{"id":2393,"date":"1972-11-01T00:00:00","date_gmt":"1972-11-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-53-n-11-novembre-1972-la-soif-de-connaitre\/"},"modified":"2022-10-17T20:00:09","modified_gmt":"2022-10-17T20:00:09","slug":"vol-53-n-11-novembre-1972-la-soif-de-connaitre","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-53-n-11-novembre-1972-la-soif-de-connaitre\/","title":{"rendered":"Vol. 53, N\u00b0 11 &#8211; Novembre 1972 &#8211; La soif de conna\u00eetre"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">La plupart des lecteurs du pr\u00e9sent                     Bulletin ne sont plus soumis \u00e0 la discipline scolaire.                     Ils d\u00e9sirent continuer \u00e0 apprendre, mais la                     soif du savoir a fait place chez eux \u00e0 la contrainte                     de l&rsquo;\u00e9tude. Nourrissant continuellement leur esprit                     de faits, d&rsquo;id\u00e9es et d&rsquo;exp\u00e9riences, ils sont                     en mesure d&rsquo;appr\u00e9cier les situations, d&rsquo;\u00e9laborer                     des plans d&rsquo;action et d&rsquo;affronter les difficult\u00e9s.                   <\/p>\n<p> D&rsquo;autres, insensibles \u00e0 la soif de conna\u00eetre,                     restent confondus devant les opinions contradictoires et cherchent                     la tranquillit\u00e9 dans la propagande. Ils m\u00e9sinterpr\u00e8tent                     les causes et les effets des \u00e9v\u00e9nements actuels                     faute d&rsquo;un bagage suffisant de connaissances pour pouvoir                     en juger. <\/p>\n<p> Le passage de la confusion \u00e0 la clart\u00e9 s&rsquo;op\u00e8re                     en posant des questions et en trouvant des r\u00e9ponses,                     ce qui permet d&rsquo;accro\u00eetre sans cesse notre fonds de                     renseignements. Celui que l&rsquo;on a surnomm\u00e9 le \u00ab\u00a0magicien                     de la General Electric\u00a0\u00bb, Charles Steinmetz, a dit\u00a0:                     \u00ab\u00a0Il n&rsquo;y a pas de sottes questions, et personne ne devient                     sot tant qu&rsquo;il ne s&rsquo;arr\u00eate pas de poser des questions\u00a0\u00bb.                   <\/p>\n<p> La curiosit\u00e9 est l&rsquo;une des caract\u00e9ristiques                     de la vigueur intellectuelle. Elle proc\u00e8de, au sens                     le plus noble du terme, d&rsquo;un amour sinc\u00e8re du savoir.                     C&rsquo;est l&rsquo;esprit de recherche intellectuelle qui stimule la                     pens\u00e9e vivante. Elle est la force secr\u00e8te de                     ceux qui s&rsquo;instruisent afin d&rsquo;\u00eatre capables de tirer                     eux-m\u00eames des conclusions des faits qu&rsquo;ils apprennent.                   <\/p>\n<p> Chacun se surprend \u00e0 s&rsquo;interroger sur les choses,                     et l&rsquo;homme intelligent sait par exp\u00e9rience que la meilleure                     marche \u00e0 suivre devant l&rsquo;interrogation est de se mettre                     \u00e0 la recherche d&rsquo;une r\u00e9ponse ou d&rsquo;une explication.                     Il ne consid\u00e8re pas les heures consacr\u00e9es \u00e0                     cette recherche comme du temps rogn\u00e9 sur ses loisirs.                     Il est tragique de voir quelqu&rsquo;un pr\u00e9texter le \u00ab\u00a0manque                     de temps\u00a0\u00bb pour limiter sa r\u00e9flexion et atrophier                     son entendement. Le pr\u00e9cepteur de N\u00e9ron affirmait                     que les loisirs qui ne servent pas \u00e0 apprendre sont                     une sorte de mort, un tombeau vivant. <\/p>\n<h3>L&rsquo;\u00e2ge n&rsquo;est pas un obstacle<\/h3>\n<p> Le point o\u00f9 l&rsquo;on en sait assez est une destination                     o\u00f9 personne n&rsquo;arrive jamais, mais chaque anniversaire                     doit marquer dans notre vie un perfectionnement en savoir                     et en sagesse. \u00c0 l&rsquo;\u00e2ge de quatre-vingt-dix ans                     et devenu aveugle, Michel-Ange s&rsquo;\u00e9criait en passant                     les mains sur les statues de Saint-Pierre de Rome\u00a0: \u00ab\u00a0J&rsquo;en                     apprends encore\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p> Tout en puisant dans le capital intellectuel que nous avons                     amass\u00e9 pendant les jeunes ann\u00e9es de notre vie,                     nous devons nous maintenir \u00e0 la page afin de savoir                     de quoi parlent les nouvelles g\u00e9n\u00e9rations. <\/p>\n<p> En ob\u00e9issant \u00e0 notre d\u00e9sir de conna\u00eetre,                     nous nous prot\u00e9geons contre l&rsquo;immobilisme, cause d&rsquo;aveulissement                     dans les affaires comme dans la vie priv\u00e9e. La rigidit\u00e9                     d&rsquo;esprit est un ennemi qu&rsquo;il faut d\u00e9masquer et d\u00e9truire.                     Sinon, il ne reste qu&rsquo;\u00e0 s&rsquo;ancrer dans le fanatisme,                     les pr\u00e9jug\u00e9s et les id\u00e9es vieillottes,                     puis \u00e0 se demander un beau jour comment la vie nous                     a \u00e9chapp\u00e9. <\/p>\n<p> L&rsquo;existence peut \u00eatre morne et vide de sens pour celui                     qui n&rsquo;a pas r\u00e9ussi \u00e0 apprendre que ce ne sont                     pas la parole et la discussion, mais l&rsquo;observation et le contr\u00f4le                     qui distinguent vraiment l&rsquo;homme intelligent. D\u00e9velopper                     son activit\u00e9 intellectuelle c&rsquo;est progresser dans la                     voie du savoir, ce qui est l&rsquo;un des plus grands plaisirs auquel                     on puisse atteindre. <\/p>\n<p> Jadis quelqu&rsquo;un frotta deux pi\u00e8ces de bois l&rsquo;une                     contre l&rsquo;autre et fit ainsi na\u00eetre le feu\u00a0; essayez                     maintenant de frotter deux id\u00e9es. Comparez les choses                     entre elles, remarquez par o\u00f9 elles se ressemblent                     et par o\u00f9 elles diff\u00e8rent, et faites jaillir                     une id\u00e9e nouvelle. <\/p>\n<p> Secouer sa torpeur intellectuelle, remuer des pens\u00e9es,                     enflammer l&rsquo;\u00e9tincelle d&rsquo;une nouvelle id\u00e9e, voil\u00e0                     autant d&rsquo;initiatives dont dispose celui qui veut satisfaire                     sa soif de conna\u00eetre. Il se plaira \u00e0 lire un                     livre qui offre mati\u00e8re \u00e0 controverse et lui                     permet d&rsquo;exercer son sens critique, combinant ainsi les dons                     naturels de son talent, de son intelligence et de son esprit                     avec les lumi\u00e8res que lui apporte son nouveau savoir.                   <\/p>\n<p> Plus vous apprenez, plus vous avez de chances de prendre                     plaisir \u00e0 cette op\u00e9ration, et plus vous avez                     de chances de faire des d\u00e9couvertes ou de relier des                     id\u00e9es d&rsquo;une mani\u00e8re qui ajoutera au bonheur                     de votre vie et accro\u00eetra votre habilet\u00e9 \u00e0                     r\u00e9soudre les probl\u00e8mes. <\/p>\n<p> Les g\u00e9nies diff\u00e8rent du commun des mortels                     parce qu&rsquo;ils ont d\u00e9velopp\u00e9 et accr\u00fb leur                     aptitude \u00e0 r\u00e9unir des id\u00e9es et \u00e0                     formuler des vues nouvelles. Ils ont certes accumul\u00e9                     une grande r\u00e9serve de faits, mais ils ont aussi aiguis\u00e9                     leur perceptivit\u00e9 de fa\u00e7on \u00e0 pouvoir                     interpr\u00e9ter les faits bruts, y ajouter quelque chose                     de personnel et innover. <\/p>\n<h3>Pour atteindre \u00e0 la perfection<\/h3>\n<p> La soif de conna\u00eetre est le d\u00e9sir que nous                     portons en nous de parvenir au degr\u00e9 de perfection                     qu&rsquo;il est en notre pouvoir d&rsquo;atteindre. Le fait d&rsquo;ajouter                     un peu de science \u00e0 notre capital nous donne de l&rsquo;assurance                     et nous raffermit dans notre volont\u00e9 de saisir les                     occasions favorables. <\/p>\n<p> Notre besoin de nous appuyer sur le savoir est plus grand                     qu&rsquo;autrefois et va grandissant. Dans une d\u00e9mocratie,                     tout citoyen est appel\u00e9 \u00e0 porter un jugement                     sur des projets concernant le commerce, la sant\u00e9 publique,                     la d\u00e9fense nationale, l&rsquo;\u00e9conomie, le droit et                     les moeurs. Combien mieux pr\u00e9par\u00e9 n&rsquo;est-il pas                     \u00e0 prendre de bonnes d\u00e9cisions s&rsquo;il poss\u00e8de                     des connaissances de base. Il saura tout au moins que ce ne                     sont pas l\u00e0 des probl\u00e8mes nouveaux, mais que                     d&rsquo;autres hommes les ont r\u00e9solus, avec sagesse ou \u00e9tourderie,                     dans le pass\u00e9. <\/p>\n<p> Pourquoi ob\u00e9issons-nous \u00e0 la soif de conna\u00eetre                     des choses nouvelles\u00a0? Non seulement parce que le savoir                     est une fin utile en soi, mais aussi parce que l&rsquo;action m\u00eame                     de l&rsquo;acqu\u00e9rir enrichit notre esprit et anime notre                     courage. Il n&rsquo;est pas n\u00e9cessaire que le savoir soit                     utilitaire pour m\u00e9riter qu&rsquo;on le poursuive. Recherch\u00e9                     pour lui-m\u00eame, le savoir apporte de riches et abondantes                     r\u00e9compenses. <\/p>\n<p> Tout ce que l&rsquo;humanit\u00e9 a fait, pens\u00e9, vu,                     ressenti, d\u00e9couvert et imagin\u00e9, \u00ab\u00a0le capital                     investi de la civilisation\u00a0\u00bb, finit par \u00eatre imprim\u00e9                     dans les livres, et c&rsquo;est l\u00e0 que nous conduit notre                     soif de conna\u00eetre. Le choix est aussi vaste que la nature                     humaine. Que vous vouliez explorer l&rsquo;histoire et la gen\u00e8se                     de la musique, du cin\u00e9ma ou de la tapisserie, l&rsquo;\u00e9volution                     de la d\u00e9mocratie ou des droits de l&rsquo;homme, les probl\u00e8mes                     de l&rsquo;adolescence, les principes du droit, l&rsquo;anatomie des pr\u00e9jug\u00e9s                     ou le bon usage de la langue, vous n&rsquo;avez que l&#8217;embarras du                     choix\u00a0: tout est l\u00e0, dans les livres. <\/p>\n<h3>Polissez votre esprit<\/h3>\n<p> La lecture est un moyen de coudoyer les grands esprits,                     de polir votre intelligence en la frottant contre celle des                     autres. Elle exige cependant un certain int\u00e9r\u00eat                     de votre part. L&rsquo;int\u00e9r\u00eat n&rsquo;est ni dans les livres                     ni dans les \u00e9v\u00e9nements\u00a0; c&rsquo;est un sentiment                     int\u00e9rieur, que l&rsquo;on peut cultiver. Partout o\u00f9                     se tourne notre curiosit\u00e9, notre soif de conna\u00eetre,                     l\u00e0 se trouve une source d&rsquo;int\u00e9r\u00eat. <\/p>\n<p> Ce qu&rsquo;il y a de r\u00e9confortant dans la satisfaction                     de la soif de conna\u00eetre, c&rsquo;est qu&rsquo;elle contribue \u00e0                     assurer la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 d&rsquo;esprit. La lecture                     ne consiste pas \u00e0 chercher une formule pour transformer                     notre vie, mais une \u00e9chelle de valeurs pour orienter                     notre fa\u00e7on de vivre. Elle aide \u00e0 donner un                     contenu substantiel \u00e0 des id\u00e9es aussi abstraites                     et parfois aussi troublantes que le bien et le mal, la justice                     et l&rsquo;injustice. <\/p>\n<p> La soif de nous renseigner sur la fa\u00e7on de diriger                     notre embarcation nous conduira dans de nombreuses branches                     du savoir. Ce qu&rsquo;il y a de plus fascinant et de plus passionnant                     dans le cas des livres, c&rsquo;est leur vari\u00e9t\u00e9,                     et la largeur d&rsquo;esprit avec laquelle nous les choisissons                     nous pr\u00e9pare, en nous enseignant la souplesse, \u00e0                     faire face \u00e0 toutes les exigences des affaires et de                     la vie sociale. <\/p>\n<p> Lire des livres vari\u00e9s c&rsquo;est avoir l&rsquo;impression de                     s&rsquo;\u00e9lever \u00e0 une grande hauteur, d&rsquo;o\u00f9 le                     paysage de la terre prend vraiment un sens. Nous y discernons                     que les sentiments qui divisent les hommes sont dus \u00e0                     des points de vue personnels, diff\u00e9rents selon le milieu,                     la formation et la culture, les r\u00e9actions diverses                     aux id\u00e9es et aux \u00e9v\u00e9nements. <\/p>\n<p> Il est notoire que ce ne sont pas les choses qui troublent                     les hommes et les femmes, mais l&rsquo;id\u00e9e qu&rsquo;ils s&rsquo;en font.                     Le grand peintre allemand Holbein a fait un tableau sur lequel                     on discerne une \u00e9trange tache au premier plan. Vue                     d&rsquo;un certain angle et de cet angle seulement, cette tache                     repr\u00e9sente un cr\u00e2ne. <\/p>\n<h3>Un riche et vaste capital<\/h3>\n<p> Tout comme une d\u00e9couverte est le fruit de nombreuses                     exp\u00e9riences, de m\u00eame une brillante id\u00e9e                     intellectuelle r\u00e9sulte du rapprochement de bribes et                     d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments d&rsquo;information, r\u00e9unis par                     une pens\u00e9e vivifiante. <\/p>\n<p> L&rsquo;imagination, l&rsquo;invention et l&rsquo;\u00e9laboration des hypoth\u00e8ses                     offrent leurs merveilleuses ressources \u00e0 celui qui                     dispose d&rsquo;un riche et vaste bagage de renseignements\u00a0:                     riche par sa valeur intrins\u00e8que et vaste en ce sens                     qu&rsquo;il ne se borne pas aux choses banales de la vie et du travail                     quotidien. <\/p>\n<p> L&rsquo;inspiration ne se commande pas. On ne peut s&rsquo;asseoir,                     le menton appuy\u00e9 sur la main, comme <em>Le Penseur <\/em>de                     Rodin, et dire \u00ab\u00a0je vais \u00eatre inspir\u00e9\u00a0\u00bb.                     Mais notre chance d&rsquo;avoir une inspiration au moment critique                     s&rsquo;accro\u00eet en enrichissant le r\u00e9pertoire de nos                     impressions et de nos id\u00e9es. <\/p>\n<p> Le fait d&rsquo;avoir beaucoup lu ne veut pas dire que vous aurez                     la solution de tous les probl\u00e8mes sur le bout de la                     langue, mais que vous saurez au moins o\u00f9 la chercher.                     Tout \u00eatre humain a besoin d&rsquo;une base de r\u00e9f\u00e9rence,                     d&rsquo;une vue d&rsquo;ensemble de l&rsquo;existence pour guider sa r\u00e9flexion.                   <\/p>\n<p> La lecture vous am\u00e8nera \u00e0 examiner de nouveau                     les choses que vous consid\u00e9riez comme \u00e9tablies                     et \u00e0 les mettre en question. Vous acquerrez alors de                     la souplesse d&rsquo;esprit et vous envisagerez les choses de loin\u00a0;                     votre largeur de vue sera connue et respect\u00e9e. <\/p>\n<p> \u00c0 la lecture doit succ\u00e9der la r\u00e9flexion.                     Pourquoi ne pas pr\u00e9voir une heure par semaine pour                     laisser vagabonder votre esprit, non pas afin de r\u00eavasser                     inutilement, mais de passer en revue mentalement les \u00e9v\u00e9nements,                     les pens\u00e9es et les id\u00e9es des sept derniers jours                     et de les associer pour formuler une th\u00e9orie ou \u00e9laborer                     une hypoth\u00e8se\u00a0? La capacit\u00e9 de m\u00e9diter                     sur ce qu&rsquo;on a appris et compris dans une certaine mesure                     est l&rsquo;un des aspects enrichissants de la satisfaction de notre                     soif de conna\u00eetre. <\/p>\n<p> C&rsquo;est l\u00e0 une possibilit\u00e9 que l&rsquo;homme est,                     de tous les animaux, le seul \u00e0 poss\u00e9der\u00a0:                     garder une pens\u00e9e \u00e0 l&rsquo;esprit tout en en \u00e9tudiant                     les ramifications et les cons\u00e9quences. Explorer quelque                     chose de cette fa\u00e7on est un acte cr\u00e9ateur qui                     procure une joie v\u00e9ritable. <\/p>\n<h3>Quel genre de livres faut-il lire\u00a0?<\/h3>\n<p> En proposant une br\u00e8ve liste d&rsquo;ouvrages comme point                     de d\u00e9part pour celui qui d\u00e9sire satisfaire sa                     soif de conna\u00eetre, le pr\u00e9sent Bulletin n&rsquo;a pas                     la pr\u00e9tention de prescrire les meilleurs livres, mais                     seulement d&rsquo;indiquer les domaines qui serviront \u00e0 assurer                     au lecteur une vue globale des choses et \u00e0 l&rsquo;amener                     \u00e0 approfondir les sujets qui l&rsquo;int\u00e9ressent de                     fa\u00e7on particuli\u00e8re. <\/p>\n<p> <em>La philosophie<\/em>. Un philosophe n&rsquo;est pas un proph\u00e8te                     porteur d&rsquo;un message, mais un ami de la sagesse. Selon le                     grand philosophe Socrate, \u00ab\u00a0l&rsquo;homme qui est naturellement                     enclin \u00e0 t\u00e2ter de tous les domaines du savoir,                     \u00e0 entreprendre l&rsquo;\u00e9tude avec plaisir\u00a0&#8230;                     cet homme m\u00e9rite \u00e0 juste titre le nom de philosophe.\u00a0\u00bb                   <\/p>\n<p> La philosophie que le lecteur avis\u00e9 trouve dans les                     livres n&rsquo;est pas enti\u00e8rement sp\u00e9culative. Elle                     se rapporte \u00e0 la vie v\u00e9cue. Un groupe de voisins                     d&rsquo;une localit\u00e9 de banlieue avaient d\u00e9cid\u00e9                     de r\u00e9server une soir\u00e9e par semaine pour la lecture.                     Chacun, \u00e0 tour de r\u00f4le, devait lire \u00e0                     haute voix un passage des <em>Entretiens <\/em>d&rsquo;\u00c9pict\u00e8te.                     D\u00e8s le premier soir, ils furent \u00e9tonn\u00e9s                     de voir combien les principes \u00e9nonc\u00e9s s&rsquo;appliquaient                     au monde d&rsquo;aujourd&rsquo;hui et combien les pens\u00e9es de ce                     philosophe les aidaient \u00e0 comprendre les probl\u00e8mes                     actuels. <\/p>\n<p> <em>Les mythes et les fables<\/em>. Lorsque nous \u00e9tions                     petits, nous savions qu&rsquo;il y avait des ogres, des f\u00e9es,                     des g\u00e9ants et un Bonhomme No\u00ebl. En vieillissant, nous                     n&rsquo;avons pas renonc\u00e9 \u00e0 ce monde merveilleux,                     mais nous l&rsquo;avons modifi\u00e9. Les proverbes, les maximes                     et les le\u00e7ons morales des fabulistes, qui ont jou\u00e9                     un r\u00f4le dans l&rsquo;\u00e9volution intellectuelle des peuples                     primitifs, ont surv\u00e9cu jusqu&rsquo;\u00e0 nos jours. <\/p>\n<p> <em>Les sciences<\/em>. Il est possible, m\u00eame \u00e0                     ceux qui n&rsquo;ont ni le temps ni le d\u00e9sir de conna\u00eetre                     les d\u00e9tails d&rsquo;une discipline quelconque, de se mettre                     au fait des principes g\u00e9n\u00e9raux et des progr\u00e8s                     de la science. L&rsquo;essentiel est d&rsquo;en apprendre suffisamment                     sur le fondement des sciences pour comprendre ce que signifie                     leur \u00e9volution pour l&rsquo;humanit\u00e9. <\/p>\n<p> <em>L&rsquo;esth\u00e9tique<\/em>. L&rsquo;enthousiasme pour le beau                     ne peut exister que dans un esprit bien inform\u00e9. Voil\u00e0                     pourquoi nous devons nous renseigner sur les divers arts\u00a0:                     lorsque nous nous y int\u00e9ressons, ils nous ouvrent des                     horizons capables de hausser notre niveau culturel. L&rsquo;art                     et la musique ont une grande importance dans notre vie, soit                     en tant qu&rsquo;activit\u00e9s sp\u00e9ciales par lesquelles                     nous saisissons la beaut\u00e9, soit en tant que moyens                     d&rsquo;exprimer des sentiments, des exp\u00e9riences, une inspiration,                     un id\u00e9al. <\/p>\n<p> <em>La po\u00e9sie<\/em>. Tout homme est un peu po\u00e8te,                     m\u00eame s&rsquo;il ne fait ni vers ni rimes. On peut \u00e0                     la rigueur se passer de la po\u00e9sie, mais sans elle la                     vie est moins belle et moins intense. En po\u00e9sie, le                     mot propre importe. Aussi les personnes d\u00e9sireuses                     de d\u00e9velopper leur aptitude \u00e0 s&rsquo;exprimer avec                     clart\u00e9, nettet\u00e9 et pr\u00e9cision se font-elles                     une r\u00e8gle de lire des vers. <\/p>\n<p> <em>L&rsquo;histoire<\/em>. Comment quelqu&rsquo;un pourrait-il aspirer                     \u00e0 se comprendre et \u00e0 comprendre les autres sans                     avoir promen\u00e9 ses regards sur la sagesse et la folie                     du pass\u00e9\u00a0? Ne pas tenir compte de l&rsquo;histoire,                     ce serait s&rsquo;exposer au m\u00eame danger que le m\u00e9decin                     qui, refusant de s&rsquo;occuper des premiers sympt\u00f4mes d&rsquo;une                     maladie, ne traiterait que les affections manifestes du moment.                   <\/p>\n<p> Le cours des progr\u00e8s de l&rsquo;humanit\u00e9 n&rsquo;a pas                     suivi la ligne droite, mais un sentier tortueux aux longs                     et nombreux d\u00e9tours. Les renseignements glan\u00e9s                     dans le r\u00e9cit des efforts d\u00e9ploy\u00e9s par                     nos devanciers pour surmonter les difficult\u00e9s du voyage                     nous permettent de discerner l&rsquo;essentiel dans les probl\u00e8mes                     de notre temps et de laisser tomber l&rsquo;accessoire et les \u00e0-c\u00f4t\u00e9s.                   <\/p>\n<p> <em>La biographie<\/em>. On a vu des esprits m\u00e9diocres                     renoncer \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude de la vie des grands hommes                     sous pr\u00e9texte que les m\u00eames conditions ne s&rsquo;appliquent                     pas dans leur cas. C&rsquo;est peut-\u00eatre l\u00e0 la raison                     de leur m\u00e9diocrit\u00e9. L&rsquo;utilit\u00e9 de la biographie                     tient au fait qu&rsquo;il se trouve en chaque homme quelque chose                     qu&rsquo;il y a int\u00e9r\u00eat \u00e0 apprendre. Ses erreurs                     n&rsquo;ont pas \u00e0 \u00eatre r\u00e9p\u00e9t\u00e9es\u00a0;                     ses succ\u00e8s peuvent \u00eatre une \u00e9mulation.                     Ils nous permettent de nous instruire tout en nous \u00e9pargnant                     les difficult\u00e9s et les pertes de temps des exp\u00e9riences                     personnelles. <\/p>\n<p> <em>Les classiques<\/em>. Un classique n&rsquo;est pas une vieillerie                     parchemin\u00e9e, mais une oeuvre qui a r\u00e9sist\u00e9                     au temps. La pierre de touche de la valeur litt\u00e9raire,                     c&rsquo;est la survie, qui elle-m\u00eame t\u00e9moigne d&rsquo;une                     certaine unanimit\u00e9. C&rsquo;est dans les classiques que se                     trouve le tr\u00e9sor de la sagesse humaine accumul\u00e9e                     \u00e0 travers les si\u00e8cles. En les lisant, on s&rsquo;approprie                     en quelque sorte la grandeur des hommes qui les ont \u00e9crits.                   <\/p>\n<p> Pour nous qui vivons dans une soci\u00e9t\u00e9 gav\u00e9e                     de sons et d&rsquo;images, les classiques sont un refuge toujours                     \u00e0 notre port\u00e9e contre le tumulte. Dans un long                     et silencieux entretien les uns avec les autres, ces livres                     abordent les probl\u00e8mes qui harc\u00e8lent les hommes                     depuis toujours et offrent au lecteur de pr\u00e9cieux points                     de vue pour les r\u00e9soudre. <\/p>\n<p> <em>Les lectures divertissantes<\/em>. Les pr\u00e9s fleuris                     des livres l\u00e9gers exercent un attrait irr\u00e9sistible                     sur certaines personnes. Elles pr\u00e9tendent qu&rsquo;elles                     n&rsquo;ont pas le temps de lire les grandes oeuvres, et pourtant                     elles le trouvent quand il s&rsquo;agit de livres d&rsquo;ordre inf\u00e9rieur.                     On dirait qu&rsquo;elles sont si occup\u00e9es \u00e0 grignoter                     les hors-d&rsquo;oeuvre qu&rsquo;il leur est impossible d&rsquo;attaquer le                     plat de r\u00e9sistance. <\/p>\n<p> Les lecteurs s\u00e9rieux sont beaucoup trop sages pour                     ne pas lire un livre divertissant de temps \u00e0 autre,                     et il y a une foule de livres non s\u00e9rieux qui m\u00e9ritent                     d&rsquo;\u00eatre lus pour se d\u00e9lasser ou pour passer le                     temps. <\/p>\n<p> Une chose \u00e0 faire peu apr\u00e8s que l&rsquo;on a d\u00e9cid\u00e9                     de recourir \u00e0 la lecture pour satisfaire sa soif de                     conna\u00eetre est de s&rsquo;habituer \u00e0 \u00eatre assez                     ferme pour \u00e9carter les potins \u00e9ph\u00e9m\u00e8res                     sur des choses idiotes et les nullit\u00e9s\u00a0; les m\u00e9moires                     de faits imm\u00e9morables\u00a0; les vulgaires attraits                     des derniers dadas\u00a0; les pernicieux \u00e9talages de                     violence et de sexualit\u00e9. \u00ab\u00a0Ce livre, disait assez                     brutalement un critique \u00e0 propos d&rsquo;un \u00e9crit                     de ce genre, ne peut se tol\u00e9rer que s&rsquo;il n&rsquo;y a rien                     d&rsquo;autre \u00e0 lire.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> <em>Les traductions<\/em>. Il est courant d&rsquo;entendre des personnes                     instruites affirmer qu&rsquo;il faut lire un livre dans l&rsquo;original                     pour pouvoir l&rsquo;appr\u00e9cier, mais Emerson \u00e9crit\u00a0:                     \u00ab\u00a0Ce qui est vraiment excellent dans un livre est traduisible,                     qu&rsquo;il s&rsquo;agisse des finesses de l&rsquo;esprit ou des sentiments                     humains en g\u00e9n\u00e9ral.\u00a0\u00bb L&rsquo;auteur de Sherlock                     Holmes note que \u00ab\u00a0la vie est trop br\u00e8ve pour lire                     les originaux lorsqu&rsquo;il existe de bonnes traductions.\u00a0\u00bb                     Et Alfred North Whitehead ajoute\u00a0: \u00ab\u00a0Presque tout                     ce qu&rsquo;il y a de bon dans les livres se retrouve dans les traductions.\u00a0\u00bb                   <\/p>\n<p> Aucun livre n&rsquo;a eu une influence aussi r\u00e9volutionnaire                     ni un effet plus universel que la <em>Bible<\/em>. En deux mille                     ans, nous apprend la <em>Soci\u00e9t\u00e9 canadienne de                     la Bible<\/em>, ce livre a \u00e9t\u00e9 traduit en quelque                     1,450 langues et dialectes. Les peuples de toutes races trouvent                     dans ces traductions des r\u00e9ponses aux grands probl\u00e8mes                     qui affligent le monde\u00a0: la guerre, l&rsquo;immoralit\u00e9,                     le crime, la d\u00e9linquance juv\u00e9nile, les pr\u00e9jug\u00e9s                     religieux et raciaux, l&rsquo;ath\u00e9isme, le d\u00e9sespoir.                   <\/p>\n<h3>L&rsquo;avantage du savoir<\/h3>\n<p> Quiconque recherche une devise \u00e0 mettre sur son bureau                     ou \u00e0 suspendre au-dessus de sa biblioth\u00e8que                     ne serait pas mal avis\u00e9 d&rsquo;opter pour quelque chose                     comme \u00ab\u00a0J&rsquo;en apprends toujours\u00a0\u00bb. L&rsquo;homme qui se                     rend compte qu&rsquo;il ne sait pas tout montre par l\u00e0 m\u00eame                     qu&rsquo;il est intelligent. Sa volont\u00e9 d&rsquo;apprendre est un                     gage qu&rsquo;il parera \u00e0 la sensation de n\u00e9ant qui                     marque tant d&rsquo;existences. <\/p>\n<p> La soif de conna\u00eetre est une force positive. Celui                     qui lui ob\u00e9it s&rsquo;assure une solide base de connaissances                     doubl\u00e9e du sens critique des valeurs. Il rejette le                     style de vie t\u00e9l\u00e9roman, qui se fonde sur les                     mis\u00e8res et les \u00e9carts de la soci\u00e9t\u00e9.                   <\/p>\n<p> Cet heureux homme se fa\u00e7onne un esprit capable d&rsquo;affronter                     les probl\u00e8mes quotidiens du temps pr\u00e9sent et                     d&rsquo;envisager avec s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 la perspective                     \u00e9voqu\u00e9e dans la langue merveilleuse de Santayana,                     dans <em>Dominations et puissances<\/em>\u00a0: \u00ab\u00a0Le firmament,                     tel que nous l&rsquo;observons et mesurons son silence selon le                     rythme de notre coeur et de notre souffle, appara\u00eet                     comme une merveille achev\u00e9e et inchangeable\u00a0;                     pourtant, il brille, br\u00fble et \u00e9met des ondes                     dans toutes les directions\u00a0; et l&rsquo;on ignore combien de                     choses plus merveilleuses m\u00eame que notre \u00e9merveillement                     il peut encore produire.\u00a0\u00bb <\/p>\n<h3>Points de d\u00e9part<\/h3>\n<p> La liste de livres ci-apr\u00e8s n&rsquo;est pas une liste des                     \u00ab\u00a0meilleurs\u00a0\u00bb livres, mais simplement un choix indicatif                     d&rsquo;ouvrages de base. Tel lecteur estimera peut-\u00eatre que                     <em>l&rsquo;Histoire de l&rsquo;humanit\u00e9 <\/em>de Wells lui apporte                     tout ce qu&rsquo;il a besoin de savoir sur l&rsquo;histoire g\u00e9n\u00e9rale,                     tandis que tel autre concluera que, comme <em>La philosophie                     <\/em>de Durant, elle l&rsquo;am\u00e8ne \u00e0 vouloir approfondir                     certains domaines. Aucun de ces livres n&rsquo;est difficile \u00e0                     lire. Si vous ne les trouvez nulle part, demandez \u00e0                     une librairie de les commander pour vous. <\/p>\n<p> L&rsquo;art de lire\u00a0: <em>Comment lire\u00a0; Guide de lecture<\/em>,                     Pierre Dournes, Paris, \u00e9ditions de la Proue, 1947.                     <em>Ce qu&rsquo;il faut lire dans sa vie<\/em>, Henri Mazel, Paris,                     Mercure de France, 1919. <\/p>\n<p> Philosophie\u00a0: <em>Pr\u00e9cis d&rsquo;histoire de la philosophie<\/em>,                     Fran\u00e7ois Joseph Thonnard, Paris, Descl\u00e9e, 1948.                     <em>La conqu\u00eate du bonheur<\/em>, Bertrand Russell, Paris,                     Payot, 1951. <em>Manuel d&rsquo;Epict\u00e8te<\/em>, traduit en fran\u00e7ais                     par Guillaume du Vair, Paris, Plon, 1924. <\/p>\n<p> Mythes et fables\u00a0: <em>La Fable antique<\/em>, A. Busck,                     Copenhague, Busck, 1964. <em>Fables<\/em>, Jean de La Fontaine,                     Paris, Hachette, 1955. <em>Contes d&rsquo;Andersen<\/em>, Montr\u00e9al,                     Beauchemin. <em>Cent dix-sept fables d&rsquo;Esope<\/em>, Paris, Club                     fran\u00e7ais du livre, 1963. <\/p>\n<p> Sciences\u00a0: <em>Les conqu\u00eates de la pens\u00e9e                     scientifique<\/em>, Gilbert Cohen, Paris, Dunod, 1963. <em>La                     pens\u00e9e scientifique moderne<\/em>, Jean Ullmo, Paris,                     Flammarion, 1969. <\/p>\n<p> Esth\u00e9tique\u00a0: <em>Le nouveau r\u00e9pertoire                     Lyrique\u00a0; op\u00e9ra, op\u00e9ra-comique, op\u00e9rette<\/em>,                     Marcel S\u00e9n\u00e9chaud, Paris, Librairie th\u00e9\u00e2trale,                     1952. <em>L&rsquo;Ecole des muses<\/em>, Etienne Gilson, Paris, Jean                     Vries, 1951. <\/p>\n<p> Po\u00e9sie\u00a0: <em>La po\u00e9tique d&rsquo;Aristote<\/em>,                     Daniel de Montmollin, Neuch\u00e2tel, H. Messellier, 1951.                     <em>Image et m\u00e9taphore<\/em>, Pierre Chaminade, Paris,                     Bordas, 1930. <em>Les plus beaux po\u00e8mes anglais et am\u00e9ricains<\/em>,                     Ren\u00e9 Lalou, Paris, Presses universitaires de France,                     1945. <em>La Po\u00e9sie et nous<\/em>, Michel van Schendel,                     Montr\u00e9al, \u00e9d. de l&rsquo;Hexagone, 1958. <\/p>\n<p> Histoire\u00a0: <em>Survol de l&rsquo;histoire du monde<\/em>, Ren\u00e9                     S\u00e9dillot, Paris, Fayard, 1949. <em>Panorama de l&rsquo;histoire                     universelle<\/em>, Jacques-Henri Pirenne, Neuch\u00e2tel, La                     Baconni\u00e8re, 1963. <\/p>\n<p> Biographie\u00a0: <em>La soci\u00e9t\u00e9 des grands                     esprits<\/em>, Paul Sonday, Paris, Hazan, 1929. <\/p>\n<p> Litt\u00e9rature\u00a0: <em>Les Oeuvres et les si\u00e8cles<\/em>,                     Arthur Nisin, Paris, \u00e9ditions universitaires, 1960.                   <\/p>\n<p> Religion\u00a0: <em>Les grandes religions<\/em>, Emmanuel Aegerter,                     Paris, Presses universitaires de France, 1956. <\/p>\n<p> Avoir ces livres sur ses rayons, c&rsquo;est poss\u00e9der une                     biblioth\u00e8que. <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[44],"class_list":["post-2393","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-44"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 53, N\u00b0 11 - Novembre 1972 - La soif de conna\u00eetre - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-53-n-11-novembre-1972-la-soif-de-connaitre\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 53, N\u00b0 11 - Novembre 1972 - La soif de conna\u00eetre\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"La plupart des lecteurs du pr\u00e9sent Bulletin ne sont plus soumis \u00e0 la discipline scolaire. 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