquo;un                     employ\u00e9. Un sentiment de dissatisfaction de nos efforts pass\u00e9s                     alli\u00e9 au d\u00e9sir de s&rsquo;am\u00e9liorer n&rsquo;est pas incompatible avec                     le respect de soi. Celui qui continue \u00e0 se perfectionner n&rsquo;a                     pas de raison d&rsquo;avoir honte de ce qu&rsquo;il a fait jusque-l\u00e0.                     On peut tr\u00e8s bien avoir conscience de faire certaines choses                     m\u00e9diocrement et pourtant \u00eatre fier de celles que l&rsquo;on fait                     bien. <\/p>\n<p> Il existe une tournure d&rsquo;esprit morbide qui porte l&rsquo;homme                     \u00e0 avoir peur de faire de son mieux de crainte que son mieux                     ne soit pas assez bien. Chacun a ses propres carences, mais                     chacun a aussi des qualit\u00e9s dont il doit se r\u00e9jouir. Il n&rsquo;y                     a rien \u00e0 redire aussi longtemps qu&rsquo;un homme fait tout son                     possible de jour en jour, qu&rsquo;il est fid\u00e8le \u00e0 son id\u00e9al et                     s&rsquo;applique \u00e0 l&rsquo;atteindre. <\/p>\n<p> L&rsquo;estime de soi ne r\u00e9sulte jamais de l&rsquo;accomplissement d&rsquo;une                     t\u00e2che facile. L&rsquo;ouvrier qui est content de son sort ne fait                     pas son travail \u00e0 moiti\u00e9, mais de tout son coeur. Il n&rsquo;est                     pas absorb\u00e9 par la m\u00e9canique au point de ne pas voir les possibilit\u00e9s                     d&rsquo;am\u00e9lioration. <\/p>\n<p> Il est permis de r\u00eaver dans la vie, mais seulement dans                     la mesure o\u00f9 cela peut servir \u00e0 quelque chose. Autrement la                     r\u00eaverie est vaine et nuisible. Rappelez-vous la r\u00e9ponse de                     don Quichotte \u00e0 sa ni\u00e8ce qui cherchait \u00e0 le convaincre de                     faire des choses utiles\u00a0: \u00ab\u00a0Si ces pens\u00e9es chevaleresques                     ne ravissaient pas tous mes sens, il n&rsquo;y aurait chose que                     je ne fisse ni curiosit\u00e9 qui ne sortit de mes mains.\u00a0\u00bb                   <\/p>\n<p> La r\u00eaverie qui nous rend si m\u00e9content de nous-m\u00eame que nous                     nous mettons \u00e9nergiquement au travail pour corriger ce qui                     est mal est bien diff\u00e9rente de celle qui n&rsquo;est qu&rsquo;un moyen                     d&rsquo;\u00e9chapper \u00e0 de f\u00e2cheuses r\u00e9alit\u00e9s. Ce qui est dangereux,                     c&rsquo;est de r\u00eaver sans agir&#8230; comme la mouche d&rsquo;Esope, qui s&rsquo;assied                     sur l&rsquo;essieu du carrosse et se vante de soulever beaucoup                     de poussi\u00e8re. <\/p>\n<h3>Le sens de la recherche et du perfectionnement<\/h3>\n<p> Quel que soit son m\u00e9tier ou son rang, l&#8217;employ\u00e9 a toujours                     int\u00e9r\u00eat \u00e0 \u00e9tendre son champ de vision et \u00e0 accro\u00eetre sa vivacit\u00e9                     d&rsquo;esprit. Il existe des exercices sp\u00e9cialement con\u00e7us \u00e0 cette                     fin. <\/p>\n<p> Alex Osborn, auteur de plusieurs livres bien connus sur                     les affaires, l&rsquo;imagination et la pens\u00e9e cr\u00e9atrice, nous propose                     de nombreux exercices de ce genre. En voici quelques-uns qui                     ne demandent qu&rsquo;un crayon, une feuille de papier et un esprit                     alerte et chercheur. Notez par \u00e9crit toutes les am\u00e9liorations                     qui ont \u00e9t\u00e9 apport\u00e9es au simple tournevis en vue d&rsquo;en faire                     un meilleur outil, et indiquez trois nouvelles am\u00e9liorations.                     Nommez au moins trois \u00ab\u00a0inventions demand\u00e9es\u00a0\u00bb qui,                     selon vous, seraient des plus utiles au monde. Comment pourriez-vous                     augmenter l&rsquo;utilit\u00e9 d&rsquo;une table de salle \u00e0 manger\u00a0? Si                     l&rsquo;on vous demandait de faire le sermon \u00e0 votre \u00e9glise dimanche                     prochain, quel sujet choisiriez-vous\u00a0? Quels sont, dans                     votre foyer, les objets en saillie qui gagneraient \u00e0 \u00eatre                     arrondis\u00a0? <\/p>\n<p> Ces exercices ne sont que des points de d\u00e9part. Adaptez-les                     \u00e0 votre travail et \u00e0 vos occupations pr\u00e9f\u00e9r\u00e9es. Vous constaterez                     que si votre esprit est toujours \u00e0 l&rsquo;aff\u00fbt de nouvelles id\u00e9es,                     la vie vous semblera bien plus int\u00e9ressante que si vous attendiez                     leur venue sans rien faire. Vous serez alors attentif aux                     occasions magnifiques qui vous fr\u00f4lent de l&rsquo;aile et qui s&rsquo;envolent.                   <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[30],"class_list":["post-2412","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-30"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v26.7 (Yoast SEO v26.8) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 39, N\u00b0 10 - Octobre 1958 - L&#039;art d&#039;\u00eatre employ\u00e9 - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-39-n-10-octobre-1958-lart-detre-employe\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 39, N\u00b0 10 - Octobre 1958 - L&#039;art d&#039;\u00eatre employ\u00e9\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Dans toute soci\u00e9t\u00e9, m\u00eame la plus utopique, chaque adulte bien portant doit accomplir un travail utile, et ce le plus souvent sous la direction ou les ordres d&rsquo;un autre. 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