{"id":2304,"date":"1983-03-01T06:00:00","date_gmt":"1983-03-01T06:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-64-n-2-mars-avril-1983-attention-a-ce-que-vous-dites\/"},"modified":"1983-03-01T06:00:00","modified_gmt":"1983-03-01T06:00:00","slug":"vol-64-n-2-mars-avril-1983-attention-a-ce-que-vous-dites","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-64-n-2-mars-avril-1983-attention-a-ce-que-vous-dites\/","title":{"rendered":"Vol. 64, N\u00b0 2 &#8211; Mars\/Avril 1983 &#8211; Attention \u00e0 ce que vous dites\u00a0!"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Un chef consacre, dit-on, les trois quarts                     de son temps \u00e0 la communication orale. Mais l&rsquo;importance                     de la parole est souvent m\u00e9connue. Chacun tient pour                     acquis le don d&rsquo;exprimer sa pens\u00e9e. Peut-\u00eatre                     n&rsquo;est-il pas aussi facile qu&rsquo;on le croit de faire adopter                     ses dires&#8230; <\/p>\n<p> Le 19 d\u00e9cembre 1942, le g\u00e9n\u00e9ral britannique                     charg\u00e9 de la d\u00e9fense de Hong-kong ordonnait                     \u00e0 ses troupes talonn\u00e9es par les Japonais de                     se replier, afin de se regrouper et d&rsquo;effectuer une contre-attaque.                   <\/p>\n<p> L&rsquo;ordre de repli est d\u00fbment transmis par t\u00e9l\u00e9phone                     \u00e0 une batterie, mais son commandant interpr\u00e8te                     le message trop litt\u00e9ralement. Au lieu de r\u00e9duire                     ses canons au silence, il les r\u00e9duit en pi\u00e8ces,                     an\u00e9antissant ainsi tout espoir de repousser l&rsquo;ennemi.                   <\/p>\n<p> Cette m\u00e9prise tragique montre combien les mauvaises                     communications peuvent \u00eatre d\u00e9sastreuses dans                     la conduite d&rsquo;une entreprise. La chaleur du combat y fut sans                     doute pour quelque chose, mais des malentendus aussi d\u00e9plorables                     se produisent parfois dans le cabinet feutr\u00e9 d&rsquo;un cadre                     ou d&rsquo;un homme d&rsquo;affaires. <\/p>\n<p> La cause de la m\u00e9saventure\u00a0: n\u00e9gligence                     dans le choix des termes. L&rsquo;ordre \u00e9tait ambigu\u00a0;                     il pr\u00e9sentait plus d&rsquo;un sens. L&rsquo;ambigu\u00eft\u00e9                     des instructions n&rsquo;est qu&rsquo;une des formes du mauvais emploi                     des mots dans les bureaux et les usines. Et chaque fois cette                     erreur risque d&rsquo;\u00eatre le grain de sable dans l&rsquo;engrenage.                   <\/p>\n<p> La n\u00e9gligence dans le choix des mots co\u00fbte                     cher. Si un message est compris de travers, les choses sont                     mal ex\u00e9cut\u00e9es\u00a0; et, le malentendu d\u00e9couvert,                     il faut tout recommencer. Parce que les id\u00e9es sont                     mal exprim\u00e9es, l&rsquo;entreprise peut prendre la mauvaise                     d\u00e9cision. La confusion verbale engendre friction et                     ressentiment entre les employ\u00e9s, les sup\u00e9rieurs                     et les subordonn\u00e9s\u00a0; elle nuit au moral de la                     firme. <\/p>\n<p> Toute entreprise est \u00e0 la merci du langage. Les merveilleux                     progr\u00e8s techniques accomplis ces derniers temps dans                     les \u00ab\u00a0syst\u00e8mes de communications\u00a0\u00bb n&rsquo;ont                     gu\u00e8re diminu\u00e9 l&rsquo;importance de la langue parl\u00e9e                     et \u00e9crite. Le nouveau mat\u00e9riel \u00e9lectronique                     n&rsquo;est toujours que de la \u00ab\u00a0quincaillerie\u00a0\u00bb. Comme                     le marteau et la scie, il vaut surtout par la qualit\u00e9                     de la mati\u00e8re utilis\u00e9e et la dext\u00e9rit\u00e9                     de l&rsquo;utilisateur. <\/p>\n<p> Bien s\u00fbr les syst\u00e8mes de communications ne                     v\u00e9hiculent-ils en grande partie que des donn\u00e9es                     num\u00e9riques. Mais les chiffres, il faut les expliquer                     verbalement pour qu&rsquo;ils aient du sens. Il est frappant, en                     tout cas, que, dans les entreprises, la pr\u00e9cision du                     langage n&rsquo;ait pas autant d&rsquo;importance que l&rsquo;exactitude des                     chiffres. Des employ\u00e9s qui s&rsquo;\u00e9vertuent \u00e0                     v\u00e9rifier et rev\u00e9rifier chaque calcul s&rsquo;en remettent                     au petit bonheur la chance lorsqu&rsquo;ils ont \u00e0 parler.                   <\/p>\n<p> De m\u00eame, des gens qui mettent le plus grand soin \u00e0                     r\u00e9diger une lettre ou une note n&rsquo;accordent que peu                     d&rsquo;attention aux paroles qu&rsquo;ils <em>prononcent <\/em>dans leur                     activit\u00e9 professionnelle. Dans le monde du travail,                     les \u00e9changes d&rsquo;information ou d&rsquo;id\u00e9es se font                     le plus souvent de vive voix, de personne \u00e0 personne,                     dans les r\u00e9unions et par t\u00e9l\u00e9phone. Selon                     une \u00e9tude r\u00e9cente, le chef ordinaire consacre                     30 p. 100 de son temps \u00e0 parler et 45 p. 100 \u00e0                     \u00e9couter, ce qui veut dire qu&rsquo;il passe les trois quarts                     de sa journ\u00e9e \u00e0 parler ou \u00e0 entendre                     parler les autres. <\/p>\n<p> Pourtant, la parole demeure l&rsquo;aspect le plus n\u00e9glig\u00e9                     de la communication. Pourquoi\u00a0? Sans doute parce que                     l&rsquo;expression orale est consid\u00e9r\u00e9e comme un don                     naturel. Peut-\u00eatre croyons-nous trop facilement, cependant,                     que les \u00ab\u00a0mots pour le dire arrivent ais\u00e9ment\u00a0\u00bb,                     oubliant que la maxime de Boileau ne s&rsquo;applique strictement                     qu&rsquo;\u00e0 \u00ab\u00a0ce qui se con\u00e7oit bien\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p> L&rsquo;excuse invoqu\u00e9e pour ne pas rechercher le mot exact                     en parlant, c&rsquo;est que la parole est un instrument inexact.                     Les mots d\u00e9signent des choses diff\u00e9rentes \u00e0                     divers moments et aux yeux de personnes diff\u00e9rentes.                     Une \u00e9tude sp\u00e9cialis\u00e9e aurait, dit-on,                     relev\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 164 d\u00e9finitions du mot                     \u00ab\u00a0culture\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p> La chose est discutable. Les dictionnaires donnent effectivement                     des d\u00e9finitions claires des mots, et il est toujours                     imprudent de s&rsquo;en \u00e9carter. On dit, par exemple, que                     dans la constitution du New Jersey, les fondateurs de cet                     \u00c9tat confondirent les mots \u00ab\u00a0semi-annuel\u00a0\u00bb                     et \u00ab\u00a0bisannuel\u00a0\u00bb, celui-ci signifiant tous les deux                     ans et celui-l\u00e0 tous les six mois. Le lapsus eut pour                     effet d&rsquo;obliger la l\u00e9gislature \u00e0 si\u00e9ger                     tous les six mois et non tous les deux ans selon l&rsquo;intention                     des l\u00e9gislateurs. Dans les constitutions, les d\u00e9finitions                     ont force de loi. <\/p>\n<p> La diff\u00e9rence entre le mot juste et le mot presque                     juste, voil\u00e0 la grande chose. Mais la seule norme v\u00e9ritable                     de la justesse d&rsquo;un mot, c&rsquo;est le dictionnaire, non ce que                     pensent Pierre, Jean, Jacques. Sans la sauvegarde des dictionnaires,                     notre soci\u00e9t\u00e9 serait une tour de Babel. Ce serait                     comme si on laissait chacun libre de d\u00e9cider de la                     longueur du m\u00e8tre ou du poids du kilogramme. <\/p>\n<p> En fait, une langue est quelque chose de vivant, qui se                     d\u00e9veloppe, qui change avec l&rsquo;entr\u00e9e de nouveaux                     termes et d&rsquo;acceptions nouvelles dans le vocabulaire populaire.                     Celui qui emploie un mot dans un sens qui n&rsquo;est pas au dictionnaire                     n&rsquo;est jamais s\u00fbr que l&rsquo;auditeur, lui, l&rsquo;entend ainsi.                   <\/p>\n<p> Il arrive pourtant que l&rsquo;usage l&#8217;emporte sur la d\u00e9finition                     formelle d&rsquo;un mot du dictionnaire, de sorte que son emploi                     \u00ab\u00a0correct\u00a0\u00bb risque alors de cr\u00e9er de la confusion.                     M\u00eame s&rsquo;il est regrettable de se priver de ces mots \u00ab\u00a0en                     transition\u00a0\u00bb, le mieux est d&rsquo;en \u00e9viter l&#8217;emploi,                     du moins dans la communication orale. <\/p>\n<p> Il serait vraiment insens\u00e9 de vouloir que la majorit\u00e9                     des gens s&rsquo;astreignent \u00e0 un haut degr\u00e9 de pr\u00e9cision                     dans la conversation courante. Nous usons tous de raccourcis                     verbaux et nous pensons en parlant. Les mots ne nous viennent                     pas toujours aussi vite que les id\u00e9es, et nous escamotons                     les retards. Avec nos intimes, cela a peu d&rsquo;importance. Habitu\u00e9s                     \u00e0 nos fa\u00e7ons de parler et \u00e0 notre \u00ab\u00a0langage                     gestuel\u00a0\u00bb, il leur est facile de colmater les br\u00e8ches.                   <\/p>\n<p> Mais dans les affaires, il n&rsquo;est pas outr\u00e9 de la                     part de nos employeurs et de nos associ\u00e9s de demander                     que nous avisions \u00e0 la meilleure mani\u00e8re de                     dire les choses avant de les dire. Pour communiquer les instructions,                     les renseignements et les d\u00e9cisions n\u00e9cessaires                     \u00e0 la marche d&rsquo;une entreprise, il importe que tous les                     int\u00e9ress\u00e9s saisissent bien le sens des mots                     employ\u00e9s. <\/p>\n<h3>C&rsquo;est impressionnant, mais qu&rsquo;est-ce que \u00e7a veut                     dire\u00a0?<\/h3>\n<p> Cela exige de la pr\u00e9cision. Bien des gens semblent                     craindre d&rsquo;\u00eatre pr\u00e9cis, probablement parce qu&rsquo;ils                     pensent qu&rsquo;on ne les comprendra pas s&rsquo;ils se servent de \u00ab\u00a0grands                     mots\u00a0\u00bb. Le fait est cependant qu&rsquo;on peut atteindre \u00e0                     la pr\u00e9cision avec des mots simples, connus de tout                     le monde. Avec un peu de r\u00e9flexion, quiconque poss\u00e8de                     un bon vocabulaire courant peut adapter son discours au niveau                     de ses auditeurs. <\/p>\n<p> Ceux qui ne se soucient pas de la pr\u00e9cision craindront                     encore de passer pour grandiloquents. Ils s&rsquo;imaginent de toute                     \u00e9vidence qu&rsquo;\u00eatre pr\u00e9cis c&rsquo;est multiplier                     les mots pour fignoler ce qu&rsquo;ils veulent dire. Au contraire,                     la pr\u00e9cision exclut la prolixit\u00e9. Elle demande                     de remplacer plusieurs mots inexacts par un seul, le mot exact.                     Il est vrai que les avocats usent abondamment de la r\u00e9p\u00e9tition                     dans leurs plaidoieries, mais c&rsquo;est pour \u00e9viter les                     malentendus, semble-t-il. Si cela a du bon au tribunal, ailleurs                     la clart\u00e9 risque d&rsquo;en souffrir. <\/p>\n<p> Nous connaissons tous de ces beaux parleurs qui abreuvent                     leurs auditeurs de grands mots et de phrases longues dans                     l&rsquo;espoir de para\u00eetre savants et intelligents. Dans les                     affaires, ils ont tendance, par exemple, \u00e0 abuser des                     phrases ou des mots ronflants, comme \u00ab\u00a0la probl\u00e9matique\u00a0\u00bb,                     les \u00ab\u00a0param\u00e8tres interactifs\u00a0\u00bb, les \u00ab\u00a0crit\u00e8res                     int\u00e9gr\u00e9s\u00a0\u00bb. Cela a l&rsquo;air impressionnant,                     mais qu&rsquo;est-ce que \u00e7a signifie\u00a0? <\/p>\n<p> Au fond, ceux qui donnent dans le ronflant ne savent pas                     toujours tr\u00e8s bien ce qu&rsquo;ils veulent dire. Le verbiage                     n&rsquo;est souvent qu&rsquo;un paravent pour masquer la faiblesse de                     leurs id\u00e9es ou de leur savoir. Il sert aussi parfois                     \u00e0 camoufler leurs opinions ou leurs intentions v\u00e9ritables.                     C&rsquo;est la tactique classique de l&rsquo;orateur d\u00e9sireux de                     noyer sa pens\u00e9e lorsque la v\u00e9rit\u00e9 ne                     lui vaut rien. <\/p>\n<h3>En cas de probl\u00e8mes, prenez-vous-en d&rsquo;abord \u00e0                     vous<\/h3>\n<p> Le style ronflant se range dans la cat\u00e9gorie du jargon,                     qui, dans l&rsquo;usage courant, d\u00e9signe la langue \u00ab\u00a0interne\u00a0\u00bb                     des sp\u00e9cialistes. \u00c0 sa place, le jargon est                     une st\u00e9no verbale fort pratique. Deux math\u00e9maticiens                     qui parlent de param\u00e8tres, par exemple, se r\u00e9f\u00e8rent                     \u00e0 quelque chose de pr\u00e9cis. Mais lorsque deux                     profanes se gargarisent de ce terme, ils planent dans le vague.                   <\/p>\n<p> Certains \u00e9maillent leur discours de jargon parce                     qu&rsquo;ils pensent que c&rsquo;est \u00e0 la mode ou dans le vent.                     Qu&rsquo;ils se d\u00e9trompent. Le jargon et son \u00e9talage                     pour faire de l&rsquo;effet est vieux comme le monde. Les aruspices,                     les magiciens, les augures de l&rsquo;antiquit\u00e9 parlaient                     un langage \u00e9sot\u00e9rique pour impressionner ou                     mystifier les non-initi\u00e9s. <\/p>\n<p> L&#8217;emploi abusif du jargon et des autres impropri\u00e9t\u00e9s                     de langage va \u00e0 l&rsquo;encontre de la r\u00e8gle selon                     laquelle l&rsquo;auteur d&rsquo;un message est responsable de sa r\u00e9ception.                     Lorsque les communications accrochent, on entend souvent cette                     r\u00e9flexion\u00a0: cet idiot d&rsquo;Untel n&rsquo;a pas \u00e9cout\u00e9                     ce que j&rsquo;ai dit. Si votre communication ne passe pas, prenez-vous-en                     d&rsquo;abord \u00e0 vous-m\u00eame. Le plus souvent, c&rsquo;est la                     faute du sujet parlant, non de l&rsquo;auditeur, si le message n&rsquo;est                     pas clair. <\/p>\n<h3>Attention\u00a0: le d\u00e9braill\u00e9 du langage conduit                     \u00e0                     celui des id\u00e9es<\/h3>\n<p> Les mots sont des signes qui repr\u00e9sentent les id\u00e9es.                     Si ces signes sont fauss\u00e9s, la raison et la r\u00e9alit\u00e9                     le seront aussi. Joseph Joubert compare le langage au verre,                     qui voile tout ce qu&rsquo;il ne nous aide pas \u00e0 voir. Certaines                     fa\u00e7ons de parler ressemblent \u00e0 du verre d\u00e9poli.                     Tels sont l&rsquo;argot, les jurons, les clich\u00e9s, que l&rsquo;on                     utilise si naturellement qu&rsquo;ils ne parviennent plus \u00e0                     accentuer les id\u00e9es et les sentiments qu&rsquo;on veut exprimer.                   <\/p>\n<p> On a dit que les clich\u00e9s dispensent de sentir et                     de penser. C&rsquo;est assez juste\u00a0; mais le rapport entre                     la mani\u00e8re de parler et la mani\u00e8re de penser                     des gens n&rsquo;est pas aussi direct qu&rsquo;il le semble. Certains                     esprits intelligents sont naturellement peu loquaces, alors                     que d&rsquo;autres pars\u00e8ment leur discours d&rsquo;argot, de clich\u00e9s                     et de jargon. Le danger, c&rsquo;est que le d\u00e9braill\u00e9                     de la langue engendre l&rsquo;habitude du d\u00e9braill\u00e9                     des id\u00e9es. Pour la plupart d&rsquo;entre nous (artistes,                     math\u00e9maticiens et musiciens except\u00e9s) les mots                     sont la mati\u00e8re brute de nos op\u00e9rations mentales.                     Si les termes qui forment nos id\u00e9es sont impr\u00e9cis,                     nos id\u00e9es risquent de l&rsquo;\u00eatre aussi. <\/p>\n<p> De toute fa\u00e7on, il est naturel de penser que celui                     qui parle comme un sot en est vraiment un. Si cette personne                     repr\u00e9sente une entreprise aupr\u00e8s du monde ext\u00e9rieur,                     son entreprise passe pour stupide par inf\u00e9rence. En                     mati\u00e8re d&rsquo;avancement, le candidat qui a le plus de                     chances est toujours celui qui sait s&rsquo;exprimer clairement.                     L&rsquo;art de manier les mots se refl\u00e8te g\u00e9n\u00e9ralement                     dans le dossier d&rsquo;un employ\u00e9. <\/p>\n<p> Comme Shakespeare le recommande dans <em>Othello<\/em>, \u00ab\u00a0soignez                     un peu votre langage, de crainte qu&rsquo;il ne g\u00e2che votre                     destin.\u00a0\u00bb. Malheureusement, ce n&rsquo;est pas facile pour                     certains. Leur scolarit\u00e9 ne leur a laiss\u00e9 qu&rsquo;une                     connaissance peu solide du fran\u00e7ais et des normes de                     base \u00e0 observer. Une g\u00e9n\u00e9ration enti\u00e8re                     est arriv\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge adulte avec la fausse                     id\u00e9e que la langue est l&rsquo;affaire de chacun\u00a0; pas                     \u00e9tonnant alors qu&rsquo;elle parle peu. <\/p>\n<h3>L&rsquo;\u00e9conomie des mots combat l&rsquo;inflation verbale<\/h3>\n<p> Ce n&rsquo;est pas que les normes de camelote soient le propre                     de la jeune g\u00e9n\u00e9ration. Depuis quelques ann\u00e9es,                     la soci\u00e9t\u00e9 en g\u00e9n\u00e9ral est en proie                     \u00e0 l&rsquo;inflation verbale, largement attribuable aux m\u00eames                     causes que l&rsquo;inflation \u00e9conomique. L&#8217;emploi inconsid\u00e9r\u00e9                     de certains mots en a entra\u00een\u00e9 la d\u00e9valorisation.                     Dans le style des media, un probl\u00e8me est devenu une                     \u00ab\u00a0crise\u00a0\u00bb, un changement une \u00ab\u00a0r\u00e9volution\u00a0\u00bb                     et la vedette une \u00ab\u00a0superstar\u00a0\u00bb. Dans ces exercices                     de haute voltige, la palme revient sans doute aux journalistes                     sportifs. <\/p>\n<p> Dans le domaine \u00e9conomique, un sens aigu de l&rsquo;\u00e9pargne                     est la meilleure parade \u00e0 l&rsquo;inflation. Contre l&rsquo;inflation                     verbale, nous pouvons tous faire quelque chose en usant des                     mots avec plus de circonspection. Le rapport co\u00fbt-efficacit\u00e9                     du langage d\u00e9pend de la rapidit\u00e9 et du soin                     avec lesquels il transmet le message au destinataire. Peut-\u00eatre                     aurait-on int\u00e9r\u00eat &#8211; surtout chez les gestionnaires                     &#8211; \u00e0 examiner l&rsquo;efficacit\u00e9 du discours en fonction                     de la productivit\u00e9\u00a0? <\/p>\n<p> Bien parler, c&rsquo;est notamment \u00e9viter les termes vagues                     et lourds, qui risqueraient d&rsquo;\u00eatre mal compris. Parmi                     les plus fr\u00e9quents dans les affaires et la bureaucratie,                     \u00e0 l&rsquo;heure actuelle, citons \u00ab\u00a0r\u00e9aliser\u00a0\u00bb                     (qui peut vouloir dire <em>faire, mettre en oeuvre, mettre                     \u00e0 effet, ex\u00e9cuter, r\u00e9ussir<\/em>)\u00a0;                     \u00ab\u00a0effectuer\u00a0\u00bb (qui a \u00e0 peu pr\u00e8s la                     m\u00eame extension que r\u00e9aliser)\u00a0; \u00ab\u00a0facteur\u00a0\u00bb                     (qui signifie \u00e9l\u00e9ment, circonstance, consid\u00e9ration).                     Lorsqu&rsquo;un mot pr\u00e9sente autant de sens diff\u00e9rents,                     il en vient par le fait m\u00eame \u00e0 ne rien signifier                     du tout. Un bon vocabulaire exclut les mots vides de sens.                   <\/p>\n<p> Il en est peu parmi nous qui ne pourraient pas enrichir                     leur vocabulaire en feuilletant de temps en temps un dictionnaire.                     Enrichir son vocabulaire ne veut pas n\u00e9cessairement                     dire y ajouter des mots\u00a0; cela peut consister \u00e0                     apprendre le sens exact des mots simples, reconnaissables                     qui forment le gros de la langue fran\u00e7aise et \u00e0                     les employer dans toute leur force. <\/p>\n<h3>Ce ne sont pas tant les mots qui comptent que                   leur agencement<\/h3>\n<p> Les probl\u00e8mes de communication r\u00e9sultent souvent                     non pas des mots \u00e0 notre disposition, mais de leur                     mauvais agencement. Ceci est l&rsquo;objet de la syntaxe, qui porte                     sur l&rsquo;ordre des mots et la construction des phrases. Malgr\u00e9                     la diff\u00e9rence qu&rsquo;il y a entre \u00e9crire et parler,                     on peut se faire une bonne id\u00e9e de la fa\u00e7on                     d&rsquo;agencer les mots pour en tirer le meilleur effet en \u00e9tudiant                     la syntaxe des bons \u00e9crivains. On remarquera alors                     que les plus int\u00e9ressants et les plus instructifs d&rsquo;entre                     eux \u00e9vitent les constructions compliqu\u00e9es et                     coulent leurs pens\u00e9es dans des phrases sans d\u00e9tours.                     Le langage le plus facile \u00e0 comprendre est celui qui                     s&rsquo;exprime en phrases simples et ne s&rsquo;\u00e9carte pas du                     sujet. <\/p>\n<p> Mais pourquoi se donner tant de tracas\u00a0? Avant tout                     parce qu&rsquo;en apprenant \u00e0 mieux s&rsquo;exprimer, on sera plus                     en mesure de bien s&rsquo;entendre avec les autres. Ensuite, parce                     que la clart\u00e9 des communications facilite l&rsquo;accomplissement                     des choses. Celui qui sait communiquer a assur\u00e9ment                     de plus belles possibilit\u00e9s de carri\u00e8re que                     celui qui en est incapable. Qui donc alors n&rsquo;aurait pas int\u00e9r\u00eat                     \u00e0 \u00ab\u00a0soigner son langage\u00a0\u00bb\u00a0? <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":0,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[64],"class_list":["post-2304","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-64"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 64, N\u00b0 2 - Mars\/Avril 1983 - Attention \u00e0 ce que vous dites\u00a0! - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-64-n-2-mars-avril-1983-attention-a-ce-que-vous-dites\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 64, N\u00b0 2 - Mars\/Avril 1983 - Attention \u00e0 ce que vous dites\u00a0!\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Un chef consacre, dit-on, les trois quarts de son temps \u00e0 la communication orale. 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