{"id":2222,"date":"1947-06-01T00:00:00","date_gmt":"1947-06-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/juin-1947-le-quatre-vingtieme-anniversaire-du-canada\/"},"modified":"2022-10-17T18:25:55","modified_gmt":"2022-10-17T18:25:55","slug":"juin-1947-le-quatre-vingtieme-anniversaire-du-canada","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/juin-1947-le-quatre-vingtieme-anniversaire-du-canada\/","title":{"rendered":"Juin 1947 &#8211; Le Quatre &#8211; Vingti\u00e8me Anniversaire du Canada"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Le pr\u00e9sent Bulletin marque le 80e anniversaire du Canada que nous c\u00e9l\u00e9brons le 1er juillet, f\u00eate du Dominion.<\/p>\n<p>D&rsquo;autres bulletins ont eu pour sujet le gouvernement, notre place dans l&#8217;empire britannique, nos relations avec les \u00c9tats-Unis et divers aspects de notre vie \u00e9conomique et sociale. Celui-ci est franchement un souhait de bonne f\u00eate \u00e0 un pays qui, quoique vieux compar\u00e9 \u00e0 la vie humaine, est par contre jeune et vigoureux compar\u00e9 \u00e0 d&rsquo;autres nations, et ambitieux de jouer un r\u00f4le utile parmi les d\u00e9mocraties \u00e9prises de libert\u00e9.<\/p>\n<p>On ne saurait mieux commencer une histoire d&rsquo;anniversaire que par le pass\u00e9. Point n&rsquo;est besoin, en la circonstance, de froncer nos sourcils en essayant de d\u00e9brouiller la trame des \u00e9v\u00e9nements, car toute l&rsquo;histoire du Canada est tiss\u00e9e dans sa charpente d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.<\/p>\n<p>Le pass\u00e9 n&rsquo;est pas monotone. Il \u00e9tait \u00e9mouvant \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque et suffisamment vari\u00e9 pour plaire au plus difficile des historiens. Il abondait en frappants contrastes, \u00e0 la fois dans les mobiles d&rsquo;exploration et les m\u00e9thodes de colonisation. De nombreuses nations sont repr\u00e9sent\u00e9es parmi les pionniers qui explor\u00e8rent les incroyables terres vierges du nouveau continent. Chaque si\u00e8cle offre un tableau riche en couleurs hardies, et l&rsquo;esprit audacieux de ces \u00e9poques revit dans la g\u00e9n\u00e9ration moderne des Canadiens. On dit que le plus grand bienfait de l&rsquo;h\u00e9r\u00e9dit\u00e9 est de transmettre les vertus des anc\u00eatres. Les n\u00f4tres nous ont l\u00e9gu\u00e9, en m\u00eame temps que leurs qualit\u00e9s pratiques, l&rsquo;amour du bien et le d\u00e9sir de jouir pleinement de la vie.<\/p>\n<p>Quoique Jacques Cartier entreprit son premier voyage au Canada en 1534, l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement que nous c\u00e9l\u00e9brons n&rsquo;eut lieu que 333 ans plus tard. Ces trois si\u00e8cles furent marqu\u00e9s par les dures \u00e9preuves d&rsquo;\u00e9tablissement dans un pays auquel la vie en France et en Angleterre avait mal pr\u00e9par\u00e9 les colons. Outre les rigueurs du climat et la solitude, il fallait affronter des clans hostiles, des voisins bellig\u00e9rants, des barri\u00e8res naturelles et les incertitudes de la vie sous des souverains non seulement s\u00e9par\u00e9s du pays par trois mille milles d&rsquo;un oc\u00e9an travers\u00e9 lentement par des vaisseaux \u00e0 voile, mais peu au courant de ce qui se passait dans leurs colonies. \u00c0 mesure que les immigrants aventureux affluaient au pays, les relations devinrent plus tendues, et finalement le juge en chef Smith \u00e9crivit \u00e0 Lord Dorchester en 1790\u00a0: \u00ab\u00a0Toute l&rsquo;Am\u00e9rique a \u00e9t\u00e9 abandonn\u00e9e \u00e0 la d\u00e9mocratie.\u00a0\u00bb<\/p>\n<h3>Raison de la Conf\u00e9d\u00e9ration<\/h3>\n<p>En 1867, il devint \u00e9vident \u00e0 ceux qui composaient les d\u00e9mocraties en marche qu&rsquo;il fallait quelque chose de plus que leurs colonies ind\u00e9pendantes et isol\u00e9es. La conf\u00e9d\u00e9ration offrait la solution de leurs nombreuses difficult\u00e9s politiques et \u00e9conomiques. Un des principaux buts politiques \u00e9tait de cr\u00e9er une nouvelle nation pour adapter le pays au changement de r\u00e9gime et pour unir les provinces contre une attaque possible de la part des voisins du Sud\u00a0; le but \u00e9conomique \u00e9tait d&rsquo;arriver \u00e0 compter sur un grand nombre d&rsquo;industries au lieu de quelques-uns pour se suffire, et de mitiger ainsi les effets des m\u00e9thodes \u00e9conomiques adopt\u00e9es par la Grande-Bretagne et les \u00c9tats-Unis. Gr\u00e2ce \u00e0 des concessions mutuelles on esp\u00e9rait pr\u00e9server le loyalisme culturel et local et le faire accorder avec la solidit\u00e9 et la solidarit\u00e9 politiques.<\/p>\n<p>Il paraissait presque impossible de r\u00e9unir des int\u00e9r\u00eats si diff\u00e9rents, mais les \u00e9v\u00e9nements s&rsquo;en charg\u00e8rent. Il se produisit une crise dans les affaires de chaque colonie au m\u00eame moment, et la conf\u00e9d\u00e9ration offrit l&rsquo;espoir d&rsquo;\u00e9viter de nombreux tracas. Les \u00e9tourdis s&#8217;embarquent \u00e0 la l\u00e9g\u00e8re dans de grandes entreprises parce qu&rsquo;ils n&rsquo;en pr\u00e9voient pas les difficult\u00e9s, mais les auteurs de la Conf\u00e9d\u00e9ration n&rsquo;\u00e9taient pas des \u00e9tourdis. Ils savaient les soucis qu&rsquo;apporterait une f\u00e9d\u00e9ration, mais ils jug\u00e8rent qu&rsquo;elle leur permettrait non seulement de sortir des infortunes du moment mais que la collaboration offrait une meilleure chance d&rsquo;avenir.<\/p>\n<p>L&rsquo;union de deux \u00e9tats politiques en un seul est une des plus difficiles parmi les t\u00e2ches humaines et, dit Arthur R. M. Lower dans \u00ab\u00a0De Colonie \u00e0 Nation\u00a0\u00bb\u00a0: \u00ab\u00a0La difficult\u00e9 s&rsquo;accro\u00eet pour ainsi dire selon le carr\u00e9 du nombre des partis \u00e0 unir. Il a fallu des si\u00e8cles pour unir l&rsquo;Angleterre et l&rsquo;\u00c9cosse, encore plus de si\u00e8cles pour faire l&rsquo;unit\u00e9 de l&rsquo;Italie ou de l&rsquo;Allemagne. Mais ici sur le continent du nord de l&rsquo;Am\u00e9rique il s&rsquo;est produit deux miracles politiques\u00a0:treize \u00c9tats am\u00e9ricains se sont unis pacifiquement pour former les \u00c9tats-Unis d&rsquo;Am\u00e9rique, et plus tard trois provinces britanniques ont tout aussi pacifiquement form\u00e9 le Dominion du Canada.\u00a0\u00bb<\/p>\n<h3>La situation en 1867<\/h3>\n<p>Le Canada de 1867 nous para\u00eetrait \u00e9trange. Il n&rsquo;avait rien de ce que nous trouvons naturel aujourd&rsquo;hui, pas de grandes usines, de grandes villes, de grandes routes, d&rsquo;automobiles, d&rsquo;avions, de radios, et pas d&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9. Il n&rsquo;avait que quelques milles de chemin de fer le long du Saint-Laurent. Il avait environ 3,500,000 habitants, dont 80 pour cent vivaient dans les deux provinces du Haut et du Bas-Canada. Les quatre cinqui\u00e8mes des gens habitaient la campagne\u00a0; Montr\u00e9al avait environ 100,000 habitants et c&rsquo;\u00e9tait de beaucoup la plus grande ville. La culture du sol et l&rsquo;extraction de mati\u00e8res premi\u00e8res des for\u00eats et de la mer faisaient vivre un petit groupe d&rsquo;industries manufacturi\u00e8res et de m\u00e9tiers. Ces industries \u00e9taient prot\u00e9g\u00e9es de la concurrence \u00e9trang\u00e8re autant par l&rsquo;isolement, les avantages de mati\u00e8res premi\u00e8res \u00e0 bon march\u00e9 et le manque de facilit\u00e9s de transport que par un r\u00e9gime douanier dont le principal but, \u00e9tait de procurer des revenus.<\/p>\n<p>\u00c0 cette \u00e9poque \u00e9galement, les familles suffisaient \u00e0 leurs propres besoins, et elles y \u00e9taient oblig\u00e9es par la nature des choses. Aujourd&rsquo;hui, environ 40 pour cent des Canadiens sont employ\u00e9s \u00e0 rendre des services plut\u00f4t qu&rsquo;\u00e0 produire des marchandises, tandis qu&rsquo;en 1867 l&rsquo;extraction et la transformation des produits naturels occupaient la plus grande partie de la population et que les services n&rsquo;en employaient que 15 pour cent. Les revenus mat\u00e9riels se bornaient principalement aux n\u00e9cessit\u00e9s\u00a0: aliments, v\u00eatements et logement. L&rsquo;industrie manufacturi\u00e8re, le peu qu&rsquo;il y avait, \u00e9tait simple et d\u00e9centralis\u00e9e. L&rsquo;ouvrier pouvait \u00e0 son gr\u00e9 s&rsquo;en aller \u00e0 la campagne o\u00f9 il se suffisait \u00e0 lui-m\u00eame. Cela permettait naturellement \u00e0 l&rsquo;\u00e9conomie de s&rsquo;adapter facilement aux fluctuations.<\/p>\n<p>Mais la population s&rsquo;accroissait et les gens \u00e9prouvaient le d\u00e9sir de mener une vie plus large. L&rsquo;expansion vers l&rsquo;ouest avait d\u00e9sappoint\u00e9 les deux Canadas. Quant aux autres parties, le sommaire historique de la Commission royale d&rsquo;enqu\u00eate sur les relations entre le Dominion et les provinces remarque\u00a0: \u00ab\u00a0Les Provinces maritimes, li\u00e9es \u00e0 une industrie mourante, \u00e9taient encore plus malheureuses, m\u00eame si elles ne s&rsquo;en rendaient pas compte. La petite colonie de la rivi\u00e8re Rouge commen\u00e7ait \u00e0 marcher toute seule, mais elle mena\u00e7ait de tomber dans les bras des \u00c9tats-Unis. La d\u00e9couverte de l&rsquo;or sur la c\u00f4te du Pacifique avait favoris\u00e9 l&rsquo;\u00e9tablissement de quelques bonnes entreprises, mais son d\u00e9clin avait laiss\u00e9 une petite population grev\u00e9e d&rsquo;une lourde dette.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Naturellement, l&rsquo;Acte de l&rsquo;Am\u00e9rique britannique du Nord \u00e9tablissant la conf\u00e9d\u00e9ration ne suffit pas \u00e0 lui seul \u00e0 aplanir toutes les difficult\u00e9s politiques ou \u00e9conomiques. Mais il fournit cependant le cadre dans lequel nous cherchons encore \u00e0 maintenir l&rsquo;\u00e9quilibre entre le loyalisme et l&rsquo;int\u00e9r\u00eat, les besoins et les moyens de les satisfaire, qu&rsquo;un bon syst\u00e8me f\u00e9d\u00e9ral demande.<\/p>\n<h3>Les r\u00e9sultats de 80 ans<\/h3>\n<p>On ne saurait r\u00e9p\u00e9ter trop souvent que les nouvelles situations exigent des mesures nouvelles, mais quelques exemples ne seront peut-\u00eatre pas de trop. Les anciens chiffres sont fournis par l&rsquo;Annuaire et Almanach du Canada pour 1868, tandis que les derniers sont tir\u00e9s de rapports p\u00e9riodiques tels que le Commerce du Canada, les recettes et d\u00e9penses d&rsquo;exploitation et statistiques des chemins de fer du Canada, et les \u00e9tats des banques \u00e0 charte.<\/p>\n<p>Il y avait des optimistes au temps de la Conf\u00e9d\u00e9ration, comme le prouve le chapitre sur la population de l&rsquo;Annuaire de 1868 qui dit\u00a0: \u00ab\u00a0Il est permis de calculer que, selon toutes probabilit\u00e9s, le taux d&rsquo;accroissement de la population de toute l&rsquo;Am\u00e9rique britannique sera aussi rapide au cours des cinquante ann\u00e9es prochaines qu&rsquo;il l&rsquo;a \u00e9t\u00e9 ces derniers dix ans, et cela nous donne&#8230; 42,589,000 habitants en 1941\u00a0\u00bb. Notre recensement de cette ann\u00e9e-l\u00e0 indique qu&rsquo;il s&rsquo;en est fallu de 31 millions.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 cela, de grandes sections de notre \u00e9conomie ont r\u00e9alis\u00e9 des progr\u00e8s qui auraient satisfait ceux qui reposaient tant d&rsquo;espoir sur la conf\u00e9d\u00e9ration. Les chemins de fer ont 42,546 milles de voie au lieu de 2,495 et leurs recettes brutes sont de $711,500,000 au lieu de $11,500,000. Les exportations au cours de l&rsquo;ann\u00e9e termin\u00e9e un jour avant la conf\u00e9d\u00e9ration en 1867 avait atteint un chiffre dont le nouveau Dominion \u00e9tait fier\u00a0: $45,070,219. Pendant l&rsquo;ann\u00e9e civile de 1946 elles se sont \u00e9lev\u00e9es \u00e0 $2,312,215,301. Les importations respectives de ces deux ann\u00e9es \u00e9taient de $59,044,982 et $1,927,279,402. Les affaires financi\u00e8res ont \u00e9galement augment\u00e9 consid\u00e9rablement. L&rsquo;ancien Annuaire dit que la Merchants&rsquo; Bank d&rsquo;Halifax, qui est devenue plus tard la Banque Royale du Canada, avait $100,000 de d\u00e9p\u00f4ts\u00a0; le dernier \u00e9tat annuel indique un total de $1,963,103,952. L&rsquo;index de l&rsquo;Annuaire de 1868 ne contient pas de chapitre \u00ab\u00a0Agriculture\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Exploitation agricole\u00a0\u00bb, mais ces sujets occupent autant de pages dans l&rsquo;Annuaire de 1946 qu&rsquo;il y a de pages en tout dans celui de 1868. Un tableau de 1868 indique qu&rsquo;il y avait entre 321,000 et 450,000 cultivateurs en Nouvelle-\u00c9cosse, Nouveau-Brunswick, Qu\u00e9bec et Ontario. En 1941, ces quatre provinces avaient une population agricole de 1,850,696, et le nombre de cultivateurs dans tout le Canada s&rsquo;\u00e9levait \u00e0 3,152,449.<\/p>\n<p>\u00c0 tous ces changements, dont chacun signifiait un nouveau milieu pour les habitants, ajoutez les progr\u00e8s industriels et la sp\u00e9cialisation que comporte l&rsquo;installation de machines de plus en plus compliqu\u00e9es, et il est clair pourquoi, \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 80 ans, le Canada n&rsquo;est plus le m\u00eame qu&rsquo;\u00e0 la date de la conf\u00e9d\u00e9ration. Il est clair \u00e9galement que nous nous montrerions trop s\u00e9v\u00e8res en critiquant les auteurs de la Conf\u00e9d\u00e9ration de n&rsquo;avoir pas pr\u00e9vu tous ces changements.<\/p>\n<h3>Exploits et d\u00e9couvertes<\/h3>\n<p>Ce serait une erreur de s&rsquo;en tenir au nombre et \u00e0 la masse en jugeant la croissance ou les progr\u00e8s d&rsquo;une nation. Les individus sont importants par leur exemple, leur initiative et leur imagination &#8211; qualit\u00e9s qui n&rsquo;appartiennent pas aux foules. L&rsquo;excellente brochure \u00ab\u00a0En avant Canada\u00a0\u00bb pr\u00e9par\u00e9e et distribu\u00e9e par la Northern Electric Company Ltd., contient douze r\u00e9cits d&rsquo;exploits et de d\u00e9couvertes qui ont, dit P. F. Sise, \u00ab\u00a0chang\u00e9 notre mode de vie.\u00a0\u00bb M. Sise, pr\u00e9sident de la Northern Electric et administrateur de la Banque Royale du Canada, ajoute dans sa pr\u00e9face\u00a0: \u00ab\u00a0En tant que Canadiens, nous devons beaucoup aux grands Canadiens qui nous ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9s, et leurs exemples nous servent d&rsquo;inspiration pour l&rsquo;avenir.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00c0 la t\u00eate de la liste nous trouvons l&rsquo;exploit maritime du Royal William qui partit de Pictou le 18 ao\u00fbt 1833 et qui fut le premier navire \u00e0 vapeur \u00e0 faire la travers\u00e9e de l&rsquo;Atlantique. Tom Willson fabriqua la premi\u00e8re lampe \u00e9lectrique \u00e0 Hamilton, Ontario, et d\u00e9couvrit ensuite qu&rsquo;on pouvait manufacturer du carbure de calcium dans un four \u00e9lectrique, et pr\u00e9para ainsi la voie \u00e0 l&#8217;emploi g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;ac\u00e9tyl\u00e8ne dans l&rsquo;industrie. Neuf ans apr\u00e8s la conf\u00e9d\u00e9ration, Alexander Graham Bell fit le premier appel t\u00e9l\u00e9phonique \u00e0 longue distance de Brantford \u00e0 Paris, Ontario, et le message \u00e9tait tir\u00e9 du soliloque d&rsquo;Hamlet\u00a0: \u00ab\u00a0\u00catre ou ne pas \u00eatre.\u00a0\u00bb En 1882, John Wright de Toronto alla chez Edison et rapporta une locomotive \u00e9lectrique primitive. Ses essais donn\u00e8rent naissance \u00e0 la perche de trolley qui fournit la solution \u00e0 un probl\u00e8me de 50 ans et rendit pratique l&#8217;emploi des tramways \u00e9lectriques. Robert Foulis de Saint-Jean, N.-B., inventa la sir\u00e8ne \u00e0 vapeur\u00a0; le Dr William Saunders et son fils, le Dr Charles Saunders produisirent le bl\u00e9 Marquis, qui permit de cultiver le bl\u00e9 dans de nouveaux parages. Le professeur John Cunningham McLennan trouva le moyen d&rsquo;extraire l&rsquo;h\u00e9lium du gaz naturel au moment o\u00f9 la Grande-Bretagne en avait besoin pour les ballons et les dirigeables. Les h\u00f4pitaux d&rsquo;avant-poste de la Croix-Rouge subviennent aux besoins des territoires isol\u00e9s\u00a0; l&rsquo;insuline a \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverte par le Dr Frederick Banting qui commen\u00e7a ses recherches \u00e0 London, Ontario, en 1920\u00a0; la chalicose, qui faisait de si grands ravages parmi les mineurs, a \u00e9t\u00e9 vaincue par l&rsquo;Institut Banting en collaboration avec l&rsquo;Association Mini\u00e8re de l&rsquo;Ontario\u00a0; le microscope \u00e9lectronique, qui rend un cheveu de la grosseur d&rsquo;un poteau t\u00e9l\u00e9graphique, a \u00e9t\u00e9 construit par trois hommes, le professeur Burton, James Hillier et Albert Prebus, au bout de 2 ans de travail acharn\u00e9. Le dernier exploit de \u00ab\u00a0En avant Canada\u00a0\u00bb est celui du patrouilleur Saint-Roch de la Gendarmerie \u00e0 cheval, command\u00e9 par le sergent Henry Larsen, qui, parti de l&rsquo;ouest en juin 1939, pratiqua en deux ans le passage du Nord-Ouest &#8211; pour la premi\u00e8re fois au monde.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;y a probablement pas de personnage au Canada qui soit un meilleur trait d&rsquo;union entre le pass\u00e9 et le pr\u00e9sent que Mme George Black, pionni\u00e8re du Yukon, membre de la ru\u00e9e \u00e0 l&rsquo;or en &rsquo;98, autorit\u00e9 sur la flore du Nord et deuxi\u00e8me femme \u00e9lue membre de la Chambre des communes. Son premier souvenir est celui du gros incendie de Chicago quand elle avait 5 ans. Elle traversa le Col de Chilkoot avec les chercheurs d&rsquo;or, prit maison \u00e0 Dawson, et prosp\u00e9ra avec le pays. En 1935 elle rempla\u00e7a son mari comme d\u00e9put\u00e9 du Yukon, et dans son discours de d\u00e9but \u00e0 la Chambre exprima sa sympathie \u00e0 la reine Mary \u00e0 l&rsquo;occasion du d\u00e9c\u00e8s de George V. Elle allait avoir 70 ans dans deux semaines. Son livre \u00ab\u00a0Mes soixante-dix ans\u00a0\u00bb, publi\u00e9 en 1938 est un r\u00e9cit \u00e9mouvant de la conqu\u00eate du nord du Canada par les pionniers.<\/p>\n<h3>M\u00e9pris des obstacles<\/h3>\n<p>C&rsquo;est gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;ambition soutenue par une \u00e9nergie de ce genre que le Canada de 1867 est devenu ce qu&rsquo;il est aujourd&rsquo;hui. Il s&rsquo;est d\u00e9velopp\u00e9 malgr\u00e9 les obstacles qui auraient pu vaincre ou d\u00e9courager des gens plus faibles. Notre pays est divis\u00e9 par des barri\u00e8res naturelles, des montagnes et des lacs, et limit\u00e9 par des rochers et des toundras. M\u00eame aujourd&rsquo;hui, nous nous \u00e9tablissons encore le long de la fronti\u00e8re sud, et ce n&rsquo;est que dans les Prairies qu&rsquo;il y a des villes importantes \u00e0 plus de 100 milles au nord des \u00c9tats-Unis. Nos divisions g\u00e9ographiques sont si grandes que m\u00eame dans chacune on trouve des gens de type distinct, et des mani\u00e8res diff\u00e9rentes de vivre. Au moment de la conf\u00e9d\u00e9ration, on parlait des \u00ab\u00a0deux Canadas\u00a0\u00bb\u00a0; aujourd&rsquo;hui nous en avons six &#8211; les Provinces maritimes, la vall\u00e9e du Saint-Laurent et la partie basse des lacs, le bouclier canadien, les Prairies, le versant du Pacifique et le Yukon, et les territoires du Nord. S\u00e9par\u00e9es par des milles de montagnes, de for\u00eats, de lacs et d&rsquo;\u00e9normes rivi\u00e8res, ces divisions participent chacune d&rsquo;une mani\u00e8re sp\u00e9ciale et n\u00e9cessaire \u00e0 la prosp\u00e9rit\u00e9 du Dominion.<\/p>\n<p>Au d\u00e9but, et de fait jusqu&rsquo;\u00e0 une \u00e9poque pas si \u00e9loign\u00e9e, la France, la Grande-Bretagne et les \u00c9tats-Unis semblaient enclins \u00e0 ne consid\u00e9rer le Canada que comme une source de mati\u00e8res premi\u00e8res, principalement de fourrures, bois, bl\u00e9, min\u00e9raux et, plus r\u00e9cemment, de pulpe de bois. Nous avons d&rsquo;abondantes ressources\u00a0: notre probl\u00e8me consiste \u00e0 en faire usage de notre mieux dans l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de notre peuple. Ce probl\u00e8me en entra\u00eene un autre d&rsquo;envergure mondiale. Nous vivons au milieu de nations qui sont passionn\u00e9ment r\u00e9alistes. Nous devons songer \u00e0 notre prosp\u00e9rit\u00e9 interne, non seulement du point de vue de notre propre peuple, mais aux yeux des autres. M. Churchill et M. Roosevelt ont r\u00e9sum\u00e9 le probl\u00e8me dans le paragraphe de la Charte de l&rsquo;Atlantique qui dit\u00a0: \u00ab\u00a0pour permettre \u00e0 tous les \u00c9tats, grands ou petits, vainqueurs ou vaincus, l&rsquo;acc\u00e8s, aux m\u00eames conditions, au commerce et aux mati\u00e8res premi\u00e8res du monde dont ils ont besoin pour leur prosp\u00e9rit\u00e9 \u00e9conomique.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Le probl\u00e8me du Canada, en ce qui concerne les ressources n&rsquo;est pas de les obtenir, mais de les mettre en valeur et d&rsquo;en disposer d&rsquo;une mani\u00e8re \u00e9quitable et judicieuse. Nous ne connaissons pas encore toute la capacit\u00e9 \u00e9conomique de notre pays, mais nous savons que le Canada est richement dot\u00e9. Tout le monde sait que nous pouvons produire d&rsquo;\u00e9normes quantit\u00e9s de bl\u00e9. Au cours des cinq derni\u00e8res ann\u00e9es la moyenne de nos exportations et de nos r\u00e9serves a \u00e9t\u00e9 de 633 millions de boisseaux par an. Le monde entier a entendu parler de nos tr\u00e9sors de nickel, d&rsquo;or, d&rsquo;argent, d&rsquo;amiante, de radium et de vingtaines d&rsquo;autres min\u00e9raux essentiels \u00e0 l&rsquo;industrie moderne. Nos for\u00eats ne sont surpass\u00e9es que par celles de deux autres pays. Nous avons les plus grandes p\u00eacheries du monde. Nous sommes les plus gros producteurs de papier de journal, de platine, d&rsquo;amiante, de nickel et de radium. Nous tenons le second rang sous le rapport de l&rsquo;aluminium, la pulpe de bois et l&rsquo;\u00e9nergie hydro\u00e9lectrique\u00a0; et le troisi\u00e8me sous celui du cuivre, du plomb et du zinc. Et pourtant, et c&rsquo;est l\u00e0 le malheur, nous n&rsquo;avons que la cent soixante-quinzi\u00e8me partie (1\/175) de la population du monde.<\/p>\n<p>Au probl\u00e8me d&#8217;employer de notre mieux nos mati\u00e8res premi\u00e8res vient s&rsquo;ajouter celui de maintenir le rendement industriel. La capacit\u00e9 manufacturi\u00e8re du Canada a doubl\u00e9 pendant la derni\u00e8re guerre \u00e0 mesure que les manufacturiers construisaient de nouvelles usines, perfectionnaient de nouveaux proc\u00e9d\u00e9s, inventaient de nouveaux produits, et construisaient m\u00eame de nouvelles collectivit\u00e9s.<\/p>\n<h3>Nouveaux horizons<\/h3>\n<p>Il y a 80 ans notre probl\u00e8me consistait \u00e0 arracher \u00e0 la nature vierge suffisamment de quoi manger, nous habiller et nous loger pour entretenir la vie dans un \u00e9tat pr\u00e9caire et dans des circonstances difficiles. Aujourd&rsquo;hui la grande question est de trouver chez nous l&#8217;emploi de tous les produits sortant des usines qui fabriquaient auparavant du mat\u00e9riel de guerre, ou d&rsquo;en disposer \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger. Cela est n\u00e9cessaire si nous ne voulons pas que notre niveau d&rsquo;existence en souffre. Cela est \u00e9galement n\u00e9cessaire si nous ne voulons pas que d&rsquo;autres pays, une fois revenus \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat normal, deviennent jaloux de nos richesses naturelles. Nous cherchons le moyen d&#8217;employer \u00e9conomiquement nos ressources en les mettant \u00e0 la disposition des pays qui en ont besoin.<\/p>\n<p>Nos id\u00e9es g\u00e9ographiques ont \u00e9volu\u00e9. Nos voisins ne sont plus les gens du comt\u00e9 adjacent ou d&rsquo;une autre province, mais ceux qui habitent les continents de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 de la terre. Chaque jour des milliers sur milliers de transactions passent \u00e0 travers le service \u00e9tranger de cette banque comme r\u00e9sultat des affaires que les Canadiens font en Australie, en Afrique, en Asie, en Europe et dans les Am\u00e9riques.<\/p>\n<p>Dans la mesure o\u00f9 les \u00e9v\u00e9nements du dernier quart de si\u00e8cle nous ont ouvert les yeux sur des perspectives lointaines, le Canada a pris rang parmi les nations qui ont acquis du prestige. Quand la paix deviendra r\u00e9elle, notre Dominion sera au centre des voies a\u00e9riennes internationales qui formeront le r\u00e9seau des relations commerciales. Nous ne sommes plus \u00e0 l&rsquo;extr\u00e9mit\u00e9 septentrionale des continents am\u00e9ricains, mais nous occupons une situation centrale par rapport aux terres de l&rsquo;h\u00e9misph\u00e8re nord et nous sommes au centre des communications entre les grandes puissances de l&rsquo;Europe, de l&rsquo;Am\u00e9rique et de l&rsquo;Asie.<\/p>\n<p>Il incombe au Canada, comme \u00e0 tous les autres pays, de s&rsquo;adapter aux nouvelles conditions. Mais pour cette adaptation, nous avons des moyens et des qualit\u00e9s qui, si nous savons nous en servir, nous donneront de grands avantages dans la t\u00e2che de rendre le monde meilleur.<\/p>\n<p>Le Canada tient une place entre les grandes et les petites puissances &#8211; pas assez peupl\u00e9 pour \u00eatre une menace \u00e0 n&rsquo;importe quelle nation m\u00eame s&rsquo;il avait des intentions belliqueuses, mais trop avanc\u00e9 sous le rapport de l&rsquo;industrie et du commerce pour compter comme une petite nation. Notre puissance militaire est faible, mais notre puissance \u00e9conomique &#8211; non seulement du fait de nos ressources \u00e9conomiques mais parce que nous savons \u00e9galement les pr\u00e9parer et les transformer &#8211; nous donne droit \u00e0 une place importante dans les affaires mondiales.<\/p>\n<p>Le canadianisme, qui est n\u00e9 avant la conf\u00e9d\u00e9ration, mais que cette union a lanc\u00e9 d\u00e9finitivement dans la bonne voie, n&rsquo;est pas un instrument \u00e0 d\u00e9daigner dans la t\u00e2che qui nous incombe. Comme l&rsquo;a dit J. B. Brebner dans son allocution pr\u00e9sidentielle \u00e0 l&rsquo;Association historique du Canada en 1940\u00a0: Le canadianisme&#8230; est le r\u00e9sultat de plus de trois si\u00e8cles de lutte victorieuse contre un milieu r\u00e9fractaire, de plus d&rsquo;un si\u00e8cle d&rsquo;heureuse adaptation politique et d&rsquo;imagination originale, et d&rsquo;une sorte de mod\u00e9ration qui, comme l&rsquo;histoire l&rsquo;a d\u00e9montr\u00e9, est capable d&rsquo;\u00eatre transform\u00e9e par l&rsquo;adversit\u00e9 en volont\u00e9 opini\u00e2tre et indomptable.\u00a0\u00bb Au cours des ans, notre pays a, non sans une certaine mesure de succ\u00e8s, uni une culture anglo-saxonne et une culture latine, trouv\u00e9 le milieu entre les vues de la Grande-Bretagne et celles des \u00c9tats-Unis, \u00e9tabli la r\u00e9putation de rechercher la paix, et donn\u00e9 le bon exemple sous ce rapport en pratiquant la collaboration avec son voisin.<\/p>\n<p>Nous faisons preuve de prudence et de d\u00e9lib\u00e9ration en abordant les changements politiques, sociaux ou culturels, ce qui sert \u00e0 prot\u00e9ger les Canadiens des emballements et des manies assez longtemps, comme le dit M. Brebner, \u00ab\u00a0pour permettre \u00e0 la Grande-Bretagne ou aux \u00c9tats-Unis d&rsquo;en d\u00e9montrer l&rsquo;inanit\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p>\n<h3>Perspectives d&rsquo;avenir<\/h3>\n<p>Les pr\u00e9dictions concernant l&rsquo;avenir, surtout dans l&rsquo;enthousiasme d&rsquo;une f\u00eate d&rsquo;anniversaire, doivent s&rsquo;entourer des r\u00e9serves n\u00e9cessaires. L&rsquo;expansion d&rsquo;un pays ne marche pas avec la r\u00e9gularit\u00e9 d&rsquo;une montre. Les affaires nationales n&rsquo;ob\u00e9issent pas \u00e0 des lois universelles. Il y a trop de variantes, trop d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements impr\u00e9vus, trop d&rsquo;influences ext\u00e9rieures sur lesquelles le pays ne peut rien. Mais il n&rsquo;est pas d\u00e9fendu de chercher \u00e0 deviner ce qui pourrait arriver.<\/p>\n<p>Comme on vient de le voir, le Canada a fait de merveilleux progr\u00e8s dans les 80 ans de f\u00e9d\u00e9ration, et a une aussi bonne chance d&rsquo;en faire autant au cours des 80 ann\u00e9es prochaines. Il a renvers\u00e9 des barri\u00e8res de g\u00e9ographie, de climat, de philosophie et de coutumes pour arriver au point o\u00f9 il en est\u00a0: aujourd&rsquo;hui il est au premier rang des pays qui s&rsquo;efforcent de vaincre les pr\u00e9jug\u00e9s, l&rsquo;\u00e9go\u00efsme et l&rsquo;insularit\u00e9, pour permettre au r\u00e9tablissement et \u00e0 la stabilit\u00e9 \u00e9conomiques de marcher de pair avec la paix politique.<\/p>\n<p>Notre pays, parmi tous les pays du monde, a une bonne chance de voir ses efforts couronn\u00e9s de succ\u00e8s, et plus que n&rsquo;importe quel autre pays du monde il offre \u00e0 tous des chances de succ\u00e8s\u00a0: non seulement \u00e0 cause des ressources naturelles dont nous sommes si enclins \u00e0 nous vanter, mais parce que chez nous, mieux que partout ailleurs, on peut mener une vie sens\u00e9e et tenant le juste milieu qui permet \u00e0 chacun de mettre en valeur les dons, de la nature &#8211; et les siens.<\/p>\n<p>Il ne suffit pas, \u00e0 l&rsquo;occasion de ce 80e anniversaire, de regarder le pass\u00e9 comme un spectacle qui m\u00e9rite des applaudissements et procure de la satisfaction. \u00c0 mesure que la procession des ann\u00e9es d\u00e9file sous nos yeux le 1er juillet, chaque ann\u00e9e couronn\u00e9e de lauriers en signe de gloire, et d&rsquo;un chapelet de romarin comme souvenir, il ne faut pas oublier que 1947 prendra sa place dans la cavalcade. Faisons donc en sorte que cette ann\u00e9e-ci et les suivantes soient dignes de leurs a\u00een\u00e9es.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"author":86,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[57],"class_list":["post-2222","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-57"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v26.7 (Yoast SEO v26.8) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Juin 1947 - Le Quatre - Vingti\u00e8me Anniversaire du Canada - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/juin-1947-le-quatre-vingtieme-anniversaire-du-canada\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Juin 1947 - Le Quatre - Vingti\u00e8me Anniversaire du Canada\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Le pr\u00e9sent Bulletin marque le 80e anniversaire du Canada que nous c\u00e9l\u00e9brons le 1er juillet, f\u00eate du Dominion. D&rsquo;autres bulletins ont eu pour sujet le gouvernement, notre place dans l&#8217;empire britannique, nos relations avec les \u00c9tats-Unis et divers aspects de notre vie \u00e9conomique et sociale. Celui-ci est franchement un souhait de bonne f\u00eate \u00e0 un [&hellip;]\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/juin-1947-le-quatre-vingtieme-anniversaire-du-canada\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"RBC\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2022-10-17T18:25:55+00:00\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"Est. reading time\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"20 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\/\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/juin-1947-le-quatre-vingtieme-anniversaire-du-canada\/\",\"url\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/juin-1947-le-quatre-vingtieme-anniversaire-du-canada\/\",\"name\":\"Juin 1947 - Le Quatre - Vingti\u00e8me Anniversaire du Canada - RBC\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/#website\"},\"datePublished\":\"1947-06-01T00:00:00+00:00\",\"dateModified\":\"2022-10-17T18:25:55+00:00\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/juin-1947-le-quatre-vingtieme-anniversaire-du-canada\/\"]}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/#website\",\"url\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/\",\"name\":\"RBC\",\"description\":\"\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO Premium plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Juin 1947 - Le Quatre - Vingti\u00e8me Anniversaire du Canada - RBC","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/juin-1947-le-quatre-vingtieme-anniversaire-du-canada\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"Juin 1947 - Le Quatre - Vingti\u00e8me Anniversaire du Canada","og_description":"Le pr\u00e9sent Bulletin marque le 80e anniversaire du Canada que nous c\u00e9l\u00e9brons le 1er juillet, f\u00eate du Dominion. D&rsquo;autres bulletins ont eu pour sujet le gouvernement, notre place dans l&#8217;empire britannique, nos relations avec les \u00c9tats-Unis et divers aspects de notre vie \u00e9conomique et sociale. Celui-ci est franchement un souhait de bonne f\u00eate \u00e0 un [&hellip;]","og_url":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/juin-1947-le-quatre-vingtieme-anniversaire-du-canada\/","og_site_name":"RBC","article_modified_time":"2022-10-17T18:25:55+00:00","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"Est. reading time":"20 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/juin-1947-le-quatre-vingtieme-anniversaire-du-canada\/","url":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/juin-1947-le-quatre-vingtieme-anniversaire-du-canada\/","name":"Juin 1947 - Le Quatre - Vingti\u00e8me Anniversaire du Canada - RBC","isPartOf":{"@id":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/#website"},"datePublished":"1947-06-01T00:00:00+00:00","dateModified":"2022-10-17T18:25:55+00:00","inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/juin-1947-le-quatre-vingtieme-anniversaire-du-canada\/"]}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/#website","url":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/","name":"RBC","description":"","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"}]}},"parsely":{"version":"1.1.0","canonical_url":"https:\/\/rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/juin-1947-le-quatre-vingtieme-anniversaire-du-canada\/","smart_links":{"inbound":0,"outbound":0},"traffic_boost_suggestions_count":0,"meta":{"@context":"https:\/\/schema.org","@type":"NewsArticle","headline":"Juin 1947 &#8211; Le Quatre &#8211; Vingti\u00e8me Anniversaire du Canada","url":"http:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/juin-1947-le-quatre-vingtieme-anniversaire-du-canada\/","mainEntityOfPage":{"@type":"WebPage","@id":"http:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/juin-1947-le-quatre-vingtieme-anniversaire-du-canada\/"},"thumbnailUrl":"","image":{"@type":"ImageObject","url":""},"articleSection":"Uncategorized","author":[{"@type":"Person","name":"zinoemielu"}],"creator":["zinoemielu"],"publisher":{"@type":"Organization","name":"RBC","logo":""},"keywords":[],"dateCreated":"1947-06-01T00:00:00Z","datePublished":"1947-06-01T00:00:00Z","dateModified":"2022-10-17T18:25:55Z"},"rendered":"<script type=\"application\/ld+json\" class=\"wp-parsely-metadata\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@type\":\"NewsArticle\",\"headline\":\"Juin 1947 &#8211; Le Quatre &#8211; Vingti\\u00e8me Anniversaire du Canada\",\"url\":\"http:\\\/\\\/www.rbc.com\\\/fr\\\/notre-compagnie\\\/histoire\\\/bulletin\\\/juin-1947-le-quatre-vingtieme-anniversaire-du-canada\\\/\",\"mainEntityOfPage\":{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"http:\\\/\\\/www.rbc.com\\\/fr\\\/notre-compagnie\\\/histoire\\\/bulletin\\\/juin-1947-le-quatre-vingtieme-anniversaire-du-canada\\\/\"},\"thumbnailUrl\":\"\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"url\":\"\"},\"articleSection\":\"Uncategorized\",\"author\":[{\"@type\":\"Person\",\"name\":\"zinoemielu\"}],\"creator\":[\"zinoemielu\"],\"publisher\":{\"@type\":\"Organization\",\"name\":\"RBC\",\"logo\":\"\"},\"keywords\":[],\"dateCreated\":\"1947-06-01T00:00:00Z\",\"datePublished\":\"1947-06-01T00:00:00Z\",\"dateModified\":\"2022-10-17T18:25:55Z\"}<\/script>","tracker_url":"https:\/\/cdn.parsely.com\/keys\/rbc.com\/p.js"},"featured_img":false,"coauthors":[],"author_meta":{"author_link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/author\/zinoemielu\/","display_name":"zinoemielu"},"relative_dates":{"created":"Publi\u00e9 79 ans il y a","modified":"Mis \u00e0 jour 3 ans il y a"},"absolute_dates":{"created":"Publi\u00e9 le 1 juin 1947","modified":"Mise \u00e0 jour le 17 octobre 2022"},"absolute_dates_time":{"created":"Publi\u00e9 le 1 juin 1947 12:00  ","modified":"Mise \u00e0 jour le 17 octobre 2022 6:25  "},"featured_img_caption":"","tax_additional":{"category":{"linked":["<a href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/category\/uncategorized\/\" class=\"advgb-post-tax-term\">Uncategorized<\/a>"],"unlinked":["<span class=\"advgb-post-tax-term\">Uncategorized<\/span>"],"slug":"category","name":"Cat\u00e9gories"},"rbc_letter_theme":{"linked":[],"unlinked":[],"slug":"rbc_letter_theme","name":"Themes"},"rbc_letter_year":{"linked":["<a href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/year\/1947\/\" class=\"advgb-post-tax-term\">1947<\/a>"],"unlinked":["<span class=\"advgb-post-tax-term\">1947<\/span>"],"slug":"rbc_letter_year","name":"Years"}},"series_order":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter\/2222","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/rbc_letter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/86"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter\/2222\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2222"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2222"},{"taxonomy":"rbc_letter_theme","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter_theme?post=2222"},{"taxonomy":"rbc_letter_year","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter_year?post=2222"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}