{"id":2348,"date":"1999-03-01T06:00:00","date_gmt":"1999-03-01T06:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/mars-1999-vive-les-canadiens-francais\/"},"modified":"2022-09-27T14:42:18","modified_gmt":"2022-09-27T14:42:18","slug":"mars-1999-vive-les-canadiens-francais","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/mars-1999-vive-les-canadiens-francais\/","title":{"rendered":"Mars 1999 &#8211; Vive les Canadiens fran\u00e7ais\u00a0!"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Et bien s\u00fbr, les Canadiennes fran\u00e7aises en cette Ann\u00e9e de la francophonie canadienne. Nous avons toutes les raisons du monde de c\u00e9l\u00e9brer cet \u00e9l\u00e9ment vital de notre identit\u00e9 nationale\u00a0: sans ses deux cultures fondatrices, que serait le Canada aujourd&rsquo;hui\u00a0?<\/p>\n<p>Dommage que la politique colore si fortement l&rsquo;historiographie canadienne\u00a0! Cette fixation conduit la plupart de nos historiens s\u00e9rieux \u00e0 d\u00e9peindre un pays englu\u00e9 dans les affrontements factieux et les querelles constitutionnelles. \u00c0 leur d\u00e9charge, la soci\u00e9t\u00e9 canadienne a suivi un cours si pacifique que guerres civiles et r\u00e9volutions manquent &#8211; faut-il dire cruellement\u00a0? &#8211; \u00e0 sa chronique. N&#8217;emp\u00eache que le r\u00e9cit des discours enflamm\u00e9s et des gesticulations m\u00e9lodramatiques que nos repr\u00e9sentants ont de tout temps substitu\u00e9 \u00e0 la mitraille et aux boulets de canon laisse la g\u00eanante impression que rancoeur et d\u00e9sunion ont \u00e9t\u00e9 le pain quotidien des Canadiens&#8230; ce qui est loin d&rsquo;\u00eatre le cas.<\/p>\n<p>L&rsquo;histoire des rapports franco-anglais s&rsquo;en trouve particuli\u00e8rement mal servie. Dans une langue ou dans l&rsquo;autre, nos manuels d&rsquo;histoire brossent le portrait de deux groupes linguistiques en conflit perp\u00e9tuel. Nulle part n&rsquo;est relev\u00e9 le fait pourtant significatif que ces affrontements n&rsquo;ont presque jamais impliqu\u00e9 la masse du peuple, malgr\u00e9 une tradition d&rsquo;intol\u00e9rance mutuelle p\u00e9trie de pr\u00e9jug\u00e9s. On remarquera \u00e0 ce sujet que moins les membres d&rsquo;un groupe fr\u00e9quentent ceux de l&rsquo;autre groupe, moins ils semblent capables de les supporter. C&rsquo;est ainsi que les plus fervents partisans d&rsquo;une rupture avec le Canada anglais vivent dans des r\u00e9gions o\u00f9 l&rsquo;anglophone est presque aussi rare que le palmier et que les plus radicaux des opposants \u00e0 un r\u00e8glement \u00e0 l&rsquo;amiable avec le Qu\u00e9bec habitent des r\u00e9gions o\u00f9 on ne voit pas un francophone \u00e0 l&rsquo;horizon. Si on excepte de rares \u00ab\u00a0\u00e9motions\u00a0\u00bb populaires provoqu\u00e9es par la d\u00e9magogie, nos bagarres linguistiques n&rsquo;ont jamais d\u00e9pass\u00e9 l&rsquo;entourage des partis politiques\u00a0: groupes de pression, journalistes, intellectuels. En marge de ce petit cercle, les Canadiens ont fait l&rsquo;histoire qui compte en g\u00e9rant leurs affaires au meilleur de leurs int\u00e9r\u00eats, ce qui impliquait souvent d&rsquo;y associer des membres de l&rsquo;autre groupe. Lorsqu&rsquo;ils ont \u00e9t\u00e9 en contact direct les uns avec les autres, les Canadiens fran\u00e7ais et anglais ont su vivre et travailler ensemble avec une remarquable s\u00e9r\u00e9nit\u00e9. Quand on pense \u00e0 la haine qui a empoisonn\u00e9 les rapports entre catholiques et protestants des si\u00e8cles durant dans les \u00ab\u00a0vieux pays\u00a0\u00bb, on ne peut qu&rsquo;admirer leur civilit\u00e9.<\/p>\n<p>H\u00e9las\u00a0! se croyant plus divis\u00e9s qu&rsquo;ils ne le sont vraiment, les Canadiens ont tendance \u00e0 s&rsquo;irriter du caract\u00e8re biculturel de leur pays. Les commentateurs parlent du \u00ab\u00a0fait fran\u00e7ais\u00a0\u00bb sur un ton qui \u00e9voque une r\u00e9alit\u00e9 d\u00e9plaisante \u00e0 laquelle il faut se r\u00e9signer. Des deux c\u00f4t\u00e9s, beaucoup r\u00eavent m\u00eame d&rsquo;en finir avec ce fait encombrant\u00a0: un pays, une langue, voil\u00e0 l&rsquo;id\u00e9al que partagent les partisans d&rsquo;un Canada unilingue et ceux d&rsquo;un Qu\u00e9bec ind\u00e9pendant.<\/p>\n<p>Bref, la coexistence pacifique de deux des langues les plus r\u00e9pandues dans le monde n&rsquo;est pas per\u00e7ue comme un tr\u00e9sor national. Le gouvernement du Canada n&rsquo;en a que plus de m\u00e9rite d&rsquo;avoir fait de 1999 l&rsquo;Ann\u00e9e de la Francophonie canadienne. Il nous invite ainsi \u00e0 c\u00e9l\u00e9brer le charme piquant que donne \u00e0 la culture canadienne sa composante fran\u00e7aise. Dans les mois qui viennent se d\u00e9rouleront d&rsquo;un oc\u00e9an \u00e0 l&rsquo;autre toute une s\u00e9rie d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements honorant l&rsquo;apport des francophones \u00e0 notre pays.<\/p>\n<h3>Des condamn\u00e9s bien portants<\/h3>\n<p>Cette Ann\u00e9e est aussi celle du treizi\u00e8me sommet de la Francophonie qui r\u00e9unira les chefs d&rsquo;\u00c9tat et de gouvernement de 49 pays ayant le fran\u00e7ais en partage \u00e0 Moncton au d\u00e9but de septembre. Amplifiant l&rsquo;impact de la Semaine nationale de la Francophonie qui, tous les mois de mars, souligne la contribution fran\u00e7aise au patrimoine canadien, les festivals, colloques et activit\u00e9s \u00e9ducatives qui ponctueront ces 12 mois rappelleront \u00e0 point nomm\u00e9 que le Canada, deuxi\u00e8me pays francophone du monde apr\u00e8s la France, est un pilier \u00e9conomique et culturel de cette communaut\u00e9 linguistique de 180 millions d&rsquo;\u00e2mes.<\/p>\n<table border=\"0\" width=\"415\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2022\/08\/dotted_quote_line.gif\" width=\"415\" height=\"1\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\">\n<div class=\"quote\">Les Canadiens \u00e0 qui on demande en quoi leur pays se distingue des \u00c9tats-Unis devraient r\u00e9pondre en fran\u00e7ais. <span class=\"boldtext\">Lester B. Pearson<\/span><\/div>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2022\/08\/dotted_quote_line.gif\" width=\"415\" height=\"1\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le choix de la ville-h\u00f4te est des plus heureux. Le Nouveau- Brunswick est en effet notre seule province officiellement bilingue, et son premier ministre, Camille Th\u00e9riault, est francophone. Belle fa\u00e7on de souligner que le Canada fran\u00e7ais ne se circonscrit pas au Qu\u00e9bec\u00a0! Les nationalistes de cette province (et ceux qui voudraient qu&rsquo;elle cesse de l&rsquo;\u00eatre) affirment que les francophones hors Qu\u00e9bec sont condamn\u00e9s \u00e0 l&rsquo;assimilation. Voil\u00e0 25 ans qu&rsquo;ils r\u00e9p\u00e8tent cette pr\u00e9diction de Ren\u00e9 L\u00e9vesque, mais elle ne semble pas pr\u00e8s de s&rsquo;accomplir\u00a0: des 6,7 millions de francophones du Canada, plus de un million vivent \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur du Qu\u00e9bec.<\/p>\n<p>On peut trouver des villes et des villages d&rsquo;expression fran\u00e7aise dans toutes les provinces de l&rsquo;Atlantique, en Ontario, au Manitoba, en Saskatchewan et en Alberta. Et les 480 000 Ontariens qui d\u00e9clarent le fran\u00e7ais comme langue maternelle sont \u00e0 peine moins nombreux que les Anglo-Qu\u00e9b\u00e9cois de souche. L&rsquo;existence de ces collectivit\u00e9s francophones n&rsquo;est malheureusement pas tr\u00e8s connue. En 1997, des t\u00e9l\u00e9spectateurs qu\u00e9b\u00e9cois ont \u00e9t\u00e9 estomaqu\u00e9s d&rsquo;entendre des Manitobains d\u00e9crire en franco-canadien courant les d\u00e9g\u00e2ts caus\u00e9s par le d\u00e9bordement de la rivi\u00e8re Rouge.<\/p>\n<p>Certains prendront pr\u00e9texte du vigoureux d\u00e9veloppement d&rsquo;autres groupes ethniques depuis un si\u00e8cle pour taxer cette c\u00e9l\u00e9bration d&rsquo;archa\u00efsme. De quel droit ce traitement particulier pour les descendants des Fran\u00e7ais\u00a0? La d\u00e9mographie apporte le premier \u00e9l\u00e9ment de r\u00e9ponse\u00a0: ils forment, avec 26,6 % de la population, la plus importante minorit\u00e9 du pays apr\u00e8s le groupe britannique. Et si, parmi les 40,5 % de Britanniques, on distingue Anglais, \u00c9cossais, Irlandais et Gallois, les Canadiens de souche fran\u00e7aise deviennent la pi\u00e8ce ma\u00eetresse de notre mosa\u00efque culturelle.<\/p>\n<p>Au del\u00e0 de ces consid\u00e9rations quantitatives, les Canadiens fran\u00e7ais ont droit \u00e0 une place pr\u00e9\u00e9minente au sein de notre nation \u00e0 cause de leur r\u00f4le vital dans sa formation. Faut-il rappeler que seuls les peuples autochtones ont occup\u00e9 ce territoire avant eux\u00a0? Pendant les 259 ann\u00e9es d&rsquo;existence de la Nouvelle-France, ses habitants, qui s&rsquo;appelaient d\u00e9j\u00e0 les Canadiens, ont si bien adapt\u00e9 leur culture d&rsquo;origine au milieu nordique qu&rsquo;ils ont marqu\u00e9 d&rsquo;un sceau ind\u00e9l\u00e9bile le style canadien dans des domaines aussi divers que l&rsquo;architecture, l&rsquo;ameublement, la cuisine, l&rsquo;habillement et la musique. Non seulement ces premiers colons ont triomph\u00e9 d&rsquo;un environnement tr\u00e8s hostile, mais ils ont explor\u00e9 le sud-est du continent jusqu&rsquo;au golfe du Mexique.<\/p>\n<h3>Une conqu\u00eate en commun<\/h3>\n<p>Cette \u00e9pop\u00e9e regorge de grands noms\u00a0: Champlain, LaSalle, Marquette, LaV\u00e9rendrye, sans oublier Radisson et Des Groseilliers, deux formidables coureurs des bois qui peuvent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme les pr\u00e9curseurs des nombreuses alliances biculturelles qui ont tant contribu\u00e9 \u00e0 notre progr\u00e8s \u00e9conomique. L&rsquo;administration coloniale fran\u00e7aise ayant confisqu\u00e9 leurs fourrures, ils pass\u00e8rent en Angleterre et y d\u00e9voil\u00e8rent l&rsquo;existence d&rsquo;une route vers les pays d&rsquo;En-Haut partant de la baie de James. Leurs renseignements men\u00e8rent \u00e0 la fondation de la Compagnie de la Baie d&rsquo;Hudson en 1670. Et cette soci\u00e9t\u00e9, en \u00e9tendant son emprise commerciale sur le nord du continent, a structur\u00e9 une grande partie de l&rsquo;Ouest et du Nord canadiens.<\/p>\n<p align=\"center\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2022\/08\/march1999_1.jpg\" alt=\"image\" width=\"300\" height=\"134\" align=\"center\" hspace=\"5\" vspace=\"5\" \/><\/p>\n<p>C&rsquo;est en s&rsquo;appuyant sur l&rsquo;endurance et les connaissances des voyageurs canadiens-fran\u00e7ais que les habiles marchands \u00e9cossais de la Compagnie du Nord-Ouest ont pu ouvrir les routes commerciales qui nous ont permis d&rsquo;occuper l&rsquo;immense prairie s\u00e9parant la fronti\u00e8re am\u00e9ricaine de l&rsquo;Arctique. Des n\u00e9gociants francophones, Barth\u00e9l\u00e9mi Blondeau, Nicolas Montour et Jean-Baptiste Cadot, faisaient partie des principaux associ\u00e9s fondateurs. En 1763, Cadot sauvera son partenaire Alexander Henry d&rsquo;une tentative d&rsquo;assassinat. Un exemple qui sera maintes fois imit\u00e9, tant par des anglophones que par des francophones en temps de paix comme de guerre.<\/p>\n<h3>Unis dans le combat pour la d\u00e9mocratie<\/h3>\n<p>Le Canada lui-m\u00eame doit peut-\u00eatre la vie aux miliciens canadiens- fran\u00e7ais du colonel Charles de Salaberry qui ont repouss\u00e9 l&rsquo;attaque am\u00e9ricaine de 1812 \u00e0 Lacolle et Ch\u00e2teauguay. Et tout laisse penser que si la population francophone avait soutenu les troupes am\u00e9ricaines qui ont occup\u00e9 le pays en 1775, l&rsquo;histoire du Canada aurait \u00e9t\u00e9 bien diff\u00e9rente &#8211; \u00e0 supposer qu&rsquo;elle se f\u00fbt poursuivie.<\/p>\n<p>M\u00eame les r\u00e9voltes contre la m\u00e9tropole britannique sont marqu\u00e9es au coin de la coop\u00e9ration franco-anglaise. Le soul\u00e8vement des Patriotes en 1837-1838 n&rsquo;\u00e9tait pas l&rsquo;affrontement interethnique auquel tant de Qu\u00e9b\u00e9cois ont \u00e9t\u00e9 amen\u00e9s \u00e0 croire. C&rsquo;\u00e9tait d&rsquo;abord et avant tout un combat pour la d\u00e9mocratie et contre une clique avide qui monopolisait le pouvoir. Chez les rebelles du Bas-Canada, des anglophones comme James Storrow Brown, Wolfred et Robert Nelson occupaient des postes-cl\u00e9s aux c\u00f4t\u00e9s de Louis-Joseph Papineau. Lequel \u00e9tait en contact \u00e9troit avec son homologue du Haut-Canada, William Lyon Mackenzie. Cette double r\u00e9volte allait permettre \u00e0 la colonie canadienne de se gouverner elle-m\u00eame en attendant son \u00e9mancipation pleine et enti\u00e8re.<\/p>\n<p>Les francophones ont \u00e9galement jou\u00e9 un r\u00f4le de premier plan dans la colonisation de l&rsquo;Ouest canadien. C&rsquo;est Louis Riel qui, par sa r\u00e9bellion, a permis \u00e0 une colonie qu&rsquo;Ottawa voulait garder sous sa coupe d&rsquo;obtenir le statut de province et un gouvernement \u00e9lu. Sit\u00f4t apr\u00e8s la naissance du Manitoba, en 1870, la Police mont\u00e9e du Nord- Ouest \u00e9tait charg\u00e9e de faire r\u00e9gner la loi et l&rsquo;ordre dans les immensit\u00e9s sauvages de l&rsquo;ouest et de n\u00e9gocier la paix entre et avec ses habitants autochtones. Parmi les recrues qui ont fait la travers\u00e9e des Prairies il y a 125 ans, beaucoup parlaient fran\u00e7ais. La loi qui avait institu\u00e9 le nouveau corps de gendarmerie stipulait que les recrues devaient pouvoir lire et \u00e9crire l&rsquo;anglais ou le fran\u00e7ais.<\/p>\n<p>Les Canadiens fran\u00e7ais se sont \u00e9galement distingu\u00e9s dans la conqu\u00eate du Grand Nord\u00a0: les exp\u00e9ditions organis\u00e9es par la Gendarmerie royale au tournant du si\u00e8cle avaient des chefs comme J.B. B\u00e9gin et A. E. Pelletier. Leurs \u00e9pop\u00e9es ont permis au gouvernement canadien de fonder juridiquement ses revendications sur une large portion du continent. En 1909, le capitaine Joseph- Elz\u00e9ar Bernier, navigateur \u00e9m\u00e9rite originaire de l&rsquo;Islet, au Qu\u00e9bec, faisait dresser sur l&rsquo;\u00eele de Melville une plaque affirmant la souverainet\u00e9 du Canada sur la totalit\u00e9 de l&rsquo;archipel arctique. Il contrait ainsi les pr\u00e9tentions d&rsquo;un certain nombre d&rsquo;autres nations.<\/p>\n<table border=\"0\" width=\"415\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2022\/08\/dotted_quote_line.gif\" width=\"415\" height=\"1\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\">\n<div class=\"quote\">&#8230; des gens qui ont fait de grandes choses ensemble par le pass\u00e9 en r\u00eavant des grandes choses qu&rsquo;ils pourraient encore faire ensemble \u00e0 l&rsquo;avenir. <span class=\"boldtext\"> Frank Underhill<\/span><\/div>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2022\/08\/dotted_quote_line.gif\" width=\"415\" height=\"1\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<h3>Le fran\u00e7ais, langue des affaires, des arts, des sciences, du sport&#8230;<\/h3>\n<p>Les exploits de ces explorateurs attestent d&rsquo;un attachement qu\u00e9b\u00e9cois \u00e0 la cause canadienne que trop d&rsquo;anglophones refusent de reconna\u00eetre. Comme en t\u00e9moigne, dans un autre registre, l&rsquo;\u00e9nergie d\u00e9ploy\u00e9e par les Louis Beaubien, Georges H. Simard, Joseph Forget et autres financiers qu\u00e9b\u00e9cois pour canaliser l&rsquo;argent de leurs concitoyens dans l&rsquo;expansion de l&rsquo;espace \u00e9conomique canadien au tournant de ce si\u00e8cle. Forget a pr\u00e9sid\u00e9 ce qui \u00e9tait \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque le principal march\u00e9 des capitaux du pays\u00a0: la Bourse de Montr\u00e9al.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2022\/08\/march1999_2.gif\" alt=\"image\" align=\"right\" hspace=\"5\" vspace=\"5\" \/><\/p>\n<p>Les anglophones ont longtemps pr\u00e9tendu que les francophones ne s&rsquo;int\u00e9ressaient pas aux affaires. Difficile de les suivre sur ce terrain quand on pense que Bombardier est aujourd&rsquo;hui l&rsquo;un des fleurons de l&rsquo;industrie canadienne. Son existence m\u00eame d\u00e9ment un autre pr\u00e9jug\u00e9 tenace \u00e0 l&rsquo;encontre de la soci\u00e9t\u00e9 qu\u00e9b\u00e9coise traditionnelle\u00a0: son suppos\u00e9 d\u00e9dain pour la science et la technologie. Apr\u00e8s tout, c&rsquo;est Armand Bombardier qui a invent\u00e9 la motoneige dans les ann\u00e9es trente. Dans la m\u00eame veine, on peut citer Georges-\u00c9douard Desbarats, inventeur en 1869 d&rsquo;un proc\u00e9d\u00e9 de reproduction photographique en similigravure qui a donn\u00e9 naissance \u00e0 nos magazines illustr\u00e9s. Dans le domaine des sciences appliqu\u00e9es, Roger Gaudry et Roger Lemieux ont fait avancer la chimie comme Armand Frappier, la microbiologie.<\/p>\n<p>En 1910, \u00c9douard Montpetit fondait l&rsquo;\u00c9cole des Hautes \u00c9tudes commerciales de Montr\u00e9al pour encourager les francophones \u00e0 se lancer en affaires. Elle est tr\u00e8s courue aujourd&rsquo;hui, mais il faut admettre que pendant quelques g\u00e9n\u00e9rations apr\u00e8s sa cr\u00e9ation, le Qu\u00e9bec \u00e0 continu\u00e9 \u00e0 dipl\u00f4mer plus de m\u00e9decins et d&rsquo;avocats que de gestionnaires et de financiers. Le Canada n&rsquo;a pas perdu au change\u00a0: ce mod\u00e8le \u00e9ducatif ax\u00e9 sur les humanit\u00e9s a produit un nombre disproportionn\u00e9 d&rsquo;hommes d&rsquo;\u00c9glise, de m\u00e9decins, de diplomates et de magistrats d\u00e9vou\u00e9s au progr\u00e8s de la nation. En sont \u00e9galement issus de tr\u00e8s grands chercheurs comme Marius Barbeau, p\u00e8re de ] &lsquo;ethnologie canadienne.<\/p>\n<p>D\u00e8s lors qu&rsquo;on aborde le domaine des arts au Canada, la liste des noms fran\u00e7ais devient si longue qu&rsquo;il faut se limiter \u00e0 quelques repr\u00e9sentants embl\u00e9matiques\u00a0: en peinture, Alfred Pellan, Paul- \u00c9mile Borduas, Jean-Paul Riopelle, Jean-Paul Lemieux; en sculpture, Marc-Aur\u00e8le de Foy Suzor-C\u00f4t\u00e9; en litt\u00e9rature, Gabrielle Roy et Anne H\u00e9bert; en musique, Wilfrid Pelletier et Calixa Lavall\u00e9e, compositeur du \u00d4 Canada. Dans le domaine des arts de la sc\u00e8ne, Les Grands Ballets canadiens et le Cirque du Soleil ont des l\u00e9gions d&rsquo;admirateurs dans le monde entier. Au hit-parade de la chanson populaire, la plus grande star canadienne de tous les temps s&rsquo;appelle C\u00e9line Dion.<\/p>\n<table border=\"0\" width=\"415\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2022\/08\/dotted_quote_line.gif\" width=\"415\" height=\"1\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\">\n<div class=\"quote\">Le Canada est un supr\u00eame acte de foi.<span class=\"boldtext\">A.R.M. Lower<\/span><\/div>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2022\/08\/dotted_quote_line.gif\" width=\"415\" height=\"1\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>La premi\u00e8re idole du sport canadien, c&rsquo;est Louis Cyr, le ph\u00e9nom\u00e9nal \u00ab\u00a0homme fort\u00a0\u00bb de la fin du dix-neuvi\u00e8me si\u00e8cle. Le premier h\u00e9ros de notre sport national, c&rsquo;est Aur\u00e8le Joliet, des S\u00e9nateurs d&rsquo;Ottawa. La fougue et la classe de Maurice Richard sont grav\u00e9es dans toutes les m\u00e9moires, m\u00eame si les partisans anglophones des Canadiens de Montr\u00e9al ont adul\u00e9 depuis bien d&rsquo;autres hockeyeurs francophones. Et le pays tout entier a vibr\u00e9 \u00e0 l&rsquo;unisson en assistant aux triomphes olympiques de Ga\u00e9tan Boucher, Jean-Luc Brassard et Myriam B\u00e9dard.<\/p>\n<h3>Architectes de notre soci\u00e9t\u00e9 multiculturelle<\/h3>\n<p>L&rsquo;exploit, dans n&rsquo;importe quel domaine, est seulement un symbole, un t\u00e9moignage facile \u00e0 comprendre de ce dont l&rsquo;\u00eatre humain est capable s&rsquo;il d\u00e9veloppe ses talents. La vraie histoire d&rsquo;un peuple s&rsquo;\u00e9crit au quotidien, dans le combat de chaque individu pour am\u00e9liorer son sort et celui de ses proches. Et sur ce plan-l\u00e0, il ne fait pas de doute que notre nation n&rsquo;aurait pu prendre la forme qu&rsquo;on lui conna\u00eet sans \u00ab\u00a0la tol\u00e9rance et la coop\u00e9ration mutuelles des Fran\u00e7ais et des Britanniques\u00a0\u00bb, pour reprendre une formule de l&rsquo;auteur Stephen Leacock datant de 1942. Cette volont\u00e9 de coop\u00e9ration ne s&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pas limit\u00e9e aux deux \u00ab\u00a0ennemis h\u00e9r\u00e9ditaires\u00a0\u00bb du Vieux Continent\u00a0: la tr\u00eave qu&rsquo;ils ont scell\u00e9e sur les rives du Nouveau-Monde a jet\u00e9 les bases de notre soci\u00e9t\u00e9 multiculturelle contemporaine.<\/p>\n<p>Les Anglo-Canadiens ne sont pas insensibles aux services rendus par leurs concitoyens francophones. Lors d&rsquo;un sondage pancanadien r\u00e9cemment conduit par Angus Reid pour le compte du minist\u00e8re f\u00e9d\u00e9ral du Patrimoine, 88 % des r\u00e9pondants anglophones ont reconnu que les Canadiens fran\u00e7ais avaient fait une contribution importante \u00e0 notre pays, et 80 % ont approuv\u00e9 l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;une c\u00e9l\u00e9bration de notre h\u00e9ritage francophone.<\/p>\n<p>Ils ont aussi montr\u00e9 beaucoup de sympathie \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard du fran\u00e7ais. Ainsi, 77 % souhaitent que leurs enfants apprennent le fran\u00e7ais, et 61 % estiment que la reconnaissance de deux langues officielles est un trait important de l&rsquo;identit\u00e9 canadienne, bien que seulement 18 % entendent parler fran\u00e7ais une fois par jour, au mieux.<\/p>\n<p>M\u00eame si la raret\u00e9 des contacts intercommunautaires ob\u00e8re le r\u00e9sultat, il est pr\u00e9occupant de constater que seulement 61 % des Anglo- Canadiens appr\u00e9cient \u00e0 sa juste valeur un h\u00e9ritage qui contribue puissamment \u00e0 les diff\u00e9rencier de la majorit\u00e9 des 260 millions d&rsquo;anglophones du continent. Celles et ceux qui sont authentiquement attach\u00e9s \u00e0 l&rsquo;identit\u00e9 canadienne esp\u00e9raient s\u00fbrement mieux.<\/p>\n<h3>Une question de vie ou de mort<\/h3>\n<p>Peut-\u00eatre faudrait-il poser la question autrement. L&rsquo;expression \u00ab\u00a0langues officielles\u00a0\u00bb est \u00e9minemment politique, et comme on l&rsquo;a vu, la politique a toujours aviv\u00e9 les tensions entre les deux groupes. Si on avait demand\u00e9 aux r\u00e9pondants \u00ab\u00a0pensez-vous que la pr\u00e9sence des francophones contribue de mani\u00e8re importante \u00e0 d\u00e9finir l&rsquo;identit\u00e9 canadienne\u00a0?\u00a0\u00bb, les oui auraient sans doute \u00e9t\u00e9 beaucoup plus nombreux. Ce sont les gens, non les lois qui font vivre notre partenariat biculturel.<\/p>\n<p>En fait, la question la plus r\u00e9v\u00e9latrice de toutes, pour les deux groupes, d&rsquo;ailleurs, c&rsquo;est\u00a0: que seriez-vous sans eux\u00a0? Que seraient devenus les Canadiens anglais sans les Canadiens fran\u00e7ais, et inversement\u00a0? L&rsquo;historiographie sugg\u00e8re fortement que si nous n&rsquo;avions pas \u00e9t\u00e9 capables d&rsquo;unir nos forces pour progresser ensemble, il n&rsquo;y aurait pas de Canadiens du tout, parce qu&rsquo;il n&rsquo;y aurait pas de Canada. Ou en tout cas, ce ne serait pas le Canada auquel des \u00e9valuations internationales objectives attribuent aujourd&rsquo;hui la palme mondiale de la qualit\u00e9 de vie.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"author":86,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[79],"class_list":["post-2348","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-79"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Mars 1999 - Vive les Canadiens fran\u00e7ais\u00a0! - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/mars-1999-vive-les-canadiens-francais\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Mars 1999 - Vive les Canadiens fran\u00e7ais\u00a0!\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Et bien s\u00fbr, les Canadiennes fran\u00e7aises en cette Ann\u00e9e de la francophonie canadienne. Nous avons toutes les raisons du monde de c\u00e9l\u00e9brer cet \u00e9l\u00e9ment vital de notre identit\u00e9 nationale\u00a0: sans ses deux cultures fondatrices, que serait le Canada aujourd&rsquo;hui\u00a0? Dommage que la politique colore si fortement l&rsquo;historiographie canadienne\u00a0! Cette fixation conduit la plupart de nos [&hellip;]\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/mars-1999-vive-les-canadiens-francais\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"RBC\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2022-09-27T14:42:18+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2022\/08\/dotted_quote_line.gif\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"Est. reading time\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"16 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\/\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/mars-1999-vive-les-canadiens-francais\/\",\"url\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/mars-1999-vive-les-canadiens-francais\/\",\"name\":\"Mars 1999 - Vive les Canadiens fran\u00e7ais\u00a0! - RBC\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/#website\"},\"primaryImageOfPage\":{\"@id\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/mars-1999-vive-les-canadiens-francais\/#primaryimage\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/mars-1999-vive-les-canadiens-francais\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2022\/08\/dotted_quote_line.gif\",\"datePublished\":\"1999-03-01T06:00:00+00:00\",\"dateModified\":\"2022-09-27T14:42:18+00:00\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/mars-1999-vive-les-canadiens-francais\/\"]}]},{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/mars-1999-vive-les-canadiens-francais\/#primaryimage\",\"url\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2022\/08\/dotted_quote_line.gif\",\"contentUrl\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2022\/08\/dotted_quote_line.gif\"},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/#website\",\"url\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/\",\"name\":\"RBC\",\"description\":\"\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO Premium plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Mars 1999 - Vive les Canadiens fran\u00e7ais\u00a0! - RBC","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/mars-1999-vive-les-canadiens-francais\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"Mars 1999 - Vive les Canadiens fran\u00e7ais\u00a0!","og_description":"Et bien s\u00fbr, les Canadiennes fran\u00e7aises en cette Ann\u00e9e de la francophonie canadienne. Nous avons toutes les raisons du monde de c\u00e9l\u00e9brer cet \u00e9l\u00e9ment vital de notre identit\u00e9 nationale\u00a0: sans ses deux cultures fondatrices, que serait le Canada aujourd&rsquo;hui\u00a0? Dommage que la politique colore si fortement l&rsquo;historiographie canadienne\u00a0! Cette fixation conduit la plupart de nos [&hellip;]","og_url":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/mars-1999-vive-les-canadiens-francais\/","og_site_name":"RBC","article_modified_time":"2022-09-27T14:42:18+00:00","og_image":[{"url":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2022\/08\/dotted_quote_line.gif","type":"","width":"","height":""}],"twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"Est. reading time":"16 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/mars-1999-vive-les-canadiens-francais\/","url":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/mars-1999-vive-les-canadiens-francais\/","name":"Mars 1999 - Vive les Canadiens fran\u00e7ais\u00a0! - RBC","isPartOf":{"@id":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/#website"},"primaryImageOfPage":{"@id":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/mars-1999-vive-les-canadiens-francais\/#primaryimage"},"image":{"@id":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/mars-1999-vive-les-canadiens-francais\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2022\/08\/dotted_quote_line.gif","datePublished":"1999-03-01T06:00:00+00:00","dateModified":"2022-09-27T14:42:18+00:00","inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/mars-1999-vive-les-canadiens-francais\/"]}]},{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/mars-1999-vive-les-canadiens-francais\/#primaryimage","url":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2022\/08\/dotted_quote_line.gif","contentUrl":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2022\/08\/dotted_quote_line.gif"},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/#website","url":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/","name":"RBC","description":"","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"}]}},"parsely":{"version":"1.1.0","canonical_url":"https:\/\/rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/mars-1999-vive-les-canadiens-francais\/","smart_links":{"inbound":0,"outbound":0},"traffic_boost_suggestions_count":0,"meta":{"@context":"https:\/\/schema.org","@type":"NewsArticle","headline":"Mars 1999 &#8211; Vive les Canadiens fran\u00e7ais\u00a0!","url":"http:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/mars-1999-vive-les-canadiens-francais\/","mainEntityOfPage":{"@type":"WebPage","@id":"http:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/mars-1999-vive-les-canadiens-francais\/"},"thumbnailUrl":"","image":{"@type":"ImageObject","url":""},"articleSection":"Uncategorized","author":[{"@type":"Person","name":"zinoemielu"}],"creator":["zinoemielu"],"publisher":{"@type":"Organization","name":"RBC","logo":""},"keywords":[],"dateCreated":"1999-03-01T06:00:00Z","datePublished":"1999-03-01T06:00:00Z","dateModified":"2022-09-27T14:42:18Z"},"rendered":"<script type=\"application\/ld+json\" class=\"wp-parsely-metadata\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@type\":\"NewsArticle\",\"headline\":\"Mars 1999 &#8211; Vive les Canadiens fran\\u00e7ais\\u00a0!\",\"url\":\"http:\\\/\\\/www.rbc.com\\\/fr\\\/notre-compagnie\\\/histoire\\\/bulletin\\\/mars-1999-vive-les-canadiens-francais\\\/\",\"mainEntityOfPage\":{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"http:\\\/\\\/www.rbc.com\\\/fr\\\/notre-compagnie\\\/histoire\\\/bulletin\\\/mars-1999-vive-les-canadiens-francais\\\/\"},\"thumbnailUrl\":\"\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"url\":\"\"},\"articleSection\":\"Uncategorized\",\"author\":[{\"@type\":\"Person\",\"name\":\"zinoemielu\"}],\"creator\":[\"zinoemielu\"],\"publisher\":{\"@type\":\"Organization\",\"name\":\"RBC\",\"logo\":\"\"},\"keywords\":[],\"dateCreated\":\"1999-03-01T06:00:00Z\",\"datePublished\":\"1999-03-01T06:00:00Z\",\"dateModified\":\"2022-09-27T14:42:18Z\"}<\/script>","tracker_url":"https:\/\/cdn.parsely.com\/keys\/rbc.com\/p.js"},"featured_img":false,"coauthors":[],"author_meta":{"author_link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/author\/zinoemielu\/","display_name":"zinoemielu"},"relative_dates":{"created":"Publi\u00e9 27 ans il y a","modified":"Mis \u00e0 jour 4 ans il y a"},"absolute_dates":{"created":"Publi\u00e9 le 1 mars 1999","modified":"Mise \u00e0 jour le 27 septembre 2022"},"absolute_dates_time":{"created":"Publi\u00e9 le 1 mars 1999 6:00  ","modified":"Mise \u00e0 jour le 27 septembre 2022 2:42  "},"featured_img_caption":"","tax_additional":{"category":{"linked":["<a href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/category\/uncategorized\/\" class=\"advgb-post-tax-term\">Uncategorized<\/a>"],"unlinked":["<span class=\"advgb-post-tax-term\">Uncategorized<\/span>"],"slug":"category","name":"Cat\u00e9gories"},"rbc_letter_theme":{"linked":[],"unlinked":[],"slug":"rbc_letter_theme","name":"Themes"},"rbc_letter_year":{"linked":["<a href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/year\/1999\/\" class=\"advgb-post-tax-term\">1999<\/a>"],"unlinked":["<span class=\"advgb-post-tax-term\">1999<\/span>"],"slug":"rbc_letter_year","name":"Years"}},"series_order":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter\/2348","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/rbc_letter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/86"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter\/2348\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2348"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2348"},{"taxonomy":"rbc_letter_theme","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter_theme?post=2348"},{"taxonomy":"rbc_letter_year","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter_year?post=2348"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}