{"id":2380,"date":"1959-11-01T00:00:00","date_gmt":"1959-11-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-40-n-9-novembre-1959-pourquoi-remettre-a-demain\/"},"modified":"2022-10-17T18:59:41","modified_gmt":"2022-10-17T18:59:41","slug":"vol-40-n-9-novembre-1959-pourquoi-remettre-a-demain","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-40-n-9-novembre-1959-pourquoi-remettre-a-demain\/","title":{"rendered":"Vol. 40, N\u00b0 9 &#8211; Novembre 1959 &#8211; Pourquoi remettre \u00e0 demain\u00a0?"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">De nos jours, tout le monde semble                     manquer de temps. On dirait que nous n&rsquo;arrivons pas \u00e0 faire                     tout ce que nous voudrions. Nous avons peur de rester seuls                     avec nos pens\u00e9es, parce que ces pens\u00e9es aboutissent invariablement                     \u00e0 ce que nous devrions faire. <\/p>\n<p> Cela provient de la mauvaise habitude de remettre au lendemain                     ce qui peut \u00eatre fait le jour m\u00eame. L&rsquo;inertie et le manque                     d&rsquo;organisation sont les causes de cette temporisation. <\/p>\n<p> C&rsquo;est l\u00e0 un grand mal, car un tel atermoiement nous prive                     de bien des satisfactions, et souvent du succ\u00e8s et du bonheur                     qui en d\u00e9coulent. La remise \u00e0 plus tard de l&rsquo;\u00e9tude d&rsquo;un probl\u00e8me                     ne fait que le prolonger. <\/p>\n<p> <em>Tempus edax rerum <\/em>(le temps d\u00e9truit tout), disait                     Ovide dans ses <em>M\u00e9tamorphoses<\/em>. Le temps perdu ne revient                     pas. Ne pas en profiter c&rsquo;est manquer l&rsquo;occasion de r\u00e9aliser                     pleinement nos aspirations et nos espoirs. <\/p>\n<p> En affaires, celui qui h\u00e9site est un homme perdu. Il faut                     \u00e9videmment bien r\u00e9fl\u00e9chir avant de prendre une d\u00e9cision, mais                     on ne peut s&rsquo;\u00e9terniser\u00a0; il y a des occasions qui ne                     se retrouvent pas. <\/p>\n<p> Pour la vie de l&rsquo;esprit, la manie de remettre au lendemain                     est aussi pr\u00e9judiciable. La plupart des gens ont l&rsquo;ambition                     d&rsquo;acqu\u00e9rir une certaine culture, mais ils ne tiennent pas                     tellement \u00e0 y consacrer beaucoup de temps ou de labeur. <\/p>\n<p> Nous remettons m\u00eame \u00e0 plus tard les moments de loisir que                     nous pourrions nous procurer. Combien de gens se plaignent                     de ne pas avoir le temps de se r\u00e9cr\u00e9er. Ils sont constamment                     press\u00e9s. Pour eux, la vie est une corv\u00e9e sans fin, un \u00e9ternel                     cauchemar. Ils ne savent comment organiser leur existence.                     Ils sont incapables d&rsquo;aborder un travail urgent ou de prendre                     une d\u00e9cision. <\/p>\n<p> Pourtant, il n&rsquo;est gu\u00e8re plaisant, m\u00eame si nous en avons                     l&rsquo;habitude, de remettre au lendemain. Notre conscience en                     \u00e9prouve toujours quelque remords ou, du moins, un certain                     m\u00e9contentement. <\/p>\n<h3>Un obstacle au succ\u00e8s<\/h3>\n<p> Les hommes qui ont r\u00e9ussi dans leur carri\u00e8re sont invariablement                     ceux qui se sont acharn\u00e9s \u00e0 leur travail quand ils \u00e9taient                     plus jeunes de vingt ou trente ans. Ils n&rsquo;ont remis \u00e0 plus                     tard aucun des efforts qui pouvaient contribuer \u00e0 leur avancement.                     Songeant au lendemain et \u00e0 toutes les belles occasions qu&rsquo;il                     pouvait leur offrir, ils ont su accomplir leur besogne de                     jour en jour. <\/p>\n<p> Le succ\u00e8s ne frappe jamais \u00e0 la porte de ceux qui sont toujours                     en retard dans leur travail, et l&rsquo;on ne voit jamais au pinacle                     des affaires ou de l&rsquo;administration des gens mous et nonchalants.                   <\/p>\n<p> Bien des hommes attribuent leur r\u00e9ussite dans la vie \u00e0 leur                     perspicacit\u00e9, car ils se sont fait la r\u00e9flexion suivante\u00a0:                     \u00ab\u00a0Voici ce qui arrivera si j&rsquo;entreprends telle ou telle                     affaire\u00a0\u00bb au lieu de tout remettre \u00e0 plus tard en disant\u00a0:                     \u00ab\u00a0Je verrai \u00e0 cela si je m&rsquo;y vois forc\u00e9\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p> Ce sont surtout les jeunes qui doivent bien se garder de                     remettre au lendemain. Il ne faut pas, comme dirait Boileau,                     que leur esprit, \u00ab\u00a0toujours flottant entre mille embarras,                     ne sache ni ce qu&rsquo;il veut ni ce qu&rsquo;il ne veut pas\u00a0\u00bb.                     On flotte souvent, en effet, si bien que lorsqu&rsquo;on se d\u00e9cide                     d&rsquo;agir, le moment opportun est pass\u00e9\u00a0; on a perdu sa                     chance. Arriv\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge m\u00fbr, l&rsquo;homme ind\u00e9cis est encore dans                     les rangs des simples employ\u00e9s tandis que son ami d&rsquo;enfance,                     plus entreprenant, occupe le bureau du directeur. <\/p>\n<p> Quand un homme remet tout \u00e0 la derni\u00e8re minute et n\u00e9glige                     de se pr\u00e9parer \u00e0 toutes les \u00e9ventualit\u00e9s, il rencontre des                     obstacles \u00e0 chaque pas. Tout ce qu&rsquo;il essaie devient p\u00e9nible.                     Combien de fois des d\u00e9cisions trop h\u00e2tives ne le font-elles                     pas tr\u00e9bucher\u00a0? <\/p>\n<p> Or, voici le paradoxe. En cherchant \u00e0 en prendre son aise                     avec les choses, on ne fait que les rendre malais\u00e9es. On d\u00e9pense                     parfois plus d&rsquo;\u00e9nergie \u00e0 chercher par quel moyen \u00e9viter une                     t\u00e2che qu&rsquo;il en faudrait pour l&rsquo;accomplir, car on s&rsquo;\u00e9puise                     plus \u00e0 se torturer les m\u00e9ninges qu&rsquo;\u00e0 agir. Nous perdons notre                     calme en nous effor\u00e7ant de faire aujourd&rsquo;hui ce que nous aurions                     d\u00fb entreprendre hier. <\/p>\n<p> L&rsquo;atermoiement exerce non seulement une influence n\u00e9faste                     sur notre vie, mais il incommode grandement tous nos compagnons                     de travail. Tous ceux qui ont affaire \u00e0 un temporisateur,                     que ce soit \u00e0 la maison, \u00e0 l&rsquo;usine ou au bureau, sont sur                     des \u00e9pines. Ils s&rsquo;affolent en cherchant \u00e0 rattraper le temps                     perdu par la faute d&rsquo;un seul. <\/p>\n<h3>Habitude sournoise<\/h3>\n<p> L&rsquo;habitude de toujours remettre au lendemain s&rsquo;implante                     de la fa\u00e7on la plus insidieuse. Peu importe, pensons-nous,                     si nous diff\u00e9rons la r\u00e9daction d&rsquo;une lettre ou un appel t\u00e9l\u00e9phonique                     important, ou encore un rendez-vous avec le dentiste. \u00c0 demain                     les affaires s\u00e9rieuses, disons-nous cavali\u00e8rement, mais comme                     c&rsquo;est enfantin\u00a0! <\/p>\n<p> Darwin avait remis \u00e0 plus tard la publication de ses th\u00e9ories                     sur le transformisme, en d\u00e9pit du conseil de ses amis, si                     bien qu&rsquo;un autre savant, vivant aux antipodes, le devan\u00e7a                     dans l&rsquo;expos\u00e9 de cette doctrine. Il en est de m\u00eame de nos                     jours dans les pays les plus civilis\u00e9s, alors que des gens                     se laissent mourir plut\u00f4t que d&rsquo;aller voir leur m\u00e9decin. <\/p>\n<p> Est-ce vraiment une consolation que de songer aux succ\u00e8s                     que nous aurions pu remporter, mais que nous avons laiss\u00e9                     passer parce que nous n&rsquo;avons pas su prendre une d\u00e9cision.                     En nous empressant d&rsquo;ex\u00e9cuter le travail qui se pr\u00e9sente,                     nous profitons des meilleures occasions. Mais, si l&rsquo;on se                     dit\u00a0: \u00ab\u00a0Je suis jeune, j&rsquo;ai bien le temps\u00a0\u00bb,                     le moment propice s&rsquo;envolera, et nous constaterons bient\u00f4t                     que nous restons les mains vides. <\/p>\n<p> N&rsquo;allons pas chercher ailleurs d&rsquo;autres exemples, car nous                     sommes les grands coupables. Nous remettons au mercredi le                     rapport que nous aurions d\u00fb commencer \u00e0 r\u00e9diger le lundi\u00a0;                     des travaux pressants se pr\u00e9sentent le jeudi et le vendredi,                     si bien que nous sommes oblig\u00e9s de travailler en fin de semaine                     \u00e0 la maison, sans personne pour nous fournir les renseignements                     qui nous seraient utiles et sans secr\u00e9taire pour mettre au                     net notre brouillon. Nous remettons \u00e0 demain la visite d&rsquo;un                     ami malade \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital, si bien que le malheureux succombe                     avant que nous ayons trouv\u00e9 le temps de lui dire adieu\u00a0!                     Nous remettons \u00e0 demain quelque r\u00e9paration \u00e0 la maison, le                     b\u00eachage d&rsquo;une plate-bande, la mise en terre de bulbes de tulipes,                     mais des amis surviennent et la fin de semaine se passe sans                     nous avoir permis d&rsquo;accomplir ce que nous nous proposions.                   <\/p>\n<p> Le ch\u00e2timent de notre n\u00e9gligence peut \u00eatre on\u00e9reux. Plus                     d&rsquo;un homme s&rsquo;est rendu compte, apr\u00e8s l&rsquo;incendie de sa maison,                     qu&rsquo;il avait n\u00e9glig\u00e9 de payer sa prime d&rsquo;assurance le mois                     pr\u00e9c\u00e9dent. Plus d&rsquo;un voyageur de commerce\u00a0; s&rsquo;est aper\u00e7u                     qu&rsquo;un rival avait obtenu la commande qu&rsquo;il avait omis de solliciter                     le premier aupr\u00e8s d&rsquo;un client s\u00e9rieux. <\/p>\n<h3>Les causes<\/h3>\n<p> Il ne suffit pas de reconna\u00eetre que remettre au lendemain                     est un d\u00e9faut\u00a0; pour s&rsquo;en corriger, il faut en examiner                     les causes. <\/p>\n<p> La principale cause est l&rsquo;indolence, vice qui ne procure                     qu&rsquo;une satisfaction mesquine. L&rsquo;indolence peut \u00eatre le point                     faible d&rsquo;un homme d&rsquo;affaires. Elle se manifeste chez l&rsquo;ouvrier                     qui fl\u00e2ne, chez la m\u00e9nag\u00e8re nonchalante, chez le vagabond                     paresseux. Tous ces gens-l\u00e0 usent de faux-fuyants pour ne                     pas se mettre \u00e0 l&rsquo;oeuvre. Il leur r\u00e9pugne de mettre la main                     \u00e0 la p\u00e2te\u00a0; la moindre difficult\u00e9 les rebute, ou bien                     ils tournent en rond. <\/p>\n<p> Ce d\u00e9faut peut \u00eatre la cons\u00e9quence d&rsquo;une sant\u00e9 d\u00e9bile, car                     il faut jouir d&rsquo;une bonne sant\u00e9 pour avoir l&rsquo;\u00e9nergie de s&rsquo;attaquer                     \u00e0 une besogne et la mener \u00e0 bien. <\/p>\n<p> Un enfant qui fait mine au lever de ne pas trouver ses v\u00eatements                     manifeste peut-\u00eatre par l\u00e0 sa r\u00e9pugnance \u00e0 aller \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole,                     et il croit par ce moyen retarder son d\u00e9part de la maison.                     Un homme qui s&#8217;emporte au cours d&rsquo;une r\u00e9union d&rsquo;affaires mettra                     sur le compte des autres un retard dont il est peut-\u00eatre l&rsquo;unique                     responsable et que son irritation cherche \u00e0 cacher. <\/p>\n<p> Cette habitude que vous avez contract\u00e9e de toujours remettre                     au lendemain, vos parents sont peut-\u00eatre ceux qui vous l&rsquo;ont                     inculqu\u00e9e sans le vouloir, en se chargeant de tout ce que                     vous auriez d\u00fb faire vous-m\u00eame. Vous vous \u00eates aper\u00e7u \u00e0 la                     longue qu&rsquo;en n\u00e9gligeant vos petites corv\u00e9es il n&rsquo;en r\u00e9sultait                     rien de grave\u00a0; d&rsquo;autres s&rsquo;en pr\u00e9occupaient \u00e0 votre place.                   <\/p>\n<p> Mais aujourd&rsquo;hui, vous constatez que votre n\u00e9gligence est                     la cause d&rsquo;ennuis sans nombre. En remettant toujours au lendemain                     votre devoir de chaque jour, vous ne menez plus une existence                     utile. Vous vous rendez malheureux parce qu&rsquo;en ajournant la                     pr\u00e9paration de votre avenir, vous ne savez pas jouir du pr\u00e9sent                     et des belles occasions qu&rsquo;il peut vous offrir. Ce ne sont                     pas uniquement vos responsabilit\u00e9s que vous remettez \u00e0 demain,                     c&rsquo;est votre succ\u00e8s et le bonheur qu&rsquo;il procure. <\/p>\n<p> L&rsquo;\u00e9crivain anglais Samuel Johnson, auteur d&rsquo;un po\u00e8me c\u00e9l\u00e8bre                     sur la <em>Vanit\u00e9 des d\u00e9sirs de l&rsquo;homme<\/em>, appelle le lendemain                     \u00ab\u00a0cette ma\u00eetresse fatale des jeunes, des paresseux, des                     l\u00e2ches et des fous\u00a0\u00bb. <\/p>\n<h3>Ce qui nous d\u00e9pla\u00eet<\/h3>\n<p> \u00c0 vrai dire, nous sommes tous port\u00e9s \u00e0 remettre \u00e0 plus tard                     ce qui nous d\u00e9pla\u00eet ou ce qui pr\u00e9sente quelque difficult\u00e9.                     Nous nous livrons alors \u00e0 de menues occupations, cherchant                     ainsi \u00e0 apaiser notre conscience. Tout cela est plus fatigant                     que le travail, et l&rsquo;appr\u00e9hension d&rsquo;une besogne d\u00e9plaisante                     nous pr\u00e9occupe \u00e0 tel point que nous sommes incapables de bien                     accomplir nos autres devoirs. <\/p>\n<p> Mais personne ne peut \u00e9chapper aux t\u00e2ches difficiles ou                     d\u00e9sagr\u00e9ables, et il serait bon d&rsquo;apprendre par l&rsquo;exp\u00e9rience                     d&rsquo;autrui et non par nous-m\u00eame que ce n&rsquo;est pas les \u00e9viter                     que de feindre de ne pas les voir. Il arrive un moment o\u00f9                     il faut retrousser ses manches et se mettre \u00e0 l&rsquo;oeuvre. En                     tergiversant, nous souffrons le martyre. <\/p>\n<p> Hamlet, un des h\u00e9ros les plus \u00e9nigmatiques du th\u00e9\u00e2tre de                     Shakespeare, personnifie bien le conflit entre les n\u00e9cessit\u00e9s                     de l&rsquo;action et les h\u00e9sitations de la pens\u00e9e. Tout \u00e0 la fois                     impulsif et irr\u00e9solu, Hamlet est bien l&rsquo;image de l&rsquo;homme qui                     veut et ne veut pas. Dans le c\u00e9l\u00e8bre monologue qui commence                     par ces mots \u00ab\u00a0to be or not to be\u00a0\u00bb, le jeune prince                     danois, ayant d&rsquo;abord pris la r\u00e9solution d&rsquo;assassiner son                     oncle, h\u00e9site devant l&rsquo;horreur d&rsquo;une telle vengeance\u00a0;                     puis, quand l&rsquo;occasion se pr\u00e9sente de mettre \u00e0 ex\u00e9cution son                     sinistre projet, il pr\u00e9tend que le moment n&rsquo;est pas opportun.                   <\/p>\n<p> Il en est tout autrement de celui qui, faisant honneur \u00e0                     ses engagements, a pris l&rsquo;habitude d&rsquo;agir sans retard. Il                     n&rsquo;y a pas de besognes d\u00e9plaisantes qui tra\u00eenent. Connaissant                     depuis longtemps le danger des atermoiements, il les fuit                     comme la peste. Il sait que la n\u00e9gligence d&rsquo;aller d\u00e9poser                     son bulletin de vote pourra \u00eatre la cause de l&rsquo;\u00e9lection du                     mauvais candidat, que la sympathie qu&rsquo;on refuse de manifester                     peut entra\u00eener des inimiti\u00e9s, que l&rsquo;appel t\u00e9l\u00e9phonique qu&rsquo;on                     remet peut faire perdre une belle commande, qu&rsquo;un retard \u00e0                     un rendez-vous peut le priver d&rsquo;un emploi lucratif. <\/p>\n<h3>Attendre l&rsquo;inspiration<\/h3>\n<p> Des \u00e9crivains, des compositeurs, surpris \u00e0 r\u00eavasser, s&rsquo;excusent                     en disant qu&rsquo;ils attendent l&rsquo;inspiration. Or, celle-ci frappe                     rarement \u00e0 la porte des paresseux. Elle vient \u00e0 ceux qui l&rsquo;invitent                     \u00e0 leur table&#8230; de travail. <\/p>\n<p> Sir Arthur Sullivan, compositeur d&rsquo;op\u00e9rettes et d&rsquo;oratorios                     c\u00e9l\u00e8bres, disait vers la fin de sa vie\u00a0: \u00ab\u00a0Il y                     a des jours o\u00f9 le travail est p\u00e9nible\u00a0; d&rsquo;autres, par                     contre, o\u00f9 tout est facile, mais si j&rsquo;avais attendu l&rsquo;inspiration,                     je n&rsquo;aurais jamais rien fait\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p> Dans plus d&rsquo;un bureau, des employ\u00e9s perdent leur temps a                     aiguiser des crayons dont ils ne se serviront pas, au lieu                     de s&rsquo;appliquer aux travaux qui se pr\u00e9sentent. D&rsquo;autres compliquent                     les probl\u00e8mes inutilement et s&rsquo;excusent de leur retard \u00e0 prendre                     une d\u00e9cision en pr\u00e9textant qu&rsquo;ils doivent en examiner tous                     les angles et songer \u00e0 toutes les possibilit\u00e9s. <\/p>\n<p> En somme, il vaut mieux opter promptement pour une solution,                     plut\u00f4t que de compter sur un \u00e9clair de g\u00e9nie. Dans un monde                     o\u00f9 il faut savoir affronter la concurrence, celui qui attend                     le moment opportun s&rsquo;aper\u00e7oit bient\u00f4t qu&rsquo;il a trop attendu.                   <\/p>\n<p> Retarder une d\u00e9cision afin de prendre le temps de chercher                     ou d&rsquo;obtenir les renseignements pertinents n&rsquo;est pas tergiverser.                     Tous les grands chefs ont su d\u00e9lib\u00e9rer avec prudence, mais                     ils ont aussi agi rapidement d\u00e8s leur d\u00e9cision prise. <\/p>\n<p> En d\u00e9battant chaque probl\u00e8me, en attendant l&rsquo;\u00e9tincelle qui                     fera jaillir la bonne d\u00e9cision, nous deviendrons timides et                     ind\u00e9cis dans nos jugements. Les Hamlets qui sont en nous doivent                     apprendre qu&rsquo;il vaut mieux prendre une mauvaise d\u00e9cision que                     de ne pas en prendre du tout. Toute erreur nous enseigne au                     moins une chose\u00a0: celle de ne pas commettre la m\u00eame faute.                     Demeurer ind\u00e9cis entre deux choix c&rsquo;est se placer dans la                     situation de l&rsquo;\u00e2ne de Buridan qui, press\u00e9 par la soif et la                     faim, mourut entre un seau d&rsquo;eau et un picotin d&rsquo;avoine. <\/p>\n<p> Le devoir n&rsquo;est pas simplement ce \u00e0 quoi on est tenu\u00a0;                     c&rsquo;est aussi l&rsquo;obligation de le faire au moment voulu, que                     cela nous plaise ou non. Lorsque nous assumons la responsabilit\u00e9                     d&rsquo;accomplir un travail, de tracer un plan ou de diriger d&rsquo;autres                     personnes, nous sommes oblig\u00e9s par l&rsquo;honneur de nous y conformer                     au moment promis ou attendu. <\/p>\n<p> Cela nous am\u00e8ne \u00e0 la question de la ponctualit\u00e9. Des gens                     peu s\u00e9rieux s&rsquo;excusent d&rsquo;un retard en disant qu&rsquo;ils n&rsquo;ont                     aucune notion du temps, sans s&rsquo;arr\u00eater \u00e0 penser que si c&rsquo;\u00e9tait                     vraiment le cas ils auraient bien pu arriver avant l&rsquo;heure                     fix\u00e9e qu&rsquo;apr\u00e8s. <\/p>\n<p> Il y en a d&rsquo;autres qui, chaque fois qu&rsquo;ils doivent prendre                     le train, partent de chez eux \u00e0 la derni\u00e8re minute et sont                     tout surpris de voir que le train, soumis \u00e0 un horaire rigoureux                     est parti sans les attendre. Mais les gens qui prennent la                     vie au s\u00e9rieux ne courent pas\u00a0; ils pr\u00e9f\u00e8rent arriver                     \u00e0 la gare quelques minutes avant le d\u00e9part. De m\u00eame lorsqu&rsquo;ils                     doivent rencontrer quelqu&rsquo;un, ils n&rsquo;oublient pas que \u00ab\u00a0la                     ponctualit\u00e9 est la politesse des rois\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p> Songeons un peu \u00e0 ceux qui doivent attendre. Il y en a qui                     s&rsquo;exasp\u00e8rent, tandis que d&rsquo;autres savent profiter de ces minutes                     d&rsquo;attente. Tel est le cas de Mme Helen Brandon, conseill\u00e8re                     en psychologie, qui raconte qu&rsquo;en un an elle a d\u00fb attendre                     pendant un total de 120 heures. \u00ab\u00a0Durant ces heures,                     dit-elle, j&rsquo;ai trouv\u00e9 mille sujets d&rsquo;articles, j&rsquo;ai \u00e9tudi\u00e9                     les dossiers de plus 100 personnes et j&rsquo;ai pass\u00e9 au moins                     un tiers du temps \u00e0 me d\u00e9tendre d&rsquo;une fa\u00e7on ou d&rsquo;une autre\u00a0\u00bb.                   <\/p>\n<h3>Temps et rendement<\/h3>\n<p> Le temps joue un r\u00f4le important dans le rendement d&rsquo;un homme.                     Le rendement repose sur l&rsquo;\u00e9conomie de l&rsquo;\u00e9nergie, de l&rsquo;espace                     et du temps. Lord Chesterfield disait ironiquement, en parlant                     du vieux duc de Newcastle\u00a0: \u00ab\u00a0Monsieur le duc perd                     une heure le matin et passe le reste de la journ\u00e9e \u00e0 se demander                     ce qu&rsquo;il en a fait\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p> Une vie bien organis\u00e9e consiste \u00e0 accomplir chaque chose                     \u00e0 son heure. L&rsquo;homme qui sait utiliser son temps n&rsquo;en est                     jamais l&rsquo;esclave. Il ne passe pas son existence \u00e0 ruminer                     de vains regrets, \u00e0 vivre dans le pass\u00e9 ou \u00e0 se plaindre de                     ce qui n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 fait. <\/p>\n<p> Certaines personnes sont plus port\u00e9es que d&rsquo;autres \u00e0 toujours                     remettre au lendemain ce qu&rsquo;elles peuvent faire aujourd&rsquo;hui,                     mais chacun d&rsquo;entre nous peut \u00eatre afflig\u00e9 de ce d\u00e9faut. Inutile                     de hausser les \u00e9paules en disant\u00a0: \u00ab\u00a0Que voulez-vous\u00a0;                     je suis ainsi fait\u00a0!\u00a0\u00bb On ne se corrige pas d&rsquo;un                     d\u00e9faut en cherchant des pr\u00e9textes. Les biographies des grands                     hommes racontent comment ceux-ci ont su vaincre des faiblesses                     de ce genre. <\/p>\n<p> Le plus grand bienfait de l&rsquo;\u00e9ducation, celle des jeunes                     comme celle des adultes, est de nous apprendre \u00e0 faire ce                     qu&rsquo;il faut en temps voulu. Cependant, pour se corriger de                     la mauvaise habitude de toujours remettre au lendemain, il                     suffirait d&rsquo;appliquer ce que l&rsquo;on sait d\u00e9j\u00e0 \u00e0 nos probl\u00e8mes                     quotidiens, sans qu&rsquo;il soit vraiment n\u00e9cessaire d&rsquo;apprendre                     quelque chose de nouveau. <\/p>\n<p> Il s&rsquo;agit de s&rsquo;am\u00e9liorer petit \u00e0 petit. Prenez d&rsquo;abord la                     r\u00e9solution de proc\u00e9der avec ordre et m\u00e9thode quand vous lisez                     votre courrier. Mettez de c\u00f4t\u00e9 les lettres qui demandent r\u00e9flexion                     de votre part avant d&rsquo;y r\u00e9pondre, mais abordez-les tout de                     suite apr\u00e8s avoir exp\u00e9di\u00e9 la correspondance courante. Tracez                     le plus exactement possible le programme de votre journ\u00e9e,                     de la semaine qui commence et m\u00eame de toute l&rsquo;ann\u00e9e, en tenant                     compte des obstacles qui pourraient se pr\u00e9senter. Il est tr\u00e8s                     probable que vous en trouverez une multitude qui d\u00e9traqueront                     l&rsquo;horaire que vous vous \u00eates fix\u00e9 et que, les connaissant                     d&rsquo;avance, vous vous appliquerez \u00e0 les \u00e9liminer autant que                     possible. <\/p>\n<p> Cet effort de votre part changera peut-\u00eatre compl\u00e8tement                     votre fa\u00e7on de vivre, en vous apprenant \u00e0 distinguer entre                     la bonne et la mauvaise mani\u00e8re d&rsquo;agir. Pourquoi \u00eatre l&rsquo;esclave                     des habitudes\u00a0? Pourquoi faut-il r\u00e9pondre au courrier                     avant de s&rsquo;attaquer au travail important de la journ\u00e9e\u00a0?                     Pourquoi faut-il vaquer aux soins du m\u00e9nage avant d&rsquo;entreprendre                     une grosse corv\u00e9e\u00a0? <\/p>\n<p> Dressons le programme de notre journ\u00e9e. Inscrivons tout                     ce que nous avons \u00e0 faire et calculons le temps que nous prendrons                     pour chaque besogne. Classons-les par ordre d&rsquo;importance,                     puis mettons-nous au travail. <\/p>\n<p> Le temps comme la mar\u00e9e n&rsquo;attend personne, dit un proverbe                     anglais. Ballott\u00e9s par les flots de la vie, l&rsquo;aurore nous                     r\u00e9veille, la nuit nous invite au sommeil. C&rsquo;est donc entre                     les matins et les soirs que se placent les \u00e9pisodes de notre                     existence, nos projets et nos travaux. Les faibles regarderont                     s&rsquo;\u00e9couler les heures\u00a0; les forts profiteront de chacune                     des minutes qui passent. <\/p>\n<p> Que vous jouissiez de beaucoup de temps libre ou que le                     travail vous presse, vous serez le plus heureux des hommes                     si vous savez tirer le meilleur parti de chacun de vos instants.                     R\u00e9glez donc le programme de votre journ\u00e9e, et vous n&rsquo;aurez                     pas l&rsquo;impression de pi\u00e9tiner sur place ou de donner des coups                     d&rsquo;\u00e9p\u00e9e dans l&rsquo;eau. <\/p>\n<p> Une telle discipline vous permettra de concentrer votre                     attention sur le travail du moment, tout en vous assurant                     une bonne vue d&rsquo;ensemble. Baden Powell avait invent\u00e9 pour                     ses scouts un jeu appel\u00e9 \u00ab\u00a0Near and Far\u00a0\u00bb. Au cours                     d&rsquo;une marche dans la campagne, il arr\u00eatait ses jeunes \u00e9claireurs                     \u00e0 certains intervalles et leur ordonnait de faire volte-face,                     puis il leur demandait de lui dire ce qu&rsquo;ils avaient remarqu\u00e9                     \u00e0 leurs pieds comme \u00e0 l&rsquo;horizon quand ils marchaient. Voir                     de pr\u00e8s et de loin, voil\u00e0 aussi ce \u00e0 quoi nous devons nous                     appliquer dans l&#8217;emploi utile de notre temps. <\/p>\n<p> \u00c0 la fin d&rsquo;une journ\u00e9e bien remplie, il est r\u00e9confortant                     et encourageant de constater tout ce que nous avons pu accomplir                     dans les grandes comme dans les petites choses. Parfois, tout                     semble aller de travers et des \u00e9v\u00e9nements impr\u00e9vus viennent                     d\u00e9ranger nos plans\u00a0; mais, si nous avons bien travaill\u00e9,                     nous nous apercevons qu&rsquo;\u00e0 tout prendre notre journ\u00e9e a \u00e9t\u00e9                     fructueuse. <\/p>\n<h3>Contre l&rsquo;inertie<\/h3>\n<p> Les savants nous disent que les \u00eatres humains, comme toutes                     les autres cr\u00e9atures, sont soumis \u00e0 ce qu&rsquo;ils appellent l&rsquo;entropie,                     ou plus simplement \u00e0 la tendance universelle au repos et \u00e0                     l&rsquo;inertie. Ainsi il faut plus d&rsquo;effort pour entreprendre une                     chose que pour la poursuivre, de m\u00eame qu&rsquo;il est plus facile                     d&rsquo;arr\u00eater que de continuer sa marche. <\/p>\n<p> Ce n&rsquo;est pas tout de prendre une d\u00e9cision\u00a0; il faut                     la mettre \u00e0 ex\u00e9cution. D\u00e9cider et ne rien faire peut aboutir                     au d\u00e9couragement, \u00e0 l&rsquo;irritation, \u00e0 l&rsquo;abattement, et m\u00eame                     causer des affections physiques et mentales. <\/p>\n<p> Ne vous attardez donc pas trop devant une besogne avant                     de l&rsquo;accomplir. M\u00eame si les progr\u00e8s sont lents, le fait de                     vous mettre \u00e0 l&rsquo;oeuvre vous encouragera \u00e0 continuer. <\/p>\n<p> Tout homme qui ambitionne de r\u00e9ussir dans sa profession                     cherchera quels sont ses points faibles afin d&rsquo;y rem\u00e9dier.                     Si notre faiblesse est de toujours remettre au lendemain ce                     que nous devons faire le jour m\u00eame, ne cherchons pas de vaines                     excuses, mais effor\u00e7ons-nous, avec patience, de nous corriger.                   <\/p>\n<p> Par nos pens\u00e9es et nos actions f\u00e9condes, accompagn\u00e9es de                     la d\u00e9termination de ne plus laisser d&#8217;emprise \u00e0 notre nonchalance,                     nous pourrons faire que l&rsquo;ann\u00e9e qui vient soit beaucoup plus                     riche en r\u00e9alisations, plus heureuse et plus vivifiante que                     celle qui l&rsquo;a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e. <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[31],"class_list":["post-2380","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-31"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 40, N\u00b0 9 - Novembre 1959 - Pourquoi remettre \u00e0 demain\u00a0? - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-40-n-9-novembre-1959-pourquoi-remettre-a-demain\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 40, N\u00b0 9 - Novembre 1959 - Pourquoi remettre \u00e0 demain\u00a0?\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"De nos jours, tout le monde semble manquer de temps. 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