{"id":2248,"date":"1976-06-01T00:00:00","date_gmt":"1976-06-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-57-n-6-juin-1976-le-travailleur-benevole-dans-notre-societe\/"},"modified":"2022-10-17T20:12:23","modified_gmt":"2022-10-17T20:12:23","slug":"vol-57-n-6-juin-1976-le-travailleur-benevole-dans-notre-societe","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-57-n-6-juin-1976-le-travailleur-benevole-dans-notre-societe\/","title":{"rendered":"Vol. 57, N\u00b0 6 &#8211; Juin 1976 &#8211; Le travailleur b\u00e9n\u00e9vole dans notre soci\u00e9t\u00e9"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p><a href=\"pdf\/juin1976.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Formatage                     PDF<\/a> <\/p>\n<p class=\"boldtext\">La civilisation semble ainsi faite que plus                     elle se d\u00e9veloppe, plus les rapports deviennent difficiles                     entre les hommes. <\/p>\n<p> Mais nous commen\u00e7ons \u00e0 nous apercevoir que                     la terre serait un bien pi\u00e8tre lieu de s\u00e9jour                     si la m\u00e9canisation de l&rsquo;existence devait nous priver                     des contacts que nous vaut la fr\u00e9quentation volontaire                     de nos semblables. Son Excellence le gouverneur g\u00e9n\u00e9ral                     du Canada, le major-g\u00e9n\u00e9ral Georges Vanier,                     disait, il y a quelques ann\u00e9es, aux membres d&rsquo;une conf\u00e9rence                     du Conseil canadien du bien-\u00eatre social r\u00e9unissant                     des chefs de groupe de toutes les parties du Canada\u00a0:                     \u00ab\u00a0\u00c0 mesure que notre soci\u00e9t\u00e9 devient                     plus compliqu\u00e9e et individualiste, la n\u00e9cessit\u00e9                     du travail b\u00e9n\u00e9vole se r\u00e9v\u00e8le                     chaque jour plus grande, car il est essentiel de maintenir                     un certain \u00e9quilibre entre la complexit\u00e9 et                     la conscience.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Il ne s&rsquo;agit pas de se faire une conception exalt\u00e9e                     ou romanesque du d\u00e9vouement personnel, mais tout simplement                     de se rappeler que la collaboration spontan\u00e9e des particuliers                     et des groupements est la v\u00e9ritable base de la soci\u00e9t\u00e9                     d\u00e9mocratique, et que c&rsquo;est l\u00e0 l&rsquo;un des principaux                     moyens qui nous permettent de rester humains en d\u00e9pit                     des progr\u00e8s de la m\u00e9canisation et de l&rsquo;automation.                   <\/p>\n<p> La soci\u00e9t\u00e9 dont il est question dans le pr\u00e9sent                     <em>Bulletin <\/em>d\u00e9signe le genre de vie qui existe                     dans les collectivit\u00e9s organis\u00e9es, o\u00f9                     tous ont des buts et des int\u00e9r\u00eats communs. Quant                     au mot \u00ab\u00a0social\u00a0\u00bb, il est employ\u00e9 ici dans                     son sens le plus large de tout ce qui concerne ou favorise                     la vie en soci\u00e9t\u00e9. <\/p>\n<p> Le travail b\u00e9n\u00e9vole profite non seulement                     \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9, mais aussi \u00e0 celui                     qui l&rsquo;accomplit. Le \u00ab\u00a0volontaire\u00a0\u00bb se rend bien                     compte de la pr\u00e9cieuse exp\u00e9rience qu&rsquo;il peut                     acqu\u00e9rir en \u00e9changeant des id\u00e9es et en                     travaillant avec les autres \u00e0 la r\u00e9alisation                     d&rsquo;une ouvre particuli\u00e8re ou commune. <\/p>\n<p> Nos raisons de collaborer avec autrui n&rsquo;ont pas beaucoup                     d&rsquo;importance. Suivant la r\u00e8gle du Talmud, \u00ab\u00a0un                     homme doit faire une bonne action, m\u00eame s&rsquo;il ne la fait                     que pour des motifs secrets, car il apprendra ainsi \u00e0                     aimer le bien pour lui-m\u00eame\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p> Vous voulez \u00e9prouver le sentiment du devoir accompli,                     tenter quelque chose de nouveau, rompre avec la monotonie                     d&rsquo;un monde prosa\u00efque, exprimer votre personnalit\u00e9                     ou simplement pratiquer la solidarit\u00e9\u00a0? Il n&rsquo;y                     a pas de meilleure fa\u00e7on de chasser les id\u00e9es                     noires ni de meilleur antidote contre le poison des crises                     mondiales que de participer attentivement \u00e0 un travail                     avec et pour d&rsquo;autres. Le r\u00e9sultat final est l&rsquo;\u00e9panouissement                     personnel, qui se situe \u00e0 un niveau plus \u00e9lev\u00e9                     que l&rsquo;int\u00e9r\u00eat personnel. <\/p>\n<p> Il n&rsquo;existe pas de recette toute faite pour \u00eatre altruiste.                     Dans une soci\u00e9t\u00e9 libre, chaque citoyen peut                     contribuer selon ses possibilit\u00e9s \u00e0 fa\u00e7onner                     le milieu o\u00f9 il vit\u00a0; c&rsquo;est ce qui le distingue                     des membres d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 asservie. Il a des                     id\u00e9es, des opinions, des go\u00fbts et des talents                     \u00e0 communiquer. <\/p>\n<p> Rendre service sans ostentation ni fla-fla, voil\u00e0                     le trait caract\u00e9ristique du bon citoyen. Dickens a                     bross\u00e9 le portrait du poseur dans <em>La Petite Dorrit<\/em>.                     Il s&rsquo;agit de M. Casby, qui paraissait toujours d\u00e9bordant                     de bont\u00e9, mais dont la bienveillance ne se traduisait                     jamais par des actes. <\/p>\n<p> C&rsquo;est par notre action que nous nous int\u00e9grons dans                     notre entourage et que nous participons aux affaires de la                     vie. Si nous voulons devenir des citoyens vraiment actifs                     et utiles, nous devons nous efforcer de d\u00e9couvrir les                     besoins sociaux de notre milieu et offrir l&rsquo;aide que nous                     sommes en mesure de pr\u00eater. \u00ab\u00a0Donne ce que tu as,                     dit Longfellow. Pour quelqu&rsquo;un, cela vaut peut-\u00eatre                     mieux encore que tu n&rsquo;oserais le croire.\u00a0\u00bb <\/p>\n<h3>La nature de la soci\u00e9t\u00e9<\/h3>\n<p> Ceux qui \u00e9tudient l&rsquo;anthropologie et l&rsquo;arch\u00e9ologie                     s&rsquo;\u00e9tonnent avec raison en consid\u00e9rant le bref                     intervalle &#8211; \u00e0 peine un moment du temps qui s&rsquo;est \u00e9coul\u00e9                     depuis la cr\u00e9ation du monde &#8211; qu&rsquo;il a fallu \u00e0                     l&rsquo;humanit\u00e9 pour \u00e9difier la soci\u00e9t\u00e9                     et la civilisation actuelles. <\/p>\n<p> Pris dans son sens large d&rsquo;int\u00e9r\u00eat v\u00e9ritable                     pour le bien-\u00eatre des autres, le service social est                     aussi ancien que la civilisation elle-m\u00eame, mais le                     temps est peut-\u00eatre venu d&rsquo;en r\u00e9affirmer le but.                   <\/p>\n<p> \u00c0 une \u00e9poque o\u00f9 nous nous pr\u00e9occupons                     tellement de la d\u00e9fense, il importe de nous demander                     ce que nous voulons d\u00e9fendre. Nous ne devons pas nous                     contenter de formuler de grandes th\u00e9ories sur la paix                     universelle. Il n&rsquo;est que trop facile de les proclamer et                     d&rsquo;en faire parade sans sacrifier la moindre parcelle de temps                     ou d&rsquo;effort. Ce qui est essentiel, c&rsquo;est de montrer d&rsquo;une                     fa\u00e7on concr\u00e8te que nous tenons \u00e0 voir                     survivre notre soci\u00e9t\u00e9, tant pour ce qu&rsquo;elle                     nous donne que pour ce que nous lui donnons. Ainsi qu&rsquo;on l&rsquo;a                     \u00e9crit dans le <em>Rapport de la Commission royale d&rsquo;enqu\u00eate                     sur l&rsquo;avancement des arts, lettres et sciences au Canada<\/em>.                     \u00ab\u00a0Ce serait un paradoxe que de nous appr\u00eater \u00e0                     d\u00e9fendre une richesse que nous ne voudrions ni accro\u00eetre                     ni faire fructifier, et que nous laisserions, au contraire,                     se d\u00e9sint\u00e9grer.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> En aidant \u00e0 subvenir \u00e0 une cat\u00e9gorie                     de besoins, que ce soit dans le domaine de la bienfaisance                     ou de la culture, ou dans celui de la d\u00e9linquance ou                     de la sant\u00e9, le travailleur b\u00e9n\u00e9vole                     favorise et prot\u00e8ge le bien-\u00eatre de toute la                     collectivit\u00e9. <\/p>\n<p> L&rsquo;homme ind\u00e9pendant et repli\u00e9 sur lui-m\u00eame                     n&rsquo;a plus cours dans la civilisation moderne. C&rsquo;est un principe                     fondamental en d\u00e9mocratie que les citoyens n&rsquo;ont pas                     besoin d&rsquo;\u00eatre tous d&rsquo;accord\u00a0; mais ils doivent                     fournir leur apport. Nul ne peut se consid\u00e9rer comme                     isol\u00e9, ni dans ses origines ni dans son existence.                   <\/p>\n<p> Quant \u00e0 savoir exactement quels groupes et quelles                     institutions sociales serviront de v\u00e9hicules \u00e0                     notre d\u00e9vouement, cela d\u00e9pendra de notre formation,                     de nos pr\u00e9f\u00e9rences et des occasions qui s&rsquo;offriront                     \u00e0 nous dans notre milieu. Il est sage de pr\u00eater                     son concours dans plusieurs domaines diff\u00e9rents. Les                     hommes dont les noms sont pass\u00e9s \u00e0 l&rsquo;histoire                     avaient plus d&rsquo;une corde \u00e0 leur arc, et leurs biographies                     nous montrent qu&rsquo;ils ont vraiment joui de la vie. <\/p>\n<h3>Une vie plus riche<\/h3>\n<p> Le travail b\u00e9n\u00e9vole est une source d&rsquo;enrichissement                     pour ceux qui s&rsquo;y adonnent. Il est le propre des \u00eatres                     d\u00e9sireux d&rsquo;\u00e9largir le cadre dans lequel ils                     peuvent exercer une action f\u00e9conde. <\/p>\n<p> Les femmes ne sont plus uniquement m\u00e8res et ma\u00eetresses                     de maison. Elles trouvent, dans la soci\u00e9t\u00e9,                     la possibilit\u00e9 d&rsquo;exercer leurs talents de cr\u00e9ation                     et d&rsquo;innovation. Elles participent plus pleinement au service                     social, o\u00f9 elles d\u00e9veloppent leurs dons sur                     un pied d&rsquo;\u00e9galit\u00e9 avec les hommes. <\/p>\n<p> Quels que soient nos talents, notre fortune ou notre joie,                     ils se trouveront accrus, souvent m\u00eame \u00e0 l&rsquo;infini,                     si nous les partageons avec les autres. Nos moments tes plus                     profitables et les plus heureux sont ceux o\u00f9 nous travaillons                     avec nos semblables en vue d&rsquo;atteindre un but commun. La survie                     elle-m\u00eame n&rsquo;est possible qu&rsquo;au prix d&rsquo;un effort concert\u00e9.                   <\/p>\n<p> Si le monde nous para\u00eet triste et banal, nous devons                     avouer en toute franchise que c&rsquo;est parce que nous sommes                     si absorb\u00e9s par notre petit int\u00e9r\u00eat personnel                     que nous r\u00e9sistons m\u00eame aux tentatives que font                     parfois les autres pour nous confier leurs probl\u00e8mes.                     En conseillant au malheureux jeune homme riche de \u00ab\u00a0vendre                     tous ses biens et d&rsquo;en donner le produit aux pauvres\u00a0\u00bb,                     le Ma\u00eetre ne songeait pas au soulagement des mis\u00e9reux,                     mais \u00e0 l&rsquo;\u00e2me du jeune homme. <\/p>\n<p> Chacun de nous a en soi des v\u00e9rit\u00e9s \u00e0                     communiquer, des connaissances \u00e0 faire valoir, des                     sentiments \u00e0 exprimer. Lorsque ceux-ci viennent combler                     un besoin dans la vie de quelqu&rsquo;un, ne serait-ce que pendant                     un instant fugitif, il y a plus de bonheur sur la terre. Il                     faut naturellement nous sp\u00e9cialiser dans les domaines                     pour lesquels nous avons des aptitudes particuli\u00e8res,                     sans oublier cependant les notes d&rsquo;agr\u00e9ment que sont                     la compr\u00e9hension, la sympathie et l&rsquo;humour. <\/p>\n<p> Quoi que nous fassions, il importe de le faire pour de bon                     et \u00e0 plein coeur. C&rsquo;est le seul moyen de faire jaillir                     les \u00e9lans et les qualit\u00e9s qu&rsquo;\u00e9touffent                     en nous le train-train de la vie quotidienne. L&rsquo;un des grands                     avantages du service b\u00e9n\u00e9vole est de nous donner                     une impression de renouvellement, de ma\u00eetrise de notre                     destin\u00e9e, car il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une chose que nous                     accomplissons par n\u00e9cessit\u00e9, pour gagner notre                     vie ou conserver notre rang, mais d&rsquo;une oeuvre que nous choisissons                     de faire par un acte de notre libert\u00e9 afin d&rsquo;apporter                     notre contribution au bien de la soci\u00e9t\u00e9. <\/p>\n<h3>Les associations b\u00e9n\u00e9voles<\/h3>\n<p> Les organisations b\u00e9n\u00e9voles constituent l&rsquo;une                     des meilleures \u00e9coles de formation id\u00e9ologique                     au mode de vie d\u00e9mocratique. La tendance de plus en                     plus prononc\u00e9e des gouvernements et de la civilisation                     vers le s\u00e9cularisme et le totalitarisme doit nous avertir                     qu&rsquo;il importe de cr\u00e9er des normes morales, des normes                     de service, des normes de civisme. Or, ces normes ne peuvent                     \u00eatre \u00e9tablies qu&rsquo;en collaboration par des gens                     qui partagent les m\u00eames id\u00e9es et les m\u00eames                     sentiments. <\/p>\n<p> Les associations b\u00e9n\u00e9voles sont celles dont                     on est libre de faire partie, selon son gr\u00e9. Elles                     sont ouvertes aux personnes qui ont des int\u00e9r\u00eats                     ou un but communs. Elles \u00e9laborent elles-m\u00eames                     leur programme et dirigent leurs propres activit\u00e9s.                     Leur principale mission est d&rsquo;\u00e9veiller l&rsquo;attention,                     l&rsquo;int\u00e9r\u00eat et le sens du devoir du public. Elles                     ont ordinairement pour objet d&rsquo;instruire, d&rsquo;enseigner ou de                     rendre service. <\/p>\n<p> Quelles sont les principales fonctions des soci\u00e9t\u00e9s                     b\u00e9n\u00e9voles\u00a0? Tout d&rsquo;abord, elles fournissent                     \u00e0 ceux qui en font partie la possibilit\u00e9 de                     se d\u00e9vouer en donnant de leur temps, de leur travail                     ou de leur argent. Mais les cotisations et les dons ne sont                     pas ce qu&rsquo;il y a de plus important pour les membres d&rsquo;une                     soci\u00e9t\u00e9 de ce genre. <\/p>\n<p> Ce qui compte vraiment, c&rsquo;est la libre union des efforts                     en vue d&rsquo;explorer et de jalonner des voies que la collectivit\u00e9                     ou les gouvernants pourront ensuite suivre et am\u00e9liorer                     au besoin\u00a0; de contribuer \u00e0 l&rsquo;\u00e9quilibre                     du pouvoir social\u00a0; de collaborer avec les autorit\u00e9s                     gouvernementales\u00a0; de vivifier l&rsquo;int\u00e9r\u00eat                     des conseils municipaux\u00a0; de stimuler toutes les initiatives                     fond\u00e9es sur la collaboration de la collectivit\u00e9                     ou de ses institutions\u00a0; de cr\u00e9er une opinion                     publique \u00e9clair\u00e9e et d&rsquo;en orienter utilement                     l&rsquo;influence. <\/p>\n<p> Ce n&rsquo;est pas l\u00e0 une besogne facile. Les t\u00e2ches                     de cette nature sont plus astreignantes que jamais, et l&rsquo;on                     exige de plus en plus des ressources disponibles. La qualit\u00e9                     du travail \u00e0 accomplir est sup\u00e9rieure \u00e0                     celle qu&rsquo;on demandait autrefois, et les membres des soci\u00e9t\u00e9s                     b\u00e9n\u00e9voles, doivent \u00eatre en mesure d&rsquo;\u00e9tudier                     et d&rsquo;adopter les nouvelles m\u00e9thodes qui se r\u00e9v\u00e8lent                     meilleures que les anciennes. <\/p>\n<h3>Les activit\u00e9s culturelles<\/h3>\n<p> Mais les associations b\u00e9n\u00e9voles ne sont pas                     toutes destin\u00e9es au soulagement de la mis\u00e8re,                     au soin des malades ou \u00e0 la protection des abandonn\u00e9s.                     Certaines d&rsquo;entre elles sont de caract\u00e8re litt\u00e9raire                     ou artistique. <\/p>\n<p> L&rsquo;une des ran\u00e7ons de la m\u00e9canisation a consist\u00e9                     \u00e0 r\u00e9duire les contacts culturels entre les hommes.                     Le divertissement m\u00e9canis\u00e9 et si commode que                     nous apporte la t\u00e9l\u00e9vision prend la place des                     r\u00e9unions familiales et paroissiales, o\u00f9 l&rsquo;on                     se rencontrait pour causer et discuter. On n&rsquo;a encore rien                     trouv\u00e9 pour remplacer l&rsquo;excellent moyen de formation                     que repr\u00e9sentaient autrefois les cercles locaux, non                     seulement pour les acteurs et les chefs, mais aussi pour leurs                     amis qui venaient les critiquer ou les applaudir. <\/p>\n<p> Personne ne peut mettre en doute l&rsquo;importance de la contribution                     apport\u00e9e par les soci\u00e9t\u00e9s b\u00e9n\u00e9voles                     \u00e0 la vie culturelle du Canada. On en trouve des preuves                     dans tous les chapitres du <em>Rapport de la Commission royale                     d&rsquo;enqu\u00eate sur l&rsquo;avancement des arts, lettres et sciences                     au Canada<\/em>. Dans les domaines du ballet, de la musique                     et des autres arts, de la litt\u00e9rature et du th\u00e9\u00e2tre,                     les groupements b\u00e9n\u00e9voles s&rsquo;appliquent \u00e0                     encourager et \u00e0 d\u00e9velopper les talents de chez                     nous, tout en contribuant, dans le domaine de l&rsquo;\u00e9ducation,                     \u00e0 former une opinion publique \u00e9clair\u00e9e,                     ouvre n\u00e9cessaire entre toutes dans une d\u00e9mocratie.                     Parmi les centaines de m\u00e9moires pr\u00e9sent\u00e9s                     \u00e0 la Commission, les plus nombreux ont \u00e9t\u00e9                     de loin ceux des soci\u00e9t\u00e9s b\u00e9n\u00e9voles.                   <\/p>\n<p> Comme les gouvernements se sont montr\u00e9s plus lents                     \u00e0 assumer leurs responsabilit\u00e9s en mati\u00e8re                     d&rsquo;activit\u00e9s culturelles qu&rsquo;en mati\u00e8re d&rsquo;hygi\u00e8ne                     publique et de besoins \u00e9conomiques, c&rsquo;est sur l&rsquo;effort                     b\u00e9n\u00e9vole qu&rsquo;il faut compter pour combler cette                     lacune. D&rsquo;apr\u00e8s une enqu\u00eate faite par le Bureau                     f\u00e9d\u00e9ral de la statistique, environ une personne                     sur vingt-cinq a suivi un cours pour adultes pendant une p\u00e9riode                     de r\u00e9f\u00e9rence de neuf mois. Or, pr\u00e8s de                     trente pour cent des cours en question ont \u00e9t\u00e9                     donn\u00e9s par des organismes et des associations de caract\u00e8re                     priv\u00e9. <\/p>\n<h3>L&rsquo;\u00c9tat et l&rsquo;effort b\u00e9n\u00e9vole<\/h3>\n<p> La contribution de l&rsquo;\u00c9tat au bien-\u00eatre social                     et \u00e0 la vie culturelle du pays ne diminue en rien la                     port\u00e9e, l&rsquo;importance et la valeur du travail professionnel                     qui s&rsquo;accomplit dans les organismes priv\u00e9s, pas plus                     qu&rsquo;elle ne supprime le besoin des services que rendent les                     groupements b\u00e9n\u00e9voles. M\u00eame si les gouvernements                     d\u00e9pensent chaque ann\u00e9e des millions pour le                     bien-\u00eatre social de la population &#8211; allocations familiales,                     assurance-ch\u00f4mage, pensions de vieillesse, allocations                     aux m\u00e8res n\u00e9cessiteuses, pensions aux aveugles,                     aide aux infirmes &#8211; il y a toujours des probl\u00e8mes et                     des situations qui d\u00e9bordent le champ d&rsquo;activit\u00e9                     des gouvernements. <\/p>\n<p> L&rsquo;assistance publique assure l&rsquo;indispensable et procure                     les n\u00e9cessit\u00e9s de l&rsquo;existence. Les services                     b\u00e9n\u00e9voles, eux, pourvoient d&rsquo;une fa\u00e7on                     g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 des besoins sp\u00e9ciaux                     et conf\u00e8rent pour ainsi dire une \u00e2me \u00e0                     l&rsquo;aide mat\u00e9rielle. <\/p>\n<p> Le v\u00e9ritable service social ne se dispense pas en                     s\u00e9rie. Malgr\u00e9 tous les efforts d\u00e9ploy\u00e9s                     par les gouvernements, leurs services et leurs organismes                     de toutes sortes, les contacts humains et l&rsquo;effort individuel                     demeureront une n\u00e9cessit\u00e9 \u00e0 laquelle                     des programmes \u00e9labor\u00e9s \u00e0 la cha\u00eene                     ne sauraient r\u00e9pondre de fa\u00e7on satisfaisante                     \u00e0 l&rsquo;heure actuelle. <\/p>\n<p> L&rsquo;assistance sociale b\u00e9n\u00e9vole telle qu&rsquo;on                     l&rsquo;entend aujourd&rsquo;hui vise \u00e0 assurer le v\u00e9ritable                     bien-\u00eatre des charg\u00e9s de famille et de leurs                     enfants. Elle ne se limite pas \u00e0 les maintenir en vie                     et \u00e0 les tirer d&#8217;embarras. Son but n&rsquo;est pas seulement                     de traiter et panser les plaies, mais de les gu\u00e9rir.                     On est de plus en plus convaincu que la r\u00e9adaptation                     vaut mieux que les secours, les conseils mieux que les avis                     et la pr\u00e9vention mieux que l&rsquo;am\u00e9lioration. <\/p>\n<p> Il y a en ce monde des centaines de choses qui sont bonnes,                     mais sur lesquelles on ne peut l\u00e9gif\u00e9rer, des                     choses qui ne se feront jamais si personne ne s&rsquo;offre \u00e0                     les faire. Selon les termes du gouverneur g\u00e9n\u00e9ral,                     \u00ab\u00a0le service b\u00e9n\u00e9vole est un enrichissement                     pour l&rsquo;individu et un bienfait pour la collectivit\u00e9\u00a0\u00bb.                   <\/p>\n<h3>Les organismes sp\u00e9cialis\u00e9s<\/h3>\n<p> La recherche s\u00e9culaire de l&rsquo;adaptation \u00e0 la                     vie et de la paix de l&rsquo;\u00e2me peut maintenant compter sur                     l&rsquo;apport des m\u00e9thodes scientifiques du service social,                     et les travailleurs b\u00e9n\u00e9voles doivent savoir                     o\u00f9 leur mission se termine et o\u00f9 celle des travailleurs                     professionnels commence. <\/p>\n<p> Il n&rsquo;y a pas si longtemps encore les services de bien-\u00eatre                     social \u00e9taient assur\u00e9s exclusivement par des                     auxiliaires b\u00e9n\u00e9voles, mais avec la complexit\u00e9                     croissante de l&rsquo;existence, il devint n\u00e9cessaire de                     recourir \u00e0 des agents \u00e0 temps complet et sp\u00e9cialement                     form\u00e9s. Une profession nouvelle et des plus importantes                     des temps modernes fut donc mise sur pied dans le but sp\u00e9cial                     de soulager la mis\u00e8re. La premi\u00e8re \u00e9cole                     de service social du Canada ouvrit ses portes \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9                     de Toronto en 1914, et en 1918 une deuxi\u00e8me \u00e9tait                     cr\u00e9\u00e9e \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 McGill. Au                     milieu de l&rsquo;ann\u00e9e 1962, il y avait huit \u00e9coles                     de ce genre dans notre pays. <\/p>\n<p> Le travail social sp\u00e9cialis\u00e9 est une noble                     profession, dans laquelle des hommes et des femmes trouvent                     leur r\u00e9compense, non pas tant dans l&rsquo;argent qu&rsquo;ils                     y gagnent que dans l&rsquo;amour de leur travail, dans le sentiment                     de sa dignit\u00e9 et de son importance, dans la certitude                     de contribuer d&rsquo;une fa\u00e7on appr\u00e9ciable au bonheur                     de l&rsquo;humanit\u00e9. <\/p>\n<p> Mais ces sp\u00e9cialistes ont besoin, dans leur travail,                     de l&rsquo;aide des auxiliaires b\u00e9n\u00e9voles. Un bon                     programme de bien-\u00eatre local doit \u00eatre con\u00e7u                     par les habitants de la localit\u00e9, puis mis en oeuvre                     gr\u00e2ce aux efforts communs du travailleur professionnel                     et du travailleur b\u00e9n\u00e9vole. Et il est tr\u00e8s                     important que le sp\u00e9cialiste se garde de consid\u00e9rer                     ses collaborateurs b\u00e9n\u00e9voles tout simplement                     comme des aides non r\u00e9mun\u00e9r\u00e9s. <\/p>\n<p> Dans un monde aussi changeant que le n\u00f4tre, il importe                     de pouvoir s&rsquo;appuyer sur la bienveillance active du public                     et le profond d\u00e9vouement du travailleur b\u00e9n\u00e9vole.                     Pour cela le travailleur professionnel doit donner l&rsquo;impression                     qu&rsquo;il est indubitablement le meilleur interm\u00e9diaire                     pour ex\u00e9cuter la t\u00e2che et qu&rsquo;il sait comment                     s&rsquo;y prendre. Mais son r\u00f4le ne s&rsquo;arr\u00eate pas l\u00e0.                     Il lui incombe en outre d&rsquo;analyser le travail \u00e0 faire                     afin de trouver la place qui peut \u00eatre remplie \u00e0                     la plus grande satisfaction du travailleur volontaire et au                     plus grand avantage des clients de la soci\u00e9t\u00e9                     d&rsquo;assistance sociale. <\/p>\n<h3>Les commissions et les comit\u00e9s<\/h3>\n<p> Une grande partie du travail des organismes b\u00e9n\u00e9voles                     se fait en commission ou en comit\u00e9. <\/p>\n<p> Un bon groupe de travail ne se compose pas de gens qui ont                     \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9s en raison de leur rang, de                     leur influence ou de leur fortune, mais de personnes que l&rsquo;on                     a choisies \u00e0 cause de leur d\u00e9sir de travailler                     pour le bien de l&rsquo;organisation et de l&rsquo;intelligence, de l&rsquo;\u00e9nergie                     et de la bonne volont\u00e9 avec lesquelles elles s&rsquo;acquitteront                     de leur t\u00e2che. <\/p>\n<p> On ne se r\u00e9unit pas en comit\u00e9 pour causer,                     m\u00eame le plus s\u00e9rieusement du monde. Il est facile                     de discourir savamment et avec fatuit\u00e9 de la d\u00e9linquance                     juv\u00e9nile, par exemple, mais avec moins de fruit que                     n&rsquo;en aurait la moindre petite action. Un comit\u00e9 s\u00e9rieux                     ne pose pas, ne verse pas dans la vaine rh\u00e9torique\u00a0;                     il s&#8217;empresse au contraire de trouver le meilleur moyen d&rsquo;atteindre                     son but. Il \u00e9vite les discussions sur les formalit\u00e9s                     et s&rsquo;attaque directement \u00e0 l&rsquo;essence m\u00eame de                     sa mission\u00a0: les besoins humains. <\/p>\n<p> La raison pour laquelle on convoque des comit\u00e9s et                     des r\u00e9unions est qu&rsquo;il arrive rarement qu&rsquo;une seule                     personne connaisse tous les points ou tous les aspects d&rsquo;une                     question. Un \u00e9change d&rsquo;opinions est n\u00e9cessaire                     pour faire jaillir la lumi\u00e8re&#8230; et la bonne solution.                     Pour bien remplir sa charge, celui qui fait partie d&rsquo;un comit\u00e9                     doit \u00e9tudier chaque probl\u00e8me, afin de pouvoir                     parler en connaissance de cause et jouer un r\u00f4le vraiment                     utile. <\/p>\n<p> Le concours des hommes d&rsquo;affaires est particuli\u00e8rement                     pr\u00e9cieux pour les commissions et les comit\u00e9s                     d&rsquo;assistance sociale, \u00e0 cause de la fa\u00e7on sp\u00e9ciale                     dont ils envisagent les choses. Il est bon de pouvoir compter                     sur leur exp\u00e9rience pour localiser un probl\u00e8me,                     le rattacher \u00e0 un groupe, entreprendre des recherches,                     recueillir des renseignements, examiner les divers moyens                     de r\u00e9soudre le probl\u00e8me et prendre une d\u00e9cision.                   <\/p>\n<p> Ces hommes ne regrettent pas un seul instant du temps qu&rsquo;ils                     consacrent aux associations b\u00e9n\u00e9voles, mais                     ils tiennent \u00e0 ce que les r\u00e9unions soient bien                     organis\u00e9es et conduites avec comp\u00e9tence. <\/p>\n<h3>Autres temps autres probl\u00e8mes<\/h3>\n<p> L&rsquo;un des devoirs de la d\u00e9mocratie est de veiller                     \u00e0 emp\u00eacher les citoyens d&rsquo;\u00eatre submerg\u00e9s                     par le flot montant de la civilisation nouvelle et de c\u00e9der                     au sentiment de la futilit\u00e9. <\/p>\n<p> Certains de leurs probl\u00e8mes sont imputables \u00e0                     la soci\u00e9t\u00e9 elle-m\u00eame, d&rsquo;autres \u00e0                     l&rsquo;ent\u00eatement naturel des humains, d&rsquo;autres encore au                     milieu mat\u00e9riel, d&rsquo;autres enfin aux changements suscit\u00e9s                     par l&rsquo;industrialisation et l&rsquo;automation. <\/p>\n<p> Nous ne pouvons rattacher avec certitude les divers besoins                     d&rsquo;assistance \u00e0 telle ou telle cause isol\u00e9e.                     Les choses se passent un peu comme dans <em>Les voyages de                     Gulliver<\/em>, o\u00f9 ce n&rsquo;\u00e9tait pas un fil de lilliputiens                     en particulier qui retenait le g\u00e9ant encha\u00een\u00e9                     au sol, mais les milliers de brins dont les diligents petits                     hommes entour\u00e8rent de toutes parts le corps de leur                     prisonnier. <\/p>\n<p> Nous devons reconna\u00eetre que, dans une soci\u00e9t\u00e9                     aussi vaste et aussi complexe que celle qui existe actuellement,                     certaines personnes auront \u00e0 souffrir sans que ce soit                     pr\u00e9cis\u00e9ment de leur faute. Une multitude de                     gens ont besoin de secours, non pas \u00e0 cause des incendies,                     des inondations et de la guerre, mais en raison de l&rsquo;h\u00e9r\u00e9dit\u00e9,                     de leur formation et de leur milieu social. De lourds fardeaux                     \u00e9choient parfois \u00e0 des hommes ou des femmes                     qui ne sont ni physiquement ni mentalement pr\u00e9par\u00e9s                     \u00e0 les porter. <\/p>\n<h3>Les dispositions d&rsquo;esprit du travailleur<\/h3>\n<p> Ce que nous demandons au bon travailleur b\u00e9n\u00e9vole,                     ce n&rsquo;est pas de s&rsquo;accommoder de l&rsquo;\u00e9tat actuel des choses,                     mais de s&rsquo;aventurer avec ardeur et d&rsquo;une fa\u00e7on positive                     dans le domaine de ce qui pourrait \u00eatre. S&rsquo;il est vrai,                     comme l&rsquo;a dit Galil\u00e9e, que l&rsquo;on ne peut rien enseigner                     \u00e0 un homme, mais seulement l&rsquo;aider \u00e0 d\u00e9couvrir                     les connaissances en lui-m\u00eame, le travail b\u00e9n\u00e9vole                     pour les oeuvres sociales peut \u00eatre le plus grand bien                     que l&rsquo;on puisse se faire \u00e0 soi-m\u00eame. <\/p>\n<p> Le travailleur b\u00e9n\u00e9vole ne se contente pas                     d&rsquo;\u00e9voluer avec le monde qui l&rsquo;entoure. Il veut \u00eatre                     \u00e0 l&rsquo;avant-garde des mouvements d&rsquo;am\u00e9lioration.                     Il tient \u00e0 atteindre sa pl\u00e9nitude d&rsquo;homme en                     montrant le chemin \u00e0 suivre pour cr\u00e9er de bonnes                     relations entre les citoyens. <\/p>\n<p> Malgr\u00e9 les nuages atomiques qui planent \u00e0                     l&rsquo;horizon, il importe de ne pas se laisser aller au pessimisme.                     Il reste toujours possible de red\u00e9couvrir les fondements                     de notre humanit\u00e9, si obscurcis qu&rsquo;ils puissent nous                     para\u00eetre en ce moment. Les hommes peuvent vaincre la                     solitude, la s\u00e9paration, l&rsquo;isolement que leur imposent                     des \u00e9v\u00e9nements qu&rsquo;ils ne comprennent qu&rsquo;imparfaitement,                     en retrouvant le sens de leurs responsabilit\u00e9s envers                     la soci\u00e9t\u00e9 et en contribuant \u00e0 pourvoir                     aux besoins sociaux. <\/p>\n<p> \u00c9tienne de Grellet nous a propos\u00e9, il y a                     plus d&rsquo;un si\u00e8cle, ce pressant mobile d&rsquo;action\u00a0:                   <\/p>\n<p> <em>Je ne passerai qu&rsquo;une seule fois dans ce monde. Par                     cons\u00e9quent, tout bien que je puis faire, toute bont\u00e9                     que je puis manifester \u00e0 un \u00eatre humain, que                     ce soit tout de suite. Que je ne tarde ni n&rsquo;omette de le faire,                     car je ne repasserai pas par ce chemin<\/em>. <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[48],"class_list":["post-2248","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-48"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 57, N\u00b0 6 - Juin 1976 - Le travailleur b\u00e9n\u00e9vole dans notre soci\u00e9t\u00e9 - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-57-n-6-juin-1976-le-travailleur-benevole-dans-notre-societe\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 57, N\u00b0 6 - Juin 1976 - Le travailleur b\u00e9n\u00e9vole dans notre soci\u00e9t\u00e9\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Formatage PDF La civilisation semble ainsi faite que plus elle se d\u00e9veloppe, plus les rapports deviennent difficiles entre les hommes. 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