{"id":2373,"date":"1951-11-01T00:00:00","date_gmt":"1951-11-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/novembre-1951-la-machine-instrument-de-production\/"},"modified":"2022-10-17T18:33:33","modified_gmt":"2022-10-17T18:33:33","slug":"novembre-1951-la-machine-instrument-de-production","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/novembre-1951-la-machine-instrument-de-production\/","title":{"rendered":"Novembre 1951 &#8211; La machine, instrument de production"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Les quatre facteurs mat\u00e9riels                     les plus importants dans le bien-\u00eatre \u00e9conomique                     d&rsquo;un pays sont l&rsquo;invention, la population, les ressources                     naturelles et l&rsquo;organisation \u00e9conomique. Cet article                     traite des machines que nous inventons pour transformer les                     ressources naturelles en produits utilisables et distribuer                     ceux-ci aux consommateurs. <\/p>\n<p> La population du monde s&rsquo;accro\u00eet si rapidement que,                     d&rsquo;apr\u00e8s les \u00e9conomistes, nos ressources suffisent                     \u00e0 peine \u00e0 nourrir tout le monde, et la n\u00e9cessit\u00e9                     s&rsquo;impose de plus en plus d&rsquo;augmenter la production. Nous ne                     pouvons y arriver que par l&#8217;emploi des machines. <\/p>\n<p> Pour mieux comparer le rendement du travail manuel et celui                     des machines, prenez la Grande Pyramide et le r\u00e9servoir                     de Boulder Dam aux \u00c9tats-Unis. La pyramide contient                     2,300,000 blocs de pierre, pesant chacun 2 tonnes et demie.                     Un ing\u00e9nieur conseil de Milwaukee estime qu&rsquo;il a fallu                     30 ans \u00e0 100,000 hommes pour la construire. Boulder                     Dam contient 3,500,000 yards cubes de b\u00e9ton pour lesquels                     il a fallu 10,000,000 yards cubes de mat\u00e9riaux. Un                     c\u00e2ble de 220 milles de long a apport\u00e9 l&rsquo;\u00e9nergie                     avec laquelle 5,000 hommes ont fait marcher des machines.                     La pyramide a \u00e9t\u00e9 construite en 30 ans par des                     esclaves qui marchaient a coups de fouet\u00a0; le r\u00e9servoir                     n&rsquo;a pris que 5 ans \u00e0 des machines sous la direction                     d&rsquo;ouvriers exp\u00e9riment\u00e9s. <\/p>\n<p> Qu&rsquo;est-ce qui a transform\u00e9 cette \u00e8re d&rsquo;esclavage                     en une \u00e9poque dans laquelle chaque ouvrier commande                     \u00e0 un pouvoir \u00e9gal \u00e0 celui de centaines                     d&rsquo;hommes\u00a0? C&rsquo;est l&rsquo;imagination\u00a0: la facult\u00e9                     d&rsquo;envisager ce qu&rsquo;on peut faire avec ceci et cela\u00a0; l&rsquo;habilet\u00e9                     croissante d&rsquo;appliquer les forces de six principes fondamentaux                     des machines\u00a0: le levier, la roue, la poulie, le coin,                     la vis et le plan inclin\u00e9. L&rsquo;\u00e9cope de bois est                     devenue d&rsquo;abord la pelle pneumatique, et, finalement, l&rsquo;\u00e9norme                     machine \u00e0 dents d&rsquo;acier qui arrache un tombereau de                     terre en une seule bouch\u00e9e. <\/p>\n<h3>La r\u00e9volution industrielle<\/h3>\n<p> La r\u00e9volution industrielle, qui a simplement consist\u00e9                     \u00e0 substituer des pouvoirs naturels formidables aux                     faibles forces humaines, nous a fait sortir de l&rsquo;\u00e2ge                     primitif de la pelle, du rouet et du transport \u00e0 dos                     d&rsquo;homme. Elle a transform\u00e9 notre vie \u00e9conomique                     et sociale, et supprim\u00e9 le dur labeur en nous rendant                     ma\u00eetres de nos ressources. <\/p>\n<p> Son effet \u00e9conomique a \u00e9t\u00e9 de supprimer                     la petite production de famille et de concentrer l&rsquo;industrie                     dans les usines. La prosp\u00e9rit\u00e9 r\u00e9gnait                     dans les grands centres industriels de l&rsquo;Angleterre tandis                     que les cultivateurs \u00e9parpill\u00e9s \u00e0 travers                     le Canada se servaient encore d&rsquo;instruments invent\u00e9s                     par les \u00c9gyptiens et continuaient \u00e0 charrier                     p\u00e9niblement leur bl\u00e9 au moulin. <\/p>\n<h3>Opposition aux machines<\/h3>\n<p> Les machines ont rencontr\u00e9 une forte opposition,                     mais le progr\u00e8s a toujours eu des ennemis. L&rsquo;art de                     faire adopter des id\u00e9es nouvelles est souvent aussi                     dangereux qu&rsquo;il est difficile. <\/p>\n<p> Les inventions m\u00e9caniques ont eu souvent \u00e0                     triompher d&rsquo;anciennes croyances et de frivoles objections.                     Les fermiers anglais maltrait\u00e8rent celui qui sugg\u00e9rait                     d&#8217;employer des semeuses pour planter le bl\u00e9. La police                     de Vienne interdit l&#8217;emploi d&rsquo;une voiture \u00e0 moteur                     de benzol parce qu&rsquo;elle faisait trop de bruit. Les trains,                     disait-on, emp\u00eacheraient les vaches de pa\u00eetre                     et les poules de pondre. Et m\u00eame aux \u00c9tats-Unis,                     vers 1840, on consid\u00e9rait la baignoire comme une innovation                     destin\u00e9e \u00e0 corrompre la simplicit\u00e9 d\u00e9mocratique                     de la R\u00e9publique. <\/p>\n<p> Malgr\u00e9 tout cela et l&rsquo;effet du roman de Samuel Butler                     d\u00e9crivant une utopie dans laquelle aucune machine n&rsquo;\u00e9tait                     permise, pas m\u00eame les pendules, nous sommes \u00e0                     l&rsquo;\u00e2ge des machines. Nous plantons et nous r\u00e9coltons                     au moyen de machines\u00a0; nous nous sommes habitu\u00e9s                     au bruit des voitures sans chevaux, et nos rues en sont pleines\u00a0;                     dans certains comt\u00e9s de notre continent, il y a aujourd&rsquo;hui                     plus de vaches que dans toute l&rsquo;Angleterre avant les chemins                     de fer\u00a0; et les machines font des baignoires par milliers,                     heureusement pour la propret\u00e9 des gens et l&rsquo;entretien                     de la sant\u00e9. <\/p>\n<h3>Le progr\u00e8s dans les usines<\/h3>\n<p> Le syst\u00e8me industriel donna d&rsquo;abord \u00e0 bon                     droit sujet \u00e0 des plaintes. Les industries mini\u00e8res,                     m\u00e9tallurgiques et textiles de l&rsquo;Angleterre furent m\u00e9canis\u00e9es                     trop soudainement. Des usines furent improvis\u00e9es \u00e0                     la h\u00e2te, et les gens d\u00e9sert\u00e8rent les campagnes                     pour construire des villes noires et mornes. <\/p>\n<p> On peut dire comme excuse que personne ne savait ou ne pouvait                     deviner ce qui allait arriver\u00a0; nous en sommes r\u00e9ellement                     au m\u00eame point aujourd&rsquo;hui dans notre ignorance de ce                     qui r\u00e9sultera de l&rsquo;\u00e9nergie atomique, des rivalit\u00e9s                     internationales et de l&#8217;emploi auquel sont destin\u00e9es                     toutes les inventions brevet\u00e9es ou non par tous les                     pays. <\/p>\n<p> L&rsquo;opinion publique a fait adopter de nombreuses am\u00e9liorations,                     telles que la loi qui d\u00e9fend d&#8217;employer les enfants                     avant un certain \u00e2ge, et la rigoureuse inspection des                     usines. La direction est \u00e9galement devenue plus \u00e9clair\u00e9e                     et reconna\u00eet pleinement ses responsabilit\u00e9s envers                     les ouvriers. <\/p>\n<h3>Les machines procurent du travail<\/h3>\n<p> Ce que les ouvriers ont toujours le plus redout\u00e9                     est d&rsquo;\u00eatre laiss\u00e9s sans travail par l&rsquo;installation                     d&rsquo;une nouvelle machine. En r\u00e9alit\u00e9, le r\u00e9sultat                     \u00e0 la longue a \u00e9t\u00e9 non pas de faire employer                     moins d&rsquo;ouvriers, mais de diminuer les heures de travail.                   <\/p>\n<p> Les plus grands effets de la m\u00e9canisation intensive                     ont \u00e9t\u00e9 ressentis dans les industries manufacturi\u00e8res                     et m\u00e9caniques. Et pourtant, l&#8217;embauchage dans ces industries                     a augment\u00e9 de 414 pour cent aux \u00c9tats-Unis entre                     1870 et 1930, tandis que la population ne s&rsquo;est accrue que                     de 218 pour cent. <\/p>\n<p> Des millions d&rsquo;ouvriers sont aujourd&rsquo;hui employ\u00e9s                     dans des industries qui n&rsquo;auraient jamais vu le jour sans                     la science et la m\u00e9canisation. Elles produisent une                     quantit\u00e9 de marchandises et de services qu&rsquo;il \u00e9tait                     impossible de s&rsquo;imaginer au temps des m\u00e9tiers manuels,                     et elles les mettent a la port\u00e9e raisonnable de tous                     ceux qui veulent se donner la peine de travailler pour les                     obtenir. <\/p>\n<p> L&#8217;embauchage augmente tout le temps\u00a0: l&rsquo;indice des                     plus importantes industries au Canada est pass\u00e9 de                     99.4 en 1939 \u00e0 183.4 en juillet 1951, par comparaison                     avec le nombre de personnes au travail en 1939. Cette ann\u00e9e-ci                     en juin, il y avait 5,247,000 personnes avec un emploi au                     Canada, dont 920,000 dans des industries manufacturi\u00e8res                     et m\u00e9caniques. <\/p>\n<h3>Nouvelles industries<\/h3>\n<p> L&rsquo;aspect le plus int\u00e9ressant de l&rsquo;\u00e8re nouvelle                     est le nombre de nouveaux emplois dans de nouvelles industries.                     Quoique certaines anciennes occupations aient disparu, il                     existe aujourd&rsquo;hui un plus grand nombre d&#8217;emplois offerts                     aux ouvriers. <\/p>\n<p> Nous n&rsquo;avons qu&rsquo;\u00e0 jeter les yeux autour de nous pour                     voir l&rsquo;\u00e9norme quantit\u00e9 d&#8217;emplois apport\u00e9s                     par les machines. En 1881, il n&rsquo;y avait que 1,391,000 personnes                     qui gagnaient leur vie par le travail au Canada\u00a0; au                     milieu de 1951, il y en avait plus de cinq millions. <\/p>\n<p> Notre recensement compte beaucoup d&rsquo;industries qui n&rsquo;existaient                     pas au d\u00e9but du si\u00e8cle, et quelques-unes avaient                     le nombre suivant d&#8217;employ\u00e9s en juillet de cette ann\u00e9e-ci\u00a0:                     machines, appareils et accessoires \u00e9lectriques 66,714\u00a0;                     voitures automobiles 33,020\u00a0; aviation 19,070\u00a0;                     soie artificielle 18,193. Nous n&rsquo;avons pas de chiffres pour                     les ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes, mais depuis 1933                     la fabrication mensuelle de r\u00e9frig\u00e9rateurs \u00e9lectriques                     au Canada est pass\u00e9e de 1,260 \u00e0 32,948 en mai                     1951, et celle des machines \u00e0 laver de 8,350 en 1929                     \u00e0 27,236 en mai 1951. En 1937, nous fabriquions 24,000                     radios par mois\u00a0; en 1949, \u00e0 raison de 66,700                     par mois. <\/p>\n<h3>Effet social des machines<\/h3>\n<p> Dans son livre <em>L&rsquo;homme, cet inconnu<\/em>, Alexis Carrel                     met le doigt sur un point qui intrigue tous ceux qui ont \u00e0                     coeur le bien de l&rsquo;humanit\u00e9. \u00ab\u00a0En apprenant le                     secret de la constitution et des propri\u00e9t\u00e9s                     de la mati\u00e8re,\u00a0\u00bb dit-il, \u00ab\u00a0nous nous sommes                     rendus ma\u00eetres de tout ce qui existe sur la surface                     de la terre, sauf nous-m\u00eames.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> \u00c0 quel degr\u00e9 notre d\u00e9sappointement                     caus\u00e9 par l&rsquo;influence de la machine sur le bien-\u00eatre                     de l&rsquo;individu d\u00e9pend-il du fait que nous sommes plus                     instruits, que nos horizons sont plus larges et que la vie                     nous offre plus de plaisirs\u00a0? L&rsquo;homme partira demain                     \u00e0 la recherche du contentement, du m\u00eame endroit                     o\u00f9 il s&rsquo;est arr\u00eat\u00e9 aujourd&rsquo;hui, et le                     niveau d&rsquo;aujourd&rsquo;hui est beaucoup plus \u00e9lev\u00e9                     que celui d&rsquo;hier\u00a0; par cons\u00e9quent il esp\u00e8re                     davantage. <\/p>\n<p> La jeune fille d&rsquo;aujourd&rsquo;hui dans une grande filature manque                     probablement moins de confort que son anc\u00eatre de l&rsquo;\u00e9poque                     coloniale \u00e0 son rouet dans la cuisine. Elle est certainement                     moins bouscul\u00e9e, parce qu&rsquo;\u00e0 cette \u00e9poque                     le grand souci \u00e9tait de joindre les deux bouts. Mais                     la lecture, le cin\u00e9ma et la voix insistante des drames                     de la radio conspirent \u00e0 la m\u00e9contenter de son                     sort et \u00e0 lui faire r\u00eaver d&rsquo;une existence plus                     heureuse. <\/p>\n<h3>Conditions d&rsquo;existence<\/h3>\n<p> Les inventions et les produits des machines sont devenus                     partie int\u00e9grante de notre vie. Sans les machines,                     nous n&rsquo;aurions pas cette abondance de produits dont d\u00e9pend                     l&rsquo;aisance dans laquelle nous vivons. M\u00eame si tout le                     monde peinait dur, nous aurions chacun tout juste de quoi                     vivre sans les machines. C&rsquo;est le temps \u00e9conomis\u00e9                     par les machines qui rend possible les extras, les nouvelles                     n\u00e9cessit\u00e9s de la vie, qui rendent celle-ci plus                     facile. <\/p>\n<p> W. F. Ogburn a \u00e9crit un livre intitul\u00e9 <em>You                     and Machines <\/em>dans lequel il montre ainsi les avantages                     des machines\u00a0: \u00ab\u00a0Beaucoup d&rsquo;ouvriers vivent de nos                     jours dans des maisons chauff\u00e9es \u00e0 la vapeur                     et avec salle de bain, eau chaude et eau froide, et cabinet                     de toilette. Beaucoup ont une automobile. Dans les appartements                     de Marie-Antoinette \u00e0 Versailles, le po\u00eale qui                     chauffait les grandes salles \u00e9tait loin de valoir nos                     fournaises modernes&#8230; Sa cuvette et sa cruche n&rsquo;\u00e9taient                     pas aussi commodes que le lavabo moderne avec son tuyau d&rsquo;\u00e9coulement                     et l&rsquo;eau courante. Il est tr\u00e8s probable qu&rsquo;une commise                     de Woolworth a plus de bas de soie que cette reine. Elle n&rsquo;avait                     ni radio ni t\u00e9l\u00e9phone. Elle n&rsquo;allait jamais                     au cin\u00e9ma. On faisait cuire ses repas sur des charbons                     dans le sous-sol du palais au lieu d&rsquo;un fourneau \u00e9lectrique                     ou \u00e0 gaz.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Ce n&rsquo;est pas seulement sous le rapport du bien-\u00eatre                     physique que les ouvriers modernes sont mieux partag\u00e9s                     que les rois et les reines d&rsquo;il n&rsquo;y a pas si longtemps, mais                     aussi sous celui de la culture. Les livres et les magazines                     \u00e9largissent leurs horizons, et les chefs-d&rsquo;oeuvre de                     l&rsquo;art sont expos\u00e9s \u00e0 la vue du public au lieu                     d&rsquo;\u00eatre renferm\u00e9s dans des ch\u00e2teaux. Nous                     vivons plus longtemps. Nous avons plus de loisirs, quoique                     nous n&rsquo;ayons pas encore appris \u00e0 en user profitablement.                   <\/p>\n<p> Nous avons au Canada de grandes facilit\u00e9s d&rsquo;\u00e9ducation,                     des universit\u00e9s, des \u00e9coles, des biblioth\u00e8ques,                     des \u00e9coles du soir, des cours commerciaux, des groupes                     d&rsquo;\u00e9tude et des forums agricoles. Il n&rsquo;y a r\u00e9ellement                     aucune excuse de s&rsquo;ennuyer. La soci\u00e9t\u00e9 a besoin                     de gens instruits d\u00e9sireux de contribuer au progr\u00e8s                     intellectuel de la communaut\u00e9, et dans ce genre d&rsquo;entreprise                     chacun peut trouver autant de satisfaction qu&rsquo;un homme d&rsquo;\u00c9tat                     en trouve au service de son pays. <\/p>\n<h3>Chances de progr\u00e8s<\/h3>\n<p> Maintenant que le travailleur manuel de l&rsquo;ancien temps ne                     travaille plus pour ainsi dire de ses mains, comment peut-il                     \u00eatre heureux \u00e0 sa t\u00e2che\u00a0? L&rsquo;\u00e9nergie                     physique qu&rsquo;il contribuait \u00e0 son ouvrage est fournie                     par l&rsquo;\u00e9nergie m\u00e9canique\u00a0; son habilet\u00e9                     professionnelle a \u00e9t\u00e9 supplant\u00e9e par                     la pr\u00e9cision du m\u00e9canisme\u00a0; et sa connaissance                     du m\u00e9tier a fait place \u00e0 la technique des r\u00e9actions                     entre les facteurs avec lesquels il travaille. <\/p>\n<p> Nous voyons des ouvriers qui sont visiblement fiers d&rsquo;\u00eatre                     seuls en charge d&rsquo;une puissante machine. Ce n&rsquo;est pas l\u00e0                     une t\u00e2che d\u00e9primante et monotone, mais une au                     contraire qui donne de l&rsquo;assurance. <\/p>\n<p> Le cultivateur, ainsi que l&rsquo;ouvrier des usines, doit en                     savoir beaucoup plus que ses anc\u00eatres. Son travail avec                     les tracteurs, les moissonneuses, les trayeuses et les autres                     machines qui facilitent les t\u00e2ches de la ferme moderne,                     n&rsquo;est ni assommant ni abrutissant. Il lui ouvre de nouveaux                     horizons et, loin de faire de lui un automate, en fait un                     roi. Quelques ouvriers, naturellement, ne sortent jamais de                     l&rsquo;orni\u00e8re. Comme disent les psychologues, ils se \u00ab\u00a0fixent\u00a0\u00bb                     \u00e0 un certain niveau. Ils s&rsquo;habituent \u00e0 pousser                     un bouton, serrer une vis, ou tourner une manette. Ils survivent                     dans l&rsquo;\u00e2ge des machines avec beaucoup moins de connaissances                     techniques qu&rsquo;un sauvage dans sa jungle. <\/p>\n<p> Ce sont des automates, parce qu&rsquo;ils sont satisfaits de leur                     sort. On ne trouve pas parmi eux des George Stephensons qui,                     de simples mineurs deviennent des inventeurs\u00a0; ni des                     Isaac Newtons, fabricants de lunettes, qui forgent une nouvelle                     th\u00e9orie de l&rsquo;univers\u00a0; ni des George Westinghouses                     qui, malgr\u00e9 tous les obstacles, donnent au monde le                     frein \u00e0 air comprim\u00e9. Mais leur manque d&rsquo;initiative                     n&rsquo;est pas la faute des machines. Il y a toujours eu des gens                     comme cela. <\/p>\n<h3>Le r\u00f4le des capitaux<\/h3>\n<p> \u00c0 la longue, notre prosp\u00e9rit\u00e9 nationale                     d\u00e9pendra du montant de capitaux dont nous disposerons                     pour cr\u00e9er les machines capables de fabriquer des produits                     nouveaux et diff\u00e9rents en quantit\u00e9s croissantes.                     Le maintien et le progr\u00e8s du bien-\u00eatre mat\u00e9riel                     exige que l&rsquo;\u00e9pargne fournisse des fonds pour financer                     les recherches, perfectionner les inventions et appliquer                     les proc\u00e9d\u00e9s qui transforment les nouvelles                     id\u00e9es en emploi pratique. <\/p>\n<p> Le seul moyen de faire marcher l&rsquo;industrie est de mettre                     \u00e0 sa disposition le fruit de nos \u00e9pargnes pour                     acheter l&rsquo;outillage dont les ouvriers se serviront pour produire                     les marchandises dont la vente continuera \u00e0 payer leur                     salaire. \u00ab\u00a0M\u00eame l&rsquo;humble travail de creuser la                     terre,\u00a0\u00bb dit Voorhees dans <em>The Uncommon Man<\/em>, \u00ab\u00a0exige                     que le patron d\u00e9pense de l&rsquo;argent pour acheter une                     pelle. Dans la fabrication de l&rsquo;acier &#8211; de la mine au consommateur                     &#8211; il faut aujourd&rsquo;hui au moins $20,000 pour cr\u00e9er un                     seul nouvel emploi.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Les capitaux sont un ingr\u00e9dient essentiel de la production.                     Si nous voulons exprimer la valeur globale d&rsquo;une machine,                     il faut calculer combien il faudrait, au taux courant d&rsquo;int\u00e9r\u00eat,                     pour produire un revenu \u00e9gal \u00e0 la valeur du                     produit de la machine. <\/p>\n<p> Cela nous fait penser que si la machine ne rend pas tout                     ce qu&rsquo;on attend d&rsquo;elle, celui qui l&rsquo;a achet\u00e9e perd                     de l&rsquo;argent. C&rsquo;est le risque qu&rsquo;on court eu faisant des placements                     de capitaux. <\/p>\n<p> Les gens s&rsquo;imaginent souvent que les capitaux investis durent                     \u00e9ternellement. Bien loin de l\u00e0, car l&rsquo;outillage                     dans lequel les capitaux sont plac\u00e9s, commence \u00e0                     se d\u00e9pr\u00e9cier le moment qu&rsquo;il est fabriqu\u00e9.                   <\/p>\n<p> Une enqu\u00eate sur la d\u00e9su\u00e9tude de l&rsquo;outillage                     pour le travail des m\u00e9taux a r\u00e9v\u00e9l\u00e9                     qu&rsquo;il est en g\u00e9n\u00e9ral hors d&rsquo;usage s&rsquo;il remonte                     \u00e0 plus de 10 ans. Cela fait ressortir l&rsquo;urgent besoin                     de nouveaux capitaux. La n\u00e9gligence a un effet secondaire,                     mais tr\u00e8s important\u00a0; quand l&rsquo;usine est en mauvais                     \u00e9tat et exige de grosses r\u00e9parations, cela tend                     a irriter les ouvriers, et \u00e0 r\u00e9duire leur rendement,                     m\u00eame \u00e0 un plus grand point que le mauvais fonctionnement                     des machines. <\/p>\n<p> La principale sauvegarde, et meilleure assurance de succ\u00e8s                     et de progr\u00e8s, consiste \u00e0 r\u00e9investir                     les revenus dans les affaires, comme le font g\u00e9n\u00e9ralement                     les industries canadiennes. En conservant une partie du revenu                     net pour les besoins futurs, toutes les grosses entreprises                     ont consolid\u00e9 leur situation financi\u00e8re. C&rsquo;est                     une des meilleures habitudes du syst\u00e8me canadien, car                     on assure ainsi l&rsquo;avenir de l&rsquo;entreprise, et on obtient en                     m\u00eame temps des fonds pour l&rsquo;expansion et l&rsquo;impr\u00e9vu.                   <\/p>\n<h3>La fabrication des machines<\/h3>\n<p> Quand on a les capitaux, reste \u00e0 se procurer les                     machines. <\/p>\n<p> Les publications du Bureau de la Statistique du Dominion                     indiquent l&rsquo;int\u00e9ressant progr\u00e8s de l&rsquo;industrie                     m\u00e9canique au Canada. Les chiffres se bornent aux op\u00e9rations                     des firmes engag\u00e9es principalement dans la fabrication                     de machines pour l&rsquo;industrie, le m\u00e9nage, le bureau                     et le commerce, non compris les instruments agricoles et les                     machines \u00e9lectriques. Entre 1925 et 1949, le nombre                     d&rsquo;usines a augment\u00e9 de 151 \u00e0 366, le nombre                     d&#8217;employ\u00e9s de 8,313 \u00e0 30,070, et les salaires                     de $10,750,000 \u00e0 74 millions, tandis que la valeur                     brute des produits passait de $30,500 \u00e0 241 millions.                     En outre, il y avait 546 ateliers de construction m\u00e9canique                     en 1949, avec 6,027 ouvriers, recevant $12,840,000 de salaires                     et dont le travail avait une valeur brute de 28 millions de                     dollars. <\/p>\n<h3>Pouvoir<\/h3>\n<p> Si bonne que soit une machine, elle ne vaut rien toute seule.                     Elle a besoin de pouvoir pour la faire marcher. Le triomphe                     de la r\u00e9volution industrielle a \u00e9t\u00e9 de                     substituer d&rsquo;autres pouvoirs que l&rsquo;\u00e9nergie physique                     de l&rsquo;homme comme source de production. <\/p>\n<p> L&rsquo;homme d&rsquo;aujourd&rsquo;hui poss\u00e8de la m\u00eame constitution                     biologique que les anciens. Nous avons peu de force physique.                     On a calcul\u00e9 que nous ne pouvons pas tr\u00e8s longtemps                     exercer un effort plus grand qu un dixi\u00e8me de cheval-vapeur.                     C&rsquo;est dire que si nous ne comptions que sur cela, nous produirions                     tr\u00e8s peu et tr\u00e8s lentement. <\/p>\n<p> Pour accro\u00eetre la production et soulager nos \u00e9paules,                     nous avons trouv\u00e9 le moyen d&#8217;employer l&rsquo;eau et le vent                     pour faire tourner les roues de nos moulins, et nous ne nous                     en sommes pas arr\u00eat\u00e9s l\u00e0. Gr\u00e2ce                     \u00e0 l&rsquo;ing\u00e9niosit\u00e9 d&rsquo;un grand nombre d&rsquo;inventeurs,                     nous avons aujourd&rsquo;hui cinq sortes de moteurs qui fournissent                     95 pour cent de toute l&rsquo;\u00e9nergie dont nous disposons\u00a0:                     le moteur \u00e0 mouvement alternatif, la turbine \u00e0                     vapeur, la turbine hydraulique, le moteur \u00e0 essence                     et le moteur Diesel. <\/p>\n<p> Le principal de ces moteurs est celui actionn\u00e9 par                     l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 engendr\u00e9e par la force                     hydraulique. La premi\u00e8re usine hydro-\u00e9lectrique                     au Canada a \u00e9t\u00e9 install\u00e9e vers 1880.                     Le rendement des usines hydro\u00e9lectriques du Canada                     est aujourd&rsquo;hui de 12 millions et demi de chevaux-vapeur.                     Si nous admettons qu&rsquo;un cheval-vapeur fasse le travail de                     dix hommes, cela nous donne l&rsquo;\u00e9quivalent de l&rsquo;\u00e9nergie                     de plus de 125,000,000 d&rsquo;ouvriers, et pourtant toute la main-d&rsquo;oeuvre                     du Canada n&rsquo;en compte que 5,200,000. <\/p>\n<h3>Production<\/h3>\n<p> Le Canada s&rsquo;est engag\u00e9 \u00e0 am\u00e9liorer                     continuellement les conditions d&rsquo;existence de tous ses habitants,                     comme il l&rsquo;a fait jusqu&rsquo;ici. Nous avons entrepris un programme                     de services sociaux, dont quelques-uns si co\u00fbteux qu&rsquo;il                     faudra accro\u00eetre notre revenu national. Nous avons besoin                     de plus de marchandises et de services pour une population                     dont les salaires ont augment\u00e9 de plus de 289 pour                     cent depuis l&rsquo;avant-guerre. Nous avons de plus des obligations                     sous forme de travaux de d\u00e9fense et de contributions                     au r\u00e9tablissement mondial. <\/p>\n<p> Tout cela exige une production beaucoup plus consid\u00e9rable                     qu&rsquo;en 1939. <\/p>\n<p> L&rsquo;histoire et les \u00e9tudes \u00e9conomiques montrent                     qu&rsquo;une grande production est le meilleur moyen am\u00e9liorer                     les conditions d&rsquo;existence. Quand la production est faible,                     les marchandises deviennent de plus en plus rares, co\u00fbtent                     de plus en plus cher et sont \u00e0 la port\u00e9e de                     moins en moins de gens. Nous avons la Lampe d&rsquo;Aladin, mais                     c&rsquo;est \u00e0 nous de la frotter de toutes nos forces. <\/p>\n<p> Fixons-nous pour but de faire rendre \u00e0 chaque machine                     tout le travail possible. <\/p>\n<p> Plus nous \u00e9tudions les dessous de la situation mondiale,                     plus nous nous rendons compte qu&rsquo;il faut produire davantage                     pour \u00e9tablir un degr\u00e9 raisonnable de stabilit\u00e9                     \u00e9conomique, au Canada comme \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger.                   <\/p>\n<p> Les machines nous permettent, si nous en tirons le maximum,                     de nous procurer la m\u00eame quantit\u00e9 de produits                     avec la moiti\u00e9 du travail, ou double la quantit\u00e9                     pour le m\u00eame travail. Nous ne pouvons pas vivre aussi                     bien si nous passons les m\u00eames heures par jour aux machines                     et si nous produisons seulement la moiti\u00e9 de ce que                     nous pourrions faire. <\/p>\n<p> L&rsquo;homme a cess\u00e9 d&rsquo;\u00eatre une b\u00eate de somme.                     Ce sont maintenant les machines ou l&rsquo;\u00e9nergie \u00e9lectrique                     qui font le gros travail. Mais l&rsquo;homme demeure le seul agent                     du rendement, car c&rsquo;est lui qui fait couler l&rsquo;\u00e9nergie                     et marcher la machine. <\/p>\n<p> Le bon rendement d\u00e9pend des ouvriers, de la direction                     et des machines. C&rsquo;est \u00e0 la direction qu&rsquo;il appartient                     d&rsquo;augmenter le rendement des machines gr\u00e2ce aux recherches                     et \u00e0 l&rsquo;adoption de nouveaux proc\u00e9d\u00e9s                     techniques. La fonction des ouvriers est de faire rendre le                     maximum aux machines. Cela ne veut pas dire de se tuer \u00e0                     la t\u00e2che ou de presser le pas outre mesure, mais de                     faire consciencieusement le travail pour lequel on est pay\u00e9.                   <\/p>\n<p> Toute notre \u00e9conomie s&rsquo;en portera mieux. <\/p>\n<h3>L&rsquo;avenir<\/h3>\n<p> Nos universit\u00e9s et nos \u00e9coles ont toutes des                     professeurs d&rsquo;histoire, mais aucune ne poss\u00e8de une                     chaire pour l&rsquo;\u00e9tude de l&rsquo;avenir. Il serait bon, remarque                     W. F. Ogburn, dans son livre <em>Les Machines et le monde de                     demain<\/em>, d&rsquo;avoir des penseurs qui consacreraient tout leur                     temps \u00e0 \u00e9tudier la marche des \u00e9v\u00e9nements.                     Ils ne se laisseraient pas bercer par de fausses perspectives                     et trop d&rsquo;optimisme. Dans leur vue d&rsquo;ensemble, ils apercevraient                     l&rsquo;imminence de nombreux changements, mais sans remarquer aucune                     innovation susceptible de soulager l&rsquo;homme de son obligation                     de faire un bon travail, ou d&rsquo;excuser le d\u00e9faut de                     produire moins qu&rsquo;il n&rsquo;est raisonnablement capable. <\/p>\n<p> S&rsquo;il est difficile de pr\u00e9parer l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0                     un brillant avenir, ce n&rsquo;est pas par manque de ressources                     naturelles, d&rsquo;esprit d&rsquo;invention, d&rsquo;habilet\u00e9, et le                     reste. Nous avons tout cela \u00e0 port\u00e9e de la main.                     Ce qui nous manque, c&rsquo;est le moyen d&rsquo;en effectuer la r\u00e9union                     et la coh\u00e9sion. <\/p>\n<p> Quand les auteurs dramatiques de l&rsquo;ancienne Gr\u00e8ce                     ne savaient plus comment se tirer d&rsquo;une situation difficile,                     ils faisaient descendre sur la sc\u00e8ne, au moyen d&rsquo;une                     machine, un acteur en costume d&rsquo;un dieu, qui trouvait facilement                     une solution \u00e0 sa mani\u00e8re. Nous ne pouvons plus,                     de nos jours, compter sur un \u00ab\u00a0<em>Deus ex machina<\/em>\u00a0\u00bb                     pour nous tirer de nos p\u00e9trins. Il vaut mieux nous                     en remettre \u00e0 notre bon sens et nous efforcer sinc\u00e8rement                     de ne pas \u00e9prouver le besoin de son aide. <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[23],"class_list":["post-2373","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-23"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Novembre 1951 - La machine, instrument de production - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/novembre-1951-la-machine-instrument-de-production\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Novembre 1951 - La machine, instrument de production\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Les quatre facteurs mat\u00e9riels les plus importants dans le bien-\u00eatre \u00e9conomique d&rsquo;un pays sont l&rsquo;invention, la population, les ressources naturelles et l&rsquo;organisation \u00e9conomique. 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