{"id":2371,"date":"1949-11-01T00:00:00","date_gmt":"1949-11-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/novembre-1949-lhistoire-du-petrole\/"},"modified":"2022-10-17T18:33:13","modified_gmt":"2022-10-17T18:33:13","slug":"novembre-1949-lhistoire-du-petrole","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/novembre-1949-lhistoire-du-petrole\/","title":{"rendered":"Novembre 1949 &#8211; L&rsquo;histoire du p\u00e9trole"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Ceci est l&rsquo;histoire du p\u00e9trole.                   <\/p>\n<p> Elle commence de tr\u00e8s bonne heure dans les annales                     du Canada. La premi\u00e8re production de p\u00e9trole                     en Am\u00e9rique eut lieu dans le comt\u00e9 de Lambton,                     Ontario, en 1858, un an avant le forage du premier puits aux                     \u00c9tats-Unis. <\/p>\n<p> Le p\u00e9trole a eu des hauts et des bas, mais il est                     si fermement implant\u00e9 dans notre \u00e9conomie qu&rsquo;il                     comptera longtemps parmi nos importantes ressources naturelles.                     Aucune autre substance ne d\u00e9montre aussi bien l&rsquo;union                     de la science et de la technologie pour le progr\u00e8s                     et le confort de l&rsquo;humanit\u00e9. <\/p>\n<p> Rien ne peut remplacer le p\u00e9trole dans beaucoup d&rsquo;industries.                     C&rsquo;est une source primaire d&rsquo;\u00e9nergie pour les nations                     industrielles et, dit un article du <em>New York Times<\/em>,                     malgr\u00e9 l&rsquo;utilisation maintenant regard\u00e9e probable                     de l&rsquo;\u00e9nergie atomique, le p\u00e9trole continuera                     \u00e0 conserver son importance. <\/p>\n<p> Notre civilisation est principalement industrielle. L&rsquo;\u00e9conomie                     du Canada repose de plus en plus sur un syst\u00e8me d&rsquo;activit\u00e9                     industrielle qui exige une source constante d&rsquo;\u00e9nergie.                     Plus favoris\u00e9s que les autres pays sous le rapport                     hydro\u00e9lectrique, nous avons souffert jusqu&rsquo;ici du manque                     de p\u00e9trole domestique. <\/p>\n<p> Jusqu&rsquo;au milieu du si\u00e8cle dernier, on ne s&rsquo;occupait                     pas beaucoup d&rsquo;extraire le p\u00e9trole du sein de la terre.                     Un jour, James Oakes, en cherchant du charbon en Derbyshire                     en Angleterre, rencontra une poche de p\u00e9trole \u00e9pais                     comme de la m\u00e9lasse. Il en parla \u00e0 son beau-fr\u00e8re,                     un savant qui devint plus tard Lord Playfair et qui donna                     l&rsquo;essor au d\u00e9veloppement de l&rsquo;industrie p\u00e9troli\u00e8re.                   <\/p>\n<p> \u00c0 la m\u00eame \u00e9poque, James H. Young, un                     chimiste du Renfrewshire, en \u00c9cosse, distilla du charbon                     le p\u00e9trole d&rsquo;\u00e9clairage que les Anglais appellent                     \u00ab\u00a0coal oil\u00a0\u00bb. Abraham Gesner, un Canadien, tira                     lui aussi de l&rsquo;huile \u00e0 br\u00fbler du charbon, et                     son proc\u00e9d\u00e9 fut exploit\u00e9 commercialement                     en 1850 \u00e0 Newton Creek qui fait maintenant partie de                     la ville de New York. \u00c0 14 sous la chopine, l&rsquo;invention                     de Gesner co\u00fbtait trop cher pour que les gens \u00e9conomes                     de 1850 en fassent usage fort avant dans la nuit. <\/p>\n<h3>Aux \u00c9tats-Unis<\/h3>\n<p> Le croiriez-vous, les Am\u00e9ricains qui creusaient des                     puits de sel au d\u00e9but du 19e si\u00e8cle \u00e9taient                     fort ennuy\u00e9s quand ils rencontraient du p\u00e9trole.                     Ce n&rsquo;est qu&rsquo;en 1859 qu&rsquo;on fora un puits pour trouver du p\u00e9trole                     en Pennsylvanie. <\/p>\n<p> Dans quelques mois, la vall\u00e9e fut couverte de derricks.                     En 1862, le p\u00e9trole avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9couvert                     dans quatre autres \u00c9tats et dans ces trois ann\u00e9es-l\u00e0                     la production sauta de 2,000 \u00e0 3,057,000 barils. <\/p>\n<p> Les chiffres sur les r\u00e9serves actuelles des \u00c9tats-Unis                     varient \u00e9norm\u00e9ment. Un professeur de g\u00e9ologie                     de Harvard a dit il y a deux ans que probablement la production                     domestique ne suffira plus aux besoins d&rsquo;ici 5 ou 10 ans.                     Un rapport de l&rsquo;an dernier dit qu&rsquo;il existe de vastes champs                     p\u00e9trolif\u00e8res qui n&rsquo;ont pas encore \u00e9t\u00e9                     explor\u00e9s suffisamment. Une revue a d\u00e9clar\u00e9                     il y a deux ans que les \u00c9tats-Unis devront un jour                     s&rsquo;approvisionner \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger ou faire usage                     de sources d&rsquo;\u00e9nergie plus dispendieuses. Une autre                     revue dit que des g\u00e9ologues comp\u00e9tents estiment                     \u00e0 50 milliards de barils le p\u00e9trole qui n&rsquo;a                     pas encore \u00e9t\u00e9 d\u00e9couvert. <\/p>\n<h3>Au Canada<\/h3>\n<p> Sir Alexander Mackenzie, le premier blanc qui traversa le                     continent nord-am\u00e9ricain de l&rsquo;Atlantique au Pacifique,                     mentionna la pr\u00e9sence de p\u00e9trole sur les bancs                     d&rsquo;Elk River, \u00e0 l&rsquo;extr\u00e9mit\u00e9 orientale                     du Lac Athabasca. C&rsquo;\u00e9tait en 1789. <\/p>\n<p> <em>L&rsquo;Annuaire et Almanach du Canada <\/em>de l&rsquo;ann\u00e9e                     apr\u00e8s la Conf\u00e9d\u00e9ration dit ceci\u00a0:\u00ab\u00a0On                     peut aujourd&rsquo;hui consid\u00e9rer le p\u00e9trole comme                     le plus important produit min\u00e9ral du Dominion.\u00a0\u00bb                     Les chiffres de ce vieil <em>Annuaire <\/em>ne correspondent                     pas \u00e0 ceux d&rsquo;une brochure publi\u00e9e par le Bureau                     f\u00e9d\u00e9ral de la Statistique en 1945 sous le titre                     de <em>Liste chronologique des affaires mini\u00e8res au                     Canada de 1604 \u00e0 1943<\/em>. Cette brochure, en effet,                     ne mentionne la production du p\u00e9trole qu&rsquo;\u00e0 partir                     de 1881, tandis que le vieil annuaire dit que les \u00ab\u00a0sources\u00a0\u00bb                     de p\u00e9trole de Lambton donn\u00e8rent 4,138,520 gallons                     en moins d&rsquo;un an de 1862 \u00e0 1863 et qu&rsquo;un seul puits                     en produisit 2,000 barils en 24 heures. An ao\u00fbt 1868,                     les stocks de p\u00e9trole brut du Canada \u00e9taient                     de 250,000 barils, plus que suffisants pour deux ans de consommation                     domestique. <\/p>\n<p> De nos jours, on est en train de forer des puits \u00e0                     Fort Norman, \u00e0 60 milles du cercle arctique sur le                     fleuve Mackenzie. Ils sont trop loin des centres de population                     pour pouvoir \u00eatre exploit\u00e9s \u00e9conomiquement                     en temps de paix. Le puits d&rsquo;essai, termin\u00e9 en 1920,                     indique un r\u00e9servoir de p\u00e9trole d&rsquo;environ 30                     millions de barils, et \u00e0 la fin du projet Canol en                     1945 la production avait atteint 1,977,646 barils. <\/p>\n<p> Aujourd&rsquo;hui, les provinces des Prairies produisent plus                     de p\u00e9trole qu&rsquo;elles ne peuvent en consommer tandis                     que le Canada dans l&rsquo;ensemble est oblig\u00e9 d&rsquo;en importer.                     Nous consommons plus de 250,000 barils par jour et on estime                     qu&rsquo;il nous en faudra 350,000 en 1955. Cela exige des r\u00e9serves                     de 3 \u00e0 5 milliards de barils. Nous avons, au cours                     de ces derni\u00e8res ann\u00e9es, d\u00e9couvert par                     nos forages des poches contenant pr\u00e8s d&rsquo;un milliard                     de barils et les experts d\u00e9clarent qu&rsquo;il reste encore                     de vastes champs inexplor\u00e9s. <\/p>\n<p> Le Canada n&rsquo;a pas seulement du p\u00e9trole liquide. Notre                     gaz naturel peut \u00eatre converti en excellente essence\u00a0;                     il y a des schistes bitumineux dans les r\u00e9gions montagneuses                     et le charbon bitumineux donne du combustible liquide\u00a0;                     et enfin il y a les sables bitumineux. <\/p>\n<p> Dans ces sables, l&rsquo;Alberta poss\u00e8de les plus grandes                     r\u00e9serves de p\u00e9trole d\u00e9couvertes jusqu&rsquo;ici                     dans le monde. Les g\u00e9ologues canadiens les estiment                     \u00e0 100 milliards de tonnes et le Bureau des Mines des                     \u00c9tats-Unis \u00e0 250 milliards. Le rendement, d&rsquo;apr\u00e8s                     <em>l&rsquo;Annuaire du Canada<\/em>, est environ d&rsquo;un baril d&rsquo;huile                     par tonne de sable. Quelques g\u00e9ologues pr\u00e9tendent                     que du moment que l&rsquo;\u00e9vaporation ne diminue pas leur                     teneur en huile, es sables doivent \u00eatre alimentes par                     des couches souterraines. <\/p>\n<h3>Ressources mondiales<\/h3>\n<p> Dans notre ignorance plus ou moins compl\u00e8te de ce                     qui g\u00eet sous nos pieds, il est vain d&rsquo;estimer la quantit\u00e9                     ou la valeur de tel ou tel min\u00e9ral. Une chose est certaine\u00a0:                     depuis 50 ans, nous avons consomm\u00e9 beaucoup plus de                     produits min\u00e9raux que l&rsquo;humanit\u00e9 n&rsquo;en avait                     consomm\u00e9 jusque l\u00e0. <\/p>\n<p> Et la proportion continue. M. Keenleyside, sous-ministre                     des Mines et des Ressources, a fait une comparaison int\u00e9ressante                     au cours de la Conf\u00e9rence scientifique des Nations                     Unies sur la conservation et l&rsquo;utilisation des ressources                     en ao\u00fbt. Supposons, a-t-il dit, que le d\u00e9sir                     d&rsquo;am\u00e9lioration du niveau de vie dans le monde entier                     augmente au m\u00eame rythme que l&rsquo;accroissement de population                     qui est de 20 millions par an\u00a0: qu&rsquo;arriverait-il si le                     taux de consommation des ressources min\u00e9rales arrivait                     \u00e0 m\u00eame la moiti\u00e9 de celui des \u00c9tats-Unis\u00a0?                     Cela signifierait, m\u00eame en ignorant l&rsquo;accroissement                     de population pour le moment, une demande de 18 milliards                     de barils par an. <\/p>\n<p> Comme le fait remarquer M. Keenleyside, la population augmente                     tout le temps, et les peuples des autres pays ne se contenteront                     pas toujours d&rsquo;un taux de consommation seulement la moiti\u00e9                     de celui des \u00c9tats-Unis\u00a0: \u00ab\u00a0Et pourtant,                     si la demande augmentait dans ces proportions, elle d\u00e9passerait                     de beaucoup, autant que nous pouvons en luger actuellement,                     la capacit\u00e9 de nos ressources disponibles ou probables.\u00a0\u00bb                   <\/p>\n<p> Deux des plus grands pays industriels du monde, les \u00c9tats-Unis                     et l&rsquo;Union sovi\u00e9tique, sont les plus gros producteurs                     de p\u00e9trole et de gaz naturel, mais \u00e0 part ces                     deux cas, la nature a plac\u00e9 l&rsquo;huile dans des endroits                     o\u00f9 sa production et son emploi offrent peu d&rsquo;int\u00e9r\u00eat                     aux pays environnants. Le Levant contient 30 pour cent des                     r\u00e9serves de p\u00e9trole d\u00e9couvertes \u00e0                     ce jour et ne fournit que 10 pour cent de la demande mondiale.                   <\/p>\n<p> Il est relativement facile de forer un puits en Alberta                     ou au Texas et de construire un pipeline \u00e0 travers                     les prairies ou un pays civilis\u00e9 pour amener le p\u00e9trole                     \u00e0 un march\u00e9 ou \u00e0 un port, mais c&rsquo;est                     autre chose que d&rsquo;amener un baril de p\u00e9trole d&rsquo;un champ                     du Levant aux raffineries de la M\u00e9diterran\u00e9e,                     comme l&rsquo;a prouv\u00e9 l&rsquo;arr\u00eat des exp\u00e9ditions                     dans cette r\u00e9gion au mois d&rsquo;ao\u00fbt. <\/p>\n<h3>La d\u00e9couverte du p\u00e9trole<\/h3>\n<p> Ce n&rsquo;est que r\u00e9cemment que des m\u00e9thodes techniques                     ont \u00e9t\u00e9 employ\u00e9es pour d\u00e9couvrir                     le p\u00e9trole et les autres min\u00e9raux. Les prospecteurs                     se contentaient de forer pr\u00e8s des suintements ou dans                     des endroits favorables, ou simplement au hasard. Si on avait                     continu\u00e9 ainsi, nos r\u00e9serves et notre production                     seraient loin de nous suffire. <\/p>\n<p> Au d\u00e9but, m\u00eame l&rsquo;exploration scientifique \u00e9tait                     une combinaison de chance et de superstition. Le prospecteur                     partait \u00e0 l&rsquo;aventure sans autre outil qu&rsquo;un marteau                     et une pelle. Quelques-uns choisissaient leur emplacement                     a pile ou face ou en jetant leur chapeau en l&rsquo;air et en forant                     \u00e0 l&rsquo;endroit o\u00f9 il tombait. L&rsquo;un d&rsquo;eux cassa                     la roue de sa charrette \u00e0 moiti\u00e9 chemin. Furieux                     de ce retard, il d\u00e9cida de creuser sur place et, vous                     le devinez, il trouva du p\u00e9trole. <\/p>\n<p> Mais la v\u00e9rit\u00e9 est qu&rsquo;il est impossible de                     d\u00e9couvrir le p\u00e9trole au sein de la terre au                     moyen des instruments scientifiques dont nous disposons aujourd&rsquo;hui.                     M\u00eame avec les instruments les plus pr\u00e9cis et                     les plus modernes, tout ce que peut faire le g\u00e9ologue                     est de d\u00e9couvrir les formations rocheuses susceptibles                     de contenir des d\u00e9p\u00f4ts de p\u00e9trole. C&rsquo;est                     du moins ce qu&rsquo;a dit le pr\u00e9sident de la Shell Oil Company,                     dans un discours a la Newcomen Society de St-Louis. <\/p>\n<p> Il y avait cet \u00e9t\u00e9 pr\u00e8s de 80 exp\u00e9ditions                     g\u00e9ophysiques \u00e0 la recherche de formations p\u00e9trolif\u00e8res                     sur les plaines de l&rsquo;Ouest, dont 70 en Alberta. (La g\u00e9ophysique                     est la science qui traite des caract\u00e9ristiques et propri\u00e9t\u00e9s                     physiques de la terre.) <\/p>\n<p> Ces explorations co\u00fbtent cher. Un \u00e9conomiste                     am\u00e9ricain estime qu&rsquo;il faudrait au moins un milliard                     de dollars pour payer la d\u00e9couverte, le transport et                     le raffinage du p\u00e9trole n\u00e9cessaire pour suffire                     aux besoins du Canada. <\/p>\n<p> Quelles que soient les m\u00e9thodes d&rsquo;exploration, la                     seule fa\u00e7on de trouver du p\u00e9trole est de forer                     un puits. On peut avoir \u00e0 d\u00e9penser $200,000                     pour explorer un terrain de 200,000 actes avant d&rsquo;\u00e9riger                     une seule foreuse, mais quand le pr\u00e9sident de la Shell                     Oil Company dit qu&rsquo;un puits co\u00fbtera $500,000 au bas                     mot, l&rsquo;avantage de la pr\u00e9caution est apparent. Les                     g\u00e9ologues ont une bonne id\u00e9e des couches souterraines                     et vous disent au moins o\u00f9 vous avez les meilleures                     chances de trouver le p\u00e9trole. <\/p>\n<h3>Conseils aux d\u00e9butants<\/h3>\n<p> Si vous avez l&rsquo;intention de vous lancer \u00e0 la recherche                     du p\u00e9trole, voici quelques conseils. En choisissant                     votre emplacement, demandez-vous s&rsquo;il existe des preuves qu&rsquo;au                     cours d&rsquo;une \u00e8re lointaine, il y a quelques centaines                     de millions d&rsquo;ann\u00e9es, certaines mati\u00e8res organiques                     furent d\u00e9pos\u00e9es au fond d&rsquo;oc\u00e9ans et de                     lacs qui ont depuis surgi sous forme d&rsquo;un continent \u00e0                     l&rsquo;endroit o\u00f9 vous allez forer\u00a0; demandez-vous                     si la nature a install\u00e9 un r\u00e9servoir consistant                     en roches s\u00e9dimentaires ou bancs de corail capables                     de retenir le p\u00e9trole un peu comme une \u00e9ponge                     retient l&rsquo;eau\u00a0; demandez-vous si le p\u00e9trole est                     envelopp\u00e9 de roches dures qui l&#8217;emp\u00eachent de                     suinter sur le sol ou de s&rsquo;\u00e9tendre trop loin au sous-sol,                     et de plus, si la formation est favorable pour avoir r\u00e9sult\u00e9                     en poches de p\u00e9trole. <\/p>\n<p> Une fois s\u00fbr de votre emplacement, envisagez le co\u00fbt.                     Il d\u00e9pendra de la duret\u00e9 du sous-sol et de la                     profondeur. Au pied des Montagnes Rocheuses, il faut presque                     toujours aller a 10,000 pieds tandis qu&rsquo;on d\u00e9passe                     rarement 6,000 pieds sur les Prairies. M. Fowler, statisticien                     de James Richardson and Sons, estime qu&rsquo;il est possible de                     forer et d&rsquo;outiller un puits d&rsquo;environ 5,300 pieds dans le                     champ de Leduc pour \u00e0 peu pr\u00e8s $85,000\u00a0;                     ceux des champs de Redwater vont \u00e0 environ 3,100 pieds                     et co\u00fbtent dans les $60,000\u00a0; dans la Vall\u00e9e                     Turner, ils vont plus bas et co\u00fbtent jusqu&rsquo;\u00e0                     $200,000 tandis que ceux de Lloydminster sont moins profonds                     et ne d\u00e9passent pas $25,000. <\/p>\n<p> Si l&#8217;emplacement est bien choisi et vous avez l&rsquo;argent n\u00e9cessaire,                     songez aux r\u00e9sultats. Il faut \u00e0 ce point tenir                     compte des droits \u00e0 payer au gouvernement, parce que                     les terrains miniers du Canada sont administr\u00e9s par                     le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral ou par les provinces.                     Il y a des redevances \u00e0 payer\u00a0: le gouvernement                     de l&rsquo;Alberta pr\u00e9l\u00e8ve 12\u00bd pour cent sur le p\u00e9trole                     des terres de la Couronne, ou bien vous donne le choix de                     payer \u00e0 raison d&rsquo;une \u00e9chelle mobile de 5 \u00e0                     15 pour cent par pied carr\u00e9 de d\u00e9bit moyen par                     jour. <\/p>\n<p> Les d\u00e9penses et le risque font de l&rsquo;exploration et                     de l&rsquo;exploitation p\u00e9troli\u00e8res un domaine \u00e9minent                     d&rsquo;entreprise, mais il est r\u00e9serv\u00e9 aux esprits                     aventureux. Ce conseil de prudence est n\u00e9cessaire,                     parce qu&rsquo;il semble facile de faire de l&rsquo;argent dans les sp\u00e9culations                     de p\u00e9trole. <\/p>\n<h3>Raffinage et transport<\/h3>\n<p> Les plans pour le raffinage et l&rsquo;expansion permettront \u00e0                     l&rsquo;Ouest de se suffire \u00e0 la fin de l&rsquo;ann\u00e9e de                     sorte qu&rsquo;il n&rsquo;y aura plus besoin d&rsquo;envoyer le p\u00e9trole                     brut aux raffineries de l&rsquo;Est. <\/p>\n<p> Le raffinage est rendu n\u00e9cessaire par le fait que                     malheureusement les hydrocarbures contenus dans le p\u00e9trole                     brut ne conviennent pas aux moteurs \u00e0 combustion interne.                     Nous sommes oblig\u00e9s d&rsquo;en modifier la structure. <\/p>\n<p> Le raffinage moderne a commenc\u00e9 en 1918 par le proc\u00e9d\u00e9                     Burton qui faisait rendre 25 pour cent d&rsquo;essence au p\u00e9trole                     brut. Il y avait cette ann\u00e9e-l\u00e0 moins de 200                     techniciens engag\u00e9s en recherches dans l&rsquo;industrie                     p\u00e9troli\u00e8re\u00a0: il y en a plus de 10,000 aujourd&rsquo;hui.                     Ils avaient r\u00e9ussi \u00e0 obtenir plus de 45 pour                     cent d&rsquo;essence en 1941 et ont trouv\u00e9 une foule d&rsquo;autres                     usages pour les d\u00e9riv\u00e9s du p\u00e9trole. <\/p>\n<p> Le raffinage ne consiste plus simplement \u00e0 isoler                     quelques propri\u00e9t\u00e9s g\u00e9n\u00e9rales                     du p\u00e9trole, comme l&rsquo;essence, le k\u00e9ros\u00e8ne,                     l&rsquo;huile de graissage et la cire. Il est devenu un proc\u00e9d\u00e9                     de synth\u00e8se chimique par lequel une foule d&rsquo;hydrocarbures                     diff\u00e9rents poss\u00e9dant des propri\u00e9t\u00e9s                     sp\u00e9ciales peuvent \u00eatre manufactur\u00e9s \u00e0                     volont\u00e9. Cela est accompli par \u00ab\u00a0fission\u00a0\u00bb,                     c&rsquo;est-\u00e0-dire en s\u00e9parant les gros et lourds                     mol\u00e9cules en mol\u00e9cules plus petits et plus l\u00e9gers                     au moyen de hautes temp\u00e9ratures et \u00e0 haute pression.                   <\/p>\n<p> L&rsquo;industrie n&rsquo;a jamais trouv\u00e9 le transport du p\u00e9trole                     facile. Nous en avons pour preuve le fait que nous exprimons                     encore la production du p\u00e9trole en barils, quoiqu&rsquo;on                     le mette rarement en barils aujourd&rsquo;hui. Il est exp\u00e9di\u00e9                     par tuyaux, wagons-r\u00e9servoirs, bateaux-r\u00e9servoirs                     et autres moyens de transport en gros. <\/p>\n<p> L&rsquo;Alberta, malheureusement, n&rsquo;a pas de port de mer et il                     est d\u00e9savantag\u00e9 \u00e0 cet \u00e9gard par                     rapport aux ports du Golfe du Mexique des \u00c9tats-Unis,                     du Venezuela et des autres champs de p\u00e9trole. Un pipeline                     de 20 pouces va \u00eatre construit des champs de p\u00e9trole                     du centre de l&rsquo;Alberta \u00e0 Regina et un autre de 16 pouces                     conduira le p\u00e9trole \u00e0 la t\u00eate des Lacs.                     Ces projets de pipeline co\u00fbteront $100 millions. <\/p>\n<h3>La perspective au Canada<\/h3>\n<p> Consid\u00e9rons maintenant les perspectives au Canada                     \u00e0 la lumi\u00e8re des \u00e9v\u00e9nements de                     ces derni\u00e8res ann\u00e9es. <\/p>\n<p> Le premier boom du p\u00e9trole en Alberta remonte \u00e0                     une cinquantaine d&rsquo;ann\u00e9es quand Kootenai Brown et Lafayette                     French aper\u00e7urent des Indiens en train de recueillir                     un liquide \u00e9pais et brun sur un mar\u00e9cage pr\u00e8s                     de Pincher Creek. Ils troqu\u00e8rent un cheval de b\u00e2t                     pour le mar\u00e9cage, obtinrent des capitaux \u00e0 Calgary                     (qui fit ainsi ses d\u00e9buts comme capitale du p\u00e9trole                     au Canada) et en 1901 il y avait sur les lieux une for\u00eat                     de tentes et une foule de foreurs. Mais pas de p\u00e9trole.                     Ce n&rsquo;est que de nombreuses ann\u00e9es plus tard que Gulf                     Oil r\u00e9ussit \u00e0 en d\u00e9couvrir \u00e0 12,000                     pieds de profondeur. <\/p>\n<p> En mai 1914 le p\u00e9trole jaillit du premier puits dans                     la Vall\u00e9e Turner. Jusqu&rsquo;au printemps de cette ann\u00e9e-ci,                     la Vall\u00e9e a produit pr\u00e8s de 100 millions de                     barils de p\u00e9trole et environ 1,500 milliards de pieds                     cubes de gaz naturel. On estime qu&rsquo;elle a encore 25 millions                     de barils de p\u00e9trole et 400 milliards de pieds cubes                     de gaz, que sont en train d&rsquo;extraire 278 puits. <\/p>\n<p> Les champs hors de la Vall\u00e9e Turner ont pris de l&rsquo;importance.                     Les champs Conrad et Taber ont figur\u00e9 parmi les gros                     producteurs de 1946. Lloydminster est devenu un centre d&rsquo;int\u00e9r\u00eat                     vers la fin de l&rsquo;an dernier. Ce champ, en travers de la fronti\u00e8re                     Alberta-Saskatchewan, poss\u00e8de des r\u00e9serves estim\u00e9es                     de 50 \u00e0 300 millions de barils. Le p\u00e9trole,                     \u00e9pais comme la m\u00e9lasse, fait un bon combustible                     \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat naturel pour les chemins de fer et                     les navires. Il y a probablement du p\u00e9trole et du gaz                     en Saskatchewan \u00e0 partir de la fronti\u00e8re des                     \u00c9tats-Unis jusqu&rsquo;\u00e0 365 milles au nord. <\/p>\n<p> En 1946, des arpenteurs, arm\u00e9s d&rsquo;un sismographe,                     observ\u00e8rent des r\u00e9flexions encourageantes \u00e0                     Leduc. En novembre, un puits d&rsquo;essai fut for\u00e9, et le                     13 f\u00e9vrier 1947, le puits <em>Discovery <\/em>de la Imperial                     Oil Company, donna un d\u00e9bit de 1,000 barils par jour.                     En juin, quatre puits \u00e9taient en production et Leduc                     \u00e9tait reconnu comme champ p\u00e9trolif\u00e8re.                     En 18 mois le Canada devint le plus grand producteur de p\u00e9trole                     dans l&#8217;empire britannique et d\u00e9tr\u00f4na Trinidad.                     En juillet 1949, il y avait pr\u00e8s de 250 puits productifs                     dans la r\u00e9gion et 30 en cours de forage. <\/p>\n<p> Cette d\u00e9couverte stimula l&rsquo;exploration dans une nouvelle                     r\u00e9gion. Elle r\u00e9v\u00e9la la pr\u00e9sence                     de formations du type de bancs de corail similaires \u00e0                     celles des riches r\u00e9gions de l&rsquo;Ouest du Texas. Redwater,                     second en importance, fut d\u00e9couvert par Imperial Oil                     en septembre 1948. Les parois calcaires des r\u00e9servoirs                     dans cette derni\u00e8re r\u00e9gion ont 144 pieds d&rsquo;\u00e9paisseur                     par rapport \u00e0 35 dans le champ Leduc. Le champ de Woodbend                     produit du p\u00e9trole de deux lits diff\u00e9rents,                     et juste \u00e0 l&rsquo;ouest de Woodbend se trouve le <em>Golden                     Spike <\/em>qui a plus de 500 pieds de calcaire poreux. Au sud,                     une nouvelle bande tr\u00e8s large a attir\u00e9 l&rsquo;attention                     par la d\u00e9couverte de p\u00e9trole \u00e0 Stettler                     par la Canadian Gulf Oil Company. Les possibilit\u00e9s                     de ce puits sont indiqu\u00e9es par le d\u00e9bit de 3,000                     barils de p\u00e9trole brut l\u00e9ger par jour pour une                     zone productrice d&rsquo;environ 100 pieds. <\/p>\n<p> Au d\u00e9but de l&rsquo;ann\u00e9e, ces r\u00e9sultats                     avaient permis d&rsquo;estimer au bas mot les r\u00e9serves de                     p\u00e9trole brut l\u00e9ger de l&rsquo;Alberta \u00e0 600                     millions de barils. La capacit\u00e9 de production est maintenant                     de 100,000 par jour, c&rsquo;est-\u00e0-dire environ 40,000 barils                     par jour de plus que la demande dans les provinces des Prairies.                   <\/p>\n<h3>Les avantages pour le Canada<\/h3>\n<p> Il n&rsquo;est pas possible d&rsquo;estimer \u00e0 pr\u00e9sent                     la valeur p\u00e9cuniaire de ces nouvelles d\u00e9couvertes                     de p\u00e9trole pour le Canada, ni m\u00eame leurs nombreux                     avantages. On peut dire toutefois qu&rsquo;elles comptent parmi                     les plus importantes pour notre pays. <\/p>\n<p> Les mati\u00e8res premi\u00e8res ont toujours \u00e9t\u00e9                     essentielles pour le Canada et chaque nouvelle source augmente                     nos chances de prosp\u00e9rit\u00e9 continuelle. Ces mati\u00e8res                     premi\u00e8res nous ont permis d&rsquo;\u00e9difier un syst\u00e8me                     qui procure des emplois dans les domaines de production, technologie,                     manufacture, transport et distribution. <\/p>\n<p> Ces d\u00e9couvertes nous procurent un avantage imm\u00e9diat.                     Le Canada a toujours \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9 d&rsquo;importer                     la plus grande partie des produits du p\u00e9trole dont                     il se sert. Il y a deux ans, quand nous importions 60 pour                     cent de notre p\u00e9trole des \u00c9tats-Unis, cela nous                     a co\u00fbt\u00e9 $258 millions, \u00e0 m\u00eame notre                     petit montant de fonds des \u00c9tats-Unis. Le p\u00e9trole                     de l&rsquo;Alberta pourra nous \u00e9conomiser $50 millions par                     an des dollars des \u00c9tats-Unis que nous d\u00e9pensions                     pour le p\u00e9trole. Si nous pouvions tripler la production,                     nous serions ind\u00e9pendants des \u00c9tats-Unis. Il                     faudrait cependant pour cela vendre une partie de notre p\u00e9trole                     de l&rsquo;Ouest aux \u00c9tats-Unis pour payer celui que nous                     importons de chez eux dans l&rsquo;Est. Cela devrait \u00eatre                     facile quand les Am\u00e9ricains comprendront mieux nos                     difficult\u00e9s de change. <\/p>\n<p> Les \u00e9conomies de dollars des \u00c9tats-Unis seraient                     un grand avantage national. L&rsquo;Alberta retire naturellement                     de gros revenus par suite de ces d\u00e9couvertes. Les recettes                     du gouvernement ont \u00e9t\u00e9 grossies par la vente                     de terres de la Couronne et par les redevances sur la production.                     L&#8217;embauchage a augment\u00e9 et les grosses d\u00e9penses                     d&rsquo;exploration et d&rsquo;exploitation ont rendu les affaires prosp\u00e8res.                     Les aci\u00e9ries et les manufactures ont du travail sur                     la planche pour fabriquer les plaques d&rsquo;acier et les tuyaux                     n\u00e9cessaires pour mille milles de pipeline. <\/p>\n<p> Quant aux capitaux n\u00e9cessaires \u00e0 l&rsquo;exploitation                     de nouveaux champs, rapportons-nous \u00e0 ce que Joseph                     E. Pogue, vice-pr\u00e9sident de la Chase National Bank                     de New York a dit \u00e0 ce sujet l&rsquo;an dernier. En supposant                     que les frais d&rsquo;immobilisation d&rsquo;ici dix ans se chiffrent                     \u00e0 un milliard de dollars et que les revenus d&rsquo;exploitation                     en fournissent la moiti\u00e9, il faudra encore emprunter                     $500 millions sur les march\u00e9s financiers. \u00ab\u00a0Si                     les emprunts sont partag\u00e9s entre le Canada et les \u00c9tats-Unis,                     il faudra tout de m\u00eame que les march\u00e9s financiers                     du Canada fournissent $250 millions,\u00a0\u00bb a-t-il fait remarquer.                   <\/p>\n<p> L&rsquo;industrie p\u00e9troli\u00e8re fait des plans \u00e0                     longue haleine et non pas de mois \u00e0 mois. Les analystes                     pr\u00e9voient que la demande pour le p\u00e9trole ira                     en augmentant. Ils disent que comme combustible et comme mati\u00e8re                     premi\u00e8re pour les industries chimiques, le p\u00e9trole                     demeurera le principal min\u00e9ral pendant de nombreuses                     ann\u00e9es. La fission des mol\u00e9cules de p\u00e9trole                     en presque toutes les combinaisons possibles de ses parties                     constituantes a ouvert de nouveaux horizons \u00e0 l&rsquo;exploration                     scientifique, et l&rsquo;industrie ne peut m\u00eame pas calculer                     o\u00f9 cela s&rsquo;arr\u00eatera. <\/p>\n<p> Et le Dr Theo. A. Link a dit au d\u00e9but de l&rsquo;ann\u00e9e                     \u00e0 l&rsquo;Institut canadien des Ing\u00e9nieurs des Mines                     et de la M\u00e9tallurgie\u00a0: \u00ab\u00a0Je pense qu&rsquo;au cours                     des dix ann\u00e9es prochaines l&rsquo;exploration et la d\u00e9couverte                     de nouvelles poches de p\u00e9trole et de gaz dans l&rsquo;Ouest                     du Canada feront de tels progr\u00e8s que les plus enthousiastes                     parmi nous en resteront r\u00eaveurs.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[21],"class_list":["post-2371","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-21"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Novembre 1949 - L&#039;histoire du p\u00e9trole - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/novembre-1949-lhistoire-du-petrole\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Novembre 1949 - L&#039;histoire du p\u00e9trole\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Ceci est l&rsquo;histoire du p\u00e9trole. 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