{"id":2402,"date":"1946-10-01T00:00:00","date_gmt":"1946-10-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/octobre-1946-canada-et-les-etats-unis\/"},"modified":"2022-10-17T18:37:01","modified_gmt":"2022-10-17T18:37:01","slug":"octobre-1946-canada-et-les-etats-unis","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/octobre-1946-canada-et-les-etats-unis\/","title":{"rendered":"Octobre 1946 &#8211; Canada et les \u00c9tats-Unis"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">(Deuxi\u00e8me article sur les relations                     entre le                     Canada et les \u00c9tats-Unis). <\/p>\n<p> L&rsquo;histoire canado-am\u00e9ricaine n&rsquo;est pas un r\u00e9cit de guerres                     ou une liste de rois et de pr\u00e9sidents. Elle se compose du                     jeu naturel de forces culturelles, \u00e9conomiques et politiques.                   <\/p>\n<p> L&rsquo;agitation soulev\u00e9e par la loi du timbre proportionnel                     et par les droits sur le th\u00e9 vers 1770 d\u00e9g\u00e9n\u00e9ra en dispute                     sur le principe d&rsquo;autonomie. Cela fut aggrav\u00e9 par la sottise                     du roi qui n&rsquo;apprit qu&rsquo;\u00e0 la bataille de Yorktown qu&rsquo;il fallait                     abandonner la lutte. Il apprit en m\u00eame temps qu&rsquo;il avait \u00e9galement                     perdu sa supr\u00e9matie sur le parlement, de sorte que la r\u00e9volution                     am\u00e9ricaine contribua en grande partie \u00e0 la victoire du principe                     de gouvernement parlementaire en Grande-Bretagne et est en                     somme le premier essai d&rsquo;autonomie coloniale. La r\u00e9volution                     am\u00e9ricaine n&rsquo;a pas seulement donn\u00e9 naissance aux \u00c9tats-Unis,                     mais elle a fond\u00e9 le Canada britannique, et depuis cette \u00e9poque                     les \u00e9v\u00e9nements aux \u00c9tats-Unis et au Canada ont eu des effets                     r\u00e9ciproques. <\/p>\n<p> Le Canada a \u00e9t\u00e9 envahi deux fois par les Am\u00e9ricains (1775                     et 1812) quand nos voisins du sud croyaient vraiment qu&rsquo;ils                     allaient conqu\u00e9rir le Canada pour le bien du Canada. Une \u00ab\u00a0invasion                     amicale\u00a0\u00bb fut lanc\u00e9e sur Montr\u00e9al et Qu\u00e9bec dans l&rsquo;id\u00e9e                     d&rsquo;en faire le quatorzi\u00e8me \u00c9tat de l&rsquo;Union. Le Ch\u00e2teau de Ramezay,                     qui sert maintenant de mus\u00e9e \u00e0 quelques blocs du si\u00e8ge social                     de la Banque Royale du Canada, \u00e9tait le quartier g\u00e9n\u00e9ral du                     g\u00e9n\u00e9ral am\u00e9ricain Montgomery. C&rsquo;est l\u00e0 que Benjamin Franklin,                     arm\u00e9 d&rsquo;arguments pour une paix permanente, vint essayer de                     persuader le minist\u00e8re de c\u00e9der Qu\u00e9bec aux \u00c9tats-Unis. Un                     demi-si\u00e8cle plus tard, pendant la guerre de 1812, les Am\u00e9ricains                     br\u00fbl\u00e8rent York, qui est aujourd&rsquo;hui Toronto, \u00e0 une \u00e9poque                     o\u00f9 sur les 80,000 habitants de ce que nous appelons l&rsquo;Ontario,                     35,000 seulement \u00e9taient des Loyalistes et 25,000 des colons                     am\u00e9ricains. Comme tout pr\u00eat\u00e9 vaut un rendu, les Anglais br\u00fbl\u00e8rent                     Washington un an plus tard. Tout cela semble bien loin maintenant.                     Les Canadiens ont oubli\u00e9 depuis longtemps les sentiments d&rsquo;inimiti\u00e9                     qui les animaient \u00e0 cette \u00e9poque, et les deux pays refusent                     de laisser ces vieux souvenirs influencer leurs relations                     actuelles. Ils donnent en cela un excellent exemple au Vieux                     Monde. <\/p>\n<p> Il a subsist\u00e9 pendant longtemps chez les Am\u00e9ricains une                     id\u00e9e que la \u00ab\u00a0destin\u00e9e manifeste\u00a0\u00bb du Canada \u00e9tait                     de s&rsquo;unir aux \u00c9tats-Unis, quoique l&rsquo;humeur belliqueuse ait                     fait place \u00e0 un sentiment d&rsquo;attente fort irritant pour les                     Canadiens devenus conscients de leur nationalit\u00e9. Cela date                     de la formation des \u00c9tats-Unis. Un article de la Conf\u00e9d\u00e9ration                     des \u00c9tats-Unis invite le Canada, seul parmi les nations, \u00e0                     se joindre aux \u00c9tats-Unis\u00a0: \u00ab\u00a0Le Canada, acc\u00e9dant                     \u00e0 la pr\u00e9sente Conf\u00e9d\u00e9ration et se joignant aux mesures des                     \u00c9tats-Unis, sera admis dans l&rsquo;Union et participera \u00e0 tous                     ses avantages, mais aucune autre colonie ne sera admise sans                     le consentement de neuf \u00c9tats.\u00a0\u00bb MacCormac dit dans \u00ab\u00a0l&rsquo;Am\u00e9rique                     et la domination mondiale\u00a0\u00bb, les Am\u00e9ricains furent \u00ab\u00a0surpris                     et m\u00eame pein\u00e9s de voir que les Canadiens pr\u00e9f\u00e9raient les entraves                     de la monarchie.\u00a0\u00bb En 1867 le New York Tribune commenta                     comme suit sur la conf\u00e9d\u00e9ration des provinces canadiennes\u00a0:                     \u00ab\u00a0Quand l&rsquo;essai de \u00ab\u00a0dominion\u00a0\u00bb aura \u00e9chou\u00e9,                     comme il est s\u00fbr de le faire, un proc\u00e9d\u00e9 d&rsquo;absorption pacifique                     donnera au Canada la place qui lui convient dans la grande                     r\u00e9publique nord-am\u00e9ricaine.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;ont progress\u00e9 les relations des deux pays\u00a0;                     d&rsquo;un seul souverain \u00e0 la s\u00e9paration par la r\u00e9volution\u00a0;                     d&rsquo;essais \u00e0 main arm\u00e9e pour reconqu\u00e9rir les Loyalistes \u00e0 des                     offres d&rsquo;union\u00a0; de pr\u00e9dictions d&rsquo;\u00e9chec pour le Dominion                     \u00e0 l&rsquo;entente amicale d&rsquo;aujourd&rsquo;hui sans aucun besoin de constitution.                     Ce n&rsquo;est plus que rarement qu&rsquo;une voix isol\u00e9e, et plut\u00f4t niaise                     aux oreilles des Canadiens, se fait entendre de nos jours                     en faveur de l&rsquo;annexion. Ces aspirations expansionnistes vont                     \u00e0 l&rsquo;encontre des d\u00e9sirs exprim\u00e9s par tous les habitants des                     \u00c9tats-Unis et du Canada en faveur d&rsquo;un monde o\u00f9 les petites                     nations seront \u00e0 l&rsquo;abri des molestations. <\/p>\n<p> La fa\u00e7on dont les deux pays collaborent amicalement, m\u00eame                     quand il s&rsquo;agit de questions difficiles \u00e0 r\u00e9soudre, est d\u00e9montr\u00e9e                     par leur adoption des principes de consultation et d&rsquo;arbitrage                     dans presque tous les domaines. La longue habitude de r\u00e8glement                     pacifique a consolid\u00e9 l&rsquo;amiti\u00e9 d&rsquo;une mani\u00e8re r\u00e9aliste autant                     pratique qu&rsquo;id\u00e9ale. Il existe en outre une \u00e9troite liaison                     entre les organismes en dehors des cercles administratifs,                     qui s&rsquo;exerce dans toutes les affaires et tous les int\u00e9r\u00eats                     d&rsquo;ordre \u00e9conomique, intellectuel, professionnel, politique                     et esth\u00e9tique. Ces liens ont encore \u00e9t\u00e9 resserr\u00e9s pendant                     la derni\u00e8re guerre au cours de laquelle le Canada et les \u00c9tats-Unis                     si\u00e9geaient dans les m\u00eames conseils o\u00f9 ils partageaient les                     m\u00eames probl\u00e8mes, unissaient leurs connaissances et mettaient                     en commun leurs aptitudes et leurs ressources. Quoiqu&rsquo;un grand                     nombre de ces organismes soient maintenant dissous, les deux                     pays continuent \u00e0 se consulter sur les questions d&rsquo;int\u00e9r\u00eat                     mutuel. <\/p>\n<p> La Commission mixte internationale offre un bon exemple                     de la m\u00e9thode adopt\u00e9e par les deux pays pour r\u00e9gler leurs                     diff\u00e9rends. Elle se compose de six membres, trois Canadiens                     et trois Am\u00e9ricains, charg\u00e9s de d\u00e9cider toutes les questions                     entre le Canada et les \u00c9tats-Unis au sujet des droits, obligations                     ou int\u00e9r\u00eats de l&rsquo;un ou l&rsquo;autre pays relativement \u00e0 la fronti\u00e8re                     commune. Depuis 1909, cette Commission d\u00e9montre abondamment                     comment deux puissances in\u00e9gales peuvent arriver \u00e0 s&rsquo;entendre.                     Les commissaires ne travaillent pas trois contre trois, mais                     tous les six ensemble, r\u00e9solus \u00e0 discuter impartialement toutes                     les affaires qu&rsquo;on leur soumet. Le secret de l&rsquo;amiti\u00e9 continuelle                     entre les deux pays est d\u00fb en grande partie au fait qu&rsquo;ils                     n&rsquo;attendent pas le choc d&rsquo;id\u00e9es irr\u00e9conciliables \u00e0 la fronti\u00e8re.                     Ils se mettent en rapport de bonne heure et font preuve de                     bon sens, d&rsquo;ing\u00e9niosit\u00e9 et de concessions mutuelles pour aplanir                     ou contourner les obstacles. <\/p>\n<p> La collaboration a permis aux deux pays d&rsquo;obtenir pendant                     la guerre des r\u00e9sultats dont la description exigerait de nombreux                     volumes. Le Canada n&rsquo;a pas fait usage du pr\u00eat-location des                     \u00c9tats-Unis que Churchill a appel\u00e9 \u00ab\u00a0l&rsquo;acte le plus humanitaire                     dans l&rsquo;histoire des nations\u00a0\u00bb, mais il a pay\u00e9 en marchandises                     et en argent. En m\u00eame temps, les Canadiens ont \u00e9t\u00e9 surpris                     d&rsquo;\u00eatre capables d&rsquo;envoyer pour un milliard de dollars de marchandises                     \u00e0 la Grande-Bretagne comme cadeau. Et de plus, sous le r\u00e9gime                     de la Loi de l&rsquo;aide mutuelle de 1943, ils ont pendant les                     deux ann\u00e9es suivantes, envoy\u00e9 pour $2,360 millions d&rsquo;autres                     produits strat\u00e9giques \u00e0 la Grande-Bretagne, l&rsquo;Union sovi\u00e9tique,                     la Chine, la France, l&rsquo;Australie, la Nouvelle-Z\u00e9lande et l&rsquo;Inde,                     sans compter $1,892 millions d&rsquo;aide financi\u00e8re. Le Canada                     a donn\u00e9 20,000 tonnes de bl\u00e9 \u00e0 la Gr\u00e8ce tous les mois depuis                     1942 et a ainsi permis \u00e0 presque la moiti\u00e9 des habitants de                     ne pas mourir de faim et il en a envoy\u00e9 100,000 tonnes \u00e0 l&rsquo;Inde                     en 1943 pour soulager la famine. Dans le num\u00e9ro de janvier                     de la Quarterly American Review, Lionel Gelber dit\u00a0:                     \u00ab\u00a0Rien qu&rsquo;\u00e0 la Grande-Bretagne, le Canada a fourni par                     t\u00eate d&rsquo;habitants autant que le programme am\u00e9ricain a donn\u00e9                     \u00e0 tous. L&rsquo;Aide mutuelle est son syst\u00e8me \u00e0 lui de pr\u00eat-location.                     Le Canada aurait ou recevoir, mais n&rsquo;a pas demand\u00e9, l&rsquo;aide                     r\u00e9ciproque\u00a0; il a lui-m\u00eame fourni, au lieu de recevoir,                     ce genre d&rsquo;aide et n&rsquo;a rien obtenu des \u00c9tats-Unis sous le                     r\u00e9gime de pr\u00eat-location. Il a pay\u00e9 ses importations am\u00e9ricaines                     au moyen de fournitures et de mat\u00e9riel de guerre.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Sous le rapport des effectifs, sur une population de moins                     de 12 millions, le Canada avait 1,031,000 personnes sous les                     drapeaux. Il occupait le troisi\u00e8me rang comme puissance navale                     parmi les Nations unies, et c&rsquo;est lui qui prot\u00e9geait en grande                     partie les convois du nord de l&rsquo;Atlantique. Il occupait le                     quatri\u00e8me rang en aviation, et de plus, une foule de ses pilotes                     servaient dans l&rsquo;aviation britannique. <\/p>\n<p> Ce que les deux pays ont fait en temps de guerre et leur                     d\u00e9sir naturel de collaborer en temps de paix ne signifient                     pas que, s&rsquo;ils se ressemblent beaucoup sous certains rapports,                     il n&rsquo;existe pas moins de grandes diff\u00e9rences entre eux. La                     principale est celle de la population, parce qu&rsquo;elle rend                     les Am\u00e9ricains un peu oublieux et les Canadiens tr\u00e8s susceptibles.                     On peut dire que les Canadiens ont une tendance \u00e0 l&rsquo;introversion                     et les Am\u00e9ricains \u00e0 l&rsquo;extroversion et c&rsquo;est peut-\u00eatre pour                     cela qu&rsquo;ils s&rsquo;accordent si bien. Sous le rapport du temp\u00e9rament,                     les Canadiens sont lents autant que les Am\u00e9ricains sont vifs,                     mais il faut admettre qu&rsquo;\u00e0 la longue ils arrivent au but sans                     souffrir autant de d\u00e9sagr\u00e9ments que leurs voisins. Ils sont                     habiles \u00e0 faire des compromis qui sont plus pr\u00e8s de la r\u00e9alit\u00e9                     que les th\u00e9ories les plus ambitieuses. Ils prennent leur travail                     avec calme et ils sont plus s\u00e9rieux dans leurs plaisirs. John                     McCormac dit dans son livre \u00ab\u00a0Le Canada\u00a0: le probl\u00e8me                     de l&rsquo;Am\u00e9rique\u00a0\u00bb qu&rsquo;une r\u00e9union politique aux \u00c9tats-Unis                     ressemble autant \u00e0 une r\u00e9union politique au Canada qu&rsquo;une                     maison d&rsquo;ali\u00e9n\u00e9s \u00e0 un cimeti\u00e8re. Et il ajoute\u00a0: \u00ab\u00a0Il                     n&rsquo;y a pas d&rsquo;associations de voleurs et de bandits, et des                     bandes encapuchonn\u00e9es ne terrorisent pas le pays pendant la                     nuit. La loi est plus simple et administr\u00e9e de fa\u00e7on beaucoup                     plus exp\u00e9ditive. Il y a moins d&rsquo;assassins parmi les Canadiens                     et beaucoup plus de pendus parmi les assassins. Les proc\u00e8s                     par voie des journaux ne sont pas tol\u00e9r\u00e9s. La loi sur la diffamation                     est appliqu\u00e9e beaucoup plus s\u00e9v\u00e8rement.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Dans une lettre \u00e0 la Banque Royale, Arthur W. Calhoun, de                     Sterling College, Kansas, dit ceci\u00a0: \u00ab\u00a0Il me semble                     que les gens des \u00c9tats-Unis prennent le Canada comme une chose                     naturelle, sans s&rsquo;y int\u00e9resser ou chercher \u00e0 le comprendre.                     Il est pourtant tr\u00e8s important que nous reconnaissions qu&rsquo;il                     est notre \u00e9gal comme nation et que nous estimions et mettions                     \u00e0 profit les progr\u00e8s culturels de nos voisins.\u00a0\u00bb Les                     principaux auteurs, acteurs et artistes des \u00c9tats-Unis sont                     bien connus des deux c\u00f4t\u00e9s de la fronti\u00e8re, mais il est probable                     que m\u00eame au Canada on ne conna\u00eet pas tr\u00e8s bien les noms des                     Canadiens qui ont excell\u00e9 dans les m\u00eames domaines, et le grand                     public am\u00e9ricain est loin de se douter que le Canada a lui                     aussi des auteurs, des acteurs et des artistes. Gr\u00e2ce \u00e0 leur                     sup\u00e9riorit\u00e9 num\u00e9rique et \u00e0 leurs immenses ressources, les                     Am\u00e9ricains envahissent les programmes de radio et de cin\u00e9ma.                   <\/p>\n<p> Le Canada s&rsquo;est fait une place incontest\u00e9e dans le domaine                     du film documentaire dont son Office national du film est                     devenu le plus gros producteur au monde. Ses acteurs et ses                     actrices, y compris Walter Huston, Walter Pidgeon, Mary Pickford,                     Raymond Massey et Deanna Durbin font les d\u00e9lices du public                     am\u00e9ricain aussi bien que canadien. Les romans de Mazo de la                     Roche, les po\u00e8mes de Robert Service, et la l\u00e9g\u00e8re ironie de                     Stephen Leacock sont familiers aux Am\u00e9ricains qui lisent \u00e9galement                     les oeuvres de Hugh MacLennan et de Gwethalyn Graham. Une                     brochure du Syndicat canadien des associations de professeurs                     de musique nomme 122 compositeurs canadiens, parmi lesquels                     Healey Willan qui est l&rsquo;auteur de pr\u00e8s de 200 compositions                     originales ainsi que de plus de 100 arrangements de musique                     populaire et de m\u00e9lodies gr\u00e9goriennes. <\/p>\n<p> Dans le royaume des sports, les deux pays ont \u00e0 peu pr\u00e8s                     le m\u00eame r\u00e9pertoire, mais les Canadiens n&rsquo;y montrent pas l&rsquo;exub\u00e9rance                     des Am\u00e9ricains. Un fameux athl\u00e8te am\u00e9ricain a dit \u00e0 son retour                     d&rsquo;une visite au Mexique qu&rsquo;il n&rsquo;y avait aucun plaisir \u00e0 jouer                     chez ces gens-l\u00e0 parce \u00ab\u00a0qu&rsquo;ils acclamaient aussi bruyamment                     les adversaires que leurs concitoyens.\u00a0\u00bb Il pourrait                     en dire autant des Canadiens qui ont h\u00e9rit\u00e9 l&rsquo;instinct sportif                     des Anglais. <\/p>\n<p> Pour terminer cette nomenclature, disons quelques mots des                     progr\u00e8s scientifiques et techniques du Canada. Le Mercury                     Digest a cit\u00e9 r\u00e9cemment quelques-uns des hommes illustres                     du Canada\u00a0: Lord Rutherford, ancien professeur de McGill,                     qui a \u00e9t\u00e9 un des premiers d\u00e9singrateurs de l&rsquo;atome\u00a0;                     sir Frederick Banting et le Dr Charles Best, qui ont d\u00e9couvert                     l&rsquo;insuline\u00a0; sir Charles Saunders, qui a produit le bl\u00e9                     Marquis contre la rouille\u00a0; Gilbert Labine qui a d\u00e9couvert                     la pechblende de la mine d&rsquo;Eldorado au cours d&rsquo;une exploration                     a\u00e9rienne\u00a0; Ben Chaffey, bien connu pour ses travaux d&rsquo;irrigation                     en Californie et. en Australie, et sir William Osier, dont                     les contributions \u00e0 la m\u00e9decine ont eu lieu \u00ab\u00a0aussi bien                     \u00e0 McGill qu&rsquo;\u00e0 Johns Hopkins ou Oxford.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Telles sont donc les caract\u00e9ristiques des deux pays. Ni                     l&rsquo;un ni l&rsquo;autre n&rsquo;est parfait, et leurs chefs n&rsquo;ont pas toujours                     \u00e9t\u00e9 sans reproche. Chacun d&rsquo;eux est enclin \u00e0 consid\u00e9rer ses                     fils comme plus sobres, plus industrieux et plus honn\u00eates                     que ceux des autres nations. Mais les gens sensibles savent                     fort bien qu&rsquo;aucun pays ou aucun parti n&rsquo;a jamais produit                     la perfection et qu&rsquo;il y a toujours un peu de bon chez les                     autres. <\/p>\n<p> Le Canada et les \u00c9tats-Unis se ressemblent sous de nombreux                     rapports. Leur plus grand lien est la communaut\u00e9 de leur vie                     quotidienne. Ils partagent les m\u00eames convictions et aspirations                     d\u00e9mocratiques dans les m\u00eames conditions et dans la m\u00eame ambiance,                     et cette ressemblance est bas\u00e9e sur de solides principes.                     Le bien le plus pr\u00e9cieux que les deux pays ont en commun est                     la d\u00e9mocratie\u00a0; leur commun h\u00e9ritage est la Grande Charte,                     fondation de la d\u00e9mocratie. Leur mani\u00e8re de vivre d\u00e9rive des                     m\u00eames sources, et quoique le Canada n&rsquo;ait pas d&rsquo;imposant document                     comme la D\u00e9claration d&rsquo;ind\u00e9pendance, il en adopte les principes.                     Les deux pays partagent l&rsquo;id\u00e9e du progr\u00e8s humain\u00a0; ils                     estiment que l&rsquo;homme est capable de perfectionnement continuel,                     et ils reconnaissent que chaque individu, m\u00eame le plus humble,                     a le droit de faire son chemin dans la vie dans toute la mesure                     de ses capacit\u00e9s. <\/p>\n<p> Ce ne sont pas seulement les gens n\u00e9s au pays qui jouissent                     de ces droits et de ces aspirations. Le Canada et les \u00c9tats-Unis                     repoussent tous les concepts de ceux qui invoquent la \u00ab\u00a0puret\u00e9                     de la race pour inciter \u00e0 la guerre. On a appel\u00e9 l&rsquo;Am\u00e9rique                     un \u00ab\u00a0creuset\u00a0\u00bb dans lequel entrent toutes sortes                     de gens qui finissent par devenir les bons citoyens d&rsquo;un nouveau                     pays. Pour s&rsquo;en rendre compte, il n&rsquo;y a qu&rsquo;\u00e0 consulter la                     liste des noms de n&rsquo;importe quelle entreprise depuis une \u00e9quipe                     de hockey jusqu \u00e0 une aci\u00e9rie. Cette partie du monde contient                     150 millions d&rsquo;habitants qui tout en \u00e9tant diff\u00e9rents les                     uns des autres peuvent cependant \u00eatre de bons am\u00e9ricains ou                     de bons canadiens gr\u00e2ce \u00e0 la connaissance et \u00e0 la pratique                     de bons principes de morale et de conduite. <\/p>\n<p> Les autres nations commencent \u00e0 s&rsquo;apercevoir que ces deux                     voisins de l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord doivent jouer dans les affaires                     mondiales un r\u00f4le digne de leur importance et de leurs ressources                     pour pr\u00e9server la d\u00e9mocratie. Alors que certaines nations                     pr\u00e9f\u00e8rent adopter une politique vacillante bas\u00e9e sur leurs                     int\u00e9r\u00eats imm\u00e9diats, ces deux pays doivent faire des plans                     \u00e0 longue port\u00e9e dans l&rsquo;int\u00e9r\u00eat du monde entier. Chacun a des                     aptitudes sp\u00e9ciales et ils font une excellente \u00e9quipe. Ils                     ont besoin du monde ext\u00e9rieur comme client et comme fournisseur,                     mais de plus ils ont besoin de prendre part aux affaires politiques                     internationales, non pas comme arbitres, mais comme participants.                     Les Am\u00e9ricains doivent se rappeler que, si puissants qu&rsquo;ils                     soient, ils ne forment qu&rsquo;une partie relativement faible de                     la population terrestre. Dorothy Thompson a dit quelque part\u00a0:                     \u00ab\u00a0Nous ne sommes que 132,000,000 dans un monde qui contient                     plus de deux milliards d&rsquo;habitants, tous capables de fabriquer                     des chars de combat et des canons et de former des coalitions,                     et dou\u00e9s de la tendance historique de se grouper contre toute                     nation qui se montre trop sup\u00e9rieure.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Le Canada a ses propres probl\u00e8mes. En ce moment tout lui                     sourit, mais le fait d&rsquo;\u00eatre une petite nation avec assez de                     richesses pour un grand pays lui impose des responsabilit\u00e9s                     et l&rsquo;expose \u00e0 certains dangers. Aux yeux de ceux qui ont appris                     \u00e0 regarder le globe du sommet, il est clair que le Canada                     est au centre de la puissance a\u00e9rienne et qu&rsquo;il est entour\u00e9                     par les \u00c9tats-Unis, la Grande-Bretagne et la Russie. Sa situation                     offrait autrefois la s\u00e9curit\u00e9, mais la strat\u00e9gie de la guerre                     a\u00e9rienne menace d&rsquo;en faire un champ de bataille en cas de                     conflit. Son int\u00e9grit\u00e9 politique est assur\u00e9e, ses relations                     ext\u00e9rieures sont d\u00e9nu\u00e9es de toute aspiration \u00e9go\u00efste, et il                     a de nombreux amis dans le monde. Son conservatisme inn\u00e9 le                     garde des exc\u00e8s politiques\u00a0; le m\u00e9lange des deux races                     lui inspire la tol\u00e9rance et lui fait mieux comprendre les                     probl\u00e8mes \u00e9trangers\u00a0; son sentiment national et la fiert\u00e9                     que lui inspire le r\u00f4le qu&rsquo;il a jou\u00e9 dans le domaine industriel,                     agricole et militaire, l&#8217;emp\u00eachent d&rsquo;enrayer la marche du                     progr\u00e8s. Il prend part aux conf\u00e9rences internationales et                     aux affaires mondiales. Ses plans de stabilisation mon\u00e9taire                     et de contr\u00f4le de l&rsquo;aviation civile ont facilit\u00e9 l&rsquo;accord                     entre la Grande-Bretagne et les \u00c9tats-Unis sur ces questions                     \u00e9pineuses. Il si\u00e8ge dans neuf congr\u00e8s de la paix\u00a0; PICAO                     et ILO ont \u00e9lu domicile \u00e0 Montr\u00e9al\u00a0; la premi\u00e8re conf\u00e9rence                     des Nations Unies sur l&rsquo;alimentation et l&rsquo;agriculture a eu                     lieu \u00e0 Montr\u00e9al sous la pr\u00e9sidence d&rsquo;un Canadien\u00a0; c&rsquo;est                     le plus gros fournisseur de vivres \u00e0 UNRRA et le troisi\u00e8me                     comme contributeur financier\u00a0; et quand la bombe atomique                     est tomb\u00e9e sur Hiroshima le monde a appris qu&rsquo;il \u00e9tait l&rsquo;associ\u00e9                     des \u00c9tats-Unis et de la Grande-Bretagne dans cette entreprise.                   <\/p>\n<p> Tout cela indique que le Canada occupe parmi les nations                     une place beaucoup plus importante qu&rsquo;on ne saurait attendre                     de sa faible population et qu&rsquo;il joue sous ce rapport un r\u00f4le                     autonome. Il a atteint l&rsquo;\u00e2ge adulte en 1931, quand il a accompli                     pacifiquement ce que la Guerre de l&rsquo;Ind\u00e9pendance avait fait                     155 ans plus t\u00f4t pour les \u00c9tats-Unis. Son ind\u00e9pendance a \u00e9t\u00e9                     prouv\u00e9e par le fait qu&rsquo;il a d\u00e9clar\u00e9 la guerre \u00e0 l&rsquo;Allemagne                     sept jours plus tard que la Grande-Bretagne\u00a0; il a d\u00e9clar\u00e9                     la guerre au Japon avant la Grande-Bretagne et les \u00c9tats-Unis,                     et il aurait pu ne d\u00e9clarer la guerre \u00e0 personne s&rsquo;il avait                     voulu. Il est si ind\u00e9pendant qu&rsquo;il refuse de permettre m\u00eame                     aux autorit\u00e9s britanniques de s&rsquo;\u00e9tablir chez lui pour y entra\u00eener                     leurs troupes\u00a0; il consent toutefois \u00e0 recevoir les forces                     arm\u00e9es des nations amies sous son propre contr\u00f4le, comme dans                     le cas du plan d&rsquo;entra\u00eenement des aviateurs pendant la derni\u00e8re                     guerre. Comme l&rsquo;a dit Lionel Chevrier, ministre des Transports,                     au cours d&rsquo;une r\u00e9union de Kiwanis International \u00e0 Atlantic                     City\u00a0: \u00ab\u00a0Le Canada est une nation avec la m\u00eame ind\u00e9pendance,                     les m\u00eames droits et les m\u00eames obligations que les \u00c9tats-Unis.\u00a0\u00bb                   <\/p>\n<p> En m\u00eame temps, le Canada fait partie du Commonwealth des                     nations britanniques, qui est unique au monde sous le rapport                     des institutions politiques. Il est remarquable qu&rsquo;un petit                     pays comme la Grande-Bretagne, \u00e0 peine visible sur la carte                     du monde, inspire une loyaut\u00e9 si tenace chez des nations lointaines                     comme le Canada, la Nouvelle-Z\u00e9lande, l&rsquo;Australie et l&rsquo;Afrique                     du Sud malgr\u00e9 la forte attraction des alentours et les diff\u00e9rences                     de coutumes. Les membres du Commonwealth jouissent de tous                     les \u00e9l\u00e9ments de libert\u00e9 tout en \u00e9tant li\u00e9s par leur all\u00e9geance                     \u00e0 la Couronne. <\/p>\n<p> Le r\u00f4le que les \u00c9tats-Unis et le Canada peuvent jouer dans                     le monde est facilit\u00e9 par ces rapports du Canada avec l&#8217;empire,                     mais il y a des gens qui s&rsquo;\u00e9tonnent que le Canada soit le                     seul pays de l&rsquo;Am\u00e9rique qui ne fasse pas partie de l&rsquo;Union                     Pan-am\u00e9ricaine. Heureusement, il est g\u00e9n\u00e9ralement admis que                     les attaches du Canada avec l&rsquo;ancien monde ne sont pas seulement                     ind\u00e9racinables, mais qu&rsquo;elles ont certains avantages pour                     les Am\u00e9riques. Quand le Canada parle dans les conseils de                     famille du Commonwealth, sa voix est celle de l&rsquo;Am\u00e9rique.                     Il ne se borne pas \u00e0 servir d&rsquo;interpr\u00e8te. Il remplit cette                     fonction en jouant son vrai r\u00f4le qui n&rsquo;est pas celui d&rsquo;interm\u00e9diaire                     mais de principal. Sa place dans le Commonwealth britannique                     ne l&#8217;emp\u00eache aucunement d&rsquo;\u00eatre une nation am\u00e9ricaine et de                     collaborer amicalement dans le domaine culturel et \u00e9conomique                     avec tous les pays am\u00e9ricains. <\/p>\n<p> Une chose fait grand d\u00e9faut\u00a0: l&rsquo;information. La publicit\u00e9                     canadienne n&rsquo;a pas brill\u00e9 \u00e9norm\u00e9ment. Les politiciens et les                     fonctionnaires ne comprennent pas quelquefois que si le public                     n&rsquo;accepte pas volontiers certains changements ou certaines                     nouvelles id\u00e9es, ce n&rsquo;est pas par ent\u00eatement mais faute de                     les comprendre. Il serait plus r\u00e9ceptif si on lui expliquait                     les choses logiquement \u00e0 l&rsquo;avance sans faire appel aux sentiments                     ou \u00e0 l&rsquo;esprit de parti. Il faut que les deux pays apprennent                     \u00e0 penser continentalement avant de penser internationalement.                     Mais pour cela il faut que les nouvelles sensationnelles qui                     amusent et distraient temporairement c\u00e8dent la place \u00e0 des                     articles d&rsquo;une plus grande utilit\u00e9 pour l&rsquo;avenir. <\/p>\n<p> En plus de la publicit\u00e9, il ne faut pas n\u00e9gliger l&rsquo;enseignement.                     Il y a plus de 30,000,000 d&rsquo;enfants qui vont \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole dans                     les deux pays, et ce seront des adultes demain. On ne peut                     s&#8217;emp\u00eacher de regretter qu&rsquo;on n\u00e9glige de les mieux renseigner                     sur le pays voisin. En 1944 le Conseil am\u00e9ricain de l&rsquo;\u00e9ducation                     avec l&rsquo;appui de la Fondation Carnegie pour la paix internationale,                     prit l&rsquo;initiative de convoquer un groupe d&rsquo;\u00e9ducateurs du Canada                     et des \u00c9tats-Unis. Un comit\u00e9 permanent d&rsquo;\u00e9ducation canado-am\u00e9ricain                     en r\u00e9sulta. Ce comit\u00e9 bilat\u00e9ral, dont on esp\u00e8re beaucoup,                     a l&rsquo;appui de nombreux instituteurs et de nombreuses associations                     p\u00e9dagogiques. <\/p>\n<p> Il n&rsquo;est pas facile d&rsquo;arriver \u00e0 une concordance parfaite                     d&rsquo;efforts entre ces deux pays pour leur propre avantage et                     celui du monde entier, mais il existe dans les coeurs et les                     esprits de leurs habitants de puissantes impulsions qui n&rsquo;attendent                     qu&rsquo;\u00e0 \u00eatre \u00e9veill\u00e9es pour accomplir des merveilles. Le besoin                     de secouer les entraves est plus imp\u00e9rieux que jamais. La                     collaboration internationale dans laquelle le Canada et les                     \u00c9tats-Unis sont engag\u00e9s avec les autres nations embrasse toutes                     les affaires humaines et concerne tous les citoyens\u00a0;                     ce n&rsquo;est plus la seule pr\u00e9rogative de ministres pl\u00e9nipotentiaires.                     La prosp\u00e9rit\u00e9 interne de ces nations du nord de l&rsquo;Am\u00e9rique,                     par suite du contre-coup de leur \u00e9conomie sur les affaires                     internationales, int\u00e9resse le monde entier. Il y a peu de                     sceptiques dans ces deux pays parmi les gens intelligents                     et patriotes, parce qu&rsquo;il serait peu am\u00e9ricain (dans la grande                     acception du mot qui comprend le Canada) d&rsquo;avoir le moindre                     doute que notre continent puisse se tirer d&rsquo;affaire. Mais                     il faut se rendre compte que cela n&rsquo;arrivera pas sans rien                     faire. Imbus du m\u00eame id\u00e9al depuis des si\u00e8cles, et conscients                     du but \u00e0 poursuivre dans une \u00e9poque passionn\u00e9ment r\u00e9aliste,                     il sied maintenant aux peuples des \u00c9tats-Unis et du Canada                     de faire face \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9, de penser intelligemment et de                     parler clairement, de poser solidement les bases de l&rsquo;avenir                     et de travailler sans rel\u00e2che. <\/p>\n<p> S&rsquo;adresser \u00e0 une succursale de la Banque Royale du Canada                     ou au si\u00e8ge social \u00e0 Montr\u00e9al pour recevoir gratuitement ceux                     des articles suivants qui vous int\u00e9ressent sur diff\u00e9rentes                     phases de la vie culturelle et \u00e9conomique du Canada\u00a0:                   <\/p>\n<p> Le Canada et l&#8217;empire britannique <\/p>\n<p> Le nord du Canada <\/p>\n<p> Qu&rsquo;est-ce que le Canada\u00a0? <\/p>\n<p> Le bien-\u00eatre social <\/p>\n<p> Le gouvernement du Canada <\/p>\n<p> Les banques du Canada <\/p>\n<p> L&rsquo;\u00e9ducation <\/p>\n<p> Les transports a\u00e9riens <\/p>\n<p> Le commerce international <\/p>\n<p> Les femmes canadiennes <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[20],"class_list":["post-2402","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-20"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Octobre 1946 - Canada et les \u00c9tats-Unis - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/octobre-1946-canada-et-les-etats-unis\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Octobre 1946 - Canada et les \u00c9tats-Unis\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"(Deuxi\u00e8me article sur les relations entre le Canada et les \u00c9tats-Unis). 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