{"id":2272,"date":"1966-05-01T00:00:00","date_gmt":"1966-05-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-47-n-5-mai-1966-nos-provinces-de-latlantique\/"},"modified":"2022-10-17T19:38:02","modified_gmt":"2022-10-17T19:38:02","slug":"vol-47-n-5-mai-1966-nos-provinces-de-latlantique","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-47-n-5-mai-1966-nos-provinces-de-latlantique\/","title":{"rendered":"Vol. 47, N\u00b0 5 &#8211; Mai 1966 &#8211; Nos provinces de l&rsquo;Atlantique"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Un vent nouveau souffle dans plusieurs parties                     du Canada au moment o\u00f9 notre pays se dispose \u00e0                     c\u00e9l\u00e9brer le centenaire de la Conf\u00e9d\u00e9ration.                     Toutes les provinces et l&rsquo;administration f\u00e9d\u00e9rale                     envisagent leurs r\u00e9alisations, leurs besoins et leurs                     projets selon une optique nouvelle. Elles unissent leurs efforts                     pour explorer divers secteurs de la vie canadienne\u00a0:                     droit, enseignement, bien-\u00eatre, industrie, conservation                     et emploi des ressources naturelles. <\/p>\n<p> Cette fa\u00e7on de proc\u00e9der est conforme aux traditions                     de notre pays. Les premiers si\u00e8cles de l&rsquo;histoire du                     Canada ont \u00e9t\u00e9 des si\u00e8cles d&rsquo;exploration.                     Ce sont les voyages de Cartier, d&rsquo;Hudson, de Champlain, de                     Radisson, de Cabot et d&rsquo;une vingtaine d&rsquo;autres navigateurs                     qui ont conf\u00e9r\u00e9 leur importance g\u00e9ographique                     aux terres incultes du nouveau monde. <\/p>\n<p> L&rsquo;histoire qui s&rsquo;\u00e9crit \u00e0 l&rsquo;heure actuelle                     au Canada est aussi une tentative d&rsquo;exploration, mais il s&rsquo;agit                     cette fois beaucoup plus du domaine des id\u00e9es et des                     questions sociales que de celui des choses mat\u00e9rielles.                     Il faut maintenant am\u00e9nager des voies de compr\u00e9hension                     navigables entre les ambitions et les cultures de dix provinces,                     et \u00e9tablir des portages pour contourner les chutes                     et les rapides trop tumultueux. <\/p>\n<p> Notre fa\u00e7on d&rsquo;aborder nos probl\u00e8mes t\u00e9moigne                     dans beaucoup de cas d&rsquo;une certaine incons\u00e9quence.                     Presque tous les livres consacr\u00e9s au Canada all\u00e8guent                     comme excuse de nos insucc\u00e8s \u00e9conomiques et                     culturels que notre pays est peu peupl\u00e9 et que ses                     habitants sont largement diss\u00e9min\u00e9s sur un immense                     territoire. Au lieu d&rsquo;implorer mis\u00e9ricorde pour nous                     \u00eatre r\u00e9partis d&rsquo;une fa\u00e7on aussi clairsem\u00e9e,                     il serait plus pratique de r\u00e9pondre \u00e0 la question\u00a0:                     Comment pouvons-nous rem\u00e9dier \u00e0 la situation\u00a0?                   <\/p>\n<p> C&rsquo;est l\u00e0 le nouvel esprit qui anime les provinces                     Maritimes. Beaucoup de choses sont n\u00e9cessaires dans                     toutes les parties du Canada, mais les provinces de l&rsquo;Atlantique                     veulent les avoir toutes \u00e0 br\u00e8ve \u00e9ch\u00e9ance,                     et elles prennent les mesures voulues pour les obtenir. <\/p>\n<p> C&rsquo;est le long du littoral de l&rsquo;Atlantique que les Europ\u00e9ens                     prirent d&rsquo;abord contact avec la r\u00e9gion septentrionale                     de l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord. Aujourd&rsquo;hui, environ dix pour                     cent de la population du Canada vivent sur les bords de l&rsquo;Atlantique.                     \u00c0 l&rsquo;exception de Terre-Neuve, o\u00f9 l&rsquo;on ne compte                     que 3.2 personnes par mille carr\u00e9, les provinces de                     l&rsquo;Atlantique sont tr\u00e8s peupl\u00e9es. Alors que l&rsquo;Ontario,                     la plus populeuse des provinces de l&rsquo;int\u00e9rieur, n&rsquo;a                     que 18 habitants par mille carr\u00e9, l&rsquo;\u00cele du Prince-\u00c9douard                     en compte 48, la Nouvelle-\u00c9cosse 36 et le Nouveau-Brunswick                     21. Mais la proximit\u00e9 de la mer devait jouer en faveur                     de la d\u00e9centralisation du peuplement, et leur plus                     grande ville n&rsquo;a que 92,500 \u00e2mes de population. <\/p>\n<h3>L&rsquo;exploration<\/h3>\n<p> Toutes les provinces qui avoisinent la mer connurent des                     jours assez mouvement\u00e9s pendant la p\u00e9riode de                     la d\u00e9couverte et de la colonisation. La France revendiquait                     les Maritimes parce que Cartier avait plant\u00e9 le drapeau                     fran\u00e7ais sur la p\u00e9ninsule de Gasp\u00e9 en                     1534, et l&rsquo;Angleterre les r\u00e9clamait aussi parce que                     Jean Cabot, agissant en vertu de lettres patentes du roi Henri                     VII, y avait hiss\u00e9 le drapeau royal en 1497. <\/p>\n<p> Quoi qu&rsquo;il en soit, l&rsquo;histoire officielle du Canada commence                     avec les voyages de Cabot, m\u00eame si les autorit\u00e9s                     ne s&rsquo;entendent pas sur la question de savoir s&rsquo;il d\u00e9couvrit                     Terre-Neuve ou l&rsquo;\u00eele du Cap-Breton en premier lieu.                     On sait que quatre jours apr\u00e8s son retour en Angleterre,                     la note suivante \u00e9tait inscrite dans les comptes royaux\u00a0:                     \u00ab\u00a0\u00c0 icelui qui a d\u00e9couvert l&rsquo;\u00eele                     nouvelle \u00a310\u00a0\u00bb. Mais Cabot n&rsquo;ayant touch\u00e9 que                     deux fois sa pension annuelle de \u00a320, ne re\u00e7ut donc                     pour avoir ajout\u00e9 un continent \u00e0 la Couronne                     britannique que la r\u00e9compense de \u00a350. <\/p>\n<p> Les premiers explorateurs sont tous frapp\u00e9s par l&rsquo;aspect                     d\u00e9sol\u00e9 des terres qu&rsquo;ils viennent de d\u00e9couvrir.                     Un courant froid coule le long de la c\u00f4te du Labrador,                     si bien qu&rsquo;\u00e0 bord de sa barque d&rsquo;exploration, John                     Davis nomme cet endroit \u00ab\u00a0La Terre de la d\u00e9solation\u00a0\u00bb                     et que Cartier \u00e9crit dans son journal, un jour de juin                     1534, au sujet de la rive nord du Saint-Laurent\u00a0: \u00ab\u00a0Je                     n&rsquo;y ai pas trouv\u00e9 une charret\u00e9e de bonne terre.                     Bref, je pense que c&rsquo;est la terre que Dieu donna \u00e0                     Ca\u00efn.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Le premier Europ\u00e9en qui ait laiss\u00e9 trace de                     son d\u00e9barquement dans l&rsquo;\u00cele du Prince-\u00c9douard                     est Jacques Cartier, en 1534. <\/p>\n<p> Ce qui est aujourd&rsquo;hui le Nouveau-Brunswick demeure inconnu,                     sauf pour quelques p\u00eacheurs, jusqu&rsquo;au voyage de Champlain                     en 1604 et \u00e0 la d\u00e9couverte de la rivi\u00e8re                     Saint-Jean. <\/p>\n<p> Toute la r\u00e9gion maritime est d\u00e9sign\u00e9e                     sous le nom d&rsquo;Acadie, et c&rsquo;est de l\u00e0 que partiront                     beaucoup d&rsquo;aventuriers audacieux pour aller chercher fortune                     dans le commerce de la p\u00eache et des fourrures ou se                     livrer \u00e0 des incursions de piraterie le long du littoral.                     Plus tard, les agents forestiers, en qu\u00eate de bois de                     pins, p\u00e9n\u00e9treront \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur                     des terres en longeant les rivi\u00e8res. <\/p>\n<h3>La colonisation<\/h3>\n<p> Depuis sa d\u00e9couverte, en 1497, jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;arriv\u00e9e                     des P\u00e8lerins \u00e0 Plymouth Rock en 1620, Terre-Neuve                     demeure la seule possession britannique en Am\u00e9rique                     du Nord. La reine Elisabeth Ire avait charg\u00e9 des navigateurs                     d&rsquo;y laisser des colons en 1583, mais ce n&rsquo;est qu&rsquo;en 1610 qu&rsquo;une                     colonie permanente sera \u00e9tablie dans la baie Conception.                     En 1615, un groupe d&rsquo;\u00e9migrants fondent Trepassey, et,                     en 1712, on compte pr\u00e8s de 3,000 colons anglais le                     long des ports de la p\u00e9ninsule Avalon. Ils y m\u00e8nent                     une vie rude et solitaire, la nourriture \u00e9tant tr\u00e8s                     peu vari\u00e9e et la vie sociale des plus primitive. <\/p>\n<p> La premi\u00e8re tentative r\u00e9elle de colonisation                     a lieu au large du Nouveau-Brunswick en 1604, ann\u00e9e                     o\u00f9 le sieur de Monts et Champlain installent des colons                     \u00e0 l&rsquo;\u00cele Sainte-Croix. La carte de Champlain nous                     montre des habitations, des entrep\u00f4ts, une chapelle                     et plusieurs jardins potagers. L&rsquo;hiver fut rigoureux, et 35                     hommes sur 79 moururent du scorbut, de sorte qu&rsquo;en 1605 les                     survivants firent voile vers la rive nord du bassin d&rsquo;Annapolis                     et donn\u00e8rent le nom de Port-Royal \u00e0 leur nouvel                     \u00e9tablissement. <\/p>\n<p> Le marquis de La Roche d\u00e9barque une cinquantaine                     de colons \u00e0 l&rsquo;\u00cele de Sable en 1598\u00a0; quelque                     soixante-dix colons \u00e9cossais viennent s&rsquo;installer dans                     les environs en 1628, mais renoncent \u00e0 y demeurer au                     bout de trois ans\u00a0; entre 1750 et 1752, plus de 2,000                     colons arrivent de l&rsquo;Allemagne et s&rsquo;\u00e9tablissent dans                     la r\u00e9gion de Lunenburg\u00a0; et c&rsquo;est ainsi que, mille                     par mille, le littoral se couvre peu \u00e0 peu d&rsquo;\u00e9tablissements.                   <\/p>\n<p> La capitale de l&rsquo;\u00cele du Prince-\u00c9douard est                     fond\u00e9e en 1720, mais la grande affluence de colons                     \u00e9cossais ne se produit qu&rsquo;en 1803, o\u00f9 800 environ                     d\u00e9barquent dans l&rsquo;\u00eele. Jusqu&rsquo;en 1873, les terres                     sont le plus souvent administr\u00e9es au profit de propri\u00e9taires                     forains. Aujourd&rsquo;hui, elles sont presque toutes cultiv\u00e9es                     par les descendants des colons anglais, \u00e9cossais, irlandais                     et acadiens, ainsi que des immigrants loyalistes. L&rsquo;\u00eele                     doit avant longtemps \u00eatre reli\u00e9e \u00e0 la                     terre ferme par un ensemble de chauss\u00e9es, de tunnels                     et de ponts d&rsquo;une longueur de neuf milles. <\/p>\n<p> La guerre entre la France et l&rsquo;Angleterre laisse pendant                     plusieurs ann\u00e9es les provinces Maritimes dans un \u00e9tat                     d&rsquo;instabilit\u00e9. Elle se termine par le Trait\u00e9                     de Paris, en 1763, qui c\u00e8de les colonies fran\u00e7aises                     \u00e0 la Grande-Bretagne. L&rsquo;\u00cele du Prince-\u00c9douard                     et le Nouveau-Brunswick, rattach\u00e9s \u00e0 l&rsquo;origine                     \u00e0 la Nouvelle-\u00c9cosse ou Acadie, deviennent des                     colonies distinctes en 1709 et 1784 respectivement. S\u00e9par\u00e9                     de la Nouvelle-\u00c9cosse en 1784, le Cap-Breton y est                     annex\u00e9 de nouveau en 1820. En 1755, plus de 2,000 Acadiens                     passent \u00e0 l&rsquo;\u00cele du Prince-\u00c9douard, et,                     en 1784, d&rsquo;autres encore immigrent dans le nord du Nouveau-Brunswick,                     o\u00f9 ils fondent l&rsquo;\u00e9tablissement de Madawaska.                     Au moment du recensement de 1961, on comptait dans l&rsquo;\u00cele                     du Prince-\u00c9douard 17,418 Acadiens, dont plus de 15,000                     portant l&rsquo;un des 23 noms de famille relev\u00e9s lors du                     recensement de 1798. <\/p>\n<p> Des fauteurs de troubles venus du Maine tent\u00e8rent                     r\u00e9solument de faire de la Nouvelle-\u00c9cosse et                     du Nouveau-Brunswick la quatorzi\u00e8me colonie en r\u00e9volte,                     et all\u00e8rent m\u00eame jusqu&rsquo;\u00e0 d\u00e9truire                     Fort Fr\u00e9d\u00e9ric dans le port de Saint-Jean en                     1775. Ils sem\u00e8rent l&rsquo;agitation dans les territoires                     fran\u00e7ais et britanniques, mais leur action r\u00e9volutionnaire                     devait avoir un effet profitable sur l&rsquo;\u00e9conomie des                     provinces de l&rsquo;Atlantique. <\/p>\n<p> Des milliers de colons des \u00c9tats de la Nouvelle-Angleterre                     et d&rsquo;ailleurs ne voyant pas les choses du m\u00eame oeil                     que les p\u00e8res de la R\u00e9volution am\u00e9ricaine                     \u00e9migr\u00e8rent au Canada. Au printemps de 1783,                     une flottille de 20 transports, qui allaient \u00eatre suivis                     de beaucoup d&rsquo;autres, entrait dans la rivi\u00e8re Saint-Jean                     avec 3,000 personnes \u00e0 bord. Sur les quelque 50,000                     loyalistes qui vinrent en fin de compte s&rsquo;\u00e9tablir au                     Canada, 30,000 s&rsquo;install\u00e8rent dans les Maritimes. <\/p>\n<h3>La Conf\u00e9d\u00e9ration<\/h3>\n<p> En 1814, le duc de Kent proposait de former une union des                     colonies Maritimes, mais aucune mesure d\u00e9cisive ne                     devait \u00eatre prise avant 1864. Une r\u00e9union de                     d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s des trois colonies fut alors                     convoqu\u00e9e \u00e0 Charlottetown. Le Haut et le Bas-Canada                     y envoy\u00e8rent des repr\u00e9sentants, et il en r\u00e9sulta                     une union beaucoup plus vaste qu&rsquo;on ne l&rsquo;avait pr\u00e9vu.                   <\/p>\n<p> Aucune des provinces de l&rsquo;Atlantique n&rsquo;est entr\u00e9e                     dans la Conf\u00e9d\u00e9ration avec enthousiasme. De                     fait, l&rsquo;\u00cele du Prince-\u00c9douard h\u00e9sita pendant                     six ans, et Terre-Neuve demeura \u00e0 l&rsquo;\u00e9cart pendant                     82 ans. Mais les entretiens de 1864 furent d&rsquo;une importance                     capitale pour la survie du Canada. <\/p>\n<p> La conf\u00e9d\u00e9ration et la construction d&rsquo;un chemin                     de fer contribu\u00e8rent \u00e0 accro\u00eetre le commerce                     avec le reste du Canada\u00a0; mais, malgr\u00e9 les mesures                     compensatoires, les provinces du bord de la mer n&rsquo;ont pas                     prosp\u00e9r\u00e9 \u00e0 la m\u00eame allure que les                     provinces de l&rsquo;Ouest. L&rsquo;abandon des navires en bois, la cr\u00e9ation                     de nouvelles sources d&rsquo;approvisionnement en produits naturels                     dans les autres pays, la perte des march\u00e9s du Sud,                     l&rsquo;\u00e9l\u00e9vation des barri\u00e8res douani\u00e8res                     contre les exportations, la centralisation des finances et                     de l&rsquo;industrie dans le voisinage des provinces les plus populeuses,                     l&rsquo;isolement g\u00e9ographique des provinces du littoral,                     tous ces facteurs devaient entra\u00eener le sous-d\u00e9veloppement                     de cette r\u00e9gion. <\/p>\n<p> Il en est r\u00e9sult\u00e9, ainsi qu&rsquo;on le faisait                     remarquer au cours d&rsquo;une conf\u00e9rence en 1965, un abaissement                     des revenus par personne, un abaissement de la production                     de marchandises par habitant, un abaissement de la moyenne                     des investissements, un abaissement de l&rsquo;activit\u00e9 de                     la main-d&rsquo;oeuvre et un accroissement du ch\u00f4mage et du                     sous-emploi par rapport aux provinces centrales. <\/p>\n<h3>Vitalit\u00e9 croissante<\/h3>\n<p> Les provinces de l&rsquo;Atlantique s&rsquo;attaquent aux probl\u00e8mes                     du jour avec \u00e9nergie et r\u00e9solution. Tout comme                     elles se sont lev\u00e9es autrefois pour repousser les envahisseurs,                     de m\u00eame ces provinces unissent aujourd&rsquo;hui leurs efforts                     pour faire face \u00e0 des conditions de vie et \u00e0                     des march\u00e9s nouveaux. Leurs \u00e9conomies ont pris                     de l&rsquo;ampleur au cours des dix derni\u00e8res ann\u00e9es.                     On note chez elles une vitalit\u00e9 sociale de plus en                     plus grande. Elles n&rsquo;attendent ni la venue de la prochaine                     g\u00e9n\u00e9ration ni l&rsquo;action de forces mat\u00e9rielles                     obscures ni la lente influence de la politique pour faire                     tourner la roue de la Fortune d&rsquo;une fa\u00e7on plus favorable.                   <\/p>\n<p> Des comit\u00e9s, des commissions, des groupements et                     des associations \u00e9tablissent un relev\u00e9 des ressources                     naturelles, des march\u00e9s \u00e9ventuels, des organismes                     de vente et des applications des techniques modernes. On proc\u00e8de                     \u00e0 des \u00e9tudes sur la protection des terres, des                     for\u00eats et des eaux, sur l&rsquo;am\u00e9nagement \u00e9lectrique,                     les nouveaux modes d&rsquo;utilisation des sols, l&#8217;emploi des engrais,                     le d\u00e9veloppement de l&rsquo;industrie, l&rsquo;organisation des                     collectivit\u00e9s, l&rsquo;am\u00e9lioration des services d&rsquo;enseignement                     et de sant\u00e9. Chaque province est r\u00e9solue \u00e0                     exploiter ses ressources naturelles en faisant appel \u00e0                     la fois aux d\u00e9couvertes techniques et \u00e0 l&rsquo;effort                     personnel dirig\u00e9. <\/p>\n<p> Depuis son entr\u00e9e dans la Conf\u00e9d\u00e9ration                     en 1949, Terre-Neuve, qui est la plus sous-d\u00e9velopp\u00e9e                     de nos provinces, a vu son budget quintupler\u00a0; elle a                     construit plus de mille nouvelles \u00e9coles et doubl\u00e9                     le nombre de ses enseignants\u00a0; on y a pav\u00e9 des                     centaines de milles de routes\u00a0; le revenu des particuliers                     est pass\u00e9 de 163 millions \u00e0 523 millions de                     dollars\u00a0; les automobiles ont augment\u00e9 de 14,000                     \u00e0 65,000. Ceux qui habitent dans les ports isol\u00e9s                     transportent leurs maisons, sur des radeaux, vers les agglom\u00e9rations,                     o\u00f9 ils peuvent profiter des \u00e9coles, du courant                     \u00e9lectrique, du t\u00e9l\u00e9phone, des services                     m\u00e9dicaux et des conserveries de poisson modernes. La                     mortalit\u00e9 infantile, qui \u00e9tait de 92 pour mille                     naissances vivantes en 1941-1945, est tomb\u00e9e \u00e0                     31 en 1964, et la mortalit\u00e9 puerp\u00e9rale est pass\u00e9e                     de 4.2 \u00e0 0.4. <\/p>\n<p> Si la r\u00e9volution technique est venue mettre un terme                     aux exportations de mati\u00e8res premi\u00e8res qui constituaient                     jusque-l\u00e0 la base de l&rsquo;\u00e9conomie des Maritimes,                     c&rsquo;est aussi la technologie qui offre maintenant les meilleurs                     espoirs de reprise. Toute soci\u00e9t\u00e9 qui veut faire                     profiter sa population d&rsquo;un niveau de vie de plus en plus                     \u00e9lev\u00e9 doit se p\u00e9n\u00e9trer de cet                     enseignement. <\/p>\n<p> L&rsquo;adaptation d&rsquo;une r\u00e9gion aux conditions nouvelles                     est toujours difficile. Elle entra\u00eene parfois des changements                     d&#8217;emplois et de domiciles pour les mineurs, les cultivateurs                     et les p\u00eacheurs. Mais les provinces Maritimes ont pris                     les mesures n\u00e9cessaires pour aider leurs habitants                     \u00e0 apprendre de nouveaux m\u00e9tiers et \u00e0                     aller s&rsquo;\u00e9tablir dans d&rsquo;autres endroits, ainsi que pour                     cr\u00e9er ou d\u00e9velopper des industries qui leur                     permettront de travailler pendant toute l&rsquo;ann\u00e9e. <\/p>\n<h3>L&rsquo;expansion industrielle<\/h3>\n<p> Les arguments en faveur du d\u00e9veloppement industriel                     des provinces de l&rsquo;Atlantique ne se restreignent pas au plan                     de l&rsquo;int\u00e9r\u00eat local\u00a0; ce d\u00e9veloppement                     est n\u00e9cessaire pour assurer le progr\u00e8s ininterrompu                     de l&rsquo;ensemble du Canada. <\/p>\n<p> Le besoin d&rsquo;expansion de l&rsquo;industrie manufacturi\u00e8re                     ressort avec \u00e9vidence des chiffres suivants\u00a0:                     en 1960, le rendement par personne de l&rsquo;industrie manufacturi\u00e8re                     dans la r\u00e9gion de l&rsquo;Atlantique a \u00e9t\u00e9                     de $218 par comparaison avec $589 par personne pour la totalit\u00e9                     du Canada. <\/p>\n<p> Ainsi que le signalait le Conseil \u00e9conomique des                     provinces de l&rsquo;Atlantique dans son aper\u00e7u strat\u00e9gique,                     en octobre 1965\u00a0: \u00ab\u00a0Le but principal de l&rsquo;expansion                     \u00e9conomique dans la r\u00e9gion de l&rsquo;Atlantique, en                     ce qui concerne l&rsquo;avenir imm\u00e9diat, est d&rsquo;accro\u00eetre                     l&#8217;emploi gr\u00e2ce \u00e0 la cr\u00e9ation et au d\u00e9veloppement                     des activit\u00e9s \u00e9conomiques qui promettent de                     donner de bons r\u00e9sultats.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Chaque nouvelle industrie \u00e9largit la base sur laquelle                     d&rsquo;autres industries peuvent s&rsquo;\u00e9tablir, et la diversification                     qui s&rsquo;ensuit contribue \u00e0 renforcer l&rsquo;\u00e9conomie.                     C&rsquo;est l\u00e0 une n\u00e9cessit\u00e9 essentielle si                     l&rsquo;on veut cr\u00e9er les 18,100 nouveaux emplois que le                     Conseil \u00e9conomique juge indispensables et enrayer les                     migrations de population. <\/p>\n<p> Terre-Neuve acc\u00e9l\u00e8re la mise en valeur de                     ses richesses mini\u00e8res et foresti\u00e8res. Elle                     a entrepris l&rsquo;exploitation du Labrador, qu&rsquo;elle a l&rsquo;intention                     de relier \u00e0 l&rsquo;\u00eele par un tunnel, afin d&rsquo;avoir                     ais\u00e9ment acc\u00e8s \u00e0 ses immenses ressources                     en minerai de fer et en \u00e9nergie hydro-\u00e9lectrique.                   <\/p>\n<p> Le Nouveau-Brunswick aspire lui aussi \u00e0 un plus haut                     degr\u00e9 d&rsquo;industrialisation, afin que son niveau de vie                     se rapproche davantage de celui du pays en g\u00e9n\u00e9ral.                     La valeur brute de ses produits manufactur\u00e9s a augment\u00e9                     de 264 \u00e0 427 millions de dollars entre 1950 et 1963.                     Tout indique, d&rsquo;autre part, que l&rsquo;on porte une attention sp\u00e9ciale                     au traitement des ressources naturelles. <\/p>\n<p> En Nouvelle-\u00c9cosse, les nouveaux investissements                     ont atteint 337 millions en 1965, soit une augmentation de                     26.6 p. 100 par rapport \u00e0 1964\u00a0; les exp\u00e9ditions                     de produits industriels sont pass\u00e9es \u00e0 535 millions                     de dollars, ce qui repr\u00e9sente un accroissement de 6.5                     p. 100\u00a0; l&#8217;emploi accuse \u00e9galement une augmentation,                     et la moyenne des salaires hebdomadaires, qui a progress\u00e9                     de 4.3 p. 100, est maintenant de $73.76. <\/p>\n<h3>Les caract\u00e9ristiques culturelles<\/h3>\n<p> Si le littoral de l&rsquo;Atlantique repr\u00e9sente en quelque                     sorte une mosa\u00efque de groupes culturels, les points de                     friction y paraissent n\u00e9gligeables. Vers 1717, les                     p\u00eacheurs fran\u00e7ais et anglais exercent ensemble                     leur m\u00e9tier, dans les meilleurs termes, au large de                     Canso. Mais bient\u00f4t les hauts commandements commencent                     \u00e0 voir cette fraternisation d&rsquo;un mauvais oeil, et la                     zizanie fait son apparition. <\/p>\n<p> Depuis, des gens de plusieurs nationalit\u00e9s se sont                     \u00e9tablis dans les provinces de l&rsquo;Atlantique, et la plupart                     ont conserv\u00e9 et continuent de ch\u00e9rir la langue                     et les coutumes de leurs anc\u00eatres. Le visiteur constate                     que la culture acadienne est toujours vivante le long des                     rives de la baie Sainte-Marie, o\u00f9 le Festival acadien                     attire des milliers de touristes\u00a0; les Jeux \u00e9cossais                     d&rsquo;Antigonish, de m\u00eame que les jeux floraux ga\u00e9liques                     et le Rassemblement \u00e9cossais de Sainte-Anne perp\u00e9tuent                     les traditions de l&rsquo;\u00c9cosse\u00a0; et chaque groupe                     ethnique, depuis les Micmacs indig\u00e8nes jusqu&rsquo;aux \u00e9l\u00e9ments                     les plus \u00e9volu\u00e9s, trouve une excellente occasion                     d&rsquo;exprimer sa culture au Festival des arts de la Nouvelle-\u00c9cosse                     \u00e0 Tatamagouche. <\/p>\n<p> En proportion de leur population, les provinces de l&rsquo;Atlantique                     ont apport\u00e9 une tr\u00e8s large contribution \u00e0                     l&rsquo;instruction et \u00e0 la culture canadiennes. La plus                     ancienne universit\u00e9 du Canada appartient \u00e0 la                     Nouvelle-\u00c9cosse, et d&rsquo;autres universit\u00e9s, d&rsquo;un                     oc\u00e9an \u00e0 l&rsquo;autre, comptent dans leurs annales                     des recteurs et des chanceliers originaires de la c\u00f4te                     de l&rsquo;Atlantique. Le \u00ab\u00a0Mouvement d&rsquo;Antigonish\u00a0\u00bb pour                     l&rsquo;enseignement et la coop\u00e9ration est n\u00e9 \u00e0                     l&rsquo;Universit\u00e9 Saint-Fran\u00e7ois-Xavier en Nouvelle-\u00c9cosse.                     \u00c0 Terre-Neuve aussi l&rsquo;enseignement et l&rsquo;instruction                     vont de l&rsquo;avant, gr\u00e2ce aux changements r\u00e9volutionnaires                     effectu\u00e9s au cours des 17 premi\u00e8res ann\u00e9es                     de l&rsquo;union au Canada. <\/p>\n<h3>La collaboration<\/h3>\n<p> Les probl\u00e8mes et les dissensions des temps anciens                     ont en grande partie disparu, et les seuls vestiges qui en                     restent sont des forts en ruine et des vieux canons qui n&rsquo;offrent                     plus qu&rsquo;un int\u00e9r\u00eat touristique. <\/p>\n<p> Les provinces Maritimes sont pass\u00e9es par la rude                     \u00e9cole de l&rsquo;exp\u00e9rience. Comme l&rsquo;\u00e9crit                     un de leurs historiens, la r\u00e9clamation bruyante de                     l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 dans l&rsquo;octroi des faveurs politiques                     et autres eut in\u00e9vitablement pour effet d&rsquo;arr\u00eater                     ou de retarder la construction dans toutes les r\u00e9gions.                   <\/p>\n<p> Aujourd&rsquo;hui, des dizaines de milliers de fournisseurs de                     produits de base se sont ligu\u00e9s pour prot\u00e9ger                     leurs int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques, \u00e9changer                     des renseignements et faire progresser l&rsquo;agriculture, la p\u00eache                     et l&rsquo;exploitation foresti\u00e8re. Les gouvernements provinciaux                     s&#8217;emploient de concert \u00e0 organiser le d\u00e9veloppement                     des march\u00e9s, de l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 et de la                     recherche. Le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral fait preuve                     lui aussi d&rsquo;un int\u00e9r\u00eat pratique dans ce domaine.                     L&rsquo;Office d&rsquo;expansion \u00e9conomique de la r\u00e9gion                     atlantique, cr\u00e9\u00e9 en 1962-1963, a approuv\u00e9                     l&rsquo;engagement de d\u00e9penses pour les installations hydro-\u00e9lectriques,                     les r\u00e9seaux routiers \u00e0 grande circulation, les                     services d&rsquo;eau et d&rsquo;\u00e9gout, les laboratoires de recherches                     et les usines-pilotes. <\/p>\n<h3>Les institutions d\u00e9mocratiques<\/h3>\n<p> Les provinces de l&rsquo;Atlantique ont jou\u00e9 un r\u00f4le                     de premier plan dans l&rsquo;\u00e9volution de nos institutions                     d\u00e9mocratiques. Lorsque Halifax voulut centraliser les                     pouvoirs et imposer sa domination, les r\u00e9gions excentriques                     de la Province oppos\u00e8rent une ferme r\u00e9sistance                     et d\u00e9fendirent leurs droits. La Nouvelle-\u00c9cosse                     acc\u00e9da au gouvernement repr\u00e9sentatif en 1758                     en \u00e9lisant la premi\u00e8re Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale                     du Canada. Le Nouveau-Brunswick acquit l&rsquo;autonomie gouvernementale                     en 1784. Dans l&rsquo;\u00cele du Prince-\u00c9douard, le gouvernement                     responsable ne sera instaur\u00e9 qu&rsquo;en 1851. Quant \u00e0                     Terre-Neuve, elle souffrit de nombreuses vicissitudes avant                     d&rsquo;\u00eatre dot\u00e9e d&rsquo;une assembl\u00e9e l\u00e9gislative                     en 1832 et du gouvernement responsable en 1955. En 1948, la                     population de l&rsquo;\u00eele vota, \u00e0 une majorit\u00e9                     assez faible mais suffisante, en faveur de l&rsquo;annexion au Canada,                     et Terre-Neuve devint la dixi\u00e8me province de la Conf\u00e9d\u00e9ration.                   <\/p>\n<h3>Perspectives d&rsquo;avenir<\/h3>\n<p> Les provinces de l&rsquo;Atlantique ont connu par le pass\u00e9                     de nombreuses p\u00e9riodes d&rsquo;optimisme, coup\u00e9es                     d&rsquo;intervalles difficiles pendant les temps durs, mais leurs                     habitants sont demeur\u00e9s, avec une constance qui leur                     est propre, profond\u00e9ment attach\u00e9s \u00e0 leur                     h\u00e9ritage des bords de l&rsquo;Atlantique. Ils ont \u00e9t\u00e9                     de ceux qui estiment qu&rsquo;il est plus important d&rsquo;acqu\u00e9rir                     une personnalit\u00e9 bien distincte que de jouir, sous                     tutelle, de la s\u00e9curit\u00e9, du couvert et des biens                     mat\u00e9riels. C&rsquo;est sans doute pourquoi la population                     des Maritimes para\u00eet aujourd&rsquo;hui de plus en plus s\u00fbre                     d&rsquo;elle-m\u00eame et de son avenir. <\/p>\n<p> Les provinces de l&rsquo;Atlantique, disait, il y a dix ans, le                     directeur de l&rsquo;Institut des affaires publiques de l&rsquo;Universit\u00e9                     de Dalhousie, au cours d&rsquo;une conf\u00e9rence sur l&rsquo;enseignement                     des adultes, \u00ab\u00a0peuvent conna\u00eetre un avenir rempli                     de succ\u00e8s dans le domaine mat\u00e9riel, de progr\u00e8s                     dans les affaires municipales et de satisfaction cr\u00e9atrice                     dans les choses de l&rsquo;esprit. Nous sommes richement pourvus                     de richesses naturelles, mais il nous faut ouvrir les yeux                     pour les voir, d&rsquo;avantages g\u00e9ographiques, mais il nous                     faut les exploiter, et surtout de ressources humaines, mais                     il nous faut prendre conscience de nos possibilit\u00e9s.\u00a0\u00bb                   <\/p>\n<p> Il y a cependant une certaine urgence \u00e0 ce que les                     mesures n\u00e9cessaires soient prises dans tous les domaines,                     pour que disparaisse le plus rapidement possible la diff\u00e9rence                     de niveau de vie qui existe entre les provinces de l&rsquo;Atlantique                     et le reste du Canada, et c&rsquo;est l\u00e0 une obligation aussi                     bien pour les Canadiens en g\u00e9n\u00e9ral que pour                     ceux qui habitent les Maritimes. <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[38],"class_list":["post-2272","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-38"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.4 (Yoast SEO v27.4) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 47, N\u00b0 5 - Mai 1966 - Nos provinces de l&#039;Atlantique - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-47-n-5-mai-1966-nos-provinces-de-latlantique\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 47, N\u00b0 5 - Mai 1966 - Nos provinces de l&#039;Atlantique\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Un vent nouveau souffle dans plusieurs parties du Canada au moment o\u00f9 notre pays se dispose \u00e0 c\u00e9l\u00e9brer le centenaire de la Conf\u00e9d\u00e9ration. 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