{"id":2266,"date":"1960-05-01T00:00:00","date_gmt":"1960-05-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-41-n-4-mai-1960-lhomme-et-la-nature\/"},"modified":"2022-10-17T19:00:31","modified_gmt":"2022-10-17T19:00:31","slug":"vol-41-n-4-mai-1960-lhomme-et-la-nature","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-41-n-4-mai-1960-lhomme-et-la-nature\/","title":{"rendered":"Vol. 41, N\u00b0 4 &#8211; Mai 1960 &#8211; L&rsquo;homme et la nature"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Depuis son apparition sur la terre, l&rsquo;homme                     a toujours cherch\u00e9 \u00e0 subjuguer la nature, \u00e0 soumettre ses                     forces \u00e0 sa volont\u00e9\u00a0; mais le moment est venu de modifier                     notre conception des droits et des devoirs que comporte le                     titre de \u00ab\u00a0roi de la cr\u00e9ation\u00a0\u00bb. Une nouvelle attitude                     se fait jour actuellement, car savants et profanes s&rsquo;aper\u00e7oivent                     que, selon le mot de Spinoza, \u00ab\u00a0l&rsquo;humanit\u00e9 n&rsquo;est pas                     dans la nature comme un empire dans un autre\u00a0; elle n&rsquo;est                     pas en dehors, ni au-dessus, mais au-dedans\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p> \u00c0 notre \u00e9poque o\u00f9 des forces d&rsquo;une ampleur inimaginable                     s\u00e8ment l&rsquo;\u00e9tonnement et l&rsquo;effroi dans le monde, l&rsquo;homme doit                     abandonner ses id\u00e9es d&rsquo;\u00ab\u00a0attaquer\u00a0\u00bb la for\u00eat, de                     \u00ab\u00a0dompter\u00a0\u00bb les cours d&rsquo;eau, de \u00ab\u00a0conqu\u00e9rir\u00a0\u00bb                     les montagnes, d&rsquo;\u00ab\u00a0asservir\u00a0\u00bb les plaines, comme                     si la nature \u00e9tait une ennemie, et s&rsquo;efforcer de profiter                     de tous les services qu&rsquo;elle peut lui rendre en tant qu&rsquo;alli\u00e9e.                   <\/p>\n<p> Il est normal que l&rsquo;\u00eatre humain domine les autres cr\u00e9atures,                     mais il doit maintenir l&rsquo;ordre au sein des forces implacables                     dont il d\u00e9range l&rsquo;\u00e9quilibre. Et c&rsquo;est l\u00e0 une rude t\u00e2che. Ne                     pas la remplir, c&rsquo;est marcher vers la ruine, ainsi qu&rsquo;en t\u00e9moignent                     les vestiges des grandes civilisations pass\u00e9es, ensevelies                     par le sable ou la v\u00e9g\u00e9tation. <\/p>\n<p> L&rsquo;\u00e9tude du monde vivant, si enrichissante pour l&rsquo;esprit,                     nous apprend que nous faisons partie d&rsquo;un tout qui remonte                     \u00e0 l&rsquo;origine des temps et qui se ramifie de toutes parts jusqu&rsquo;aux                     limites de l&rsquo;univers. Nous sommes les acteurs d&rsquo;un immense                     drame, o\u00f9 chacun joue \u00e0 la fois le r\u00f4le de cause et d&rsquo;effet.                   <\/p>\n<p> Les forces mises en jeu par l&rsquo;activit\u00e9 des animaux et des                     bact\u00e9ries, par la croissance des plantes et des arbres, influent                     sur la vie des autres cr\u00e9atures. Les principes qui r\u00e9gissent                     ces relations des \u00eatres vivants entre eux et avec leur milieu                     sont contenus dans la science qu&rsquo;on appelle l&rsquo;\u00e9cologie. Cette                     science nous montre comment se maintient l&rsquo;ordre dans le royaume                     de la nature. <\/p>\n<p> Le pr\u00e9sent <em>Bulletin mensuel <\/em>traite des ressources                     renouvelables, c&rsquo;est-\u00e0-dire des choses indispensables de la                     vie. Nos anc\u00eatres v\u00e9curent des milliers d&rsquo;ann\u00e9es avant d&rsquo;apprendre                     \u00e0 se servir du fer, du cuivre, du charbon et du p\u00e9trole. Mais                     jamais l&rsquo;homme n&rsquo;a pu se passer d&rsquo;eau et d&rsquo;aliments. Voil\u00e0                     pourquoi les rapports entre les \u00eatres vivants ont une telle                     importance pour nous. <\/p>\n<h3>La situation actuelle<\/h3>\n<p> Dans ce domaine, ainsi que dans tant d&rsquo;autres, il semble                     bien impossible de continuer \u00e0 agir au hasard, comme on l&rsquo;a                     fait si longtemps. Il faut d\u00e9sormais faire appel \u00e0 la science                     et suivre ses enseignements sur la conservation de nos richesses                     naturelles si nous voulons survivre. <\/p>\n<p> Nous avons au moins trois bonnes raisons de faire l&rsquo;inventaire                     de la situation actuelle et de nous renseigner sur notre milieu                     physique\u00a0: (1) les progr\u00e8s techniques exigent une quantit\u00e9                     toujours croissante de nos ressources\u00a0; (2) l&rsquo;accroissement                     continuel de la population r\u00e9tr\u00e9cit de plus en plus notre                     espace vital\u00a0; (3) nous ne subsisterons que si la nature                     peut continuer \u00e0 produire les choses essentielles de la vie.                   <\/p>\n<p> Outre les changements provoqu\u00e9s petit \u00e0 petit par les causes                     naturelles, comme le climat, l&rsquo;action impr\u00e9voyante de l&rsquo;homme,                     primitif et civilis\u00e9, a caus\u00e9 d&rsquo;incommensurables massacres                     de plantes et d&rsquo;animaux. C&rsquo;est la destruction de leur habitat                     qui a fait dispara\u00eetre le saumon du lac Ontario, les troupeaux                     de bisons de nos plaines de l&rsquo;Ouest et les tourtes du ciel                     de l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord. Des for\u00eats enti\u00e8res ont \u00e9t\u00e9 br\u00fbl\u00e9es\u00a0;                     l&rsquo;eau a emport\u00e9 des tonnes de terre arable\u00a0; des d\u00e9serts                     se sont cr\u00e9\u00e9s\u00a0; des rivi\u00e8res ont \u00e9t\u00e9 pollu\u00e9es. \u00ab\u00a0Nous                     avons longtemps viol\u00e9 les petites lois, disait r\u00e9cemment le                     professeur A.F. Coventry, \u00e0 Toronto, et maintenant les grandes                     lois commencent \u00e0 prendre leur revanche.\u00a0\u00bb <\/p>\n<h3>L&rsquo;\u00e9quilibre de la nature<\/h3>\n<p> La nature a ses lois, dont l&rsquo;application assure l&rsquo;\u00e9quilibre                     entre les \u00eatres. Si une esp\u00e8ce tend \u00e0 pulluler outre mesure,                     une force quelconque interviendra pour freiner son essor.                     Dans la nature laiss\u00e9e \u00e0 elle-m\u00eame, il existe une proportion                     normale entre le mang\u00e9 et le mangeur, le chasseur et le chass\u00e9,                     de sorte que les ressources de la terre ne sont jamais oisives.                     La domination apparente de certains animaux ou de certaines                     plantes sur les autres cesse d\u00e8s qu&rsquo;il se produit un d\u00e9s\u00e9quilibre                     important. <\/p>\n<p> Mais il n&rsquo;y a pas d&rsquo;\u00e9quilibre sans facteur de r\u00e9duction.                     Les \u00eatres vivants ne demandent qu&rsquo;\u00e0 se multiplier. Lorsque                     la population d&rsquo;une r\u00e9gion devient trop nombreuse pour les                     r\u00e9serves de nourriture, les b\u00eates de proie entrent en sc\u00e8ne\u00a0;                     et quand il n&rsquo;y a presque plus rien \u00e0 d\u00e9vorer, ces b\u00eates vont                     chercher leur p\u00e2ture ailleurs. <\/p>\n<p> Avant de nous \u00e9tonner de la \u00ab\u00a0cruaut\u00e9\u00a0\u00bb de la                     nature, essayons de comprendre la n\u00e9cessit\u00e9 qui la presse.                     Supposons, par exemple, qu&rsquo;il n&rsquo;y ait aucun moyen d&rsquo;enrayer                     la prolif\u00e9ration des bact\u00e9ries du sol, la plus petite et la                     plus simple des cr\u00e9atures vivantes. Alors, dans des conditions                     favorables, chaque individu se diviserait en deux, environ                     deux fois par heure. M\u00eame si cela ne se produisait qu&rsquo;une                     fois par heure, la prog\u00e9niture engendr\u00e9e par un seul individu                     se chiffrerait \u00e0 17 millions par jour, et au bout de six jours,                     le tout constituerait une masse plus grosse que la terre.                     Songeons aussi aux hu\u00eetres qui peuvent pondre 500 millions                     d&rsquo;oeufs pr\u00eats \u00e0 \u00e9clore en un seul frai. Si tous ces petits                     et tous leurs descendants survivaient, il ne faudrait que                     quatre g\u00e9n\u00e9rations pour former un amoncellement d&rsquo;hu\u00eetres                     huit fois plus gros que la terre. Heureusement que l&rsquo;\u00e9quilibre                     que maintient la nature nous pr\u00e9serve des calamit\u00e9s de ce                     genre. <\/p>\n<h3>Le sol et l&rsquo;eau<\/h3>\n<p> Le bon sol est quelque chose de vivant\u00a0; sa conservation                     est d&rsquo;une importance capitale pour les plantes et les animaux.                     C&rsquo;est folie de qualifier l&rsquo;or, l&rsquo;argent et certaines pierres                     de \u00ab\u00a0pr\u00e9cieux\u00a0\u00bb et de dire que la terre est \u00ab\u00a0vile\u00a0\u00bb.                     Si elle \u00e9tait aussi rare que les pierres ou les m\u00e9taux pr\u00e9cieux,                     nous donnerions volontiers des boisseaux de diamants en \u00e9change                     des quelques poign\u00e9es de terre qu&rsquo;il faut pour faire pousser                     une fleur. <\/p>\n<p> Le sol se compose d&rsquo;abord de particules rocheuses, puis                     de la mati\u00e8re organique provenant de la d\u00e9composition des                     substances animales et v\u00e9g\u00e9tales, et enfin d&rsquo;une infinit\u00e9                     de plantes vivantes et d&rsquo;organismes animaux. Il est fertilis\u00e9                     par les racines, les insectes, les vers et les bact\u00e9ries,                     et a\u00e9r\u00e9 par les galeries qu&rsquo;y creusent les petits mammif\u00e8res.                   <\/p>\n<p> La multitude des \u00eatres vivants qui existent dans le sol                     ou \u00e0 sa surface jouent aussi un r\u00f4le fondamental. \u00c0 la station                     agricole de Rothamsted, en Angleterre, on a d\u00e9couvert que                     la population invert\u00e9br\u00e9e par acre de terre fertilis\u00e9e s&rsquo;\u00e9levait                     \u00e0 quinze millions, dont huit millions d&rsquo;insectes. <\/p>\n<p> L&rsquo;eau est n\u00e9cessaire \u00e0 la mise en valeur du sol, comme elle                     l&rsquo;est d&rsquo;ailleurs \u00e0 tous les \u00eatres vivants. Mais l&rsquo;eau est                     essentiellement mobile, et l&rsquo;action la plus nuisible de l&rsquo;homme                     civilis\u00e9 contre son milieu a \u00e9t\u00e9 de troubler le cycle du mouvement                     de l&rsquo;eau. Cette perturbation r\u00e9sulte de la destruction du                     couvert v\u00e9g\u00e9tal qui, elle, entra\u00eene la disparition de la texture                     spongieuse de cette chose complexe qu&rsquo;est le sol de surface,                     lequel, estime-t-on, ne se forme qu&rsquo;\u00e0 raison d&rsquo;un pouce par                     cinq cents ans. <\/p>\n<p> La rupture du cycle des eaux a an\u00e9anti des grandes civilisations                     en M\u00e9sopotamie, en Afrique du Nord et ailleurs, mais \u00e0 cause                     de l&rsquo;augmentation en fl\u00e8che de la population mondiale, nous                     faisons face \u00e0 une nouvelle crise. Jamais encore, au dire                     des sp\u00e9cialistes, le cycle hydrologique n&rsquo;a connu un bouleversement                     aussi grave pour l&rsquo;humanit\u00e9 qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;heure actuelle. <\/p>\n<p> Le gaspillage de l&rsquo;eau, y compris le fait de la laisser                     s&rsquo;\u00e9couler inutilement, ou son emploi excessif dans l&rsquo;industrie                     et les habitations ou pour l&rsquo;irrigation, peut faire baisser                     la nappe aquif\u00e8re souterraine et tarir les sources d&rsquo;approvisionnement.                   <\/p>\n<p> Le principal moyen de conserver et d&rsquo;accro\u00eetre nos r\u00e9serves                     en eau consiste \u00e0 prot\u00e9ger et d\u00e9velopper la v\u00e9g\u00e9tation dans                     nos bassins hydrographiques. Ce sont ces aires de drainage                     qui alimentent, par \u00e9coulement et infiltration, les cours                     d&rsquo;eau souterrains et de surface. Faut-il ajouter que le probl\u00e8me                     des bassins hydrographiques est le probl\u00e8me du jour par excellence,                     car tout ce qui a trait aux ressources naturelles renouvelables,                     la sylviculture, la culture, la chasse et la p\u00eache, est \u00e9troitement                     li\u00e9 \u00e0 la question des eaux. <\/p>\n<h3>Les plantes et les arbres<\/h3>\n<p> Il est juste de dire que toute chair vient de l&rsquo;herbe, en                     ce sens que les animaux ne peuvent absorber directement les                     \u00e9l\u00e9ments simples de l&rsquo;air, de l&rsquo;eau, du soleil et du sol.                     Pour subsister, ils doivent manger de l&rsquo;herbe ou s&rsquo;entre-d\u00e9vorer.                     La plante, elle, peut transformer des substances inorganiques                     en tissus vivants. <\/p>\n<p> Qui donc pourrait alors nier l&rsquo;importance de la vie v\u00e9g\u00e9tative                     pour la perp\u00e9tuation de l&rsquo;esp\u00e8ce humaine. Sans le merveilleux                     travail de fabrication qui s&rsquo;op\u00e8re en silence dans la petite                     feuille verte, sous l&rsquo;influence de la chlorophylle, du soleil,                     de l&rsquo;air et de l&rsquo;humidit\u00e9, nous serions vou\u00e9s \u00e0 une mort certaine.                   <\/p>\n<p> Chaque printemps, l&rsquo;immense usine de la nature reprend infailliblement                     son activit\u00e9 productrice\u00a0; elle capte l&rsquo;\u00e9nergie solaire                     qu&rsquo;elle transforme en mati\u00e8re vivante apr\u00e8s l&rsquo;avoir combin\u00e9e                     avec l&rsquo;air, l&rsquo;eau et les sels min\u00e9raux. Des racines, la s\u00e8ve                     monte dans la tige et les rameaux, apportant l&rsquo;eau et la nourriture                     \u00e0 toutes les parties de la plante, puis redescend par les                     vaisseaux de l&rsquo;\u00e9corce, enrichie de nouvelles substances nutritives                     \u00e9labor\u00e9es par les feuilles. <\/p>\n<p> Les for\u00eats sont de vastes \u00e9tendues d&rsquo;arbres, d&rsquo;arbustes                     ou autres formes de v\u00e9g\u00e9tation. Bien que les arbres couvrent                     plus de 40 p.100 de leur territoire, les Canadiens se rendent                     compte aujourd&rsquo;hui de la n\u00e9cessit\u00e9 de prot\u00e9ger et d&rsquo;augmenter                     leurs ressources foresti\u00e8res. <\/p>\n<p> Dans la plupart des pays industrialis\u00e9s, l&rsquo;histoire de la                     for\u00eat pr\u00e9sente les trois m\u00eames \u00e9tapes. On l&rsquo;exploite d&rsquo;abord                     presque toujours \u00e0 outrance, puis on est oblig\u00e9 d&rsquo;importer                     le bois n\u00e9cessaire, enfin on s&rsquo;efforce de reboiser dans la                     mesure du possible. <\/p>\n<p> La violation de cette loi de la nature qui \u00e9tablit que la                     for\u00eat est indispensable constitue l&rsquo;un des exemples les plus                     tragiques de l&rsquo;aberration humaine \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de l&rsquo;ordre si                     merveilleux qui r\u00e8gne dans le monde. Mais nous aurions tort                     de rejeter sur les pionniers toute la responsabilit\u00e9 de cet                     \u00e9tat de choses. En effet, ceux-ci pensaient bien faire et,                     apr\u00e8s tout, s&rsquo;ils ont rendu certaines r\u00e9gions arides par un                     d\u00e9boisement inconsid\u00e9r\u00e9 et s&rsquo;ils ont d\u00e9frich\u00e9 inutilement                     des terrains peu productifs, ils ont ch\u00e8rement pay\u00e9 leurs                     m\u00e9prises, parce que la pauvret\u00e9 et le d\u00e9couragement sont devenus                     leur partage. Mais c&rsquo;est \u00e0 nous qui poss\u00e9dons des connaissances                     plus \u00e9tendues sur l&rsquo;interd\u00e9pendance de l&rsquo;homme et de la nature,                     qu&rsquo;il incombe de r\u00e9parer les d\u00e9g\u00e2ts et de prendre les mesures                     n\u00e9cessaires pour \u00e9viter la r\u00e9p\u00e9tition d&rsquo;une pareille trag\u00e9die.                   <\/p>\n<h3>L&rsquo;importance du milieu physique<\/h3>\n<p> Qu&rsquo;entend-on par <em>milieu physique<\/em>\u00a0? Tous les                     facteurs, naturels et artificiels, qui influent sur le d\u00e9veloppement                     des \u00eatres vivants. <\/p>\n<p> La vie est intimement li\u00e9e au milieu ambiant. Les cr\u00e9atures                     cherchent naturellement l&rsquo;habitat qui leur convient, mais                     chaque \u00eatre existe dans un lieu et dans des conditions bien                     d\u00e9termin\u00e9s. Quant \u00e0 nous, \u00eatres humains, notre plus grande                     richesse psychologique, c&rsquo;est d&rsquo;avoir foi dans le milieu o\u00f9                     nous vivons. <\/p>\n<p> Les possibilit\u00e9s et les ressources d&rsquo;une r\u00e9gion, terrestre                     ou maritime, demeurent toujours assujetties aux caprices de                     la nature, aussi bien qu&rsquo;aux fantaisies et aux abus de l&rsquo;homme.                   <\/p>\n<p> Les changements ainsi cr\u00e9\u00e9s rendent parfois l&rsquo;existence                     des \u00eatres assez pr\u00e9caire. Les cr\u00e9atures habitant une certaine                     r\u00e9gion peuvent bien donner l&rsquo;illusion d&rsquo;avoir une existence                     stable, mais notre milieu n&rsquo;est pas du tout une ch\u00e2sse de                     mus\u00e9e qui nous tiendrait en permanence \u00e0 l&rsquo;\u00e9cart de la nature.                     De fait, il se passe continuellement quelque chose, et il                     suffit parfois d&rsquo;un petit changement pour qu&rsquo;un groupe ou                     m\u00eame toute une esp\u00e8ce d&rsquo;\u00eatres vivants disparaissent de notre                     plan\u00e8te. <\/p>\n<p> Qui dira jamais le nombre des esp\u00e8ces qui se sont \u00e9teintes                     au cours des \u00e2ges pour n&rsquo;avoir pu s&rsquo;adapter \u00e0 leur milieu\u00a0?                     George L. Clarke, de l&rsquo;Universit\u00e9 Harvard et du Woods Hole                     Oceanographic Institution, pr\u00e9tend dans son ouvrage intitul\u00e9                     <em>Elements of Ecology <\/em>qu&rsquo;environ 21,000 vert\u00e9br\u00e9s sont                     ainsi disparus et qu&rsquo;un nombre encore plus grand de plantes                     ont eu le m\u00eame sort. <\/p>\n<p> Aujourd&rsquo;hui, le genre humain se doit de faire un usage plus                     judicieux des ressources \u00e0 sa disposition et d&rsquo;administrer                     ce qui lui reste d&rsquo;une fa\u00e7on plus constructive, s&rsquo;il veut                     survivre. Voyons plut\u00f4t ce qui se passe dans la for\u00eat, o\u00f9                     les ch\u00eanes deviennent si gros que leurs propres sauvageons                     ne peuvent pousser \u00e0 leur ombre. Les for\u00eats de ch\u00eanes disparaissent                     pour c\u00e9der la place \u00e0 des essences qui ne craignent pas l&rsquo;ombre,                     comme le h\u00eatre, l&rsquo;\u00e9rable et la pruche. Ainsi, tant que le                     climat actuel se maintiendra, nos for\u00eats continueront de produire                     ces trois essences, parce que les jeunes arbres peuvent pousser                     \u00e0 l&rsquo;ombre des vieux. <\/p>\n<h3>Le fait de l&rsquo;homme<\/h3>\n<p> L&rsquo;homme, il va sans dire, repr\u00e9sente la forme la plus noble                     de la vie sur la terre. Mais n&rsquo;est-il pas \u00e9trange de constater                     que les autres formes de la vie ont une tendance \u00e0 d\u00e9cliner                     d\u00e8s que l&rsquo;homme prend possession d&rsquo;un coin de la plan\u00e8te\u00a0?                   <\/p>\n<p> C&rsquo;est que l&rsquo;homme civilis\u00e9 a un trop grand penchant \u00e0 dissiper                     les biens que lui prodigue la nature avec tant d&rsquo;abondance.                     Les \u00e9l\u00e9ments n&rsquo;ont plus pour nous la m\u00eame utilit\u00e9 quand nous                     nous effor\u00e7ons de les faire servir exclusivement \u00e0 nos propres                     fins. C&rsquo;est cette constatation que l&rsquo;\u00e9crivain belge Maurice                     Maeterlinck exprimait en ces termes\u00a0: \u00ab\u00a0Tout semble                     indiquer que l&rsquo;homme, m\u00eame s&rsquo;il a \u00e9t\u00e9 la derni\u00e8re cr\u00e9ature                     \u00e0 faire son apparition sur la terre, sera le premier \u00e0 dispara\u00eetre.\u00a0\u00bb                   <\/p>\n<p> Gr\u00e2ce \u00e0 son intelligence, l&rsquo;homme s&rsquo;est pour ainsi dire                     affranchi du joug de la nature. Il s&rsquo;est en quelque sorte                     amus\u00e9 \u00e0 jouer avec les manettes d&rsquo;une machine dont il ne connaissait                     pas tous les secrets et l&rsquo;utilit\u00e9. Il lui faut maintenant                     &#8211; et ce n&rsquo;est pas toujours t\u00e2che facile &#8211; laisser la nature                     r\u00e9parer les dommages qu&rsquo;il a caus\u00e9s. <\/p>\n<p> En raison des dangers auxquels notre ignorance nous expose,                     nous devons chercher \u00e0 nous renseigner encore bien davantage                     sur la nature, au lieu de nous contenter de ce que nous savons                     pr\u00e9sentement. M\u00eame nos meilleures intentions peuvent nous                     conduire au d\u00e9sastre, comme le prouve la lamentable exp\u00e9rience                     tent\u00e9e dans la for\u00eat Kaibab, au nord du Grand Canyon, o\u00f9 dans                     le louable dessein d&rsquo;augmenter le nombre des chevreuils, les                     autorit\u00e9s d\u00e9truisirent force jaguars, coyotes, loups et autres                     carnassiers, ce qui permit aux chevreuils d&rsquo;atteindre le nombre                     de 100,000, de 4,000 qu&rsquo;ils \u00e9taient quatorze ans auparavant.                     Le sol \u00e9tant incapable de produire assez de nourriture pour                     tant de b\u00eates, la famine fit p\u00e9rir en deux ans 60 p. 100 de                     cet immense troupeau. <\/p>\n<p> La chasse et la p\u00eache sont maintenant consid\u00e9r\u00e9es, par la                     plupart des gens, comme de simples sports. Mais l\u00e0 encore                     il y en a qui n&rsquo;ont gu\u00e8re de v\u00e9ritable esprit sportif et qui                     tuent pour le plaisir de tuer. <\/p>\n<p> Le v\u00e9ritable sportsman, c&rsquo;est celui qui aime assez la nature                     pour observer les lois qui prot\u00e8gent le gibier. <\/p>\n<p> Un des r\u00e9sultats les plus r\u00e9voltants des progr\u00e8s industriels                     de l&rsquo;homme est la pollution des cours d&rsquo;eau, qui est la cause                     de la disparition du poisson et de presque tout ce qui a vie,                     \u00e0 l&rsquo;exception des microbes nocifs. <\/p>\n<p> La p\u00eache, qu&rsquo;on la pratique dans un lac, un \u00e9tang ou une                     rivi\u00e8re, constitue un de nos meilleurs divertissements. Mais                     h\u00e9las\u00a0! nos cours d&rsquo;eau sont remplis de d\u00e9chets de toutes                     sortes, fruits de la civilisation, et nos lacs ne valent gu\u00e8re                     mieux. On ne peut en boire l&rsquo;eau, et il est dangereux de s&rsquo;y                     baigner\u00a0; m\u00eame les plantes qui sont cens\u00e9es purifier                     l&rsquo;eau ne peuvent survivre dans ce milieu pollu\u00e9. Disons cependant                     que certaines municipalit\u00e9s s&rsquo;efforcent de rem\u00e9dier \u00e0 cet                     \u00e9tat de choses d\u00e9plorable. De fait, plusieurs compagnies maritimes                     ont \u00e9t\u00e9 poursuivies pour avoir jet\u00e9 de l&rsquo;huile dans nos cours                     d&rsquo;eau, et Terre-Neuve interdit m\u00eame \u00e0 tous les bateaux de                     jeter de l&rsquo;huile \u00e0 la mer dans un secteur qui s&rsquo;\u00e9tend \u00e0 50                     milles de sa c\u00f4te est. <\/p>\n<p> Et maintenant on nous parle de retomb\u00e9es radioactives\u00a0!                     Les savants ne sont pas tous d&rsquo;accord sur leurs effets, mais                     il semble bien qu&rsquo;il faudra \u00e0 l&rsquo;avenir compter avec elles                     comme avec tant d&rsquo;autres choses. <\/p>\n<p> Or, c&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment en raison de cette sorte d&rsquo;inqui\u00e9tude                     g\u00e9n\u00e9rale que la premi\u00e8re conf\u00e9rence sur la conservation de                     nos ressources va avoir lieu au Canada l&rsquo;an prochain. Elle                     aura pour th\u00e8me\u00a0: \u00ab\u00a0Nos ressources de demain\u00a0\u00bb.                   <\/p>\n<h3>Comment se renseigner<\/h3>\n<p> Il est vraiment dommage d&rsquo;avoir l&rsquo;avantage de pouvoir voyager                     et de ne pas voir le paysage, \u00e9tant donn\u00e9 que le contact avec                     la nature constitue une partie essentielle des agr\u00e9ments de                     la vie. <\/p>\n<p> Il est facile de se renseigner sur la nature en lisant des                     livres ou en regardant des programmes de t\u00e9l\u00e9vision. Mais                     ce n&rsquo;est pas suffisant. On voudra ensuite aller faire un tour                     dans les bois et contempler leurs beaut\u00e9s. <\/p>\n<p> Les feuilles mortes qui tombent sur le sol depuis des si\u00e8cles                     nous y ont pr\u00e9par\u00e9 un tapis moelleux, richement d\u00e9cor\u00e9 de                     fleurs magnifiques. Dans les arbres les oiseaux font retentir                     leurs chants et les \u00e9cureuils prennent leurs \u00e9bats en bandes                     joyeuses, pendant qu&rsquo;\u00e0 nos pieds les fourmis s&rsquo;occupent \u00e0                     mille travaux divers. <\/p>\n<p> Ces enfants de la nature sont des \u00eatres simples et sans                     malice\u00a0; chacun d&rsquo;eux poss\u00e8de un charme qui lui est propre.                     C&rsquo;est \u00e0 les regarder qu&rsquo;on se rend compte que le myst\u00e8re de                     la vie n&rsquo;est pas un probl\u00e8me \u00e0 r\u00e9soudre, mais une merveille                     qu&rsquo;il faut admirer et respecter. <\/p>\n<p> Les biologistes savent que l&rsquo;\u00e9quilibre dans la nature est                     une chose indispensable, et ils en connaissent toutes les                     techniques, mais seule l&rsquo;opinion publique form\u00e9e au contact                     de cette m\u00eame nature peut prendre les mesures efficaces. Il                     n&rsquo;existe en ce monde aucune force automatique capable de faire                     agir un \u00eatre humain contre sa volont\u00e9. Ce dont nous avons                     besoin, c&rsquo;est d&rsquo;un nouveau credo, celui d&rsquo;une \u00ab\u00a0fid\u00e9lit\u00e9                     in\u00e9branlable aux diff\u00e9rentes manifestations de la vie\u00a0\u00bb,                     ainsi qu&rsquo;une nouvelle d\u00e9termination, celle de nous efforcer                     de bien faire. <\/p>\n<p> Il s&rsquo;agit essentiellement d&rsquo;un probl\u00e8me d&rsquo;\u00e9ducation et non                     d&rsquo;un simple probl\u00e8me d&rsquo;arithm\u00e9tique. Ce probl\u00e8me s&rsquo;adresse                     \u00e0 ceux qui ont v\u00e9ritablement une \u00e2me de dirigeant, \u00e0 tous                     ceux qui s&rsquo;int\u00e9ressent plus \u00e0 l&rsquo;avenir de l&rsquo;humanit\u00e9 qu&rsquo;\u00e0                     leurs loisirs, \u00e0 leurs affaires ou aux prochaines \u00e9lections.                   <\/p>\n<p> Depuis que le monde est monde, les cr\u00e9atures vivantes ont                     \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9es de lutter pour survivre et s&rsquo;acclimater. Chaque                     cr\u00e9ature est en somme le centre de son propre petit univers,                     mais elle ne peut s&#8217;emp\u00eacher d&rsquo;avoir des rapports avec les                     autres \u00eatres qui l&rsquo;entourent. Il s&rsquo;agit donc, ni plus ni moins,                     d&rsquo;assurer la conservation de notre esp\u00e8ce en r\u00e9tablissant                     et en maintenant son milieu essentiel. <\/p>\n<p> Comme nous le disions au d\u00e9but, la nature est un grand tout,                     dont nous faisons partie int\u00e9grante. Une maxime orientale                     affirme que\u00a0: \u00ab\u00a0Pour survivre, tous les hommes doivent                     s&rsquo;entr&rsquo;aider\u00a0\u00bb. Et dans la natures l&rsquo;homme est li\u00e9 \u00e0                     ses fr\u00e8res inf\u00e9rieurs. Il ne peut se d\u00e9sint\u00e9resser de leur                     sort. <\/p>\n<p> Si nous tenons \u00e0 conserver notre pr\u00e9sent mode de vie, nous                     devons nous accommoder avec ce qui subsiste de la for\u00eat, du                     sol, de l&rsquo;eau et de la vie sauvage \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat naturel, et ce                     aux conditions dict\u00e9es par la nature et non par nous. Si la                     nature a des si\u00e8cles pour r\u00e9parer ses erreurs ou ses h\u00e9catombes,                     l&rsquo;homme dont la vie est br\u00e8ve doit agir avec prudence s&rsquo;il                     ne veut pas devenir la victime de ses propres m\u00e9faits. <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[32],"class_list":["post-2266","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-32"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 41, N\u00b0 4 - Mai 1960 - L&#039;homme et la nature - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-41-n-4-mai-1960-lhomme-et-la-nature\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 41, N\u00b0 4 - Mai 1960 - L&#039;homme et la nature\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Depuis son apparition sur la terre, l&rsquo;homme a toujours cherch\u00e9 \u00e0 subjuguer la nature, \u00e0 soumettre ses forces \u00e0 sa volont\u00e9\u00a0; mais le moment est venu de modifier notre conception des droits et des devoirs que comporte le titre de \u00ab\u00a0roi de la cr\u00e9ation\u00a0\u00bb. Une nouvelle attitude se fait jour actuellement, car savants et profanes [&hellip;]\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-41-n-4-mai-1960-lhomme-et-la-nature\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"RBC\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2022-10-17T19:00:31+00:00\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"Est. reading time\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"17 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\/\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-41-n-4-mai-1960-lhomme-et-la-nature\/\",\"url\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-41-n-4-mai-1960-lhomme-et-la-nature\/\",\"name\":\"Vol. 41, N\u00b0 4 - Mai 1960 - L'homme et la nature - RBC\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/#website\"},\"datePublished\":\"1960-05-01T00:00:00+00:00\",\"dateModified\":\"2022-10-17T19:00:31+00:00\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-41-n-4-mai-1960-lhomme-et-la-nature\/\"]}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/#website\",\"url\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/\",\"name\":\"RBC\",\"description\":\"\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO Premium plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Vol. 41, N\u00b0 4 - Mai 1960 - L'homme et la nature - RBC","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-41-n-4-mai-1960-lhomme-et-la-nature\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"Vol. 41, N\u00b0 4 - Mai 1960 - L'homme et la nature","og_description":"Depuis son apparition sur la terre, l&rsquo;homme a toujours cherch\u00e9 \u00e0 subjuguer la nature, \u00e0 soumettre ses forces \u00e0 sa volont\u00e9\u00a0; mais le moment est venu de modifier notre conception des droits et des devoirs que comporte le titre de \u00ab\u00a0roi de la cr\u00e9ation\u00a0\u00bb. Une nouvelle attitude se fait jour actuellement, car savants et profanes [&hellip;]","og_url":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-41-n-4-mai-1960-lhomme-et-la-nature\/","og_site_name":"RBC","article_modified_time":"2022-10-17T19:00:31+00:00","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"Est. reading time":"17 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-41-n-4-mai-1960-lhomme-et-la-nature\/","url":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-41-n-4-mai-1960-lhomme-et-la-nature\/","name":"Vol. 41, N\u00b0 4 - Mai 1960 - L'homme et la nature - RBC","isPartOf":{"@id":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/#website"},"datePublished":"1960-05-01T00:00:00+00:00","dateModified":"2022-10-17T19:00:31+00:00","inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-41-n-4-mai-1960-lhomme-et-la-nature\/"]}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/#website","url":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/","name":"RBC","description":"","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"}]}},"parsely":{"version":"1.1.0","canonical_url":"https:\/\/rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-41-n-4-mai-1960-lhomme-et-la-nature\/","smart_links":{"inbound":0,"outbound":0},"traffic_boost_suggestions_count":0,"meta":{"@context":"https:\/\/schema.org","@type":"NewsArticle","headline":"Vol. 41, N\u00b0 4 &#8211; Mai 1960 &#8211; L&rsquo;homme et la nature","url":"http:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-41-n-4-mai-1960-lhomme-et-la-nature\/","mainEntityOfPage":{"@type":"WebPage","@id":"http:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-41-n-4-mai-1960-lhomme-et-la-nature\/"},"thumbnailUrl":"","image":{"@type":"ImageObject","url":""},"articleSection":"Uncategorized","author":[],"creator":[],"publisher":{"@type":"Organization","name":"RBC","logo":""},"keywords":[],"dateCreated":"1960-05-01T00:00:00Z","datePublished":"1960-05-01T00:00:00Z","dateModified":"2022-10-17T19:00:31Z"},"rendered":"<script type=\"application\/ld+json\" class=\"wp-parsely-metadata\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@type\":\"NewsArticle\",\"headline\":\"Vol. 41, N\\u00b0 4 &#8211; Mai 1960 &#8211; L&rsquo;homme et la nature\",\"url\":\"http:\\\/\\\/www.rbc.com\\\/fr\\\/notre-compagnie\\\/histoire\\\/bulletin\\\/vol-41-n-4-mai-1960-lhomme-et-la-nature\\\/\",\"mainEntityOfPage\":{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"http:\\\/\\\/www.rbc.com\\\/fr\\\/notre-compagnie\\\/histoire\\\/bulletin\\\/vol-41-n-4-mai-1960-lhomme-et-la-nature\\\/\"},\"thumbnailUrl\":\"\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"url\":\"\"},\"articleSection\":\"Uncategorized\",\"author\":[],\"creator\":[],\"publisher\":{\"@type\":\"Organization\",\"name\":\"RBC\",\"logo\":\"\"},\"keywords\":[],\"dateCreated\":\"1960-05-01T00:00:00Z\",\"datePublished\":\"1960-05-01T00:00:00Z\",\"dateModified\":\"2022-10-17T19:00:31Z\"}<\/script>","tracker_url":"https:\/\/cdn.parsely.com\/keys\/rbc.com\/p.js"},"featured_img":false,"coauthors":[],"author_meta":{"author_link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/author\/","display_name":""},"relative_dates":{"created":"Publi\u00e9 66 ans il y a","modified":"Mis \u00e0 jour 3 ans il y a"},"absolute_dates":{"created":"Publi\u00e9 le 1 mai 1960","modified":"Mise \u00e0 jour le 17 octobre 2022"},"absolute_dates_time":{"created":"Publi\u00e9 le 1 mai 1960 12:00  ","modified":"Mise \u00e0 jour le 17 octobre 2022 7:00  "},"featured_img_caption":"","tax_additional":{"category":{"linked":["<a href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/category\/uncategorized\/\" class=\"advgb-post-tax-term\">Uncategorized<\/a>"],"unlinked":["<span class=\"advgb-post-tax-term\">Uncategorized<\/span>"],"slug":"category","name":"Cat\u00e9gories"},"rbc_letter_theme":{"linked":[],"unlinked":[],"slug":"rbc_letter_theme","name":"Themes"},"rbc_letter_year":{"linked":["<a href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/year\/1960\/\" class=\"advgb-post-tax-term\">1960<\/a>"],"unlinked":["<span class=\"advgb-post-tax-term\">1960<\/span>"],"slug":"rbc_letter_year","name":"Years"}},"series_order":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter\/2266","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/rbc_letter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/87"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter\/2266\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2266"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2266"},{"taxonomy":"rbc_letter_theme","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter_theme?post=2266"},{"taxonomy":"rbc_letter_year","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter_year?post=2266"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}