{"id":2251,"date":"1979-06-01T00:00:00","date_gmt":"1979-06-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-60-n-6-juin-1979-la-ville-redecouverte\/"},"modified":"2022-10-17T20:21:25","modified_gmt":"2022-10-17T20:21:25","slug":"vol-60-n-6-juin-1979-la-ville-redecouverte","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-60-n-6-juin-1979-la-ville-redecouverte\/","title":{"rendered":"Vol. 60, N\u00b0 6 &#8211; Juin 1979 &#8211; La ville red\u00e9couverte"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p><a href=\"pdf\/juin1979.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Formatage                     PDF<\/a> <\/p>\n<p class=\"boldtext\">Fort discr\u00e9dit\u00e9e                     il y a quelques ann\u00e9es, la vie urbaine conna\u00eet                     un regain de faveur. Pour les touristes comme pour ses r\u00e9sidants,                     la ville est redevenue le lieu o\u00f9 habiter. Aux uns                     et aux autres, elle offre le merveilleux plaisir de la d\u00e9couverte.                     Cet attrait est aussi pour la ville une source de vitalit\u00e9.                   <\/p>\n<p> Un article r\u00e9cent du <em>Saturday Review <\/em>parlait                     d&rsquo;un New-Yorkais de naissance install\u00e9 depuis quelques                     ann\u00e9es \u00e0 la campagne. Il avait \u00e0 maintes                     reprises invit\u00e9 son p\u00e8re, de New York, \u00e0                     venir passer quelque temps chez lui, mais il avait toujours                     re\u00e7u la m\u00eame r\u00e9ponse\u00a0: \u00ab\u00a0Moi\u00a0?                     S\u00e9journer \u00e0 la campagne\u00a0? Quelle id\u00e9e\u00a0!                     O\u00f9 y peut-on aller faire un tour\u00a0?\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Sans d\u00e9pr\u00e9cier aucunement les joies de la                     vie rurale, il est facile de comprendre le sentiment de ce                     citadin endurci. Sauf \u00e0 l&rsquo;ami inform\u00e9 de la                     nature, la campagne, si reposante soit-elle, para\u00eet                     morne et inanim\u00e9e. La ville, au contraire, &#8211; la ville                     proprement dite par opposition \u00e0 la banlieue &#8211; est                     pleine d&rsquo;animation. Il y a des amis des villes comme il y                     a des amis de la nature, les uns et les autres toujours \u00e0                     l&rsquo;aff\u00fbt du d\u00e9tail\u00a0; pour les premiers, le                     panorama des rues poss\u00e8de un charme qui ne faiblit                     jamais. <\/p>\n<p> C&rsquo;est l&rsquo;enchantement du kal\u00e9idoscope, du tableau                     toujours changeant des images et des couleurs. Quelqu&rsquo;un peut                     emprunter cent fois la m\u00eame rue et remarquer des choses                     auxquelles il n&rsquo;avait jamais pris garde auparavant. Il peut                     s&rsquo;agir de choses peu frappantes, comme une gargouille sur                     un toit, une enseigne dans une vitrine, un menu \u00e0 la                     devanture d&rsquo;un restaurant. Jamais observateur des oiseaux                     n&rsquo;a vu un spectacle aussi bigarr\u00e9. Le visage, l&rsquo;aspect,                     le costume de la foule ondoyante changent sans cesse. <\/p>\n<p> \u00c0 l&rsquo;approche de la saison des vacances d&rsquo;\u00e9t\u00e9,                     des milliers de Canadiens se pr\u00e9parent \u00e0 go\u00fbter                     les nombreux plaisirs de la ville. Certains iront outremer,                     d&rsquo;autres aux \u00c9tats-Unis. Un plus grand nombre que jamais                     visiteront des villes du Canada, m\u00eame s&rsquo;ils habitent                     d\u00e9j\u00e0 d&rsquo;autres villes canadiennes ou leurs banlieues.                     Ils se joindront aux r\u00e9sidants de ces villes dans leurs                     agr\u00e9ables tourn\u00e9es des choses \u00e0 voir                     et \u00e0 faire. <\/p>\n<p> Par leurs voyages, ces touristes urbains participeront \u00e0                     une esp\u00e8ce de renaissance, qui a retenti non seulement                     sur le tourisme, mais aussi sur les styles de vie, les arts                     et le commerce. Car, apr\u00e8s avoir longtemps n\u00e9glig\u00e9                     et m\u00eame m\u00e9pris\u00e9 la grande ville, on est                     maintenant en train d&rsquo;en red\u00e9couvrir la valeur. Que                     ce soit comme individus, en groupes ou par l&rsquo;entremise de                     leurs repr\u00e9sentants \u00e9lus, les gens semblent                     vouloir insuffler une vie nouvelle \u00e0 la pierre, \u00e0                     l&rsquo;acier et au b\u00e9ton des quartiers des affaires. Ils                     reconnaissent de nouveau que la ville est le pivot de la civilisation                     et que, dans ce r\u00f4le, elle est indispensable. <\/p>\n<p> L&rsquo;id\u00e9e que le public se fait de la ville a accompli                     une r\u00e9volution presque compl\u00e8te en une seule                     g\u00e9n\u00e9ration. Dans les ann\u00e9es 40, \u00e2ge                     d&rsquo;or de la radio, les ondes fourmillaient de chansons \u00e0                     succ\u00e8s chantant litt\u00e9ralement les louanges de                     la vie urbaine. Quand ce n&rsquo;\u00e9tait pas Paris et Londres,                     c&rsquo;\u00e9tait New York et la Nouvelle-Orl\u00e9ans. Pour                     ceux de cette \u00e9poque, la grande ville repr\u00e9sentait                     la chaleur, la bonne ch\u00e8re, le prestige, le romanesque.                   <\/p>\n<p> Vingt ans plus tard, il \u00e9tait devenu tout aussi \u00e0                     la mode de d\u00e9plorer le sort des villes &#8211; surtout, mais                     pas exclusivement, aux \u00c9tats-Unis &#8211; qu&rsquo;il l&rsquo;\u00e9tait                     autrefois de les exalter. Les intellectuels am\u00e9ricains                     affirmaient en choeur que les villes vacillaient au bord de                     l&rsquo;ab\u00eeme. Et, de fait, les signes de la d\u00e9cadence                     qu&rsquo;ils pr\u00e9disaient se voyaient partout. Les \u00e9meutes,                     les incendies criminels et le pillage s\u00e9vissaient dans                     beaucoup des immenses quartiers des villes am\u00e9ricaines.                   <\/p>\n<p> La situation n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 aussi sombre au                     Canada, o\u00f9 le souci traditionnel de l&rsquo;ordre rendait                     nos villes relativement s\u00fbres pour leurs habitants et                     les visiteurs. Pourtant, la croissance de la criminalit\u00e9                     et le chaos engendr\u00e9 par les manifestations et les                     gr\u00e8ves des services publics devaient amoindrir consid\u00e9rablement                     l&rsquo;attirance des lumi\u00e8res de nos villes. <\/p>\n<p> Aux \u00c9tats-Unis, le d\u00e9peuplement du milieu                     urbain a eu, entre autres, pour cons\u00e9quences de susciter                     la d\u00e9ch\u00e9ance des villes, le malaise social et                     une forte augmentation de la criminalit\u00e9 chez les d\u00e9munis                     rest\u00e9s au coeur des villes. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne                     entra\u00eena, au Canada, des effets un peu diff\u00e9rents,                     qui furent la d\u00e9gradation et la st\u00e9rilit\u00e9.                     Cela concordait avec l&rsquo;id\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale                     et outr\u00e9e de certains sp\u00e9cialistes, selon qui                     la vie urbaine d\u00e9shumanise les hommes en les transformant,                     soit en n\u00e9o-barbares, soit en automates. \u00c0 leur                     avis, le mal est imputable \u00e0 l&rsquo;asservissement de l&rsquo;homme                     \u00e0 la machine qui tend \u00e0 dominer la vie moderne.                     Ce n&rsquo;est, disent-ils, qu&rsquo;en \u00ab\u00a0r\u00e9humanisant\u00a0\u00bb                     la ville qu&rsquo;on pourra la sauver. <\/p>\n<p> Heureusement, il semble que c&rsquo;est justement ce qui se produit                     maintenant. M\u00eame dans les villes am\u00e9ricaines                     les plus touch\u00e9es par l&rsquo;exode urbain des ann\u00e9es                     60, les ci-devant banlieusards reviennent vers les zones centrales,                     bravant des dangers manifestes pour se remettre dans le mouvement                     de la vie urbaine. Les Canadiens, eux aussi, t\u00e9moignent                     d&rsquo;un go\u00fbt nouveau pour le coeur de leurs villes, \u00e0                     l&rsquo;inverse de l&rsquo;humeur qui les avait pouss\u00e9s \u00e0                     se r\u00e9fugier dans les banlieues il y a quelques ann\u00e9es.                     Toronto, par exemple, conna\u00eet un surcro\u00eet de vitalit\u00e9                     depuis que certaines familles ont commenc\u00e9 \u00e0                     r\u00e9nover et \u00e0 habiter des maisons et d&rsquo;autres                     b\u00e2timents d\u00e9labr\u00e9s dans le voisinage du                     centre-ville. <\/p>\n<h3>Sortir des voitures et revenir \u00e0                   la marche \u00e0 pied<\/h3>\n<p> Dans toute l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord, le coeur des villes                     retrouve son r\u00f4le traditionnel de place du march\u00e9.                     Apr\u00e8s avoir concentr\u00e9, pendant des ann\u00e9es,                     leur attention et leurs investissements sur les centres commerciaux                     de banlieue, les d\u00e9taillants ont eu la fructueuse id\u00e9e                     de r\u00e9examiner les perspectives marchandes des quartiers                     urbains des affaires. Des rues-pi\u00e9tons offrant sous                     un m\u00eame toit toutes les possibilit\u00e9s d&rsquo;achat                     et de divertissement de la Grande Rue sont venues s&rsquo;ajouter                     aux grands magasins traditionnels. Dans l&rsquo;optique du besoin                     de r\u00e9humanisation de la soci\u00e9t\u00e9, il est                     \u00e0 noter que ces rues-pi\u00e9tons comptent davantage                     sur les promeneurs que sur les automobilistes. En sortant                     ces derniers de leurs voitures et en les obligeant \u00e0                     marcher, elles les ont remis en contact avec leurs semblables                     \u00e0 un niveau humain fondamental. <\/p>\n<p> La r\u00e9surrection de la ville, presque consid\u00e9r\u00e9e                     comme morte \u00e0 un certain moment, semble attribuable                     \u00e0 un fait qui a \u00e9chapp\u00e9 aux proph\u00e8tes                     d&rsquo;antan. C&rsquo;est que les hommes <em>aiment <\/em>habiter dans les                     villes malgr\u00e9 leur bruit, leur poussi\u00e8re, leurs                     dangers, etc. Ils aiment le clinquant, l&rsquo;animation, le coudoiement,                     la sensation \u00e9lectrisante de la grande activit\u00e9.                     En voulant \u00eatre au sein des villes, les humains ob\u00e9issent                     \u00e0 une impulsion presque aussi vieille que l&rsquo;humanit\u00e9.                   <\/p>\n<p> D\u00e8s les temps pr\u00e9historiques, les \u00eatres                     humains commencent \u00e0 se rassembler sur les places des                     march\u00e9s cr\u00e9\u00e9es pour faire des \u00e9changes.                     Les habitants des r\u00e9gions \u00e9loign\u00e9es y                     viennent avec leurs produits et passent probablement une nuit                     en ville \u00e0 la belle \u00e9toile. Avec les si\u00e8cles,                     un nombre toujours croissant de personnes d\u00e9cident                     de se fixer dans ces centres de commerce. <\/p>\n<p> Certains deviennent des artisans, se chargeant de faire                     et de raccommoder des choses pour les gens venus des campagnes                     environnantes. Les ma\u00eetres, les pr\u00eatres et les                     lettr\u00e9s font leur apparition. On construit des fortifications,                     des \u00e9coles et des lieux de culte et de divertissement.                     La culture primitive du peuple trouve son enrichissement et                     son apoth\u00e9ose dans les palais, les temples et la statuaire.                     Dans les abris qui servent de ports et sur les grandes routes                     commerciales s&rsquo;amorcent des \u00e9changes avec les cultures                     des autres contr\u00e9es. <\/p>\n<h3>\u00c0 partir de l&rsquo;\u00e2ge du bronze,                   la ville est foyer                   actif de culture<\/h3>\n<p> Ainsi naquirent les villes du monde. Mais toutes les agglom\u00e9rations                     de population ne sont pas de v\u00e9ritables grandes villes.                     La diff\u00e9rence, dit-on, entre une ville et une grande                     ville r\u00e9side dans le r\u00f4le, unique en son genre,                     de r\u00e9servoir et de diffuseur de culture que joue la                     grande ville. Elle est demeur\u00e9e, de l&rsquo;\u00e2ge du                     bronze \u00e0 nos jours, un foyer actif de vie culturelle.                   <\/p>\n<p> Par leur dimension culturelle, les villes ont toujours \u00e9t\u00e9                     des centres d&rsquo;attraction pour les hommes de talent en qu\u00eate                     de connaissances et d&rsquo;inspiration. \u00ab\u00a0La Ville, la Ville\u00a0!,                     \u00e9crit Cic\u00e9ron de sa bien-aim\u00e9e Rome.                     Consacre-toi \u00e0 elle et vis dans son incomparable lumi\u00e8re.\u00a0\u00bb                     Par la seule \u00e9tendue de sa population, la ville offre                     plus de latitude aux artistes et aux artisans pour donner                     libre cours \u00e0 leurs aptitudes. C&rsquo;est elle qui permet                     \u00e0 Michel-Ange de peindre une fresque, \u00e0 Moli\u00e8re                     de faire jouer une pi\u00e8ce, \u00e0 Beethoven de pr\u00e9senter                     une symphonie, \u00e0 Christopher Wren de b\u00e2tir une                     \u00e9glise. <\/p>\n<p> Aujourd&rsquo;hui encore, on retrouve dans bien des villes nord-am\u00e9ricaines                     des choses qui ne pouvaient exister qu&rsquo;en milieu urbain. Une                     petite ville, un faubourg ne peut se payer le luxe d&rsquo;une grande                     biblioth\u00e8que, d&rsquo;une galerie d&rsquo;art ou d&rsquo;un mus\u00e9e.                     Les orchestres symphoniques, les troupes d&rsquo;op\u00e9ra et                     de th\u00e9\u00e2tre font parfois des tourn\u00e9es en                     province, mais la ville reste leur lieu de r\u00e9sidence                     naturel. Il en va de m\u00eame, \u00e0 de rares exceptions                     pr\u00e8s, des \u00e9quipes sportives professionnelles                     et des stades o\u00f9 elles pratiquent leur sport. Tous                     ont besoin des grandes concentrations o\u00f9 florit la                     culture urbaine. <\/p>\n<p> L&rsquo;\u00e9tendue de la ville est l&rsquo;une de ses principales                     sources de plaisir et d&rsquo;\u00e9dification. \u00ab\u00a0Lorsqu&rsquo;un                     homme est las de Londres, il est las de la vie, disait Samuel                     Johnson en 1777, car on trouve \u00e0 Londres tout ce que                     la vie peut offrir.\u00a0\u00bb Une grande ville est en soi un                     petit univers\u00a0; elle r\u00e9unit tous les aspects de                     la vie dans des compartiments r\u00e9duits et accessibles.                     Elle est \u00e0 la fois un microcosme et un microscope en                     ce qu&rsquo;elle renferme et grossit le meilleur et le pire de l&rsquo;humanit\u00e9.                     Le contraste urbain du bien et du mal, de la beaut\u00e9                     et de la laideur a toujours aliment\u00e9 la flamme cr\u00e9atrice                     des artistes de toutes sortes. <\/p>\n<h3>La vari\u00e9t\u00e9 existe \u00e0                   la fois dans les villes et                   entre les villes<\/h3>\n<p> Dans certaines villes, le monde entier se retrouve presque                     litt\u00e9ralement. Les Canadiens sont particuli\u00e8rement                     avantag\u00e9s sous ce rapport. Gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;immigration                     et \u00e0 la coutume canadienne d&rsquo;encourager la diversit\u00e9                     ethnique, peu de m\u00e9tropoles au monde sont aussi cosmopolites                     que les trois plus grandes villes du Canada. Mais certaines                     agglom\u00e9rations moins consid\u00e9rables, comme Winnipeg                     et Hamilton, le sont quasi autant. <\/p>\n<p> \u00c0 Montr\u00e9al, par exemple, on trouve dans une                     m\u00eame rue, et ce sans d\u00e9passer trois p\u00e2t\u00e9s                     de maisons, des restaurants russes, japonais, espagnols, italiens,                     chinois, fran\u00e7ais, arabes et antillais, ainsi que des                     bars am\u00e9ricains et des pubs \u00e0 l&rsquo;anglaise. Et                     cette rue n&rsquo;est pas unique par sa vari\u00e9t\u00e9 dans                     le centre cosmopolite de Montr\u00e9al. Des quartiers complets                     de nos villes ont rev\u00eatu le caract\u00e8re du pays                     d&rsquo;origine de la majorit\u00e9 de leurs habitants. Il y a                     certains secteurs de Toronto o\u00f9 l&rsquo;on jurerait \u00eatre                     \u00e0 Lisbonne et des rues de Vancouver qui pourraient                     aussi bien se trouver \u00e0 Hong-Kong. <\/p>\n<p> La diversit\u00e9 ethnique n&rsquo;est qu&rsquo;une des raisons pour                     lesquelles les Canadiens ont int\u00e9r\u00eat \u00e0                     d\u00e9couvrir leurs propres villes avant de regarder ailleurs.                     S&rsquo;il y a de la vari\u00e9t\u00e9 au sein des villes canadiennes,                     il en existe aussi beaucoup entre ces m\u00eames villes.                     Une personne de Calgary, disons, notera une diff\u00e9rence                     extr\u00eame avec son milieu habituel dans l&rsquo;atmosph\u00e8re                     de vieux port de mer et de ville de garnison qui caract\u00e9rise                     Halifax. Et vice versa\u00a0: pour un habitant d&rsquo;Halifax,                     visiter Calgary c&rsquo;est respirer un air enti\u00e8rement nouveau                     de cow-boys et d&rsquo;Indiens, de p\u00e9trole et de bestiaux,                     l&rsquo;air de l&rsquo;Ouest d&rsquo;hier et d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. <\/p>\n<h3>Les villes neuves du Canada attestent                   que l&rsquo;histoire                   n&rsquo;est pas n\u00e9cessairement ancienne<\/h3>\n<p> Les villes du Canada varient du tr\u00e8s ancien au tout                     nouveau. Fond\u00e9e par Champlain en 1608, la ville de                     Qu\u00e9bec compte parmi les plus vieilles de notre continent.                     Elle demeure baign\u00e9e d&rsquo;histoire et de charme. Vancouver,                     d&rsquo;autre part, n&rsquo;\u00e9tait encore que mar\u00e9cages et                     \u00e9tendues bois\u00e9es \u00e0 flanc de montagne                     lorsqu&rsquo;on la choisit, pas plus tard qu&rsquo;en 1885, comme terminus                     occidental du Pacifique Canadien. Ce fut un bon choix, dans                     un des plus beaux sites qui puissent mettre en valeur le travail                     de l&rsquo;homme. Sa nouveaut\u00e9 m\u00eame, ajout\u00e9e                     \u00e0 son emplacement sur le Pacifique, lui conf\u00e8re                     un cachet particulier de fantaisie d\u00e9contract\u00e9e.                   <\/p>\n<p> Un voyage dans une de nos villes neuves ne peut manquer                     de r\u00e9server des surprises \u00e0 quiconque consid\u00e8re                     l&rsquo;histoire comme synonyme d&rsquo;anciennet\u00e9. L&rsquo;excellent                     Mus\u00e9e de l&rsquo;Alberta \u00e0 Edmonton, par exemple,                     fournit la preuve que l&rsquo;histoire n&rsquo;en pique pas moins la curiosit\u00e9                     parce qu&rsquo;elle est relativement r\u00e9cente. Une exposition                     de machines agricoles datant de la fin du si\u00e8cle pass\u00e9                     peut s&rsquo;y r\u00e9v\u00e9ler aussi int\u00e9ressante qu&rsquo;un                     \u00e9talage d&rsquo;armures de guerre dans une ville ancienne                     de l&rsquo;Europe. Edmonton, par parenth\u00e8se, poss\u00e8de                     huit autres mus\u00e9es, y compris l&rsquo;\u00e9norme Fort                     Edmonton. Ce n&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;un indice de la fid\u00e9lit\u00e9                     avec laquelle les Canadiens de l&rsquo;Ouest ch\u00e9rissent et                     conservent le tr\u00e9sor collectif de leur pass\u00e9.                   <\/p>\n<p> La logique voudrait que l&rsquo;on commence par conna\u00eetre                     son pays avant de visiter celui des autres. Malheureusement,                     les Canadiens se sont montr\u00e9s jusqu&rsquo;ici trop empress\u00e9s                     \u00e0 aller passer leurs vacances ailleurs, sans tenir                     compte des exhortations \u00e0 parcourir d&rsquo;abord le Canada.                     Et lorsqu&rsquo;ils voyagent dans leur pays, ils sont enclins \u00e0                     ne faire que de brefs passages dans les villes afin de mieux                     admirer les beaut\u00e9s naturelles du Canada. \u00c0                     l&rsquo;heure o\u00f9 nos villes neuves atteignent leur majorit\u00e9                     et o\u00f9 les anciennes sont restaur\u00e9es, il serait                     bon de songer \u00e0 d\u00e9couvrir les mines de curiosit\u00e9s                     et de distractions qu&rsquo;elles renferment. <\/p>\n<p> Mais s&rsquo;il convient de conna\u00eetre notre pays et ses                     autres villes, il importe aussi de ne pas n\u00e9gliger                     la ville que nous habitons ou dont nous sommes proches. Il                     est \u00e9tonnant de voir combien de gens r\u00e9sidant                     dans une ville ou sa banlieue ne portent pas le moindre int\u00e9r\u00eat                     \u00e0 ce qui se trouve ou \u00e0 ce qui passe au cour                     de leur ville. Il y a des citadins qui n&rsquo;ont jamais mis les                     pieds dans les mus\u00e9es de leur ville, sauf peut-\u00eatre                     dans leur enfance avec leurs camarades de classe. D&rsquo;autres                     iront bien \u00e0 un match de hockey ou de rugby, mais jamais                     \u00e0 un concert ou \u00e0 une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre                     dans le centre-ville. <\/p>\n<h3>Fl\u00e2ner dans les rues lat\u00e9rales                   simplement pour voir&#8230;<\/h3>\n<p> C&rsquo;est l\u00e0 certes affaires de go\u00fbt\u00a0; il                     est plus d\u00e9plorable encore que certains n&rsquo;aient jamais                     parcouru les rues de leurs villes. Ils n&rsquo;ont jamais pris une                     heure ou deux pour fl\u00e2ner dans les rues lat\u00e9rales                     \u00e0 seule fin de d\u00e9couvrir ce qui s&rsquo;y trouve.                     Riv\u00e9s \u00e0 leur voiture, ils rentrent chez eux                     sans rien voir d\u00e8s la fin de leur travail. Dans la                     soir\u00e9e, ils regarderont parfois un \u00e9pisode d&rsquo;une                     \u00e9mission de t\u00e9l\u00e9vision sur les rues d&rsquo;une                     ville am\u00e9ricaine, et &#8211; durant la pause publicitaire                     &#8211; songeront que la vie est bien grise. <\/p>\n<p> Ils ne savent pas tout ce qu&rsquo;ils manquent. Aller \u00e0                     la d\u00e9couverte d&rsquo;une ville est un passe-temps \u00e0                     la port\u00e9e de tous et d&rsquo;un int\u00e9r\u00eat constant.                     Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de notre ville ou d&rsquo;une autre, il y a toujours                     quelque chose \u00e0 voir. Tout le monde y gagne, car la                     ville a besoin qu&rsquo;on s&rsquo;int\u00e9resse \u00e0 elle pour                     conserver sa sant\u00e9 et sa vitalit\u00e9. Il faut que                     la vie et l&rsquo;amour animent son coeur pour qu&rsquo;elle puisse continuer                     \u00e0 dispenser ses immenses bienfaits \u00e0 l&rsquo;humanit\u00e9.                   <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[51],"class_list":["post-2251","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-51"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 60, N\u00b0 6 - Juin 1979 - La ville red\u00e9couverte - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-60-n-6-juin-1979-la-ville-redecouverte\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 60, N\u00b0 6 - Juin 1979 - La ville red\u00e9couverte\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Formatage PDF Fort discr\u00e9dit\u00e9e il y a quelques ann\u00e9es, la vie urbaine conna\u00eet un regain de faveur. Pour les touristes comme pour ses r\u00e9sidants, la ville est redevenue le lieu o\u00f9 habiter. Aux uns et aux autres, elle offre le merveilleux plaisir de la d\u00e9couverte. Cet attrait est aussi pour la ville une source de [&hellip;]\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-60-n-6-juin-1979-la-ville-redecouverte\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"RBC\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2022-10-17T20:21:25+00:00\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"Est. reading time\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"13 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\/\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-60-n-6-juin-1979-la-ville-redecouverte\/\",\"url\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-60-n-6-juin-1979-la-ville-redecouverte\/\",\"name\":\"Vol. 60, N\u00b0 6 - Juin 1979 - La ville red\u00e9couverte - RBC\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/#website\"},\"datePublished\":\"1979-06-01T00:00:00+00:00\",\"dateModified\":\"2022-10-17T20:21:25+00:00\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-60-n-6-juin-1979-la-ville-redecouverte\/\"]}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/#website\",\"url\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/\",\"name\":\"RBC\",\"description\":\"\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO Premium plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Vol. 60, N\u00b0 6 - Juin 1979 - La ville red\u00e9couverte - RBC","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-60-n-6-juin-1979-la-ville-redecouverte\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"Vol. 60, N\u00b0 6 - Juin 1979 - La ville red\u00e9couverte","og_description":"Formatage PDF Fort discr\u00e9dit\u00e9e il y a quelques ann\u00e9es, la vie urbaine conna\u00eet un regain de faveur. Pour les touristes comme pour ses r\u00e9sidants, la ville est redevenue le lieu o\u00f9 habiter. Aux uns et aux autres, elle offre le merveilleux plaisir de la d\u00e9couverte. Cet attrait est aussi pour la ville une source de [&hellip;]","og_url":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-60-n-6-juin-1979-la-ville-redecouverte\/","og_site_name":"RBC","article_modified_time":"2022-10-17T20:21:25+00:00","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"Est. reading time":"13 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-60-n-6-juin-1979-la-ville-redecouverte\/","url":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-60-n-6-juin-1979-la-ville-redecouverte\/","name":"Vol. 60, N\u00b0 6 - Juin 1979 - La ville red\u00e9couverte - RBC","isPartOf":{"@id":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/#website"},"datePublished":"1979-06-01T00:00:00+00:00","dateModified":"2022-10-17T20:21:25+00:00","inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-60-n-6-juin-1979-la-ville-redecouverte\/"]}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/#website","url":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/","name":"RBC","description":"","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"}]}},"parsely":{"version":"1.1.0","canonical_url":"https:\/\/rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-60-n-6-juin-1979-la-ville-redecouverte\/","smart_links":{"inbound":0,"outbound":0},"traffic_boost_suggestions_count":0,"meta":{"@context":"https:\/\/schema.org","@type":"NewsArticle","headline":"Vol. 60, N\u00b0 6 &#8211; Juin 1979 &#8211; La ville red\u00e9couverte","url":"http:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-60-n-6-juin-1979-la-ville-redecouverte\/","mainEntityOfPage":{"@type":"WebPage","@id":"http:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-60-n-6-juin-1979-la-ville-redecouverte\/"},"thumbnailUrl":"","image":{"@type":"ImageObject","url":""},"articleSection":"Uncategorized","author":[],"creator":[],"publisher":{"@type":"Organization","name":"RBC","logo":""},"keywords":[],"dateCreated":"1979-06-01T00:00:00Z","datePublished":"1979-06-01T00:00:00Z","dateModified":"2022-10-17T20:21:25Z"},"rendered":"<script type=\"application\/ld+json\" class=\"wp-parsely-metadata\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@type\":\"NewsArticle\",\"headline\":\"Vol. 60, N\\u00b0 6 &#8211; Juin 1979 &#8211; La ville red\\u00e9couverte\",\"url\":\"http:\\\/\\\/www.rbc.com\\\/fr\\\/notre-compagnie\\\/histoire\\\/bulletin\\\/vol-60-n-6-juin-1979-la-ville-redecouverte\\\/\",\"mainEntityOfPage\":{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"http:\\\/\\\/www.rbc.com\\\/fr\\\/notre-compagnie\\\/histoire\\\/bulletin\\\/vol-60-n-6-juin-1979-la-ville-redecouverte\\\/\"},\"thumbnailUrl\":\"\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"url\":\"\"},\"articleSection\":\"Uncategorized\",\"author\":[],\"creator\":[],\"publisher\":{\"@type\":\"Organization\",\"name\":\"RBC\",\"logo\":\"\"},\"keywords\":[],\"dateCreated\":\"1979-06-01T00:00:00Z\",\"datePublished\":\"1979-06-01T00:00:00Z\",\"dateModified\":\"2022-10-17T20:21:25Z\"}<\/script>","tracker_url":"https:\/\/cdn.parsely.com\/keys\/rbc.com\/p.js"},"featured_img":false,"coauthors":[],"author_meta":{"author_link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/author\/","display_name":""},"relative_dates":{"created":"Publi\u00e9 47 ans il y a","modified":"Mis \u00e0 jour 4 ans il y a"},"absolute_dates":{"created":"Publi\u00e9 le 1 juin 1979","modified":"Mise \u00e0 jour le 17 octobre 2022"},"absolute_dates_time":{"created":"Publi\u00e9 le 1 juin 1979 12:00  ","modified":"Mise \u00e0 jour le 17 octobre 2022 8:21  "},"featured_img_caption":"","tax_additional":{"category":{"linked":["<a href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/category\/uncategorized\/\" class=\"advgb-post-tax-term\">Uncategorized<\/a>"],"unlinked":["<span class=\"advgb-post-tax-term\">Uncategorized<\/span>"],"slug":"category","name":"Cat\u00e9gories"},"rbc_letter_theme":{"linked":[],"unlinked":[],"slug":"rbc_letter_theme","name":"Themes"},"rbc_letter_year":{"linked":["<a href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/year\/1979\/\" class=\"advgb-post-tax-term\">1979<\/a>"],"unlinked":["<span class=\"advgb-post-tax-term\">1979<\/span>"],"slug":"rbc_letter_year","name":"Years"}},"series_order":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter\/2251","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/rbc_letter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/87"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter\/2251\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2251"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2251"},{"taxonomy":"rbc_letter_theme","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter_theme?post=2251"},{"taxonomy":"rbc_letter_year","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter_year?post=2251"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}