{"id":2332,"date":"1965-03-01T06:00:00","date_gmt":"1965-03-01T06:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-46-n-3-mars-1965-le-canada-et-la-decennie-hydrologique\/"},"modified":"2022-09-29T13:19:11","modified_gmt":"2022-09-29T13:19:11","slug":"vol-46-n-3-mars-1965-le-canada-et-la-decennie-hydrologique","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-46-n-3-mars-1965-le-canada-et-la-decennie-hydrologique\/","title":{"rendered":"Vol. 46, N\u00b0 3 &#8211; Mars 1965 &#8211; Le Canada et la D\u00e9cennie hydrologique"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Parce que l&rsquo;eau est au centre des besoins mat\u00e9riels de l&rsquo;humanit\u00e9, tous les pays du monde ont d\u00e9cid\u00e9 d&rsquo;unir leurs efforts pour \u00e9tudier, au cours des dix prochaines ann\u00e9es, ce que l&rsquo;on est convenu d&rsquo;appeler le probl\u00e8me de l&rsquo;eau. Cette vaste entreprise vient d&rsquo;\u00eatre inaugur\u00e9e par l&rsquo;Unesco sous le nom de \u00ab\u00a0D\u00e9cennie hydrologique internationale\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Il y a certes plus d&rsquo;eau que l&rsquo;homme ne peut en utiliser \u00e0 la surface du globe. Malheureusement, la majeure partie de cette eau est sal\u00e9e et par cons\u00e9quent impropre \u00e0 l&rsquo;alimentation et \u00e0 l&rsquo;irrigation. La faible quantit\u00e9 d&rsquo;eau douce qui reste disponible varie selon les r\u00e9gions et les \u00e9poques. Celle qui se trouve vraiment \u00e0 notre port\u00e9e est le plus souvent si pollu\u00e9e qu&rsquo;il faut la soumettre \u00e0 un long traitement, m\u00eame si on ne veut s&rsquo;en servir qu&rsquo;\u00e0 des fins industrielles.<\/p>\n<p>Si on laissait faire la nature, l&rsquo;eau de nos rivi\u00e8res et de nos lacs se chargerait d&rsquo;assurer elle-m\u00eame le perp\u00e9tuel renouvellement et l&rsquo;assainissement sans fin de ses r\u00e9serves. Mais l&rsquo;homme est intervenu et il a perturb\u00e9 l&rsquo;\u00e9quilibre de la nature. Par son insistance sur la libert\u00e9 illimit\u00e9e de peupler la terre et par sa recherche incessante de produits industriels et autres toujours plus vari\u00e9s, le \u00ab\u00a0roi de la cr\u00e9ation\u00a0\u00bb para\u00eet maintenant menacer la stabilit\u00e9 de sa propre existence.<\/p>\n<p>La D\u00e9cennie hydrologique n&rsquo;est pas essentiellement une p\u00e9riode o\u00f9 il s&rsquo;agit de construire de gigantesques services d&rsquo;eau, mais bien plut\u00f4t un d\u00e9lai que nous nous accordons pour nous renseigner sur les faits fondamentaux de la situation et pouvoir ensuite \u00e9difier quelque chose de solide et de durable.<\/p>\n<p>Au terme de dix ann\u00e9es d&rsquo;observation, de recensement, d&rsquo;exp\u00e9rimentation et de classification de la part des sp\u00e9cialistes de plus de cinquante pays, on esp\u00e8re que le gouvernement et les services d&rsquo;am\u00e9nagement des eaux de chaque pays sera en mesure de penser avec clart\u00e9, de juger avec sagesse et d&rsquo;adopter des moyens efficaces pour assurer la conservation des masses d&rsquo;eau qui sont indispensables \u00e0 la vie humaine.<\/p>\n<p>C&rsquo;est l\u00e0 un domaine incomparable de recherches et de d\u00e9couvertes. Des hommes de science, confirm\u00e9s dans cette opinion par leurs \u00e9tudes, en sont venus \u00e0 la conclusion qu&rsquo;il fallait imm\u00e9diatement faire quelque chose pour que la terre demeure habitable. Jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent, nos probl\u00e8mes d&rsquo;eau ont re\u00e7u des solutions provisoires, au niveau municipal, provincial et m\u00eame national, mais l&rsquo;eau ne respecte pas les fronti\u00e8res faites de main d&rsquo;homme. Un effort d&rsquo;envergure mondiale, accompagn\u00e9 de travaux d&rsquo;observation et de mesure sur toute la surface du globe, s&rsquo;impose maintenant au monde.<\/p>\n<p>Jamais encore une cause n&rsquo;a r\u00e9clam\u00e9 avec plus d&rsquo;urgence la collaboration internationale que cette \u00e9tude mondiale du probl\u00e8me de l&rsquo;eau. La pr\u00e9sence et la r\u00e9partition de l&rsquo;eau dans un pays, quel qu&rsquo;il soit, sont li\u00e9es \u00e0 la circulation de l&rsquo;eau sur l&rsquo;ensemble de notre plan\u00e8te. Il nous faut conna\u00eetre les lois universelles qui r\u00e9gissent le cycle des eaux non seulement dans l&rsquo;espace, mais aussi dans le temps.<\/p>\n<p>Ces lois se fondent sur les effets des rayons du soleil, l&rsquo;\u00e9volution de la chaleur \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de la terre, les pr\u00e9cipitations sur le mont Everest et le mont Logan, les courants tourbillonnaires de la stratosph\u00e8re au-dessus de l&rsquo;Antarctique, le d\u00e9bit des cours d&rsquo;eau, les masses de glace qui se d\u00e9tachent des glaciers, l&#8217;emplacement et l&rsquo;\u00e9tendue des gisements de sel souterrains, le lent cheminement de l&rsquo;eau \u00e0 travers les roches poreuses, la direction et le nombre des grands courants marins, les inondations qui succ\u00e8dent \u00e0 la mousson sur les bords de l&rsquo;oc\u00e9an Indien, les vents de sable dess\u00e9chants du Sahara et les multiples activit\u00e9s de l&rsquo;homme.<\/p>\n<p>Ce qui importe avant tout, c&rsquo;est de ne pas perdre de temps. La d\u00e9t\u00e9rioration de nos r\u00e9serves d&rsquo;eau se poursuit \u00e0 une allure d\u00e9concertante. Le pressant devoir de prot\u00e9ger la vie humaine en sauvant la plus vitale de ses ressources ne peut plus \u00eatre remis \u00e0 plus tard.<\/p>\n<h3>L&rsquo;hydrologie<\/h3>\n<p>On entend par \u00ab\u00a0cycle hydrologique\u00a0\u00bb le mouvement circulaire de l&rsquo;eau entre l&rsquo;atmosph\u00e8re et le sol par voie de pr\u00e9cipitation d&rsquo;une part et entre le sol et l&rsquo;atmosph\u00e8re par voie d&rsquo;\u00e9vaporation d&rsquo;autre part. L&rsquo;hydrologie est la science de l&rsquo;eau, de sa formation, de son \u00e9coulement et de sa distribution\u00a0; de ses propri\u00e9t\u00e9s chimiques et physiques\u00a0; de l&rsquo;influence qu&rsquo;elle exerce ou qu&rsquo;elle subit par rapport au milieu ambiant et aux diverses formes d&rsquo;activit\u00e9 humaines.<\/p>\n<p>Beaucoup d&rsquo;aspects des relations qui existent entre l&rsquo;eau et les autres choses demeurent obscurs, mais on sait que l&rsquo;action la plus n\u00e9faste de l&rsquo;homme civilis\u00e9 sur son milieu a \u00e9t\u00e9 le bouleversement du cycle hydrologique. \u00ab\u00a0Il est possible, dit un hydrologue, que cela r\u00e9duise la quantit\u00e9 des pr\u00e9cipitations. Ce qui est certain, en tout cas, c&rsquo;est que cela r\u00e9duit, dans une mesure critique, la quantit\u00e9 d&rsquo;eau mise \u00e0 la disposition de l&rsquo;homme.\u00a0\u00bb Si ce cycle allait s&rsquo;arr\u00eater pour une raison d&rsquo;ordre cosmique, la totalit\u00e9 de l&rsquo;eau finirait par s&rsquo;immobiliser dans les oc\u00e9ans et la vie ne pourrait subsister que dans les mers.<\/p>\n<p>C&rsquo;est parce que ces v\u00e9rit\u00e9s aussi \u00e9l\u00e9mentaires que capitales \u00e9chappent \u00e0 l&rsquo;attention du public en g\u00e9n\u00e9ral qu&rsquo;il nous a \u00e9t\u00e9 impossible de pr\u00e9voir en temps voulu les funestes effets de l&rsquo;activit\u00e9 de l&rsquo;homme sur l&rsquo;ordre naturel des choses. Nous ne comprenons pas encore les forces que nous avons r\u00e9ussi \u00e0 ma\u00eetriser. Sans le secours de la science, nous nous acheminons vers des probl\u00e8mes encore plus graves et plus nombreux, et m\u00eame vers notre extinction \u00e9ventuelle.<\/p>\n<p>La t\u00e2che la plus urgente est de recueillir des observations et des renseignements de base, gr\u00e2ce auxquels les chercheurs seront en mesure d&rsquo;\u00e9tablir des principes et d&rsquo;\u00e9laborer des th\u00e9ories qui permettront de formuler des pr\u00e9visions sur l&rsquo;\u00e9volution du probl\u00e8me de l&rsquo;eau. Des solutions pratiques contribueront ensuite \u00e0 nous ouvrir de nouvelles possibilit\u00e9s et \u00e0 assurer l&rsquo;exploitation rationnelle de nos ressources en eau.<\/p>\n<p>Le travail pr\u00e9liminaire qui s&rsquo;impose n&rsquo;est pas facile. Nous avons trop peu de sp\u00e9cialistes en hydrologie. Il existe un grand besoin de nouvelles recrues dans cette branche de la science qui offre un vaste et magnifique champ d&rsquo;int\u00e9r\u00eat et d&rsquo;action aux hommes de science d&rsquo;aujourd&rsquo;hui et de demain.<\/p>\n<h3>La d\u00e9cennie hydrologique<\/h3>\n<p>La D\u00e9cennie hydrologique internationale est n\u00e9e des d\u00e9lib\u00e9rations de la conf\u00e9rence de l&rsquo;Union g\u00e9od\u00e9sique et g\u00e9ophysique internationale \u00e0 Helsinki en 1960\u00a0; un an plus tard, le projet recevait l&rsquo;approbation de l&rsquo;Unesco, de l&rsquo;Organisation mondiale de la m\u00e9t\u00e9orologie, de l&rsquo;Association internationale d&rsquo;hydrologie scientifique et d&rsquo;autres organisations internationales. La r\u00e9union pr\u00e9paratoire, qui s&rsquo;est tenue \u00e0 Paris en 1963, groupait des repr\u00e9sentants de 48 pays, et la conf\u00e9rence de sp\u00e9cialistes, convoqu\u00e9e en 1964, comptait 57 d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s. Il s&rsquo;agit v\u00e9ritablement d&rsquo;une grande initiative internationale dans le domaine de la collaboration scientifique.<\/p>\n<p>Les programmes de recherches diff\u00e9reront d&rsquo;un pays \u00e0 l&rsquo;autre. En Am\u00e9rique du Nord et en Europe, l&rsquo;accent sera mis sur certains travaux compliqu\u00e9s comme l&rsquo;effet du transport des s\u00e9diments sur la dur\u00e9e des barrages et le mouvement d&rsquo;infiltration des eaux de pluie dans les r\u00e9servoirs souterrains. Dans les pays moins d\u00e9velopp\u00e9s, les efforts porteront sur la mesure syst\u00e9matique et continue du d\u00e9bit des cours d&rsquo;eau et du niveau des nappes souterraines, de fa\u00e7on \u00e0 aligner la consommation sur les ressources disponibles.<\/p>\n<p>Tout cela ne saurait se faire du jour au lendemain\u00a0; c&rsquo;est pourquoi on s&rsquo;est r\u00e9serv\u00e9 dix ann\u00e9es pour mener la t\u00e2che \u00e0 bonne fin. Les pr\u00e9cipitations et le ruissellement de l&rsquo;eau varient d&rsquo;ann\u00e9e en ann\u00e9e dans chaque pays, et une d\u00e9cennie, c&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 trop peu pour effectuer toutes les mesures n\u00e9cessaires. Les renseignements recueillis suffiront cependant pour que cette p\u00e9riode marque l&rsquo;un des grands tournants de l&rsquo;histoire.<\/p>\n<p>Tout comme l&rsquo;Ann\u00e9e g\u00e9ophysique internationale a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 l&rsquo;existence de forces spatiales et de ph\u00e9nom\u00e8nes qui seront des plus utiles \u00e0 la science, la d\u00e9cennie de recherches sur les ressources en eau du globe et l&rsquo;ensemble des besoins apportera des connaissances nouvelles et encore insoup\u00e7onn\u00e9es, d&rsquo;une importance vitale pour la continuation de la vie humaine.<\/p>\n<h3>La contribution du Canada<\/h3>\n<p>Le Canada participera aux travaux \u00e0 la fois par int\u00e9r\u00eat et par devoir de solidarit\u00e9 internationale. Il y a dans notre pays des r\u00e9gions qui souffrent de s\u00e9cheresses p\u00e9riodiques, tandis que d&rsquo;autres sont expos\u00e9es aux inondations. Notre \u00e9conomie industrielle est en grande partie tributaire de l&rsquo;\u00e9nergie hydro-\u00e9lectrique \u00e0 bon march\u00e9, ce qui n\u00e9cessite un approvisionnement d&rsquo;eau s\u00fbr et stable. Dans l&rsquo;Alberta et la Saskatchewan, 1,500,000 acres de terrain sont actuellement soumises \u00e0 l&rsquo;irrigation.<\/p>\n<p>Des sp\u00e9cialistes pr\u00e9voient que l&rsquo;on d\u00e9pensera au Canada, pendant les dix prochaines ann\u00e9es, plus de 3,000 millions de dollars dans le domaine de l&rsquo;am\u00e9nagement hydro-\u00e9lectrique, de la lutte contre les inondations, de la conservation de l&rsquo;eau et des travaux d&rsquo;irrigation. Les recherches internationales effectu\u00e9es au cours de la D\u00e9cennie hydrologique ne pourront que favoriser l&rsquo;\u00e9tude et la bonne ex\u00e9cution de toutes ces entreprises.<\/p>\n<p>Notre collaboration consistera notamment \u00e0 \u00e9tablir un inventaire national de nos ressources et de nos besoins en eau, \u00e0 cr\u00e9er des stations pour r\u00e9unir les donn\u00e9es, \u00e0 assurer la classification des renseignements m\u00e9t\u00e9orologiques et \u00e0 accro\u00eetre nos services d&rsquo;observation. Des recherches sp\u00e9ciales seront entreprises sur la formation et la fonte de la glace dans les lacs et les cours d&rsquo;eau, l&rsquo;effet de la glace sur le d\u00e9bit des fleuves, l&rsquo;application des informations recueillies par les satellites m\u00e9t\u00e9orologiques au calcul des couches de neige et de glace dans les r\u00e9gions \u00e9loign\u00e9es, les techniques de localisation des nappes d&rsquo;eau souterraine dans les prairies et les m\u00e9thodes d&rsquo;\u00e9tude de l&rsquo;\u00e9coulement de l&rsquo;eau, des pr\u00e9cipitations et de l&rsquo;\u00e9vaporation.<\/p>\n<p>Le soin de coordonner les travaux a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9 au Comit\u00e9 canadien de la D\u00e9cennie hydrologique internationale cr\u00e9\u00e9 par le Conseil national de recherches. Ce comit\u00e9 se compose de repr\u00e9sentants de divers organismes f\u00e9d\u00e9raux et provinciaux ainsi que des universit\u00e9s. Pour \u00e9laborer le programme de travail du Canada, il a fait appel \u00e0 l&rsquo;aide du sous-comit\u00e9 de l&rsquo;hydrologie du Conseil de recherches, de m\u00eame qu&rsquo;\u00e0 celle du sous-comit\u00e9 de glaciologie \u00e9tant donn\u00e9 que les glaciers forment une partie importante de nos r\u00e9serves d&rsquo;eau.<\/p>\n<p>Pour remplir les devoirs que lui impose la D\u00e9cennie hydrologique et pour assurer la bonne administration de ses ressources, le Canada doit disposer d&rsquo;un r\u00e9seau de stations d&rsquo;observation consid\u00e9rablement accru. D&rsquo;apr\u00e8s un rapport pr\u00e9sent\u00e9 au Conseil national de recherches, il n&rsquo;existe aucune r\u00e9gion tant soit peu \u00e9tendue, au Canada, qui soit dot\u00e9e de services suffisants d&rsquo;observation hydrom\u00e9t\u00e9orologique. En mati\u00e8re de pluviographes, par exemple, le Canada accuse un retard notable par rapport \u00e0 d&rsquo;autres pays ayant \u00e0 peu pr\u00e8s le m\u00eame niveau de d\u00e9veloppement \u00e9conomique. La Nouvelle-Z\u00e9lande compte 14.2 pluviographes par 1,000 milles carr\u00e9s de territoire habit\u00e9, alors que le Canada n&rsquo;en a qu&rsquo;un, et 6.1 appareils pour 10,000 habitants contre 1.1 pour notre pays. Avec le Royaume-Uni, l&rsquo;U.R.S.S, et les \u00c9tats-Unis, la comparaison est beaucoup plus d\u00e9favorable encore.<\/p>\n<p>Une autre entreprise importante consistera \u00e0 choisir 75 bassins hydrographiques de dimension moyenne et repr\u00e9sentant toutes les vari\u00e9t\u00e9s de climat, de sols, de qualit\u00e9 d&rsquo;eau et de v\u00e9g\u00e9tation que l&rsquo;on trouve au Canada. Des instruments sp\u00e9ciaux seront ensuite utilis\u00e9s pour mesurer les pr\u00e9cipitations, l&rsquo;\u00e9coulement de l&rsquo;eau, les nappes souterraines et l&rsquo;\u00e9vaporation dans ces bassins.<\/p>\n<p>Environ six petits bassins hydrographiques serviront \u00e0 d\u00e9terminer les effets des changements apport\u00e9s par l&rsquo;homme dans l&rsquo;\u00e9quilibre hydrologique des bassins naturels. On fera des \u00e9tudes sur l&rsquo;ass\u00e8chement des mar\u00e9cages, les cons\u00e9quences de la coupe des arbres, l&rsquo;irrigation et l&rsquo;\u00e9rosion. Certains bassins seront choisis comme \u00ab\u00a0milieux naturels\u00a0\u00bb. Rien n&rsquo;y sera d\u00e9rang\u00e9, sauf l&rsquo;installation des instruments n\u00e9cessaires pour obtenir une base permanente de comparaison avec les bassins soumis aux d\u00e9pradations de l&rsquo;homme.<\/p>\n<p>Il est manifeste, d&rsquo;apr\u00e8s cette liste partielle des travaux, que le Canada aura beaucoup \u00e0 faire pendant la D\u00e9cennie hydrographique internationale. L&rsquo;une de ses premi\u00e8res t\u00e2ches essentielles sera d&rsquo;encourager la formation d&rsquo;ing\u00e9nieurs et de sp\u00e9cialistes en hydrologie et dans les sciences connexes. Une s\u00e9rie de cycles d&rsquo;\u00e9tudes a \u00e9t\u00e9 organis\u00e9e en vue de pr\u00e9parer une partie du personnel qui sera n\u00e9cessaire.<\/p>\n<h3>L&rsquo;urgence des recherches<\/h3>\n<p>On ne saurait trop r\u00e9p\u00e9ter que l&rsquo;eau douce est une mati\u00e8re d&rsquo;une importance critique et que la conservation et l&rsquo;usage rationnel de l&rsquo;eau auront une influence d\u00e9cisive sur le bien-\u00eatre futur de l&rsquo;humanit\u00e9.<\/p>\n<p>Personne n&rsquo;ignore l&rsquo;\u00e9tat de pollution croissante de nos lacs et de nos cours d&rsquo;eau, et les hydrologues ont conscience du danger qui menace l&rsquo;ensemble de notre \u00e9conomie hydraulique. Ce que l&rsquo;on a tendance \u00e0 oublier, c&rsquo;est que la consommation en eau propre \u00e0 l&rsquo;alimentation, aux besoins industriels et \u00e0 l&rsquo;irrigation se rapproche du point critique du non-retour.<\/p>\n<p>Il est clair que le probl\u00e8me ne concerne pas uniquement les terres arides. En r\u00e9alit\u00e9, plus le niveau de vie sera \u00e9lev\u00e9, plus on demandera d&rsquo;eau pour subvenir aux besoins des foyers, des industries et de l&rsquo;agriculture, et pour nous d\u00e9barrasser de nos d\u00e9chets. D&rsquo;apr\u00e8s les pr\u00e9visions du D\u00e9partement de l&rsquo;Int\u00e9rieur des \u00c9tats-Unis, la consommation d&rsquo;eau s&rsquo;\u00e9tablira \u00e0 la moyenne journali\u00e8re de 359,000 millions de gallons en 1965, ce qui repr\u00e9sente une augmentation de 100,000 millions par jour pendant la derni\u00e8re d\u00e9cennie et de pr\u00e8s de 320,000 millions depuis le d\u00e9but du si\u00e8cle. En 1980, la consommation sera de l&rsquo;ordre de 600,000 millions de gallons.<\/p>\n<p>Le Sud-ouest de l&rsquo;Ontario, situ\u00e9 entre deux des plus grands lacs du monde, a d\u00e9j\u00e0 subi les atteintes d&rsquo;une s\u00e9cheresse qui r\u00e9duit sa r\u00e9colte de bl\u00e9 d&rsquo;hiver et nuit \u00e0 l&rsquo;industrie laiti\u00e8re et \u00e0 la production du boeuf de boucherie. \u00c0 Dallas, au Texas, les habitants de la ville ont fait la queue pour acheter de l&rsquo;eau \u00e0 cinquante cents le gallon\u00a0; \u00e0 New Jersey, un robinet qui fuit peut valoir trente jours de prison \u00e0 son propri\u00e9taire\u00a0; dans d&rsquo;autres parties du pays, on a ferm\u00e9 des \u00e9coles, limit\u00e9 des industries, suspendu des constructions et interdit les lavages d&rsquo;autos \u00e0 cause de la raret\u00e9 de l&rsquo;eau.<\/p>\n<p>L&rsquo;effort international inaugur\u00e9 par l&rsquo;Unesco n&rsquo;est donc pas un simple exercice sp\u00e9culatif. La n\u00e9cessit\u00e9 absolue d&rsquo;atteindre \u00e0 un plus haut degr\u00e9 d&rsquo;am\u00e9nagement rationnel des ressources en eau, fond\u00e9e sur des connaissances d\u00e9taill\u00e9es et authentiques, est un fait reconnu. Nous avons besoin de renseignements s\u00fbrs, afin de pouvoir \u00e9laborer sur une base solide les mesures voulues pour tirer le maximum d&rsquo;utilit\u00e9 de l&rsquo;eau destin\u00e9e \u00e0 l&rsquo;agriculture, au foyer, \u00e0 la production d&rsquo;\u00e9nergie \u00e9lectrique, \u00e0 la navigation et \u00e0 l&rsquo;industrie, tout en nous appliquant \u00e0 r\u00e9duire au minimum les cons\u00e9quences funestes des inondations, de la pollution, de la salinisation et de la d\u00e9gradation des cours d&rsquo;eau.<\/p>\n<h3>Le dessalement de l&rsquo;eau de mer<\/h3>\n<p>L&rsquo;eau de mer contient environ une once et demie de sel par pinte, et personne encore n&rsquo;a d\u00e9couvert une m\u00e9thode de dessalement vraiment \u00e9conomique. Les recherches se poursuivent dans plusieurs voies assez prometteuses, mais la solution pratique ne s&rsquo;annonce pas pour bient\u00f4t.<\/p>\n<p>Seules des situations \u00e9conomiques ou g\u00e9ographiques d&rsquo;un caract\u00e8re sp\u00e9cial ont pu justifier jusqu&rsquo;ici la cr\u00e9ation de grandes usines de dessalement. Il en existe une \u00e0 Kowe\u00eft, sur la c\u00f4te du golfe Persique. D&rsquo;immenses installations de distillation, aliment\u00e9es au gaz naturel ou au p\u00e9trole y ont \u00e9t\u00e9 construites\u00a0; elles produisent aujourd&rsquo;hui plus de dix millions de gallons d&rsquo;eau douce par jour.<\/p>\n<p>Certains chercheurs sont d&rsquo;avis qu&rsquo;il y a une autre solution qui peut avantageusement remplacer le dessalement. Les habitants du d\u00e9sert ont habitu\u00e9 certains animaux, comme le chameau et le caracul, \u00e0 boire de l&rsquo;eau \u00e0 forte teneur en sel, et leurs troupeaux engraissent et se reproduisent normalement. On affirme d&rsquo;autre part qu&rsquo;il serait possible d&rsquo;irriguer les terres agricoles avec de l&rsquo;eau aussi sal\u00e9e que l&rsquo;eau de mer.<\/p>\n<p>L&rsquo;id\u00e9al serait naturellement d&rsquo;organiser l&#8217;emploi de nos ressources en eau douce de telle sorte que nous ne soyons pas forc\u00e9s de faire appel \u00e0 l&rsquo;eau dispendieuse des oc\u00e9ans, et d&rsquo;assurer la protection de nos nappes d&rsquo;eau souterraines contre la contamination par l&rsquo;eau sal\u00e9e.<\/p>\n<h3>Les r\u00e9servoirs souterrains<\/h3>\n<p>Le Service des lev\u00e9s g\u00e9ologiques des \u00c9tats-Unis a dress\u00e9 une liste de trente probl\u00e8mes relatifs aux eaux souterraines, o\u00f9 des recherches s&rsquo;imposent sans retard. Un sp\u00e9cialiste va m\u00eame jusqu&rsquo;\u00e0 dire qu&rsquo;il n&rsquo;y a eu en r\u00e9alit\u00e9 aucun progr\u00e8s fondamental dans la connaissance de l&rsquo;hydrologie souterraine et des principes de l&rsquo;hydraulique au cours des vingt-cinq derni\u00e8res ann\u00e9es.<\/p>\n<p>La plupart des roches, de m\u00eame que les couches de sable, de gravier, de glaise et de boue qui forment le sol, comportent des parties poreuses. Leur degr\u00e9 de porosit\u00e9 est cependant tr\u00e8s variable\u00a0: presque nul dans le cas des roches tr\u00e8s dures qui ont fait \u00e9ruption de l&rsquo;int\u00e9rieur embras\u00e9 de la terre, elle atteint jusqu&rsquo;\u00e0 35% dans certains terrains tr\u00e8s meubles. Si les pores sont reli\u00e9s les uns aux autres, l&rsquo;eau peut s&rsquo;infiltrer dans l&rsquo;\u00e9corce terrestre, et l&rsquo;on dit alors que la roche est perm\u00e9able.<\/p>\n<p>Telle est l&rsquo;origine de la r\u00e9serve d&rsquo;eau que nous sommes port\u00e9s, \u00e0 tort, \u00e0 consid\u00e9rer comme un don gratuit et in\u00e9puisable. Elle est 3,000 fois plus importante que la masse d&rsquo;eau qui peut se trouver \u00e0 un moment quelconque dans l&rsquo;ensemble des cours d&rsquo;eau de notre plan\u00e8te, vingt fois plus grande que la quantit\u00e9 d&rsquo;eau que renferment toutes les mers int\u00e9rieures et d&rsquo;eau douce du globe. On peut en estimer le volume \u00e0 un million de milles cubes. Certaines eaux ainsi emmagasin\u00e9es dans le sous-sol datent de plusieurs milliers d&rsquo;ann\u00e9es.<\/p>\n<p>Mais il ne suffit pas de conna\u00eetre l&rsquo;existence des nappes souterraines pour savoir dans quelle mesure nous pouvons compter sur cette r\u00e9serve. Nous ignorons ce qui se passe exactement dans les entrailles de la terre. Quelle forme (liquide ou gazeuse) l&rsquo;eau rev\u00eat-elle dans les profondeurs\u00a0? Quelles forces agissent sur elle\u00a0? Combien de temps va durer cette humidit\u00e9 qui fait vivre les plantes\u00a0? Quel r\u00f4le joue la for\u00eat dans l&rsquo;acheminement de l&rsquo;eau vers les r\u00e9servoirs souterrains\u00a0? Voil\u00e0 autant de probl\u00e8mes qui demeurent myst\u00e9rieux et auxquels on peut esp\u00e9rer que la D\u00e9cennie hydrologique internationale apportera une solution plus ou moins d\u00e9finitive.<\/p>\n<p>L&rsquo;eau souterraine n&rsquo;est pas une ressource naturelle perp\u00e9tuellement renouvelable. Si l&rsquo;on veut la faire durer pour le plus grand bien de l&rsquo;esp\u00e8ce humaine, il importe d&rsquo;en reconstituer les stocks. Comme on l&rsquo;a dit, l&rsquo;homme est le seul \u00e9l\u00e9ment de d\u00e9sordre dans un monde par ailleurs bien ordonn\u00e9. C&rsquo;est \u00e0 lui qu&rsquo;il incombe, par cons\u00e9quent, de rem\u00e9dier \u00e0 ses pillages. \u00c0 l&rsquo;heure actuelle, ses pr\u00e9l\u00e8vements sur la r\u00e9serve souterraine exc\u00e8dent \u00e0 coup s\u00fbr les possibilit\u00e9s de r\u00e9approvisionnement.<\/p>\n<h3>L&rsquo;homme et la nature<\/h3>\n<p>Il est temps que l&rsquo;homme commence \u00e0 se montrer plus respectueux envers le milieu dans lequel il vit. Plus la technique \u00e9volue, plus nous nous adonnons, semble-t-il, \u00e0 des activit\u00e9s nuisibles pour la nature.<\/p>\n<p>Quelles sont ces activit\u00e9s\u00a0? Nous changeons les conditions climatiques et hydrologiques en construisant des ouvrages de g\u00e9nie hydrauliques\u00a0; en b\u00e2tissant des villes, en d\u00e9frichant des terres, en ass\u00e9chant des marais, nous modifions la quantit\u00e9 et la qualit\u00e9 de l&rsquo;eau de nos bassins fluviaux, de nos gisements souterrains et du sol\u00a0; enfin, nous d\u00e9naturons trop souvent l&rsquo;eau en l&rsquo;utilisant \u00e0 des fins industrielles, agricoles et domestiques.<\/p>\n<p>Nous en avons un exemple typique dans la pollution des eaux courantes par les d\u00e9chets des grandes villes et le ruissellement empoisonn\u00e9 des insecticides. On conna\u00eet la valeur de l&rsquo;eau propre dans l&rsquo;alimentation humaine, et pourtant les municipalit\u00e9s continuent de voter contre le traitement appropri\u00e9 des eaux d&rsquo;\u00e9gout et les autorit\u00e9s sup\u00e9rieures du gouvernement h\u00e9sitent \u00e0 imposer l&rsquo;interdiction \u00e0 ceux qui d\u00e9versent des mati\u00e8res nuisibles dans les rivi\u00e8res et les fleuves. La D\u00e9cennie hydrologique internationale aura accompli une oeuvre \u00e9minemment utile m\u00eame si elle ne parvient qu&rsquo;\u00e0 faire comprendre leur responsabilit\u00e9 \u00e0 ceux qui peuvent quelque chose pour rem\u00e9dier \u00e0 cette d\u00e9sastreuse situation.<\/p>\n<p>La pollution n&rsquo;est pas un probl\u00e8me nouveau, mais c&rsquo;est un probl\u00e8me qui fait boule de neige en raison des besoins de plus en plus artificiels de la soci\u00e9t\u00e9. Le tourbillon des progr\u00e8s techniques et de l&rsquo;expansion urbaine devait accro\u00eetre le volume et la multitude de plus en plus nombreuse des d\u00e9chets industriels et m\u00e9nagers qui contaminent nos eaux\u00a0: d\u00e9tergents, insecticides, compos\u00e9s chimiques et r\u00e9sidus radioactifs des fabrications atomiques. Les nappes d&rsquo;huile que r\u00e9pandent les cargos sur les mers int\u00e9rieures aggravent encore la menace, car elles ont pour effet de retarder le processus naturel d&rsquo;auto\u00e9puration du milieu en diminuant le pouvoir de r\u00e9oxyg\u00e9nation de l&rsquo;eau, c&rsquo;est-\u00e0-dire la capacit\u00e9 que poss\u00e8de l&rsquo;eau d&rsquo;absorber l&rsquo;oxyg\u00e8ne de l&rsquo;air.<\/p>\n<h3>Nous n&rsquo;avons plus le choix<\/h3>\n<p>Qu&rsquo;adviendra-t-il si nous n\u00e9gligeons de recueillir des renseignements et de les utiliser \u00e0 bon escient\u00a0? La r\u00e9ponse \u00e0 cette question est inscrite dans les ruines des civilisations anciennes, qui \u00e9taient \u00e0 leur \u00e9poque aussi \u00e9volu\u00e9es que la n\u00f4tre \u00e0 l&rsquo;heure actuelle.<\/p>\n<p>La solution du probl\u00e8me de l&rsquo;eau consistait autrefois \u00e0 \u00e9migrer vers des r\u00e9gions dont les ressources \u00e9taient encore intactes. Aujourd&rsquo;hui la chose n&rsquo;est plus possible et la civilisation risque de mourir de soif. S&rsquo;il ne s&rsquo;agit pas, comme le dit Raymond Furon, dans <em>Le Probl\u00e8me de l&rsquo;eau dans le monde<\/em>, de pr\u00e9voir le genre de mort promis \u00e0 nos successeurs imm\u00e9diats, il faut bien reconna\u00eetre que l&rsquo;eau commence \u00e0 manquer et qu&rsquo;en l&rsquo;an 2,000 il ne nous restera peut-\u00eatre plus que la mer \u00e0 boire.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"author":86,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[37],"class_list":["post-2332","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-37"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 46, N\u00b0 3 - Mars 1965 - Le Canada et la D\u00e9cennie hydrologique - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-46-n-3-mars-1965-le-canada-et-la-decennie-hydrologique\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 46, N\u00b0 3 - Mars 1965 - Le Canada et la D\u00e9cennie hydrologique\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Parce que l&rsquo;eau est au centre des besoins mat\u00e9riels de l&rsquo;humanit\u00e9, tous les pays du monde ont d\u00e9cid\u00e9 d&rsquo;unir leurs efforts pour \u00e9tudier, au cours des dix prochaines ann\u00e9es, ce que l&rsquo;on est convenu d&rsquo;appeler le probl\u00e8me de l&rsquo;eau. 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