{"id":2238,"date":"1966-06-01T00:00:00","date_gmt":"1966-06-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-47-n-6-juin-1966-la-province-de-quebec\/"},"modified":"2022-10-17T19:38:27","modified_gmt":"2022-10-17T19:38:27","slug":"vol-47-n-6-juin-1966-la-province-de-quebec","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-47-n-6-juin-1966-la-province-de-quebec\/","title":{"rendered":"Vol. 47, N\u00b0 6 &#8211; Juin 1966 &#8211; La Province de Qu\u00e9bec"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Beaucoup de peintres et de po\u00e8tes ont tent\u00e9 de repr\u00e9senter ou de d\u00e9crire la Province de Qu\u00e9bec, mais il semble que la peinture et la parole soient impuissantes \u00e0 en exprimer tous les charmes.<\/p>\n<p>Le Qu\u00e9bec est fait d&rsquo;une infinit\u00e9 de petites choses et de sentiments. Il a toujours \u00e9t\u00e9 diff\u00e9rent des autres provinces depuis le d\u00e9but de l&rsquo;histoire du Canada, et il va continuer \u00e0 en diff\u00e9rer parce que son essor vers la maturit\u00e9 \u00e9conomique ne fait que commencer alors que certaines autres provinces ont d\u00e9j\u00e0 une avance consid\u00e9rable.<\/p>\n<p>Aujourd&rsquo;hui, le Qu\u00e9bec est une province dans l&rsquo;expectative, une province qui aspire \u00e0 la r\u00e9alisation de ses ambitions. Sa population a presque compl\u00e8tement rompu avec l&rsquo;ancienne soci\u00e9t\u00e9 agricole\u00a0; des hommes et des femmes dont les parents pouvaient \u00e0 peine supporter d&rsquo;aller plus loin que le son du clocher de leur village, travaillent maintenant en grand nombre dans les villes. Encore isol\u00e9e du reste du monde il y a une quarantaine d&rsquo;ann\u00e9es, la Belle Province ouvre ses portes \u00e0 tous les pays en les invitant \u00e0 participer \u00e0 l&rsquo;Exposition universelle de 1967. L&rsquo;urbanisation et l&rsquo;av\u00e8nement d&rsquo;immenses complexes industriels ont d\u00e9clench\u00e9 un mouvement qui para\u00eet irr\u00e9versible.<\/p>\n<p>Cette province est la plus vaste du Canada\u00a0; d&rsquo;une superficie de 594,860 milles carr\u00e9s, elle est deux fois plus grande que le Texas et \u00e9gale en \u00e9tendue aux territoires r\u00e9unis de la France, de l&rsquo;Espagne et de l&rsquo;Allemagne. Au dernier recensement, sa population \u00e9tait de 5,259,211 habitants, soit 29 p. 100 de la population totale du Canada.<\/p>\n<p>La totalit\u00e9 des terres cultivables se chiffre \u00e0 22,185 milles carr\u00e9s, tandis que les for\u00eats recouvrent une superficie de 378,125 milles carr\u00e9s. Le plus haut sommet est celui du mont Jacques-Cartier, qui a 4,160 pieds d&rsquo;altitude. On y compte quatre lacs de plus de 400 milles carr\u00e9s. Le Qu\u00e9bec poss\u00e8de aussi d&rsquo;immenses littoraux maritimes.<\/p>\n<p>\u00c9tant donn\u00e9 que la Province s&rsquo;\u00e9tend sur une distance de plus de douze cent milles du sud au nord, le climat y est extr\u00eamement vari\u00e9. \u00c0 Fort Chimo, dans la baie d&rsquo;Ungava, la saison exempte de gel est de 52 jours environ, mais \u00e0 Sherbrooke, dans les Cantons de l&rsquo;Est, elle se prolonge pendant quelque 130 jours.<\/p>\n<p>Les chemins de fer et les routes poussent leurs ramifications vers le Nord au fur et \u00e0 mesure que l&rsquo;on d\u00e9couvre de nouveaux gisements miniers et que de nouvelles for\u00eats sont mises en exploitation. La main-d&rsquo;oeuvre n\u00e9cessaire au d\u00e9veloppement des ressources et au traitement des produits miniers et forestiers augmente rapidement en nombre. On pr\u00e9voit que la population aura atteint 6,380,000 habitants en 1971.<\/p>\n<h3>Le Saint-Laurent<\/h3>\n<p>Un explorateur de 1663 \u00e9crivait dans son journal qu&rsquo;aucun autre pays au monde n&rsquo;est aussi bien pourvu de cours d&rsquo;eau. \u00c0 l&rsquo;\u00eele d&rsquo;Orl\u00e9ans, les premiers navigateurs notent que \u00ab\u00a0l&rsquo;eau commence \u00e0 devenir douce\u00a0\u00bb, car ils p\u00e9n\u00e8trent alors dans le chenal principal du grand fleuve Saint-Laurent, trait dominant de la g\u00e9ographie du Qu\u00e9bec. C&rsquo;est le long de ce majestueux cours d&rsquo;eau et sur ses rives que bat depuis plus de quatre cents ans la vie de la Province de Qu\u00e9bec.<\/p>\n<p>La plus vaste r\u00e9gion agricole de la Province est celle de la vall\u00e9e du Saint-Laurent et des Cantons de l&rsquo;Est\u00a0; elle s&rsquo;\u00e9tend depuis le fleuve jusqu&rsquo;\u00e0 la fronti\u00e8re des \u00c9tats-Unis. La rive sud est parsem\u00e9e d&rsquo;une longue suite de villages et de petites villes datant des premiers temps de la colonie. Certains postes de traite, qui servaient autrefois de centres commerciaux aux fermes \u00e9parpill\u00e9es \u00e0 travers les campagnes, sont aujourd&rsquo;hui des villes importantes.<\/p>\n<p>Fond\u00e9e par Champlain en 1608, la ville de Qu\u00e9bec est la plus ancienne capitale nationale au nord du Rio Grande. C&rsquo;est de l\u00e0 que partiront ceux qui surent \u00ab\u00a0porter l&rsquo;\u00e9p\u00e9e et la croix\u00a0\u00bb pour aller conqu\u00e9rir les vastes solitudes du nouveau monde pour Dieu et pour le Roi. Les trafiquants de pelleteries devaient \u00e9galement en faire le centre de leur activit\u00e9 commerciale. Cette ville fut aussi la sc\u00e8ne de plusieurs batailles, dont la derni\u00e8re vit p\u00e9rir les g\u00e9n\u00e9raux des deux arm\u00e9es en pr\u00e9sence\u00a0; leur m\u00e9moire est perp\u00e9tu\u00e9e, sur les hauteurs, par un unique ob\u00e9lisque portant ces mots\u00a0: \u00ab\u00a0Le courage leur a donn\u00e9 une m\u00eame mort, l&rsquo;histoire une m\u00eame renomm\u00e9e, la post\u00e9rit\u00e9 un m\u00eame monument\u00a0\u00bb. Aujourd&rsquo;hui, Qu\u00e9bec est une grande ville administrative, intellectuelle et religieuse.<\/p>\n<p>\u00c0 quelque quatre-vingts milles en amont se trouve Trois-Rivi\u00e8res, centre de commerce important, fond\u00e9 en 1634, et lieu de naissance de La V\u00e9rendrye, premier explorateur \u00e0 atteindre l&#8217;emplacement de Winnipeg et les montagnes Rocheuses. Avec une population de 55,000 \u00e2mes, elle se classe actuellement au troisi\u00e8me rang parmi les villes industrielles et maritimes de la Province.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00eele de Montr\u00e9al, \u00e0 164 milles au-dessus de Qu\u00e9bec, re\u00e7oit la visite du navigateur breton Jacques Cartier, en 1535. Les premiers colons, au nombre desquels se trouvent deux femmes intr\u00e9pides, Jeanne Mance et Mme de La Peltrie, y d\u00e9barquent en 1642. \u00c0 la fin des ann\u00e9es 1660, la population s&rsquo;\u00e9l\u00e8vera \u00e0 600 \u00e2mes.<\/p>\n<p>Par sa situation g\u00e9ographique, au confluent du Saint-Laurent, de l&rsquo;Outaouais et du Richelieu, Montr\u00e9al devait acqu\u00e9rir une haute importance \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 tout le transport se faisait par eau. Elle est aujourd&rsquo;hui le plus grand centre commercial du Canada, et sa population m\u00e9tropolitaine de 2,000,000 d&rsquo;habitants repr\u00e9sente 10 p. 100 de la population de l&rsquo;ensemble du pays.<\/p>\n<p>Mais Montr\u00e9al n&rsquo;est pas remarquable que par son activit\u00e9 \u00e9conomique. C&rsquo;est la plus grande ville de langue fran\u00e7aise du monde apr\u00e8s Paris. Entre toutes les villes nord-am\u00e9ricaines, c&rsquo;est la ville par excellence de la discussion, o\u00f9 les esprits de formation diff\u00e9rente expriment librement leur opinion sur toutes les questions d&rsquo;int\u00e9r\u00eat social, politique et \u00e9conomique.<\/p>\n<p>Dans son trajet, le fleuve subit une d\u00e9nivellation de 580 pieds. Un petit canal fut creus\u00e9 \u00e0 Lachine, en 1700, afin de permettre aux cano\u00ebs de contourner les rapides, et, en 1850, des navires ayant jusqu&rsquo;\u00e0 140 pieds de longueur et neuf pieds de tirant d&rsquo;eau pouvaient se rendre de Montr\u00e9al au lac Eri\u00e9. Aujourd&rsquo;hui, la Voie maritime du Saint-Laurent, ouverte depuis le printemps de 1959, assure aux navires un chenal de 27 pieds de profondeur \u00e0 partir de l&rsquo;oc\u00e9an Atlantique jusqu&rsquo;\u00e0 Duluth, dans le Minnesota, \u00e0 la t\u00eate des Grands Lacs.<\/p>\n<h3>Exploration et colonisation<\/h3>\n<p>Tout commen\u00e7a lorsque Cartier remonta la \u00ab\u00a0grande rivi\u00e8re\u00a0\u00bb \u00e0 la recherche du Pacifique. Il fut suivi par Champlain, qui, dans son oeuvre d&rsquo;exploration, de colonisation et de conqu\u00eate, d\u00e9ploya tout le courage et l&rsquo;ardeur d&rsquo;un crois\u00e9. Champlain fut le v\u00e9ritable p\u00e8re du Canada.<\/p>\n<p>Il y eut des moments o\u00f9 la France et l&rsquo;Angleterre \u00e9prouv\u00e8rent des doutes sur la valeur de ces terres nouvelles. On alla m\u00eame jusqu&rsquo;\u00e0 dire, au Parlement de Londres, que le Canada ne valait m\u00eame pas la peine de se d\u00e9ranger, et c&rsquo;est par un grand banquet, \u00e0 Paris, que Voltaire c\u00e9l\u00e9bra la prise par la Grande-Bretagne de cette g\u00eanante possession.<\/p>\n<p>Lors de la cession, en 1763, la France se lava les mains des \u00ab\u00a0quelques arpents de neige\u00a0\u00bb. La majorit\u00e9 des militaires, des nobles et des personnes instruites rentr\u00e8rent en France, laissant le soin \u00e0 la population canadienne de se cr\u00e9er une personnalit\u00e9 bien \u00e0 elle. Apr\u00e8s la R\u00e9volution fran\u00e7aise, la Province de Qu\u00e9bec, se sentant de moins en moins d&rsquo;attrait pour l&rsquo;ancienne m\u00e8re-patrie, dut compter de plus en plus sur ses propres moyens. Les gens rest\u00e8rent attach\u00e9s \u00e0 leur religion, \u00e0 leurs lois et \u00e0 leurs traditions\u00a0; ils n&rsquo;oubli\u00e8rent jamais qu&rsquo;ils \u00e9taient les descendants d&rsquo;un des pays les plus cultiv\u00e9s du monde, mais l&rsquo;air pur et les vastes espaces de l&rsquo;Am\u00e9rique devaient leur conf\u00e9rer une vigueur et un dynamisme distinctifs, et en faire une race nouvelle.<\/p>\n<p>La vie politique connut des hauts et des bas, tant pendant la p\u00e9riode de reconstitution qui suivit la guerre que durant celle de l&rsquo;\u00e9dification des bases de la vie \u00e9conomique et sociale. La colonie progressa cahin-caha sous le gouvernement provisoire, les assembl\u00e9es populaires, l&rsquo;union l\u00e9gislative du Bas et du Haut-Canada, le gouvernement responsable, et parvint enfin \u00e0 rallier les esprits \u00e0 la conf\u00e9rence de Qu\u00e9bec, en 1864, o\u00f9 furent r\u00e9dig\u00e9es et adopt\u00e9es des r\u00e9solutions recommandant l&rsquo;union f\u00e9d\u00e9rative.<\/p>\n<p>La situation particuli\u00e8re de la minorit\u00e9 dans le Qu\u00e9bec fut reconnue gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;insertion dans l&rsquo;Acte de l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord britannique de certaines obligations irr\u00e9ductibles envers la province de langue fran\u00e7aise. Celle-ci conservait son droit civil, sa libert\u00e9 religieuse, l&#8217;emploi du fran\u00e7ais sur un pied d&rsquo;\u00e9galit\u00e9 au Parlement d&rsquo;Ottawa, \u00e0 la L\u00e9gislature de Qu\u00e9bec, devant les tribunaux f\u00e9d\u00e9raux et ceux de la Province de Qu\u00e9bec, et la juridiction sur son syst\u00e8me d&rsquo;enseignement. Il s&rsquo;agissait l\u00e0, dans l&rsquo;esprit des Canadiens fran\u00e7ais, non pas d&rsquo;une simple union f\u00e9d\u00e9rale, mais d&rsquo;un pacte ou trait\u00e9 garantissant \u00e0 chaque groupe le droit \u00e0 sa foi, \u00e0 sa langue, \u00e0 ses lois et \u00e0 ses coutumes.<\/p>\n<p>Dans les conditions qui ont pr\u00e9domin\u00e9 depuis la r\u00e9volte des colonies am\u00e9ricaines, le fait de demeurer associ\u00e9 au Canada anglais a \u00e9t\u00e9 pour le Canadien fran\u00e7ais la seule garantie de pouvoir conserver son identit\u00e9 culturelle. \u00ab\u00a0Mais par contre, disait nagu\u00e8re un article du <em>Manchester Guardian<\/em>, le Canada de langue anglaise a besoin des Canadiens fran\u00e7ais, car, lui aussi, submerg\u00e9 par le nombre et sans langue diff\u00e9rente pour se distinguer, pourrait \u00eatre englouti par le g\u00e9ant du Sud.\u00a0\u00bb<\/p>\n<h3>Les ressources naturelles<\/h3>\n<p>Le g\u00e9nie, remarquable et dominant, que ses habitants manifest\u00e8rent d\u00e8s le d\u00e9but pour le d\u00e9frichement est entr\u00e9 dans la l\u00e9gende du Qu\u00e9bec. Avec son lopin de terre qu&rsquo;il cultivait avec l&rsquo;aide de sa famille, le cultivateur qu\u00e9b\u00e9cois incarnait le citoyen simple, honn\u00eate, ind\u00e9pendant, sain et heureux. Son ambition \u00e9tait de voir ses fils, une fois devenus hommes, s&rsquo;\u00e9tablir avec leurs familles sur des terres group\u00e9es, le plus souvent, autour de la sienne.<\/p>\n<p>Mais le temps vint o\u00f9 le laborieux cultivateur dut avoir recours aux r\u00e9coltes commerciales pour pouvoir acheter les appareils et les commodit\u00e9s que lui offraient les progr\u00e8s de l&rsquo;industrie. La capacit\u00e9 de se suffire \u00e0 lui-m\u00eame que lui avait impos\u00e9e le manque de moyens de transport et de march\u00e9s devenait inutile \u00e0 l&rsquo;\u00e8re des routes et des chemins de fer.<\/p>\n<p>Par la m\u00eame occasion, les fils devaient se laisser s\u00e9duire par le faux \u00e9clat et l&rsquo;attrait des villes. En 1941, la population rurale du Qu\u00e9bec \u00e9tait de 36.7 p. 100\u00a0; en 1961, elle \u00e9tait tomb\u00e9e \u00e0 24.8 p. 100. L&rsquo;effectif de main-d&rsquo;oeuvre agricole se chiffrait \u00e0 12.5 p. 100 en 1956\u00a0; en 1965, il n&rsquo;\u00e9tait plus que de 6 p. 100.<\/p>\n<p>Pour maintenir l&rsquo;agriculture en pleine activit\u00e9, dans le contexte social et \u00e9conomique de la Province, le gouvernement s&rsquo;efforce d&rsquo;am\u00e9liorer la production et la vente en accordant des pr\u00eats agricoles, en aidant les cultivateurs \u00e0 organiser la commercialisation collective de leurs produits, en favorisant l&rsquo;instruction et en encourageant les recherches agricoles. Des subventions sont consenties aux colons et aux cultivateurs des r\u00e9gions rurales d\u00e9savantag\u00e9es pour leur permettre de construire des b\u00e2timents, de se procurer des animaux, de d\u00e9fricher des terres et les mettre en valeur, et de transporter leurs produits au march\u00e9.<\/p>\n<p>La p\u00e9ninsule de Gasp\u00e9 constitue le plus grand centre de p\u00eache commerciale du Qu\u00e9bec. Le gouvernement y poss\u00e8de un r\u00e9seau de soixante entrep\u00f4ts frigorifiques pour la cong\u00e9lation et la conservation du poisson. De plus, la Province dispose, dans les petits ports de p\u00eache, de 123 stations, o\u00f9 le poisson est conserv\u00e9 dans les conditions voulues en attendant qu&rsquo;il soit transport\u00e9, et elle a, en outre, une usine de s\u00e9chage artificiel d&rsquo;une capacit\u00e9 de 3,000,000 de livres par ann\u00e9e.<\/p>\n<p>Les ressources foresti\u00e8res du Qu\u00e9bec, les plus consid\u00e9rables du Canada, sont extr\u00eamement riches. Ses for\u00eats couvrent 242 millions d&rsquo;acres de terre, dont 141 millions en production et 86 millions en voie d&rsquo;exploitation.<\/p>\n<p>M\u00eame si la prospection intensive n&rsquo;a d\u00e9but\u00e9 que vers le milieu du XIXe si\u00e8cle, les mines occupent un rang \u00e9lev\u00e9 parmi les ressources qu\u00e9b\u00e9coises. En 1900, la valeur de la production mini\u00e8re n&rsquo;\u00e9tait encore que de $1,670,000\u00a0; mais en 1965, elle atteignait 705 millions de dollars, soit 19 p. 100 de la production globale du Canada.<\/p>\n<p>Les plus importants gisements d&rsquo;amiante du monde se trouvent dans la Province de Qu\u00e9bec, et leur rendement est de l&rsquo;ordre de 120 millions de dollars par ann\u00e9e. La mine d&rsquo;or et de cuivre de Noranda est en activit\u00e9 depuis 1911. Mais l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement le plus sensationnel a \u00e9t\u00e9 la d\u00e9couverte de gisements en amas de fer et de titane dans le nord du Qu\u00e9bec en 1937. Ces d\u00e9p\u00f4ts ont \u00e9t\u00e9 mis en production en 1954, \u00e0 la suite de la construction d&rsquo;un chemin de fer de 360 milles entre Sept-\u00celes, sur le Saint-Laurent, et Schefferville.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9nergie hydraulique a jou\u00e9 d\u00e8s les d\u00e9buts un r\u00f4le important dans le Qu\u00e9bec. Le premier moulin \u00e0 eau en Am\u00e9rique du Nord fut construit \u00e0 Petit Pr\u00e9, pr\u00e8s de Qu\u00e9bec, en 1691. Vers la fin de l&rsquo;ann\u00e9e 1900 les usines g\u00e9n\u00e9ratrices de la Province produisaient la moiti\u00e9 de l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 canadienne, et, depuis 1926, cette province est toujours demeur\u00e9e au premier rang dans ce domaine.<\/p>\n<p>Le Qu\u00e9bec poss\u00e8de \u00e0 lui seul pr\u00e8s du tiers des ressources hydrauliques du Canada. Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;int\u00e9r\u00eat se concentre sur le gigantesque complexe hydro-\u00e9lectrique Manicouagan-aux-Outardes, actuellement en cours de construction. Cette entreprise permettra d&rsquo;am\u00e9nager deux rivi\u00e8res et de produire quelque six millions de kilowatts.<\/p>\n<h3>L&rsquo;Industrie<\/h3>\n<p>Le Qu\u00e9bec fut d&rsquo;abord essentiellement rural, mais il est maintenant en train de s&rsquo;urbaniser. Jusqu&rsquo;en 1914, l&rsquo;agriculture constituait 65 p. 100 du produit provincial, l&rsquo;exploitation foresti\u00e8re 25 p. 100 et l&rsquo;industrie manufacturi\u00e8re moins de 5 p. 100\u00a0; en 1965, il y avait dans la Province plus de 12,000 industries, qui employaient quelque 475,000 personnes et repr\u00e9sentaient plus de 70 p. 100 de la valeur brute de la production totale du Qu\u00e9bec.<\/p>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 la d\u00e9couverte d&rsquo;\u00e9normes richesses mini\u00e8res et \u00e0 la mise en valeur de l&rsquo;\u00e9nergie hydro-\u00e9lectrique, l&rsquo;augmentation de l&rsquo;activit\u00e9 industrielle dans le Qu\u00e9bec, entre 1939 et 1950, a \u00e9t\u00e9 dix fois plus consid\u00e9rable que pendant les cent ann\u00e9es ant\u00e9rieures.<\/p>\n<p>Les investissements, les nouvelles industries, la fabrication des produits secondaires ont \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement favoris\u00e9s. \u00c0 la veille de la seconde guerre mondiale, la production totale n&rsquo;\u00e9tait encore que de 1,500 millions de dollars\u00a0; en 1965, la valeur globale de la production des marchandises dans le Qu\u00e9bec se chiffrait \u00e0 14,013 millions.<\/p>\n<p>Les plus importantes des industries de transformation, du point de vue de la valeur brute en dollars, sont celles de la p\u00e2te et du papier, des m\u00e9taux non ferreux, du p\u00e9trole et des conserves de viande. L&rsquo;industrie de la p\u00e2te et du papier est la principale des industries manufacturi\u00e8res du Qu\u00e9bec. Ses exp\u00e9ditions repr\u00e9sentent plus de huit pour cent de la totalit\u00e9 des exp\u00e9ditions canadiennes.<\/p>\n<h3>L&rsquo;\u00e9volution de l&rsquo;\u00e9conomie<\/h3>\n<p>Pour atteindre le haut niveau d&rsquo;existence souhaitable, il importe d&rsquo;accorder une prompte et vigoureuse attention au b\u00e2timent et au soutien de l&rsquo;\u00e9conomie.<\/p>\n<p>Le Qu\u00e9bec est pass\u00e9 depuis quelques ann\u00e9es du cycle des manifestes \u00e0 celui des plans sur papier bleu. Un Conseil consultatif \u00e9conomique a \u00e9t\u00e9 charg\u00e9 d&rsquo;\u00e9laborer un programme sexennal de d\u00e9veloppement r\u00e9gional (1965-1970), destin\u00e9 \u00e0 assurer l&rsquo;utilisation maximale des ressources humaines et mat\u00e9rielles.<\/p>\n<p>En 1966, le gouvernement annon\u00e7ait qu&rsquo;il avait l&rsquo;intention de diviser la Province en dix r\u00e9gions et 25 sous-r\u00e9gions. Ce d\u00e9coupage cr\u00e9era des p\u00f4les de croissance autour desquels se concentrera le d\u00e9veloppement \u00e9conomique r\u00e9gional.<\/p>\n<p>Les disponibilit\u00e9s de main-d&rsquo;oeuvre de la Province sont pass\u00e9es de 1,591,000 en 1955 \u00e0 2,019,000 en 1965, et la moyenne des salaires hebdomadaires a augment\u00e9 de $58.62 \u00e0 $88.71.<\/p>\n<p>Le fait essentiel qui ressort de tout cela, c&rsquo;est que le Qu\u00e9bec est en pleine p\u00e9riode de transition. La seconde guerre mondiale a d\u00e9clench\u00e9 dans toute sa force la r\u00e9volution industrielle dans une r\u00e9gion qui avait longtemps \u00e9chapp\u00e9 aux profondes perturbations de ce ph\u00e9nom\u00e8ne social.<\/p>\n<p>De plus, un r\u00e9alisme ardent s&rsquo;est d\u00e9velopp\u00e9 dans l&rsquo;esprit des jeunes Canadiens des bords du Saint-Laurent. Comme l&rsquo;affirmait le maire de Montr\u00e9al au cours d&rsquo;une r\u00e9union du <em>Canadian Club<\/em>, \u00ab\u00a0la jeune g\u00e9n\u00e9ration veut prouver par de nouveaux d\u00e9parts et de nouveaux succ\u00e8s que le fait fran\u00e7ais ne consiste pas uniquement en un ensemble de traditions \u00e9mouvantes et de touchantes chansons de folklore, mais qu&rsquo;il peut se transformer en une suite d&rsquo;entreprises et de r\u00e9ussites r\u00e9mun\u00e9ratrices, adapt\u00e9es \u00e0 la mentalit\u00e9 du vingti\u00e8me si\u00e8cle dans le domaine des id\u00e9es comme dans celui de l&rsquo;action\u00a0\u00bb.<\/p>\n<h3>La culture<\/h3>\n<p>La pr\u00e9sence de deux groupes culturels au Canada est un \u00e9l\u00e9ment de distinction. L&rsquo;existence de la culture fran\u00e7aise conf\u00e8re au Canada une personnalit\u00e9 propre. Elle contribue \u00e0 soustraire notre pays \u00e0 l&rsquo;influence extr\u00eamement p\u00e9n\u00e9trante de la civilisation am\u00e9ricaine.<\/p>\n<p>Personne ne doit consid\u00e9rer le fran\u00e7ais et l&rsquo;anglais comme des langues \u00e9trang\u00e8res\u00a0; il faut les consid\u00e9rer comme des langues canadiennes. La culture canadienne fran\u00e7aise ne se limite pas \u00e0 la langue parl\u00e9e\u00a0; elle embrasse la mentalit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale et le comportement d&rsquo;un important groupe ethnique.<\/p>\n<p>\u00c0 l&rsquo;instar des autres pays sous-industrialis\u00e9s, la Province de Qu\u00e9bec a \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9e par une action intense en faveur des \u00e9coles publiques et par la cr\u00e9ation d&rsquo;institutions sp\u00e9cialis\u00e9es destin\u00e9es \u00e0 pourvoir aux besoins en perp\u00e9tuelle \u00e9volution de la soci\u00e9t\u00e9. En 1965, le Qu\u00e9bec comptait 6,000 \u00e9coles primaires et secondaires, fr\u00e9quent\u00e9es par environ 1,500,000 \u00e9l\u00e8ves\u00a0; six universit\u00e9s\u00a0; 15 \u00e9coles d&rsquo;agriculture\u00a0; 65 \u00e9coles techniques\u00a0; quelque quarante \u00e9coles de sciences domestiques et un certain nombre d&rsquo;\u00e9coles d&rsquo;arts graphiques, d&rsquo;arts appliqu\u00e9s, de textiles, de papeterie et de m\u00e9canique.<\/p>\n<p>Les universit\u00e9s, qui ont toujours joui d&rsquo;une haute consid\u00e9ration, vont aussi de l&rsquo;avant. L&rsquo;Universit\u00e9 de Montr\u00e9al poss\u00e8de l&rsquo;un des plus grands centres de calcul \u00e9lectronique du Canada, et son Institut de m\u00e9decine et de chirurgie exp\u00e9rimentales s&rsquo;est acquis une r\u00e9putation internationale. L&rsquo;Universit\u00e9 McGill est devenue l&rsquo;un des principaux centres d&rsquo;enseignement dans le domaine de la recherche a\u00e9rospatiale, et son Institut de neurologie, de m\u00eame que son Institut de psychologie, se classe parmi les meilleurs du genre dans le monde.<\/p>\n<h3>Les arts et m\u00e9tiers<\/h3>\n<p>Au dix-septi\u00e8me si\u00e8cle, une solide tradition artistique s&rsquo;\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 \u00e9tablie en terre canadienne, et les arts devaient conna\u00eetre chez nous une \u00e9poque particuli\u00e8rement florissante au cours des deux si\u00e8cles suivants. La peinture, les arts d\u00e9coratifs, l&rsquo;orf\u00e8vrerie, l&rsquo;architecture et surtout la sculpture sur bois furent d\u00e8s le d\u00e9but tr\u00e8s en honneur. Et il ne s&rsquo;agissait pas d&rsquo;une p\u00e2le imitation de ce qui se faisait en Europe, mais bien d&rsquo;oeuvres artistiques typiquement canadiennes, fa\u00e7onn\u00e9es par le climat, le mode de vie des gens et un sens authentique du beau.<\/p>\n<p>D\u00e8s l&rsquo;ann\u00e9e 1668 Mgr de Laval, premier \u00e9v\u00eaque de Qu\u00e9bec, fondait une \u00e9cole des arts et m\u00e9tiers \u00e0 Saint-Joachim. Aujourd&rsquo;hui, les Canadiens fran\u00e7ais occupent une place \u00e9minente dans la musique, la litt\u00e9rature, la sculpture, le th\u00e9\u00e2tre, la peinture et le ballet, et des progr\u00e8s remarquables s&rsquo;accomplissent sous la direction du minist\u00e8re des Affaires culturelles, cr\u00e9\u00e9 en 1961.<\/p>\n<p>On trouvera un bon r\u00e9sum\u00e9 de l&rsquo;\u00e9volution des arts et m\u00e9tiers dans l&rsquo;ouvrage intitul\u00e9 <em>Les arts au Canada<\/em>, volume illustr\u00e9 de 120 pages, en vente \u00e0 l&rsquo;Imprimerie nationale au prix de $1.50.<\/p>\n<h3>Le Qu\u00e9bec va de l&rsquo;avant<\/h3>\n<p>Depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es soixante, la vie dans le Qu\u00e9bec a pris un relief inconnu jusque-l\u00e0\u00a0; les trois dimensions ont pour ainsi dire remplac\u00e9 l&rsquo;image plane qui s&rsquo;offrait aux observateurs il y a quelques ann\u00e9es.<\/p>\n<p>Cette province est le point de rencontre de trois ethnies distinctes &#8211; la franco-canadienne, la britannique et l&rsquo;europ\u00e9enne continentale &#8211; r\u00e9unies dans un milieu de type am\u00e9ricain.<\/p>\n<p>De leurs maisons de ferme, de leurs bungalows de banlieue et des fen\u00eatres de leurs appartements, chacun de ces groupes contemple derri\u00e8re lui plus de six mille ans de civilisation, dont quatre cents ont \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9s par l&rsquo;apport du Canada et cent par celui de la Conf\u00e9d\u00e9ration canadienne.<\/p>\n<p>Le Qu\u00e9bec aborde maintenant le second si\u00e8cle de la Conf\u00e9d\u00e9ration avec confiance et la joie triomphante des progr\u00e8s accomplis dans son effort d&rsquo;adaptation \u00e0 un monde en voie de transformation.<\/p>\n<p>Comme tout le reste du Canada, la Province de Qu\u00e9bec ne pourra que b\u00e9n\u00e9ficier du renouveau d\u00e9mocratique qui se manifeste dans toutes les parties du pays. Cette r\u00e9novation se fonde en effet sur le respect des droits de la personne humaine, sur la tol\u00e9rance n\u00e9cessaire \u00e0 tout dialogue entre les hommes et sur le souci du bien commun qui a pouss\u00e9 les provinces \u00e0 s&rsquo;unir en 1867.<\/p>\n<p>Ainsi que le dit, dans son rapport, la Commission royale d&rsquo;enqu\u00eate du Qu\u00e9bec sur l&rsquo;\u00e9ducation\u00a0: \u00ab\u00a0C&rsquo;est la responsabilit\u00e9 de l&rsquo;\u00c9tat d\u00e9mocratique de permettre la diversit\u00e9 en \u00e9vitant le chaos, de respecter tous les droits en \u00e9vitant les abus, de garantir des libert\u00e9s \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du bien commun.\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"author":86,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[38],"class_list":["post-2238","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-38"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 47, N\u00b0 6 - Juin 1966 - La Province de Qu\u00e9bec - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-47-n-6-juin-1966-la-province-de-quebec\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 47, N\u00b0 6 - Juin 1966 - La Province de Qu\u00e9bec\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Beaucoup de peintres et de po\u00e8tes ont tent\u00e9 de repr\u00e9senter ou de d\u00e9crire la Province de Qu\u00e9bec, mais il semble que la peinture et la parole soient impuissantes \u00e0 en exprimer tous les charmes. 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