{"id":2316,"date":"1995-03-01T06:00:00","date_gmt":"1995-03-01T06:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-76-n-2-mars-avril-1995-comme-au-theatre\/"},"modified":"1995-03-01T06:00:00","modified_gmt":"1995-03-01T06:00:00","slug":"vol-76-n-2-mars-avril-1995-comme-au-theatre","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-76-n-2-mars-avril-1995-comme-au-theatre\/","title":{"rendered":"Vol. 76, N\u00b0 2 &#8211; Mars\/Avril 1995 &#8211; Comme au th\u00e9\u00e2tre"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Si jamais on vous demande de parler en public                     &#8211; \u00e0 un banquet de mariage, par exemple, ou dans le                     cadre d&rsquo;une pr\u00e9sentation \u00e0 un client potentiel                     &#8211; vous avez tout int\u00e9r\u00eat \u00e0 vous pr\u00e9parer                     consciencieusement et \u00e0 soigner les moindres d\u00e9tails.                     Comme le ferait un acteur de th\u00e9\u00e2tre. <\/p>\n<p> Pour la majorit\u00e9 d&rsquo;entre nous, l&rsquo;aventure commence                     dans les semaines pr\u00e9c\u00e9dant le premier spectacle                     de No\u00ebl auquel nous devons participer. Le professeur nous                     fait patiemment r\u00e9p\u00e9ter des r\u00e9pliques                     que nous massacrons bien malgr\u00e9 nous. Les autres \u00e9l\u00e8ves                     ricanent, le feu nous monte aux joues, et nous sommes brusquement                     saisis d&rsquo;une envie folle de courir \u00e0 la toilette&#8230;                     et d&rsquo;y rester jusqu&rsquo;\u00e0 la fin de la repr\u00e9sentation.                     Mais le vin est tir\u00e9, il faut le boire. <\/p>\n<p> Le terrible soir venu, entrant en sc\u00e8ne dans un costume                     clownesque, nous d\u00e9couvrons dans la demi-obscurit\u00e9                     une mer de visages qui nous semblent guetter l&rsquo;occasion de                     rire \u00e0 nos d\u00e9pens. Les mains moites, nous titubons                     vers l&rsquo;avant et balbutions nos r\u00e9pliques, d&rsquo;une fa\u00e7on                     somme toute assez compr\u00e9hensible. Soudain, le cauchemar                     prend fin, et nous revenons \u00e0 nous pour cueillir notre                     part des applaudissements. <\/p>\n<p> Ainsi sommes-nous tous initi\u00e9s au terrifiant et gratifiant                     myst\u00e8re de la parole publique. De ce moment, nous pouvons                     \u00eatre appel\u00e9s \u00e0 r\u00e9cidiver \u00e0                     tout instant et en tout lieu\u00a0: au coll\u00e8ge et \u00e0                     l&rsquo;universit\u00e9 pour faire un expos\u00e9 ou d\u00e9montrer                     une exp\u00e9rience; au bureau pour diriger un atelier ou                     donner une formation; dans la vie quotidienne pour animer                     la f\u00eate saluant le d\u00e9part \u00e0 la retraite                     d&rsquo;un ami. <\/p>\n<p> Chaque fois, nous ressentons la m\u00eame vieille peur                     de perdre la face. Nous tentons parfois d&rsquo;\u00e9carter le                     calice en plaidant la timidit\u00e9 ou la gaucherie, mais                     souvent, nous devons nous r\u00e9signer \u00e0 le boire                     jusqu&rsquo;\u00e0 la lie parce que cela fait partie de ce qu&rsquo;on                     (parents, amis, professeurs, coll\u00e8gues, patron) attend                     de nous. <\/p>\n<p> Peu importe que nous nous soyons bien d\u00e9brouill\u00e9s                     pr\u00e9c\u00e9demment. Nous abordons chaque exp\u00e9rience                     avec autant de tr\u00e9pidation que si c&rsquo;\u00e9tait la                     premi\u00e8re. Parce que nous sommes hant\u00e9s par la                     peur de subir une humiliation publique. Appelez-la nervosit\u00e9,                     trac, phobie des foules, ce que vous voudrez, cette terreur-l\u00e0                     est particuli\u00e8rement tenace. <\/p>\n<p> Il n&rsquo;y a, en v\u00e9rit\u00e9, qu&rsquo;une fa\u00e7on s\u00fbre                     de s&rsquo;en d\u00e9barrasser\u00a0: faire acte d&rsquo;humilit\u00e9.                     Reconna\u00eetre que le probl\u00e8me est courant, banal                     m\u00eame. D&rsquo;apr\u00e8s les professeurs d&rsquo;art oratoire,                     plus de 90 pour cent de leurs nouveaux \u00e9l\u00e8ves                     ont le trac. Le mal frappe m\u00eame les \u00e9toiles du                     spectacle. Au sommet de sa carri\u00e8re, Sammy Davis Junior                     a avou\u00e9 en entrevue qu&rsquo;\u00e0 chaque entr\u00e9e                     en sc\u00e8ne, il se posait la m\u00eame question\u00a0:                     \u00ab\u00a0Est-ce LE soir o\u00f9 je vais flancher\u00a0?\u00a0\u00bb                   <\/p>\n<p> Comme le sugg\u00e8re le doute existentiel de cette extraordinaire                     b\u00eate de sc\u00e8ne, le trac est un m\u00e9lange                     de deux peurs\u00a0: celle de l&rsquo;\u00e9chec et celle de l&rsquo;opinion                     d&rsquo;autrui. La seule id\u00e9e de perdre publiquement nos                     moyens r\u00e9veille les ins\u00e9curit\u00e9s enfantines                     qui sommeillent au fond de nous. Plus que l&rsquo;\u00e9chec lui-m\u00eame,                     nous redoutons de d\u00e9voiler les d\u00e9fauts de notre                     armure \u00e0 des gens que nous supposons meilleurs et plus                     forts que nous. Nous sommes persuad\u00e9s qu&rsquo;ils perceront                     ais\u00e9ment nos pauvres d\u00e9fenses et exposeront                     sans l&rsquo;ombre d&rsquo;un remord toutes nos lacunes \u00e0 la moquerie                     publique. <\/p>\n<p> La perspective la plus angoissante est sans aucun doute                     celle du trou de m\u00e9moire. Dans nos moments d&rsquo;insomnie,                     nous nous imaginons si facilement transis de peur devant une                     foule d&rsquo;\u00e9trangers qui ricanent et nous montrent du                     doigt tandis que nos amis d\u00e9tournent pudiquement le                     regard. D&rsquo;apr\u00e8s les m\u00e9decins qui ont \u00e9tudi\u00e9                     le ph\u00e9nom\u00e8ne, il s&rsquo;agirait bel et bien d&rsquo;une                     paralysie temporaire, semblable \u00e0 celle qui saisit                     les animaux accul\u00e9s par un pr\u00e9dateur. <\/p>\n<h3>En g\u00e9n\u00e9ral, le public est bien dispos\u00e9 envers l&rsquo;orateur<\/h3>\n<p> Dans les jours pr\u00e9c\u00e9dant l&rsquo;\u00e9preuve,                     nous aurons tendance \u00e0 nier cette peur, \u00e0 faire                     comme si elle n&rsquo;existait pas. Nos amis nous diront (et nous                     nous le r\u00e9p\u00e9terons comme une litanie)\u00a0:                     \u00ab\u00a0N&rsquo;y pense pas et tout ira bien.\u00a0\u00bb Mais faire semblant                     ne changera rien \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9; la peur                     sera toujours tapie dans un repli de notre \u00e2me, n&rsquo;attendant                     que l&rsquo;occasion de nous faire bafouiller au beau milieu d&rsquo;une                     tirade. Et alors, notre pire cauchemar deviendra r\u00e9alit\u00e9\u00a0:                     la terreur nous t\u00e9tanisera, comme un lapin pris au                     pi\u00e8ge. <\/p>\n<p> La seule fa\u00e7on de conjurer cette menace, c&rsquo;est de                     reconna\u00eetre notre peur, de l&rsquo;apprivoiser. Si nous acceptons                     de l&rsquo;inclure dans nos plans, elle peut m\u00eame devenir                     notre alli\u00e9e. <\/p>\n<p> La peur induit en effet des r\u00e9actions physiologiques                     et psychologiques tr\u00e8s utiles pour qui sait les exploiter.                     La d\u00e9charge d&rsquo;adr\u00e9naline qu&rsquo;elle provoque met                     l&rsquo;esprit dans un \u00e9tat d&rsquo;alerte qui aiguise ses facult\u00e9s                     de concentration et de communication. Fascin\u00e9 par cette                     d\u00e9bauche d&rsquo;\u00e9nergie, le public devient tr\u00e8s                     r\u00e9ceptif au message qui lui est transmis avec une efficacit\u00e9                     inaccoutum\u00e9e. <\/p>\n<p> Pour en arriver l\u00e0, nous devons d&rsquo;abord prendre acte                     du fait que les autres ne voient pas notre peur, ou si peu                     que cela ne fait aucune diff\u00e9rence. Quand vous entendez                     votre voix dans un micro, vous avez probablement l&rsquo;impression                     qu&rsquo;elle tremble follement, mais demandez \u00e0 vos amis                     apr\u00e8s coup, et ils vous diront sans doute qu&rsquo;ils n&rsquo;ont                     rien remarqu\u00e9. <\/p>\n<p> Vous avez le malheur d&rsquo;avoir un trou de m\u00e9moire\u00a0?                     Encha\u00eenez avec la premi\u00e8re phrase qui vous passe                     par la t\u00eate, comme si de rien n&rsquo;\u00e9tait. Si la                     m\u00e9moire vous revient, vous pourrez toujours rattraper                     votre b\u00e9vue; sinon, vous n&rsquo;aurez pas tout perdu. <\/p>\n<p> Les artistes de th\u00e9\u00e2tre ou de vari\u00e9t\u00e9s                     ont tous un abondant r\u00e9pertoire d&rsquo;anecdotes sur les                     passages \u00e0 vide qu&rsquo;ils ont dissimul\u00e9s en sautant                     carr\u00e9ment la r\u00e9plique ou la tirade qui leur                     \u00e9chappait. La plupart du temps, le public n&rsquo;y voit                     que du feu. <\/p>\n<p> Et lorsque l&rsquo;erreur est trop grosse pour passer inaper\u00e7ue,                     ce m\u00eame public pardonne bien plus souvent qu&rsquo;il ne condamne,                     sachant trop ce qu&rsquo;endure le malheureux com\u00e9dien. <\/p>\n<p> Les chahuts, hu\u00e9es, pluies d&rsquo;oeufs et de l\u00e9gumes                     pourris qui animent tant de com\u00e9dies sur la vie d&rsquo;artiste                     tiennent plus du mythe que de la r\u00e9alit\u00e9. \u00ab\u00a0Le                     public des th\u00e9\u00e2tres est \u00e9tonnamment poli                     et bien dispos\u00e9\u00a0\u00bb, \u00e9crivait William Hazlitt                     au XVIIIe si\u00e8cle, \u00e9poque o\u00f9 les repr\u00e9sentations                     \u00e9taient beaucoup plus agit\u00e9es qu&rsquo;elles ne peuvent                     l&rsquo;\u00eatre aujourd&rsquo;hui. <\/p>\n<p> Du reste, peu d&rsquo;entre nous sont appel\u00e9s \u00e0                     monter sur les planches, sauf en amateurs. Nos prestations                     publiques s&rsquo;inscrivent dans un cadre social plus banal. Quelques                     professions seulement exigent un authentique talent de communicateur\u00a0:                     enseignant, avocat plaideur, pr\u00eatre, animateur de la                     t\u00e9l\u00e9vision&#8230; Mais vendeurs et techniciens peuvent                     \u00eatre oblig\u00e9s de s&rsquo;exprimer assez souvent en public,                     et la plupart des gens risquent de devoir le faire \u00e0                     un moment ou un autre dans un colloque, un cercle de qualit\u00e9,                     etc. <\/p>\n<p> Quelle que soit la raison de cette prestation, nous devrions                     la traiter comme un spectacle. Dans un article du <em>Wall                     Street Journal<\/em> sur les r\u00e9unions de service, Frances                     Rubacha, directrice commerciale du Radio City Music Hall,                     le rappelle sans d\u00e9tour aux cadres\u00a0: \u00ab\u00a0Les                     r\u00e8gles du th\u00e9\u00e2tre s&rsquo;appliquent chaque                     fois qu&rsquo;il y a un public.\u00a0\u00bb Si peu appropri\u00e9 que                     vous paraisse la th\u00e9\u00e2tralisation d&rsquo;une communication                     administrative ou technique, vous gagnerez toujours \u00e0                     l&rsquo;envisager sous cet angle, parce que cela stimulera votre                     imagination. Plus le contenu est banal, plus vous devriez                     soigner l&#8217;emballage. <\/p>\n<p> En analysant le probl\u00e8me comme le ferait un metteur                     en sc\u00e8ne, vous vous rendrez compte qu&rsquo;il y a toutes                     sortes de fa\u00e7ons d&rsquo;optimiser l&rsquo;efficacit\u00e9 d&rsquo;un                     message. Le th\u00e9\u00e2tre professionnel emploie des                     accessoires, des d\u00e9cors et de la musique pour maximiser                     l&rsquo;impact. L&rsquo;\u00e9quivalent courant de cette panoplie, c&rsquo;est                     l&rsquo;audiovisuel. <\/p>\n<p> Il peut arriver qu&rsquo;un discours de facture classique soit                     la meilleure solution; nous en avons d&rsquo;ailleurs trait\u00e9                     dans un pr\u00e9c\u00e9dent num\u00e9ro (le Bulletin                     de novembre-d\u00e9cembre 1992, <em>Parler en public<\/em>                     ). L&rsquo;audiovisuel n&rsquo;est pas de mise \u00e0 la fin d&rsquo;un banquet                     d&rsquo;\u00c9tat, par exemple. Dans d&rsquo;autres circonstances, en                     revanche, l&rsquo;orateur devrait se faire un point d&rsquo;honneur d&rsquo;exploiter                     toutes les ressources \u00e0 sa disposition. Cela vaut particuli\u00e8rement                     pour ces cadres et experts tellement convaincus de l&rsquo;importance                     vitale de leur message qu&rsquo;ils se pensent en droit de le transmettre                     n&rsquo;importe comment, comme si leur auditoire allait pr\u00eater                     la m\u00eame attention \u00e0 une communication pr\u00e9sent\u00e9e                     dans l&rsquo;\u00e9quivalent d&rsquo;un sac de papier brun qu&rsquo;\u00e0                     une allocution livr\u00e9e dans un superbe emballage. <\/p>\n<p> L&rsquo;objectif premier de tout orateur doit \u00eatre de produire                     sur son auditoire l&rsquo;effet d\u00e9sir\u00e9. Il y arrivera                     plus facilement s&rsquo;il emploie les bons outils. En s&rsquo;arrangeant,                     par exemple, pour que ses auditeurs voient son message en                     m\u00eame temps qu&rsquo;ils l&rsquo;entendent, il maximisera ses chances                     de faire une impression durable et d&#8217;emporter leur adh\u00e9sion.                   <\/p>\n<p> Des tests psychologiques ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9                     que 87 pour cent des sensations durables sont d&rsquo;origine visuelle.                     Le taux de m\u00e9morisation d&rsquo;une s\u00e9quence de mots                     lus \u00e0 voix haute augmente s&rsquo;ils sont simultan\u00e9ment                     projet\u00e9s sur un \u00e9cran et atteint un sommet lorsque                     l&rsquo;exp\u00e9rience se d\u00e9roule sur fond de musique                     ou d&rsquo;effets sonores. Sortez d&rsquo;un cin\u00e9ma en fredonnant                     la chanson th\u00e8me du film, et les images qu&rsquo;elle accompagnait                     vous reviendront imm\u00e9diatement \u00e0 l&rsquo;esprit. <\/p>\n<h3>Pour de meilleurs r\u00e9sultats\u00a0: allier commentaires et moyens audiovisuels<\/h3>\n<p> La panoplie audiovisuelle contemporaine va du classique                     tableau noir aux images virtuelles tridimensionnelles des                     ordinateurs en passant par le tableau \u00e0 feuilles mobiles,                     le r\u00e9troprojecteur, le projecteur de diapositives,                     le magn\u00e9tophone, le magn\u00e9toscope, les mod\u00e8les                     et maquettes. Chaque accessoire a sa fonction&#8230; et son prix.                     A l&rsquo;instar du metteur en sc\u00e8ne, l&rsquo;orateur doit choisir                     celui ou ceux qui maximiseront l&rsquo;impact de sa pr\u00e9sentation,                     dans les limites de son budget. <\/p>\n<p> Il ne faut pas oublier, toutefois, que ce sont des accessoires\u00a0:                     ils optimisent la communication; ils ne la remplacent pas.                     N&rsquo;esp\u00e9rez pas obtenir l&rsquo;effet d\u00e9sir\u00e9                     en passant un film ou un vid\u00e9o sans commentaires. \u00ab\u00a0Il                     n&rsquo;est jamais sage de compter uniquement sur des images, si                     parlantes soient-elles\u00a0\u00bb, \u00e9crit Frank Brennan,                     un expert am\u00e9ricain de la formation commerciale. La                     meilleure illustration a besoin d&rsquo;une l\u00e9gende pour                     produire tout l&rsquo;impact qu&rsquo;elle promet. <\/p>\n<p> L&rsquo;audiovisuel donne vie et couleur \u00e0 la pr\u00e9sentation,                     comme la mise en sc\u00e8ne \u00e0 la pi\u00e8ce de                     th\u00e9\u00e2tre. Mais est-il bien l\u00e9gitime de                     transposer ainsi les valeurs d&rsquo;un monde d&rsquo;artifice et d&rsquo;illusion                     \u00e0 la vie quotidienne, de transformer un acte d&rsquo;information                     en jeu d&rsquo;\u00e9motions et l&rsquo;orateur d&rsquo;un jour en com\u00e9dien\u00a0?                     Ce genre de scrupule am\u00e8ne souvent la personne \u00ab\u00a0tout                     d&rsquo;une pi\u00e8ce\u00a0\u00bb \u00e0 refuser cat\u00e9goriquement                     de r\u00e9p\u00e9ter un discours comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait                     d&rsquo;un r\u00f4le. <\/p>\n<h3>L&rsquo;essoufflement en milieu de phrase\u00a0: le pire probl\u00e8me de l&rsquo;orateur apr\u00e8s le trou de m\u00e9moire<\/h3>\n<p> Faisant vertu de sa simplicit\u00e9, elle s&rsquo;appliquera                     au contraire \u00e0 se comporter sur l&rsquo;estrade comme si                     elle se trouvait entre les quatre murs de son salon. Louable                     en th\u00e9orie, cette volont\u00e9 de transparence a                     des effets d\u00e9sastreux en pratique. On ne peut pas donner                     \u00e0 un orateur de pire conseil que le fameux\u00a0: \u00ab\u00a0Sois                     toi-m\u00eame, et tout ira bien.\u00a0\u00bb Car cela sous-entend                     que rien ne sert de se pr\u00e9parer; au moment de parler,                     les mots pour le dire viendront naturellement, et l&rsquo;auditoire                     sera instantan\u00e9ment conquis par tant de franchise et                     de sinc\u00e9rit\u00e9. Je vous laisse d\u00e9cider                     qui, de l&rsquo;orateur ou de ses auditeurs, perd le plus \u00e0                     ce jeu\u00a0! <\/p>\n<p> Ce qu&rsquo;il faut conseiller \u00e0 l&rsquo;orateur novice, c&rsquo;est                     plut\u00f4t\u00a0: \u00ab\u00a0Sois toi-m\u00eame, en mieux.\u00a0\u00bb                     On ne communique jamais de la m\u00eame fa\u00e7on avec                     un petit groupe d&rsquo;amis intimes qu&rsquo;avec une foule d&rsquo;\u00e9trangers.                     Il faut donc adapter son approche \u00e0 son public. Nul                     besoin pour cela de se composer un personnage; l&rsquo;auditoire                     s&rsquo;en rendrait compte et s&rsquo;en irriterait. Il suffit de magnifier                     l&rsquo;\u00e9clat naturel de sa personnalit\u00e9, de la mettre                     au diapason de son public, exactement comme on prend un micro                     quand on veut \u00eatre s\u00fbr de se faire entendre dans                     une grande salle. <\/p>\n<p> Voix et micro sont d&rsquo;ailleurs un bon point de d\u00e9part                     pour cette mise \u00e0 niveau incontournable dans une soci\u00e9t\u00e9                     habitu\u00e9e aux prestations impeccables des vedettes de                     la t\u00e9l\u00e9vision. Vous devez \u00eatre conscient,                     par exemple, que votre voix est l\u00e9g\u00e8rement d\u00e9form\u00e9e                     en m\u00eame temps qu&rsquo;elle est amplifi\u00e9e par le micro.                     Malheur \u00e0 vous si vous parlez trop vite et trop fort\u00a0:                     on vous prendra pour le petit fr\u00e8re d&rsquo;un c\u00e9l\u00e8bre                     canard. <\/p>\n<p> Quel que soit votre d\u00e9bit naturel, vous ne pouvez                     pas vous tromper en le ralentissant. Cela vous permettra non                     seulement d&rsquo;articuler plus nettement, mais aussi de ma\u00eetriser                     votre nervosit\u00e9. La meilleure fa\u00e7on de vous                     forcer \u00e0 ralentir consiste en effet \u00e0 inspirer                     et expirer profond\u00e9ment et r\u00e9guli\u00e8rement,                     ce qui a pour effet imm\u00e9diat de d\u00e9tendre vos                     nerfs et de calmer votre agitation. Du m\u00eame coup, vous                     vous vaccinez contre le pire probl\u00e8me de l&rsquo;orateur                     d\u00e9butant apr\u00e8s le trou de m\u00e9moire\u00a0:                     l&rsquo;essoufflement en milieu de phrase. <\/p>\n<h3>Un bon conseil\u00a0: r\u00e9p\u00e9tez&#8230; pour avoir l&rsquo;air naturel\u00a0!<\/h3>\n<p> La pr\u00e9paration compte pour 90 pour cent, l&rsquo;ex\u00e9cution,                     pour seulement 10 pour cent dans le succ\u00e8s d&rsquo;une pr\u00e9sentation.                     S&rsquo;il y a un pr\u00e9jug\u00e9 qui peut vous emp\u00eacher                     de \u00ab\u00a0passer la rampe\u00a0\u00bb, c&rsquo;est bien l&rsquo;id\u00e9e                     qu&rsquo;une longue pr\u00e9paration risque de vous faire perdre                     votre naturel. Au contraire, vous para\u00eetrez d&rsquo;autant                     plus naturel que vous serez s\u00fbr de vous, et vous serez                     d&rsquo;autant plus s\u00fbr de vous que vous ma\u00eetriserez                     votre sujet. <\/p>\n<p> La premi\u00e8re chose \u00e0 faire, c&rsquo;est de d\u00e9terminer                     pr\u00e9cis\u00e9ment ce que vous allez dire et de jeter                     ces id\u00e9es sur le papier, dans une langue bien adapt\u00e9e                     \u00e0 votre futur auditoire. Enregistrez cette version                     pr\u00e9liminaire au magn\u00e9tophone, \u00e9coutez-la,                     corrigez-en les maladresses et clarifiez les passages obscurs.                     Assurez-vous aussi de n&rsquo;\u00eatre pas trop long. (Dans le                     doute, abr\u00e9gez.) <\/p>\n<p> Si vous avez l&rsquo;intention d&rsquo;utiliser un r\u00e9troprojecteur                     ou quelque autre accessoire audiovisuel, il vous faudra ensuite                     pr\u00e9parer des illustrations. \u00c9vitez de les surcharger\u00a0:                     un graphique trop rempli devient tout simplement incompr\u00e9hensible.                     En principe, vous devriez apprendre votre texte par coeur,                     quitte \u00e0 \u00e9crire les phrases cl\u00e9s sur                     des fiches cartonn\u00e9es pour ne pas risquer de perdre                     le fil. Tout plut\u00f4t que de lire platement votre communication\u00a0!                   <\/p>\n<p> Il ne vous restera alors qu&rsquo;\u00e0 r\u00e9p\u00e9ter.                     Mais oui, comme au th\u00e9\u00e2tre\u00a0! Si vous \u00eates                     compl\u00e8tement novice, exercez-vous d&rsquo;abord tout seul                     devant un miroir pour contr\u00f4ler vos gestes et expressions.                     Le langage corporel a en effet un impact d\u00e9terminant                     sur l&rsquo;auditoire; un orateur raide comme un parapluie met son                     public sur des charbons ardents. Essayez donc d&rsquo;int\u00e9grer                     des gestes aux endroits o\u00f9 ils vous viendraient naturellement                     dans une conversation priv\u00e9e. Au bout d&rsquo;une ou deux                     r\u00e9p\u00e9titions en solo, vous referez l&rsquo;exercice                     devant un vrai public &#8211; votre conjoint, des amis, des coll\u00e8gues&#8230;                     Vous n&rsquo;\u00eates pas oblig\u00e9 de r\u00e9p\u00e9ter                     \u00ab\u00a0en costume\u00a0\u00bb si vous n&rsquo;en avez pas envie, mais                     vous devez soigner votre tenue. Choisissez des v\u00eatements                     qui ne risquent pas de distraire l&rsquo;attention. Un conf\u00e9rencier                     chevronn\u00e9 vous conseillerait probablement aussi de                     les prendre amples et l\u00e9gers, car la plupart des lieux                     publics ne sont que trop bien chauff\u00e9s et vous ne voulez                     pas ruisseler de sueur, n&rsquo;est-ce pas\u00a0? <\/p>\n<p> Pour reprendre une autre phrase de Sammy Davis Junior, \u00ab\u00a0chaque                     geste, chaque inflexion, chaque d\u00e9tail que le public                     voit, entend ou remarque \u00e0 votre sujet lui laisse une                     impression, bonne ou mauvaise\u00a0\u00bb. Conclusion\u00a0: planifiez                     et r\u00e9p\u00e9tez jusqu&rsquo;au dernier haussement de sourcil.                   <\/p>\n<p> La moindre chose peut vous faire tr\u00e9bucher si vous                     n&rsquo;y avez pas pens\u00e9 d&rsquo;avance. Combien d&rsquo;orateurs oublient                     de faire une pause apr\u00e8s une phrase dr\u00f4le et                     enterrent la suite de leur discours sous les rires\u00a0?                     Combien se ridiculisent en pronon\u00e7ant de travers les                     mots ou les noms peu familiers, alors qu&rsquo;il aurait suffi d&rsquo;une                     r\u00e9p\u00e9tition devant quelques amis pour s&rsquo;\u00e9pargner                     cette humiliation\u00a0? Et que dire de ceux qui massacrent                     les noms de personnes pr\u00e9sentes dans la salle, sinon                     qu&rsquo;ils y perdent beaucoup plus de prestige que leurs malheureuses                     victimes\u00a0! <\/p>\n<p> Il y en a aussi qui, apr\u00e8s avoir triomph\u00e9                     de toutes les emb\u00fbches du discours, se font prendre                     pendant la p\u00e9riode de questions. Si le programme en                     pr\u00e9voit une, vous n&rsquo;aurez d&rsquo;autre choix que d&rsquo;anticiper                     toutes celles qui pourraient vous \u00eatre pos\u00e9es                     et d&rsquo;y trouver r\u00e9ponse. Quelqu&rsquo;un r\u00e9ussit \u00e0                     vous prendre en d\u00e9faut malgr\u00e9 vos soins\u00a0?                     Ne bluffez pas. Rappelez-vous ce conseil du Talmud\u00a0:                     \u00ab\u00a0Montre \u00e0 ta langue \u00e0 dire \u00ab\u00a0je ne                     sais pas\u00a0\u00bb.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Quantit\u00e9 d&rsquo;ouvrages et de cours ont \u00e9t\u00e9                     consacr\u00e9s aux subtilit\u00e9s de l&rsquo;art oratoire.                     Leurs approches varient dans les d\u00e9tails, jamais dans                     le principe. A savoir, que vous ne pouvez pas vous permettre                     d&rsquo;improviser si vous tenez \u00e0 vous faire comprendre,                     surtout si la perspective de parler en public vous angoisse.                     Investissez cette \u00e9nergie nerveuse dans une pr\u00e9paration                     m\u00e9ticuleuse et, lorsque les applaudissements \u00e9clateront,                     vous pourrez vous f\u00e9liciter non seulement d&rsquo;avoir produit                     l&rsquo;impression d\u00e9sir\u00e9e, mais aussi d&rsquo;avoir triomph\u00e9                     de votre peur. <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":0,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[76],"class_list":["post-2316","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-76"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 76, N\u00b0 2 - Mars\/Avril 1995 - Comme au th\u00e9\u00e2tre - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-76-n-2-mars-avril-1995-comme-au-theatre\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 76, N\u00b0 2 - Mars\/Avril 1995 - Comme au th\u00e9\u00e2tre\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Si jamais on vous demande de parler en public &#8211; \u00e0 un banquet de mariage, par exemple, ou dans le cadre d&rsquo;une pr\u00e9sentation \u00e0 un client potentiel &#8211; vous avez tout int\u00e9r\u00eat \u00e0 vous pr\u00e9parer consciencieusement et \u00e0 soigner les moindres d\u00e9tails. 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