{"id":2291,"date":"1985-05-01T00:00:00","date_gmt":"1985-05-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-68-n-3-mai-juin-1985-les-transports-au-canada\/"},"modified":"2022-10-17T20:36:36","modified_gmt":"2022-10-17T20:36:36","slug":"vol-68-n-3-mai-juin-1985-les-transports-au-canada","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-68-n-3-mai-juin-1985-les-transports-au-canada\/","title":{"rendered":"Vol. 68, N\u00b0 3 &#8211; Mai\/Juin 1985 &#8211; Les transports au Canada"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Le contexte canadien a toujours donn\u00e9 au transport des marchandises et des personnes une dimension exceptionnelle. Nous envisageons ici le r\u00f4le jou\u00e9 par ce secteur dans la cr\u00e9ation d&rsquo;un pays et la r\u00e9alisation de ses objectifs les plus ambitieux&#8230;<\/p>\n<p>Le trait le plus frappant du Canada reste son immensit\u00e9. Ce pays occupe \u00e0 lui seul un quinzi\u00e8me des terres de la plan\u00e8te et un observateur non averti pourrait facilement en conclure qu&rsquo;il abrite une bonne partie de la population mondiale.<\/p>\n<p>En r\u00e9alit\u00e9, la densit\u00e9 de sa population est la plus faible et la plus in\u00e9gale de tous les pays industrialis\u00e9s. Dans l&rsquo;Est la plupart des villes canadiennes se situent \u00e0 proximit\u00e9 des vastes \u00e9tendues d&rsquo;eau qui d\u00e9limitent notre fronti\u00e8re avec les \u00c9tats-Unis\u00a0; de leur c\u00f4t\u00e9 les rares villes de l&rsquo;Ouest sont tr\u00e8s \u00e9loign\u00e9es les unes des autres. Quant aux agglom\u00e9rations secondaires et aux villages, ils sont diss\u00e9min\u00e9s sur les grands espaces d\u00e9gag\u00e9s situ\u00e9s entre le Yukon et Terre-Neuve.<\/p>\n<p>Un examen plus attentif de la carte du Canada r\u00e9v\u00e8le une sorte de constante. La plupart des points de concentration humaine sont situ\u00e9s \u00e0 proximit\u00e9 d&rsquo;une \u00e9tendue d&rsquo;eau, et presque tous sont reli\u00e9s les uns aux autres par un r\u00e9seau de routes et de voies ferr\u00e9es qui explique comment un tel pays peut exister et prosp\u00e9rer.<\/p>\n<p>La cl\u00e9 du myst\u00e8re ce sont les transports. Aucun pays n&rsquo;a jamais plus d\u00e9pendu que le n\u00f4tre des moyens de transport qui s&rsquo;offrent \u00e0 lui. Le Canada est un march\u00e9 commun interprovincial et un grand pays commer\u00e7ant, qui exporte un cinqui\u00e8me de son produit national brut. De plus, les Canadiens sont, apr\u00e8s les Am\u00e9ricains, les gens les plus mobiles du monde.<\/p>\n<p>Nos besoins de transports n&rsquo;ont d&rsquo;\u00e9gal que les difficult\u00e9s \u00e0 surmonter pour acheminer personnes et denr\u00e9es. Les obstacles dress\u00e9s par la configuration et l&rsquo;immensit\u00e9 de notre territoire sont d\u00e9courageants. La partie continentale du Canada est flanqu\u00e9e de grandes \u00eeles telles que Terre-Neuve, l&rsquo;\u00cele-du-Prince-\u00c9douard et celle de Vancouver, qui ne sont reli\u00e9es \u00e0 la terre ferme par aucun pont. Par ailleurs, des montagnes quasi infranchissables, des mar\u00e9cages tra\u00eetres, d&rsquo;innombrables cours d&rsquo;eau sur lesquels il faut jeter des ponts, des for\u00eats denses comme des jungles, une toundra d\u00e9nud\u00e9e sous laquelle s&rsquo;\u00e9tend le perg\u00e9lisol handicapent lourdement les transports.<\/p>\n<p>Autre particularit\u00e9, notre pays est une terre septentrionale, o\u00f9 s\u00e9vit l&rsquo;un des climats les plus froids et les plus capricieux du monde. Nos longs hivers perturbent l&rsquo;exploitation des navires, des trains, des camions et des avions. Plus encore, la nature manifeste ses ardeurs en toute saison. Les inondations, les \u00e9boulements, les incendies de for\u00eat sont autant de plaies auxquelles les entreprises de transport canadiennes doivent faire face.<\/p>\n<p>En raison des distances et de ces difficult\u00e9s, nos transports sont parmi les plus chers du monde et absorbent environ 12 pour cent de notre produit national brut. Ils sont si co\u00fbteux que les gouvernements ont jug\u00e9 bon de les subventionner, d\u00e8s le d\u00e9but du XIXe si\u00e8cle, \u00e0 l&rsquo;occasion du creusement des canaux. \u00c9tant donn\u00e9 l&rsquo;importance des capitaux qu&rsquo;ils mobilisent, les transports jouent un r\u00f4le fondamental dans notre politique et certaines des controverses les plus m\u00e9morables de l&rsquo;histoire parlementaire canadienne ont \u00e9clat\u00e9 au sujet des subventions accord\u00e9es par l&rsquo;\u00c9tat aux transports.<\/p>\n<p>Les transports ont une telle incidence sur notre \u00e9conomie, notre politique et notre soci\u00e9t\u00e9 qu&rsquo;ils constituent la toile de fond de l&rsquo;histoire canadienne. De fait, ils ont jou\u00e9 un r\u00f4le pr\u00e9pond\u00e9rant avant m\u00eame que l&rsquo;histoire de notre pays ne f\u00fbt consign\u00e9e. En effet, le mode de vie des habitants initiaux du Canada a \u00e9t\u00e9 au moins autant conditionn\u00e9 par les transports que celui de leurs successeurs. Leurs besoins ont suscit\u00e9 une tradition d&rsquo;ing\u00e9niosit\u00e9 qui se perp\u00e9tue \u00e0 notre \u00e9poque.<\/p>\n<p>D\u00e8s le d\u00e9but de la colonisation en Acadie et en Nouvelle-France, les techniques utilis\u00e9es dans ce domaine par les Indiens se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9es essentielles \u00e0 la survie des colons. Les charrettes \u00e9tant inutiles dans un pays constell\u00e9 de lacs, sillonn\u00e9 de cours d&rsquo;eau et couvert de neige pendant une bonne partie de l&rsquo;ann\u00e9e, les colons adopt\u00e8rent le canot, les raquettes et les tra\u00eeneaux pour se d\u00e9placer avec leurs vivres. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;un si\u00e8cle et demi apr\u00e8s la naissance de la Nouvelle-France qu&rsquo;une premi\u00e8re route cahoteuse fut trac\u00e9e de Montr\u00e9al \u00e0 Qu\u00e9bec. Entre-temps, les Fran\u00e7ais avaient explor\u00e9 en canot toute l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord, de la baie d&rsquo;Hudson au golfe du Mexique.<\/p>\n<h3>La machine \u00e0 vapeur ouvre la voie de la Conf\u00e9d\u00e9ration<\/h3>\n<p>Si notre pays s&rsquo;est d\u00e9velopp\u00e9 sur des territoires de pareilles dimensions il le doit en partie aux canots en \u00e9corce de bouleau. Gr\u00e2ce \u00e0 leur l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 et \u00e0 la facilit\u00e9 avec laquelle on les portait, ces canots pouvaient aller l\u00e0 o\u00f9 nulle autre embarcation n&rsquo;aurait pu se rendre. Sans eux, de grandes \u00e9tendues de terre seraient rest\u00e9es inaccessibles aux hommes qui ont dessin\u00e9 nos premi\u00e8res cartes.<\/p>\n<p>En recourant \u00e0 des embarcations qui pouvaient transporter jusqu&rsquo;\u00e0 cinq tonnes, la Compagnie du Nord-Ouest mit sur pied, au d\u00e9but du XIXe si\u00e8cle, un r\u00e9seau complexe de distribution de fourrures et de denr\u00e9es d&rsquo;\u00e9change, qui s&rsquo;\u00e9tendait au-del\u00e0 du cercle polaire. Chaque fois que la Compagnie trouva de nouvelles zones de traite, elle les pla\u00e7a sous la souverainet\u00e9 britannique puis canadienne. Comme l&rsquo;a d\u00e9crit l&rsquo;historien Donald Creighton\u00a0: \u00ab\u00a0Alors qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;Est, les pionniers avaient \u00e0 peine occup\u00e9 le bord du Haut-Canada, la Compagnie du Nord-Ouest d\u00e9finissait d\u00e9j\u00e0 les limites occidentales du futur dominion du Canada.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Cette situation ne devait toutefois pas durer. Au fur et \u00e0 mesure que progressait la colonisation du Haut-Canada, il devenait de plus en plus n\u00e9cessaire de disposer d&rsquo;une voie de passage pour acc\u00e9der, par le Saint-Laurent, \u00e0 l&rsquo;oc\u00e9an Atlantique. Pour cr\u00e9er un tel d\u00e9bouch\u00e9, et relier les diverses parties de la province, on construisit alors des canaux.<\/p>\n<p>Ailleurs, les Nord-Am\u00e9ricains britanniques pr\u00e9paraient l&rsquo;avenir du Canada. Des chantiers navals florissants surgirent pr\u00e8s des grandes for\u00eats des colonies maritimes et les n\u00e9gociants de la r\u00e9gion \u00e9tablirent des liens commerciaux avec les Antilles, qui devaient par la suite s&rsquo;\u00e9tendre au monde entier.<\/p>\n<h3>Une r\u00e9ussite beaucoup plus politique que technique<\/h3>\n<p>Au cours des ann\u00e9es 1850, la construction navale et les transports maritimes des provinces atlantiques et du Bas-Canada s&rsquo;\u00e9taient d\u00e9velopp\u00e9s \u00e0 un point tel que l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord britannique pouvait se targuer d&rsquo;avoir l&rsquo;une des principales marines marchandes du monde. Cependant, la fin des grands voiliers approchait\u00a0: en 1833, le <em>Royal William<\/em>, bateau construit \u00e0 Qu\u00e9bec et qui appartenait au grand armateur n\u00e9o-\u00e9cossais Samuel Cunard, fut le premier \u00e0 traverser l&rsquo;Atlantique uniquement sous l&rsquo;impulsion de son moteur \u00e0 vapeur.<\/p>\n<p>L&rsquo;application de la machine \u00e0 vapeur aux transports terrestres sur de longues distances pla\u00e7a le Canada sur la voie de son destin politique. Certes, les provinces Maritimes et les deux provinces du Canada \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 reli\u00e9es par un r\u00e9seau routier sommaire, mais l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;une fusion entre les \u00e9l\u00e9ments \u00e9pars de l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord britannique ne parut r\u00e9alisable qu&rsquo;apr\u00e8s l&rsquo;av\u00e8nement du chemin de fer. L&rsquo;essor de la construction ferroviaire au cours des ann\u00e9es 1850 a \u00e9t\u00e9 une grande page de notre histoire. Comme l&rsquo;a \u00e9crit l&rsquo;historien Arthur Lower\u00a0: \u00ab\u00a0S&rsquo;il est vrai que le Canada de la premi\u00e8re moiti\u00e9 du XIXe si\u00e8cle devait son existence \u00e0 ses voies d&rsquo;eau, celui de la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 du si\u00e8cle dut la sienne \u00e0 ses voies ferr\u00e9es.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Le chemin de fer, qui fit le lien entre les deux parties colonis\u00e9es du pays, fut la cheville ouvri\u00e8re du pacte conf\u00e9d\u00e9ral de 1867. L&rsquo;Intercolonial Railway, liaison ferroviaire de 1 200 kilom\u00e8tres entre Halifax et Qu\u00e9bec, qui fut financ\u00e9e par le nouveau gouvernement du Dominion avec l&rsquo;aide du gouvernement britannique, entra en service en 1876.<\/p>\n<p>Le premier ministre Sir John A. Macdonald, qui avait amen\u00e9 le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-\u00c9cosse \u00e0 se joindre \u00e0 la Conf\u00e9d\u00e9ration en leur promettant un chemin de fer, obtint le m\u00eame r\u00e9sultat avec la Colombie-Britannique. La colonie de la c\u00f4te ouest accepta de devenir une province en 1871 \u00e0 la condition qu&rsquo;un chemin de fer la relie au reste du pays dans un d\u00e9lai de 10 ans. Le Canada avait alors une population de 4 millions d&rsquo;habitants et des revenus inf\u00e9rieurs \u00e0 $20 millions par an\u00a0; son gouvernement promit n\u00e9anmoins $25 millions comptant et 25 millions d&rsquo;acres de terrain au consortium priv\u00e9 qui construirait le chemin de fer. Les \u00e9tendues \u00e0 traverser \u00e9taient terriblement dangereuses et accident\u00e9es.<\/p>\n<p>Toutefois, les enjeux \u00e9taient de taille. Le chemin de fer \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme essentiel pour \u00e9viter l&rsquo;annexion de l&rsquo;Ouest canadien aux \u00c9tats-Unis. Or, le scandale du Pacifique qui avait provisoirement provoqu\u00e9 la chute du gouvernement MacDonald devait retarder le projet de pr\u00e8s de 10 ans. Lorsque le dernier crampon du chemin de fer du Canadien Pacifique fut enfonc\u00e9, il y aura 100 ans le 7 novembre, l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement fut salu\u00e9 comme un haut fait technique\u00a0; cependant l&rsquo;aspect politique de cette r\u00e9alisation \u00e9tait bien plus important encore. W.S. McNutt \u00e9crivit d&rsquo;ailleurs \u00e0 ce sujet\u00a0: \u00ab\u00a0Pour ceux qui pensaient que le Canada \u00e9tait une v\u00e9ritable entit\u00e9 &#8211; et les gens qui s&rsquo;en moquaient \u00e9taient devenus rares &#8211; le travail d&rsquo;\u00e9dification de la Conf\u00e9d\u00e9ration \u00e9tait achev\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Le chemin de fer donna v\u00e9ritablement naissance \u00e0 l&rsquo;Ouest canadien moderne. Les trains y amen\u00e8rent les colons qui form\u00e8rent le noyau de la population actuelle. De petites et de grandes agglom\u00e9rations pouss\u00e8rent presque du jour au lendemain en bordure des emprises. On construisit des lignes secondaires pour tirer parti des ressources agricoles, min\u00e9rales et foresti\u00e8res, ainsi que pour ouvrir de nouvelles zones \u00e0 la colonisation.<\/p>\n<p>La domination exerc\u00e9e par une seule soci\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e sur une partie importante du pays, encore dans sa prime jeunesse, a marqu\u00e9 de fa\u00e7on permanente la politique canadienne. Les gens de l&rsquo;Ouest ne tard\u00e8rent pas \u00e0 se plaindre de ce que le chemin de fer \u00e9tait l&rsquo;instrument qui permettait \u00e0 l&rsquo;Est de les exploiter. La soci\u00e9t\u00e9 ferroviaire tirait profit des tarifs \u00e9lev\u00e9s qu&rsquo;elle exigeait pour transporter sur le march\u00e9 captif de l&rsquo;Ouest des produits manufactur\u00e9s au Centre du Canada. Ses tarifs visaient, disaient-ils, \u00e0 maintenir la d\u00e9pendance \u00e9conomique de l&rsquo;Ouest.<\/p>\n<p>Toutefois, le monopole du Canadien Pacifique s&rsquo;effondra avec la construction de deux autres lignes transcontinentales au d\u00e9but de notre si\u00e8cle\u00a0: les Canadiens eurent ainsi l&rsquo;honneur d&rsquo;\u00eatre le peuple de la terre qui avait le plus de voies ferr\u00e9es par habitant. Cet honneur se r\u00e9v\u00e9la co\u00fbteux lorsque les deux nouvelles soci\u00e9t\u00e9s devinrent insolvables, si bien que l&rsquo;\u00c9tat f\u00e9d\u00e9ral dut les reprendre en 1919. Cette reprise dota les Canadiens d&rsquo;une autre institution\u00a0: les Corporations commerciales de la Couronne. La corporation des chemins de fer Nationaux du Canada fut la premi\u00e8re entreprise d&rsquo;\u00c9tat \u00e0 concurrencer les soci\u00e9t\u00e9s priv\u00e9es.<\/p>\n<h3>L&rsquo;avion repousse les confins des terres habit\u00e9es<\/h3>\n<p>Deux nouveaux moyens de transport vont cependant \u00e9branler la supr\u00e9matie des chemins de fer au Canada. En effet, d\u00e8s les ann\u00e9es vingt, la voiture particuli\u00e8re commence \u00e0 d\u00e9tourner la client\u00e8le des voyageurs pour les courtes distances et, d\u00e9j\u00e0, des pilotes de brousse transportent hommes et mat\u00e9riel vers les mines et les exploitations foresti\u00e8res du Nord.<\/p>\n<p>Le d\u00e9ferlement des voitures produites \u00e0 la cha\u00eene donne alors naissance \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 beaucoup plus mobile. Le nombre des voitures particuli\u00e8res, de 409 000 pendant les ann\u00e9es 1920, grimpe en fl\u00e8che \u00e0 plus d&rsquo;un million. Les associations d&rsquo;automobilistes font une campagne pour la construction de bonnes routes. Les entreprises de camionnage apparaissent mais ne menacent pas imm\u00e9diatement les chemins de fer. En 1930, elles ne s&rsquo;adjugent que 2 pour cent du chiffre d&rsquo;affaires du transport de marchandises au Canada.<\/p>\n<p>Dans le m\u00eame esprit que celui qui l&rsquo;avait conduit \u00e0 intervenir directement dans le cas du CN, l&rsquo;\u00c9tat fonde en 1937 Trans-Canada Air Lines qui deviendra Air Canada. Entre-temps, les administrations f\u00e9d\u00e9rale et provinciales mettent sur pied une solide infrastructure de transports en am\u00e9liorant les routes, les a\u00e9rodromes et les ports.<\/p>\n<p>La Seconde Guerre mondiale am\u00e8ne le Canada \u00e0 se doter d&rsquo;une infrastructure tr\u00e8s d\u00e9velopp\u00e9e dans le domaine des transports, notamment d&rsquo;a\u00e9rodromes militaires qui seront ult\u00e9rieurement affect\u00e9s \u00e0 l&rsquo;aviation civile. Elle favorise \u00e9galement le d\u00e9veloppement des chantiers navals, ainsi que des usines de mat\u00e9riel a\u00e9ronautique et routier, qui prennent une grande expansion pendant les hostilit\u00e9s.<\/p>\n<p>L&rsquo;optimisme qui avait pr\u00e9valu pendant la construction de la ligne du CP rena\u00eet durant l&rsquo;apr\u00e8s-guerre. Le Canada redevient le pays de l&rsquo;avenir et par tous les moyens possibles repousse les confins des terres habit\u00e9es. Les chemins de fer se fraient un passage \u00e0 travers les \u00e9tendues sauvages du Labrador et du Nord de la Colombie-Britannique. De nouvelles routes sont trac\u00e9es, les banlieues se d\u00e9veloppent et le caract\u00e8re de notre soci\u00e9t\u00e9 \u00e9volue.<\/p>\n<p>Des avions cargos vrombissent dans le Grand-Nord tandis que les avions du CP et de Trans-Canada franchissent les oc\u00e9ans. Notre pays conclut avec les \u00c9tats-Unis un accord sur la construction de la Voie maritime du Saint-Laurent, qui doit permettre aux navires hauturiers de p\u00e9n\u00e9trer jusqu&rsquo;au coeur du continent. En 1950, le coup d&rsquo;envoi de la route transcanadienne est donn\u00e9, et ce grand projet de notre histoire inaugure le principe de la collaboration financi\u00e8re f\u00e9d\u00e9rale-provinciale.<\/p>\n<p>La situation actuelle du transport au Canada d\u00e9coule dans une large mesure de l&rsquo;existence de ce r\u00e9seau routier. Les entreprises de camionnage ont pris le pas sur les chemins de fer et accaparent d\u00e9sormais la majorit\u00e9 du trafic. La voiture particuli\u00e8re est, de loin, le moyen de transport personnel le plus r\u00e9pandu et les chemins de fer du Canada instaurent des services intermodaux qui combinent les transports par route, par fer, et par mer, et lan\u00e7ent eux-m\u00eames des entreprises de camionnage.<\/p>\n<h3>L&rsquo;insatisfaction est de rigueur<\/h3>\n<p>Les chemins de fer du Canada, ayant ainsi tourn\u00e9 \u00e0 leur avantage la menace que faisaient planer les autres modes de transport, sont aujourd&rsquo;hui les plus productifs du monde, malgr\u00e9 les probl\u00e8mes d&rsquo;exploitation que leur causent le terrain et le climat du pays. Les d\u00e9fis pos\u00e9s par l&rsquo;environnement canadien ont suscit\u00e9 l&rsquo;excellence dans le domaine des transports. Ils sont \u00e0 l&rsquo;origine de r\u00e9alisations techniques telles que les avions \u00e0 d\u00e9collage et \u00e0 atterrissage courts et la motoneige qui est peut-\u00eatre l&rsquo;invention canadienne la plus c\u00e9l\u00e8bre. La comp\u00e9tence des Canadiens est reconnue dans tous les domaines des transports\u00a0: aujourd&rsquo;hui des experts de notre pays collaborent \u00e0 la construction de chemins de fer, d&rsquo;a\u00e9roports et de ports dans maints pays\u00a0; le mat\u00e9riel canadien de transport et d&rsquo;avionique est vendu dans le monde entier.<\/p>\n<p>La comp\u00e9tence canadienne ne se manifeste pas uniquement vis-\u00e0-vis des m\u00e9thodes les plus classiques. Le Canada est \u00e0 la fine pointe de la recherche dans le domaine de l&rsquo;acheminement des mati\u00e8res solides par pipeline et dans celui du transport de l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 sur de longues distances. Les communications et les transports ont progress\u00e9 de pair depuis l&rsquo;\u00e9poque o\u00f9 l&rsquo;on installait les fils t\u00e9l\u00e9graphiques en bordure des voies, quelques heures apr\u00e8s leur pose.<\/p>\n<p>Vu les r\u00e9sultats obtenus par le Canada dans ces domaines, il est logique que l&rsquo;Expo 86, qui se tiendra \u00e0 Vancouver, ait pour th\u00e8me les transports et les communications. Vancouver a vu le jour gr\u00e2ce au mouvement des marchandises\u00a0; c&rsquo;est maintenant l&rsquo;un des plus grands ports du monde.<\/p>\n<p>Entre-temps, les transports resteront sans doute une source de controverses politiques au Canada. Pas une seule semaine ne se passe sans qu&rsquo;une allusion \u00e0 leurs co\u00fbts, aux subventions qui leurs sont accord\u00e9es ou \u00e0 l&rsquo;insuffisance des services, ne d\u00e9fraye la chronique. Les Canadiens t\u00e9moignent d&rsquo;un rare int\u00e9r\u00eat pour ce sujet. Par tradition, ils restent critiques \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard des transports et cette attitude, par son c\u00f4t\u00e9 stimulant, n&rsquo;est pas fondamentalement condamnable.<\/p>\n<p>La Semaine nationale des transports, qui se tient chaque ann\u00e9e \u00e0 la fin de mai, vise \u00e0 appeler l&rsquo;attention du public sur les aspects positifs de la situation. Hormis toute consid\u00e9ration technique, les transports sont une v\u00e9ritable force qui brise les barri\u00e8res du r\u00e9gionalisme et rapproche les Canadiens d&rsquo;un oc\u00e9an \u00e0 l&rsquo;autre. Les perfectionnements et l&rsquo;efficacit\u00e9 de notre syst\u00e8me actuel pourraient susciter l&rsquo;envie de bien des pays. C&rsquo;est un syst\u00e8me dynamique, en expansion permanente, et dont les progr\u00e8s sont garants de l&rsquo;\u00e9largissement de nos horizons \u00e9conomiques.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"author":86,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[66],"class_list":["post-2291","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-66"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 68, N\u00b0 3 - Mai\/Juin 1985 - Les transports au Canada - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-68-n-3-mai-juin-1985-les-transports-au-canada\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 68, N\u00b0 3 - Mai\/Juin 1985 - Les transports au Canada\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Le contexte canadien a toujours donn\u00e9 au transport des marchandises et des personnes une dimension exceptionnelle. 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