{"id":2239,"date":"1967-06-01T00:00:00","date_gmt":"1967-06-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-48-n-6-juin-1967-espace-et-loisirs\/"},"modified":"2022-10-17T19:41:03","modified_gmt":"2022-10-17T19:41:03","slug":"vol-48-n-6-juin-1967-espace-et-loisirs","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-48-n-6-juin-1967-espace-et-loisirs\/","title":{"rendered":"Vol. 48, N\u00b0 6 &#8211; Juin 1967 &#8211; Espace et loisirs"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Du lever du soleil sur l&rsquo;Atlantique \u00e0 son coucher derri\u00e8re les montagnes du Pacifique, chaque jour est d&rsquo;une merveilleuse beaut\u00e9 dans les parcs nationaux du Canada.<\/p>\n<p>On y trouve, en effet, des beaut\u00e9s naturelles de toutes sortes, depuis la majest\u00e9 des hautes falaises c\u00f4ti\u00e8res de Terre-Neuve jusqu&rsquo;\u00e0 la splendeur des pics couronn\u00e9s de nuages de la Colombie-Britannique\u00a0; depuis l&rsquo;orgie de couleurs d\u00e9ploy\u00e9e par les Indiens sur les bords d&rsquo;une piste des Rocheuses jusqu&rsquo;\u00e0 la p\u00e2le rose sauvage s&rsquo;agrippant \u00e0 sa miette de terre dans la baie de Fundy\u00a0; depuis le chant modul\u00e9 de la fauvette du Canada dans les clairi\u00e8res de l&rsquo;Ontario jusqu&rsquo;au cri grave de l&rsquo;oie dans les mar\u00e9cages de l&rsquo;Ouest.<\/p>\n<p>Nos parcs nationaux, qui seront bient\u00f4t au nombre de dix-neuf, n&rsquo;existent pas uniquement pour les habitants des environs\u00a0; ce sont des propri\u00e9t\u00e9s nationales, mises en r\u00e9serve par le Parlement du Canada pour toute la population. Aux termes de la Loi sur les parcs nationaux, ceux-ci \u00ab\u00a0sont d\u00e9di\u00e9s au peuple canadien pour son b\u00e9n\u00e9fice, son instruction et sa jouissance&#8230; et doivent \u00eatre entretenus et utilis\u00e9s de mani\u00e8re qu&rsquo;ils restent intacts pour la jouissance des g\u00e9n\u00e9rations futures\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Il est de plus en plus important de rester en contact avec la nature. Les grands fl\u00e9aux de jadis ont disparu, mais d&rsquo;autres font leur apparition, et l&rsquo;un des pires est la section du cordon ombilical qui relie l&rsquo;esp\u00e8ce humaine au reste de la nature.<\/p>\n<p>Depuis un si\u00e8cle, l&rsquo;homme a accompli plus de progr\u00e8s mat\u00e9riels que pendant toute la dur\u00e9e de son existence. Mais en ce faisant, il a remplac\u00e9 le parfum des for\u00eats et des plaines par les gaz des moteurs \u00e0 explosion et les exhalaisons des usines\u00a0; il a envahi les lieux sauvages et s&rsquo;est enferm\u00e9 dans des enceintes de b\u00e2timents\u00a0; il a satur\u00e9 ses sens d&rsquo;impressions totalement \u00e9trang\u00e8res au mode de vie voulu par la nature. Comme le dit un auteur contemporain, \u00ab\u00a0si nous continuons dans cette voie, nous d\u00e9truirons au cours du prochain si\u00e8cle tout ce que les po\u00e8tes ont chant\u00e9 depuis deux mille ans\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Les parcs naturels du Canada sont des refuges inviol\u00e9s o\u00f9 l&rsquo;orgueil de l&rsquo;homme n&rsquo;a pas encore introduit son modernisme. Ils font partie de la physionomie primitive du Canada. Ce sont les derniers remparts des forces vierges de l&rsquo;univers.<\/p>\n<h3>Le probl\u00e8me qui se pose<\/h3>\n<p>le probl\u00e8me qui se pose aujourd&rsquo;hui est de subvenir \u00e0 tous les besoins en espaces libres et en lieux de loisirs qu&rsquo;\u00e9prouvent les habitants des petites et des grandes villes.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;est pas n\u00e9cessaire de vivre dans des taudis pour \u00eatre priv\u00e9 des bienfaits de la nature. Les citadins qui fuyaient les villes pour se r\u00e9fugier dans les banlieues il y a vingt-cinq ans se retrouvent encore actuellement face \u00e0 face avec les fen\u00eatres de leurs voisins. Il leur faut de nouveau rechercher d&rsquo;autres espaces libres.<\/p>\n<p>La difficult\u00e9 est que les parcs nationaux ne peuvent pas \u00eatre \u00e0 la fois des refuges de la nature et des terrains de jeux. Ils ne sont pas destin\u00e9s \u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 toutes les n\u00e9cessit\u00e9s et \u00e0 tous les go\u00fbts en mati\u00e8re de loisirs, mais plut\u00f4t \u00e0 ceux qui appartiennent au domaine du repos, de l&rsquo;\u00e9ducation, de la vie dans la nature et de la contemplation.<\/p>\n<p>Notre insistance \u00e0 utiliser les parcs nationaux \u00e0 des fins peu appropri\u00e9es d\u00e9coule du fait qu&rsquo;il n&rsquo;existe pas assez d&rsquo;autres sortes de parcs et de centres de loisirs. Des centaines de milliers de citoyens sont en qu\u00eate de distractions qui pourraient \u00eatre assur\u00e9es par des centres de vill\u00e9giature et des parcs nationaux, provinciaux et municipaux. Il y a donc urgence \u00e0 ce que les gouvernements, \u00e0 tous les niveaux, r\u00e9servent de plus en plus de terrains pour les loisirs en plein air avant que ceux dont nous disposons actuellement soient affect\u00e9s \u00e0 d&rsquo;autres fins.<\/p>\n<p>Notre civilisation du machinisme a tendance \u00e0 supprimer tout vestige de ce qui \u00e9tait autrefois \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat naturel. Il y a une certaine impi\u00e9t\u00e9 dans cette action destructrice, sans compter l&rsquo;injustice morale qu&rsquo;il y a \u00e0 utiliser d\u00e8s maintenant ce qui appartient \u00e0 l&rsquo;avenir. Une brochurette, intitul\u00e9e <em>Les oasis de repos du Canada<\/em>, publi\u00e9e par le minist\u00e8re du Nord canadien et des Ressources naturelles, affirme sans ambages\u00a0: \u00ab\u00a0En moins de temps qu&rsquo;il nous convient de l&rsquo;imaginer, le Canada risque de se transformer \u00e0 tel point que nos enfants pourraient bien n&rsquo;avoir que des films et des photos conserv\u00e9s en librairie pour \u00e9voquer \u00e0 leur intention les splendeurs sauvages dont se serait nagu\u00e8re glorifi\u00e9 le Canada.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>La conservation des terres naturelles est essentielle \u00e0 la civilisation. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;en comprenant bien les lois de la nature qui r\u00e9gissent les sols, les plantes et les animaux, ainsi que leurs rapports r\u00e9ciproques, que l&rsquo;homme pourra d\u00e9couvrir les meilleures m\u00e9thodes d&rsquo;am\u00e9nagement du territoire et d&rsquo;\u00e9conomie agricole, foresti\u00e8re ou animale. La r\u00e9serve naturelle est un point de contr\u00f4le, o\u00f9 il est possible de comparer les changements de la nature avec ceux qui sont dus \u00e0 l&rsquo;activit\u00e9 de l&rsquo;homme.<\/p>\n<p>Il existe un besoin pressant de r\u00e9serves naturelles au Canada, mais on insiste pour utiliser celles que nous poss\u00e9dons en tant que centres de jeux et de loisirs. La solution consiste d&rsquo;une part, dit M. J. A. Macdonald, sous-ministre adjoint, dans une d\u00e9claration faite au Comit\u00e9 permanent des affaires du Nord canadien et des Ressources naturelles, en f\u00e9vrier, \u00e0 accro\u00eetre le nombre des parcs nationaux\u00a0; elle consiste, d&rsquo;autre part, \u00e0 cr\u00e9er plus de parcs et de centres de loisirs d&rsquo;autres sortes pour satisfaire les besoins des gens qui r\u00e9clament des activit\u00e9s r\u00e9cr\u00e9atives plus pr\u00e9cises. Notre r\u00e9seau devrait compter en d\u00e9finitive de 40 \u00e0 50 nouveaux parcs nationaux, a ajout\u00e9 M. Macdonald.<\/p>\n<h3>Le besoin de se retremper<\/h3>\n<p>Il y a quelque chose qui ne va plus chez un homme lorsqu&rsquo;il se retire du monde de la nature. Notre amour de la nature est si fort que nous ornons nos fen\u00eatres de bacs \u00e0 fleurs, que nous cultivons des plantes d&rsquo;appartement et des jardins, que nous gardons des chiens, des chats, des poissons rouges et des canaris.<\/p>\n<p>Nous n&rsquo;avons pas r\u00e9ussi \u00e0 faire la soudure entre notre mani\u00e8re de vivre actuelle et notre pass\u00e9 s\u00e9culaire. Mal pr\u00e9par\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge du machinisme, l&rsquo;homme est en proie \u00e0 la nostalgie et aux d\u00e9ceptions. Il recherche les parcs nationaux pour reprendre contact avec la terre d&rsquo;o\u00f9 il est sorti, pour y puiser des forces et r\u00e9fl\u00e9chir sur ses myst\u00e8res.<\/p>\n<p>Le parc nous offre la possibilit\u00e9 de d\u00e9montrer que nous n&rsquo;avons pas peur de penser et de marcher seul. Nous y retrouvons notre cadre propre\u00a0: un lieu o\u00f9 tout ce que l&rsquo;on sent, l&rsquo;on voit et l&rsquo;on entend respire la vie normale. Dans le ciel clair des grands parcs nous nous sentons d\u00e9bordants de vitalit\u00e9.<\/p>\n<p>On y trouve aussi la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9. L\u00e0, l&rsquo;homme a l&rsquo;impression, comme l&rsquo;a si bien dit un artiste \u00ab\u00a0d&rsquo;\u00eatre parvenu au lieu auquel il aspirait en secret, d&rsquo;avoir retrouv\u00e9 quelque chose qu&rsquo;il avait perdu, peut-\u00eatre sans le savoir\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>En vous promenant dans un parc bois\u00e9, vous observerez toutes sortes de choses. Un vieil arbre tomb\u00e9 est un centre de grande activit\u00e9, car on y voit les insectes et les champignons pr\u00e9parer l&rsquo;humus qui servira \u00e0 reconstituer la for\u00eat.<\/p>\n<p>Les fleurs sauvages s&rsquo;offrent partout \u00e0 notre admiration. En pays de hautes montagnes, la floraison se poursuit \u00e0 profusion \u00e0 longueur de saison et avec tant d&rsquo;impatience que les plantes n&rsquo;attendent gu\u00e8re la venue du printemps. La fr\u00eale an\u00e9mone oblige la neige \u00e0 reculer sur le versant des montagnes. Les plantes des montagnes nous d\u00e9montrent combien la vie est peu exigeante, de quels miracles d&rsquo;adaptation elle est capable et comment elle r\u00e9ussit \u00e0 surmonter les pires obstacles.<\/p>\n<p>On peut observer dans nos diff\u00e9rents parcs \u00e0 peu pr\u00e8s tous les aspects de la vie des animaux sauvages du Canada. La vue d&rsquo;un animal dans son habitat est un spectacle \u00e9mouvant\u00a0: un orignal l\u00e9chant le sol d&rsquo;un terrain salif\u00e8re, un ours noir p\u00eachant dans un trou d&rsquo;eau au milieu de la for\u00eat, une mouffette avec sa nich\u00e9e de petits noirs et blancs\u00a0; un \u00e9cureuil roux enfouissant une noix dans le sol\u00a0; un mouflon qui se profile sur l&rsquo;horizon.<\/p>\n<p>Les oiseaux abondent dans les parcs, depuis l&rsquo;aigle \u00e0 t\u00eate blanche nichant dans l&rsquo;\u00eele du Cap-Breton comme le faisaient ses anc\u00eatres il y a des si\u00e8cles jusqu&rsquo;au t\u00e9tras des savanes qui s&rsquo;\u00e9carte en gloussant de votre route et dispara\u00eet dans le sous-bois.<\/p>\n<h3>O\u00f9 se trouvent nos parcs nationaux\u00a0?<\/h3>\n<p>Le pr\u00e9sent texte ne peut donner qu&rsquo;un aper\u00e7u sommaire des parcs nationaux. Pour obtenir des renseignements complets, il faut s&rsquo;adresser \u00e0 la Direction des parcs nationaux et des lieux historiques, \u00e0 Ottawa.<\/p>\n<p>Ceux qui s&rsquo;int\u00e9ressent aux particularit\u00e9s g\u00e9ologiques des parcs peuvent se procurer la s\u00e9rie des brochurettes, abondamment illustr\u00e9es et r\u00e9dig\u00e9es en un style clair et simple, de David M. Baird, en vente chez l&rsquo;Imprimeur de la Reine, \u00e0 Ottawa, et dans les librairies du Gouvernement canadien. Il en existe \u00e0 peu pr\u00e8s une douzaine, et chacune est consacr\u00e9e \u00e0 un parc en particulier\u00a0; leur prix varie de 75c. \u00e0 $2.<\/p>\n<p><em>Terre-Neuve<\/em>. Le parc national Terra Nova, d&rsquo;une superficie de 153 milles carr\u00e9s, est une r\u00e9gion typique du territoire c\u00f4tier, dont le littoral est tr\u00e8s accident\u00e9 et h\u00e9riss\u00e9 de caps rocheux. On peut y observer les effets de centaines de milliers d&rsquo;ann\u00e9es de s\u00e9dimentation lente, ou passer la main sur des striations glaciaires faites dans le roc il y a 20,000 ans. L&rsquo;orignal et l&rsquo;ours noir y sont tr\u00e8s r\u00e9pandus, et les oiseaux de mer y abondent\u00a0: mergules nains, canards noirs, sternes, oies et huarts.<\/p>\n<p><em>\u00cele du Prince-\u00c9douard<\/em>. \u00ab\u00a0L&rsquo;\u00eele\u00a0\u00bb est toujours demeur\u00e9e synonyme de beaut\u00e9 depuis que Jacques Cartier nota dans son journal, le 1er juillet 1534, que les arbres y \u00e9taient \u00ab\u00a0merveilleusement beaux et tr\u00e8s odorif\u00e9rants\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Remarquable par ses magnifiques plages de sable, le parc national de l&rsquo;\u00cele du Prince-\u00c9douard s&rsquo;\u00e9tend sur une distance de 25 milles le long du rivage. La temp\u00e9rature de l&rsquo;air est id\u00e9ale\u00a0; l&rsquo;eau, r\u00e9chauff\u00e9e par le Gulf Stream, descend rarement au-dessous de 70\u00b0F, et ne d\u00e9passe pas 50 pieds de profondeur \u00e0 10 milles de la c\u00f4te. Pr\u00e8s de Cavendish Beach se trouve Green Gables, immortalis\u00e9 par les romans du Lucy Maud Montgomery.<\/p>\n<p><em>Nouvelle-\u00c9cosse<\/em>. Le parc des Hautes Terres du Cap-Breton, que traverse la pittoresque \u00ab\u00a0Piste de Cabot\u00a0\u00bb, occupe 370 milles carr\u00e9s entre l&rsquo;Atlantique et le golfe Saint-Laurent. \u00c0 certains endroits, ses falaises s&rsquo;\u00e9l\u00e8vent \u00e0 1,500 pieds au-dessus de la mer.<\/p>\n<p>\u00c0 la plage d&rsquo;Ingonish, si\u00e8ge administratif du parc et centre des activit\u00e9s r\u00e9cr\u00e9atives, on trouve un rivage de sable dor\u00e9 baign\u00e9 d&rsquo;eau sal\u00e9e, et, quelques verges plus loin, le lac Freshwater, s\u00e9par\u00e9 de la mer par une digue de sable et de gravier. \u00c0 l&rsquo;int\u00e9rieur du parc s&rsquo;\u00e9tendent de profondes vall\u00e9es, entour\u00e9es de pentes vertes et de sommets arrondis, coup\u00e9s ici et l\u00e0 d&rsquo;aiguilles rocheuses, qui rappellent la haute \u00c9cosse.<\/p>\n<p>Un nouveau parc national, d&rsquo;une superficie de 150 milles carr\u00e9s, est actuellement en voie d&rsquo;am\u00e9nagement, dans la r\u00e9gion du lac Kejimkujik, en Nouvelle-\u00c9cosse.<\/p>\n<p><em>Nouveau-Brunswick<\/em>. Tous les parcs du Canada se composent de r\u00e9gions d&rsquo;une beaut\u00e9 naturelle incomparable, mais nulle part ce trait n&rsquo;est plus manifeste que dans le parc national de Fundy. Longeant la baie de Fundy sur une distance de 8 milles, celui-ci s&rsquo;avance jusqu&rsquo;\u00e0 9 milles \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur des terres. Les mar\u00e9es de la Baie, connues dans le monde entier pour leur rapidit\u00e9 et leur hauteur, ont rong\u00e9 le gr\u00e8s des falaises o\u00f9 elles ont sculpt\u00e9 des masses rocheuses d&rsquo;une \u00e2pre grandeur. Les eaux tumultueuses de plusieurs rivi\u00e8res et ruisseaux rapides ajoutent \u00e0 la beaut\u00e9 du paysage.<\/p>\n<p><em>Ontario<\/em>. Cette province compte trois parcs nationaux\u00a0: celui des \u00celes-du-Saint-Laurent, celui des \u00celes-de-la-Baie-Georgienne et celui de Pointe-Pel\u00e9e, sur le lac Eri\u00e9. Le premier comprend une douzaine des centaines d&rsquo;\u00eeles situ\u00e9es dans cette section du grand fleuve. Ces \u00eeles doivent leur beaut\u00e9 \u00e0 leurs arbres et au scintillement des eaux qui les baignent.<\/p>\n<p>Les plages de Pointe-Pel\u00e9e constituent non seulement un endroit frais pendant l&rsquo;\u00e9t\u00e9, mais sont aussi un lieu id\u00e9al pour observer un grand nombre de cr\u00e9ations et de ph\u00e9nom\u00e8nes int\u00e9ressants de la nature. Sise \u00e0 la m\u00eame latitude que le nord de la Californie, cette pointe constitue la partie la plus m\u00e9ridionale du territoire continental du Canada. Le climat y est doux, ce qui contribue au d\u00e9veloppement de plantes et d&rsquo;animaux que l&rsquo;on ne trouve nulle part ailleurs dans notre pays.<\/p>\n<p>Le parc des \u00celes-de-la-Baie-Georgienne offre comme principale attraction aux vacanciers le paysage charmeur de ses rivages, mais ses roches et ses gros cailloux pr\u00e9sentent un grand int\u00e9r\u00eat pour les g\u00e9ologues. L&rsquo;\u00eele Flowerpot se distingue par ses piliers de rocs sculpt\u00e9s par les vagues, et les eaux taillent encore actuellement de nouveaux pots \u00e0 fleurs dans les falaises avoisinantes.<\/p>\n<p><em>Manitoba<\/em>. \u00c0 la lisi\u00e8re de la r\u00e9gion des grandes plaines, le parc national Riding Mountain occupe un vaste plateau, qui s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve \u00e0 2,200 pieds au-dessus du niveau de la mer. Sa superficie de 1,148 milles carr\u00e9s est fortement bois\u00e9e et peupl\u00e9e de chevreuils, de cerfs, d&rsquo;orignaux et d&rsquo;ours. Un troupeau de bisons est parqu\u00e9 dans une enceinte cl\u00f4tur\u00e9e de 2,000 acres.<\/p>\n<p>Les fleurs sauvages y poussent \u00e0 profusion et s&rsquo;\u00e9panouissent dans une f\u00e9erie de couleurs. On y trouve des oiseaux chanteurs et des oiseaux au brillant plumage. Des pistes cavali\u00e8res m\u00e8nent \u00e0 des coins int\u00e9ressants, et une esplanade de 8,000 pieds de longueur borde la plage de Clear Lake.<\/p>\n<p><em>Saskatchewan<\/em>. Le parc national Prince-Albert embrasse 1,500 milles carr\u00e9s de lacs et de for\u00eats, riches des souvenirs des Indiens nomades et des explorateurs, des trappeurs et des marchands de fourrures. On y trouve de magnifiques plages de sable blanc.<\/p>\n<p>Le lac Lavall\u00e9e est le lieu de nidification du p\u00e9lican blanc d&rsquo;Am\u00e9rique et du cormoran \u00e0 aigrettes. Sur la rive du lac Ajawaan se trouve l&#8217;emplacement de la cabine o\u00f9 v\u00e9cut et mourut Grey Owl, cet homme myst\u00e9rieux qui \u00e9crivit des choses si int\u00e9ressantes sur la nature. Au lac Waskesiu, la plage a 1 mille \u00bd de long.<\/p>\n<p><em>Alberta<\/em>. Les sources thermales de Banff furent tout d&rsquo;abord remarqu\u00e9es en 1883, ann\u00e9e o\u00f9 trois prospecteurs descendirent le long d&rsquo;une corde dans une caverne naturelle, o\u00f9 ils trouv\u00e8rent un petit lac fumant de teinte \u00e9meraude. Ils jalonn\u00e8rent une concession dans l&rsquo;espoir de commercialiser leur d\u00e9couverte, mais le minist\u00e8re de l&rsquo;Int\u00e9rieur avait d&rsquo;autres id\u00e9es\u00a0: il acheta la concession pour la nation. Aujourd&rsquo;hui, le parc couvre une \u00e9tendue de 2,564 milles carr\u00e9s.<\/p>\n<p>Le parc national de Banff poss\u00e8de plusieurs lacs, petits ou grands, mais tous beaux. Le lac Moraine, clair et pittoresque, est ins\u00e9r\u00e9 dans la majestueuse Vall\u00e9e des dix sommets. Le lac Louise, id\u00e9al de composition et de couleurs dont r\u00eave tout artiste, est une toile peinte par la nature dans un de ses plus beaux moments d&rsquo;inspiration. Les Indiens ont surnomm\u00e9 le lac Mirror le \u00ab\u00a0Miroir des ch\u00e8vres\u00a0\u00bb, parce que les ch\u00e8vres des montagnes viennent y lisser leur barbe. \u00c0 peu de distance de l\u00e0, se trouve le lac Agn\u00e8s, dans une petite poche rocheuse d\u00e9nud\u00e9e, cisel\u00e9e par un glacier.<\/p>\n<p>Une excellente route de 180 milles de long relie Banff et Jasper sur un parcours o\u00f9 il fallait cheminer ardument sur des pistes, pendant 3 semaines, il n&rsquo;y a pas si longtemps. Le parc national de Jasper renferme dans ses 4,200 milles carr\u00e9s des paysages de montagne d&rsquo;une beaut\u00e9 sublime. Dans le champ de glace o\u00f9 les 2 parcs se joignent, David Baird nous dit, dans sa plaquette, qu&rsquo;il y a un endroit o\u00f9 le partage des eaux se fait dans trois directions. Une seule goutte de pluie peut se diviser en gouttelettes qui aboutiront dans l&rsquo;Arctique, l&rsquo;Atlantique ou le Pacifique, apr\u00e8s avoir parcouru des milliers de milles dans diff\u00e9rents r\u00e9seaux fluviaux.<\/p>\n<p>Dans le sud-ouest de l&rsquo;Alberta se trouve le pare national de Waterton, dont la limite sud borde la fronti\u00e8re, o\u00f9 il rejoint le parc Glacier des \u00c9tats-Unis. Ces deux parcs forment le parc international de la Paix, ainsi baptis\u00e9 en 1932. L&rsquo;une des curiosit\u00e9s du parc de Waterton est le ruisseau Cameron, renomm\u00e9 pour sa truite arc-en-ciel et ses chutes pittoresques.<\/p>\n<p>L&rsquo;Alberta poss\u00e8de un quatri\u00e8me parc national et en partage un cinqui\u00e8me avec les Territoires. Elk Island, pr\u00e8s d&rsquo;Edmonton, est le premier parc qui fut d\u00e9sign\u00e9 comme r\u00e9serve d&rsquo;animaux sauvages. On y trouve deux zones cl\u00f4tur\u00e9es d&rsquo;une superficie de 75 milles carr\u00e9s, qui renferment un grand troupeau de bisons, en plus de nombreux chevreuils, cerfs et orignaux.<\/p>\n<p>Dans le nord, en partie en Alberta et en partie dans les Territoires du Nord-Ouest, s&rsquo;\u00e9tend le parc du Bison-des-Bois, le plus vaste parc national du monde, d&rsquo;une superficie de 17,300 milles carr\u00e9s. Il offre un lieu de refuge id\u00e9al aux plus grands troupeaux existants de bisons, animaux qui \u00e9taient menac\u00e9s d&rsquo;extinction au d\u00e9but du si\u00e8cle. C&rsquo;est aussi le lieu de nidification de la grue blanche d&rsquo;Am\u00e9rique.<\/p>\n<p><em>Colombie-Britannique<\/em>. Long de 60 milles, le parc national de Kootenay occupe une largeur de quelque 5 milles de chaque c\u00f4t\u00e9 du tron\u00e7on Vermilion-Sinclair de la route Banff-Windermere. Il se distingue par ses gorges profondes, ses chutes spectaculaires, son lac de glace et ses sources thermales, en plus d&rsquo;\u00eatre un refuge bien connu de vie sauvage.<\/p>\n<p>D\u00e9crivant de vastes courbes en \u00e9pingle \u00e0 cheveux, la route s&rsquo;abaisse jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9troite vall\u00e9e de la rivi\u00e8re Sinclair. Comme l&rsquo;\u00e9crit Mabel B. Williams dans l&rsquo;un de ses livres, \u00ab\u00a0les montagnes se referment jusqu&rsquo;\u00e0 ce que la route ait tout juste assez d&rsquo;espace pour prendre pied\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Passant entre les Iron Gates, tours impressionnantes de roc rouge, la route atteint la source thermale Radium, o\u00f9 l&rsquo;eau jaillit des roches \u00e0 une temp\u00e9rature d&rsquo;environ 116\u00b0F et se d\u00e9verse dans des piscines de bain et de natation.<\/p>\n<p>Au Grand Partage, dans le col du Cheval-qui-rue, o\u00f9 la route de Banff p\u00e9n\u00e8tre dans le parc national de Yoho, le panorama est des plus impressionnants.<\/p>\n<p>L&rsquo;imp\u00e9tueuse rivi\u00e8re du Cheval-qui-rue, aliment\u00e9e par les glaciers en fusion, s&rsquo;engouffre par une petite ouverture creus\u00e9e dans les rochers \u00e0 Natural Bridge. On l&rsquo;entend mugir pr\u00e8s de la route, o\u00f9 elle bondit de rocher en rocher dans une course effr\u00e9n\u00e9e. Puis, tout \u00e0 coup surgissent au d\u00e9tour de la route les chutes Takakkaw, superbe rideau d&rsquo;eau d&rsquo;un vert blanch\u00e2tre tombant dans un poudroiement de dentelle d&rsquo;une falaise verticale de mille pieds de hauteur.<\/p>\n<p>Le lac Emeraude, adoss\u00e9 au mont Burgess &#8211; celui qui figure au verso de nos billets de $10 &#8211; est l&rsquo;un des plus beaux lacs de l&rsquo;univers. On dit que l&rsquo;on peut compter jusqu&rsquo;\u00e0 20 nuances de vert \u00e0 la fois dans les profondeurs de ses eaux. Un sentier de randonn\u00e9e serpente, parmi les grandes \u00e9pinettes, autour du lac.<\/p>\n<p>Le parc du mont Revelstoke et la section canadienne du parc national Glacier sont enserr\u00e9s dans les monts Selkirk, plus anciens que les Rocheuses et us\u00e9s par les doigts du temps.<\/p>\n<p>Sur certains sommets du parc Glacier, on aper\u00e7oit plus d&rsquo;une centaine de glaciers, dont les langues s&rsquo;enfoncent dans les vall\u00e9es.<\/p>\n<p>Les versants des montagnes sont couverts de luxuriantes for\u00eats de pins et \u00e9gay\u00e9s par l&rsquo;aspect riant des vall\u00e9es, les voiles \u00e9th\u00e9r\u00e9s des chutes, les hauteurs \u00e9maill\u00e9es de millions de fleurs et les lacs aux teintes magiques. Une route m\u00e8ne jusqu&rsquo;au sommet du mont Revelstoke, o\u00f9 une terrasse offre le spectacle merveilleux d&rsquo;un paysage alpin ondul\u00e9 \u00e0 une altitude de plus de 6,000 pieds.<\/p>\n<p>Voil\u00e0 pour les parcs nationaux. Il existe en outre des parcs provinciaux. Certains d&rsquo;entre eux, notamment au Qu\u00e9bec, sont des lieux sauvages. D&rsquo;autres sont de petites \u00e9tendues d&rsquo;int\u00e9r\u00eat champ\u00eatre ou autre, ou servent de centres de loisirs, de camping et de pique-niques.<\/p>\n<p>Le fait que le Qu\u00e9bec n&rsquo;a pas de parc national et que l&rsquo;Ontario ne poss\u00e8de que trois petits parcs nationaux s&rsquo;explique par la Constitution, qui place les ressources naturelles sous l&rsquo;autorit\u00e9 des provinces. Lorsque les provinces de l&rsquo;Ouest furent \u00e9tablies, le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral r\u00e9serva pour la Couronne de vastes \u00e9tendues de for\u00eats, transform\u00e9es aujourd&rsquo;hui en parcs nationaux.<\/p>\n<h3>Pourquoi des parcs\u00a0?<\/h3>\n<p>\u00c0 ceux qu&rsquo;ennuie la monotonie des centres de vill\u00e9giature, les parcs nationaux offrent leurs attraits. Dans les hautes terres des montagnes de l&rsquo;Ouest comme sur les plages basses de l&rsquo;Est, on peut trouver une infinie diversit\u00e9 de beaut\u00e9s et de pens\u00e9es. Les uns viennent y chercher des programmes d&rsquo;action, beaucoup des sujets de contemplation et tous des coins pittoresques.<\/p>\n<p>Celui qui tient \u00e0 voir du nouveau pour changer peut puiser gratuitement dans le tr\u00e9sor intarissable que constituent les parcs. La nature est infiniment riche en paysages et en panoramas marins de tous genres, et elle offre, dans les parcs nationaux, des oasis aux humains. Mais il incombe aux humains de conserver et d&rsquo;accro\u00eetre ces lieux de repos et de d\u00e9tente.<\/p>\n<p>Un proph\u00e8te de l&rsquo;Ancien Testament disait d\u00e9j\u00e0 \u00e0 son peuple, il y a fort longtemps\u00a0: \u00ab\u00a0Malheur \u00e0 ceux qui ajoutent maison \u00e0 maison, qui joignent champ \u00e0 champ, jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;il n&rsquo;y ait plus d&rsquo;espace, et qu&rsquo;ils habitent seuls au milieu du pays\u00a0!\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Et Shakespeare \u00e9crit dans <em>Beaucoup de bruit pour rien<\/em>\u00a0:<\/p>\n<table border=\"0\" width=\"415\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2022\/08\/dotted_quote_line.gif\" width=\"415\" height=\"1\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\">\n<div class=\"quote\">\u00ab\u00a0Car toujours il arrive<span class=\"boldtext\">Que nous n&rsquo;estimons pas nos biens \u00e0 leur valeur<\/span><\/div>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2022\/08\/dotted_quote_line.gif\" width=\"415\" height=\"1\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<table border=\"0\" width=\"415\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2022\/08\/dotted_quote_line.gif\" width=\"415\" height=\"1\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\">\n<div class=\"quote\">Quand nous les poss\u00e9dons, mais quand ils sont perdus\u00a0; <span class=\"boldtext\">Alors nous grossissons leur prix, et leur trouvons<\/span><\/div>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2022\/08\/dotted_quote_line.gif\" width=\"415\" height=\"1\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<table border=\"0\" width=\"415\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2022\/08\/dotted_quote_line.gif\" width=\"415\" height=\"1\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\">\n<div class=\"quote\">Des m\u00e9rites que nous cachait la jouissance <span class=\"boldtext\">Quand ils \u00e9taient \u00e0 nous.\u00a0\u00bb<\/span><\/div>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2022\/08\/dotted_quote_line.gif\" width=\"415\" height=\"1\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/div>\n","protected":false},"author":86,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[39],"class_list":["post-2239","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-39"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.4 (Yoast SEO v27.4) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 48, N\u00b0 6 - Juin 1967 - Espace et loisirs - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-48-n-6-juin-1967-espace-et-loisirs\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 48, N\u00b0 6 - Juin 1967 - Espace et loisirs\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Du lever du soleil sur l&rsquo;Atlantique \u00e0 son coucher derri\u00e8re les montagnes du Pacifique, chaque jour est d&rsquo;une merveilleuse beaut\u00e9 dans les parcs nationaux du Canada. 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