{"id":2351,"date":"2004-03-01T06:00:00","date_gmt":"2004-03-01T06:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/mars-2004-retour-aux-sources-de-la-democratie-dans-lentreprise\/"},"modified":"2004-03-01T06:00:00","modified_gmt":"2004-03-01T06:00:00","slug":"mars-2004-retour-aux-sources-de-la-democratie-dans-lentreprise","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/mars-2004-retour-aux-sources-de-la-democratie-dans-lentreprise\/","title":{"rendered":"Mars 2004 &#8211; Retour aux sources de la d\u00e9mocratie dans l&rsquo;entreprise"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p><em>Cette livraison du Bulletin RBC                         est d\u00e9di\u00e9e \u00e0 la m\u00e9moire de                         Robert Stewart, l&rsquo;un des deux seuls r\u00e9dacteurs                         du nouveau Bulletin. M. Stewart en avait entrepris la                         r\u00e9daction avant son d\u00e9c\u00e8s, le 28                         d\u00e9cembre 2003 ; d&rsquo;autres ont achev\u00e9 son                         travail. <\/em><\/p>\n<p>C&rsquo;est en Angleterre, vers le milieu de l&rsquo;\u00e8re victorienne,                     que s&rsquo;est manifest\u00e9 l&rsquo;un des grands traits de g\u00e9nie                     de l&rsquo;histoire : l&rsquo;\u00e9l\u00e9gante solution pour limiter                     la responsabilit\u00e9 des actionnaires imagin\u00e9e                     par Lord Bramwell, juge \u00e0 la Cour de l&rsquo;\u00c9chiquier                     et ancien banquier. En ajoutant simplement le mot \u00a0\u00bb Limit\u00e9e                     \u00a0\u00bb \u00e0 la raison sociale d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9                     commerciale, les actionnaires limitaient leur responsabilit\u00e9                     \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard des dettes de celle-ci au montant                     de leur investissement. L&rsquo;id\u00e9e tombait \u00e0 point                     nomm\u00e9. Elle est entr\u00e9e dans le droit britannique                     en 1862 avec la r\u00e9serve que les investisseurs \u00e9ventuels                     doivent bien comprendre le principe de la responsabilit\u00e9                     limit\u00e9e.<\/p>\n<p>La d\u00e9volution de la responsabilit\u00e9 des obligations                     financi\u00e8res \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 elle-m\u00eame                     a provoqu\u00e9 une explosion d&rsquo;\u00e9nergie dans l&rsquo;\u00e9conomie                     ; la lib\u00e9ration de capitaux \u00e9normes et d&rsquo;immenses                     facilit\u00e9s de cr\u00e9dit a entra\u00een\u00e9                     la cr\u00e9ation rapide de nouvelles richesses et de nouveaux                     emplois. Le principe de la responsabilit\u00e9 limit\u00e9e                     a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9 par tous les pays dans lesquels                     le march\u00e9 des capitaux pouvait fonctionner librement                     et il a donn\u00e9 naissance \u00e0 deux des plus importantes                     institutions des temps modernes : la grande entreprise et                     la bourse. La division du capital en petites unit\u00e9s                     faciles \u00e0 mobiliser a ouvert aux petits \u00e9pargnants                     l&rsquo;acc\u00e8s au march\u00e9 et elle leur a permis de participer                     aux fruits de l&rsquo;activit\u00e9 des entreprises tout en diversifiant                     leurs risques. Par la suite, la cr\u00e9ation des fiducies                     d&rsquo;investissement, des fonds communs d&rsquo;actions et des caisses                     de retraite a entra\u00een\u00e9 la participation indirecte                     de millions de particuliers aux march\u00e9s des capitaux.                     (On pense par exemple que plus de la moiti\u00e9 des Canadiens                     ont aujourd&rsquo;hui des participations dans le capital d&rsquo;au moins                     l&rsquo;une des banques \u00e0 charte.) Ces modes d&rsquo;investissement                     ont aussi ouvert aux entreprises l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 un                     bassin de capitaux \u00e9norme. Le principe de la responsabilit\u00e9                     limit\u00e9e a permis la r\u00e9alisation du Canadien                     Pacifique et la construction de chemins de fer partout dans                     le monde, de la Chine au P\u00e9rou. Bramwell disait avec                     humour que le mot \u00a0\u00bb Limit\u00e9e \u00a0\u00bb devrait figurer                     sur sa pierre tombale et, en fait, pour voir le monument \u00e9rig\u00e9                     \u00e0 sa m\u00e9moire, il suffit de regarder autour de                     nous. <\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2022\/08\/mar2004_1.jpg\" alt=\"image1\" width=\"153\" height=\"109\" align=\"left\">Comme                     toutes les innovations, le principe de la responsabilit\u00e9                     limit\u00e9e ne peut fonctionner qu&rsquo;\u00e0 certaines conditions.                     Pour r\u00e9aliser son potentiel, une entreprise \u00e0                     responsabilit\u00e9 limit\u00e9e doit op\u00e9rer dans                     un climat de confiance et certains \u00e9v\u00e9nements                     r\u00e9cents ont montr\u00e9, surtout aux \u00c9tats-Unis,                     dans quelle mesure cette confiance peut \u00eatre trahie.                     Plusieurs scandales retentissants touchant des entreprises                     &#8211; dont Enron &#8211; ont entra\u00een\u00e9 une forte d\u00e9gradation                     ou m\u00eame l&rsquo;extinction de la valeur de leurs actions.                     Des milliers de travailleurs ont perdu leur emploi et, souvent                     aussi, les \u00e9pargnes accumul\u00e9es pour leur retraite.                     Les fraudes et falsifications, pour ne pas dire les vols,                     perp\u00e9tr\u00e9s par les dirigeants de ces soci\u00e9t\u00e9s                     ont fait fuir les petits investisseurs et scandalis\u00e9                     le public ; elles ont aussi d\u00e9cid\u00e9 les gouvernements                     \u00e0 intervenir avec s\u00e9v\u00e9rit\u00e9, mais                     trop tard h\u00e9las, pour r\u00e9primer ces agissements.                     L&rsquo;une des cons\u00e9quences de ces \u00e9v\u00e9nements,                     et non la moindre, est que la volont\u00e9 de pr\u00e9venir                     d\u00e9sormais de tels scandales a plac\u00e9 la question                     de la gouvernance d&rsquo;entreprise parmi les grandes priorit\u00e9s                     des milieux politiques aux \u00c9tats-Unis, au Canada et                     en Europe. Plus particuli\u00e8rement, le r\u00f4le que                     doivent jouer les conseils d&rsquo;administration &#8211; dont les scandales                     ont trop souvent soulign\u00e9 la n\u00e9gligence ou m\u00eame                     la complicit\u00e9 dans les malversations des dirigeants                     &#8211; a fait l&rsquo;objet d&rsquo;examens critiques d\u00e9taill\u00e9s.                   <\/p>\n<p>Les fondateurs de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9                     limit\u00e9e \u00e9taient des r\u00e9volutionnaires                     prudents. Pour d\u00e9finir le cadre de ce nouveau mode                     d&rsquo;investissement, ils se sont inspir\u00e9s de deux traditions                     tr\u00e8s anciennes. La premi\u00e8re \u00e9tait le                     principe de partenariat selon lequel, depuis l&rsquo;\u00e9poque                     des Babyloniens au moins, la participation d&rsquo;un associ\u00e9                     au contr\u00f4le et aux fruits d&rsquo;une entreprise est directement                     proportionnelle \u00e0 son investissement. Chaque action                     conf\u00e8re une voix et une part de dividende. Dix actions                     donnent droit \u00e0 dix voix et \u00e0 dix parts de dividende.                     Par ailleurs, les l\u00e9gislateurs ont aussi adopt\u00e9                     le principe de la d\u00e9putation, qui trouve sa source                     dans l&rsquo;Europe m\u00e9di\u00e9vale : \u00e9tant dans                     l&rsquo;impossibilit\u00e9 de s&rsquo;assembler tous en un m\u00eame                     lieu pour agir de concert, les citoyens anglais \u00e9lisaient                     des d\u00e9put\u00e9s pour les repr\u00e9senter au Parlement.                     Selon le m\u00eame principe, les associ\u00e9s dispers\u00e9s                     des soci\u00e9t\u00e9s \u00e0 responsabilit\u00e9                     illimit\u00e9e cr\u00e9\u00e9es depuis le d\u00e9but                     du XVIIe si\u00e8cle \u00e9lisaient des conseils d&rsquo;administration                     et d\u00e9l\u00e9guaient \u00e0 leurs membres le pouvoir                     de g\u00e9rer les biens de la soci\u00e9t\u00e9. Les                     soci\u00e9t\u00e9s \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e                     ont aussi \u00e9t\u00e9 dot\u00e9es d&rsquo;un conseil d&rsquo;administration,                     mais avec une diff\u00e9rence tr\u00e8s importante. Alors                     que les membres du conseil des anciennes entreprises devaient                     \u00e0 la fois la g\u00e9rer et en repr\u00e9senter                     les associ\u00e9s, ceux du conseil de la nouvelle soci\u00e9t\u00e9                     \u00a0\u00bb limit\u00e9e \u00a0\u00bb devaient nommer des dirigeants                     au lieu de diriger eux-m\u00eames l&rsquo;entreprise. Leur r\u00f4le                     consistait \u00e0 surveiller ces dirigeants pour prot\u00e9ger                     et promouvoir les int\u00e9r\u00eats des actionnaires.                     Les administrateurs pouvaient \u00eatre dirigeants et les                     dirigeants administrateurs, mais le principe de deux p\u00f4les                     d&rsquo;autorit\u00e9 distincts \u00e9tait pos\u00e9 et le                     passage du temps n&rsquo;a fait que souligner l&rsquo;importance de ce                     partage.<\/p>\n<p>Au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle, le juriste Edward Manson                     pr\u00e9cisait que le conseil d&rsquo;administration a des pouvoirs                     fiduciaires et qu&rsquo;il doit les exercer exclusivement au profit                     de la soci\u00e9t\u00e9. Les administrateurs, ajoutait-il,                     sont assujettis \u00e0 des r\u00e8gles pr\u00e9cises                     ; ils ne peuvent pas accepter de dons mon\u00e9taires de                     fournisseurs, ni privil\u00e9gier les membres de leur famille                     ou leurs amis dans l&rsquo;attribution d&rsquo;actions, ni affecter des                     fonds de l&rsquo;entreprise \u00e0 des fins autres que celles                     que d\u00e9finissent ses statuts. Surtout, les administrateurs                     doivent prot\u00e9ger le capital de l&rsquo;entreprise contre                     la dilution. En l&rsquo;absence de b\u00e9n\u00e9fice, ce capital                     ne peut pas \u00eatre utilis\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9                     pour racheter ses propres actions ni pour verser des dividendes.                     Enfin, les administrateurs doivent veiller scrupuleusement                     \u00e0 ce que les \u00e9tats financiers pr\u00e9sentent                     une image fid\u00e8le de la situation financi\u00e8re                     de la soci\u00e9t\u00e9 et faire attester par des v\u00e9rificateurs                     ind\u00e9pendants l&rsquo;exactitude de sa comptabilit\u00e9.                   <\/p>\n<p>Les tribunaux peuvent imposer le respect de ces r\u00e8gles,                     mais ils ont souvent r\u00e9pugn\u00e9 \u00e0 le faire                     car il leur semblait que les administrateurs \u00e9taient                     mieux plac\u00e9s qu&rsquo;eux pour prot\u00e9ger les int\u00e9r\u00eats                     de leur soci\u00e9t\u00e9 et de ses actionnaires. Toutefois,                     les pressions \u00e9normes exerc\u00e9es par la malveillance,                     la cupidit\u00e9 et la paresse se sont combin\u00e9es                     pour cibler les immenses richesses cr\u00e9\u00e9es par                     les soci\u00e9t\u00e9s \u00e0 responsabilit\u00e9                     limit\u00e9e. Au fil des d\u00e9cennies, il est devenu                     \u00e9vident dans pratiquement tous les pays que la tenue                     d&rsquo;une assembl\u00e9e annuelle \u00e9tait tr\u00e8s insuffisante                     pour prot\u00e9ger les actionnaires contre les malversations                     possibles des dirigeants, des administrateurs et des v\u00e9rificateurs,                     surtout s&rsquo;ils agissent en collusion. Les appels en faveur                     d&rsquo;une r\u00e9glementation plus ferme pour d\u00e9fendre                     les int\u00e9r\u00eats des actionnaires ont augment\u00e9                     avec le temps ; ils ont \u00e9t\u00e9 exprim\u00e9s                     avec une force particuli\u00e8re en p\u00e9riodes de difficult\u00e9s                     \u00e9conomiques ou, comme aujourd&rsquo;hui, apr\u00e8s des                     scandales retentissants. Et les gouvernements ont r\u00e9agi.                     Dans tous les pays, les soci\u00e9t\u00e9s commerciales                     sont aujourd&rsquo;hui assujetties \u00e0 un ensemble massif de                     lois et de r\u00e8glements et \u00e0 une abondante jurisprudence                     qui obligent les entreprises \u00e0 d\u00e9ployer des                     efforts consid\u00e9rables pour s&rsquo;y conformer et dont l&rsquo;interpr\u00e9tation                     exige l&rsquo;intervention de sp\u00e9cialistes. <\/p>\n<p>Pourtant, le public reste plus convaincu que jamais les r\u00e8gles,                     quelque abondantes qu&rsquo;elles soient, ne remplaceront jamais                     la confiance comme fondement de la vitalit\u00e9 des entreprises.                     R\u00e9cemment, dans une allocution sur l&rsquo;am\u00e9lioration                     de la gouvernance d&rsquo;entreprise au Canada, Thomas d&rsquo;Aquino,                     pr\u00e9sident du Conseil canadien des chefs d&rsquo;entreprise,                     a d\u00e9clar\u00e9 : \u00a0\u00bb Nous avons pr\u00e9conis\u00e9                     une application plus rigoureuse de la loi et des sanctions                     plus s\u00e9v\u00e8res pour des infractions \u00e0 celle-ci                     ainsi qu&rsquo;une divulgation plus rapide et plus compl\u00e8te                     des transactions d&rsquo;initi\u00e9s et un examen plus critique                     de la r\u00e9mun\u00e9ration des chefs de la direction,                     surtout sous l&rsquo;aspect de la r\u00e9mun\u00e9ration li\u00e9e                     au rendement. \u00a0\u00bb Jusque-l\u00e0, son auditoire aurait                     pu penser que l&rsquo;orateur pr\u00e9conisait une amplification                     de la r\u00e9glementation des entreprises mais M. d&rsquo;Aquino                     a ajout\u00e9 : \u00a0\u00bb D&rsquo;une fa\u00e7on plus large, cependant,                     nos membres croient que la bonne gouvernance doit \u00eatre                     davantage une question de valeurs que de r\u00e8gles et                     qu&rsquo;il incombe de mani\u00e8re fondamentale au chef d&rsquo;entreprise                     de vivre ces valeurs. \u00a0\u00bb Ces paroles invitent assez explicitement                     les investisseurs canadiens \u00e0 faire confiance aux dirigeants                     de nos entreprises pour mettre les choses en ordre, tout en                     pr\u00e9conisant une application plus rigoureuse des r\u00e8gles                     officielles existantes. Mais h\u00e9las, les scandales de                     ces derniers temps ont aviv\u00e9 la m\u00e9fiance de                     beaucoup d&rsquo;investisseurs, pour ne pas dire de la plupart d&rsquo;entre                     eux, au Canada et ailleurs, \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard des valeurs                     qui motivent les dirigeants des entreprises du pays. Il est                     improbable qu&rsquo;un simple appel \u00e0 la confiance les fasse                     changer d&rsquo;id\u00e9e. D&rsquo;ailleurs, il est facile d&rsquo;observer                     que, g\u00e9n\u00e9ralement, les gens qui m\u00e9ritent                     notre confiance n&rsquo;ont pas besoin de la demander. <\/p>\n<p>Et pourtant, les promoteurs d&rsquo;un r\u00e9gime fond\u00e9                     sur la confiance peuvent s&rsquo;appuyer sur de solides arguments.                     La r\u00e9glementation est un outil grossier, nettement                     plus efficace pour punir les infractions que pour les pr\u00e9venir                     ; son administration est presque toujours on\u00e9reuse                     et, alors que son co\u00fbt est certain, ses avantages sont                     difficiles \u00e0 \u00e9valuer avec pr\u00e9cision.                     Le principe des \u00a0\u00bb cons\u00e9quences impr\u00e9vues                     \u00a0\u00bb semble op\u00e9rer avec une force particuli\u00e8re                     dans un contexte de r\u00e9glementation pouss\u00e9e,                     et chaque solution issue de la r\u00e9glementation cr\u00e9e                     trop souvent d&rsquo;autres probl\u00e8mes. Ind\u00e9niablement,                     la r\u00e9glementation visant \u00e0 emp\u00eacher les                     abus suscite souvent, au contraire, des abus difficiles \u00e0                     rep\u00e9rer, parfois m\u00eame de la part des autorit\u00e9s                     de r\u00e9glementation elles-m\u00eames. <\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2022\/08\/mar2004_2.jpg\" alt=\"image1\" width=\"159\" height=\"138\" align=\"left\">Mais                     opposer confiance et r\u00e9glementation revenait peut-\u00eatre                     simplement \u00e0 mal poser le probl\u00e8me. Confiance                     et r\u00e9glementation ne sont pas antinomiques par d\u00e9finition                     ; toutes deux sont au contraire des \u00e9l\u00e9ments                     essentiels et compl\u00e9mentaires d&rsquo;un climat sain pour                     les investissements. Le but de la r\u00e9glementation n&rsquo;est                     pas de remplacer la confiance, mais de la renforcer. La r\u00e9glementation                     devrait \u00eatre telle qu&rsquo;elle conf\u00e8re aux administrateurs                     et \u00e0 leurs adjoints, les v\u00e9rificateurs, les                     pouvoirs, l&rsquo;information et la confiance du monde des affaires                     et, surtout peut-\u00eatre, qu&rsquo;elle cr\u00e9e le climat                     d&rsquo;opinion dont ils ont besoin pour s&rsquo;acquitter de la t\u00e2che                     qui leur a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e en 1862. La r\u00e9glementation                     devrait apporter aux investisseurs l&rsquo;assurance que les abus                     seront d\u00e9tect\u00e9s rapidement et qu&rsquo;ils seront                     alors ch\u00e2ti\u00e9s convenablement et sans d\u00e9lai                     indu. En fin de compte, les meilleures r\u00e8gles sont                     toujours celles que les math\u00e9maticiens appelleraient                     les plus \u00e9l\u00e9gantes &#8211; celles qui font l&rsquo;effet                     d&rsquo;une rapi\u00e8re plut\u00f4t que d&rsquo;un marteau pilon,                     et qui atteignent leur but avec un minimum de mots et de bureaucratie.                   <\/p>\n<p><span class=\"boldtext\">Le d\u00e9bat sur le r\u00f4le des autorit\u00e9s                     de r\u00e9glementation dissimule un autre probl\u00e8me                     important : celui de la perception de l&rsquo;efficacit\u00e9                     des organismes de r\u00e9glementation. <\/span><\/p>\n<p>Au XVIIe si\u00e8cle, l&rsquo;\u00e9crivain Fran\u00e7ois                     de La Rochefoucauld constatait que dans les malheurs de nos                     meilleurs amis, il y a toujours quelque chose qui ne nous                     d\u00e9pla\u00eet pas. Cette v\u00e9rit\u00e9 explique                     sans doute la r\u00e9action injustifi\u00e9e, devant les                     scandales qui ont \u00e9clabouss\u00e9 plusieurs soci\u00e9t\u00e9s                     aux \u00c9tats-Unis, de certains milieux \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger,                     y compris au Canada. Le Canada a certainement eu, lui aussi,                     sa juste part de scandales largement m\u00e9diatis\u00e9s,                     bien que peut-\u00eatre pas de l&rsquo;ampleur ni \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle                     de ceux qui ont \u00e9clat\u00e9 chez nos voisins du Sud.                     Il semble que les Canadiens peuvent difficilement se payer                     le luxe de penser que, chez eux, les normes sont id\u00e9ales.                     Ils doivent au contraire chercher sans cesse de nouveaux moyens                     de s&rsquo;assurer que celles-ci sont \u00e0 l&rsquo;abri de tout reproche.                     L&rsquo;important n&rsquo;est pas de savoir si les Canadiens pensent avoir                     des normes \u00e9lev\u00e9es, mais si les march\u00e9s                     des capitaux internationaux le pensent aussi.<\/p>\n<p>Tout au long de son histoire comme pays industrialis\u00e9,                     le Canada a toujours \u00e9t\u00e9 un \u00e9norme importateur                     de capitaux. Il g\u00e9n\u00e8re maintenant lui-m\u00eame                     des capitaux consid\u00e9rables, dont il investit une partie                     importante \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger, mais les Canadiens                     n&rsquo;en continuent pas moins de d\u00e9pendre lourdement des                     apports \u00e9trangers pour soutenir leur niveau de vie                     et un taux \u00e9lev\u00e9 de croissance de l&rsquo;\u00e9conomie.                     Dans un monde disposant d&rsquo;une masse de capitaux limit\u00e9e,                     cela veut dire que, pour en recevoir une part, les soci\u00e9t\u00e9s                     canadiennes doivent lutter contre la concurrence de nombreux                     autres march\u00e9s et qu&rsquo;elles doivent, par cons\u00e9quent,                     convaincre les investisseurs \u00e9trangers que, au Canada,                     la qualit\u00e9 de la gouvernance d&rsquo;entreprise est \u00e9gale                     ou sup\u00e9rieure \u00e0 celle des soci\u00e9t\u00e9s                     des autres pays. Le r\u00e9gime r\u00e9glementaire canadien                     doit rester \u00e0 la fine pointe et la qualit\u00e9 de                     nos conseils d&rsquo;administration doit ne rien avoir \u00e0                     envier \u00e0 qui que ce soit. <\/p>\n<p>Aux \u00c9tats-Unis, les autorit\u00e9s ont r\u00e9agi                     \u00e0 la vague de scandales en adoptant la loi intitul\u00e9e                     Sarbanes-Oxley Act de 2002 (la \u00a0\u00bb SOX \u00a0\u00bb ou \u00a0\u00bb                     Sarbox \u00ab\u00a0) et de nouvelles r\u00e8gles d&rsquo;admission \u00e0                     la cote de la Bourse de New York. D\u00e9sormais, le chef                     de la direction et le chef des finances des entreprises doivent                     attester personnellement l&rsquo;exactitude des \u00e9tats financiers,                     ce qui leur interdit d&rsquo;invoquer l&rsquo;ignorance comme excuse,                     comme ils pouvaient le faire par le pass\u00e9 en cas d&rsquo;enqu\u00eate                     touchant des d\u00e9clarations frauduleuses. La d\u00e9finition                     de la responsabilit\u00e9 du comit\u00e9 de v\u00e9rification                     du conseil d&rsquo;administration \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de la                     gestion des relations avec les v\u00e9rificateurs, ainsi                     que les r\u00e8gles visant la gouvernance financi\u00e8re,                     ont \u00e9t\u00e9 resserr\u00e9es. La Bourse de New                     York exige d\u00e9sormais que le conseil d&rsquo;administration                     agisse avec plus d&rsquo;ind\u00e9pendance et ce conseil doit                     comprendre une plus forte proportion d&rsquo;administrateurs ind\u00e9pendants,                     ce qui r\u00e9duit les conflits d&rsquo;int\u00e9r\u00eats                     r\u00e9els, per\u00e7us et potentiels. <\/p>\n<p>Les r\u00e9formes impos\u00e9es par la SOX sont maintenant                     consid\u00e9r\u00e9es dans le monde, comme d\u00e9finissant                     les normes en mati\u00e8re de gouvernance d&rsquo;entreprise.                     La Commission des valeurs mobili\u00e8res d&rsquo;Ontario, qui                     est par d\u00e9faut le principal organisme de r\u00e9glementation                     du march\u00e9 au Canada, s&rsquo;est efforc\u00e9e d&rsquo;appliquer                     aux march\u00e9s canadiens de nombreuses dispositions de                     la SOX, et de le faire efficacement, mais sans cr\u00e9er                     de contraintes excessives. D\u00e9sormais, le comit\u00e9                     de v\u00e9rification du conseil d&rsquo;administration des soci\u00e9t\u00e9s                     admises \u00e0 la cote \u00e0 Toronto doit \u00eatre                     enti\u00e8rement constitu\u00e9 d&rsquo;administrateurs ind\u00e9pendants.                     Comme aux \u00c9tats-Unis, les chefs de la direction et                     les chefs des finances doivent attester que les \u00e9tats                     financiers d\u00e9pos\u00e9s \u00e0 la Commission des                     valeurs mobili\u00e8res pr\u00e9sentent fid\u00e8lement                     la situation financi\u00e8re de leur entreprise. Ces mesures                     repr\u00e9sentent le minimum qui s&rsquo;imposait pour montrer                     aux investisseurs \u00e9trangers que le Canada \u00e9volue                     \u00e0 l&rsquo;unisson des \u00c9tats-Unis.<\/p>\n<p>Le rel\u00e8vement de la qualit\u00e9 des conseils d&rsquo;administration                     est un objectif plus complexe et subtil. Une \u00e9tude                     r\u00e9cente du Centre Clarkson de la Rotman School of Management                     de l&rsquo;Universit\u00e9 de Toronto indique que les 214 plus                     grandes soci\u00e9t\u00e9s canadiennes cot\u00e9es en                     bourse ont d\u00e9j\u00e0, \u00e0 cet \u00e9gard,                     r\u00e9alis\u00e9 des progr\u00e8s impressionnants mais                     que la gouvernance reste expos\u00e9e \u00e0 certains                     risques qui r\u00e9duisent l&rsquo;aptitude du Canada \u00e0                     attirer du capital. Selon cette \u00e9tude, les soci\u00e9t\u00e9s                     canadiennes ont sensiblement accru la proportion de leurs                     administrateurs ind\u00e9pendants et elles comptent beaucoup                     moins d&rsquo;administrateurs si\u00e9geant \u00e0 plusieurs                     conseils d&rsquo;administration diff\u00e9rents qu&rsquo;il y a deux                     ou trois ans seulement. Beaucoup d&rsquo;entre elles ont s\u00e9par\u00e9                     les r\u00f4les de chef de la direction et de pr\u00e9sident                     du conseil et \u00e9limin\u00e9 ainsi l&rsquo;un des principaux                     motifs de m\u00e9fiance chez les investisseurs. Les conseils                     et leurs comit\u00e9s sont plus actifs, mieux inform\u00e9s                     et plus ind\u00e9pendants de la direction, et ils sont plus                     nombreux \u00e0 \u00e9valuer leur propre performance collective                     et celle de leurs membres. <\/p>\n<p>Ces progr\u00e8s sont encourageants, mais beaucoup d&rsquo;entreprises                     &#8211; y compris certaines des plus importantes &#8211; n&rsquo;ont pas encore                     adopt\u00e9 de telles mesures. D&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale,                     le changement le plus apte \u00e0 rassurer les investisseurs                     est de veiller \u00e0 ce que les administrateurs d\u00e9tiennent                     une participation importante dans leur soci\u00e9t\u00e9                     ; pourtant, pr\u00e8s de la moiti\u00e9 des entreprises                     \u00e9tudi\u00e9es ne se conformaient pas aux attentes                     des investisseurs \u00e0 cet \u00e9gard. Mais il y a de                     bonnes raisons d&rsquo;\u00eatre optimistes. Selon une \u00e9tude                     r\u00e9cente de McKinsey &amp; Company portant sur plus                     de 200 investisseurs institutionnels qui g\u00e8rent une                     masse impressionnante de 3,25 billions de dollars d&rsquo;actifs,                     les trois quarts des r\u00e9pondants consid\u00e8rent                     que les pratiques des conseils d&rsquo;administration sont aussi                     importantes que les donn\u00e9es financi\u00e8res pour                     \u00e9valuer les entreprises comme cible de placement. On                     peut en conclure qu&rsquo;un conseil de haute qualit\u00e9 a une                     valeur mon\u00e9taire. <\/p>\n<p>D&rsquo;autres \u00e9tudes ont aussi montr\u00e9 que les entreprises                     dont le conseil d&rsquo;administration applique de saines pratiques                     et qui communiquent bien avec leurs actionnaires sont souvent                     plus rentables que les entreprises \u00a0\u00bb dictatoriales \u00ab\u00a0,                     dans lesquelles une seule opinion compte. En mati\u00e8re                     de gouvernance d&rsquo;entreprise, la transparence finit, t\u00f4t                     ou tard, par faire bouger des montagnes. En investissant dans                     des entreprises connues pour l&rsquo;excellence de leur gouvernance,                     les Canadiens peuvent acc\u00e9l\u00e9rer le d\u00e9placement                     de ces montagnes, \u00e0 leur propre avantage et \u00e0                     celui de tout le Canada.<\/p>\n<p>On dit avec beaucoup de justesse que le prix de la libert\u00e9                     est une vigilance constante. Sans doute peut-on, tout aussi                     justement, en dire autant d&rsquo;une bonne gouvernance d&rsquo; entreprise.                     Ni le Canada ni aucun autre pays n&rsquo;atteindra jamais le sommet                     id\u00e9al qui lui permettrait de s&rsquo;asseoir sur ses lauriers                     et de cueillir les fruits d&rsquo;un march\u00e9 parfaitement                     r\u00e9glement\u00e9. Des gens peu scrupuleux pourront                     toujours exploiter une situation et cr\u00e9er de nouveaux                     motifs de vigilance : la malveillance, la cupidit\u00e9                     et la paresse humaines cherchent autant que jamais \u00e0                     s&rsquo;exercer et la f\u00e9brilit\u00e9 d&rsquo;un capitalisme en                     constante \u00e9volution cr\u00e9era toujours des occasions                     de d\u00e9poss\u00e9der les imprudents. La vigilance est                     le prix \u00e0 payer pour la prosp\u00e9rit\u00e9 que                     nous devons aux l\u00e9gislateurs anglais d&rsquo;il y a 140 ans.                     Si le Canada veille \u00e0 ce que la qualit\u00e9 de son                     march\u00e9 des capitaux soit \u00e9gale ou sup\u00e9rieure                     \u00e0 celle de tous les autres march\u00e9s du monde,                     si les hommes et les femmes qui si\u00e8gent aux conseils                     d&rsquo;administration de ses entreprises peuvent et veulent bien                     donner le meilleur d&rsquo;eux-m\u00eames, les fruits en seront                     splendides. M\u00eame si l&rsquo;entreprise moderne est \u00a0\u00bb                     limit\u00e9e \u00a0\u00bb dans son appellation, elle ne l&rsquo;est                     certainement pas dans son aptitude \u00e0 d\u00e9terminer                     ce que sera le XXIe si\u00e8cle                  <\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"author":0,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[78],"class_list":["post-2351","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-78"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.4 (Yoast SEO v27.4) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Mars 2004 - Retour aux sources de la d\u00e9mocratie dans l&#039;entreprise - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/mars-2004-retour-aux-sources-de-la-democratie-dans-lentreprise\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Mars 2004 - Retour aux sources de la d\u00e9mocratie dans l&#039;entreprise\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Cette livraison du Bulletin RBC est d\u00e9di\u00e9e \u00e0 la m\u00e9moire de Robert Stewart, l&rsquo;un des deux seuls r\u00e9dacteurs du nouveau Bulletin. 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