{"id":2306,"date":"1985-03-01T06:00:00","date_gmt":"1985-03-01T06:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-66-n-2-mars-avril-1985-la-societe-a-lheure-de-linformation\/"},"modified":"1985-03-01T06:00:00","modified_gmt":"1985-03-01T06:00:00","slug":"vol-66-n-2-mars-avril-1985-la-societe-a-lheure-de-linformation","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-66-n-2-mars-avril-1985-la-societe-a-lheure-de-linformation\/","title":{"rendered":"Vol. 66, N\u00b0 2 &#8211; Mars\/Avril 1985 &#8211; La soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 l&rsquo;heure de l&rsquo;information"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">L&rsquo;action conjugu\u00e9e de la micro-informatique                     et des t\u00e9l\u00e9communications est en train de changer                     notre vie. Est-elle en train de nous asservir\u00a0? Non,                     mais nous devons r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 la fa\u00e7on                     d&rsquo;utiliser ces technologies pour en tirer le meilleur parti                     possible. <\/p>\n<p> Il faudrait \u00eatre compl\u00e8tement coup\u00e9                     du monde pour ne pas savoir que la r\u00e9volution informatique                     touche maintenant tous les pays riches. On nous a dit et r\u00e9p\u00e9t\u00e9                     qu&rsquo;une \u00e8re nouvelle commen\u00e7ait et que nous allions                     devoir nous adapter \u00e0 des conditions de vie radicalement                     diff\u00e9rentes de celles que nous avons connues jusqu&rsquo;ici.                     Le message est sans doute plus imp\u00e9ratif pour ceux                     qui ont vu leur travail transform\u00e9 par la derni\u00e8re                     vague technologique que pour ceux qui ont \u00e9t\u00e9                     \u00e9pargn\u00e9s, mais quel que soit le milieu o\u00f9                     nous \u00e9voluons, nous nous demandons tous ce qui se passe.                   <\/p>\n<p> D&rsquo;abord, s&rsquo;agit-il vraiment d&rsquo;une r\u00e9volution ou simplement                     d&rsquo;une acc\u00e9l\u00e9ration du processus d&rsquo;\u00e9volution                     mill\u00e9naire qui, \u00e0 cause de sa vitesse m\u00eame,                     donne l&rsquo;impression d&rsquo;une rupture\u00a0? <\/p>\n<p> L&rsquo;acc\u00e9l\u00e9ration ne fait pas de doute. Selon                     un document publi\u00e9 en 1982 par le Conseil des Sciences                     du Canada, la technologie a progress\u00e9 et s&rsquo;est diffus\u00e9e                     de sept \u00e0 dix fois plus vite au cours des quelques                     derni\u00e8res ann\u00e9es qu&rsquo;\u00e0 toute autre \u00e9poque.                     On ne saurait nier non plus l&rsquo;ampleur du changement. Le m\u00eame                     document pr\u00e9cise que depuis 1968, la puissance de traitement                     des ordinateurs a \u00e9t\u00e9 multipli\u00e9e par                     10 000, tandis que le co\u00fbt de l&rsquo;unit\u00e9 de performance                     \u00e9tait divis\u00e9 par 100 000. L&rsquo;\u00e9conomiste                     Edward Steinmuller de l&rsquo;Universit\u00e9 Stanford a dit que                     si l&rsquo;a\u00e9ronautique avait \u00e9volu\u00e9 au m\u00eame                     rythme que l&rsquo;ordinatique, les avions transporteraient maintenant                     un demi-million de passagers \u00e0 20 millions de milles                     \u00e0 l&rsquo;heure, pour moins de un cent chacun. <\/p>\n<p> Bien d&rsquo;autres statistiques aussi spectaculaires sont cit\u00e9es                     pour montrer \u00e0 quel point les nouvelles technologies                     \u00e9lectroniques sont r\u00e9volutionnaires, mais les                     \u00e9v\u00e9nements sont peut-\u00eatre encore plus                     convaincants que les chiffres. <\/p>\n<p> Les r\u00e9volutions renversent l&rsquo;ordre \u00e9tabli                     et aucune industrie n&rsquo;\u00e9tait plus fermement \u00e9tablie                     il y a quelques ann\u00e9es que l&rsquo;horlogerie suisse. Or,                     l&rsquo;apparition des montres \u00e0 quartz de fabrication japonaise,                     peu co\u00fbteuses et d&rsquo;une grande pr\u00e9cision, a entra\u00een\u00e9                     en Suisse la disparition de dizaines de milliers d&#8217;emplois                     et la faillite de centaines de fabricants avant que l&rsquo;industrie                     ne finisse par se recycler dans les articles de luxe. Ce bouleversement                     a marqu\u00e9 le passage de l&rsquo;\u00e8re industrielle \u00e0                     l&rsquo;\u00e8re \u00e9lectronique. Les rouages les plus perfectionn\u00e9s                     au monde ont \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9s par des cristaux                     minuscules et par des batteries sans aucune pi\u00e8ce mobile.                   <\/p>\n<p> Bien d&rsquo;autres institutions famili\u00e8res ont \u00e9t\u00e9                     secou\u00e9es par le d\u00e9veloppement de la micro\u00e9lectronique.                     Les cha\u00eenes am\u00e9ricaines n&rsquo;avaient jamais vu diminuer                     le nombre de t\u00e9l\u00e9spectateurs avant l&rsquo;apparition                     des jeux et enregistreurs-lecteurs vid\u00e9o. Les stations-service                     traditionnelles c\u00e8dent la place \u00e0 des libre-service                     capables d&rsquo;offrir de meilleurs prix gr\u00e2ce aux pompes                     automatiques qui enregistrent les achats d&rsquo;essence directement                     \u00e0 la caisse centrale. Les snack-bars de quartier sont                     supplant\u00e9s par des \u00e9tablissements qui utilisent                     des syst\u00e8mes automatis\u00e9s pour remplir les commandes                     et contr\u00f4ler les stocks. <\/p>\n<p> Les heures de la banque, pourtant consacr\u00e9es par                     l&rsquo;usage, sont modifi\u00e9es par des terminaux accessibles                     vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Le service postal est                     remis en question par la possibilit\u00e9 d&rsquo;acheminer lettres                     et documents par t\u00e9l\u00e9copieurs et autres visiophones.                     Les machines de traitement de texte menacent d&rsquo;\u00e9liminer                     la machine \u00e0 \u00e9crire, tout comme la calculatrice                     \u00e9lectronique a \u00e9limin\u00e9 la machine \u00e0                     additionner. A l&rsquo;inverse, le commerce des appareils \u00e0                     sous se rel\u00e8ve sous l&rsquo;impulsion des jeux vid\u00e9o.                   <\/p>\n<p> Nous pouvons donc supposer qu&rsquo;il s&rsquo;est effectivement produit                     une r\u00e9volution. Elle a \u00e9t\u00e9 provoqu\u00e9e                     principalement par le d\u00e9veloppement des microplaquettes.                     Capables de compter, de m\u00e9moriser des fonctions, de                     reconna\u00eetre des symboles et de d\u00e9coder des instructions,                     ces pastilles de silicium ont permis de r\u00e9aliser des                     merveilles comme le r\u00e9pondeur automatique et la caisse                     enregistreuse qui sait le prix d&rsquo;une grappe de raisin et qui                     peut dire ce que contient une bo\u00eete de conserve rien                     qu&rsquo;\u00e0 lire la s\u00e9rie de traits myst\u00e9rieux                     qui se trouve sur le c\u00f4t\u00e9. <\/p>\n<h3>Qu&rsquo;entendons-nous par information automatique\u00a0?<\/h3>\n<p> Ces microplaquettes ou \u00ab\u00a0puces\u00a0\u00bb ont une incroyable                     capacit\u00e9 de stockage d&rsquo;informations. En combinant la                     technologie des microplaquettes et l&rsquo;utilisation du laser,                     on pourrait faire tenir sur l&rsquo;un des murs d&rsquo;une pi\u00e8ce                     de s\u00e9jour les 435 kilom\u00e8tres de rayonnages de                     la Biblioth\u00e8que du Congr\u00e8s \u00e0 Washington.                     Et la capacit\u00e9 des microplaquettes augmente toujours.                   <\/p>\n<p> Pour la plupart des gens, le mot information \u00e9voque                     le journal t\u00e9l\u00e9vis\u00e9 et les documentaires.                     Le fait que nous soyons la soci\u00e9t\u00e9 la mieux                     inform\u00e9e ou, en tout cas, la <em>plus <\/em>inform\u00e9e                     de l&rsquo;histoire est une caract\u00e9ristique importante des                     temps actuels. Mais les proph\u00e8tes contemporains ne                     pensent pas seulement aux m\u00e9dias lorsqu&rsquo;ils pr\u00e9tendent                     que notre vie est en train d&rsquo;\u00eatre asservie \u00e0                     l&rsquo;information. C&rsquo;est que les communications sont devenues                     l&rsquo;une des principales pr\u00e9occupations d&rsquo;une \u00e9conomie                     moderne. <\/p>\n<p> De plus en plus, l&rsquo;information est v\u00e9hicul\u00e9e                     au moyen de deux technologies &#8211; t\u00e9l\u00e9communications                     et informatique &#8211; dont la combinaison a cr\u00e9\u00e9                     une discipline nouvelle, la t\u00e9l\u00e9matique. Au                     moment m\u00eame o\u00f9 la capacit\u00e9 des r\u00e9seaux                     de communication int\u00e9rieurs augmentait de plusieurs                     milliers de fois gr\u00e2ce au remplacement des fils de cuivre                     par des fibres optiques et des liaisons par microondes, les                     satellites \u00e9tendaient \u00e0 tout le globe la port\u00e9e                     des syst\u00e8mes de t\u00e9l\u00e9communication. <\/p>\n<p> La possibilit\u00e9 de transmettre l&rsquo;information instantan\u00e9ment                     et de la stocker pour s&rsquo;en servir plus tard a transform\u00e9                     dans bien des cas la fa\u00e7on de faire les choses. Par                     exemple, gr\u00e2ce \u00e0 la t\u00e9l\u00e9matique,                     les investisseurs ont maintenant acc\u00e8s aux march\u00e9s                     des actions et obligations de n&rsquo;importe quel pays et cela,                     \u00e0 toute heure du jour. <\/p>\n<p> La capacit\u00e9 de stockage et de traitement des microplaquettes                     a contribu\u00e9 \u00e0 cette \u00e9volution. Si un                     courtier de Vancouver veut obtenir le dernier cours d&rsquo;une                     valeur inscrite \u00e0 la Bourse de Hongkong, il peut l&rsquo;appeler                     \u00e0 tout moment sur un terminal \u00e0 \u00e9cran.                     Le microprocesseur de l&rsquo;appareil fouillera sa m\u00e9moire                     pour calculer le rapport cours-b\u00e9n\u00e9fice, de                     m\u00eame que le rendement. <\/p>\n<p> Les machines aujourd&rsquo;hui conversent entre elles aussi bien                     qu&rsquo;avec les gens. La communication machine-machine est chose                     courante dans l&rsquo;industrie. Il y a quelques ann\u00e9es,                     les machines-outils \u00e9taient guid\u00e9es par des                     ouvriers qui ex\u00e9cutaient la s\u00e9rie de mouvements                     indiqu\u00e9s sur un plan trac\u00e9 \u00e0 la main.                     Maintenant, les instructions port\u00e9es sur les plans                     sont \u00e9labor\u00e9es par un ordinateur et introduites                     dans un autre ordinateur qui commande la machine. Ces instructions                     sont ce qu&rsquo;on appelle de l&rsquo;information automatique. <\/p>\n<h3>Dor\u00e9navant, on travaillera davantage sur l&rsquo;information                     et moins sur la mati\u00e8re<\/h3>\n<p> Les \u00e9changes entre ordinateurs ont entra\u00een\u00e9                     une esp\u00e8ce d&rsquo;explosion de l&rsquo;information. Les machines                     multiplient la masse d&rsquo;informations disponibles en combinant                     diverses s\u00e9ries de donn\u00e9es pour en produire                     de nouvelles. Leur capacit\u00e9 de comparer et d&rsquo;int\u00e9grer                     des renseignements disparates a ouvert de nouveaux horizons                     \u00e0 la recherche dans de nombreux domaines. La question                     fondamentale de toute investigation scientifique &#8211; qu&rsquo;arriverait-il                     si&#8230;\u00a0? &#8211; peut \u00eatre explor\u00e9e ind\u00e9finiment                     en juxtaposant faits et chiffres jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;une                     hypoth\u00e8se soit confirm\u00e9e ou d\u00e9truite.                   <\/p>\n<p> Comme la masse des informations produites augmente sans                     cesse, elle accapare une partie croissante des \u00e9nergies                     de la soci\u00e9t\u00e9. \u00c0 l&rsquo;occasion d&rsquo;une \u00e9tude                     faite en 1980 pour le minist\u00e8re f\u00e9d\u00e9ral                     des Communications, Shirley Serafini et Michel Andrieu ont                     \u00e9tabli que le domaine de l&rsquo;information occupait alors                     au moins 40 pour cent de la main-d&rsquo;oeuvre canadienne contre                     29 pour cent en 1951. Ils incluaient dans cette cat\u00e9gorie                     de travailleurs ceux qui produisent l&rsquo;information (comme les                     ing\u00e9nieurs et les sp\u00e9cialistes), ceux qui la                     traitent (comme les cadres et les commis), ceux qui la diffusent                     (comme les enseignants et les journalistes) et ceux qui font                     marcher les machines (comme les op\u00e9rateurs m\u00e9canographes                     et les imprimeurs). Leurs crit\u00e8res ont de quoi surprendre                     les gens qui pensent encore \u00e0 l&rsquo;information en termes                     traditionnels. Par exemple, les optom\u00e9tristes sont                     class\u00e9s parmi les producteurs puisque, si l&rsquo;on y pense,                     les r\u00e9sultats des examens de la vue sont de l&rsquo;information.                     Les juges <em>traitent <\/em>l&rsquo;information puisqu&rsquo;ils doivent                     analyser les t\u00e9moignages pr\u00e9sent\u00e9s par                     les avocats qui, eux, font \u00e9galement partie des producteurs                     parce qu&rsquo;ils recueillent les faits et alignent les pr\u00e9c\u00e9dents.                   <\/p>\n<p> Selon un th\u00e9oricien de la gestion, Peter Drucker,                     l&rsquo;information est devenue \u00ab\u00a0l&rsquo;avoir principal, le centre                     de responsabilit\u00e9 et la ressource centrale de l&rsquo;\u00e9conomie\u00a0\u00bb.                     Avec la fin de l&rsquo;\u00e8re industrielle, le nombre des travailleurs                     employ\u00e9s dans le domaine de l&rsquo;information cro\u00eetra                     en raison inverse de celui des travailleurs directement engag\u00e9s                     dans la production de biens. Il y aura dans les usines relativement                     moins de m\u00e9caniciens et relativement plus d&rsquo;informaticiens.                     M\u00eame dans l&rsquo;industrie extractive, comme l&rsquo;exploitation                     des mines et for\u00eats, les effectifs diminueront n\u00e9cessairement                     au fur et \u00e0 mesure que le mat\u00e9riel sera automatis\u00e9.                   <\/p>\n<p> La suppression des emplois est une des grandes craintes                     qui accompagnent l&rsquo;automatisation. Des pessimistes pr\u00e9disent                     que les robots vont d\u00e9cimer la main-d&rsquo;oeuvre actuelle.                     Ils pr\u00e9tendent que la micro-informatique aura sur l&rsquo;homme                     les m\u00eames cons\u00e9quences que le moteur \u00e0                     combustion interne a eues sur le cheval, et que les travailleurs                     en surnombre n&rsquo;ont pas plus de chances d&rsquo;\u00eatre r\u00e9employ\u00e9s                     dans les industries nouvelles engendr\u00e9es par le ph\u00e9nom\u00e8ne                     \u00e9lectronique que les chevaux n&rsquo;en auraient eu de trouver                     \u00e0 se placer dans l&rsquo;industrie automobile au cours des                     ann\u00e9es 20. Or, la r\u00e9alit\u00e9 est loin d&rsquo;\u00eatre                     aussi dramatique. Il y a une dizaine d&rsquo;ann\u00e9es que l&rsquo;informatique                     a fait irruption dans l&rsquo;\u00e9conomie canadienne et le march\u00e9                     du travail ne s&rsquo;est pas effondr\u00e9 malgr\u00e9 la grave                     r\u00e9cession qui a touch\u00e9 presque tous les pays                     du monde. <\/p>\n<h3>Le danger serait de croire que les machines ont                     une vie                     \u00e0 elles<\/h3>\n<p> M\u00eame si la structure de l&#8217;emploi a \u00e9t\u00e9                     modifi\u00e9e &#8211; comme elle l&rsquo;avait \u00e9t\u00e9 par                     exemple lorsque le chauffage au mazout a remplac\u00e9 le                     chauffage au charbon &#8211; les \u00e9conomies d\u00e9velopp\u00e9es                     ont assez bien soutenu le choc technologique. Il y a cinq                     ans, ce qui est long par rapport au rythme des progr\u00e8s                     technologiques, les 400 000 ordinateurs en service aux \u00c9tats-Unis                     \u00e9taient cens\u00e9s accomplir le travail de cinq                     billions de personnes, mais les masses n&rsquo;\u00e9taient pas                     en ch\u00f4mage pour autant. La productivit\u00e9 porte                     sa propre r\u00e9compense sous la forme d&rsquo;une comp\u00e9titivit\u00e9                     internationale accrue, qui est elle-m\u00eame g\u00e9n\u00e9ratrice                     d&#8217;emplois. Le Japon a un taux de ch\u00f4mage tr\u00e8s                     faible par rapport \u00e0 l&rsquo;Occident et c&rsquo;est pourtant le                     pays le plus productif au monde. <\/p>\n<p> Le Canada pour sa part n&rsquo;a pas d&rsquo;autre choix que d&rsquo;am\u00e9liorer                     sa productivit\u00e9 s&rsquo;il veut conserver sa place parmi                     les nations commer\u00e7antes. Heureusement, les Canadiens                     ont adopt\u00e9 d&#8217;embl\u00e9e les nouvelles technologies.                     Les entreprises canadiennes font figure de leaders dans les                     domaines des t\u00e9l\u00e9communications par satellite,                     de la transmission num\u00e9rique, du traitement de texte                     et des applications de l&rsquo;informatique \u00e0 des disciplines                     comme le g\u00e9nie civil, par exemple. En m\u00eame temps                     que ces industries de pointe, ax\u00e9es sur l&rsquo;exportation,                     offrent de nouvelles possibilit\u00e9s d&#8217;emploi aux Canadiens,                     la micro-technologie met \u00e0 leur disposition des moyens                     d&rsquo;accomplir plus efficacement les anciennes t\u00e2ches.                     Plus productive et plus comp\u00e9titive, l&rsquo;\u00e9conomie                     canadienne deviendra aussi plus prosp\u00e8re. <\/p>\n<p> Le vrai danger serait de consid\u00e9rer le progr\u00e8s                     technique comme une esp\u00e8ce de force occulte qui \u00e9chappe                     au contr\u00f4le de ses instigateurs. Il est vrai que les                     ordinateurs \u00ab\u00a0intelligents\u00a0\u00bb et les machines qui                     programment et fabriquent maintenant d&rsquo;autres machines sont                     bien faits pour encourager ce qu&rsquo;on a appel\u00e9 la \u00ab\u00a0superstition                     de la science\u00a0\u00bb. Ils conjurent une vision kafka\u00efenne                     o\u00f9 des arm\u00e9es de robots asservissent l&rsquo;humanit\u00e9                     \u00e0 une poign\u00e9e de m\u00e9galomanes, \u00e0                     moins que, d\u00e9fiant leurs ma\u00eetres, ils ne prennent                     le pouvoir pour leur propre compte&#8230; comme dans certains                     livres de science-fiction. <\/p>\n<h3>La qualit\u00e9 des r\u00e9sultats est fonction de la                     qualit\u00e9 des donn\u00e9es \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e<\/h3>\n<p> Et c&rsquo;est un fait qu&rsquo;ils ont le pouvoir de d\u00e9shumaniser                     la vie. Les sociologues s&rsquo;inqui\u00e8tent d\u00e9j\u00e0                     de l&rsquo;influence antisociale des jeux vid\u00e9o. Ils craignent                     plus encore que l&rsquo;av\u00e8nement prochain des syst\u00e8mes                     de vid\u00e9otextes ne cr\u00e9e une classe d&rsquo;ermites                     de l&rsquo;\u00e9lectronique, heureux de travailler \u00e0 domicile,                     de se divertir sans sortir de chez eux et de communiquer avec                     tous leurs fournisseurs par machine interpos\u00e9e. Qu&rsquo;adviendra-t-il                     alors des relations sociales, si essentielles au bien-\u00eatre                     de la collectivit\u00e9\u00a0? Les \u00e9ducateurs se                     plaignent que l&rsquo;enseignement automatis\u00e9 \u00ab\u00a0programme\u00a0\u00bb                     les \u00e9tudiants et qu&rsquo;il ne laisse pas de place \u00e0                     la pens\u00e9e critique et \u00e0 l&rsquo;intuition. <\/p>\n<p> Parce que les machines donnent l&rsquo;impression de penser \u00e0                     une vitesse folle, nous risquons de confondre information                     et connaissance. Or, comme l&rsquo;explique si bien Fran\u00e7ois                     Ch\u00e2telet, philosophe contemporain\u00a0: \u00ab\u00a0Une                     information, c&rsquo;est une donn\u00e9e brute, tr\u00e8s diff\u00e9rente                     d&rsquo;une connaissance. Dans la connaissance, il y a une formulation                     qui exprime un contenu et qui le modifie en y introduisant                     l&rsquo;intelligibilit\u00e9\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p> Une grande partie des informations concentr\u00e9es dans                     les ordinateurs sont fausses, tendancieuses, incompl\u00e8tes                     ou d\u00e9form\u00e9es. L&rsquo;exc\u00e8s de confiance dans                     l&rsquo;information automatique explique quelques-unes des b\u00e9vues                     courantes dans l&rsquo;\u00e9tablissement des budgets et la prise                     de d\u00e9cision. Il est toujours pr\u00e9f\u00e9rable                     de passer au crible de la raison et de l&rsquo;exp\u00e9rience                     les faits et chiffres fournis par la machine et de ne jamais                     oublier que la qualit\u00e9 des r\u00e9sultats est fonction                     de la qualit\u00e9 des donn\u00e9es \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e.                   <\/p>\n<p> Ce serait donc une grave erreur de croire que des machines                     peuvent penser \u00e0 notre place. Quoi qu&rsquo;on en dise, m\u00eame                     les ordinateurs dits \u00ab\u00a0intelligents\u00a0\u00bb ne le sont                     pas tant que \u00e7a puisqu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas d&rsquo;id\u00e9es.                     Ce sont plut\u00f4t des auxiliaires qui peuvent nous soulager                     des t\u00e2ches r\u00e9p\u00e9titives pour que nous puissions                     nous consacrer \u00e0 un travail plus utile. La magie de                     l&rsquo;esprit r\u00e9side dans l&rsquo;imagination, dans l&rsquo;intuition                     et son originalit\u00e9, toutes qualit\u00e9s \u00e9trang\u00e8res                     aux machines. Celles-ci ne sauraient synth\u00e9tiser les                     faits et les connaissances pour en tirer cette chose pr\u00e9cieuse                     entre toutes\u00a0: la sagesse. D\u00e9pourvues d&rsquo;esprit                     critique, elles ne savent pas juger. Condamn\u00e9es \u00e0                     n&rsquo;\u00e9changer entre elles que des informations, elles                     sont incapables de ces conversations fertiles en trouvailles.                   <\/p>\n<p> Ce que les machines peuvent faire, c&rsquo;est nous fournir les                     outils n\u00e9cessaires au travail intellectuel. Utilis\u00e9es                     de cette mani\u00e8re, elles peuvent nous aider \u00e0                     r\u00e9aliser les plus nobles aspirations de l&rsquo;humanit\u00e9.                     En mettant ces outils \u00e0 la disposition de tous, elles                     leur permettent de participer au processus d\u00e9cisionnel                     et favorisent ainsi la d\u00e9mocratie et la justice. Elles                     peuvent encourager l&rsquo;amour des connaissances et la qu\u00eate                     de la sagesse. Elles peuvent nous rapprocher enfin de cette                     soci\u00e9t\u00e9 id\u00e9ale dont r\u00eavaient les                     philosophes grecs. <\/p>\n<p> Mais pour atteindre la sagesse par la voie de la technologie,                     il faut se garder de surestimer les machines et surtout ne                     pas croire qu&rsquo;elles pourraient nous dispenser de penser. Selon                     Jacques Ellul, critique fran\u00e7ais de l&rsquo;\u00e8re technologique,                     nous avons tous le choix entre d\u00e9velopper une mentalit\u00e9                     de robot ou apprendre \u00e0 utiliser la technologie sans                     nous laisser utiliser, assimiler ou dominer par elle. L&rsquo;esclave                     pourrait effectivement usurper la place du ma\u00eetre si                     nous nous laissions intimider par elle ou si nous nous laissions                     aller \u00e0 la consid\u00e9rer comme une force irr\u00e9pressible.                     Par contre, si nous gardons les yeux fix\u00e9s sur les                     valeurs humaines, nous pouvons en faire une alli\u00e9e                     incomparable. C&rsquo;est l\u00e0 son vrai r\u00f4le et c&rsquo;est                     \u00e0 nous de ne pas l&rsquo;en faire d\u00e9vier. <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":0,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[66],"class_list":["post-2306","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-66"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 66, N\u00b0 2 - Mars\/Avril 1985 - La soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 l&#039;heure de l&#039;information - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-66-n-2-mars-avril-1985-la-societe-a-lheure-de-linformation\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 66, N\u00b0 2 - Mars\/Avril 1985 - La soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 l&#039;heure de l&#039;information\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"L&rsquo;action conjugu\u00e9e de la micro-informatique et des t\u00e9l\u00e9communications est en train de changer notre vie. 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