{"id":2320,"date":"1952-03-01T06:00:00","date_gmt":"1952-03-01T06:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/mars-1952-hygiene-mentale\/"},"modified":"2022-10-11T13:45:05","modified_gmt":"2022-10-11T13:45:05","slug":"mars-1952-hygiene-mentale","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/mars-1952-hygiene-mentale\/","title":{"rendered":"Mars 1952 &#8211; Hygi\u00e8ne mentale"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Il reste encore beaucoup \u00e0 faire dans le domaine de l&rsquo;hygi\u00e8ne mentale, mais l&rsquo;avenir para\u00eet plus brillant sous deux rapports. Les Canadiens commencent \u00e0 se rendre compte qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas lieu d&rsquo;avoir honte des affections mentales et de s&rsquo;en cacher, tandis que les gouvernements canadiens affectent des subventions plus g\u00e9n\u00e9reuses pour leur traitement.<\/p>\n<p>Les psychoses ou maladies mentales n&rsquo;ont rien de d\u00e9shonorant. Ceux qui en souffrent sont tout simplement des malades. Nous ne croyons plus, comme autrefois, que leur \u00e9tat est d\u00fb \u00e0 une faiblesse de caract\u00e8re contre laquelle ils pourraient r\u00e9agir, ou qu&rsquo;ils sont poss\u00e9d\u00e9s par des d\u00e9mons. Une affection mentale n&rsquo;est pas plus honteuse pour le malade ou sa famille qu&rsquo;une foulure ou une entorse.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;y a rien d&rsquo;\u00e9tonnant \u00e0 ce que l&rsquo;esprit soit sujet \u00e0 des maladies aussi bien que le corps. Le cerveau humain est le plus compliqu\u00e9 de tous les appareils dont nous ayons connaissance. Un grand neurologue a dit\u00a0: \u00ab\u00a0Si on pouvait mettre tout le mat\u00e9riel de t\u00e9l\u00e9graphe, t\u00e9l\u00e9phone et radio de l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord dans un bocal d&rsquo;un demi-gallon, le contenu serait moins compliqu\u00e9 que les trois chopines de cerveau que contient votre cr\u00e2ne ou le mien.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Quels sont les signes de la sant\u00e9 mentale\u00a0? Pas simplement l&rsquo;absence de maladie, mais une profonde sensation de bien-\u00eatre. C&rsquo;est le sentiment d&rsquo;\u00eatre en parfaite harmonie avec le monde et nos semblables. C&rsquo;est \u00eatre capable de ne pas perdre notre calme, d&rsquo;avoir l&rsquo;esprit en \u00e9veil, de respecter les convenances, d&rsquo;avoir bon caract\u00e8re et de faire preuve de bonne humeur.<\/p>\n<p>Jouir de toutes ses facult\u00e9s mentales, c&rsquo;est se conna\u00eetre, s&rsquo;accepter comme tel et se conduire en cons\u00e9quence. Une brochure sur le sujet dit que ceux qui sont en pleine possession de toutes leurs facult\u00e9s mentales sont \u00e0 l&rsquo;aise dans leur esprit ainsi que dans leurs rapports avec leurs semblables, et capables d&rsquo;affronter les vicissitudes de la vie.<\/p>\n<h3>La situation au Canada<\/h3>\n<p>Si nous prenons cela comme mesure, nous nous rendrons compte qu&rsquo;il reste encore beaucoup \u00e0 faire avant que tous les Canadiens en soient l\u00e0. Les personnes atteintes d&rsquo;affections mentales occupent la moiti\u00e9 de tous les lits d&rsquo;h\u00f4pitaux. Une personne sur dix souffre de psycho-n\u00e9vroses, plus ou moins s\u00e9rieuses, durant sa vie, et une sur vingt fait un s\u00e9jour dans une maison de sant\u00e9 ou re\u00e7oit les soins d&rsquo;un psychiatre. Trente pour cent de la population ne jouit pas de toutes ses facult\u00e9s par suite de complications mentales. Le reste b\u00e9n\u00e9ficierait de mesures pr\u00e9ventives.<\/p>\n<p>En 17 ans, le nombre d&rsquo;intern\u00e9s dans les maisons de sant\u00e9 du Canada a augment\u00e9 de 65 pour cent, et il y en a maintenant plus de 50,000. Cela ne constitue pas toutefois une augmentation r\u00e9elle en affections mentales car il faut tenir compte de l&rsquo;accroissement de la population, de la plus grande confiance qu&rsquo;inspirent les soins donn\u00e9s aux malades dans les maisons de sant\u00e9, et du fait que nous devenons plus vieux.<\/p>\n<p>L&rsquo;an dernier, les frais de soins et de traitement \u00e9taient au taux de 34 millions de dollars par an et, de plus, le pays a perdu 500 millions en salaires et productivit\u00e9.<\/p>\n<p>Les maisons de sant\u00e9 jouent encore le principal r\u00f4le dans le r\u00e9tablissement des facult\u00e9s mentales. C&rsquo;est l\u00e0 un fait reconnu par le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral qui, en cons\u00e9quence, a annonc\u00e9 il y a quatre ans, des subventions pour l&rsquo;agrandissement des institutions psychiatriques.<\/p>\n<p>Les dispositions concernant l&rsquo;hygi\u00e8ne publique \u00e9tant principalement du ressort des provinces, le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral avance les fonds \u00e0 celles-ci au fur et \u00e0 mesure des besoins. En janvier de cette ann\u00e9e-ci 8,019 lits avaient \u00e9t\u00e9 ajout\u00e9s dans les asiles en vertu du plan repr\u00e9sentant 30 pour cent des besoins pr\u00e9vus.<\/p>\n<p>Quoique les maisons de sant\u00e9 gu\u00e9rissent le plus grand nombre de personnes atteintes de maladies mentales, ce n&rsquo;est g\u00e9n\u00e9ralement pas \u00e0 elles qu&rsquo;on s&rsquo;adresse d&rsquo;abord. Il existe g\u00e9n\u00e9ralement dans chaque localit\u00e9 des services ou cliniques sous la direction de professionnels dans trois domaines\u00a0: psychiatrie, psychologie et oeuvres sociales.<\/p>\n<p>Ces cliniques, aid\u00e9es par des subventions gouvernementales, ne sauraient \u00e9videmment que servir \u00e0 r\u00e9duire le nombre d&rsquo;admissions dans les h\u00f4pitaux. La clinique, tout en \u00e9tant le principal agent de pr\u00e9vention, fournit le meilleur moyen de traiter un grand nombre de gens qui exigent des soins sp\u00e9ciaux sans pour cela entrer \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital.<\/p>\n<p>Au premier rang des entreprises vou\u00e9es au traitement des affections mentales au Canada, il faut citer la Canadian Mental Health Association, fond\u00e9e en 1918. Le Canada a \u00e9t\u00e9 le second pays du monde qui a \u00e9tabli une organisation nationale b\u00e9n\u00e9vole pour la propagation de l&rsquo;hygi\u00e8ne mentale.<\/p>\n<p>Le comit\u00e9 a cr\u00e9\u00e9 deux instituts, The Institute for Child Study \u00e0 Toronto, et l&rsquo;Institut d&rsquo;hygi\u00e8ne mentale \u00e0 Montr\u00e9al, qui ont \u00e9t\u00e9 absorb\u00e9s par les universit\u00e9s lorsque leur utilit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e. Le Comit\u00e9 a \u00e9galement organis\u00e9 un programme de radio, et distribu\u00e9 des films et des brochures.<\/p>\n<h3>Complications mentales<\/h3>\n<p>Du moment que le corps humain est sujet \u00e0 de l\u00e9g\u00e8res indispositions ou de graves maladies, \u00e0 un mal qui commence et finit subitement, ou \u00e0 une maladie chronique qui dure longtemps, pourquoi l&rsquo;esprit ne serait-il pas sujet \u00e0 toutes sortes de troubles, graves ou l\u00e9gers.<\/p>\n<p>Un trouble mental n&rsquo;est pas aussi facilement discernable qu&rsquo;un mal physique. La conduite d&rsquo;une personne atteinte d&rsquo;une affection mentale diff\u00e8re simplement de la normale. Sa maladie est une question de degr\u00e9. Elle est tant\u00f4t \u00ab\u00a0fonctionnelle\u00a0\u00bb, ce qui signifie qu&rsquo;elle n&rsquo;est accompagn\u00e9e d&rsquo;aucun sympt\u00f4me physique, et tant\u00f4t \u00ab\u00a0organique\u00a0\u00bb, c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00e9videmment due \u00e0 des causes physiques, telles que la vieillesse, une tumeur du cerveau, l&rsquo;alcoolisme, ou des infections.<\/p>\n<p>En tout cas, ceci est certain\u00a0: les complications mentales et nerveuses auxquelles nous sommes tous sujets, et qui nous rendent d\u00e9sorient\u00e9s et malheureux, ne diff\u00e8rent qu&rsquo;en degr\u00e9 des affections mentales plus graves dont seuls les soins d&rsquo;un m\u00e9decin peuvent nous gu\u00e9rir.<\/p>\n<p>Ces l\u00e9gers troubles, quand on les m\u00e9conna\u00eet ou les ignore, produisent souvent de graves complications sociales comme les d\u00e9lits juv\u00e9niles, l&rsquo;usage de narcotiques, l&rsquo;alcoolisme chronique, les infractions, et la d\u00e9sertion du foyer conjugal.<\/p>\n<h3>Causes de neurasth\u00e9nie<\/h3>\n<p>Notre syst\u00e8me nerveux est le m\u00e9canisme le plus complexe de l&rsquo;univers. \u00c0 notre \u00e9poque, il est soumis \u00e0 des fatigues et des \u00e9preuves extraordinaires.<\/p>\n<p>La neurasth\u00e9nie semble parfois avoir pour cause un malheur ou un soudain revers de fortune, mais cela n&rsquo;est que la g\u00e2chette qui fait partir une arme d\u00e9j\u00e0 charg\u00e9e.<\/p>\n<p>Apparemment, il suffit de peu de chose. Par exemple, un homme d&rsquo;affaires \u00e9tait sur le point de perdre la t\u00eate. Le docteur d\u00e9couvrit que sa femme, avec les meilleures intentions du monde, lui d\u00e9fendait de parler de ses affaires \u00e0 la maison. Elle invitait des amis et faisait de son mieux pour lui faire passer agr\u00e9ablement la soir\u00e9e. Mais ce dont il avait r\u00e9ellement besoin \u00e9tait de verser ses ennuis dans une oreille sympathique.<\/p>\n<p>La peur est une des principales causes de n\u00e9vrose. Il y a toutes sortes de peurs, r\u00e9elles et imaginaires. Une autorit\u00e9 les divise ainsi\u00a0: la peur sans objet ou raison est une n\u00e9vrose du genre angoisse\u00a0; la peur persistante et p\u00e9riodique, \u00e9trang\u00e8re \u00e0 la personnalit\u00e9, est une obsession\u00a0; la peur qui oblige \u00e0 commettre un acte absurde est une contrainte.<\/p>\n<p>Une l\u00e9gende orientale d\u00e9crit bien le pouvoir de la peur. Un p\u00e8lerin rencontra la Peste et lui demanda\u00a0: \u00ab\u00a0O\u00f9 vas-tu\u00a0?\u00a0\u00bb La Peste r\u00e9pondit\u00a0: \u00ab\u00a0Je vais \u00e0 Bagdad tuer cinq mille personnes.\u00a0\u00bb Quelques jours apr\u00e8s, le p\u00e8lerin rencontra de nouveau la Peste et l&rsquo;accusa d&rsquo;avoir fait mourir cinquante mille personnes au lieu de cinq mille. \u00ab\u00a0Oh, que non\u00a0\u00bb, dit la Peste, \u00ab\u00a0je n&rsquo;en ai tu\u00e9 que cinq mille\u00a0; le reste est mort de peur.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Les soucis ont beaucoup de rapports avec la peur. Un psychiatre les a compar\u00e9s \u00e0 un cercle de pens\u00e9es ineptes tourbillonnant autour d&rsquo;un pivot de peur.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;y a rien d&rsquo;anormal \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir s\u00e9rieusement \u00e0 ce qui menace notre s\u00e9curit\u00e9, nos id\u00e9als ou nos projets. C&rsquo;est gr\u00e2ce \u00e0 cette facult\u00e9 de pr\u00e9voir les dangers et de prendre des mesures pour les \u00e9viter, que l&rsquo;homme a r\u00e9ussi \u00e0 en arriver o\u00f9 il est.<\/p>\n<p>Mais les soucis inutiles sont une autre affaire. Ils nous font tracasser au sujet d&rsquo;un malheur qui est d\u00e9j\u00e0 arriv\u00e9 et que rien ne peut changer, de sorte que nous l&rsquo;\u00e9prouvons trois fois\u00a0: en imagination, en r\u00e9alit\u00e9 et en regrets superflus.<\/p>\n<p>Le rem\u00e8de consiste \u00e0 acqu\u00e9rir de la perspective. Rien ne va exactement comme nous le voudrions. Ce serait trop beau. Faisons de notre mieux pour faire aller les choses \u00e0 notre gr\u00e9, et n&rsquo;y pensons plus.<\/p>\n<h3>Chocs \u00e9motifs<\/h3>\n<p>Les \u00e9motions, m\u00eame l\u00e9g\u00e8res, peuvent causer beaucoup de mal. On estime que parmi les malades des cliniques publiques et des dispensaires, au moins quatre sur dix souffrent de troubles \u00e9motifs ou de d\u00e9sordres nerveux, et que de 50 \u00e0 70 pour cent des raisons pour lesquelles on consulte un docteur r\u00e9sultent de chocs \u00e9motifs.<\/p>\n<p>Nous sommes trop port\u00e9s \u00e0 croire que l&rsquo;\u00e9tat avanc\u00e9 de notre civilisation a d\u00e9racin\u00e9 nos impulsions. En v\u00e9rit\u00e9, la structure et la fonction du cerveau primitif de l&rsquo;homme dominent encore la plus grande partie de son existence. C&rsquo;est ce cerveau primitif qui se r\u00e9v\u00e8le dans les acc\u00e8s de rage et de violente irritabilit\u00e9, dans la jalousie, le soup\u00e7on, etc.<\/p>\n<p>L&rsquo;existence serait bien terne sans \u00e9motions mais, pour le bien de notre sant\u00e9 et de notre bonheur, nous devons apprendre \u00e0 cultiver celles qui nous sont utiles et \u00e0 r\u00e9primer celles qui nous sont nuisibles.<\/p>\n<p>Il ne suffit pas de cacher nos \u00e9motions aux yeux de nos semblables. Ce n&rsquo;est l\u00e0 que du camouflage qui, d&rsquo;ailleurs, non seulement ne gu\u00e9rit pas le mal mais risque de l&rsquo;aggraver.<\/p>\n<p>Nous ne pouvons vraiment \u00e9viter les perturbations mentales en cherchant \u00e0 les d\u00e9guiser ou en nous raisonnant. Dans ce dernier cas, nous essayons naturellement de prouver que nous avons raison de faire ou de croire ceci ou cela. Il n&rsquo;y a pas de mal \u00e0 cela tant que nous savons que c&rsquo;est un jeu d&rsquo;esprit, mais d\u00e8s que nous commen\u00e7ons \u00e0 nous laisser convaincre et \u00e0 convaincre les autres, nous sommes pris au pi\u00e8ge et nous avons besoin d&rsquo;aide.<\/p>\n<p>Il est bon d&rsquo;avoir un ami \u00e0 qui l&rsquo;on peut confier ses tracas journaliers. Quand nous racontons \u00e0 quelqu&rsquo;un en qui nous avons pleine confiance nos d\u00e9boires et nos esp\u00e9rances, nous faisons ce qu&rsquo;il y a de plus raisonnable et de plus efficace pour r\u00e9tablir notre sant\u00e9 mentale.<\/p>\n<h3>Mesures \u00e0 prendre<\/h3>\n<p>Au premier signe de d\u00e9sordre mental, il convient de reconna\u00eetre le besoin de traitement, au lieu de s&rsquo;effrayer. Beaucoup de personnes qui sont maintenant dans des maisons de sant\u00e9 auraient pu demeurer chez elles et continuer de travailler si elles avaient suivi ce conseil et agi \u00e0 temps.<\/p>\n<p>Le m\u00e9decin de famille est le premier \u00e0 consulter. Si c&rsquo;est un l\u00e9ger d\u00e9sordre, il est g\u00e9n\u00e9ralement capable de le traiter\u00a0; en tout cas, il est mieux en mesure que tout autre de vous envoyer au psychiatre que vous devez consulter. La promptitude dans l&rsquo;examen et le traitement est aussi n\u00e9cessaire dans le cas d&rsquo;une maladie de l&rsquo;esprit que dans celui d&rsquo;une maladie du corps.<\/p>\n<p>En r\u00e9alit\u00e9, il n&rsquo;y a pas de petits d\u00e9sordres du cerveau, mais on peut les emp\u00eacher de devenir graves en les traitant efficacement d\u00e8s le d\u00e9but. Il importe de ne pas ignorer de fr\u00e9quentes attaques de neurasth\u00e9nie en les mettant sur le compte \u00ab\u00a0d&rsquo;\u00e9tat nerveux.\u00a0\u00bb M\u00e9fiez-vous des chocs \u00e9motifs qui vous laissent abattu et sans force.<\/p>\n<p>Rien n&rsquo;est plus nuisible \u00e0 la gu\u00e9rison des affections mentales que l&rsquo;id\u00e9e qu&rsquo;elles sont incurables. Il en \u00e9tait peut-\u00eatre ainsi il y a un demi-si\u00e8cle, mais plus aujourd&rsquo;hui. Un grand nombre de cas de maladie mentale sont susceptibles d&rsquo;\u00eatre trait\u00e9s avec succ\u00e8s, pourvu qu&rsquo;ils soient pris \u00e0 temps.<\/p>\n<p>Notons ceci en passant\u00a0: tandis que les maisons de sant\u00e9 du Canada ont admis 16,378 personnes en 1950, elles en ont renvoy\u00e9 11,714 de gu\u00e9ries la m\u00eame ann\u00e9e. On trouve dans chaque localit\u00e9 des hommes et des femmes qui font brillamment leur chemin dans les professions, les affaires, etc., apr\u00e8s avoir souffert une \u00e9poque ou une autre d&rsquo;une affection mentale.<\/p>\n<h3>Le corps et l&rsquo;esprit<\/h3>\n<p>Nous parlons couramment \u00ab\u00a0d&rsquo;hygi\u00e8ne mentale\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0d&rsquo;hygi\u00e8ne physique\u00a0\u00bb, et pourtant il n&rsquo;y a aucune maladie du corps qui n&rsquo;affecte l&rsquo;esprit. Chaque maladie de l&rsquo;esprit est une cause d&rsquo;agitation dans le corps. En v\u00e9rit\u00e9, chez plus de la moiti\u00e9 de tous les malades le mal physique a pris naissance dans leur esprit.<\/p>\n<p>La profession m\u00e9dicale nous a donn\u00e9 un mot pour d\u00e9crire ce rapport entre les maladies de l&rsquo;esprit et du corps\u00a0: elle l&rsquo;appelle \u00ab\u00a0maladie psychosomatique.\u00a0\u00bb Cette maladie n&rsquo;est pas caus\u00e9e par une bact\u00e9rie ou un virus, mais par les circonstances de la vie quotidienne.<\/p>\n<p>Personne n&rsquo;a jamais vu un esprit qui ne fasse pas partie d&rsquo;un \u00eatre vivant. On peut dire en cons\u00e9quence que les maladies mentales sont des maladies des hommes et non pas des maladies de l&rsquo;esprit.<\/p>\n<p>C&rsquo;est pour cela que les personnes qui se livrent au surmenage sont g\u00e9n\u00e9ralement sujettes \u00e0 des maladies chroniques, et que celles qui souffrent d&rsquo;un mal physique s&rsquo;abandonnent \u00e0 un \u00e9tat d&rsquo;esprit qui tourne en affection mentale.<\/p>\n<p>Quand doit-on consulter un psychiatre\u00a0? Il y a des gens qui tardent jusqu&rsquo;\u00e0 ce que la force des circonstances ou l&rsquo;insistance de parents les y oblige. C&rsquo;est aussi b\u00eate que de retarder de consulter le m\u00e9decin de famille jusqu&rsquo;\u00e0 ce que la tuberculose, le cancer ou les maux de rein deviennent graves au point de nous condamner au lit.<\/p>\n<p>Le psychiatre, comme le m\u00e9decin de famille, peut nous aider \u00e0 bien nous porter en traitant nos l\u00e9gers d\u00e9sordres. Il peut gu\u00e9rir les personnes normales souffrant de manifestations \u00e9motionnelles avant que le cas devienne grave.<\/p>\n<p>Le psychiatre accomplit peu de miracles. Chaque malade pr\u00e9sente un cas diff\u00e9rent et poss\u00e8de diff\u00e9rents pouvoirs de gu\u00e9rison. Mais nous faisons constamment des progr\u00e8s, et il y a chaque ann\u00e9e plus de chances que les personnes souffrant d&rsquo;affections mentales reprennent leur place dans la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<h3>Comment bien se porter<\/h3>\n<p>Pour jouir de toutes ses facult\u00e9s mentales, il faut \u00eatre ma\u00eetre de soi-m\u00eame. Les soins des psychologues et des psychanalystes sont destines \u00e0 apprendre aux gens \u00e0 se conna\u00eetre soi-m\u00eame, \u00e0 r\u00e9soudre les conflits internes, et \u00e0 remplacer les actes irrationnels par des actes de jugement.<\/p>\n<p>Nos grands-parents ne se trompaient pas en disant de ceux qui jouissent d&rsquo;une bonne sant\u00e9 mentale, qu&rsquo;ils \u00e9taient \u00ab\u00a0bien \u00e9quilibr\u00e9s\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Notre existence d\u00e9pend de notre capacit\u00e9 de nous ajuster \u00e0 notre milieu, de vivre en harmonie avec nos semblables. L&rsquo;homme \u00ab\u00a0bien \u00e9quilibr\u00e9\u00a0\u00bb est capable d&rsquo;affronter les probl\u00e8mes de la vie sans sourciller et de faire bon m\u00e9nage avec tout le monde. C&rsquo;est \u00e0 cela qu&rsquo;on le reconna\u00eet.<\/p>\n<p>Le malheur dans la plupart des cas est que nous nous laissons enfermer dans un cercle de plus en plus \u00e9troit d&rsquo;int\u00e9r\u00eats et d&rsquo;entreprises. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;en \u00e9largissant la circonf\u00e9rence de ce cercle que nous pouvons retrouver l&rsquo;\u00e9quilibre. Cela s&rsquo;applique \u00e0 tous les aspects de la vie\u00a0: travail, r\u00e9cr\u00e9ation, fonctions sociales et sant\u00e9 physique. Notre bien-\u00eatre mental d\u00e9pend de notre \u00e9quilibre \u00e9motionnel et de nos rapports avec nos parents, nos associ\u00e9s et les membres de notre localit\u00e9.<\/p>\n<h3>Influence de la famille<\/h3>\n<p>On ne saurait trop insister sur la grande importance de la famille dans la question de bien-\u00eatre mental. C&rsquo;est dans cette compacte union de personnes que nous apprenons \u00e0 vivre avec nos semblables\u00a0; une vie de famille malheureuse porte en elle le germe qui produit souvent un d\u00e9sastre mental.<\/p>\n<p>C&rsquo;est pourquoi nous attachons aujourd&rsquo;hui tant d&rsquo;importance aux cours sur le mariage et la vie de famille. Ils pr\u00e9parent les \u00e9l\u00e8ves \u00e0 la vie.<\/p>\n<p>Pendant l&rsquo;ann\u00e9e scolaire 1945-1946, le National Committee for School Health Research a fait, dans les \u00e9coles \u00e9l\u00e9mentaires et secondaires du Canada, une enqu\u00eate qui r\u00e9v\u00e8le la n\u00e9cessit\u00e9 de mieux enseigner et faire comprendre les probl\u00e8mes d&rsquo;hygi\u00e8ne mentale.<\/p>\n<p>Les inspecteurs des \u00e9coles \u00e9l\u00e9mentaires de toutes les parties du Canada ont \u00e9num\u00e9r\u00e9 les probl\u00e8mes d&rsquo;hygi\u00e8ne mentale qu&rsquo;ils estiment les plus fr\u00e9quents et les plus graves. La liste comprend les probl\u00e8mes soulev\u00e9s par un mauvais foyer, la peur, le complexe d&rsquo;inf\u00e9riorit\u00e9, le sentiment d&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9, et les probl\u00e8mes r\u00e9sultant du fait que certains \u00e9l\u00e8ves se contentent de travailler tout juste pour passer les examens sans essayer de faire mieux.<\/p>\n<p>Il importe de ne pas oublier que les maladies mentales couvent longtemps avant d&rsquo;\u00e9clore. Elles commencent chez les enfants sous les yeux des parents, des instituteurs et des amis, et un beau jour elles se d\u00e9clarent, \u00e0 leur d\u00e9tresse et \u00e0 leur surprise.<\/p>\n<p>Le bien-\u00eatre mental se d\u00e9veloppe tr\u00e8s facilement chez les enfants qui entretiennent de bons rapports avec leurs parents et leurs ma\u00eetres, et qui croissent heureux sans \u00eatre bouscul\u00e9s. La pr\u00e9servation du bien-\u00eatre mental commence le jour de la naissance et exige, de la part des parents, les m\u00eames soins intelligents que la sant\u00e9 physique.<\/p>\n<p>C&rsquo;est ici de nouveau une question d&rsquo;\u00e9quilibre. Il s&rsquo;agit d&rsquo;inculquer aux enfants un sentiment de responsabilit\u00e9 \u00e9gal \u00e0 la libert\u00e9 qu&rsquo;on leur accorde. Les enfants robustes, sains, et \u00ab\u00a0capables de se d\u00e9brouiller\u00a0\u00bb ont toutes les chances de jouir d&rsquo;une bonne sant\u00e9 mentale. Au lieu de veiller sur les enfants avec trop de z\u00e8le, laissons-les s&rsquo;immuniser de bonne heure contre les conflits, les d\u00e9boires et les dangers de la vie adulte.<\/p>\n<p>Il faut pour cela, naturellement, que les parents fassent de temps en temps un examen de conscience et corrigent leurs propres faiblesses, qu&rsquo;ils analysent leurs pr\u00e9jug\u00e9s et leurs croyances, avant de les communiquer \u00e0 leurs enfants.<\/p>\n<h3>Le point d&rsquo;arr\u00eat<\/h3>\n<p>Il existe une limite \u00e0 nos r\u00e9serves de force physique et mentale. Le malheur est, que de nos jours, m\u00eame les chefs d&rsquo;entreprise et les professionnels ne savent pas quand s&rsquo;arr\u00eater. Ils s&rsquo;inqui\u00e8tent si leurs enfants respirent difficilement, s&rsquo;ils rentrent trop tard le soir, s&rsquo;ils \u00e9tudient trop, s&rsquo;ils montrent de la mauvaise humeur. Mais ces m\u00eames parents ne songent jamais \u00e0 s&rsquo;\u00e9pargner le moins du monde et se tuent \u00e0 la besogne.<\/p>\n<p>Quand un homme se sent toujours fatigu\u00e9, ou se fatigue plus facilement que ses coll\u00e8gues, il devrait consulter un m\u00e9decin. S&rsquo;il n&rsquo;a aucun d\u00e9faut organique, c&rsquo;est peut-\u00eatre l&rsquo;esprit qui est malade ou hors d&rsquo;\u00e9quilibre.<\/p>\n<p>Des centaines de cas de neurasth\u00e9nie sont caus\u00e9s par la pr\u00e9occupation de faire marcher les affaires et maintenir le rendement. Et, malheureusement, plus un homme avance dans la voie du succ\u00e8s, plus il est pouss\u00e9 \u00e0 continuer d&rsquo;avancer et \u00e0 grimper plus haut. La moindre id\u00e9e d&rsquo;insucc\u00e8s suffit \u00e0 provoquer une crise.<\/p>\n<p>Pour porter sans g\u00e8ne son fardeau, il importe que l&rsquo;homme d&rsquo;affaires poss\u00e8de un corps robuste auquel il accorde les soins n\u00e9cessaires, et qu&rsquo;il vive dans un entourage sympathique.<\/p>\n<p>Le \u00ab\u00a0repos\u00a0\u00bb ne suffit pas. Le genre de repos essentiel au bien-\u00eatre mental ne d\u00e9pend pas n\u00e9cessairement des conditions externes, mais doit \u00eatre proportionn\u00e9 au travail, aux plaisirs et aux autres exigences de la vie.<\/p>\n<p>Il importe \u00e9galement d&rsquo;avoir un passe-temps favori qui sert \u00e0 la fois d&rsquo;occupation et de distraction. Rien ne d\u00e9lasse l&rsquo;esprit comme quelques heures pass\u00e9es \u00e0 raboter ou scier un morceau de bois, \u00e0 coller des timbres dans un album ou \u00e0 faire du jardinage.<\/p>\n<h3>Pr\u00e9servation du bonheur<\/h3>\n<p>En cherchant \u00e0 pr\u00e9server notre bien-\u00eatre mental il est important de bannir les peurs et les regrets. Il vaut mieux faire nos plans avec prudence et agir avec all\u00e9gresse\u00a0; repasser nos souvenirs d&rsquo;un oeil critique mais avec calme, et nous embarquer avec enthousiasme dans de nouvelles entreprises.<\/p>\n<p>Il arrive \u00e0 chacun de nous de se sentir d\u00e9prim\u00e9 quelquefois dans la vie. Les occasions sont diff\u00e9rentes \u00e0 diff\u00e9rents \u00e2ges, mais si nous prenons des pr\u00e9cautions nous pouvons jouir pleinement de toutes les satisfactions et de tout le bonheur \u00e0 notre port\u00e9e.<\/p>\n<p>Voici quelques conseils tir\u00e9s de bonnes sources\u00a0: cessez de vous attendre \u00e0 quelque contrari\u00e9t\u00e9 chaque jour\u00a0; apprenez \u00e0 aimer votre travail, ce qui vous \u00e9vitera la fatigue et vous donnera plus de plaisir\u00a0; adoptez un passe-temps\u00a0; apprenez \u00e0 aimer vos semblables, et ne gardez pas rancune\u00a0; acceptez de bon coeur ce que vous ne pouvez pas changer\u00a0; il est impossible d&rsquo;\u00e9chapper \u00e0 l&rsquo;adversit\u00e9, mais ne vous laissez pas abattre par elle\u00a0; montrez-vous gai, plaisant, aimable, et ne dites pas des choses d\u00e9sagr\u00e9ables m\u00eame quand vous en avez envie.<\/p>\n<p>Finalement, abordez vos probl\u00e8mes avec d\u00e9cision. Faites vos plans d&rsquo;analyse pour en d\u00e9couvrir la nature r\u00e9elle\u00a0; adoptez le moyen de les r\u00e9soudre et ensuite n&rsquo;y pensez plus.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"author":86,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[24],"class_list":["post-2320","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-24"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.4 (Yoast SEO v27.4) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Mars 1952 - Hygi\u00e8ne mentale - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/mars-1952-hygiene-mentale\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Mars 1952 - Hygi\u00e8ne mentale\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Il reste encore beaucoup \u00e0 faire dans le domaine de l&rsquo;hygi\u00e8ne mentale, mais l&rsquo;avenir para\u00eet plus brillant sous deux rapports. 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