{"id":2337,"date":"1970-03-01T06:00:00","date_gmt":"1970-03-01T06:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-51-n-3-mars-1970-visitons-notre-pays\/"},"modified":"2022-09-27T16:10:08","modified_gmt":"2022-09-27T16:10:08","slug":"vol-51-n-3-mars-1970-visitons-notre-pays","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-51-n-3-mars-1970-visitons-notre-pays\/","title":{"rendered":"Vol. 51, N\u00b0 3 &#8211; Mars 1970 &#8211; Visitons notre pays"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Ayant en ce XXe si\u00e8cle investi nos dirigeants du mandat de nous assurer des loisirs de plus en plus nombreux, le probl\u00e8me que nous avons maintenant \u00e0 r\u00e9soudre est de les employer \u00e0 notre plus grand avantage. Et nous saisissons aujourd&rsquo;hui toute la justesse de ce que disait le pr\u00e9cepteur de N\u00e9ron, il y a dix-neuf cents ans\u00a0: \u00ab\u00a0Les loisirs inoccup\u00e9s sont une sorte de mort.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Quelle que soit la province o\u00f9 l&rsquo;on habite, il n&rsquo;y a pas de raison pour que l&rsquo;on ne puisse pas occuper utilement ses loisirs au Canada. La simple \u00e9num\u00e9ration des beaut\u00e9s naturelles que notre pays offre au voyageur, m\u00eame en l&rsquo;absence de toute \u00e9pith\u00e8te pour les d\u00e9crire, pourrait passer pour une grossi\u00e8re exag\u00e9ration de la v\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<p>Le Canada dispose, sur les 3,851,800 milles carr\u00e9s de terres et de lacs de son territoire, d&rsquo;un vaste choix de lieux de vill\u00e9giature, dont l&rsquo;altitude varie du niveau de la mer, sur le littoral de l&rsquo;Atlantique et du Pacifique, \u00e0 19,850 pieds au sommet du mont Logan. On y trouve un climat et des conditions ambiantes assez vari\u00e9s pour plaire \u00e0 tous et \u00e0 tous les go\u00fbts.<\/p>\n<p>Toutes les r\u00e9gions du Canada offrent l&rsquo;attrait d&rsquo;un monde inexplor\u00e9 au voyageur qui vient d&rsquo;une autre partie du pays. Chacun de nos bureaux de tourisme n&rsquo;aurait pas trop des 3,000 mots du pr\u00e9sent <em>Bulletin mensuel <\/em>pour faire conna\u00eetre toutes les attractions que l&rsquo;on trouve dans son secteur.<\/p>\n<p>Les voyages effectu\u00e9s par les Canadiens \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du Canada augmentent sans cesse, mais il est difficile d&rsquo;obtenir des statistiques sur les touristes. Ceux-ci sont comme les moutons de l&rsquo;historiette\u00a0: ils ne s&rsquo;arr\u00eatent pas assez longtemps pour qu&rsquo;on puisse les compter.<\/p>\n<p>Pour faire face \u00e0 cette progression, les moyens d&rsquo;h\u00e9bergement se sont accrus \u00e0 un tel rythme que le Canada compte aujourd&rsquo;hui 30,000 h\u00f4tels, motels et camps, capables d&rsquo;accueillir quelque 350,000 personnes par jour.<\/p>\n<h3>Pourquoi les gens voyagent-ils\u00a0?<\/h3>\n<p>C&rsquo;est un fait aussi malheureux qu&rsquo;ind\u00e9niable que beaucoup de personnes traversent la vie sans conna\u00eetre toute la gamme des agr\u00e9ments qui existent au-del\u00e0 de leur seuil. Les grands peintres ont soin de m\u00e9nager une porte, une vo\u00fbte ou une ouverture parmi les arbres de leurs tableaux pour \u00e9viter que le spectateur ait l&rsquo;impression d&rsquo;\u00eatre enferm\u00e9. Chacun \u00e9prouve le besoin de franchir les limites de son milieu imm\u00e9diat et de p\u00e9n\u00e9trer dans un monde plus vaste, afin d&rsquo;\u00e9largir son champ visuel et ses horizons intellectuels.<\/p>\n<p>Toute personne a une conception bien \u00e0 elle de ce qui constitue des vacances agr\u00e9ables. Certains n&rsquo;en demandent pas davantage que de regarder le calme tournoiement des canards sur un \u00e9tang pittoresque\u00a0; d&rsquo;autres recherchent les plaisirs de l&rsquo;esprit\u00a0; d&rsquo;autres enfin veulent ressentir l&rsquo;\u00e9motion de fouler le sol o\u00f9 sont pass\u00e9s les grands hommes. Tous d\u00e9sirent cependant en rapporter quelque chose dont ils se souviendront pendant des mois ou des ann\u00e9es.<\/p>\n<p>Quel que soit l&rsquo;attrait principal qu&rsquo;il pr\u00e9sente pour chacun, le voyage repose de la banalit\u00e9 de notre milieu habituel. Il permet d&rsquo;\u00e9chapper \u00e0 la claustration du bureau, de l&rsquo;atelier, de la cuisine et du travail quotidien.<\/p>\n<p>C&rsquo;est Stevenson qui disait\u00a0: \u00ab\u00a0Je pars en voyage, non pas \u00e0 destination d&rsquo;un lieu quelconque, mais pour partir. Je voyage pour voyager. L&rsquo;important c&rsquo;est de se d\u00e9placer.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Mais peu de gens voyagent pour le seul plaisir de prendre le train ou l&rsquo;avion ou de rouler en automobile\u00a0; de dormir dans d&rsquo;autres lits\u00a0; de prendre des repas pr\u00e9par\u00e9s par des cuisiniers de casse-cro\u00fbte. On voyage pour voir quelque chose, enrichir son esprit ou s&rsquo;offrir une d\u00e9tente agr\u00e9able.<\/p>\n<p>Les voyages ne sont pas sans utilit\u00e9 pour r\u00e9ussir dans la vie. Ils font jaillir en nous des id\u00e9es nouvelles. Celui qui n&rsquo;a pas voyag\u00e9 \u00e9prouve toujours un certain sentiment d&rsquo;inf\u00e9riorit\u00e9 du fait qu&rsquo;il n&rsquo;a jamais vu ce qui existe au-del\u00e0 de son patelin. Comme Valentin en fait la remarque dans <em>les Deux gentilshommes de V\u00e9rone<\/em>\u00a0: \u00ab\u00a0La jeunesse qui se borne au logis a toujours l&rsquo;esprit born\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p>\n<h3>\u00c0 la d\u00e9couverte du Canada<\/h3>\n<p>Les hommes \u00e9tant enclins par nature \u00e0 l&rsquo;exploration, ils ne sauraient choisir meilleur endroit que le Canada pour satisfaire agr\u00e9ablement ce penchant. En parcourant notre pays, le voyageur peut voir de ses yeux le spectacle qui s&rsquo;offrit \u00e0 sir Alexander Mackenzie lors de sa m\u00e9morable exp\u00e9dition terrestre vers le Pacifique en 1793. Il peut remonter, en voiture ou \u00e0 pied, sur une distance de quelques milles, la rivi\u00e8re Whirlpool, qui conduisit David Thompson \u00e0 la passe Athabaska, au-del\u00e0 de laquelle il d\u00e9couvrit le Columbia. Il peut refaire la marche historique qu&rsquo;accomplirent le colonel Benedict Arnold et ses troupes, sur la ligne de partage des eaux et le long de la rivi\u00e8re Chaudi\u00e8re, pour venir attaquer Qu\u00e9bec en 1725.<\/p>\n<p>Nous ne sommes pas encore des animaux purement rationnels. Il y a en nous, au-del\u00e0 de la partie raisonnante de notre esprit, toute une zone de notre cerveau dont les exigences sont diff\u00e9rentes. Cette autre partie de notre \u00eatre a soif de surprise, de nouveaut\u00e9 et de changement. La d\u00e9couverte ne consiste pas n\u00e9cessairement \u00e0 trouver quelque chose d&rsquo;inconnu jusque-l\u00e0, mais quelque chose qui nous est inconnu. M\u00eame si des spectateurs sans nombre ont admir\u00e9 le panorama, personne avant nous ne l&rsquo;a contempl\u00e9 avec nos propres yeux.<\/p>\n<p>En visitant le Canada, les amateurs de d\u00e9couvertes ont la certitude de conna\u00eetre une foule d&rsquo;\u00e9motions d\u00e9licieuses, de voir des choses dont ils ignoraient l&rsquo;existence, de vivre des moments qui produiront chez eux l&rsquo;impression dont parle Keats dans un de ses po\u00e8mes\u00a0: \u00ab\u00a0Puis je me sentis comme un observateur de la vo\u00fbte c\u00e9leste lorsqu&rsquo;une nouvelle \u00e9toile se r\u00e9v\u00e8le \u00e0 ses yeux.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Notre pays abonde en choses int\u00e9ressantes \u00e0 conna\u00eetre, et celui qui n\u00e9glige de puiser parmi les manifestations et les spectacles qui s&rsquo;y offrent se prive d&rsquo;un plaisir appr\u00e9ciable de la vie. Plus un homme a de centres d&rsquo;int\u00e9r\u00eat, plus il a de chances d&rsquo;\u00eatre heureux et moins il est \u00e0 la merci du sort, car si l&rsquo;un d&rsquo;entre eux vient \u00e0 dispara\u00eetre, il peut se rattraper sur un autre.<\/p>\n<p>Tout le monde n&rsquo;a pas le go\u00fbt d&rsquo;\u00e9tudier la nature, d&rsquo;\u00e9couter le chant des oiseaux ou de peindre des paysages, mais le Canada a des possibilit\u00e9s assez vari\u00e9es pour r\u00e9pondre aux pr\u00e9f\u00e9rences de chacun. On trouve dans tout le pays une foule de cours de vacances sur les arts et les m\u00e9tiers\u00a0: musique, th\u00e9\u00e2tre, art d&rsquo;\u00e9crire, tissage, c\u00e9ramique, langues, ballet, mise en sc\u00e8ne, sculpture, radio, t\u00e9l\u00e9vision, confection de tapis, peinture sur tissu et arts graphiques.<\/p>\n<h3>Les habitants du Canada<\/h3>\n<p>si vous aimez \u00e9tudier les gens, le Canada compte des citoyens appartenant \u00e0 33 nationalit\u00e9s diff\u00e9rentes. Comme leurs anc\u00eatres, ces citoyens apportent leur pierre \u00e0 l&rsquo;\u00e9dification du Canada, amorc\u00e9e il y a 360 ans. O\u00f9 que vous alliez, vous trouverez des personnes qui ont certaines id\u00e9es en commun avec vous, m\u00eame si leurs coutumes sont diff\u00e9rentes.<\/p>\n<p>Les voyages tendent \u00e0 supprimer les antipathies nationales et provinciales. Ils nous mettent en contact avec d&rsquo;autres vies que la n\u00f4tre. Ils nous r\u00e9v\u00e8lent comment des hommes et des femmes ont r\u00e9ussi, soit \u00e0 s&rsquo;adapter aux conditions ambiantes, soit \u00e0 refa\u00e7onner leur milieu mat\u00e9riel de mani\u00e8re \u00e0 y vivre, \u00e0 s&rsquo;y nourrir et \u00e0 s&rsquo;y plaire le mieux possible. Nous comprenons mieux leurs probl\u00e8mes, et la compr\u00e9hension dissipe nos pr\u00e9jug\u00e9s.<\/p>\n<p>Cherchez \u00e0 d\u00e9couvrir autour de vous quelque chose de beau et d&rsquo;impr\u00e9vu. Pr\u00eatez l&rsquo;oreille \u00e0 ce que racontent les gens, \u00e9coutez leurs chansons et remarquez les noms qu&rsquo;ils donnent aux lieux et au relief naturel. Tout cela retrace l&rsquo;histoire de leurs espoirs, de leurs aspirations, de leurs doutes, de leurs amours, de leurs haines et de leurs craintes.<\/p>\n<p>Il y a trois points importants \u00e0 retenir en visitant un lieu qui nous est \u00e9tranger. L&rsquo;accueil que l&rsquo;on nous fait est, le plus souvent, une r\u00e9action \u00e0 notre fa\u00e7on d&rsquo;aborder les gens\u00a0; il n&rsquo;est jamais sage de heurter les coutumes locales\u00a0; il importe de juger la population avec g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9. Nous aurions int\u00e9r\u00eat \u00e0 imiter cet explorateur qui terminait ainsi chacune de ses \u00e9tudes\u00a0: \u00ab\u00a0Les habitants de ce pays forment le peuple le mieux polic\u00e9 et le plus patriote qui soit, et leur arm\u00e9e ne le c\u00e8de \u00e0 aucune autre pour la bravoure.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>En quelque lieu qu&rsquo;il habite, tout Canadien a son r\u00f4le \u00e0 jouer dans le gouvernement, l&rsquo;\u00e9conomie et les affaires sociales du Canada tout entier. En \u00e9tant attentif \u00e0 ce qu&rsquo;il voit dans ses voyages, il se rend apte \u00e0 mieux exercer cette fonction.<\/p>\n<p>Tel est l&rsquo;esprit qui anime les 90 jeunes gens et jeunes filles des clubs 4-H &#8211; neuf de chaque province &#8211; \u00e0 qui la Banque Royale accorde son aide, chaque ann\u00e9e, afin de leur permettre de visiter les autres provinces.<\/p>\n<p>En rentrant chez lui, un membre du groupe de 1969 \u00e9crivait au pr\u00e9sident de la Banque\u00a0: \u00ab\u00a0Je voudrais que vous puissiez nous accompagner dans un de ces voyages afin de constater combien ils sont merveilleux.\u00a0\u00bb Voici ce qu&rsquo;on peut lire dans d&rsquo;autres lettres\u00a0: \u00ab\u00a0Les souvenirs que nous en avons rapport\u00e9s nous resteront jusqu&rsquo;\u00e0 la fin de nos jours\u00a0; vous offrez aux citoyens du Canada la chance de mieux se conna\u00eetre eux-m\u00eames et entre eux\u00a0; tout ce que je puis dire, c&rsquo;est que je suis devenu meilleur au cours de ce voyage\u00a0; il fait bon penser que les gens sont fonci\u00e8rement les m\u00eames dans tout le Canada, m\u00eame si leurs probl\u00e8mes sont l\u00e9g\u00e8rement diff\u00e9rents\u00a0; celui qui, comme moi, voyage pour la premi\u00e8re fois, \u00e9prouve un sentiment de fiert\u00e9 \u00e0 la pens\u00e9e d&rsquo;\u00eatre citoyen d&rsquo;un aussi grand pays que le Canada.\u00a0\u00bb<\/p>\n<h3>O\u00f9 aller<\/h3>\n<p>si vous en avez assez des feux de circulation, des odeurs d&rsquo;essence et des foules, entrez dans un de nos parcs nationaux ou provinciaux et vivez quelques jours \u00e0 tu et \u00e0 toi avec la nature. Ces parcs renferment des r\u00e9gions remarquables par leur beaut\u00e9 panoramique, leur int\u00e9r\u00eat historique et la richesse de leur faune et de leur flore.<\/p>\n<p>Le nombre de visiteurs des parcs nationaux a tripl\u00e9 en dix ans\u00a0; de 3.9 millions qu&rsquo;il \u00e9tait, il d\u00e9passe largement aujourd&rsquo;hui 12 millions, sans compter les 2 millions \u00bd de visiteurs des parcs historiques. En une seule ann\u00e9e, les parcs provinciaux ont attir\u00e9 33 millions \u00bd de visiteurs, dont pr\u00e8s de quatre millions \u00e9taient des campeurs. Il existe dans les parcs nationaux quatre-vingt-dix terrains de camping, capables de recevoir 10,000 tentes et remorques.<\/p>\n<p>Selon des plans d&rsquo;am\u00e9nagement de longue port\u00e9e, les parcs sont divis\u00e9s en deux sortes de zones\u00a0: les zones sauvages, o\u00f9 le milieu naturel fait l&rsquo;objet du maximum de protection et dont l&rsquo;acc\u00e8s au moyen de sentiers est limit\u00e9 au minimum\u00a0; les zones demi-sauvages, o\u00f9 les beaut\u00e9s naturelles sont rendues accessibles par la cr\u00e9ation de services \u00e0 l&rsquo;intention des touristes, comme les routes, les terrains de camping, les terrains de r\u00e9cr\u00e9ation, les installations et les concessions commerciales.<\/p>\n<p>On peut se procurer des renseignements sur les parcs et les autres lieux de vill\u00e9giature \u00e0 de nombreuses sources. L&rsquo;Office du tourisme du gouvernement canadien, \u00e0 Ottawa, envoie \u00e0 ceux qui en font la demande des brochures et des cartes. Les offices du tourisme provinciaux portent diff\u00e9rents noms, mais on peut, sans risque d&rsquo;erreur, s&rsquo;adresser au \u00ab\u00a0Bureau du tourisme\u00a0\u00bb de la capitale de chaque province. Les bureaux du tourisme municipaux diffusent de la documentation sur les attractions locales.<\/p>\n<p>Si vous voyagez en voiture, recourez aux services de votre association ou de votre club automobile. Les grandes soci\u00e9t\u00e9s p\u00e9troli\u00e8res poss\u00e8dent des services du tourisme. Les chemins de fer, les lignes a\u00e9riennes et les compagnies d&rsquo;autobus distribuent des brochures. Les agents de voyages sont des sp\u00e9cialistes dans l&rsquo;art difficile d&rsquo;\u00e9tablir les itin\u00e9raires, de calculer les prix et de faire des r\u00e9servations.<\/p>\n<p>Il y a un plaisir incontestable \u00e0 voyager seul et en toute libert\u00e9, mais il y a des avantages marqu\u00e9s \u00e0 avoir avec soi une ou plusieurs personnes qui partagent nos go\u00fbts. Les visites guid\u00e9es sont souvent le meilleur moyen de voir le plus de choses possible avec des gens qui ont les m\u00eames pr\u00e9occupations que nous. Les r\u00e9servations sont assur\u00e9es, le co\u00fbt exact du voyage est connu d&rsquo;avance, il n&rsquo;y a aucun probl\u00e8me d&rsquo;horaire, les h\u00f4tels sont choisis avec soin et des excursions bien con\u00e7ues laissent du temps libre pour les activit\u00e9s personnelles.<\/p>\n<p>Si vous ne savez trop o\u00f9 aller avec votre automobile, pensez \u00e0 la Route transcanadienne comme point de d\u00e9part \u00e9ventuel. C&rsquo;est la route rev\u00eatue la plus longue du monde\u00a0: ses deux extr\u00e9mit\u00e9s, Victoria (Colombie-Britannique) et Saint-Jean (Terre-Neuve) sont \u00e0 5,000 milles de distance. On y trouve des terrains de pique-nique et de repos tous les cinquante milles, ainsi que des g\u00eetes d&rsquo;\u00e9tape tous les 100 ou 150 milles. Les routes qui la bordent ou qui la croisent offrent aussi d&rsquo;int\u00e9ressantes possibilit\u00e9s de circuits touristiques.<\/p>\n<h3>Il est facile de voyager<\/h3>\n<p>Certaines personnes ont aussi peur de faire un voyage qui leur ferait traverser la moiti\u00e9 du Canada que s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;une exp\u00e9dition en pirogue sur le cours sup\u00e9rieur du Zamb\u00e8se.<\/p>\n<p>Aucun des dangers des pays exotiques n&rsquo;existe au Canada. Il suffit de d\u00e9cider o\u00f9 l&rsquo;on voudrait se voir, de se faire un petit plan sur un bout de papier pour s&rsquo;y rendre et de continuer sur sa lanc\u00e9e. Un peu comme le chauffeur qui se met au point mort en abordant la colline magn\u00e9tique du Nouveau-Brunswick, on a alors l&rsquo;impression de gravir une pente sans le moindre effort.<\/p>\n<p>Un minimum d&rsquo;enthousiasme s&rsquo;impose. Si vous vous mettez en route avec l&rsquo;indiff\u00e9rence affect\u00e9e d&rsquo;une d\u00e9butante ou si vous posez au vieux malin pour qui la vie n&rsquo;a plus de secrets, vous ne jouirez pas de votre voyage.<\/p>\n<p>Pour savoir ce qu&rsquo;est le v\u00e9ritable enthousiasme, arr\u00eatez-vous \u00e0 une auberge de jeunesse. Cr\u00e9\u00e9e en 1933, l&rsquo;Association canadienne des auberges de jeunesse est un organisme agr\u00e9\u00e9 de r\u00e9cr\u00e9ation et d&rsquo;\u00e9ducation sans but lucratif\u00a0; elle compte aujourd&rsquo;hui 35 auberges et 13,000 membres, r\u00e9partis dans six r\u00e9gions. Chaque auberge s&#8217;emploie \u00e0 encourager le tourisme selon les possibilit\u00e9s du milieu.<\/p>\n<p>Dans la r\u00e9gion du Saint-Laurent, par exemple, les aubergistes sont des fervents du cyclisme\u00a0; dans celle des Rocheuses, on voit parfois des groupes d&rsquo;adolescentes en train de d\u00e9vorer des sandwiches apr\u00e8s avoir gravi les 8,000 pieds du mont Whistlers\u00a0; dans la r\u00e9gion du Nord-Ouest, on se sp\u00e9cialise dans les exp\u00e9ditions en cano\u00eb et en kayak.<\/p>\n<h3>L&rsquo;organisation du voyage<\/h3>\n<p>L&rsquo;organisation, c&rsquo;est le travail d&rsquo;\u00e9tat-major de votre future exp\u00e9dition. Dans l&rsquo;arm\u00e9e, on l&rsquo;appelle la logistique. Elle s&rsquo;applique au mouvement et au ravitaillement\u00a0: lieu de destination, moyens d&rsquo;h\u00e9bergement, genre de repas pr\u00e9vus.<\/p>\n<p>Pour qui veut voyager sans ennuis, le temps et l&rsquo;organisation des d\u00e9tails mat\u00e9riels sont des facteurs d\u00e9cisifs. Il faudra certes modifier certains plans \u00e0 cause des circonstances, mais il vaut mieux, tout compte fait, se tracer un plan que de s&rsquo;exposer \u00e0 se lever le matin sans avoir la moindre id\u00e9e de la fa\u00e7on dont on va occuper sa journ\u00e9e ou \u00e0 arriver \u00e0 l&rsquo;\u00e9tape le soir sans savoir si l&rsquo;on trouvera un endroit pour coucher.<\/p>\n<p>Le plan de vacances n&rsquo;a pas pour but de nous astreindre \u00e0 un programme rigide, mais de nous offrir une base solide dont nous pourrons nous \u00e9carter sans crainte s&rsquo;il y a lieu. Le voyageur prudent r\u00e8gle les petits probl\u00e8mes d&rsquo;avance. Suivant le conseil des bons cavaliers, il s&rsquo;assure que sa selle est bien pos\u00e9e et que la sangle est serr\u00e9e, puis il se renverse en arri\u00e8re pour jouir de sa chevauch\u00e9e.<\/p>\n<p>Il est sage de se renseigner sur un endroit avant de le visiter. Mieux vous le conna\u00eetrez, mieux vous serez en mesure d&#8217;employer votre temps avec profit. Si vous avez deux semaines de vacances, vous disposez de 336 heures. Vous en consacrerez 112 au sommeil et 42 aux repas. Il vous restera 182 heures pour vous promener et chaque minute de ces heures est extr\u00eamement importante pour le succ\u00e8s de votre voyage.<\/p>\n<p>Informez-vous des manifestations touristiques pr\u00e9vues dans la r\u00e9gion\u00a0: festivals, comp\u00e9titions sportives, expositions et f\u00eates locales. Faites-vous d&rsquo;abord un programme g\u00e9n\u00e9ral portant sur la totalit\u00e9 de vos vacances, puis pr\u00e9voyez deux ou trois activit\u00e9s diff\u00e9rentes pour chaque jour. Huit heures d&rsquo;affil\u00e9e \u00e0 regarder les oiseaux, \u00e0 faire du cano\u00eb, \u00e0 courir les magasins ou \u00e0 faire de l&rsquo;alpinisme, c&rsquo;est beaucoup trop \u00e0 la fois.<\/p>\n<p>Un moyen classique de g\u00e2cher un voyage de vacances, c&rsquo;est de tenter de voir \u00ab\u00a0tout ce qui est \u00e0 voir\u00a0\u00bb. Recherchez plut\u00f4t les choses les plus typiques dans le domaine qui vous int\u00e9resse. Il n&rsquo;est pas n\u00e9cessaire de visiter chaque petit port de la p\u00e9ninsule Avalon, ni chaque salle du Royal Ontario Museum, ni chaque village de la province de Qu\u00e9bec.<\/p>\n<p>S&rsquo;il existe, dans la r\u00e9gion o\u00f9 vous vous arr\u00eatez, des services d&rsquo;excursions en autobus, profitez de cet excellent moyen d&rsquo;obtenir une vue d&rsquo;ensemble des lieux. Le parcours assure une connaissance suffisante de nombreux points remarquables, comme les b\u00e2timents municipaux, les universit\u00e9s, les \u00e9glises, les quartiers r\u00e9sidentiels, les chutes d&rsquo;eau, les parcs, etc. Une fois que vous aurez vu ces endroits en excursion, vous serez libre de choisir les curiosit\u00e9s d&rsquo;un int\u00e9r\u00eat particulier auxquelles vous voulez consacrer un peu plus de temps.<\/p>\n<h3>Autres points \u00e0 retenir<\/h3>\n<p>Le but que vous vous proposez en voyageant \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du Canada, c&rsquo;est de sortir de vos sentiers habituels, de prendre int\u00e9r\u00eat \u00e0 quelque chose d&rsquo;inconnu pour vous. Partez comme partent les enfants, l&rsquo;esprit fix\u00e9 sur ce qu&rsquo;il y a \u00e0 voir. Le seul fait de se persuader que le voyage sera int\u00e9ressant est d\u00e9j\u00e0 un gage qu&rsquo;il le sera, car l&rsquo;int\u00e9r\u00eat est un \u00e9tat d&rsquo;\u00e2me que chacun projette sur les choses qu&rsquo;il voit ou qu&rsquo;il accomplit.<\/p>\n<p>Les voyages sont une source de renseignements pour celui qui a l&rsquo;esprit d&rsquo;observation, et les renseignements sont l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment de base des id\u00e9es neuves. Au plaisir de visiter des lieux inconnus vous voudrez ajouter les avantages que procure l&rsquo;\u00e9tude sur place, car il est reconnu que les choses n&rsquo;ont pas la m\u00eame apparence pour l&rsquo;oeil qui les voit de loin et celui qui les regarde de pr\u00e8s.<\/p>\n<p>Prenez le temps de causer avec cet homme qui fait s\u00e9cher du foin de mer sur des cadres en grillage de basse-cour. Vous apprendrez qu&rsquo;il s&rsquo;est retir\u00e9 des affaires et que la pr\u00e9paration de cette plante dont on se sert pour isoler les b\u00e2timents est devenue son second m\u00e9tier. Arr\u00eatez-vous un instant pour f\u00e9liciter cette femme dont la maisonnette est entour\u00e9e de magnifiques dahlias. Elle vous dira que ce sont des vari\u00e9t\u00e9s qu&rsquo;elle a cr\u00e9\u00e9es et qu&rsquo;on lui r\u00e9clame des tubercules de partout.<\/p>\n<p>Ce sont l\u00e0 des \u00e0-c\u00f4t\u00e9s qui rendent les voyages inoubliables. Ils agrandissent le champ de nos exp\u00e9riences tout en enrichissant notre esprit. Plusieurs ann\u00e9es apr\u00e8s, vous aurez peut-\u00eatre une id\u00e9e qui ne vous serait jamais venue si vous n&rsquo;aviez pas vu telle ou telle chose que vous avez emmagasin\u00e9e dans votre m\u00e9moire et que vous associez maintenant \u00e0 une situation ou \u00e0 un \u00e9v\u00e9nement actuel.<\/p>\n<p>Les voyages suscitent en nous des impressions qui stimulent l&rsquo;imagination. Pour le touriste \u00e0 l&rsquo;esprit observateur, les rues d&rsquo;une ville \u00e9trang\u00e8re sont une sc\u00e8ne vivante aux spectacles les plus divers\u00a0: idylle, drame, humour et aventure. Le ruisseau qui poursuit son chemin myst\u00e9rieux \u00e0 travers les arbres et les pierres, dans sa course vers l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9 de la mer, fait vibrer en nous la corde po\u00e9tique. Une excursion dans les bois ou une promenade en cano\u00eb sur un lac ou une rivi\u00e8re constitue un exercice stimulant et salutaire. Fouler le sol m\u00eame o\u00f9 les h\u00e9ros ont combattu est beaucoup plus passionnant que de lire le r\u00e9cit de leurs hauts faits.<\/p>\n<p>Le fait d&rsquo;apprendre ou de ressentir quelque chose d&rsquo;inconnu jusque-l\u00e0 \u00e9veille en nous des \u00e9motions intenses. En les consignant dans un journal de vacances ou en les mat\u00e9rialisant par la photographie, nous en ferons des souvenirs imp\u00e9rissables.<\/p>\n<h3>Voyagez dans l&rsquo;expectative<\/h3>\n<p>si vous faites vos valises pour aller visiter les beaut\u00e9s et les curiosit\u00e9s du Canada, partez dans l&rsquo;expectative. Voyagez avec l&rsquo;espoir de d\u00e9couvrir du nouveau. Chaque endroit o\u00f9 vous passez est une pochette surprise que vous vous devez d&rsquo;ouvrir.<\/p>\n<p>Chacun aspire \u00e0 obtenir en tout la meilleure qualit\u00e9 possible. Or, le Canada offre beaucoup de choses qui sont ce qu&rsquo;il y a de mieux du genre. Quels que soient vos go\u00fbts, vous pouvez les satisfaire sans trop d&rsquo;inconv\u00e9nients, \u00e0 condition de respecter certaines r\u00e9alit\u00e9s. Pour celui qui ne peut faire d&rsquo;ascensions, les vacances en montagne sont impossibles, \u00e0 moins qu&rsquo;il n&rsquo;existe un funiculaire. Comme le dit Nietzsche\u00a0: \u00ab\u00a0Si l&rsquo;on n&rsquo;est pas un oiseau, il ne faut pas camper au-dessus des ab\u00eemes.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Il n&rsquo;est pas n\u00e9cessaire de soumettre ses vacances \u00e0 une discipline rigoureuse. Si vous savez ce que vous voulez voir et faire, si vous poss\u00e9dez bien votre documentation et si vos bagages ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9par\u00e9s de fa\u00e7on que tout soit \u00e0 port\u00e9e de la main, vous pourrez voyager compl\u00e8tement d\u00e9tendu et jouir de vos vacances sans vous presser.<\/p>\n<p>Si les circonstances vous emp\u00eachent d&rsquo;aller loin ou m\u00eame de vous rendre dans une province voisine, m\u00e9ditez cette pens\u00e9e\u00a0: l&rsquo;attrait des voyages lointains est souvent d\u00e9cupl\u00e9 par la multitude des plaisirs que notre esprit nous en fait esp\u00e9rer\u00a0; pourtant on ne peut jouir que d&rsquo;un plaisir \u00e0 la fois. En savourant un \u00e0 un les plaisirs touristiques qui s&rsquo;offrent dans notre r\u00e9gion, nous aurons au bout de l&rsquo;ann\u00e9e une abondante et pr\u00e9cieuse moisson de visites et de d\u00e9couvertes.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"author":86,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[42],"class_list":["post-2337","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-42"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 51, N\u00b0 3 - Mars 1970 - Visitons notre pays - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-51-n-3-mars-1970-visitons-notre-pays\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 51, N\u00b0 3 - Mars 1970 - Visitons notre pays\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Ayant en ce XXe si\u00e8cle investi nos dirigeants du mandat de nous assurer des loisirs de plus en plus nombreux, le probl\u00e8me que nous avons maintenant \u00e0 r\u00e9soudre est de les employer \u00e0 notre plus grand avantage. 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