{"id":2310,"date":"1989-03-01T06:00:00","date_gmt":"1989-03-01T06:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-70-n-2-mars-avril-1989-le-role-du-marketing\/"},"modified":"1989-03-01T06:00:00","modified_gmt":"1989-03-01T06:00:00","slug":"vol-70-n-2-mars-avril-1989-le-role-du-marketing","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-70-n-2-mars-avril-1989-le-role-du-marketing\/","title":{"rendered":"Vol. 70, N\u00b0 2 &#8211; Mars\/Avril 1989 &#8211; Le r\u00f4le du marketing"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Selon la philosophie du marketing, la n\u00e9cessit\u00e9                     de satisfaire le client doit pr\u00e9sider \u00e0 chacun des actes de                     l&rsquo;entreprise. Vu l&rsquo;importance prise par le marketing au sein                     de notre soci\u00e9t\u00e9, il pourrait tout aussi valablement \u00eatre                     la base d&rsquo;une philosophie sociale&#8230; <\/p>\n<p> Sur cinq passants choisis au hasard \u00e0 qui l&rsquo;on demanderait                     de d\u00e9finir le marketing, il est probable que quatre d&rsquo;entre                     eux r\u00e9pondraient \u00ab\u00a0vendre\u00a0\u00bb et le cinqui\u00e8me \u00ab\u00a0faire                     de la publicit\u00e9\u00a0\u00bb. Ils auraient \u00e0 la fois tort et raison.                     Le but du marketing est certainement de vendre, et la publicit\u00e9                     sert \u00e0 mener une vente \u00e0 bien. Pourtant, ces activit\u00e9s sont                     au marketing ce que les roues sont \u00e0 une voiture, essentielles                     tout en \u00e9tant, en soi, impuissantes. <\/p>\n<p> Si la vente est une transaction et la publicit\u00e9 est l&rsquo;art                     d&rsquo;inciter \u00e0 acheter, le marketing est&#8230;\u00a0? M\u00eame les \u00ab\u00a0marketeurs\u00a0\u00bb                     professionnels h\u00e9sitent \u00e0 en donner une d\u00e9finition pr\u00e9cise.                     Les professeurs de marketing trouvent toujours \u00e0 redire aux                     d\u00e9finitions des autres\u00a0: l&rsquo;une est trop \u00e9troite, l&rsquo;autre                     trop g\u00e9n\u00e9rale. <\/p>\n<p> Pour ne pas s&rsquo;\u00e9carter du sujet qui nous int\u00e9resse, prenons                     comme point de d\u00e9part l&rsquo;une de ces d\u00e9finitions discutables.                     \u00ab\u00a0Par marketing, on entend d\u00e9finir et satisfaire les                     d\u00e9sirs des personnes tout en d\u00e9gageant un b\u00e9n\u00e9fice.\u00a0\u00bb                     La r\u00e9f\u00e9rence aux \u00ab\u00a0personnes\u00a0\u00bb r\u00e9duit la port\u00e9e                     du marketing en le limitant aux produits et aux services destin\u00e9s                     aux consommateurs; or, il s&rsquo;applique tout autant aux transactions                     entre entreprises, qui touchent aux services, aux biens et                     aux produits industriels. La r\u00e9f\u00e9rence au b\u00e9n\u00e9fice sous- entend                     que le marketing doit \u00eatre profitable. Or, de nombreux \u00e9tablissements                     non commerciaux lancent syst\u00e9matiquement des programmes de                     marketing sans aucune intention d&rsquo;en tirer un profit financier.                   <\/p>\n<p> Pourtant, les termes de cette d\u00e9finition sugg\u00e8rent la raison                     du succ\u00e8s du marketing dans les soci\u00e9t\u00e9s occidentales. Les                     mots cl\u00e9s en sont \u00ab\u00a0la cr\u00e9ation\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0les                     d\u00e9sirs\u00a0\u00bb. La science ou l&rsquo;art (ou une synth\u00e8se des deux)                     que l&rsquo;on appelle marketing est la cons\u00e9quence naturelle d&rsquo;une                     \u00e9conomie de surplus. La plupart des habitants de pays tels                     que le Canada ont, une fois leurs besoins de premi\u00e8re n\u00e9cessit\u00e9                     satisfaits, de l&rsquo;argent de reste. Par ailleurs, les march\u00e9s                     abondent de produits exc\u00e9dentaires qui doivent \u00eatre vendus                     pour assurer le maintien du syst\u00e8me. <\/p>\n<p> Le marketing repose sur l&rsquo;observation du psychologue en                     gestion, Douglas McGregor, qui affirme que \u00ab\u00a0l&rsquo;homme                     est un animal m\u00fb par ses d\u00e9sirs\u00a0\u00bb. Bien que ne s&rsquo;adressant                     pas strictement aux d\u00e9sirs humains, par opposition aux besoins,                     le marketing les stimule. Tout ce qui se vend au Canada peut,                     jusqu&rsquo;\u00e0 un certain point, \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme n\u00e9cessaire;                     le marketing, en fait, prend l&rsquo;essentiel auquel il ajoute                     de la valeur. Prenons un exemple\u00a0: un manteau d&rsquo;hiver                     est une n\u00e9cessit\u00e9 pour toute femme canadienne; elle n&rsquo;a pas,                     cependant, besoin d&rsquo;un mod\u00e8le de haute couture. Les efforts                     de commercialisation visent \u00e0 combiner son d\u00e9sir et son besoin                     si bien que la possibilit\u00e9 d&rsquo;\u00eatre \u00e9l\u00e9gante justifiera, \u00e0 ses                     yeux, la diff\u00e9rence de prix. <\/p>\n<p> Les entreprises dynamiques suivent constamment un cycle                     de marketing qui a pour origine le lancement des produits                     et des services sur le march\u00e9. \u00c9tant donn\u00e9 qu&rsquo;il serait absurde                     d&rsquo;essayer de vendre un article dont personne ne voudrait,                     une \u00e9tude de march\u00e9 pour d\u00e9terminer le potentiel de demande                     s&rsquo;impose au d\u00e9part. Mais tr\u00e8s souvent, l&rsquo;ordre est invers\u00e9\u00a0:                     l&rsquo;\u00e9tude de march\u00e9 r\u00e9v\u00e8le la pr\u00e9sence d&rsquo;une demande pour quelque                     chose de nouveau et de diff\u00e9rent, d&rsquo;o\u00f9 la cr\u00e9ation d&rsquo;un service                     ou d&rsquo;un produit susceptible de r\u00e9pondre \u00e0 cette demande. <\/p>\n<p> Ensuite vient la d\u00e9termination du prix qui doit, tout en                     \u00e9tant concurrentiel, \u00eatre suffisant pour couvrir \u00e0 long terme                     le co\u00fbt de sa production et de sa vente, puis le conditionnement                     et l&rsquo;\u00e9tiquetage, et le mode de distribution\u00a0: grossistes,                     d\u00e9taillants, commandes par correspondance ou autres moyens.                     Des programmes promotionnels et publicitaires sont alors cr\u00e9\u00e9s.                     Une fois le message de vente diffus\u00e9, c&rsquo;est au tour des repr\u00e9sentants                     d&rsquo;intervenir et de convaincre les clients que, parmi tous                     les articles d&rsquo;une m\u00eame cat\u00e9gorie, le produit qu&rsquo;ils leur                     offrent est celui qu&rsquo;ils doivent acheter. <\/p>\n<p> Fait \u00e9trange, un certain nombre de manuels qui expliquent                     le cycle de marketing omettent de mentionner le stade final,                     pourtant capital, qui consiste \u00e0 s&rsquo;assurer que le client est                     satisfait et qu&rsquo;il le restera gr\u00e2ce aux service d&rsquo;apr\u00e8s-vente,                     au respect des garanties et \u00e0 la permanence des rapports apr\u00e8s                     la transaction initiale. \u00ab\u00a0La vente est l&rsquo;aboutissement                     de la cour faite au client; puis s&rsquo;instaure le mariage,\u00a0\u00bb                     \u00e9crit Theodore Levitt, chef de la section du marketing \u00e0 Harvard                     University. \u00ab\u00a0La qualit\u00e9 du mariage d\u00e9pend de la qualit\u00e9                     de la gestion assur\u00e9e par le vendeur.\u00a0\u00bb Et il conclut                     sur un avertissement, \u00e0 savoir que \u00ab\u00a0l&rsquo;\u00e9volution naturelle                     des rapports, qu&rsquo;ils soient matrimoniaux ou commerciaux, m\u00e8ne                     \u00e0 l&rsquo;entropie, c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00e0 l&rsquo;\u00e9rosion ou \u00e0 la d\u00e9gradation                     de la sensibilit\u00e9 et de la pr\u00e9venance.\u00a0\u00bb Lorsque l&rsquo;entropie                     est imminente, l&rsquo;organisation ax\u00e9e sur le marketing doit redoubler                     d&rsquo;attention et s&rsquo;efforcer de corriger ce qui d\u00e9pla\u00eet \u00e0 l&rsquo;acheteur.                   <\/p>\n<p> \u00ab\u00a0Je pr\u00e9f\u00e9rerais payer dix millions de dollars pour                     le nom et la client\u00e8le d&rsquo;une compagnie sans installations,                     plut\u00f4t qu&rsquo;un million de dollars pour les installations d&rsquo;une                     compagnie sans nom et sans client\u00e8le,\u00a0\u00bb a d\u00e9clar\u00e9 l&rsquo;industriel                     am\u00e9ricain George K. Morrow. Cette r\u00e9flexion touche au cour                     m\u00eame du marketing. \u00c9tant donn\u00e9 que les vendeurs ne peuvent                     exister sans acheteurs, il est prioritaire d&rsquo;attirer et de                     conserver les clients. Il est \u00e9tonnant qu&rsquo;une entreprise,                     grande ou petite, puisse perdre de vue ce simple pr\u00e9cepte.                     Dans leur livre \u00e0 succ\u00e8s intitul\u00e9 <em> In Search of Excellence<\/em>,                     Thomas, J. Peters et Robert H. Waterman Jr. ont cit\u00e9 le paragraphe                     suivant \u00e9crit par Lew Young, r\u00e9dacteur de <em> Business Week                     <\/em>\u00a0: \u00ab\u00a0L&rsquo;\u00e9l\u00e9ment fondamental le plus souvent                     ignor\u00e9 de nos jours est probablement la n\u00e9cessit\u00e9 de maintenir                     des rapports \u00e9troits avec le client afin de satisfaire ses                     besoins et de pr\u00e9voir ses d\u00e9sirs. Pour trop d&rsquo;organisations,                     le client est devenu une entit\u00e9 g\u00eanante dont le comportement                     impr\u00e9visible bouscule des strat\u00e9gies soigneusement dessin\u00e9es,                     dont les activit\u00e9s perturbent les op\u00e9rations informatiques,                     et qui insiste avec obstination pour que les produits achet\u00e9s                     fonctionnent.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Une telle attitude s&rsquo;explique par la nature m\u00eame des \u00eatres                     humains qui, d&rsquo;apr\u00e8s Arthur Schopenhauer, \u00ab\u00a0prennent                     les limites de leur propre vision pour les limites du monde.\u00a0\u00bb                     \u00c0 l&rsquo;\u00e8re de la sp\u00e9cialisation, les travailleurs sont confin\u00e9s                     dans leur compartiment et si obnubil\u00e9s par leurs fonctions                     imm\u00e9diates qu&rsquo;ils ne peuvent percevoir le but final de leurs                     activit\u00e9s. La sp\u00e9cificit\u00e9 humaine entra\u00eene l&rsquo;engorgement progressif                     des voies de communication entre les diverses parties d&rsquo;une                     organisation et l&rsquo;obscurcissement des priorit\u00e9s. C&rsquo;est ainsi                     qu&rsquo;une ligne a\u00e9rienne propose des vols \u00e0 des heures indues                     pour faciliter sa propre exploitation sans s&rsquo;arr\u00eater un instant                     \u00e0 la g\u00eane qu&rsquo;elle cause au public. <\/p>\n<p> Ironiquement, une telle \u00ab\u00a0myopie de marketing\u00a0\u00bb,                     selon les termes m\u00eames de Levitt, est souvent la ran\u00e7on du                     succ\u00e8s. Les entreprises prosp\u00e8res ont tendance \u00e0 ignorer la                     concurrence et concentrent leurs efforts sur des produits                     susceptibles de r\u00e9duire les co\u00fbts gr\u00e2ce \u00e0 une production massive.                     Elles attachent plus d&rsquo;importance \u00e0 \u00e9conomiser qu&rsquo;\u00e0 chercher                     \u00e0 accro\u00eetre leurs b\u00e9n\u00e9fices. <\/p>\n<h3>Ouvrir la porte \u00e0 l&rsquo;innovation en red\u00e9finissant                     le r\u00f4le                     de l&rsquo;entreprise<\/h3>\n<p> Le sympt\u00f4me le plus courant de la myopie du marketing est                     l&rsquo;inaptitude \u00e0 voir plus loin que l&rsquo;\u00e9troite d\u00e9finition de                     la nature des activit\u00e9s d&rsquo;une entreprise donn\u00e9e. Ses victimes                     ont tendance \u00e0 se d\u00e9finir en termes de produits (\u00ab\u00a0nous                     sommes des fabricants d&rsquo;engrais\u00a0\u00bb) ou de technologie                     (\u00ab\u00a0nous sommes une soci\u00e9t\u00e9 de traitement chimique\u00a0\u00bb)                     et non pas en fonction de leurs clients (\u00ab\u00a0 nous aidons                     les fermiers \u00e0 augmenter leur rendement\u00a0\u00bb). <\/p>\n<p> Levitt sous-entend que si les entreprises parvenaient \u00e0                     d\u00e9finir pr\u00e9cis\u00e9ment leur r\u00f4le, leur chance de survie en serait                     accrue. Une organisation qui, au d\u00e9but du si\u00e8cle, se consid\u00e9rait                     comme un fabricant de cal\u00e8ches aurait d\u00fb fermer ses portes                     d\u00e8s l&rsquo;invention de l&rsquo;automobile. Si elle jugeait que son r\u00f4le                     \u00e9tait de transporter le public, elle aurait pu se reconvertir                     \u00e0 la construction automobile sans difficult\u00e9 aucune. <\/p>\n<p> Une red\u00e9finition de la <em> raison d&rsquo;\u00eatre <\/em> de l&rsquo;entreprise                     en se pla\u00e7ant du point de vue du client est le premier pas                     qui m\u00e8ne \u00e0 une prise de conscience, \u00e0 tous les \u00e9chelons de                     l&rsquo;organisation, de l&rsquo;essence du marketing. Une soci\u00e9t\u00e9 ferroviaire                     conclura que son r\u00f4le n&rsquo;est pas d&rsquo;exploiter des trains mais                     de distribuer des marchandises \u00e0 ses clients de la mani\u00e8re                     la plus efficace et la moins co\u00fbteuse possible. La porte est                     ainsi grande ouverte \u00e0 la r\u00e9flexion novatrice, seule capable                     d&rsquo;optimiser l&rsquo;utilisation combin\u00e9e de trains, de camions,                     voire m\u00eame de bateaux. L&rsquo;\u00e9volution de la mentalit\u00e9 influe                     sur le travail de chacun. <\/p>\n<p> Convaincre tous les employ\u00e9s d&rsquo;une organisation que le client                     doit \u00eatre au centre de leurs pr\u00e9occupations est sans doute                     le d\u00e9fi supr\u00eame du marketing. S&rsquo;il est ais\u00e9 de persuader le                     vendeur d&rsquo;un magasin que son poste tient \u00e0 l&rsquo;absence des files                     d&rsquo;attente, il est bien plus difficile de convaincre le contrema\u00eetre                     qui s&rsquo;efforce de respecter son calendrier de production qu&rsquo;il                     est tout aussi responsable que le vendeur du succ\u00e8s du produit                     parce que la qualit\u00e9 d\u00e9pend de son intervention. <\/p>\n<p> L&rsquo;id\u00e9e que le marketing doit \u00eatre la consid\u00e9ration premi\u00e8re                     d&rsquo;une entreprise, quel que soit le secteur de ses activit\u00e9s,                     va \u00e0 l&rsquo;encontre de la tradition commerciale, laquelle a toujours                     mis l&rsquo;accent sur la bonne ex\u00e9cution de la t\u00e2che principale,                     c&rsquo;est-\u00e0- dire l&rsquo;exploitation ou la production. Il est pr\u00e9sum\u00e9                     que si vous offrez un produit sup\u00e9rieur, le monde jouera des                     coudes pour frapper \u00e0 votre porte, rendant pratiquement inutiles                     les incitations du personnel de vente. Il \u00e9tait coutume de                     cr\u00e9er tout d&rsquo;abord un produit, sans consulter les vendeurs,                     d&rsquo;en fixer le prix en se basant sur le co\u00fbt de la production,                     puis de le leur remettre avec l&rsquo;ordre de le vendre. <\/p>\n<p> Depuis peu, les \u00ab\u00a0marketeurs\u00a0\u00bb insistent pour                     que le processus de vente commence au d\u00e9but du cycle de production                     et non \u00e0 la fin. C&rsquo;est pourquoi, affirment-ils, les sp\u00e9cialistes                     du marketing doivent participer aux d\u00e9cisions de la haute                     direction qui touchent \u00e0 l&rsquo;allocation des ressources. Les                     cadres de tous les \u00e9chelons doivent \u00eatre guid\u00e9s par le \u00ab\u00a0concept                     de marketing\u00a0\u00bb qui oblige \u00e0 un r\u00e9alignement des fonctions                     si bien que l&rsquo;exploitation tout enti\u00e8re est ax\u00e9e sur l&rsquo;attraction                     et la fid\u00e9lisation de la client\u00e8le. Le chef du marketing doit                     donc intervenir au niveau de la recherche et du d\u00e9veloppement,                     du contr\u00f4le des stocks, du contr\u00f4le de la qualit\u00e9, du calendrier                     de la production et de l&rsquo;achalandage. <\/p>\n<p> Ce concept de marketing est accept\u00e9 avec le moins de r\u00e9sistance                     par les organisations qui ont conscience du caract\u00e8re \u00ab\u00a0organique\u00a0\u00bb                     du marketing, lequel n&rsquo;est pas une simple \u00ab\u00a0partie du                     corps\u00a0\u00bb, mais, semblable \u00e0 un syst\u00e8me nerveux central,                     r\u00e9agit avec toutes les parties. Dans leur ouvrage <em> Marketing                     Management &#8211; Analysis, Planning and Control<\/em>, Philip Kotler                     et Ronald E. Turner expliquent que les sp\u00e9cialistes \u00e9clair\u00e9s                     du marketing pr\u00f4nent l&rsquo;orientation vers la client\u00e8le qui regroupe                     toutes les fonctions afin de percevoir, servir et satisfaire                     le client. Ce dernier, pr\u00e9cisent-ils, repr\u00e9sente la \u00ab\u00a0fonction                     contr\u00f4lante\u00a0\u00bb, le marketing \u00e9tant \u00ab\u00a0la fonction                     int\u00e9grative.\u00a0\u00bb <\/p>\n<h3>Le pouvoir du marketing doit \u00eatre limit\u00e9                   par la responsabilit\u00e9<\/h3>\n<p> Plus la concurrence est vive, plus le besoin de marketing                     est \u00e9vident. Cette activit\u00e9 est n\u00e9e aux \u00c9tats-Unis sous sa                     forme moderne alors que des producteurs rivaux de produits                     se disputaient le march\u00e9 en lan\u00e7ant des articles \u00ab\u00a0nouveaux,                     am\u00e9lior\u00e9s\u00a0\u00bb. Elle s&rsquo;est \u00e9tendue au secteur des services,                     des mat\u00e9riaux et des articles industriels avec l&rsquo;av\u00e8nement                     des mat\u00e9riaux de remplacement, tels les plastiques qui, par                     exemple, ont souvent pris la place du m\u00e9tal. Pour rester en                     lice, les entreprises ont d\u00fb diversifier leur gamme de produits                     et miser sur le service. <\/p>\n<p> Le vrai gagnant de la course au marketing est le consommateur.                     De par sa nature, le marketing entra\u00eene l&rsquo;am\u00e9lioration de                     la qualit\u00e9 et de la conception. Il met \u00e0 profit l&rsquo;ing\u00e9niosit\u00e9                     humaine pour offrir des produits et des services novateurs                     qui facilitent la vie de nos contemporains. En \u00e9largissant                     le choix des produits et en am\u00e9liorant la distribution, le                     marketing met \u00e0 la port\u00e9e financi\u00e8re et g\u00e9ographique de millions                     de personnes les objets de luxe r\u00e9serv\u00e9s autrefois \u00e0 l&rsquo;\u00e9lite                     fortun\u00e9e. <\/p>\n<p> Le marketing, en d\u00e9pit de ses nombreux avantages, n&rsquo;est                     pas \u00e0 l&rsquo;abri des critiques. Ses adversaires l&rsquo;accusent d&rsquo;\u00eatre                     un instrument de manipulation qui sert \u00e0 inciter les consommateurs                     \u00e0 d\u00e9penser plus qu&rsquo;ils ne le devraient. Ils estiment qu&rsquo;il                     co\u00fbte trop cher, repr\u00e9sentant jusqu&rsquo;\u00e0 50 cents de chaque dollar                     d\u00e9pens\u00e9 au Canada. Un tel point de vue \u00e9carte d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment                     le fait que les activit\u00e9s de marketing sont, en elles-m\u00eames,                     une vaste source de revenu. Plus de 20 pour cent de la population                     active canadienne est employ\u00e9e dans le secteur des ventes                     et de la distribution. <\/p>\n<p> Le seul mot susceptible de r\u00e9sumer les attaques contre le                     marketing est sans doute le terme \u00ab\u00a0irresponsabilit\u00e9\u00a0\u00bb.                     Les \u00ab\u00a0marketeurs\u00a0\u00bb, dit-on, sont \u00e2pres au gain,                     n&rsquo;\u00e9prouvent aucun scrupule \u00e0 diffuser des annonces trompeuses                     ou de mauvais go\u00fbt, ni \u00e0 s&rsquo;am\u00e9nager des portes de sortie quand                     ils offrent des garanties. Certains cachent les d\u00e9fauts, voire                     m\u00eame les dangers, que pr\u00e9sentent leurs produits. Leur conscience                     sociale est inexistante; tout ce qu&rsquo;ils veulent c&rsquo;est un article                     qui peut \u00ab\u00a0se vendre\u00a0\u00bb, peu leur chaut qu&rsquo;il ne                     devrait pas l&rsquo;\u00eatre. <\/p>\n<p> Le fait est que le marketing ne d\u00e9tient pas le monopole                     de l&rsquo;amoralit\u00e9, ni de l&rsquo;immoralit\u00e9; simplement, il n&rsquo;est pas                     exempt des pratiques malhonn\u00eates courantes. Pourtant, souhaitant                     am\u00e9liorer l&rsquo;image de leurs activit\u00e9s, les sp\u00e9cialistes du                     marketing pressent instamment leurs pairs de peser les cons\u00e9quences                     morales et sociales de leurs actes. Tout pouvoir s&rsquo;accompagne,                     comme chacun sait, de responsabilit\u00e9s. Le marketing influe                     puissamment sur les habitudes et les pr\u00e9f\u00e9rences de chacun.                     Il s&rsquo;ensuit que ceux qui le contr\u00f4lent doivent se conduire                     en v\u00e9ritables professionnels et prendre en consid\u00e9ration les                     retomb\u00e9es de leurs activit\u00e9s sur la soci\u00e9t\u00e9. <\/p>\n<p> Ces critiques ne font aucun cas du r\u00f4le social b\u00e9n\u00e9fique                     du marketing qui r\u00e9partit efficacement les articles produits                     parmi la population. L&rsquo;absence de marketing donne naissance                     aux rayons d\u00e9garnis, aux files d&rsquo;attente, \u00e0 la p\u00e9nurie de                     logements comme en t\u00e9moignent \u00e9loquemment les pays communistes.                   <\/p>\n<p> Tout syst\u00e8me qui donne la priorit\u00e9 aux d\u00e9sirs et aux besoins                     du citoyen moyen ne peut \u00eatre inapte. Ne repr\u00e9sente-t-il pas                     en fait le r\u00eave des id\u00e9alistes \u00e0 travers les si\u00e8cles\u00a0?                     Il est paradoxal que ce que les mouvements \u00e9galitaires ont                     tent\u00e9 en vain d&rsquo;accomplir l&rsquo;ait \u00e9t\u00e9 par une philosophie commerciale.                   <\/p>\n<p> Pr\u00e9tendre, comme le font certains, que le marketing creuse                     le foss\u00e9 des in\u00e9galit\u00e9s \u00e9conomiques et sociales est en m\u00e9conna\u00eetre                     le r\u00f4le fondamental. Si les voeux des \u00ab\u00a0marketeurs\u00a0\u00bb                     \u00e9taient exauc\u00e9s, tous les hommes, les femmes et les enfants                     de la plan\u00e8te seraient millionnaires. Les soci\u00e9t\u00e9s de consommation                     visent, apr\u00e8s tout, \u00e0 cr\u00e9er des consommateurs qui d\u00e9pensent                     sans compter. Quant \u00e0 ceux qui estiment que l&rsquo;orientation                     n\u00e9faste que le marketing donne aux d\u00e9penses nuit aux n\u00e9cessiteux,                     ils oublient que l&rsquo;\u00e9conomie, la pierre d&rsquo;angle de la s\u00e9curit\u00e9                     sociale, s&rsquo;en trouve stimul\u00e9e. L&rsquo;histoire nous donne la preuve                     irr\u00e9fragable que pour \u00eatre solide, tout syst\u00e8me de bien-\u00eatre                     social doit s&rsquo;appuyer sur une saine \u00e9conomie. <\/p>\n<h3>La stimulation des d\u00e9sirs incite au travail et \u00e0 l&rsquo;\u00e9pargne<\/h3>\n<p> Au Canada, en tout cas, les \u00e9conomistes pr\u00e9conisent le besoin                     d&rsquo;innover pour subvenir \u00e0 nos propres besoins. Or, l&rsquo;innovation                     est l&rsquo;essence m\u00eame du marketing, le moteur de la productivit\u00e9                     et de la prosp\u00e9rit\u00e9 dans les pays tels que le n\u00f4tre o\u00f9 la                     concurrence est f\u00e9roce et les entreprises ne peuvent se permettre                     aucun gaspillage. En stimulant les d\u00e9sirs, le marketing encourage                     indirectement les personnes ordinaires \u00e0 travailler et \u00e0 \u00e9conomiser.                     Selon Winston Churchill, le marketing montre \u00e0 l&rsquo;homme et                     \u00e0 sa famille la possibilit\u00e9 de mieux se loger, de mieux se                     v\u00eatir et de mieux se nourrir. Il incite l&rsquo;individu \u00e0 l&rsquo;effort                     et \u00e0 la productivit\u00e9. Il r\u00e9unit en une union florissante ceux                     qui, sans lui, ne se seraient jamais rencontr\u00e9s.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Le marketing est le coeur de notre syst\u00e8me \u00e9conomique; il                     joue le r\u00f4le d&rsquo;une pompe qui, \u00e0 l&rsquo;instar de l&rsquo;organe, fait                     circuler dans toutes les parties du corps la quintessence                     m\u00eame de la vie. L&rsquo;\u00e9conomie de consommation vit d&rsquo;\u00e9changes\u00a0:                     les travailleurs ach\u00e8tent les objets fabriqu\u00e9s par d&rsquo;autres                     avec l&rsquo;argent qu&rsquo;ils touchent pour avoir produit ce que les                     autres ach\u00e8tent. Sans le marketing qui dirige le flot de ces                     \u00e9changes, des obstructions se produiraient capables de nuire                     \u00e0 la sant\u00e9 du corps politique. On d\u00e9finit parfois le marketing                     comme \u00e9tant \u00ab\u00a0la prestation d&rsquo;un niveau de vie\u00a0\u00bb.                     S&rsquo;il assume son r\u00f4le de fa\u00e7on efficace et responsable, il                     serait plus juste de parler de \u00ab\u00a0la prestation d&rsquo;un mode                     de vie\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":0,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[70],"class_list":["post-2310","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-70"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 70, N\u00b0 2 - Mars\/Avril 1989 - Le r\u00f4le du marketing - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-70-n-2-mars-avril-1989-le-role-du-marketing\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 70, N\u00b0 2 - Mars\/Avril 1989 - Le r\u00f4le du marketing\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Selon la philosophie du marketing, la n\u00e9cessit\u00e9 de satisfaire le client doit pr\u00e9sider \u00e0 chacun des actes de l&rsquo;entreprise. 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