{"id":2377,"date":"1955-11-01T00:00:00","date_gmt":"1955-11-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/novembre-1955-la-bibliotheque-publique\/"},"modified":"2022-10-17T18:36:37","modified_gmt":"2022-10-17T18:36:37","slug":"novembre-1955-la-bibliotheque-publique","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/novembre-1955-la-bibliotheque-publique\/","title":{"rendered":"Novembre 1955 &#8211; La Biblioth\u00e8que Publique"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Depuis une trentaine d&rsquo;ann\u00e9es,                     les livres ne sont plus des \u00e9trangers pour des millions de                     gens. On en trouve chez tous les marchands de journaux \u00e0 c\u00f4t\u00e9                     des magazines, et les biblioth\u00e8ques publiques, beaucoup plus                     nombreuses, offrent un meilleur service qu&rsquo;autrefois. <\/p>\n<p> Cela ne veut pas dire que tous les Canadiens ont \u00e0 leur                     disposition tous les livres qu&rsquo;ils d\u00e9sirent ou dont ils ont                     besoin. Beaucoup de localit\u00e9s, et cela non seulement \u00e0 la                     campagne, n&rsquo;ont pas de biblioth\u00e8que publique. <\/p>\n<p> Une femme du Nouveau-Brunswick a dit \u00e0 la Commission royale                     d&rsquo;enqu\u00eate sur l&rsquo;avancement des arts, lettres et sciences au                     Canada (dite \u00ab\u00a0Commission Massey\u00a0\u00bb)\u00a0: \u00ab\u00a0Nous                     avons trop de cuisines de mille dollars et de biblioth\u00e8ques                     qui n&rsquo;en valent que dix.\u00a0\u00bb Et elle ajouta qu&rsquo;il \u00e9tait                     difficile de persuader les municipalit\u00e9s de se charger d&rsquo;une                     partie des d\u00e9penses n\u00e9cessaires. <\/p>\n<p> Le manque de biblioth\u00e8ques a des effets sur le commerce,                     l&rsquo;industrie et le progr\u00e8s mat\u00e9riel du pays. Les \u00e9tudiants                     sortent de nos universit\u00e9s avec des dipl\u00f4mes d\u00e9cern\u00e9s par                     les facult\u00e9s de science, de g\u00e9nie civil, de hautes \u00e9tudes                     commerciales, de m\u00e9decine et autres. Au cours de leurs \u00e9tudes                     ils avaient \u00e0 port\u00e9e de la main toutes sortes de livres pour                     se renseigner, faire des recherches et aiguiser leur esprit.                     Maintenant, dans la pratique active de leur profession, ils                     sont priv\u00e9s de biblioth\u00e8ques \u00e0 rayons bien garnis. <\/p>\n<p> Les techniciens ne sont pas les seuls \u00e0 plaindre \u00e0 cet \u00e9gard.                     Ce n&rsquo;est que dans les livres qu&rsquo;on trouve ce qu&rsquo;il faut pour                     comprendre ce qui se passe autour de nous, et nous d\u00e9sirons                     tous \u00eatre bien renseign\u00e9s pour pouvoir juger les \u00e9v\u00e9nements                     courants. La biblioth\u00e8que publique fait profiter tous les                     habitants du voisinage qui le d\u00e9sirent, de la bonne soci\u00e9t\u00e9                     de tous les si\u00e8cles sans qu&rsquo;ils aient \u00e0 acheter des livres.                   <\/p>\n<h3>Les biblioth\u00e8ques du Canada<\/h3>\n<p> En 1954 il y avait au Canada 80 biblioth\u00e8ques publiques                     dans les centres urbains de plus de 10,000 habitants, et 26                     biblioth\u00e8ques r\u00e9gionales. Le plus grand nombre (42 et 14 respectivement)                     \u00e9taient en Ontario. <\/p>\n<p> Ces deux cat\u00e9gories &#8211; biblioth\u00e8ques urbaines et r\u00e9gionales                     &#8211; repr\u00e9sentent la masse des biblioth\u00e8ques publiques au Canada,                     environ 65 pour cent du nombre total des volumes et 85 pour                     cent des pr\u00eats. Les biblioth\u00e8ques urbaines, au service de                     cinq millions et demi de personnes, contiennent 5,466,887                     volumes, dont 509,000 ont \u00e9t\u00e9 acquis en 1954. Elles comptaient                     alors 1,230,657 emprunteurs enregistr\u00e9s, un chiffre de pr\u00eats                     de 23,190,793 volumes, et un personnel de 1,454 membres r\u00e9guliers                     dont 563 poss\u00e9daient un dipl\u00f4me de biblioth\u00e9caire ou l&rsquo;\u00e9quivalent.                     Les d\u00e9penses courantes se chiffraient \u00e0 $6,773,239, soit $1.30                     par t\u00eate d&rsquo;habitant. <\/p>\n<p> Notre plus gros probl\u00e8me est de mettre des livres \u00e0 la disposition                     des gens de la campagne, mais l&rsquo;Association des biblioth\u00e8ques                     canadiennes dit que la situation s&rsquo;am\u00e9liore \u00e0 cet \u00e9gard depuis                     quelques ann\u00e9es. Dans quelques provinces, les syst\u00e8mes de                     biblioth\u00e8ques r\u00e9gionales ont fait de grands progr\u00e8s. Une des                     premi\u00e8res a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie dans la vall\u00e9e du Bas-Fraser de la                     Colombie-Britannique en 1929. En 1954 il y avait 26 biblioth\u00e8ques                     r\u00e9gionales, au service de 1,648,000 personnes. Elles avaient                     814,373 volumes, dont chacun \u00e9tait pr\u00eat\u00e9 juste un peu moins                     de cinq fois par an. <\/p>\n<p> Les \u00ab\u00a0bibliomobiles\u00a0\u00bb, si on peut les appeler                     ainsi, sont de petites biblioth\u00e8ques roulantes qui font des                     tourn\u00e9es avec arr\u00eats fixes \u00e0 certains endroits\u00a0: salles                     paroissiales, \u00e9coles et crois\u00e9es de chemins. Elles peuvent                     contenir de 400 \u00e0 4,000 volumes. <\/p>\n<p> La diffusion des livres est au fond une question financi\u00e8re.                     Il est vrai que les livres sont relativement bon march\u00e9, mais                     il y a une foule d&rsquo;autres choses qui se disputent notre argent.                     Les livres d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, \u00e0 $2.50 ou $5.00, sont bon march\u00e9                     quand on en compare le prix \u00e0 celui pay\u00e9 par la comtesse d&rsquo;Anjou                     au Xe si\u00e8cle pour un volume de sermons par un moine allemand\u00a0:                     deux cents moutons, une charret\u00e9e de bl\u00e9, une de seigle et                     une de millet. Mais il n&rsquo;y avait pas d&rsquo;annonces dans ce temps-l\u00e0                     pour l&rsquo;inviter \u00e0 d\u00e9penser son argent ailleurs. <\/p>\n<h3>Services rendus par les biblioth\u00e8ques<\/h3>\n<p> Quoique la principale fonction d&rsquo;une biblioth\u00e8que consiste                     \u00e0 mettre ses livres \u00e0 la disposition du public en les pr\u00eatant                     ou en permettant de les consulter sur les lieux, les biblioth\u00e8ques                     publiques rendent beaucoup d&rsquo;autres services. <\/p>\n<p> Dans plus d&rsquo;un endroit, la biblioth\u00e8que est devenue le centre                     intellectuel de la localit\u00e9, autour duquel se groupent les                     \u00e9tudes et les int\u00e9r\u00eats du public. La salle de r\u00e9union joue                     un r\u00f4le important dans les succursales. Les nouveaut\u00e9s et                     les amusements sont de puissants atouts pour le biblioth\u00e9caire                     qui cherche \u00e0 attirer les gens, dont beaucoup deviennent souvent                     des lecteurs assidus une fois qu&rsquo;ils ont d\u00e9couvert l&rsquo;utilit\u00e9                     des livres. <\/p>\n<p> Quelques biblioth\u00e8ques offrent des services suppl\u00e9mentaires                     et pr\u00eatent des films, des disques de phonographe, des tableaux                     et des estampes. Elles engagent des conf\u00e9renciers qui traitent                     toutes sortes de sujets, depuis les soins \u00e0 donner aux enfants                     jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;urbanisme, et affichent des listes de livres pour                     ceux qui veulent poursuivre leurs \u00e9tudes. <\/p>\n<p> Les biblioth\u00e8ques urbaines ont g\u00e9n\u00e9ralement des collections                     de livres sp\u00e9ciaux pour les hommes d&rsquo;affaires, les artisans                     et les travailleurs industriels, quoique, dit tristement un                     bulletin de la biblioth\u00e8que de Newark, au grand d\u00e9sespoir                     des biblioth\u00e9caires, il y ait encore des hommes d&rsquo;affaires                     peu pratiques qui aimeraient mieux \u00eatre pris \u00e0 voler le tronc                     des pauvres qu&rsquo;\u00eatre surpris \u00e0 lire un livre. <\/p>\n<p> Les gens pratiques ont constat\u00e9 qu&rsquo;une visite \u00e0 la biblioth\u00e8que                     publique leur \u00e9conomise du temps, de l&rsquo;argent et du travail.                     En parcourant les livres relatifs \u00e0 leur profession, ils voient                     si quelqu&rsquo;un n&rsquo;a pas d\u00e9j\u00e0 fait le m\u00eame travail, et ils trouvent                     des renseignements qui rendent leurs calculs plus faciles.                     Edison expliquait ses \u00e9normes lectures en disant qu&rsquo;il voulait                     commencer o\u00f9 les autres s&rsquo;\u00e9taient arr\u00eat\u00e9s, au lieu de r\u00e9p\u00e9ter                     leurs tentatives et leurs erreurs. <\/p>\n<p> On cite comme exemple classique \u00e0 cet \u00e9gard le cas d&rsquo;un                     biblioth\u00e9caire de Pennsylvanie \u00e0 qui le chimiste en chef d&rsquo;une                     laminerie racontait qu&rsquo;il venait de r\u00e9soudre un probl\u00e8me \u00e0                     l&rsquo;aide d&rsquo;une exp\u00e9rience qui avait co\u00fbt\u00e9 $10,000. Le biblioth\u00e9caire                     lui r\u00e9pondit\u00a0: \u00ab\u00a0Les Allemands ont fait exactement                     la m\u00eame chose il y a quatre ans et ont abouti au m\u00eame r\u00e9sultat.                     Nous avons tous les d\u00e9tails de leurs travaux.\u00a0\u00bb <\/p>\n<h3>Sections pour enfants<\/h3>\n<p> La plupart des biblioth\u00e8ques ont des sections pour enfants,                     et souvent des sp\u00e9cialistes qui \u00e9veillent l&rsquo;int\u00e9r\u00eat des enfants                     pour les livres et dirigent leurs premiers pas dans la voie                     enchanteresse du royaume de la lecture. Il ne suffit pas,                     \u00e0 leur avis, d&rsquo;interdire les \u00ab\u00a0comiques\u00a0\u00bb brutaux\u00a0;                     il faut les remplacer par de bons livres d&rsquo;un int\u00e9r\u00eat \u00e9gal,                     sous la surveillance d&rsquo;un biblioth\u00e9caire comp\u00e9tent. <\/p>\n<p> Un grand progr\u00e8s \u00e0 cet \u00e9gard a \u00e9t\u00e9 accompli en 1948 par                     la \u00ab\u00a0semaine du livre\u00a0\u00bb organis\u00e9e par les biblioth\u00e9caires                     des sections pour enfants et les maisons d&rsquo;\u00e9dition de Toronto,                     et qui a donn\u00e9 naissance \u00e0 la Semaine nationale du livre de                     la jeunesse canadienne. Le but est de mettre \u00e0 la port\u00e9e de                     tous nos enfants, riches ou pauvres, dans les villes ou \u00e0                     la campagne, les meilleurs livres d&rsquo;enfants. <\/p>\n<p> Les biblioth\u00e8ques pour enfants ont r\u00e9ussi \u00e0 faire faire                     des livres pour la jeunesse, apr\u00e8s s&rsquo;\u00eatre rendu compte que                     le nombre de livres capables de satisfaire l&rsquo;int\u00e9r\u00eat spontan\u00e9                     des gar\u00e7ons et des fillettes \u00e9tait de beaucoup trop restreint                     sous le rapport de la vari\u00e9t\u00e9 et de la qualit\u00e9. Des \u00e9diteurs                     entreprenants ont publi\u00e9 de nouveaux livres et en ont r\u00e9imprim\u00e9                     un grand nombre d&rsquo;anciens sous un format moderne. Ces livres                     et beaucoup d&rsquo;autres sont \u00e9tal\u00e9s sur des rayons sp\u00e9ciaux selon                     l&rsquo;\u00e2ge des enfants. Une liste des nouveaux livres est affich\u00e9e                     \u00e0 un tableau, avec les titres de ceux qui sont recommand\u00e9s                     aux clubs scolaires, etc. <\/p>\n<h3>Organisation de la biblioth\u00e8que<\/h3>\n<p> Une biblioth\u00e8que n&rsquo;est pas une collection de livres d&rsquo;un                     m\u00eame type\u00a0; c&rsquo;est un r\u00e9servoir de mati\u00e8re \u00e0 lire appropri\u00e9e                     aux go\u00fbts intellectuels de la localit\u00e9. <\/p>\n<p> L&rsquo;important, c&rsquo;est de bien choisir les livres. Il faut qu&rsquo;ils                     soient instructifs, qu&rsquo;ils donnent une fid\u00e8le description                     de la vie, qu&rsquo;ils favorisent le d\u00e9veloppement individuel en                     m\u00eame temps qu&rsquo;ils \u00e9clairent et accroissent l&rsquo;intelligence                     collective. <\/p>\n<p> Une petite biblioth\u00e8que doit poss\u00e9der une bonne collection                     d&rsquo;anthologies car, a dit un critique, les anthologies portent                     \u00e0 la connaissance du grand publie les plus belles pages des                     auteurs anciens et modernes, qui, autrement, ne seraient connues                     que des lettr\u00e9s. <\/p>\n<p> Ayant choisi ses livres, comment le biblioth\u00e9caire va-t-il                     les mettre \u00e0 la disposition du public\u00a0? D&rsquo;aucuns pr\u00e9tendent,                     mais pas tous heureusement, qu&rsquo;il n&rsquo;y a plus qu&rsquo;\u00e0 les mettre                     sur les rayons. Un bon biblioth\u00e9caire s&rsquo;ing\u00e9nie \u00e0 les ranger                     avantageusement, \u00e0 attirer l&rsquo;attention sur eux par des affiches                     et des bulletins, et \u00e0 trouver des m\u00e9thodes de nomenclature                     qui permettent de les trouver facilement. <\/p>\n<p> Le contenu des p\u00e9riodiques fait l&rsquo;objet d&rsquo;un index mensuel,                     trimestriel et annuel. Pas besoin de feuilleter tous les num\u00e9ros                     de l&rsquo;ann\u00e9e pour trouver un article de magazine\u00a0; il n&rsquo;y                     a qu&rsquo;\u00e0 consulter l&rsquo;index. <\/p>\n<p> Les biblioth\u00e8ques ont aussi ce qu&rsquo;elles appellent des \u00ab\u00a0cartonniers\u00a0\u00bb                     dans lesquels elles mettent les petites brochures, les rapports                     polycopi\u00e9s, etc., que le biblioth\u00e9caire estime pouvoir \u00eatre                     utiles aux habitu\u00e9s. Le <em>Bulletin de la Banque Royale<\/em>,                     par exemple, est envoy\u00e9 \u00e0 toutes les biblioth\u00e8ques publiques                     du Canada, et \u00e0 la fin de l&rsquo;ann\u00e9e nous fournissons une reliure                     contenant tout les num\u00e9ros de l&rsquo;ann\u00e9e avec un index. <\/p>\n<h3>Le biblioth\u00e9caire<\/h3>\n<p> Les biblioth\u00e9caires doivent conna\u00eetre leurs livres et savoir                     en prendre soin\u00a0; ils doivent conna\u00eetre leurs lecteurs                     et savoir les servir. Ils tiennent dans la localit\u00e9 une place                     analogue \u00e0 celle du cur\u00e9, de l&rsquo;instituteur et des fonctionnaires                     publics. <\/p>\n<p> Les volumes dont le biblioth\u00e9caire a la garde renferment                     toute la sagesse du pass\u00e9 et nous aident \u00e0 comprendre et \u00e0                     mieux affronter les probl\u00e8mes d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Christopher Morley                     dit dans son livre <em>La librairie hant\u00e9e<\/em>\u00a0: \u00ab\u00a0J&rsquo;aimerais                     voir une conf\u00e9rence internationale de libraires sur la paix,                     car je suis convaincu que le bonheur du monde d\u00e9pend en grande                     partie d&rsquo;eux et des biblioth\u00e9caires.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Il n&rsquo;y a pas beaucoup de biblioth\u00e9caires qui se bornent                     \u00e0 acheter et classer leurs livres. On ne juge pas un biblioth\u00e9caire                     par le nombre de livres qu&rsquo;il met sur les rayons ni par le                     co\u00fbt des pr\u00eats par t\u00eate. Sa profession exige davantage de                     lui. Il rend d&rsquo;autant plus de services qu&rsquo;il sait mieux faire                     appr\u00e9cier et comprendre au public les avantages r\u00e9els de la                     lecture. <\/p>\n<p> Il n&rsquo;est pas facile d&rsquo;apprendre la profession de biblioth\u00e9caire,                     et il est g\u00e9n\u00e9ralement admis, a d\u00e9clar\u00e9 la Commission royale,                     que les moyens de formation biblioth\u00e9conomique sont insuffisants                     au Canada. Nous avons besoin de plus d&rsquo;\u00e9coles et de cours                     sup\u00e9rieurs pour les biblioth\u00e9caires. <\/p>\n<p> Aucune biblioth\u00e8que publique n&rsquo;a les moyens d&rsquo;acheter tous                     les livres, mais le choix demande du soin et de l&rsquo;adresse.                     Il exige de la comp\u00e9tence, la notion exacte des besoins du                     public, du courage, et la r\u00e9solution de prendre la responsabilit\u00e9                     de sa d\u00e9cision. La <em>Canadian Library Association <\/em>a beaucoup                     fait depuis ses d\u00e9buts en 1946 pour rendre possible cet id\u00e9al.                   <\/p>\n<h3>Usage de la biblioth\u00e8que<\/h3>\n<p> On a dit que la civilisation repose essentiellement sur                     trois facteurs\u00a0: la d\u00e9couverte des connaissances, leur                     conservation et leur transmission. Sous un certain rapport,                     la biblioth\u00e8que n&rsquo;est qu&rsquo;une collection de livres, mais sur                     un plan plus vaste, elle renferme les symboles de presque                     toutes nos connaissances au sujet de l&rsquo;univers. C&rsquo;est plus                     qu&rsquo;un amas de livres\u00a0; c&rsquo;est un centre de communication                     par l&rsquo;entremise duquel le conservateur transmet le savoir                     \u00e0 son milieu. <\/p>\n<p> On n&rsquo;est pas oblig\u00e9 de profiter des avantages qu&rsquo;elle offre\u00a0;                     c&rsquo;est au lecteur d&rsquo;avoir la volont\u00e9 d&rsquo;apprendre. La biblioth\u00e8que                     contient les meilleurs livres, qui procurent une \u00e9ducation                     exempte de formalisme et des plus lib\u00e9rales\u00a0: une culture                     intellectuelle et spirituelle. Les capacit\u00e9s que nous pouvons                     acqu\u00e9rir par son usage\u00a0; l&rsquo;aide pratique qu&rsquo;elle nous                     offre de mieux faire notre ouvrage et mieux comprendre nos                     semblables\u00a0; les chances que nous avons de jouir plus                     pleinement de la vie, tout cela c&rsquo;est \u00e0 nous de le prendre                     ou de le laisser. <\/p>\n<p> \u00ab\u00a0Je consid\u00e8re les biblioth\u00e8ques gratuites, a dit Andrew                     Carnegie, comme le meilleur moyen d&rsquo;am\u00e9liorer le sort des                     masses, parce qu&rsquo;elle ne donnent rien pour rien. Elles n&rsquo;aident                     que celui qui s&rsquo;aide lui-m\u00eame. Elles n&rsquo;appauvrissent personne.\u00a0\u00bb                     Les livres nous instruisent sans coups de canne ou sans formules,                     sans reproches et sans col\u00e8re. Quand nous les ouvrons, ils                     nous font bon accueil\u00a0; quand nous sommes embarrass\u00e9s,                     ils r\u00e9pondent \u00e0 nos questions\u00a0; et m\u00eame quand nous faisons                     preuve d&rsquo;ignorance ils ne se moquent pas de nous. Nous trouvons                     dans les livres un refuge dans le malheur, le repos apr\u00e8s                     la fatigue, la consolation dans le chagrin, et un guide dans                     l&rsquo;obscurit\u00e9. Ils nous aident \u00e0 porter nos regards au del\u00e0                     de notre t\u00e2che journali\u00e8re et \u00e0 nous faire une id\u00e9e d&rsquo;ensemble                     de la vie. <\/p>\n<h3>\u00c9ducation<\/h3>\n<p> La biblioth\u00e8que est capable de jouer un r\u00f4le plus important                     dans les programmes d&rsquo;\u00e9tudes. Il est bon qu&rsquo;elle serve de                     source de renseignements pendant les ann\u00e9es de coll\u00e8ge, mais                     elle pourrait faire plus. Elle devrait contribuer \u00e0 inculquer                     le d\u00e9sir de continuer \u00e0 s&rsquo;instruire et \u00e0 se perfectionner                     en s&rsquo;appuyant sur les le\u00e7ons du pass\u00e9. <\/p>\n<p> Les professeurs verront que la fr\u00e9quentation de la biblioth\u00e8que                     publique rend de grands services aux \u00e9l\u00e8ves. Il est n\u00e9cessaire                     que le personnel de la biblioth\u00e8que et le corps enseignant                     s&rsquo;entendent pour d\u00e9cider de quelle fa\u00e7on les \u00e9l\u00e8ves pourront                     se servir de la biblioth\u00e8que pour trouver les renseignements                     dont ils ont besoin sur tel ou tel sujet. Les manuels se bornent                     \u00e0 l&rsquo;exposition des faits, sans faire appel le plus souvent                     aux questions ou \u00e0 la discussion. Mais on trouve dans les                     biblioth\u00e8ques des livres qui ouvrent de nouveaux horizons                     sur le sujet et inspirent le d\u00e9sir d&rsquo;en savoir davantage.                   <\/p>\n<p> Il est g\u00e9n\u00e9ralement admis qu&rsquo;il faut continuer \u00e0 s&rsquo;instruire                     pour \u00eatre heureux dans la vie, sinon pour survivre. C&rsquo;est                     en cela que les biblioth\u00e8ques peuvent nous aider. O\u00f9 trouverons-nous                     en effet le moyen de nous instruire apr\u00e8s le coll\u00e8ge, sinon                     dans les livres\u00a0? <\/p>\n<p> L&rsquo;id\u00e9e que l&rsquo;\u00e9ducation des adultes est la principale fonction                     de la biblioth\u00e8que publique date de 1850, et un quart de si\u00e8cle                     plus tard Melvil Dewey a dit\u00a0: \u00ab\u00a0Il fut un temps                     o\u00f9 une biblioth\u00e8que \u00e9tait une sorte de mus\u00e9e, un biblioth\u00e9caire                     comme un chat au milieu de bouquins moisis, et o\u00f9 les visiteurs                     regardaient avec curiosit\u00e9 les vieux tomes et manuscrits.                     De nos jours, la biblioth\u00e8que est un centre d&rsquo;enseignement,                     et le biblioth\u00e9caire un \u00e9ducateur dans la meilleure acception                     du mot.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Beaucoup de gens qui n&rsquo;avaient pas fait d&rsquo;\u00e9tudes sup\u00e9rieures                     se sont \u00e9lev\u00e9s \u00ab\u00a0par la force des poignets\u00a0\u00bb au                     moyen de la lecture. Sans avoir la m\u00eame ambition, on peut                     acqu\u00e9rir dans la biblioth\u00e8que assez de savoir, de science                     politique et de psychologie pour arriver \u00e0 comprendre ce qui                     se passe autour de nous. Cela donne des id\u00e9es plus larges,                     meuble l&rsquo;esprit et forme le caract\u00e8re. <\/p>\n<p> Pour entreprendre avec espoir de succ\u00e8s un programme d&rsquo;\u00e9tudes                     post-scolaires, il n&rsquo;est pas n\u00e9cessaire de se proposer de                     lire tous les chefs-d&rsquo;oeuvre. La lecture est une affaire personnelle                     qui d\u00e9pend de vos habitudes, de vos go\u00fbts et du but que vous                     avez en vue. <\/p>\n<p> En m\u00eame temps, il est bon de s&rsquo;en rapporter au verdict de                     la renomm\u00e9e. Quand un livre continue \u00e0 \u00eatre lu vingt, cinquante                     ou cent ans apr\u00e8s sa publication, il faut admettre qu&rsquo;il a                     du bon. Lord Chesterfield conseillait \u00e0 son fils de parler                     des livres modernes sans m\u00e9pris, des anciens sans v\u00e9n\u00e9ration,                     et de les juger tous par leurs m\u00e9rites. <\/p>\n<h3>Le lecteur<\/h3>\n<p> Celui qui cherche \u00e0 employer utilement le temps qu&rsquo;il consacre                     \u00e0 la lecture fera bien d&#8217;emprunter \u00e0 la biblioth\u00e8que des livres                     capables de le renseigner, de l&rsquo;instruire ou d&rsquo;\u00e9veiller l&rsquo;int\u00e9r\u00eat,                     sans trop se laisser d\u00e9tourner de son but par ses go\u00fbts personnels                     et les caprices passagers. Il se rendra compte que s&rsquo;il veut                     sortir de l&rsquo;ordinaire par l&rsquo;\u00e9tude, il faut se lancer dans                     l&rsquo;inconnu et savourer le go\u00fbt des aventures et des d\u00e9couvertes.                   <\/p>\n<p> M\u00eame une petite demi-heure de lecture par jour fera des                     miracles. Plus tard, nous nous apercevrons que ces demi-heures,                     prises peut-\u00eatre par bribes sur nos moments de loisir, comptent                     pour beaucoup plus que nous ne l&rsquo;aurions cru. Depuis un demi-si\u00e8cle                     notre semaine de travail est tomb\u00e9e de soixante \u00e0 environ                     quarante heures, ce qui nous laisse d&rsquo;autant plus de loisirs                     pour faire des choses qui rendront toute la semaine plus int\u00e9ressante                     et plus agr\u00e9able. <\/p>\n<p> Mieux vaut lire n&rsquo;importe quoi que pas du tout, mais celui                     qui d\u00e9cide de prendre le temps de lire fera bien de se fixer                     un but et un programme. Le livre qu&rsquo;il lit devrait satisfaire                     un besoin et faire exactement son affaire. Ce devrait \u00eatre                     le meilleur sur le sujet que poss\u00e8de la biblioth\u00e8que, et non                     pas un volume qui ne brille que par sa reliure. Il devrait                     contenir des principes qui font r\u00e9fl\u00e9chir et par cons\u00e9quent                     exercent les facult\u00e9s intellectuelles. <\/p>\n<h3>L&rsquo;art de lire<\/h3>\n<p> Il y a plusieurs fa\u00e7ons de lire, suivant le lecteur et le                     but de la lecture. On peut feuilleter, \u00ab\u00a0lire des doigts\u00a0\u00bb,                     comme on disait autrefois, et donner ainsi aux doigts plus                     de travail qu&rsquo;aux yeux. Emile Faguet dit dans <em>l&rsquo;Art de                     lire <\/em>que Stendhal lisait beaucoup des doigts, c&rsquo;est-\u00e0-dire                     qu&rsquo;il parcourait beaucoup plus qu&rsquo;il ne lisait et qu&rsquo;il tombait                     toujours sur l&rsquo;endroit essentiel et curieux du livre. Faguet                     ajoute qu&rsquo;il faut lire un livre aussi lentement pour en jouir                     que pour s&rsquo;instruire par lui ou le critiquer. Il faut lire                     avec lenteur, en se demandant toujours si l&rsquo;on a bien compris                     et si l&rsquo;id\u00e9e que vous venez de recevoir est bien celle de                     l&rsquo;auteur et non la v\u00f4tre. <\/p>\n<p> Il est bon de varier ses lectures, et le choix ne manque                     pas. Il y a des livres d&rsquo;id\u00e9es, comme le Discours de la M\u00e9thode,                     l&rsquo;Esprit des lois, etc., des livres de sentiments, comme les                     Confessions et les M\u00e9moires d&rsquo;outre-tombe. Il y a des po\u00e8mes                     dramatiques, des po\u00e8mes lyriques, et tous les classiques,                     sans compter les bons auteurs contemporains. <\/p>\n<h3>L&rsquo;avenir des biblioth\u00e8ques<\/h3>\n<p> Les biblioth\u00e8ques canadiennes s&rsquo;am\u00e9liorent de jour en jour                     parce que nous nous rendons compte que ce sont des institutions                     importantes dans notre vie culturelle. La biblioth\u00e8que publique                     est une \u00e9cole pour adultes, une salle de classe que l&rsquo;on peut                     fr\u00e9quenter toute sa vie. <\/p>\n<p> Les livres sont les vrais niveleurs des classes sociales.                     Ils admettent tous ceux qui s&rsquo;en servent dans la soci\u00e9t\u00e9 des                     meilleurs et des plus grands esprits de l&rsquo;humanit\u00e9. Ils parlent                     le m\u00eame langage aux pauvres et aux riches. <\/p>\n<p> Celui qui n&rsquo;a pas de livres ne sait pas ce qu&rsquo;il perd, le                     profit que retirerait son esprit des aliments qu&rsquo;il repousse.                     Les livres qu&rsquo;il n&rsquo;a pas lus sont les t\u00e9lescopes, les r\u00e9flecteurs                     et les r\u00e9verb\u00e8res de notre vie intellectuelle\u00a0; ils contiennent                     le pouvoir magique de transmettre les connaissances qui sont                     l&rsquo;apanage d&rsquo;un esprit cultiv\u00e9. <\/p>\n<p> Tandis que Spinoza poss\u00e9dait moins de 60 volumes et que                     Kant n&rsquo;en avait que 300, n&rsquo;importe quel philosophe canadien                     en herbe en a aujourd&rsquo;hui des centaines de mille \u00e0 sa disposition                     gr\u00e2ce \u00e0 sa biblioth\u00e8que publique. Il y trouvera tous les bons                     livres qui renferment les espoirs, les arts, la noblesse,                     les r\u00eaves et les inventions de nos anc\u00eatres \u00e0 travers les                     \u00e2ges. <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[27],"class_list":["post-2377","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-27"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Novembre 1955 - La Biblioth\u00e8que Publique - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/novembre-1955-la-bibliotheque-publique\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Novembre 1955 - La Biblioth\u00e8que Publique\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Depuis une trentaine d&rsquo;ann\u00e9es, les livres ne sont plus des \u00e9trangers pour des millions de gens. 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