{"id":2302,"date":"1981-03-01T06:00:00","date_gmt":"1981-03-01T06:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-62-n-2-mars-avril-1981-le-point-sur-la-courtoisie\/"},"modified":"1981-03-01T06:00:00","modified_gmt":"1981-03-01T06:00:00","slug":"vol-62-n-2-mars-avril-1981-le-point-sur-la-courtoisie","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-62-n-2-mars-avril-1981-le-point-sur-la-courtoisie\/","title":{"rendered":"Vol. 62, N\u00b0 2 &#8211; Mars\/Avril 1981 &#8211; Le point sur la courtoisie"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">La courtoisie est le lubrifiant des rapports                     sociaux. Ses signes ext\u00e9rieurs se sont modifi\u00e9s                     avec la libert\u00e9 de mani\u00e8res caract\u00e9ristique                     de notre \u00e9poque. Cette vertu se meurt-elle\u00a0? Non                     pas, si le public montre qu&rsquo;il n&rsquo;entend pas tol\u00e9rer                     la grossi\u00e8ret\u00e9. Il n&rsquo;en tient qu&rsquo;\u00e0 nous&#8230;                   <\/p>\n<p> Personne ne sait avec certitude quand la courtoisie est                     apparue dans le monde, mais il est s\u00fbr que sans elle                     notre esp\u00e8ce n&rsquo;aurait pas fait long feu. Il aura fallu                     qu&rsquo;\u00e0 un moment de la pr\u00e9histoire, un de nos                     anc\u00eatres consent\u00eet \u00e0 s&rsquo;effacer pour laisser                     passer un cong\u00e9n\u00e8re sans lui briser le cr\u00e2ne                     d&rsquo;un coup de gourdin\u00a0; sinon, les premiers hommes se                     seraient entre-assomm\u00e9s jusqu&rsquo;au dernier avant la naissance                     de la civilisation. Mais si la courtoisie est \u00e0 l&rsquo;origine                     un moyen d&rsquo;assurer sa survie physique, elle devient assez                     t\u00f4t une fin en soi, du moins dans les milieux philosophiques                     et religieux. \u00ab\u00a0Arr\u00eate-toi le premier par bonne                     \u00e9ducation\u00a0\u00bb, conseille l&rsquo;Eccl\u00e9siastique.                   <\/p>\n<p> Avec les si\u00e8cles, les bonnes mani\u00e8res en viennent                     \u00e0 se pratiquer de plus en plus pour elles-m\u00eames                     et de moins en moins par contrainte. Il fut un temps o\u00f9                     les vassaux recevaient le fouet s&rsquo;ils ne s&rsquo;inclinaient pas                     assez bas pour saluer leurs ma\u00eetres\u00a0; il n&rsquo;y a                     pas si longtemps, dans les pays occidentaux, un manquement                     \u00e0 la biens\u00e9ance pouvait provoquer un duel. Mais                     m\u00eame si, de nos jours, une impolitesse r\u00e9elle                     ou pr\u00e9sum\u00e9e entra\u00eene parfois des saignements                     de nez ou pire encore, nous en sommes arriv\u00e9s, pour                     la plupart, \u00e0 \u00eatre polis d&rsquo;abord et avant tout                     parce que nous le voulons. S&rsquo;il y a un motif secret qui nous                     y pousse, c&rsquo;est que le plaisir des autres fait aussi notre                     plaisir. <\/p>\n<p> Reste que nous contribuons inconsciemment \u00e0 soutenir                     l&rsquo;\u00e9difice m\u00eame de la soci\u00e9t\u00e9 chaque                     fois que nous disons bonjour, comment allez-vous\u00a0? s&rsquo;il                     vous pla\u00eet ou merci \u00e0 quelqu&rsquo;un. Car l&rsquo;agr\u00e9able                     <em>modus vivendi <\/em>sur lequel reposent les rapports dans                     une soci\u00e9t\u00e9 civilis\u00e9e ne r\u00e9sulte                     pas de la loi \u00e9crite, mais de la libre volont\u00e9                     des citoyens. <\/p>\n<p> La courtoisie est le lubrifiant qui adoucit les heurts dus                     aux diff\u00e9rences entre les humains. En fixant des limites                     tacites et admises \u00e0 ce que les gens peuvent dire ou                     faire les uns aux autres, elle emp\u00eache ces diff\u00e9rences                     de d\u00e9clencher la lutte. La politesse m\u00e9ticuleuse                     de la diplomatie, des tribunaux et des assembl\u00e9es parlementaires                     peut para\u00eetre fausse et artificielle, mais elle joue                     un r\u00f4le capital. Elle reconna\u00eet que la contestation                     fait partie de la nature humaine et permet \u00e0 cet instinct                     normal de suivre pacifiquement son cours. <\/p>\n<p> Il existe cependant une distinction entre la politesse et                     la courtoisie. Le diplomate, l&rsquo;avocat, le l\u00e9gislateur                     doivent \u00eatre polis pour la forme. Ils n&rsquo;ont pas n\u00e9cessairement                     \u00e0 \u00eatre courtois, car la courtoisie au sens classique                     du terme consiste, par d\u00e9finition, \u00e0 agir de                     fa\u00e7on chevaleresque, c&rsquo;est-\u00e0-dire avec amabilit\u00e9,                     civilit\u00e9 et g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9. La politesse                     peut \u00eatre aimable, mais si elle est froide, elle n&rsquo;est                     rien moins qu&rsquo;aimable. <\/p>\n<p> \u00ab\u00a0La politesse est de la bienveillance factice\u00a0\u00bb,                     a \u00e9crit Samuel Johnson. Alors que la courtoisie est                     bienveillante par essence. Il est impossible d&rsquo;\u00eatre                     vraiment courtois sans avoir un r\u00e9el souci des sentiments                     et du bien-\u00eatre g\u00e9n\u00e9ral des autres. La                     politesse est une qualit\u00e9 de l&rsquo;esprit\u00a0; la courtoisie,                     une qualit\u00e9 du coeur. <\/p>\n<p> De m\u00eame, les bonnes mani\u00e8res ne sont rien de                     plus que des modes de comportement qui n&rsquo;ont souvent \u00e0                     peu pr\u00e8s aucun rapport avec la bont\u00e9 ou la civilit\u00e9.                     L&rsquo;histoire nous dit que, dans l&rsquo;Europe du haut moyen \u00e2ge,                     les mani\u00e8res du temps \u00e9taient simples et sinc\u00e8res.                     Mais, au XIVe si\u00e8cle, leur r\u00f4le commence \u00e0                     changer, au moment o\u00f9 les marchands tentent d&rsquo;am\u00e9liorer                     leur niveau social en copiant le style de vie de l&rsquo;aristocratie.                     Or, cette derni\u00e8re serre alors les rangs en rendant                     ses mani\u00e8res plus \u00e9sot\u00e9riques. Ainsi                     na\u00eet le snobisme, tant dans le sens de l&rsquo;art de parvenir                     que dans celui de regarder les autres de haut. <\/p>\n<p> \u00c0 l&rsquo;\u00e9poque o\u00f9 le snob humaniste qu&rsquo;est                     lord Chesterfield \u00e9crit ses c\u00e9l\u00e8bres                     lettres \u00e0 son fils naturel, vers le milieu du XVIIIe                     si\u00e8cle, la petite noblesse a invent\u00e9 un code                     byzantin \u00ab\u00a0de bonne \u00e9ducation\u00a0\u00bb qui n&rsquo;ouvre                     ses rangs qu&rsquo;\u00e0 ceux qui en connaissent les d\u00e9dales.                     Lord Chesterfield insiste aupr\u00e8s de son fils sur la                     n\u00e9cessit\u00e9 des bonnes mani\u00e8res, non pas                     pour rendre la vie agr\u00e9able aux autres, mais pour r\u00e9ussir                     dans le monde. <\/p>\n<p> D&rsquo;ailleurs, il arrivait souvent aux aristocrates d&rsquo;Angleterre                     et d&rsquo;Europe de se montrer entre eux d&rsquo;une politesse exub\u00e9rante                     et brutalement rustres envers ceux qu&rsquo;ils consid\u00e9raient                     comme leurs inf\u00e9rieurs. D\u00e8s le XVe si\u00e8cle,                     Montaigne observe qu&rsquo;il a \u00ab\u00a0souvent vu des hommes se                     montrer malappris par trop de bonnes mani\u00e8res\u00a0\u00bb,                     faisant allusion, semble-t-il, \u00e0 l&rsquo;habitude de la haute                     soci\u00e9t\u00e9 d&rsquo;agir avec une correction confondante                     pour rendre les profanes mal \u00e0 l&rsquo;aise. Les choses ne                     changent gu\u00e8re au cours des 400 ann\u00e9es suivantes.                     Au d\u00e9but du XIXe si\u00e8cle, un auteur dit de l&rsquo;aristocratie                     qu&rsquo;elle est \u00ab\u00a0l&rsquo;impolitesse organis\u00e9e\u00a0\u00bb.                   <\/p>\n<p> Il semble que plus les mani\u00e8res se \u00ab\u00a0raffinent\u00a0\u00bb,                     plus elles s&rsquo;\u00e9loignent de l&rsquo;esprit de la courtoisie.                     Il n&rsquo;est certes ni aimable ni civil de rendre quelqu&rsquo;un malheureux                     parce qu&rsquo;il n&rsquo;en sait pas autant que soi, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse du                     savoir-vivre ou du reste. La vraie courtoisie est universelle.                     Comme Bernard Shaw le fait dire au professeur Higgins dans                     <em>Pygmalion<\/em>\u00a0: \u00ab\u00a0Le grand secret, \u00c9lisa,                     ce n&rsquo;est pas d&rsquo;avoir de bonnes ou de mauvaises mani\u00e8res,                     c&rsquo;est d&rsquo;avoir les m\u00eames mani\u00e8res vis-\u00e0-vis                     de tous les \u00eatres humains. En un mot, il faut se conduire                     comme si on \u00e9tait au ciel, o\u00f9 il n&rsquo;y a pas de                     wagon de troisi\u00e8me classe et o\u00f9 une \u00e2me                     en vaut une autre.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> \u00ab\u00a0Je ne suis pas un monsieur\u00a0! Je suis un repr\u00e9sentant                     de l&rsquo;Union sovi\u00e9tique\u00a0!\u00a0\u00bb protestait un d\u00e9l\u00e9gu\u00e9                     de l&rsquo;U.R.S.S. d\u00e9sign\u00e9 par ce titre, aux Nations                     Unies, dans les ann\u00e9es 50. Les distinctions de classe                     faites par les \u00e9lites sociales europ\u00e9ennes ont                     donn\u00e9 mauvais nom \u00e0 l&rsquo;appellation de \u00ab\u00a0monsieur\u00a0\u00bb                     dans beaucoup de parties du monde. Mais cet incident souleva                     le rire du public am\u00e9ricain, pour qui un monsieur n&rsquo;est                     pas un noble ou un bourgeois dominant les masses, mais quelqu&rsquo;un                     qui montre de la gentillesse envers les autres. Qualifier                     un homme de \u00ab\u00a0vrai monsieur\u00a0\u00bb, c&rsquo;est \u00e0 peu                     pr\u00e8s le plus bel \u00e9loge que puisse lui faire                     un Am\u00e9ricain ou un Canadien. <\/p>\n<p> Dans une soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9mocratique, la dignit\u00e9                     n&rsquo;\u00e9mane pas tant du rang social que de la conduite.                     \u00c9tant donn\u00e9 les principes fondamentaux du savoir-vivre                     que l&rsquo;on enseigne dans la plupart des familles et des \u00e9coles,                     il est loisible \u00e0 chacun et \u00e0 chacune de devenir                     aussi monsieur ou aussi dame qu&rsquo;ils le veulent. Cela est simple                     en th\u00e9orie, mais difficile en pratique, car \u00eatre                     un vrai monsieur ou une vraie dame exige que l&rsquo;on surveille                     sans cesse ses paroles et ses actes, afin de ne jamais blesser                     ni d\u00e9concerter personne inutilement. <\/p>\n<h3>Les enfants ont en spectacle la pu\u00e9rilit\u00e9                     des adultes<\/h3>\n<p> \u00ab\u00a0La t\u00e2che la plus difficile aujourd&rsquo;hui pour                     les enfants, a dit en raillant Fred Astaire, est d&rsquo;apprendre                     les bonnes mani\u00e8res sans en voir.\u00a0\u00bb Trop souvent,                     h\u00e9las, cette boutade comporte autant de v\u00e9rit\u00e9                     que d&rsquo;humour. \u00c0 une \u00e9poque o\u00f9 les mani\u00e8res                     sont sans formalisme, d\u00e9contract\u00e9es et plus                     ou moins au gr\u00e9 de chacun, elles sont menac\u00e9es                     d&rsquo;\u00eatre le b\u00e9b\u00e9 que l&rsquo;on jette avec l&rsquo;eau                     du bain. Les mani\u00e8res nouvelles, en tant que telles,                     sont n\u00e9es d&rsquo;un mouvement g\u00e9n\u00e9ral vers                     l&rsquo;autod\u00e9termination personnelle, qui a d\u00e9pouill\u00e9                     notre soci\u00e9t\u00e9 d&rsquo;une grande partie de son ancienne                     hypocrisie. Mais si \u00eatre soi-m\u00eame avec les autres                     est une chose, s&rsquo;en pr\u00e9valoir pour se comporter \u00e0                     sa guise en est une autre, bien diff\u00e9rente. <\/p>\n<p> \u00ab\u00a0Nous vivons dans un monde, dit le sociologue David                     Reisman, de l&rsquo;universit\u00e9 Harvard, o\u00f9 \u00ab\u00a0tout                     mettre sur la corde \u00e0 linge et se piquer de franchise\u00a0\u00bb                     passent pour des vertus, et cela aboutit \u00e0 l&rsquo;impolitesse.\u00a0\u00bb                     Ce climat d&rsquo;ouverture a eu un effet particuli\u00e8rement                     nuisible sur la courtoisie dans les familles et certains autres                     groupes restreints. On pousse la franchise jusqu&rsquo;au point                     de passer son temps \u00e0 dire \u00e0 ses intimes ce                     que l&rsquo;on pense exactement d&rsquo;eux, en insistant fortement sur                     leurs d\u00e9fauts. La courtoisie suppose que l&rsquo;on garde                     pour soi certaines pens\u00e9es, afin de ne pas froisser                     les autres. Ce genre de r\u00e9ticence charitable brille                     surtout par son absence dans bien des foyers modernes. <\/p>\n<p> M\u00eame les enfants dont les parents demeurent assez                     vieux jeu pour ne pas se quereller devant eux risquent d&rsquo;\u00eatre                     influenc\u00e9s par le sans-g\u00eane dont ils sont t\u00e9moins                     \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision. Les anti-h\u00e9ros                     \u00e0 la voix acerbe et les com\u00e9diens aux propos                     insultants du petit \u00e9cran ne plaident gu\u00e8re                     en faveur du but premier de la courtoisie, qui est de mettre                     les gens \u00e0 leur aise. Les champions sportifs se r\u00e9v\u00e8lent                     souvent malappris ou \u00e9gotistes, tandis que les commentateurs                     sp\u00e9cialis\u00e9s de la t\u00e9l\u00e9vision r\u00e9pandent                     le message que l&rsquo;essentiel est de gagner, par quelque moyen                     que ce soit. Les animateurs d&rsquo;\u00e9missions sur les affaires                     publiques cuisinent leurs sujets &#8211; ou leurs victimes &#8211; avec                     le maximum d&rsquo;hostilit\u00e9 et le minimum d&rsquo;am\u00e9nit\u00e9.                   <\/p>\n<p> Tout cela est le propre d&rsquo;un \u00e2ge particuli\u00e8rement                     agressif et discutailleur\u00a0; mais l&rsquo;agressivit\u00e9                     et la discutaillerie sont les ennemis de la courtoisie. L\u00e0                     o\u00f9 on pr\u00e9f\u00e8re r\u00e9gler les probl\u00e8mes                     par la \u00ab\u00a0confrontation\u00a0\u00bb, les bonnes mani\u00e8res                     ne sauraient florir. Tout le monde semble jouer des coudes,                     lancer des invectives et huer ses adversaires, souvent pour                     des questions plut\u00f4t banales. L&rsquo;hyperbole et l&rsquo;injure                     ont pris la place de la discussion polie et raisonn\u00e9e.                     Les enfants ont constamment sous les yeux la pu\u00e9rilit\u00e9                     m\u00eame dont ils doivent se lib\u00e9rer avec l&rsquo;\u00e2ge\u00a0:                     celle qui consiste \u00e0 hurler si l&rsquo;on ne peut pas faire                     \u00e0 sa t\u00eate. <\/p>\n<h3>Si le Titanic sombrait, les hommes                   partiraient les premiers<\/h3>\n<p> \u00ab\u00a0Je me fiche de ce que les autres pensent de moi\u00a0\u00bb,                     d\u00e9clarait r\u00e9cemment, dit-on, une chanteuse pop                     bien connue. Autant dire qu&rsquo;elle se fichait des autres, point\u00a0;                     cela revient au m\u00eame. Tout acte d&rsquo;affabilit\u00e9                     et de civilit\u00e9 comporte un certain effacement de notre                     volont\u00e9 par d\u00e9f\u00e9rence pour autrui. Celui                     qui tient absolument \u00e0 ne faire que ce qu&rsquo;il veut s&rsquo;expose                     \u00e0 blesser les susceptibilit\u00e9s des autres, sinon                     \u00e0 violer leurs droits. <\/p>\n<p> Les bonnes mani\u00e8res, dit Emerson, sont tiss\u00e9es                     de sacrifices. La question se pose donc de savoir si les gens                     sont dispos\u00e9s \u00e0 faire les sacrifices n\u00e9cessaires                     actuellement, alors que tant d&rsquo;entre eux souscrivent \u00e0                     la devise qu&rsquo;il faut d&rsquo;abord penser \u00e0 soi. On a \u00e9mis                     s\u00e9rieusement l&rsquo;opinion que si le <em>Titanic <\/em>sombrait                     aujourd&rsquo;hui, les hommes les plus vigoureux se rueraient sur                     les canots de sauvetage, laissant femmes et enfants derri\u00e8re                     eux. <\/p>\n<h3>Manquer de respect \u00e0 quelqu&rsquo;un c&rsquo;est s&rsquo;exposer \u00e0                     ne respecter personne<\/h3>\n<p> C&rsquo;est un principe fondamental de la galanterie, de la gentilhommerie,                     que le fort doit employer sa vigueur pour prot\u00e9ger                     et aider le faible. Par contre, il lui est interdit d&rsquo;utiliser                     sa force contre le faible pour agir \u00e0 sa guise. <\/p>\n<p> Reste qu&rsquo;il est peut-\u00eatre n\u00e9cessaire d&rsquo;apporter                     certains correctifs aux subtilit\u00e9s traditionnelles                     de la politesse envers le \u00ab\u00a0sexe faible\u00a0\u00bb, afin                     de l&rsquo;adapter aux exigences de l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 f\u00e9minine.                     Un r\u00e9cent article d&rsquo;une revue de gestion sur les communications                     non sexistes dans l&rsquo;entreprise, conseillait aux hommes de                     ne pas mesurer leurs paroles en pr\u00e9sence de leurs coll\u00e8gues                     f\u00e9minins, de ne pas s&rsquo;effacer quand elles sortent de                     l&rsquo;ascenseur, de ne pas allumer leurs cigarettes uniquement                     parce qu&rsquo;elles appartiennent \u00e0 l&rsquo;autre sexe. Toutefois,                     l&rsquo;auteur ajoutait sens\u00e9ment en conclusion que si, un                     homme tenait quand m\u00eame \u00e0 le faire, cela pouvait                     rendre la vie plus agr\u00e9able pour tous. \u00ab\u00a0Si vous                     voulez tenir le manteau \u00e0 quelqu&rsquo;un, l&rsquo;aider \u00e0                     s&rsquo;asseoir, lui ouvrir une porte, que rien ne vous en emp\u00eache\u00a0?                     Ce sont l\u00e0 des actes de courtoisie envers les autres.                     L&rsquo;int\u00e9r\u00eat du nouvel usage dans les entreprises                     est que ces bons proc\u00e9d\u00e9s sont d\u00e9sormais                     affaire de chacun\u00a0; le savoir-vivre professionnel ne                     l&rsquo;exige pas\u00a0!\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> La campagne pour l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 des sexes pose                     la question de savoir s&rsquo;il existe encore des dames et s&rsquo;il                     devrait en exister. Selon certains f\u00e9ministes, le titre                     et la chose ne sont qu&rsquo;un des liens con\u00e7us par les                     hommes pour encha\u00eener les femmes \u00e0 un rang inf\u00e9rieur.                     L&rsquo;homme qui traite une femme \u00ab\u00a0comme une dame\u00a0\u00bb,                     disent-ils, perp\u00e9tue la domination masculine. Quoi                     qu&rsquo;il en soit, il serait dommage que l&rsquo;on ne parvienne pas                     \u00e0 trouver le moyen de conserver en partie l&rsquo;am\u00e9nit\u00e9                     des rapports de politesse entre les sexes sans en garder la                     discrimination. <\/p>\n<p> Les titres de madame et de monsieur se fondent dans une                     large mesure sur la notion de respect. Ils remontent \u00e0                     l&rsquo;\u00e2ge de l&rsquo;aristocratie, o\u00f9 les personnes de                     noble extraction \u00e9taient r\u00e9put\u00e9es respectables                     m\u00eame si leur conduite ne l&rsquo;attestait gu\u00e8re. Par                     la suite, ces qualificatifs sont \u00e9tendus aux gens ordinaires,                     aux fonctionnaires et aux personnes de marque. Enfin, on en                     vient \u00e0 consid\u00e9rer chez les esprits \u00e9clair\u00e9s                     que chacun a droit au respect jusqu&rsquo;\u00e0 preuve contraire                     de sa part. <\/p>\n<p> Pour certains de nos contemporains, le fardeau de la preuve                     a chang\u00e9 de c\u00f4t\u00e9. Dans leurs efforts pour                     rejeter les valeurs traditionnelles, ils sont arriv\u00e9s                     \u00e0 la conclusion que rien ni personne n&rsquo;est digne de                     respect s&rsquo;il ne le m\u00e9rite pas \u00e0 leurs propres                     yeux. \u00c0 l&rsquo;\u00e8re du d\u00e9boulonnage, les personnalit\u00e9s                     que l&rsquo;on tenait jadis en plus haute estime sont maintenant                     les plus suspectes. L&rsquo;ennui, c&rsquo;est que si l&rsquo;on ne respecte                     plus quelque chose ou quelqu&rsquo;un, on risque de ne plus respecter                     rien ni personne. <\/p>\n<p> Les conduites les plus r\u00e9voltantes sont maintenant                     tol\u00e9r\u00e9es. Elles servent, dit-on, de soupape                     \u00e0 l&rsquo;expression de soi, faute de moyens plus ardus de                     s&rsquo;exprimer. C&rsquo;\u00e9tait autrefois l&rsquo;apanage des fous et                     des artistes, \u00e0 qui on permettait certaines licences                     en raison de leur situation sp\u00e9ciale et de leur incapacit\u00e9                     de faire comme les autres. Comme le dit Anthony Burgess, \u00ab\u00a0on                     pardonne maintes choses au po\u00e8te qui seraient impardonnables                     chez un boueur ou un journaliste\u00a0\u00bb. Aujourd&rsquo;hui, cependant,                     la bizarrerie et m\u00eame l&rsquo;avilissement des mani\u00e8res                     sont devenus un art en soi, ainsi qu&rsquo;en t\u00e9moigne le                     culte du <em>punk rock<\/em>. <\/p>\n<h3>Se comporter comme envers une tante rest\u00e9e fille<\/h3>\n<p> Quels qu&rsquo;en soient les mobiles, beaucoup des manifestations                     les plus outr\u00e9es de la libert\u00e9 individuelle                     demeurent blessantes pour une partie au moins de la population.                     Pour ce qui est de savoir ce qui est blessant ou renversant,                     le professeur Higgins nous donne une excellente r\u00e8gle\u00a0:                     avoir les m\u00eames mani\u00e8res vis-\u00e0-vis de                     tout le monde. Ne rien dire et ne rien faire normalement que                     l&rsquo;on \u00e9viterait de dire ou de faire en pr\u00e9sence                     d&rsquo;une vieille demoiselle ou d&rsquo;un eccl\u00e9siastique. Il                     y a fort \u00e0 parier qu&rsquo;alors notre comportement plaira                     \u00e0 tous. <\/p>\n<p> Devant tant de forces adverses, la courtoisie se meurt-elle\u00a0?                     Il peut le sembler \u00e0 ceux qui d\u00e9plorent le d\u00e9clin                     manifeste de l&rsquo;am\u00e9nit\u00e9 d&rsquo;antan dans les rapports                     sociaux, mais il est bon d&rsquo;imaginer que les premiers sentiments                     de ce genre ont probablement \u00e9t\u00e9 exprim\u00e9s                     par les grognements inarticul\u00e9s des hommes des cavernes                     r\u00e9unis autour d&rsquo;un feu. Les mani\u00e8res \u00e9voluent                     avec les conditions sociales. Ainsi, les festins de l&rsquo;aristocratie                     de jadis, o\u00f9 les ablutions \u00e9taient rares et                     o\u00f9 l&rsquo;on mangeait \u00e0 la m\u00eame assiette, para\u00eetraient                     sans doute r\u00e9pugnantes au moins comme il faut des occidentaux                     de nos jours. Pourtant, un manuel de savoir-vivre du XVIe                     si\u00e8cle qui conseille \u00e0 ses lecteurs de ne pas                     \u00ab\u00a0farfouiller partout quand on mange de la viande, des                     oeufs ou autres mets\u00a0\u00bb montre que l&rsquo;esprit de courtoisie                     a toujours exist\u00e9 au cours des si\u00e8cles. Car                     \u00ab\u00a0celui qui farfouille, en cherchant, dans le plat est                     d\u00e9sagr\u00e9able et incommode ses voisins\u00a0\u00bb,                     dit cet ouvrage. <\/p>\n<p> Veiller \u00e0 ne pas \u00eatre d\u00e9sagr\u00e9able,                     veiller \u00e0 ne pas incommoder les autres. Voil\u00e0                     un bon d\u00e9part vers la vraie courtoisie, quelles que                     soient les formes actuelles de la politesse. Si l&rsquo;on y ajoute                     qu&rsquo;il convient de s&rsquo;efforcer d&rsquo;avoir toujours le souci des                     sentiments et du bien-\u00eatre des autres, nous saurons                     pratiquer la courtoisie. Mais cela exige de la ma\u00eetrise                     de soi, de l&rsquo;effacement et du renoncement, vertus qui semblent                     aujourd&rsquo;hui d\u00e9mod\u00e9es. <\/p>\n<p> Mais le sont-elles vraiment\u00a0? Malgr\u00e9 la minorit\u00e9                     tapageuse de ceux qui abusent de la libert\u00e9 nouvelle                     pour \u00eatre assommants, la soci\u00e9t\u00e9 occidentale                     contemporaine se montre plus soucieuse que jamais \u00e0                     l&rsquo;\u00e9gard des gens en g\u00e9n\u00e9ral. Et le souci                     des autres, c&rsquo;est l&rsquo;essence m\u00eame de la courtoisie. Si                     la majorit\u00e9 bienveillante se montre moins dispos\u00e9e                     \u00e0 tol\u00e9rer le comportement anti-social, si le                     pouvoir s\u00e9culaire de la r\u00e9probation publique                     est remis en jeu, il n&rsquo;y a pas lieu de s&rsquo;alarmer. La courtoisie                     subsistera&#8230; et si la courtoisie subsiste, les bonnes mani\u00e8res                     viendront par surcro\u00eet. <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":0,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[62],"class_list":["post-2302","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-62"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.4 (Yoast SEO v27.4) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 62, N\u00b0 2 - Mars\/Avril 1981 - Le point sur la courtoisie - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-62-n-2-mars-avril-1981-le-point-sur-la-courtoisie\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 62, N\u00b0 2 - Mars\/Avril 1981 - Le point sur la courtoisie\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"La courtoisie est le lubrifiant des rapports sociaux. 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