{"id":2354,"date":"1982-11-01T00:00:00","date_gmt":"1982-11-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-63-n-6-nov-dec-1982-les-carrieres-a-un-tournant\/"},"modified":"2022-10-17T20:28:02","modified_gmt":"2022-10-17T20:28:02","slug":"vol-63-n-6-nov-dec-1982-les-carrieres-a-un-tournant","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-63-n-6-nov-dec-1982-les-carrieres-a-un-tournant\/","title":{"rendered":"Vol. 63, N\u00b0 6 &#8211; Nov.\/D\u00e9c. 1982 &#8211; Les carri\u00e8res \u00e0 un tournant"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">L&rsquo;\u00e9volution de la situation \u00e9conomique nous oblige \u00e0 repenser nos id\u00e9es sur la vie de travail. Durant la Semaine des carri\u00e8res, n&rsquo;est-ce pas le moment de remettre en question nos vieilles th\u00e9ories\u00a0? Assur\u00e9ment, personne ne peut se fier au hasard pour trouver une profession satisfaisante. Les carri\u00e8res ne tombent plus du ciel\u00a0; elles se pr\u00e9parent&#8230;<\/p>\n<p>Il y a une soixantaine d&rsquo;ann\u00e9es encore, le choix d&rsquo;une carri\u00e8re ne posait gu\u00e8re de probl\u00e8mes, car il \u00e9tait habituellement dict\u00e9 par les circonstances. Un jeune homme exer\u00e7ait le m\u00e9tier de son p\u00e8re ou quelque chose d&rsquo;approchant. S&rsquo;il ne marchait pas sur ses traces, il s&rsquo;\u00e9cartait peu de la route trac\u00e9e pour lui. Le fils d&rsquo;un avocat pouvait se faire m\u00e9decin ou le fils d&rsquo;un boucher devenir boulanger\u00a0; mais il \u00e9tait rare qu&rsquo;un fils de boucher entr\u00e2t en m\u00e9decine au sein d&rsquo;un ordre social hi\u00e9rarchis\u00e9, o\u00f9 chacun devait suivre sa condition.<\/p>\n<p>Pour les jeunes filles, les choses \u00e9taient encore plus simples\u00a0: elles devaient normalement se marier et \u00e9lever une famille. Sinon, elles ne pouvaient que rester \u00e0 la maison toute leur vie et avoir soin de leurs vieux parents. Quelques rares emplois \u00e9taient bien ouverts au \u00ab\u00a0sexe faible\u00a0\u00bb, mais encore fallait-il \u00eatre c\u00e9libataire. Une femme mari\u00e9e respectable ne travaillait pas au dehors, sauf en cas d&rsquo;extr\u00eame n\u00e9cessit\u00e9 financi\u00e8re.<\/p>\n<p>Quant aux minorit\u00e9s, la plupart des domaines d&rsquo;activit\u00e9 leur \u00e9taient fermement interdits. Les Noirs ne pouvaient \u00eatre que domestiques, et les Chinois restaurateurs ou blanchisseurs. Les Indiens d&rsquo;Am\u00e9rique du Nord \u00e9taient tenus d&rsquo;\u00eatre&#8230; des Indiens. Et on disait aux handicap\u00e9 qu&rsquo;ils feraient aussi bien de pas penser \u00e0 travailler.<\/p>\n<p>Il en r\u00e9sultait une esp\u00e8ce de d\u00e9sappariement des carri\u00e8res et des personnalit\u00e9s dans l&rsquo;\u00e9ventail g\u00e9n\u00e9ral des emplois. D&rsquo;une part, des hommes et des femmes intelligents et de talent se voyaient emp\u00each\u00e9s de r\u00e9aliser leurs possibilit\u00e9s\u00a0; et, d&rsquo;autre part, des personnes sans dispositions particuli\u00e8res pour leur travail \u00e9taient condamn\u00e9es \u00e0 y peiner toute leur vie \u00e0 cause de leur naissance.<\/p>\n<p>Les mauvais jours de la discrimination professionnelle n&rsquo;appartiennent pas enti\u00e8rement \u00e0 l&rsquo;histoire ancienne. Les groupes minoritaires ont encore \u00e0 disputer des emplois que d&rsquo;autres consid\u00e8rent comme leur droit. Le plus souvent cependant la difficult\u00e9 de choisir une carri\u00e8re au Canada aujourd&rsquo;hui ne tient pas au fait que le choix est limit\u00e9. Pour les \u00e9l\u00e8ves des \u00e9coles secondaires, les possibilit\u00e9s de carri\u00e8re ne manquent pas\u00a0; le probl\u00e8me est plut\u00f4t d&rsquo;en rep\u00e9rer une qui a le double avantage d&rsquo;avoir de l&rsquo;avenir et de satisfaire leurs aspirations et leurs besoins psychologiques.<\/p>\n<p>Selon les derni\u00e8res statistiques, il existe au Canada plus de 7000 m\u00e9tiers diff\u00e9rents, et le nombre grandit sans cesse. Devant une panoplie aussi vaste et aussi complexe de carri\u00e8res, il est pardonnable pour les jeunes de ne pas savoir par o\u00f9 commencer. La seule multitude des choix explique en partie pourquoi un r\u00e9cent sondage aupr\u00e8s de 100,000 \u00e9l\u00e8ves a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que 30 p. 100 d&rsquo;entre eux n&rsquo;avaient aucune id\u00e9e de ce qu&rsquo;ils allaient faire \u00e0 leur sortie de l&rsquo;\u00e9cole secondaire. Mais un haut fonctionnaire f\u00e9d\u00e9ral a suppos\u00e9 une raison plus inqui\u00e9tante \u00e0 leur perplexit\u00e9.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Cela semble li\u00e9, a-t-il dit, \u00e0 un pessimisme et \u00e0 un fatalisme assez r\u00e9pandus malheureusement chez les jeunes Canadiens et qui les emp\u00eachent de voir quelque utilit\u00e9 que ce soit \u00e0 planifier une carri\u00e8re, des \u00e9tudes ou autre chose pour leur avenir.\u00a0\u00bb Le pessimisme est un r\u00e9sultat de la derni\u00e8re crise \u00e9conomique, qui a laiss\u00e9 sans travail une vaste proportion de la population active. En fait, la question que posent les jeunes est celle-ci\u00a0: \u00ab\u00a0\u00c0 quoi bon pr\u00e9parer une carri\u00e8re s&rsquo;il est impossible de trouver de l&#8217;emploi\u00a0?\u00a0\u00bb La r\u00e9ponse, c&rsquo;est qu&rsquo;\u00e0 une \u00e9poque de dure concurrence sur le march\u00e9 du travail, les postes existants iront aux plus comp\u00e9tents dans un domaine donn\u00e9, \u00e0 ceux qui sont bien pr\u00e9par\u00e9s.<\/p>\n<h3>La formation sur le tas ne suffit plus pour se caser<\/h3>\n<p>Quant au fatalisme d\u00e9cel\u00e9 dans les r\u00e9sultats de l&rsquo;enqu\u00eate, les temps difficiles sont le pire moment pour compter sur le sort ou la chance dans la recherche d&rsquo;un emploi convenable et satisfaisant. Lorsque les places sont rares, la possibilit\u00e9 de tomber sur le poste qui nous pla\u00eet en passant d&rsquo;un patron \u00e0 un autre est plut\u00f4t faible.<\/p>\n<p>De toute fa\u00e7on, le jour n&rsquo;est plus o\u00f9 un jeune ayant peu d&rsquo;instruction ou de formation scolaires pouvait arguer de son ambition et de sa diligence pour r\u00e9ussir dans une carri\u00e8re, comme le h\u00e9ros d&rsquo;un roman d&rsquo;Horatio Alger. Exception faite de l&rsquo;apprentissage &#8211; qui est essentiellement une forme d&rsquo;instruction dans un milieu de travail &#8211; la formation sur le tas suffit rarement pour s&rsquo;assurer un emploi r\u00e9mun\u00e9rateur et enrichissant. Dans un grand nombre d&#8217;emplois qui s&rsquo;apprenaient jadis chemin faisant, les employeurs exigent pr\u00e9alablement des \u00e9tudes de nos jours. Un exemple au hasard, les ambulanciers modernes doivent avoir suivi un cours dans un coll\u00e8ge r\u00e9gional avant de commencer \u00e0 travailler.<\/p>\n<p>M\u00eame l\u00e0 o\u00f9 la formation sur le tas est accept\u00e9e, les employeurs accordent le plus souvent la pr\u00e9f\u00e9rence au candidat ayant une bonne culture g\u00e9n\u00e9rale. Dans certains cas, c&rsquo;est une r\u00e8gle formelle\u00a0: dans les forces de police canadiennes, par exemple, les recrues doivent avoir termin\u00e9 la 12e ann\u00e9e, ou l&rsquo;\u00e9quivalent dans le Qu\u00e9bec. Ailleurs, les exigences sont moins rigides, mais les employeurs supposent assez naturellement que le sujet qui poss\u00e8de, disons, 12 ann\u00e9es de scolarit\u00e9 est un employ\u00e9 plus travailleur et plus intelligent que celui qui n&rsquo;en a que dix.<\/p>\n<p>L&rsquo;ancienne th\u00e9orie qu&rsquo;une carri\u00e8re pouvait se trouver \u00e0 force de pers\u00e9v\u00e9rance ou par veine ne tient donc plus debout. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;une illusion de vieille date qu&rsquo;il importe de r\u00e9examiner \u00e0 la froide lumi\u00e8re des nouvelles conditions sociales et \u00e9conomiques qui r\u00e8gnent depuis quelques ann\u00e9es.<\/p>\n<p>Une autre illusion consiste \u00e0 croire qu&rsquo;une carri\u00e8re est acquise une fois pour toutes. Selon les conseillers d&rsquo;orientation professionnelle, la moiti\u00e9 des professions exerc\u00e9es actuellement au Canada tomberont en d\u00e9su\u00e9tude ou changeront au point de devenir m\u00e9connaissables d&rsquo;ici 25 ou 30 ans. Dans certains m\u00e9tiers, le recyclage, pour suivre les progr\u00e8s des techniques et de l&rsquo;outillage, est aujourd&rsquo;hui d&rsquo;usage courant, et les \u00ab\u00a0secondes carri\u00e8res\u00a0\u00bb pour les employ\u00e9s d&rsquo;un certain \u00e2ge sont de plus en plus fr\u00e9quentes. Ironie du sort, cela survient \u00e0 une \u00e9poque de sp\u00e9cialisation croissante. Les hommes et les femmes les mieux en mesure d&rsquo;affronter l&rsquo;avenir sont ceux qui, ayant une profonde connaissance de leur sp\u00e9cialit\u00e9, disposent en outre d&rsquo;un acquis assez vaste pour s&rsquo;adapter \u00e0 des m\u00e9thodes nouvelles ou acc\u00e9der \u00e0 des domaines nouveaux.<\/p>\n<h3>Le vieillissement de la population active change tout<\/h3>\n<p>Les gens devront \u00e0 l&rsquo;avenir travailler davantage pour rester \u00e0 la page dans leur carri\u00e8re. Et la concurrence, surtout dans les rangs interm\u00e9diaires et sup\u00e9rieurs des entreprises et de la fonction publique, sera vive. Les personnes qui aspirent aux \u00e9chelons \u00e9lev\u00e9s de la hi\u00e9rarchie ou du pouvoir d\u00e9cisionnaire devront t\u00e9moigner de qualit\u00e9s et d&rsquo;aptitudes jamais exig\u00e9es auparavant. Et le nombre des cadres et des techniciens interm\u00e9diaires s&rsquo;accro\u00eetra \u00e0 l&rsquo;avenant.<\/p>\n<p>Cela principalement parce que l&rsquo;\u00e2ge moyen de la population augmente sans cesse. En cons\u00e9quence, le probl\u00e8me de la main-d&rsquo;oeuvre des ann\u00e9es 80, nous dit un sp\u00e9cialiste, est qu&rsquo;il y aura affluence au sommet et au milieu de la pyramide et trop peu d&#8217;employ\u00e9s qui se pr\u00e9senteront \u00e0 la base. C&rsquo;est l\u00e0 sans doute une bonne nouvelle pour les jeunes qui aborderont leur vie de travail au cours de la prochaine d\u00e9cennie. Mais pour en profiter pleinement, il leur faudra peut-\u00eatre, ainsi qu&rsquo;\u00e0 leurs parents et \u00e0 leurs instituteurs, repenser leurs id\u00e9es sur les \u00e9l\u00e9ments du succ\u00e8s.<\/p>\n<p>Pendant de longues ann\u00e9es, le mod\u00e8le de la r\u00e9ussite, au Canada, a \u00e9t\u00e9 le \u00ab\u00a0col blanc\u00a0\u00bb par opposition au \u00ab\u00a0col bleu\u00a0\u00bb. Dans une soci\u00e9t\u00e9 en plein essor, les ouvriers mettaient leurs fils et leurs filles \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 afin de leur permettre de se hisser au rang des \u00ab\u00a0cols blancs\u00a0\u00bb. Le gonflement de la population juv\u00e9nile des ann\u00e9es 60 et 70 obligea \u00e0 faire face \u00e0 l&rsquo;offre croissante de dipl\u00f4m\u00e9s par la cr\u00e9ation de milliers d&#8217;emplois nouveaux dans les secteurs de l&rsquo;\u00e9ducation et des services sociaux. Mais avec le vieillissement de la population en g\u00e9n\u00e9ral, ph\u00e9nom\u00e8ne qui se poursuivra jusqu&rsquo;\u00e0 la fin du si\u00e8cle, la demande oscille de nouveau vers les m\u00e9tiers techniques et sp\u00e9cialis\u00e9s.<\/p>\n<p>Dans son Rapport annuel de 1981, la Commission de la fonction publique du Canada note qu&rsquo;\u00ab\u00a0un fort pourcentage d&rsquo;ouvriers sp\u00e9cialis\u00e9s, au Canada, sont \u00e2g\u00e9s de plus de 40 ans et que peu de jeunes s&rsquo;orientent vers un travail manuel. Le nombre de jeunes ouvriers canadiens qui arrivent sur le march\u00e9 du travail n&rsquo;est pas suffisant pour assurer la rel\u00e8ve.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>On dit que l&rsquo;av\u00e8nement des robots dans l&rsquo;industrie a assombri l&rsquo;avenir du travail manuel. Mais les robots ne sont que des machines, et les machines ont besoin d&rsquo;entretien. Il est \u00e0 pr\u00e9voir que les employ\u00e9s sp\u00e9cialis\u00e9s dans l&rsquo;entretien des robots seront tr\u00e8s recherch\u00e9s dans les cinquante ans \u00e0 venir. Les experts s&rsquo;accordent \u00e0 dire que l&rsquo;automatisation entra\u00eenera une diminution d&#8217;emplois sur les cha\u00eenes de production, mais un accroissement de travail \u00e0 l&rsquo;arri\u00e8re-plan, pour faire marcher les cha\u00eenes en question.<\/p>\n<p>Dans l&rsquo;intervalle, il existe aussi des d\u00e9bouch\u00e9s pour ceux qui suivent des carri\u00e8res techniques se situant en quelque sorte \u00e0 mi-chemin entre la salopette et la chemise blanche. Les techniciens et les technologues en informatique, en \u00e9lectronique et en t\u00e9l\u00e9communications sont, dit-on, relativement rares. En ce qui concerne les professions lib\u00e9rales, il existe un besoin \u00e9vident d&rsquo;ing\u00e9nieurs en \u00e9lectrotechnique, en chimie et en m\u00e9canique.<\/p>\n<p>Les changements qui se produisent dans la nature du travail \u00e0 accomplir dans l&rsquo;\u00e9conomie font partie d&rsquo;un processus historique. En 1901, 72 p. 100 de la main-d&rsquo;oeuvre canadienne \u00e9tait affect\u00e9e \u00e0 un travail manuel quelconque, par comparaison \u00e0 moins de 40 p. 100 aujourd&rsquo;hui. La progression r\u00e9guli\u00e8re vers le travail de services et de bureau explique en partie que le taux des femmes en \u00e2ge de travailler dans la population active soit pass\u00e9e de 12 p. 100 en 1901 \u00e0 plus de 40 p. 100 \u00e0 l&rsquo;heure actuelle.<\/p>\n<h3>Fin de la primaut\u00e9 de la carri\u00e8re masculine dans le mariage<\/h3>\n<p>Environ 60 p. 100 des 4.4 millions de Canadiennes salari\u00e9es sont mari\u00e9es et \u00e2g\u00e9s de 20 \u00e0 44 ans. Le fait que les femmes forment maintenant une si grande proportion de la totalit\u00e9 de la main-d&rsquo;oeuvre repr\u00e9sente un profond changement social, qui nous oblige \u00e0 modifier notre conception traditionnelle des carri\u00e8res. Il marque en premier lieu la fin de la primaut\u00e9 de la carri\u00e8re masculine dans le mariage. S&rsquo;il entend se marier, le jeune homme qui entre aujourd&rsquo;hui sur le march\u00e9 du travail doit penser \u00e0 concilier sa carri\u00e8re avec celle de sa future femme. Il ne peut plus s&rsquo;attendre que celle-ci sublimise automatiquement ses besoins \u00e9motifs et ses aspirations pour l&rsquo;amour de sa situation. Il doit \u00eatre dispos\u00e9 \u00e0 partager le poids pratique et affectif de leur vie de travail \u00e0 tous deux.<\/p>\n<p>M\u00eame si les n\u00e9cessit\u00e9s financi\u00e8res ont \u00e9t\u00e9 pour quelque chose dans la mont\u00e9e du travail f\u00e9minin, on ne peut plus dire que la femme salari\u00e9e typique travaille pour combler le d\u00e9ficit du budget familial. L&rsquo;\u00e9galit\u00e9 accrue de l&rsquo;instruction entre les sexes s&rsquo;est accompagn\u00e9e d&rsquo;une \u00e9galit\u00e9 accrue dans le genre et la qualit\u00e9 des carri\u00e8res. Les femmes entrent \u00e0 flot continu dans des professions qui autrefois leur \u00e9taient pratiquement ferm\u00e9es\u00a0: droit, comptabilit\u00e9, g\u00e9nie et haute gestion. Depuis quelque temps, elles s&rsquo;adonnent aussi \u00e0 des m\u00e9tiers ci-devant r\u00e9serv\u00e9s aux hommes dans l&rsquo;industries et la construction, o\u00f9 elles peuvent gagner jusqu&rsquo;au double de ce que re\u00e7oit le personnel f\u00e9minin dans les bureaux et les magasins.<\/p>\n<p>D&rsquo;autre part, selon Audrey Swail, du Bureau f\u00e9minin du minist\u00e8re du Travail ontarien, la \u00ab\u00a0lib\u00e9ration\u00a0\u00bb du march\u00e9 du travail a eu un autre r\u00e9sultat important\u00a0: \u00ab\u00a0Les hommes aussi \u00e9tendent le champ de leurs options et sortent des emplois traditionnels. \u00c0 cause du changement de style de vie et d&rsquo;un sens plus vif de la satisfaction personnelle, des hommes travaillent dans les h\u00f4pitaux comme infirmiers, dans les banques comme caissiers et dans les bureaux comme secr\u00e9taires.<\/p>\n<p>Le changement de style de vie laisse pr\u00e9sager qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;avenir les gens heureux dans leur m\u00e9tier seront plus nombreux que jamais. D\u00e9j\u00e0, les conventions sociales m&#8217;emp\u00eachent plus de choisir le genre de travail qui pla\u00eet le plus.<\/p>\n<h3>L&rsquo;orientation aide \u00e0 se conna\u00eetre et \u00e0 trouver l&#8217;emploi qui convient<\/h3>\n<p>Certes rien ne peut assurer que l&rsquo;on sera heureux dans son travail, pas plus d&rsquo;ailleurs qu&rsquo;il n&rsquo;existe de garantie de bonheur dans les autres sph\u00e8res de la vie. C&rsquo;est toujours la r\u00e9alit\u00e9 \u00e9conomique qui d\u00e9termine quelles sont les t\u00e2ches \u00e0 accomplir, et il appartient \u00e0 chacun de tirer le plus de satisfaction possible du travail qu&rsquo;il ex\u00e9cute.<\/p>\n<p>Trouveront vraisemblablement la satisfaction professionnelle ceux qui, dans leur jeunesse, auront su r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 ce qu&rsquo;ils entendent faire de leur vie et profiter des moyens de formation mis \u00e0 leur disposition pour les aider \u00e0 atteindre leurs objectifs.<\/p>\n<p>Cette aide comprend, entre autres, les services d&rsquo;orientation professionnelle. Un document sur l&rsquo;orientation publi\u00e9, en 1980, par l&rsquo;Association canadienne des conseillers scolaires r\u00e9sume clairement en quoi consiste cette activit\u00e9 m\u00e9sestim\u00e9e.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0L&rsquo;orientation professionnelle, y dit-on, offre aux \u00e9l\u00e8ves la possibilit\u00e9 d&rsquo;\u00e9tudier leurs go\u00fbts, leurs aptitudes, leurs talents, leurs valeurs, leur croyances et leurs dispositions.\u00a0\u00bb Tout cela dans le but primordial de leur apprendre \u00e0 se conna\u00eetre.<\/p>\n<p>Il est g\u00e9n\u00e9ralement reconnu dans la profession que les orienteurs ne peuvent d\u00e9cider pour leurs clients ce qu&rsquo;ils vont faire de leur avenir. Ce que ces conseillers peuvent faire, c&rsquo;est de les mettre au courant de leurs points forts, de leurs faiblesses et de leurs tendances au moyen de tests d&rsquo;aptitudes, d&rsquo;inventaires des pr\u00e9occupations et autres techniques d&rsquo;appr\u00e9ciation. En scrutant les r\u00e9sultats des questionnaires et des entrevues, les orienteurs sont en mesure d&rsquo;indiquer quelle direction devrait suivre la carri\u00e8re du sujet orient\u00e9.<\/p>\n<p>Selon la Direction de l&rsquo;analyse et du d\u00e9veloppement des carri\u00e8res, de Main-d&rsquo;oeuvre et Immigration Canada, il s&rsquo;agit ensuite de susciter une prise de conscience du rapport pr\u00e9sent-avenir, o\u00f9 les \u00e9l\u00e8ves peuvent faire le lien entre leurs activit\u00e9s pr\u00e9sentes et leurs activit\u00e9s futures. L&rsquo;\u00e9l\u00e8ve doit se rendre compte, par exemple, que le choix de l&rsquo;alg\u00e8bre est indispensable pour entrer en g\u00e9nie ou la lecture des bleux pour acc\u00e9der \u00e0 la construction ou \u00e0 la m\u00e9canique sp\u00e9cialis\u00e9e.<\/p>\n<p>La conscience du rapport pr\u00e9sent-avenir a encore plus d&rsquo;importance dans la vie en g\u00e9n\u00e9ral, car notre avenir d\u00e9pend souvent de ce que nous faisons dans nos jeunes ann\u00e9es. Il convient d&rsquo;inculquer aux jeunes qu&rsquo;ils vont travailler 40 ans ou plus, sauf p\u00e9riodes de ch\u00f4mage. C&rsquo;est extr\u00eamement long dans un emploi ou un m\u00e9tier qui ne pla\u00eet point.<\/p>\n<p>Parents et enseignants ont de la difficult\u00e9 \u00e0 graver dans l&rsquo;esprit des jeunes combien il est capital de choisir et de pr\u00e9parer une carri\u00e8re qui r\u00e9ponde \u00e0 leur personnalit\u00e9 propre. La raison en est que les effets des m\u00e9salliances professionnelles ne se font pleinement sentir que plus tard. Dans sa jeunesse, il est naturellement tentant de dire \u00ab\u00a0pourvu que j&rsquo;aie de l&rsquo;argent\u00a0\u00bb, d&rsquo;\u00e9changer huit heures de travail par jour dans un poste qui n&rsquo;est rien pour soi contre les dollars si utiles pour se distraire. Mais lorsqu&rsquo;on se range et que l&rsquo;on passe \u00e0 la vie de famille, plus paisible (et plus ch\u00e8re aussi), le travail prend des dimensions nouvelles. Au moment de l&rsquo;\u00e2ge m\u00fbr, certains auront le sentiment d&rsquo;avoir g\u00e2ch\u00e9 une grande partie de leur vie dans un emploi dont le seul int\u00e9r\u00eat \u00e9tait le salaire.<\/p>\n<p>La Semaine des carri\u00e8res au Canada, qui a lieu cette ann\u00e9e du 1er au 7 novembre, a pour objet d&rsquo;attirer l&rsquo;attention du public sur l&rsquo;importance de l&rsquo;orientation professionnelle et des plans de carri\u00e8re. Elle veut aussi faire conna\u00eetre au public l&rsquo;\u00e9ventail des emplois existants, dont un grand nombre dans des m\u00e9tiers inconnus il y a quelques ann\u00e9es. Elle tente par-dessus tout de combattre le \u00ab\u00a0pessimisme et le fatalisme\u00a0\u00bb qui ont exerc\u00e9 leur emprise sur trop de jeunes Canadiens. Dans leur int\u00e9r\u00eat comme dans celui de l&rsquo;\u00e9conomie nationale, il importe de les encourager \u00e0 se pr\u00e9parer \u00e0 une vie de travail productif et enrichissant.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"author":86,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[63],"class_list":["post-2354","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-63"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 63, N\u00b0 6 - Nov.\/D\u00e9c. 1982 - Les carri\u00e8res \u00e0 un tournant - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-63-n-6-nov-dec-1982-les-carrieres-a-un-tournant\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 63, N\u00b0 6 - Nov.\/D\u00e9c. 1982 - Les carri\u00e8res \u00e0 un tournant\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"L&rsquo;\u00e9volution de la situation \u00e9conomique nous oblige \u00e0 repenser nos id\u00e9es sur la vie de travail. 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