{"id":2303,"date":"1982-03-01T06:00:00","date_gmt":"1982-03-01T06:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-63-n-2-mars-avril-1982-le-besoin-persistant-de-benevoles\/"},"modified":"2022-10-17T18:41:33","modified_gmt":"2022-10-17T18:41:33","slug":"vol-63-n-2-mars-avril-1982-le-besoin-persistant-de-benevoles","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-63-n-2-mars-avril-1982-le-besoin-persistant-de-benevoles\/","title":{"rendered":"Vol 63, N\u00b0 2 &#8211; Mars\/Avril 1982 &#8211; Le besoin persistant de b\u00e9n\u00e9voles"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Les personnes qui aident les autres de leur                     plein gr\u00e9, dans leur temps libre, assurent un service                     essentiel \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9. \u00c0 l&rsquo;approche                     de la Semaine du b\u00e9n\u00e9volat, nous voulons leur                     rendre hommage. Leurs services sont plus n\u00e9cessaires                     que jamais. Que leur nombre continue de s&rsquo;accro\u00eetre&#8230;                   <\/p>\n<p> Un article publi\u00e9 nagu\u00e8re dans une revue d&rsquo;information                     signale comment certaines femmes utilisent le b\u00e9n\u00e9volat                     pour entrouvir la porte du march\u00e9 du travail. On y                     lit que le mouvement f\u00e9ministe a acc\u00e9l\u00e9r\u00e9                     cette tendance en incitant les femmes \u00e0 \u00ab\u00a0chercher                     du travail v\u00e9ritable\u00a0\u00bb, c&rsquo;est-\u00e0-dire r\u00e9mun\u00e9r\u00e9.                     Le coordonnateur des b\u00e9n\u00e9voles dans une grande                     institution aurait d\u00e9clar\u00e9, selon cet article,                     que les femmes accomplissent du travail gratuit pour am\u00e9liorer                     leurs capacit\u00e9s et partant leurs possibilit\u00e9s                     de carri\u00e8re. Un ex-b\u00e9n\u00e9vole ayant acc\u00e9d\u00e9                     \u00e0 un poste \u00e0 plein temps y affirme pour sa part\u00a0:                     \u00ab\u00a0Je crois qu&rsquo;en fin de compte, je voulais \u00eatre                     pay\u00e9 pour travailler. C&rsquo;est par l&rsquo;argent que la soci\u00e9t\u00e9                     reconna\u00eet la valeur de ce que l&rsquo;on fait.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Si c&rsquo;est vrai, cela donne une impression troublante des                     valeurs sociales actuelles. Car, vraiment, une bonne part                     du travail accompli pour de l&rsquo;argent ne vaut rien pour personne                     sauf pour ceux qui en profitent. Le service b\u00e9n\u00e9vole,                     par contre, a tant de valeur pour ceux qui en b\u00e9n\u00e9ficient                     qu&rsquo;il est litt\u00e9ralement sans prix. Qui pourra jamais                     calculer ce que vaut pour un enfant infirme le service de                     lui apprendre \u00e0 nager ou pour une personne \u00e2g\u00e9e                     confin\u00e9e au logis d&rsquo;avoir quelqu&rsquo;un pour faire ses                     courses ou causer avec elle de temps en temps\u00a0? <\/p>\n<p> L&rsquo;opinion que seul le travail r\u00e9tribu\u00e9 importe                     est malheureusement fr\u00e9quente. On cherchera en vain                     dans les ouvrages sur l&rsquo;\u00e9conomie ne serait-ce qu&rsquo;une                     allusion \u00e0 la contribution qu&rsquo;apporte le b\u00e9n\u00e9volat                     au bien-\u00eatre national. Et pourtant, les activit\u00e9s                     b\u00e9n\u00e9voles figurent pour 3,3 p. 100, estime-t-on,                     dans le produit national brut du Canada. Un adulte canadien                     sur sept exerce une forme quelconque d&rsquo;activit\u00e9 b\u00e9n\u00e9vole.                     Le travail b\u00e9n\u00e9vole organis\u00e9 au Canada                     se chiffre \u00e0 374 millions d&rsquo;heures-homme par an. <\/p>\n<p> Mais les statistiques \u00e9conomiques sont ici la moindre                     des choses. Si de nombreux b\u00e9n\u00e9voles canadiens                     se d\u00e9vouent dans les domaines des sports, des arts,                     de la protection du consommateur et des droits civils, 31,5                     p. 100 oeuvrent dans les domaines du bien-\u00eatre et de                     la sant\u00e9. En outre 25 p. 100 donnent leur temps \u00e0                     des mouvements religieux s&rsquo;occupant aussi en partie de la                     sant\u00e9, du bien-\u00eatre et de l&rsquo;\u00e9ducation.                     En d&rsquo;autres termes, ces personnes s&#8217;emploient directement                     \u00e0 aider les autres. Et en aidant les autres, elles                     aident toute la soci\u00e9t\u00e9. <\/p>\n<p> Une des assises principales de l&rsquo;\u00e9difice social n&rsquo;est-elle                     pas apr\u00e8s tout l&rsquo;entente commune que les forts doivent                     partager leur force avec les faibles. L&rsquo;ordre social serait                     impossible si l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de la collectivit\u00e9                     ne primait pas les vis\u00e9es purement \u00e9go\u00efstes.                     Les religions, qui ont tant contribu\u00e9, \u00e0 l&rsquo;origine,                     \u00e0 \u00e9tablir l&rsquo;ordre social, ont toujours soutenu                     que l&rsquo;individu a des devoirs envers ses semblables. La notion                     de l&rsquo;aide mutuelle se retrouve implicitement dans toutes les                     grandes croyances. <\/p>\n<p> Par exemple, c&rsquo;est une maxime de l&rsquo;hindouisme que \u00ab\u00a0ne                     vit pas en vain celui qui emploie ses richesses, sa pens\u00e9e,                     sa parole pour favoriser le bien des autres.\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0Le                     chemin du ciel, affirme la philosophie tao\u00efste, est de                     faire du bien aux es.\u00a0\u00bb Selon Mahomet, le proph\u00e8te,                     \u00ab\u00a0la vraie richesse d&rsquo;un homme est dans l&rsquo;autre monde                     le bien qu&rsquo;il fait dans ce monde \u00e0 ses semblables.\u00a0\u00bb                   <\/p>\n<p> <em>L&rsquo;Ancien Testament <\/em>nous offre l&rsquo;exemple de Job\u00a0:                     \u00ab\u00a0J&rsquo;\u00e9tais les yeux de l&rsquo;aveugle, les pieds du                     boiteux. C&rsquo;\u00e9tait moi le p\u00e8re des pauvres\u00a0;                     la cause d&rsquo;un inconnu, je l&rsquo;examinais.\u00a0\u00bb Dans le <em>Nouveau                     Testament <\/em>figure la parabole du bon Samaritain\u00a0:                     \u00ab\u00a0Va, et fais de m\u00eame\u00a0\u00bb, prescrit J\u00e9sus.                   <\/p>\n<p> John Ruskin t\u00e9moigne d&rsquo;une vue p\u00e9n\u00e9trante                     des enseignements scripturaux lorsqu&rsquo;il dit\u00a0: \u00ab\u00a0Il                     est \u00e9crit, non pas heureux celui qui donne \u00e0                     manger au pauvre, mais heureux celui qui lui montre de la                     consid\u00e9ration. Un peu d&rsquo;\u00e9gards, un peu de bont\u00e9                     vaut souvent plus que de riches aum\u00f4nes.\u00a0\u00bb <\/p>\n<h3>Ni les organismes publics ni les b\u00e9n\u00e9voles                     ne peuvent suffire \u00e0 la t\u00e2che<\/h3>\n<p> L&rsquo;argent pour les bonnes causes est n\u00e9cessaire et                     bien accueilli, mais dans le syst\u00e8me social \u00e9l\u00e9mentaire                     d&rsquo;autrefois, l&rsquo;aum\u00f4ne \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9e                     comme un simple devoir naturel. Car il existe une charit\u00e9                     froide, une charit\u00e9 sans compassion. <\/p>\n<p> \u00ab\u00a0\u00catre plein de piti\u00e9 pour les autres                     et sans piti\u00e9 pour soi\u00a0; refr\u00e9ner son \u00e9go\u00efsme                     et d\u00e9ployer une bienveillante affection, voil\u00e0                     la perfection de la nature humaine\u00a0\u00bb, \u00e9crit Adam                     Smith. P\u00e8re de l&rsquo;\u00e9conomie lib\u00e9rale, Smith                     est partisan du laisser-faire, selon lequel le bien public                     est le mieux servi lorsque l&rsquo;\u00c9tat intervient le moins                     dans la vie des citoyens. <\/p>\n<p> Ce principe dominera les politiques sociales des pays occidentaux                     durant le XIXe si\u00e8cle et le d\u00e9but du XXe Les                     gouvernements s&rsquo;abstiennent d&rsquo;aborder les probl\u00e8mes                     sociaux. On laisse surtout aux particuliers, aux paroisses                     et aux soci\u00e9t\u00e9s de bienfaisance le soin de veiller                     au bien-\u00eatre public. <\/p>\n<p> Le pr\u00e9sent si\u00e8cle a vu na\u00eetre les programmes                     de sant\u00e9, de bien-\u00eatre et d&rsquo;enseignement publics                     et universels. L&rsquo;impulsion politique de l&rsquo;intervention accrue                     de l&rsquo;\u00c9tat est donn\u00e9e par les premiers socialistes,                     selon qui le laisser-faire perp\u00e9tuait des privil\u00e8ges                     imm\u00e9rit\u00e9s. \u00c0 leur avis, l&rsquo;ancien syst\u00e8me                     de charit\u00e9 n&rsquo;\u00e9tait gu\u00e8re plus que du                     paternalisme \u00e9go\u00efste, que des miettes tombant                     de la table des riches. Ils soutiennent que jamais la charit\u00e9                     priv\u00e9e ne pourra satisfaire les besoins de la soci\u00e9t\u00e9.                   <\/p>\n<p> Il est vrai que l&rsquo;ancien syst\u00e8me \u00e9tait \u00e9triqu\u00e9                     et trop s\u00e9lectif. Naturellement, les institutions religieuses                     s&rsquo;occupaient d&rsquo;abord de leurs ouailles. Et au sein des oeuvres                     non confessionnelles, certaines causes avaient plus de faveur                     que d&rsquo;autres. <\/p>\n<p> Avec le temps, la place de la religion dans la soci\u00e9t\u00e9                     s&rsquo;amenuisa. Les gouvernements prirent en charge une grande                     partie du travail accompli auparavant par les organisations                     religieuses. La nature de la famille se modifia \u00e9galement.                     \u00c0 l&rsquo;\u00e9poque o\u00f9 l&rsquo;unit\u00e9 familiale                     englobait aussi bien les grands-parents, les oncles et les                     tantes que les parents et les enfants, les infirmes, les malades                     et les vieillards \u00e9taient souvent gard\u00e9s au                     foyer et non confi\u00e9s aux \u00e9tablissements publics.                     La fragmentation de la famille imm\u00e9diate par suite                     du d\u00e9part h\u00e2tif des jeunes et des s\u00e9parations                     conjugales suscitera une foule de nouveaux probl\u00e8mes,                     qu&rsquo;il incombera d\u00e9sormais \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9                     de r\u00e9soudre. <\/p>\n<p> Aujourd&rsquo;hui, m\u00eame les partis politiques de droite                     admettent que l&rsquo;\u00c9tat devrait assurer un certain niveau                     de base d&rsquo;aide sociale et de s\u00e9curit\u00e9 \u00e0                     ceux qui en ont r\u00e9ellement besoin. D&rsquo;autre part, les                     partis de gauche eux-m\u00eames (dans le monde occidental                     du moins) accordent que les gouvernements ne peuvent pas faire                     tout ce qui est n\u00e9cessaire. Les services publics restent                     d\u00e9pourvus de la note d&rsquo;humanit\u00e9 dont les mis\u00e9reux                     ont tant besoin. Il appartient alors aux b\u00e9n\u00e9voles,                     soit de compl\u00e9ter les services existants, soit de s&rsquo;occuper                     de certains probl\u00e8mes sp\u00e9ciaux que les programmes                     publics ont tendance \u00e0 n\u00e9gliger. <\/p>\n<h3>L&rsquo;esprit du b\u00e9n\u00e9volat existe-t-il encore \u00e0                     l&rsquo;\u00e2ge                     de l&rsquo;\u00e9gocentrisme\u00a0?<\/h3>\n<p> En Grande-Bretagne, o\u00f9 une administration socialiste                     a mis en place un vaste r\u00e9gime de bien-\u00eatre apr\u00e8s                     la Seconde Guerre mondiale, les fonctions du secteur public                     et du b\u00e9n\u00e9volat sont depuis longtemps concili\u00e9es.                     Comme le dit une publication officielle britannique\u00a0:                     \u00ab\u00a0Les services publics et l&rsquo;aide b\u00e9n\u00e9vole                     sont maintenant compl\u00e9mentaires et fond\u00e9s sur                     la coop\u00e9ration. Il en va \u00e0 peu pr\u00e8s de                     m\u00eame au Canada \u00e0 l&rsquo;heure actuelle. <\/p>\n<p> Apr\u00e8s de nombreuses ann\u00e9es de prise en charge                     progressive par l&rsquo;\u00c9tat des responsabilit\u00e9s sociales                     assum\u00e9es jadis par les particuliers, le balancier oscille                     maintenant de nouveau vers le secteur du b\u00e9n\u00e9volat.                     Profond\u00e9ment endett\u00e9s, les gouvernements constatent                     qu&rsquo;il y a des limites au poids des imp\u00f4ts dont ils peuvent                     grever les citoyens sans porter atteinte \u00e0 l&rsquo;\u00e9conomie                     et \u00e0 leur popularit\u00e9 politique. C&rsquo;est pourquoi                     il faut \u00e9laguer les services imputables sur les fonds                     publics. <\/p>\n<p> Aux \u00c9tats-Unis o\u00f9 des coupes rigoureuses ont                     \u00e9t\u00e9 pratiqu\u00e9es, le pr\u00e9sident Reagan                     tente de ranimer ce qu&rsquo;il appelle \u00ab\u00a0l&rsquo;esprit du b\u00e9n\u00e9volat\u00a0\u00bb.                     \u00ab\u00a0La v\u00e9rit\u00e9 est, disait-il dans un discours                     r\u00e9cent, que nous avons laiss\u00e9 l&rsquo;\u00c9tat                     s&#8217;emparer d&rsquo;une grande partie des choses que nous consid\u00e9rions                     autrefois de notre devoir de faire b\u00e9n\u00e9volement,                     par bont\u00e9 de coeur et par sentiment de solidarit\u00e9.                     Je crois que beaucoup d&rsquo;entre vous souhaitent faire encore                     ces m\u00eames choses.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> La question est de savoir si la bont\u00e9 et l&rsquo;amour                     du prochain sont encore capables de cro\u00eetre au milieu                     du n\u00e9gativisme et de l&rsquo;h\u00e9donisme de ce que l&rsquo;on                     a baptis\u00e9 la \u00ab\u00a0g\u00e9n\u00e9ration du moi\u00a0\u00bb.                     Pas plus tard qu&rsquo;en 1979, une \u00e9quipe de futurologues                     am\u00e9ricains composaient le sc\u00e9nario suivant en                     guise de projection des tendances courantes de comportement\u00a0:                     \u00ab\u00a0Il se produira, y disait-on, une expansion extraordinaire                     des activit\u00e9s d&rsquo;\u00e9panouissement personnel visant                     \u00e0 aider l&rsquo;individu \u00e0 r\u00e9aliser le maximum                     de bonheur pour lui-m\u00eame et d&rsquo;expression de sa personnalit\u00e9.                     La solidarit\u00e9 des groupes &#8211; familles, voisins, paroisses,                     associations &#8211; d\u00e9clinera. L&rsquo;individu r\u00e9gnera                     en ma\u00eetre\u00a0; le groupe ne sera tol\u00e9r\u00e9                     qu&rsquo;en tant que moyen d&rsquo;aider les individus \u00e0 atteindre                     leurs buts particuliers. La charit\u00e9 diminuera.\u00a0\u00bb                   <\/p>\n<p> Cela n&rsquo;augure gu\u00e8re un climat favorable au service                     b\u00e9n\u00e9vole. Heureusement, toutefois, le raisonnement                     \u00e0 la base du sc\u00e9nario est erron\u00e9. Les                     auteurs supposent qu&rsquo;il est possible de se r\u00e9aliser                     par un \u00e9go\u00efsme total. Mais la sagesse s\u00e9culaire                     proclame exactement le contraire. <\/p>\n<p> Le philosophe romain S\u00e9n\u00e8que \u00e9crit\u00a0:                     \u00ab\u00a0Celui qui fait du bien \u00e0 un autre, fait aussi                     du bien \u00e0 lui-m\u00eame, non seulement par voie de                     cons\u00e9quence, mais dans l&rsquo;action m\u00eame\u00a0: car                     la conscience de bien faire est, en soi, une belle r\u00e9compense.\u00a0\u00bb                     Un t\u00e9moignage plus r\u00e9cent nous est offert par                     sir Wilfred Grenfell, qui a consacr\u00e9 sa vie au service                     des populations du Labrador\u00a0: \u00ab\u00a0La joie v\u00e9ritable,                     dit-il, ne vient ni de l&rsquo;aisance ni des richesses ni de la                     louange des hommes, mais de l&rsquo;accomplissement de quelque chose                     de valable.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Si on demande aux b\u00e9n\u00e9voles pourquoi ils font                     du b\u00e9n\u00e9volat, ils all\u00e8guent d&rsquo;ordinaire                     la satisfaction qu&rsquo;ils trouvent \u00e0 rendre service aux                     autres. Une ex-championne de patinage artistique, qui enseigne                     maintenant le patin \u00e0 des enfants aveugles, a fait                     cette r\u00e9ponse typique\u00a0: \u00ab\u00a0Ne vous m\u00e9prenez                     pas. Je ne donne pas ces le\u00e7ons par charit\u00e9.                     Au fond, je suis tr\u00e8s \u00e9go\u00efste. Je le fais                     parce que j&rsquo;en tire un immense plaisir.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Le rapport adress\u00e9 au gouvernement du Canada, en                     1977, par le Conseil consultatif national du b\u00e9n\u00e9volat                     reprend la m\u00eame id\u00e9e. \u00ab\u00a0Aujourd&rsquo;hui, y lit-on,                     beaucoup de b\u00e9n\u00e9voles ont tendance \u00e0                     moins insister sur leur motivation charitable et avouent franchement                     que leur int\u00e9r\u00eat pour l&rsquo;action b\u00e9n\u00e9vole                     proc\u00e8de de leur besoin de s&rsquo;exprimer, de s&rsquo;\u00e9panouir                     et de se prot\u00e9ger. Sur les tr\u00e8s nombreux Canadiens                     qui s&rsquo;adonnent au service b\u00e9n\u00e9vole, plus d&rsquo;un                     cherche \u00e0 satisfaire ses d\u00e9sirs personnels.\u00a0\u00bb                   <\/p>\n<h3>Les gens aiment faire quelque chose gratuitement et \u00e0                     leurs conditions<\/h3>\n<p> Le rapport pose la question de savoir s&rsquo;il conviendrait                     de payer les b\u00e9n\u00e9voles vu les d\u00e9penses                     que leur imposent la garde des enfants, le transport, etc.                     Une \u00e9tude post\u00e9rieure du sujet, faite \u00e0                     Ottawa, a d\u00e9montr\u00e9 que l&rsquo;instinct altruiste                     demeure encore tr\u00e8s fort. Parmi les b\u00e9n\u00e9voles                     d&rsquo;un h\u00f4pital, un groupe de contr\u00f4le toucha un                     salaire pour son travail alors qu&rsquo;un autre ne re\u00e7ut                     qu&rsquo;un t\u00e9moignage verbal de reconnaissance. En peu de                     temps, le rendement du groupe r\u00e9mun\u00e9r\u00e9                     se d\u00e9t\u00e9riora. <\/p>\n<p> Cette exp\u00e9rience confirme que les gens aiment faire                     quelque chose gratuitement. S&rsquo;il y a souvent un plaisir \u00e0                     recevoir, il y en a toujours un, plus d\u00e9licat, \u00e0                     donner. Certains b\u00e9n\u00e9voles ne feraient pas le                     travail qu&rsquo;ils font si l&rsquo;on y mettait un prix. \u00ab\u00a0Je ne                     ferais pas ce m\u00e9tier pour de l&rsquo;argent, disait une travailleuse                     auxiliaire d&rsquo;h\u00f4pital au travail ardu et parfois d\u00e9sagr\u00e9able.                     Je le fais parce que je veux. J&rsquo;estime devoir quelque chose                     \u00e0 cette institution. On y a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s                     bon pour moi.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> L&rsquo;id\u00e9e de rendre de son plein gr\u00e9 \u00e0                     la soci\u00e9t\u00e9 un peu de ce qu&rsquo;elle nous a donn\u00e9                     semble conna\u00eetre un regain de vie chez ceux que l&rsquo;on                     s&rsquo;attendait le moins \u00e0 voir int\u00e9ress\u00e9s                     par le service b\u00e9n\u00e9vole\u00a0: les membres de                     la \u00ab\u00a0g\u00e9n\u00e9ration du moi\u00a0\u00bb. Dans les                     \u00e9coles secondaires du Canada, les bureaux des affaires                     communautaires ont recrut\u00e9 des \u00e9l\u00e8ves                     pour aider les handicap\u00e9s, amuser les enfants, conduire                     des gens \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital, donner des le\u00e7ons                     particuli\u00e8res, garder les enfants pour les m\u00e8res                     qui travaillent, etc. Ajout\u00e9 \u00e0 l&rsquo;excellent travail                     toujours accompli par les organismes comme les clubs 4-H,                     les scouts et la Croix-Rouge de la Jeunesse, ce fait porte                     \u00e0 croire que la \u00ab\u00a0g\u00e9n\u00e9ration du                     moi\u00a0\u00bb et son \u00e9go\u00efsme grossier n&rsquo;\u00e9taient                     qu&rsquo;un ph\u00e9nom\u00e8ne \u00e9ph\u00e9m\u00e8re.                     Peut-\u00eatre n&rsquo;a-t-il jamais exist\u00e9 vraiment. <\/p>\n<p> La pr\u00e9sence d&rsquo;un nombre croissant de femmes mari\u00e9es                     dans la population active a aussi modifi\u00e9 le caract\u00e8re                     du b\u00e9n\u00e9volat. Depuis toujours, la plupart des                     b\u00e9n\u00e9voles du service social et de la sant\u00e9                     \u00e9taient des m\u00e9nag\u00e8res ayant du temps                     de reste. Mais maintenant que tant de femmes consacrent toutes                     leurs journ\u00e9es \u00e0 leur double fonction de travailleuses                     et de ma\u00eetresses de maison, on voit de plus en plus                     d&rsquo;hommes et de jeunes gens prendre la rel\u00e8ve. Sur les                     quelque 100,000 b\u00e9n\u00e9voles de la r\u00e9gion                     de Montr\u00e9al, par exemple, 40,000 sont des hommes et                     une large proportion d&rsquo;entre eux sont \u00e2g\u00e9s de                     16 \u00e0 19 ans. <\/p>\n<p> Les personnes \u00e2g\u00e9es, elles aussi, offrent de                     plus en plus souvent leurs services pour bien employer les                     loisirs de leur retraite. Dans certains cas, leurs anciens                     employeurs se chargent de coordonner et de parrainer leur                     travail. \u00c0 Minneapolis, pr\u00e8s de 300 anciens                     employ\u00e9s sont inscrits au programme de b\u00e9n\u00e9volat                     de la soci\u00e9t\u00e9 Honeywell pour ses retrait\u00e9s.                     Certains retrait\u00e9s apportent le concours de leur sp\u00e9cialit\u00e9,                     alors que d&rsquo;autres recherchent une activit\u00e9 nouvelle                     pour faire diversion \u00e0 leur ancien m\u00e9tier. <\/p>\n<p> Le monde des affaires s&rsquo;int\u00e9resse encore au travail                     b\u00e9n\u00e9vole en apportant le concours de ses connaissances                     et de ses ressources \u00e0 des associations sans but lucratif.                     Depuis 1969, le <em>Volunteer Urban Consulting Group <\/em>de                     la ville de New York a aid\u00e9 divers organismes du secteur                     des affaires sociales et des arts \u00e0 prendre en main                     leur administration. Des sp\u00e9cialistes en gestion &#8211;                     comptables, planificateurs financiers, avocats d&rsquo;entreprise,                     analystes de syst\u00e8me &#8211; font office de conseillers aupr\u00e8s                     de groupements non lucratifs, alors que leurs employeurs fournissent                     souvent des ressources techniques. Un organisme, r\u00e9cemment                     cr\u00e9\u00e9 \u00e0 Toronto, <em>l&rsquo;Agora Foundation<\/em>,                     offre les services de cadres actifs ou retrait\u00e9s aux                     soci\u00e9t\u00e9s sans but lucratif ayant besoin d&rsquo;assistance                     administrative. <\/p>\n<h3>Qui fait tout ce qu&rsquo;il peut ne risque pas de faire                     trop                     peu<\/h3>\n<p> Les programmes d&rsquo;enrichissement scolaires sont un exemple                     des initiatives qu&rsquo;ont fait na\u00eetre les mesures d&rsquo;\u00e9conomie                     des pouvoirs publics. Pour obvier \u00e0 la r\u00e9duction                     relative des cr\u00e9dits mis \u00e0 leur disposition,                     les minist\u00e8res provinciaux de l&rsquo;\u00c9ducation ont                     revu les programmes d&rsquo;\u00e9tudes et \u00e9limin\u00e9                     les \u00ab\u00a0fioritures\u00a0\u00bb inutiles. Dans certaines localit\u00e9s,                     les parents ont alors pris sur eux de donner, apr\u00e8s                     les heures, des cours d&rsquo;art, de musique et d&rsquo;\u00e9ducation                     physique. C&rsquo;est dire que le b\u00e9n\u00e9volat para\u00eet                     plus n\u00e9cessaire que jamais maintenant que les gouvernements,                     soucieux de limiter les d\u00e9penses, se retirent partiellement                     de divers domaines. <\/p>\n<p> Le besoin de b\u00e9n\u00e9voles ne peut donc manquer                     de s&rsquo;accro\u00eetre, non seulement pour cette raison, mais                     parce qu&rsquo;il y a tant de maux et de tribulations \u00e0 soulager.                     Pendant la Semaine du b\u00e9n\u00e9volat en Am\u00e9rique                     du Nord, qui aura lieu, cette ann\u00e9e, du 18 au 25 avril,                     il importe de rendre hommage \u00e0 ces bienfaiteurs et                     de nous demander si nous ne pourrions pas faire davantage                     nous-m\u00eames. Le mot d&rsquo;ordre du b\u00e9n\u00e9volat                     est \u00ab\u00a0fais ce que tu peux\u00a0\u00bb. Si l&rsquo;on <em>fait <\/em>tout                     ce que l&rsquo;on peut, on ne risque pas de faire trop peu. M\u00e8re                     Teresa de Calcutta, \u00e0 qui son d\u00e9vouement aupr\u00e8s                     des pauvres de l&rsquo;Inde a valu le prix Nobel de la paix en 1979,                     met admirablement en lumi\u00e8re l&rsquo;id\u00e9e de service\u00a0:                     \u00ab\u00a0Nous sentons nous-m\u00eames, dit-elle, que ce que                     nous faisons n&rsquo;est qu&rsquo;une goutte d&rsquo;eau dans l&rsquo;oc\u00e9an.                     Mais si cette goutte n&rsquo;\u00e9tait pas dans l&rsquo;oc\u00e9an,                     je crois que l&rsquo;oc\u00e9an serait amoindri par son absence.\u00a0\u00bb                   <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[63],"class_list":["post-2303","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-63"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol 63, N\u00b0 2 - Mars\/Avril 1982 - Le besoin persistant de b\u00e9n\u00e9voles - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-63-n-2-mars-avril-1982-le-besoin-persistant-de-benevoles\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol 63, N\u00b0 2 - Mars\/Avril 1982 - Le besoin persistant de b\u00e9n\u00e9voles\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Les personnes qui aident les autres de leur plein gr\u00e9, dans leur temps libre, assurent un service essentiel \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9. \u00c0 l&rsquo;approche de la Semaine du b\u00e9n\u00e9volat, nous voulons leur rendre hommage. 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