{"id":2279,"date":"1973-05-01T00:00:00","date_gmt":"1973-05-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-54-n-5-mai-1973-un-siecle-dordre-public\/"},"modified":"2022-10-17T20:03:00","modified_gmt":"2022-10-17T20:03:00","slug":"vol-54-n-5-mai-1973-un-siecle-dordre-public","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-54-n-5-mai-1973-un-siecle-dordre-public\/","title":{"rendered":"Vol. 54, N\u00b0 5 &#8211; Mai 1973 &#8211; Un si\u00e8cle d&rsquo;ordre public"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">La Gendarmerie royale du Canada, qui comptera                     ce mois-ci cent ans d&rsquo;existence, est parmi tous les corps                     de police du monde celui dont l&rsquo;autorit\u00e9 s&rsquo;exerce sur                     le territoire le plus \u00e9tendu. Son secteur d&rsquo;activit\u00e9                     mesure 3,256 milles de l&rsquo;Atlantique au Pacifique et 3,000                     milles de la fronti\u00e8re m\u00e9ridionale du Canada                     au p\u00f4le Nord. <\/p>\n<p> Connue \u00e0 l&rsquo;origine sous le nom de Gendarmerie du                     Nord-Ouest et charg\u00e9e de la mission de faire r\u00e9gner                     l&rsquo;ordre et la paix de Sa Majest\u00e9 dans les r\u00e9gions                     lointaines de l&rsquo;Ouest, la GRC allie aujourd&rsquo;hui au culte toujours                     vivace des traditions pittoresques et exemplaires du pass\u00e9                     l&#8217;emploi des m\u00e9thodes les plus modernes d&rsquo;application                     de la loi. <\/p>\n<p> La Gendarmerie du Nord-Ouest a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e                     le 23 mai 1873, \u00e0 la suite d&rsquo;un rapport du gouvernement                     f\u00e9d\u00e9ral, o\u00f9 il \u00e9tait dit que l&rsquo;Ouest                     canadien \u00e9tait une contr\u00e9e \u00ab\u00a0sans loi,                     sans ordre, sans s\u00e9curit\u00e9 pour la vie des gens                     et leurs biens.\u00a0\u00bb Ses fonctions principales consistaient                     \u00e0 supprimer le trafic de l&rsquo;eau-de-vie, \u00e0 apaiser                     les Indiens que des aventuriers sans scrupules avaient d\u00e9pouill\u00e9s                     de leurs possessions et \u00e0 r\u00e9primer le d\u00e9sordre.                   <\/p>\n<p> Les trois premiers escadrons de cette gendarmerie, compos\u00e9s                     de 50 hommes chacun, furent recrut\u00e9s dans les provinces                     Maritimes, le Qu\u00e9bec et l&rsquo;Ontario. Selon l&rsquo;affiche                     de recrutement les \u00ab\u00a0candidats devaient \u00eatre des                     hommes \u00e9nergiques et robustes, de constitution parfaitement                     saine et de caract\u00e8re exemplaire. Ils devaient savoir                     bien monter \u00e0 cheval et pouvoir lire et \u00e9crire                     l&rsquo;anglais ou le fran\u00e7ais.\u00a0\u00bb Le salaire \u00e9tait                     de $1 par jour pour les simples gendarmes. <\/p>\n<p> Aujourd&rsquo;hui, le recrutement se fait dans tout le Canada.                     Celui qui s&rsquo;enr\u00f4le dans ce corps d&rsquo;\u00e9lite est                     un employ\u00e9 de carri\u00e8re dont les services ouvrent                     droit \u00e0 pension et \u00e0 qui sont offertes des possibilit\u00e9s                     d&rsquo;avancement fond\u00e9es sur le m\u00e9rite. Tous les                     officiers de la Gendarmerie sont des hommes sortis du rang.                   <\/p>\n<p> Une brochurette de 48 pages, publi\u00e9e par les soins                     de la GRC et intitul\u00e9e <em>La Gendarmerie royale du                     Canada<\/em>, retrace l&rsquo;histoire et l&rsquo;\u00e9volution de ce                     corps de police, et une plaquette ayant pour titre <em>Une                     carri\u00e8re en habit rouge <\/em>est consacr\u00e9e aux                     conditions d&rsquo;enr\u00f4lement et de service. <\/p>\n<h3>Il n&rsquo;y a pas que le beau c\u00f4t\u00e9<\/h3>\n<p> Si les cin\u00e9astes ont mont\u00e9 en \u00e9pingle                     certains incidents spectaculaires, la vie quotidienne du gendarme                     a peu d&rsquo;\u00e9clat. Une grande partie de son activit\u00e9                     consiste \u00e0 travailler sans bruit \u00e0 la pr\u00e9vention                     du crime. <\/p>\n<p> La GRC assure l&rsquo;application des lois f\u00e9d\u00e9rales                     et pr\u00eate souvent son concours \u00e0 divers minist\u00e8res                     du gouvernement canadien. Dans toutes les provinces, sauf                     l&rsquo;Ontario et le Qu\u00e9bec, la s\u00fbret\u00e9 f\u00e9d\u00e9rale                     est charg\u00e9e de remplir les fonctions qui sont ordinairement                     d\u00e9volues \u00e0 la police provinciale. En outre,                     bon nombre de municipalit\u00e9s et de villes ont recours                     \u00e0 la Gendarmerie royale pour assurer leur service de                     police. Dans les Territoires du Nord-Ouest et le Yukon, il                     n&rsquo;existe pas d&rsquo;autre police que la GRC. <\/p>\n<p> Certains membres de la GRC ont combattu dans trois guerres                     pour le Canada. Pendant la guerre des Boers, le <em>Lord Strathcona&rsquo;s                     Horse <\/em>recruta ses cadres parmi les officiers de la Gendarmerie                     du Nord-Ouest, et 245 agents de cette police firent la guerre                     au sein du 8e bataillon des <em>Canadian Mounted Rifles<\/em>.                     Au cours de la guerre de 1914-1918, deux escadrons de cavalerie                     de la Gendarmerie royale combattirent en France et en Sib\u00e9rie.                     Durant la seconde guerre mondiale, les op\u00e9rations de                     contre-espionnage entreprises par le GRC remport\u00e8rent                     un tel succ\u00e8s que les autorit\u00e9s furent en mesure                     d&rsquo;annoncer que les activit\u00e9s subversives avaient \u00e9t\u00e9                     presque enti\u00e8rement d\u00e9sorganis\u00e9es gr\u00e2ce                     \u00e0 l&rsquo;arrestation rapide des \u00e9l\u00e9ments hostiles.                     La Gendarmerie a \u00e9galement fourni une compagnie de                     policiers militaires \u00e0 l&rsquo;Arm\u00e9e pendant ce conflit.                   <\/p>\n<h3>Les divisions sp\u00e9ciales<\/h3>\n<p> Monter \u00e0 cheval est un \u00e9l\u00e9ment tr\u00e8s                     secondaire et exceptionnel de l&rsquo;activit\u00e9 de la GRC,                     mais l&rsquo;\u00e9quitation y conserve sa place en tant qu&rsquo;\u00e9cole                     incomparable d&rsquo;audace, de sang-froid, de pers\u00e9v\u00e9rance,                     de vivacit\u00e9 d&rsquo;esprit et de sportivit\u00e9. Les membres                     de la Gendarmerie comptent parmi les premiers cavaliers du                     monde. <\/p>\n<p> La premi\u00e8re Musique de la Gendarmerie du Nord-Ouest                     fut organis\u00e9e \u00e0 Swan River en 1876, et le corps                     de musique devint partie int\u00e9grante des activit\u00e9s                     de la Gendarmerie en 1938. La Musique actuelle de la GRC est                     l&rsquo;une des meilleures d&rsquo;Am\u00e9rique. <\/p>\n<p> La Division de l&rsquo;air, form\u00e9e en 1937, a des avions                     qui sont bas\u00e9s en divers points du Canada, mais son                     travail se r\u00e9v\u00e8le particuli\u00e8rement pr\u00e9cieux                     dans les r\u00e9gions arctiques et subartiques, o\u00f9                     les vastes distances qui exigeaient auparavant des semaines                     et des mois de laborieux voyages se franchissent maintenant                     en quelques jours ou quelques heures. La Division de l&rsquo;air                     accomplit des travaux de recherche et de sauvetage, livre                     des fournitures aux postes de la GRC \u00e9tablis au-del\u00e0                     du cercle polaire et effectue des patrouilles pour assurer                     l&rsquo;observation des r\u00e8glements concernant la chasse et                     la p\u00eache. <\/p>\n<p> La Division de la marine, cr\u00e9\u00e9e en 1932, assure                     la garde des c\u00f4tes canadiennes et des Grands Lacs en                     vue d&rsquo;y r\u00e9primer la contrebande et la violation des                     lois de la marine et de la p\u00eache, et de porter secours                     aux navires en d\u00e9tresse. <\/p>\n<h3>Le point de d\u00e9part<\/h3>\n<p> Tous ces services et ces activit\u00e9s sont n\u00e9s                     de la n\u00e9cessit\u00e9 pressante de d\u00e9livrer                     l&rsquo;Ouest canadien des trafiquants d&rsquo;eau-de-vie et de pacifier                     les tribus indiennes en guerre. <\/p>\n<p> D\u00e8s apr\u00e8s la cession au Canada par la Compagnie                     de la Baie d&rsquo;Hudson, en 1869, des vastes \u00e9tendues qui                     devaient devenir les Territoires du Nord-Ouest, des chercheurs                     de fortune se pr\u00e9cipit\u00e8rent vers les terres                     inoccup\u00e9es. On vit aussi arriver des gens de sac et                     de corde fuyant devant la loi, cherchant leur vie dans des                     lieux o\u00f9 elle n&rsquo;existait pas encore. Les principales                     victimes des trafiquants d&rsquo;eau-de-feu furent les Indiens des                     plaines qui eurent t\u00f4t fait d&rsquo;apprendre \u00e0 aimer                     l&rsquo;alcool bon march\u00e9 et \u00e0 troquer volontiers                     leurs couvertures de fourrure, leurs chevaux et leurs peaux                     de bison pour s&rsquo;en procurer. <\/p>\n<p> La longue chevauch\u00e9e vers l&rsquo;Ouest des premiers gendarmes                     canadiens a servi de sujet \u00e0 beaucoup de livres et                     de films. Le commissaire George A. French, commandant du d\u00e9tachement,                     avertit ses hommes des difficult\u00e9s qui les attendaient                     et invita ceux qui pourraient changer d&rsquo;avis \u00e0 demander                     leur licenciement. C&rsquo;est donc avec des hommes sachant \u00e0                     quoi ils s&rsquo;engageaient, mais d\u00e9cid\u00e9s quand m\u00eame                     \u00e0 partir, qu&rsquo;il entreprit son exp\u00e9dition. <\/p>\n<p> Le 8 juillet 1874, la longue file rouge des cavaliers de                     la Gendarmerie du Nord-Ouest quittait la petite colonie de                     Dufferin sur la Rivi\u00e8re Rouge au Manitoba. Durant deux                     mois, chars \u00e0 boeufs, fourgons, b\u00e9tail, pi\u00e8ces                     d&rsquo;artillerie et instruments aratoires chemin\u00e8rent p\u00e9niblement                     vers l&rsquo;Ouest. \u00c0 la fin de septembre, la caravane avait                     franchi d&rsquo;immenses \u00e9tendues de silencieuse d\u00e9solation,                     o\u00f9 ne vivaient gu\u00e8re plus qu&rsquo;une centaine de                     Blancs. <\/p>\n<p> Parvenue \u00e0 sa destination, pr\u00e8s de l&rsquo;endroit                     o\u00f9 se trouve maintenant la ville de Lethbridge, la                     Gendarmerie choisit l&#8217;emplacement de son poste. Elle l&rsquo;appela                     Fort Macleod en l&rsquo;honneur du commissaire adjoint, James F.                     Macleod, commandant en second de l&rsquo;exp\u00e9dition. <\/p>\n<p> Au cours des cinq premi\u00e8res ann\u00e9es de patrouilles                     de la Gendarmerie \u00e0 travers les plaines, pas un seul                     de ses agents ne p\u00e9rit par la violence de l&rsquo;homme et                     jamais la police ne tira un coup de feu sous l&rsquo;effet de la                     col\u00e8re\u00a0; pourtant, la loi y fut implant\u00e9e                     et mise en vigueur. <\/p>\n<p> Les premiers hors-la-loi \u00e0 \u00eatre traduits en                     justice au Fort Macleod furent quatre hommes qui avaient \u00e9t\u00e9                     appr\u00e9hend\u00e9s apr\u00e8s qu&rsquo;un chef indien eut                     d\u00e9clar\u00e9 qu&rsquo;il avait troqu\u00e9 deux chevaux                     contre deux gallons d&rsquo;eau-de-vie. Les trafiquants d&rsquo;eau-de-vie                     furent condamn\u00e9s \u00e0 une amende, et la police                     saisit deux charret\u00e9es de spiritueux. <\/p>\n<p> Toute la partie du Canada \u00e0 l&rsquo;Ouest des Grands Lacs                     fut peupl\u00e9e par les commer\u00e7ants et les colons                     sous l&rsquo;aile de la Gendarmerie. Le gendarme se fit, selon le                     cas, guide, conseiller et ami\u00a0; m\u00e9decin, r\u00e9gleur                     de querelles et protecteur. Il devait combattre les feux de                     prairie, rechercher et secourir les personnes \u00e9gar\u00e9es                     dans le blizzard, livrer le courrier, organiser les mariages                     et les enterrements. Ces services se r\u00e9v\u00e9l\u00e8rent                     plus pr\u00e9cieux que la simple application de la justice\u00a0:                     ils rendirent la loi sympathique \u00e0 toute la famille                     des colons. <\/p>\n<h3>La pacification des Indiens<\/h3>\n<p> Entre-temps, la Gendarmerie s&#8217;employait \u00e0 r\u00e9tablir                     la paix chez les tribus indiennes en guerre et \u00e0 les                     amener \u00e0 adopter de nouvelles la\u00e7ons de vivre.                     C&rsquo;est ainsi que la tunique rouge devint l&#8217;embl\u00e8me de                     l&rsquo;autorit\u00e9 bienveillante. Le symbole pour les Indiens                     de l&rsquo;honn\u00eatet\u00e9, du courage, de la sagesse et                     de la loyaut\u00e9 dans les affaires. <\/p>\n<p> C&rsquo;est gr\u00e2ce \u00e0 ces liens de confiance qui s&rsquo;\u00e9tablirent                     entre les Indiens et la Gendarmerie que fut conclu, en 1877,                     l&rsquo;important trait\u00e9 des Pieds-Noirs. Ce trait\u00e9,                     sign\u00e9 par les Pieds-Noirs, les Sangs et les Stoney,                     c\u00e9dait 50,000 milles carr\u00e9s de terres tribales                     au gouvernement du Canada\u00a0; il \u00e9tablissait des                     r\u00e9serves pour les Indiens et pr\u00e9voyait des paiements                     conventionnels, des indemnit\u00e9s alimentaires et d&rsquo;autres                     avantages. <\/p>\n<p> Le Chef Pied-de-Corbeau, de la puissante conf\u00e9d\u00e9ration                     des Pieds-Noirs, personnage remarquable de l&rsquo;histoire canadienne,                     fut un ami fid\u00e8le de la Gendarmerie du Nord-Ouest.                     Il refusa de se joindre au chef des Sioux, \u00ab\u00a0Sitting                     Bull\u00a0\u00bb, dans la guerre contre les colons de race blanche,                     de m\u00eame qu&rsquo;il repoussa l&rsquo;invitation des Cris \u00e0                     s&rsquo;associer au soul\u00e8vement de Riel. <\/p>\n<p> Apr\u00e8s la signature du trait\u00e9, Pied-de-Corbeau                     t\u00e9moigna en ces termes de la confiance que son peuple                     avait mise dans la Gendarmerie du Nord-Ouest\u00a0: \u00ab\u00a0Si                     la Gendarmerie n&rsquo;\u00e9tait pas venue dans ce pays, que                     serions-nous devenus\u00a0? Les malfaiteurs et l&rsquo;eau-de-vie                     faisaient de tels ravages dans nos rangs que bien peu d&rsquo;entre                     nous seraient encore vivants aujourd&rsquo;hui. La Gendarmerie nous                     a prot\u00e9g\u00e9s comme les plumes de l&rsquo;oiseau le prot\u00e8gent                     contre le froid de l&rsquo;hiver.\u00a0\u00bb <\/p>\n<h3>L&rsquo;invasion des Sioux<\/h3>\n<p> C&rsquo;est un \u00e9v\u00e9nement survenu dans la r\u00e9gion                     des collines Cypress, qui doivent leur nom aux for\u00eats                     de cypr\u00e8s et de pins gris du voisinage, qui incita                     le gouvernement \u00e0 cr\u00e9er la Gendarmerie du Nord-Ouest.                   <\/p>\n<p> En 1873, une bande de Blancs venus de Benton, dans le Montana,                     avaient franchi la fronti\u00e8re canadienne. \u00c0 la                     recherche de chevaux vol\u00e9s par des maraudeurs compos\u00e9s                     de Saulteux et de Cris, ces hommes ayant trouv\u00e9 un                     campement d&rsquo;Assiniboines sur leur chemin, en avaient massacr\u00e9                     les habitants. Sans raison non plus, des Blancs avaient an\u00e9anti                     un camp de Peigans, tuant 170 Indiens. <\/p>\n<p> Vinrent ensuite les Sioux, tribu la plus puissante, la plus                     farouche et la plus implacable de tous les \u00c9tats du                     Nord-Ouest. En juin 1876, la guerre cruelle et prolong\u00e9e                     entre l&rsquo;arm\u00e9e des \u00c9tats-Unis et les Indiens                     des plaines atteignit son point culminant dans la bataille                     de la rivi\u00e8re Little Big Horn. Le colonel George A.                     Custer et ses 250 cavaliers y furent extermin\u00e9s par                     le chef \u00ab\u00a0Sitting Bull\u00a0\u00bb et ses 2,000 guerriers                     bien arm\u00e9s. Mais le chef et quelque 5,000 de ses sujets                     durent s&rsquo;enfuir au Canada. <\/p>\n<p> La Gendarmerie eut alors fort \u00e0 faire. Il lui fallut                     en m\u00eame temps \u00e9touffer les menaces de soul\u00e8vement,                     emp\u00eacher les envahisseurs de persuader les Indiens canadiens                     de se joindre \u00e0 eux pour combattre les Blancs et prot\u00e9ger                     les terrains de chasse des Pieds-Noirs contre les Sioux. <\/p>\n<p> Le surintendant J. M. Walsh, accompagn\u00e9 d&rsquo;une douzaine                     de gendarmes, se rendit au campement des Sioux. Il leur expliqua                     les lois du Canada, leur ordonna de vivre en paix avec les                     tribus canadiennes et leur assigna des lieux de chasse. Jusqu&rsquo;\u00e0                     leur retour aux \u00c9tats-Unis, quatre ans plus tard, les                     Sioux se comport\u00e8rent de fa\u00e7on satisfaisante.                   <\/p>\n<p> En 1870, tout comme de nos jours, beaucoup de conflits surgirent                     faute de consultation ou par manque de communication. Le gouvernement                     avait envoy\u00e9 des arpenteurs dans l&rsquo;Ouest en vue d&rsquo;am\u00e9nager                     le territoire en cantons et en sections aux fins de la colonisation.                     Cette initiative alarma profond\u00e9ment les M\u00e9tis                     (personnes de race mixte, blanche et indienne) sur les terres                     desquels les arpenteurs firent passer leurs lignes de d\u00e9marcation.                     Ils craignaient de se voir d\u00e9pouiller de leurs fermes                     et de leurs maisons. On a dit de leur premier soul\u00e8vement                     qu&rsquo;il n&rsquo;\u00e9tait pas tant une r\u00e9bellion contre                     la Couronne britannique qu&rsquo;une affirmation des droits fondamentaux                     des citoyens britanniques. <\/p>\n<p> En 1885, la Gendarmerie du Nord-Ouest participa, avec des                     unit\u00e9s de milice, \u00e0 la r\u00e9pression d&rsquo;un                     second soul\u00e8vement. <\/p>\n<h3>Dans l&rsquo;Arctique<\/h3>\n<p> L&rsquo;histoire des activit\u00e9s de la Gendarmerie du Nord-Ouest                     dans les territoires du Nord est parsem\u00e9e de r\u00e9cits                     d&rsquo;aventures, de difficult\u00e9s et de r\u00e9alisations                     incroyables. La mission des gendarmes \u00e9tait de maintenir                     et de faire respecter la souverainet\u00e9 du Canada dans                     une r\u00e9gion d&rsquo;une superficie de 1,516,750 milles carr\u00e9s,                     soit environ un tiers de la masse terrestre du Canada. <\/p>\n<p> La vie et les rapports avec les Esquimaux exigent que le                     gendarme ait le sens de l&rsquo;humour, qu&rsquo;il soit impartial et                     qu&rsquo;il n&rsquo;h\u00e9site pas \u00e0 ex\u00e9cuter au besoin                     des travaux manuels. L&rsquo;agent qui paye de sa personne et se                     montre capable, comme l&rsquo;Esquimau, de voyager et de chasser                     dans le Nord, gagne son respect, sa collaboration et son admiration.                   <\/p>\n<p> Le premier poste qui ait jamais exist\u00e9 dans le nord                     g\u00e9ographique, au-del\u00e0 du littoral, fut \u00e9tabli                     \u00e0 l&rsquo;\u00eele Herschel en 1903. La Gendarmerie devait                     y mettre un frein au pr\u00e9judice caus\u00e9 aux Esquimaux                     par les chasseurs de baleines qui hivernaient en ce lieu.                   <\/p>\n<p> Un exemple suffira pour d\u00e9montrer toutes les connaissances                     et les qualit\u00e9s que doivent poss\u00e9der les membres                     de la GRC. Un trafiquant de race blanche fut assassin\u00e9                     par un Esquimau dans le nord de la terre de Baffin. Le sergent                     d&rsquo;\u00e9tat-major (plus tard l&rsquo;inspecteur) Joy, charg\u00e9                     de faire l&rsquo;enqu\u00eate de police, d\u00e9couvrit le cadavre,                     fit l&rsquo;autopsie et arr\u00eata le meurtrier. En sa qualit\u00e9                     de coroner, il mena l&rsquo;enqu\u00eate judiciaire, puis, \u00e0                     titre de juge de paix, tint l&rsquo;audition pr\u00e9liminaire                     de l&rsquo;accusation et renvoya enfin l&rsquo;inculp\u00e9 devant la                     cour. <\/p>\n<p> La d\u00e9couverte de l&rsquo;or au Yukon imposa de nouvelles                     fonctions \u00e0 la Gendarmerie. La pr\u00e9sence de ses                     agents contribua \u00e0 r\u00e9duire les d\u00e9lits                     graves au minimum au sein d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 o\u00f9                     abondaient les \u00e9l\u00e9ments criminels, et ses services                     sp\u00e9cialis\u00e9s de premier secours permirent de                     sauver bien des vies. <\/p>\n<h3>Le Saint-Roch<\/h3>\n<p> La recherche d&rsquo;un passage maritime vers l&rsquo;Asie, au nord                     du continent am\u00e9ricain, remonte au moins aussi loin                     que les voyages de sir Martin Frobisher en 1576-1578. Le Norv\u00e9gien                     Amundsen avait franchi le premier le passage du Nord-Ouest                     entre le d\u00e9troit de Davis et la mer de B\u00e9ring                     en 1906. <\/p>\n<p> En 1940, le schooner <em>Saint-Roch <\/em>de la GRC, affect\u00e9                     \u00e0 des missions de patrouille dans les eaux septentrionales                     ainsi qu&rsquo;au transport des vivres aux postes isol\u00e9s                     de la Gendarmerie, \u00e9tait le premier navire \u00e0                     traverser d&rsquo;ouest en est le p\u00e9rilleux passage. D&rsquo;autre                     part, en empruntant le passage pour revenir vers l&rsquo;ouest,                     le <em>Saint-Roch <\/em>naviguait dans des eaux o\u00f9 jamais                     encore un navire ne s&rsquo;\u00e9tait aventur\u00e9. Un peu                     plus tard, le <em>Saint-Roch <\/em>reliait Vancouver \u00e0                     Halifax par la voie du canal de Panama. <\/p>\n<p> Cette triple aventure avait d\u00e9but\u00e9 fort simplement.                     Pendant le mouillage de son navire en Colombie-Britannique,                     le capitaine du <em>Saint-Roch<\/em>, le sergent Henry Larsen,                     recevait la mission la plus inusit\u00e9e jamais confi\u00e9e                     \u00e0 un b\u00e2timent de police. Voici les deux lignes                     qu&rsquo;il y consacre dans sa brochurette <em>Le passage du Nord-Ouest<\/em>,                     publi\u00e9e par l&rsquo;Imprimeur de la Reine en 1969\u00a0:                     \u00ab\u00a0Lorsque nos fonctions courantes le long du littoral                     ouest de l&rsquo;Arctique seraient termin\u00e9es, nous devions                     nous rendre \u00e0 Halifax par la route du passage du Nord-Ouest.\u00a0\u00bb                     Au cours du voyage, le navire rendit visite aux lointaines                     tribus esquimaudes de la p\u00e9ninsule de Boothia et \u00e9leva                     de nombreux cairns pour marquer la pr\u00e9sence du Canada                     dans l&rsquo;Arctique. <\/p>\n<p> \u00c0 Winter Harbour, dans l&rsquo;\u00eele Melville, le sergent                     Larsen d\u00e9couvrit une grande plaque de cuivre sur laquelle                     \u00e9taient grav\u00e9s l&rsquo;Union Jack, les armoiries du                     Canada et le texte suivant\u00a0: \u00ab\u00a0Cette plaque comm\u00e9morative                     a \u00e9t\u00e9 pos\u00e9e en ce jour pour rappeler                     la prise de possession pour le Dominion du Canada de la totalit\u00e9                     de l&rsquo;archipel Arctique situ\u00e9 au nord de l&rsquo;Am\u00e9rique,                     de la longitude de 60\u00ba O \u00e0 141\u00ba E jusqu&rsquo;\u00e0 la                     latitude de 90\u00ba nord, le 1er juillet 1909.\u00a0\u00bb Elle portait                     le nom du capitaine Joseph Elz\u00e9ar Bernier, explorateur                     dans l&rsquo;Arctique pour le compte du gouvernement canadien. <\/p>\n<p> La prouesse du <em>Saint-Roch <\/em>fut un triomphe pour                     le sergent Larsen et l&rsquo;\u00e9quipage de son navire, mais                     elle devait \u00eatre \u00e9galement un \u00e9pisode                     historique auquel se trouva associ\u00e9 chacun des membres                     de la Gendarmerie royale du Canada. <\/p>\n<h3>De progr\u00e8s en progr\u00e8s<\/h3>\n<p> Tout en \u00e9tant fi\u00e8re des services appr\u00e9ciables                     qu&rsquo;elle a rendus au Canada depuis cent ans, la Gendarmerie,                     loin de se reposer sur un pass\u00e9 \u00e9vanescent,                     s&#8217;emploie avec confiance \u00e0 \u00e9difier l&rsquo;avenir.                   <\/p>\n<p> La Gendarmerie royale du Canada est l&rsquo;un des corps de police                     les mieux connus et les plus polyvalents au monde. Elle renouvelle                     et perfectionne sans cesse ses m\u00e9thodes pour rendre                     la vie encore plus dure aux malfaiteurs. <\/p>\n<p> Six laboratoires de recherches criminelles, situ\u00e9s                     respectivement \u00e0 Vancouver, Edmonton, Regina, Winnipeg,                     Ottawa et Sackville et pourvus d&rsquo;un mat\u00e9riel scientifique                     des plus modernes, examinent les pi\u00e8ces \u00e0 conviction                     de toutes sortes qui ont trait aux enqu\u00eates criminelles.                     Les services de ces laboratoires sont \u00e0 la disposition                     de tous les corps de police autoris\u00e9s et de tous les                     minist\u00e8res gouvernementaux du Canada. <\/p>\n<p> \u00c0 la direction g\u00e9n\u00e9rale de la GRC,                     \u00e0 Ottawa, se trouve un bureau des empreintes digitales                     qui compte parmi les plus anciens du monde. Ce bureau offre                     aussi son concours aux autres corps de police du pays et proc\u00e8de,                     sur le plan international, \u00e0 des \u00e9changes de                     renseignements avec le Federal Bureau of Investigation des                     \u00c9tats-Unis, Scotland Yard et INTERPOL. <\/p>\n<h3>Le credo de la GRC<\/h3>\n<p> Le r\u00f4le de la Gendarmerie royale est de pr\u00e9venir                     les actes criminels si c&rsquo;est possible, d&rsquo;en enrayer la progression                     en temps voulu et de punir ceux qui s&rsquo;en rendent coupables.                   <\/p>\n<p> La loi que la GRC est charg\u00e9e d&rsquo;appliquer est une                     loi qui s&rsquo;est constitu\u00e9e au cours des si\u00e8cles                     et que les diverses g\u00e9n\u00e9rations ont sanctionn\u00e9e                     en tant que code des bonnes et des mauvaises actions de la                     soci\u00e9t\u00e9. Les gendarmes n&rsquo;ont pas pour mission                     d&rsquo;imposer des restrictions aux citoyens, mais de faire r\u00e9gner                     la l\u00e9galit\u00e9, afin que chacun ait la libert\u00e9                     de vivre sa vie dans la s\u00e9curit\u00e9 et la paix.                   <\/p>\n<p> Le mot \u00ab\u00a0honneur\u00a0\u00bb a une importance toute particuli\u00e8re                     dans la Gendarmerie royale du Canada. Dans leur souci constant                     de rendre service \u00e0 l&rsquo;individu et \u00e0 la collectivit\u00e9,                     les membres de ce corps de police gardent \u00e0 l&rsquo;esprit                     les trois solides principes du droit que sont la justice,                     la cl\u00e9mence et la v\u00e9rit\u00e9. <\/p>\n<p> Le besoin de faire mieux conna\u00eetre au public le credo                     et les usages de la Gendarmerie ont amen\u00e9 ses dirigeants                     \u00e0 temp\u00e9rer la discr\u00e9tion qui lui avait                     valu le titre de \u00ab\u00a0police silencieuse\u00a0\u00bb. En pr\u00eatant                     le serment d&rsquo;office, la nouvelle recrue de la GRC s&rsquo;engage                     \u00e0 observer un silence discret sur de nombreux aspects                     de ses fonctions, afin de sauvegarder les droits et les pr\u00e9rogatives                     de tous les citoyens. Ce r\u00e8glement reste en vigueur\u00a0;                     mais, en 1952, un bureau de liaison a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9                     \u00e0 Ottawa. Ses fonctions consistent surtout \u00e0                     diffuser des informations et des articles destin\u00e9s                     \u00e0 renseigner le public sur les buts et les activit\u00e9s                     de la Gendarmerie. <\/p>\n<p> Un effort particulier est fait, depuis quelques ann\u00e9es,                     pour \u00e9tablir des relations d&rsquo;amiti\u00e9 plus \u00e9troites                     entre la jeunesse canadienne et la police et montrer aux jeunes                     que la s\u00fbret\u00e9 s&rsquo;int\u00e9resse vraiment \u00e0                     eux. <\/p>\n<p> Il existe, dans beaucoup de r\u00e9gions, un programme                     instructif de renseignements organis\u00e9 en commun par                     la GRC, les conseils municipaux et les autorit\u00e9s scolaires.                     Des membres de la Gendarmerie se rendent dans les \u00e9coles,                     o\u00f9 ils font des causeries sur les fonctions et les                     devoirs de la police et participent \u00e0 des discussions                     g\u00e9n\u00e9rales avec les \u00e9coliers. <\/p>\n<h3>Maintiens le droit<\/h3>\n<p> Si la Gendarmerie royale du Canada a si bien r\u00e9ussi                     \u00e0 assurer la paix publique et \u00e0 r\u00e9primer                     la criminalit\u00e9 dans notre pays, c&rsquo;est gr\u00e2ce \u00e0                     son excellente organisation, \u00e0 son mat\u00e9riel                     perfectionn\u00e9, \u00e0 son sens commun et \u00e0                     sa fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 sa devise\u00a0: <em>Maintiens                     le droit<\/em>. Pouss\u00e9s par leur sentiment du devoir                     \u00e0 accomplir, ses agents ont su introduire avec calme                     et int\u00e9grit\u00e9 l&rsquo;application de la loi dans les                     r\u00e9gions les plus recul\u00e9es du pays. Ils se sont                     impos\u00e9s, non pas par l&rsquo;oppression arm\u00e9e, mais                     par leur tact, leur courage, leur compr\u00e9hension et                     leur diplomatie. <\/p>\n<p> Dans son livre <em>Le Canada, les bases de son avenir <\/em>(imprim\u00e9                     \u00e0 titre priv\u00e9 par la Maison Seagram en 1941),                     Stephen Leacock \u00e9crit\u00a0: \u00ab\u00a0La Gendarmerie                     du Nord-Ouest devint partout le symbole de l&rsquo;ordre public.\u00a0\u00bb                     Il \u00e9voque la vie p\u00e9nible de ses membres, les                     patrouilles dans les plaines, la surveillance des aventuriers,                     l&rsquo;hivernage dans des cabanes en bois par des temp\u00e9ratures                     de 20 au-dessous de z\u00e9ro. Et il conclut en disant\u00a0:                     \u00ab\u00a0Un po\u00e8te pourrait \u00e9crire\u00a0: <\/p>\n<table width=\"415\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2022\/08\/dotted_quote_line.gif\" width=\"415\" height=\"1\"><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\">\n<div class=\"quote\">\u00ab\u00a0Pour eux point n&rsquo;est besoin de monument sculpt\u00e9, de mausol\u00e9e de pierrePour proclamer \u00e0 un monde indiscret la m\u00e9moire de leurs exploits.Mais la petite fleur des champs et l&rsquo;odorante rose sauvageD&rsquo;un suaire de beaut\u00e9 recouvrent les cavaliers des plaines.\u00a0\u00bb<\/div>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2022\/08\/dotted_quote_line.gif\" width=\"415\" height=\"1\"><\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[45],"class_list":["post-2279","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-45"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v26.7 (Yoast SEO v26.8) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 54, N\u00b0 5 - Mai 1973 - Un si\u00e8cle d&#039;ordre public - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-54-n-5-mai-1973-un-siecle-dordre-public\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 54, N\u00b0 5 - Mai 1973 - Un si\u00e8cle d&#039;ordre public\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"La Gendarmerie royale du Canada, qui comptera ce mois-ci cent ans d&rsquo;existence, est parmi tous les corps de police du monde celui dont l&rsquo;autorit\u00e9 s&rsquo;exerce sur le territoire le plus \u00e9tendu. 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