{"id":2221,"date":"1946-06-01T00:00:00","date_gmt":"1946-06-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/juin-1946-le-commerce-international\/"},"modified":"2022-10-17T18:25:40","modified_gmt":"2022-10-17T18:25:40","slug":"juin-1946-le-commerce-international","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/juin-1946-le-commerce-international\/","title":{"rendered":"Juin 1946 &#8211; Le Commerce International"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Les excursions dans le domaine \u00e9conomique conduisent ordinairement \u00e0 des choses tr\u00e8s simples affubl\u00e9es de noms techniques. Ainsi, le \u00ab\u00a0commerce international\u00a0\u00bb dont le nom effraie un peu les gens, n&rsquo;est que l&rsquo;\u00e9change des denr\u00e9es dont le Canada ne sait que faire pour les denr\u00e9es \u00e9trang\u00e8res dont il a besoin.<\/p>\n<p>Ce qui est important n&rsquo;est pas toujours difficile \u00e0 comprendre ou \u00e0 faire, et quoique l&rsquo;\u00e9change international des marchandises soit un des plus importants probl\u00e8mes du Canada, on peut en d\u00e9composer les principes en termes simples. S&rsquo;il est vrai que tous les pays ne sont pas \u00e9galement bien partag\u00e9s sous le rapport des ressources naturelles, et qu&rsquo;une r\u00e9partition plus \u00e9quitable serait \u00e0 souhaiter entre les nations, comme le propose la Charte de l&rsquo;Atlantique, alors, le Canada est un des pays non seulement le plus capables de devenir prosp\u00e8res mais de venir en aide aux besoins de l&rsquo;humanit\u00e9. Il poss\u00e8de et cultive d&rsquo;importants produits dont il est le principal sinon l&rsquo;exclusif fournisseur\u00a0; il dispose de meilleures facilit\u00e9s que beaucoup de pays dans la fabrication d&rsquo;un grand nombre de marchandises\u00a0; et sa population est si faible en proportion de ses ressources qu&rsquo;elle ne peut consommer tout ce que le pays peut produire.<\/p>\n<p>Pour se convaincre en quelques mots que le Canada serait bien b\u00eate d&rsquo;adopter l&rsquo;autarchie, il suffit de comparer les r\u00e9sultats des 20 derni\u00e8res ann\u00e9es avec ce qui se serait produit sous un r\u00e9gime d&rsquo;\u00e9conomie nationaliste. Si le Canada n&rsquo;avait pas export\u00e9 il aurait encaiss\u00e9 en moyenne $1,365 millions de moins par an, et son revenu national aurait subi de ce fait une r\u00e9duction d&rsquo;environ 27 pour cent, soit une diminution de pouvoir d&rsquo;achat de pr\u00e8s de $10 par mois pour chaque homme, femme et enfant du pays. S&rsquo;il n&rsquo;avait pas export\u00e9 $8,537 millions de produits agricoles pendant les 19 ann\u00e9es ant\u00e9rieures \u00e0 1945, le revenu de chaque ferme aurait diminu\u00e9 de $614 par an. En d&rsquo;autres termes, le Canada ne peut pas continuer \u00e0 vivre aussi bien qu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent, encore moins esp\u00e9rer vivre mieux, sans d\u00e9bouch\u00e9s ext\u00e9rieurs pour ses produits.<\/p>\n<p>Le Canada jouit d&rsquo;une excellente r\u00e9putation sur les march\u00e9s internationaux gr\u00e2ce aux bonnes m\u00e9thodes commerciales de ses industries d&rsquo;exportation. \u00c0 premi\u00e8re vue, on pourrait croire que les exportateurs vont faire de meilleures affaires que jamais parce que le monde entier ne demande qu&rsquo;\u00e0 acheter ce que le Canada a \u00e0 vendre. Mais il serait bon de r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 l&rsquo;avertissement formul\u00e9 par notre ministre du Commerce\u00a0: \u00ab\u00a0Cette r\u00e9putation grandira \u00e0 mesure que nous exporterons davantage, mais prenons garde qu&rsquo;elle ne soit s\u00e9rieusement endommag\u00e9e par ceux qui n&rsquo;ont pas l&rsquo;intention de se cr\u00e9er des relations permanentes et qui ne cherchent qu&rsquo;\u00e0 \u00e9cr\u00e9mer le march\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p>\n<h3>N\u00e9cessit\u00e9 du commerce ext\u00e9rieur<\/h3>\n<p>Le commerce international est n\u00e9cessaire dans la mesure la plus ind\u00e9pendante non seulement dans l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de la paix mondiale, mais pour donner plus de travail \u00e0 la main-d&rsquo;oeuvre et aux industries canadiennes. Chaque \u00e8re de prosp\u00e9rit\u00e9 au Canada a \u00e9t\u00e9 accompagn\u00e9e d&rsquo;un gros volume de commerce international. Le ministre du Commerce a dit en avril que plus d&rsquo;un million et demi de Canadiens sont engag\u00e9s dans le commerce ext\u00e9rieur qui rapporte le tiers de notre revenu national. \u00ab\u00a0Il nous faudrait plus de cent millions d&rsquo;habitants,\u00a0\u00bb a-t-il dit \u00ab\u00a0pour consommer nos produits agricoles et faire usage de tous les produits forestiers que nous rendons chaque ann\u00e9e.\u00a0\u00bb Gr\u00e2ce \u00e0 un si grand nombre de personnes engag\u00e9es dans ce commerce, lorsque les recettes d&rsquo;exportation sont consid\u00e9rables, le pouvoir d&rsquo;achat en b\u00e9n\u00e9ficie non seulement dans les grands centres, mais dans les r\u00e9gions mini\u00e8res, agricoles et foresti\u00e8res, de sorte que les produits du pays se vendent plus facilement et que les niveaux d&rsquo;existence s&rsquo;en trouvent am\u00e9lior\u00e9s parmi toutes les classes de la population.<\/p>\n<h3>Comment maintenir le commerce<\/h3>\n<p>La question se pose\u00a0: devons-nous nous efforcer de maintenir les exportations pour assurer un niveau confortable d&rsquo;existence ou essayer de nous rendre plus ind\u00e9pendants des march\u00e9s ext\u00e9rieurs\u00a0? Tout le monde conna\u00eet le rapport qui existe entre le commerce, l&#8217;embauchage et le revenu national. Les grosses exportations de 1928 ont donn\u00e9 lieu en 1929 \u00e0 un haut degr\u00e9 d&#8217;embauchage. La baisse qui s&rsquo;est produite dans les exportations en 1932 a \u00e9t\u00e9 suivie d&rsquo;un ch\u00f4mage sans pr\u00e9c\u00e9dent. Une annonce du minist\u00e8re du Commerce dit\u00a0: \u00ab\u00a0Nous pouvons probablement exister &#8211; mais ce n&rsquo;est pas s\u00fbr &#8211; en cultivant juste le bl\u00e9 qui nous est n\u00e9cessaire, en extrayant assez d&rsquo;or pour r\u00e9parer nos dents, et en travaillant \u00e0 la journ\u00e9e \u00e0 tour de r\u00f4le les uns pour les autres. Mais pouvons-nous continuer \u00e0 vivre dans la paix et le bonheur, de la mani\u00e8re \u00e0 laquelle nous sommes habitu\u00e9s, sans commercer avec le reste du monde\u00a0?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Nous avons d\u00e9j\u00e0 pris des mesures pour nous pr\u00e9parer des d\u00e9bouch\u00e9s. C&rsquo;est beau d&rsquo;avoir contribu\u00e9, au 31 mars dernier, $154 millions \u00e0 UNRRA, mais le Canada n&rsquo;y aura rien perdu. Il a ainsi aid\u00e9 la reprise des affaires et le retour aux conditions normales d&rsquo;existence dans les pays d\u00e9vast\u00e9s par la guerre, et chacun sait que ce sont les nations les plus civilis\u00e9es qui font le plus grand commerce entre elles.<\/p>\n<h3>Balance du commerce<\/h3>\n<p>La balance du commerce a l&rsquo;air d&rsquo;une chose capricieuse si l&rsquo;on ne consid\u00e8re que ses hauts et ses bas, et encore faut-il tenir compte des diff\u00e9rences de prix modifiant les chiffres de comparaison d&rsquo;une ann\u00e9e \u00e0 l&rsquo;autre.<\/p>\n<p>En 1919, apr\u00e8s l&rsquo;armistice de la premi\u00e8re guerre mondiale, l&rsquo;exc\u00e9dent des exportations canadiennes sur les importations a \u00e9t\u00e9 de $349 millions en chiffres ronds tandis que l&rsquo;ann\u00e9e suivante les importations ont exc\u00e9d\u00e9 les exportations de $39 millions. En 1921, il y a eu un autre exc\u00e9dent d&rsquo;exportations, mais en 1929 ce sont les importations qui ont exc\u00e9d\u00e9 les exportations de $121 millions. Au milieu de la d\u00e9pression, en 1933, l&rsquo;exc\u00e9dent des exportations sur les importations \u00e9tait de $134 millions, tandis que le total du commerce dans les deux sens n&rsquo;\u00e9tait que de $937 millions par comparaison avec $2,477 en 1929. En 1938, derni\u00e8re ann\u00e9e de paix, l&rsquo;exc\u00e9dent d&rsquo;exportations \u00e9tait remont\u00e9 \u00e0 $171 millions et le volume total \u00e0 $1,526 millions. Pendant les cinq ann\u00e9es ant\u00e9rieures l&rsquo;exc\u00e9dent des exportations a \u00e9t\u00e9 en moyenne de $204 millions par an.<\/p>\n<p>En comptant le dollar au cours de 1935 \u00e0 1939, nos importations de 1923 \u00e0 l&rsquo;ouverture des hostilit\u00e9s se chiffrent \u00e0 $12,434 millions, par rapport \u00e0 $13,813 millions d&rsquo;exportations sans compter l&rsquo;or. Et cela nous a tout juste permis de r\u00e9gler nos engagements financiers \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger. En effet, le service de notre dette aux \u00c9tats-Unis exigeait environ $200 millions par an. Nous avions en moyenne pour la payer $70 millions d&rsquo;exc\u00e9dent d&rsquo;exportations, plus $95 millions d&rsquo;exp\u00e9ditions d&rsquo;or et ce que laissaient chez nous les touristes.<\/p>\n<h3>$1,750 millions d&rsquo;exportations<\/h3>\n<p>Dans son livre blanc sur la reconstruction le gouvernement estime que nos exportations d&rsquo;apr\u00e8s-guerre ne doivent pas \u00eatre inf\u00e9rieures \u00e0 51,750 millions ce qui est environ la moiti\u00e9 de l&rsquo;\u00e9norme chiffre de guerre en 1944, et, par rapport aux chiffres d&rsquo;avant-guerre, soixante pour cent de plus en dollars et quinze pour cent de plus en quantit\u00e9. O\u00f9 allons-nous trouver \u00e0 vendre cela\u00a0? Voici une comparaison entre deux ann\u00e9es caract\u00e9ristiques\u00a0:<\/p>\n<p><span class=\"boldtext\">Exportations du Canada<\/span><\/p>\n<table class=\"smltabletxt\" border=\"1\" width=\"415\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"2\">\n<tbody>\n<tr>\n<td valign=\"top\"><\/td>\n<td align=\"right\" valign=\"top\">1938<\/td>\n<td align=\"right\" valign=\"top\">% du total<\/td>\n<td align=\"right\" valign=\"top\">1945<\/td>\n<td align=\"right\" valign=\"top\">% du total<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\">Empire britannique<\/td>\n<td align=\"right\" valign=\"top\">$442,902,437<\/td>\n<td align=\"right\" valign=\"top\">52.8<\/td>\n<td align=\"right\" valign=\"top\">$1,486,847,837<\/td>\n<td align=\"right\" valign=\"top\">46.2<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\">\u00c9tats-Unis<\/td>\n<td align=\"right\" valign=\"top\">270,461,189<\/td>\n<td align=\"right\" valign=\"top\">32.4<\/td>\n<td align=\"right\" valign=\"top\">1,196,976,726<\/td>\n<td align=\"right\" valign=\"top\">37.2<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\">Am\u00e9rique, au sud des \u00c9tats-Unis<\/td>\n<td align=\"right\" valign=\"top\">17,725,021<\/td>\n<td align=\"right\" valign=\"top\">2.1<\/td>\n<td align=\"right\" valign=\"top\">57,800,168<\/td>\n<td align=\"right\" valign=\"top\">1.8<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\">Reste du monde<\/td>\n<td align=\"right\" valign=\"top\"><u>106,495,270<\/u><\/td>\n<td align=\"right\" valign=\"top\"><u>12.7<\/u><\/td>\n<td align=\"right\" valign=\"top\"><u>476,705,622<\/u><\/td>\n<td align=\"right\" valign=\"top\"><u>14.8<\/u><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\">Total<\/td>\n<td align=\"right\" valign=\"top\">$837,583,917<\/td>\n<td align=\"right\" valign=\"top\">100.0<\/td>\n<td align=\"right\" valign=\"top\">$3,218,330,353<\/td>\n<td align=\"right\" valign=\"top\">100.0<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Ces chiffres, quoique instructifs, ne r\u00e9v\u00e8lent qu&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 du commerce international du Canada. Il est impossible de faire du commerce aux d\u00e9pens d&rsquo;un autre pays, attendu que les affaires reposent sur des avantages r\u00e9ciproques. \u00c0 cet \u00e9gard, on remarquera que la Grande-Bretagne et les \u00c9tats-Unis ont annonc\u00e9 leur intention de r\u00e9duire les tarifs commerciaux et une vingtaine d&rsquo;autres nations ont promis de discuter le projet.<\/p>\n<p>Il y a bien d&rsquo;autres choses que des chiffres \u00e0 discuter \u00e0 une conf\u00e9rence de ce genre. On a beau parler en milliards de dollars, cela ne r\u00e9sout pas les probl\u00e8mes du commerce entre les nations. L&rsquo;homme moderne vit dans un monde habitu\u00e9 \u00e0 compter la distance par milliers de milles, les arm\u00e9es par milliers d&rsquo;hommes et l&rsquo;argent par milliards de dollars tandis que d&rsquo;un autre c\u00f4t\u00e9 il parle d&rsquo;\u00e9paisseurs de dix-milli\u00e8mes d&rsquo;un pouce, du poids de l&rsquo;atome et de l&rsquo;\u00e9lectron. C&rsquo;est un monde d\u00e9licatement \u00e9quilibr\u00e9, dans lequel les faiblesses et les aspirations humaines compliquent les difficult\u00e9s de concilier les int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques des nations. Presque toutes les nations pr\u00e9f\u00e9reraient plus de libert\u00e9 dans le commerce international, mais quand il s&rsquo;agit de faire des concessions, elles se retranchent presque toutes derri\u00e8re le nationalisme et sont pr\u00eates \u00e0 tout accepter sans rien donner. Mais depuis quelques ann\u00e9es le Canada voit le monde sous une autre perspective et se rend compte que le bien-\u00eatre \u00e9conomique de chaque cr\u00e9ature humaine ou de chaque nation est inextricablement li\u00e9 \u00e0 celui de toutes les autres.<\/p>\n<h3>Organisme international<\/h3>\n<p>Il est donc naturel que le Canada occupe une place importante dans les conf\u00e9rences ayant pour but de cr\u00e9er un organisme international du commerce reposant sur le principe de r\u00e9ciprocit\u00e9 dans les affaires. Cet organisme ressemblera \u00e0 ceux d\u00e9j\u00e0 form\u00e9s pour la monnaie, la main-d&rsquo;oeuvre et l&rsquo;aviation et fera partie du conseil social et \u00e9conomique des Nations Unies. Il cherchera principalement \u00e0 cr\u00e9er le m\u00e9canisme permanent pour r\u00e9soudre les probl\u00e8mes du commerce international\u00a0; \u00e0 encourager les \u00e9changes r\u00e9ciproques de marchandises\u00a0; \u00e0 procurer acc\u00e8s aux mati\u00e8res premi\u00e8res sur un pied d&rsquo;\u00e9galit\u00e9 \u00e0 toutes les nations\u00a0; \u00e0 prendre les mesures commerciales n\u00e9cessaires pour assurer la paix. Les modifications de tarifs auront lieu par entente internationale et aucun pays ne sera requis de faire de concessions sans que les autres pays en fassent autant \u00e0 son \u00e9gard. Chaque pays s&rsquo;engagera \u00e0 simplifier les formalit\u00e9s douani\u00e8res et \u00e0 ne pas boycotter les marchandises des autres pays. La conf\u00e9rence r\u00e9serv\u00e9e aux accords sur les marchandises posera pour principe que ces accords, au lieu de chercher \u00e0 contr\u00f4ler la production, auront plut\u00f4t pour but de l&rsquo;encourager, de mani\u00e8re \u00e0 donner lieu r\u00e9ellement \u00e0 l&rsquo;expansion du commerce.<\/p>\n<h3>Commerce avec la Grande-Bretagne<\/h3>\n<p>Un des plus grands soucis de ceux qui pr\u00e9sident aux destin\u00e9es du commerce ext\u00e9rieur du Canada est de continuer \u00e0 servir le Royaume-Uni qui est un des plus gros acheteurs de nos produits naturels. Des difficult\u00e9s temporaires d&rsquo;ordre financier ont fait imposer \u00e0 ce commerce des restrictions que le gouvernement britannique a promis de lever d\u00e8s que les circonstances le permettront, ce qui a d\u00e9j\u00e0 eu lieu en partie. Il est bon de se priver quand il le faut mais il ne faut pas en abuser sans n\u00e9cessit\u00e9. Dans l&rsquo;intervalle les producteurs des pays comme le Canada, habitu\u00e9s \u00e0 trouver un d\u00e9bouch\u00e9 facile dans les \u00celes Britanniques, ne savent oh donner de la t\u00eate. Le Canada a jusqu&rsquo;ici export\u00e9 principalement contre paiement comptant et ne pratique pas l&rsquo;\u00e9change au vrai sens du mot. Ses exportations en Grande-Bretagne en 1938 se chiffrent \u00e0 $340 millions tandis que ses importations de cette source n&rsquo;arrivent qu&rsquo;\u00e0 $119 millions.<\/p>\n<h3>Commerce avec l&rsquo;Empire<\/h3>\n<p>Les exportations aux pays de l&rsquo;Empire, sauf la Grande-Bretagne, ont augment\u00e9 d&rsquo;ann\u00e9e en ann\u00e9e avant la guerre, mais la guerre a stimul\u00e9, \u00e0 divers degr\u00e9s, les progr\u00e8s de toutes les parties de l&rsquo;Empire aussi bien que ceux du Canada. Ces pays sont maintenant plus industrialis\u00e9s, mieux organis\u00e9s en vue de la production et plus conscients de leurs propres ressources. Il est trop t\u00f4t pour pr\u00e9dire quel sera l&rsquo;effet de cette \u00e9volution industrielle sur le commerce avec le Canada. En ce qui regarde l&rsquo;Australie, D. Russell Ferguson, ancien attach\u00e9 commercial de l&rsquo;Australie du Sud et \u00e9diteur du <em>Courier <\/em>\u00e0 Perth, Ont., discute les possibilit\u00e9s commerciales entre les deux pays et fait remarquer que l&rsquo;Australie n&rsquo;a pas de dollars canadiens pour payer ses achats. L&rsquo;Australie peut seulement se les procurer par la vente de livres sterling, g\u00e9n\u00e9ralement sur\u00a0!e march\u00e9 de Londres, mais Londres est \u00e9galement \u00e0 court de dollars. M. Ferguson offre le choix de deux moyens\u00a0: l&rsquo;ouverture d&rsquo;un cr\u00e9dit de dollars canadiens \u00e0 l&rsquo;Australie pour permettre \u00e0 celle-ci de payer ses achats chez nous, ou l&rsquo;importation imm\u00e9diate des produits australiens dont nous avons besoin, ce qui cr\u00e9erait un fonds naturel en faveur de l&rsquo;Australie pour payer ses importations du Canada.<\/p>\n<h3>Commerce avec l&rsquo;Am\u00e9rique latine<\/h3>\n<p>Les difficult\u00e9s qui entravent l&rsquo;expansion rapide du commerce avec les autres parties du monde ne s&rsquo;appliquent pas aux pays de l&rsquo;Am\u00e9rique latine. Ils n&rsquo;ont pas besoin d&rsquo;ouverture de cr\u00e9dit car ils poss\u00e8dent de grosses r\u00e9serves. \u00c0 la fin de 1944, ils avalent environ $4 milliards en or et en change \u00e9tranger. Pas besoin non plus de r\u00e9clame, car ils ont un besoin pressant de marchandises de consommation et d&rsquo;instruments de production. Ils sont bien dispos\u00e9s envers le Canada, et \u00e9tant donn\u00e9 ces bonnes dispositions, l&rsquo;argent n\u00e9cessaire et le besoin de marchandises, il ne reste plus qu&rsquo;\u00e0 vouloir et pouvoir leur vendre. Maurice B\u00e9langer, secr\u00e9taire commercial \u00e0 l&rsquo;ambassade du Canada au Br\u00e9sil, a dit \u00e0 ce sujet en d\u00e9cembre dernier aux membres d&rsquo;un comit\u00e9 de l&rsquo;Association des manufacturiers canadiens\u00a0: Ce qu&rsquo;il nous reste \u00e0 faire est de convaincre enti\u00e8rement les manufacturiers canadiens de l&rsquo;importance de ces march\u00e9s. La plupart n&rsquo;y croient pas. Ils ne se rendent pas compte des \u00e9normes affaires qui s&rsquo;y traitent.\u00a0\u00bb Le Bureau f\u00e9d\u00e9ral de la statistique nous donne quelques chiffres \u00e0 cet \u00e9gard. Le Br\u00e9sil est le plus gros client du Canada en Am\u00e9rique du Sud, et ses importations se chiffrent \u00e0 $16 millions \u00be en 1945 par rapport \u00e0 $3 million \u00bd en 1938. Vient ensuite le Mexique, avec $8 millions au lieu de $2 millions \u00bd en 1938. Puis (chiffres de 1938 entre parenth\u00e8ses)\u00a0: Argentine $6 millions (4\u00bd millions)\u00a0; Colombie $5 millions ($1\u00bd million)\u00a0; Cuba $4\u00bd millions ($1 million)\u00a0; V\u00e9n\u00e9zu\u00e9la $4 millions ($1\u00bc million)\u00a0; P\u00e9rou $4 millions ($900,000)\u00a0; Chili $2\u00bc millions ($604,000)\u00a0; Uruguay $2 millions ($216,000)\u00a0; et Panama $1 million ($305,000). Tous les autres accusent des augmentations en proportion, mais chaque total ne d\u00e9passe pas $1 million.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 nos achats en Am\u00e9rique du Sud, on ne nous en \u00e9tait malheureusement pas toujours reconnaissant vu qu&rsquo;une grande partie de nos importations passe par voie des \u00c9tats-Unis. Ainsi la Colombie ne se doutait m\u00eame pas que le Canada lui achetait pour $10 millions de caf\u00e9 par an, par l&rsquo;interm\u00e9diaire toutefois, des \u00c9tats-Unis.<\/p>\n<p>Pour changer tout cela, disent les exportateurs, il nous faut un service maritime direct. En 1944, d&rsquo;apr\u00e8s le sous-ministre du Commerce, le Canada a import\u00e9 d&rsquo;Am\u00e9rique latine plus de 500,000 tonnes fortes de marchandises, sans compter plus d&rsquo;un million de tonnes de bauxite et le coton du Br\u00e9sil. \u00ab\u00a0Un tel volume d&rsquo;affaires,\u00a0\u00bb ajoute-t-il, \u00ab\u00a0fait esp\u00e9rer qu&rsquo;on arrivera \u00e0 charger assez de navires pour \u00e9tablir un service r\u00e9gulier avec le nord.\u00a0\u00bb<\/p>\n<h3>Effort individuel<\/h3>\n<p>Mais les belles perspectives et la th\u00e9orie ne suffisent pas, comme d&rsquo;ailleurs la possession d&rsquo;un livre ne rend pas un homme savant. La liste des auxiliaires du commerce qui accompagne le Bulletin indique la mani\u00e8re de tirer parti des perspectives et de mettre la th\u00e9orie en pratique. Le fait que tant d&rsquo;organismes orientent leurs efforts vers l&rsquo;expansion du commerce \u00e9tranger peut donner lieu \u00e0 un sentiment de satisfaction, mais le Canada ne remportera pas de succ\u00e8s dans le domaine du commerce international sans efforts personnels de la part des exportateurs. Le Magazine de Wall Street a dit r\u00e9cemment\u00a0: \u00ab\u00a0Le Canada est au second rang des pays exportateurs depuis deux ou trois ans. Mais ce qui a principalement plus que tripl\u00e9 la valeur et le volume des exportations canadiennes pendant la guerre c&rsquo;est que le Dominion a fait du pr\u00eat-location, c&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;il faisait cadeau de plus d&rsquo;un tiers de ses exportations. Naturellement, le Canada ne peut pas plus que nous continuer dans cette voie.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00c0 l&rsquo;optimisme que nous inspirent ces chiffres astronomiques d&rsquo;exportation et de revenu doit donc succ\u00e9der le sentiment de la r\u00e9alit\u00e9 et il est temps que le commerce se remette \u00e0 avancer petit \u00e0 petit comme autrefois. La disparition de la demande de mat\u00e9riel militaire et la r\u00e9duction des march\u00e9s civils d&rsquo;outremer forceront nos industries bien outill\u00e9es et bien organis\u00e9es \u00e0 rivaliser sur les march\u00e9s d&rsquo;importation et d&rsquo;exportation sur un pied d&rsquo;\u00e9galit\u00e9 avec les autres pays industriels du monde. Cela signifie, par exemple, que les producteurs de bacon canadien doivent lutter contre le bacon maigre que les Anglais pr\u00e9f\u00e8rent et qu&rsquo;ils peuvent maintenant se procurer au Danemark. Cela veut dire qu&rsquo;il faut prot\u00e9ger les meubles et certains textiles \u00e0 destination des tropiques contre les ravages des insectes. En d&rsquo;autres mots, la concurrence internationale signifie que les producteurs canadiens doivent se plier aux d\u00e9sirs des acheteurs et ne sauraient consid\u00e9rer leurs exportations comme un moyen de se d\u00e9barrasser du surplus des marchandises fabriqu\u00e9es pour le march\u00e9 canadien.<\/p>\n<p>L&rsquo;exportateur lui-m\u00eame jouera un r\u00f4le important durant la transition. Le commerce canadien a besoin de plus de repr\u00e9sentants \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger, vu que notre politique commerciale, comme en Grande-Bretagne et aux \u00c9tats-Unis, repose sur l&rsquo;initiative de l&rsquo;entreprise priv\u00e9e au lieu de s&rsquo;abriter sous la tutelle du gouvernement. \u00c0 l&rsquo;\u00e9tranger comme au pays, ce sont le prix, la qualit\u00e9 et le service qui comptent en cas de concurrence. Le ministre du Commerce a dit aux exportateurs l&rsquo;an dernier\u00a0: \u00ab\u00a0Tout ce que le gouvernement peut faire c&rsquo;est de vous aider. C&rsquo;est \u00e0 vous de faire le reste.\u00a0\u00bb Malgr\u00e9 toute la meilleure organisation du monde, aucun minist\u00e8re du Commerce ne peut trouver et conserver des march\u00e9s ext\u00e9rieurs. C&rsquo;est l&rsquo;affaire de l&rsquo;industrie au moyen de ses agents et de ses produits.<\/p>\n<p>Il est donc clair que le commerce international n&rsquo;est pas une question d&rsquo;int\u00e9r\u00eat acad\u00e9mique, un simple accessoire des affaires domestiques. \u00c9tant donn\u00e9 la grande capacit\u00e9 de production dont le Canada est capable de faire preuve, notre prosp\u00e9rit\u00e9 interne semble exiger un partage raisonnable de nos produits entre la consommation domestique et l&rsquo;exportation. Le ministre du Commerce a donn\u00e9 beaucoup \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir aux manufacturiers quand il leur a dit qu&rsquo;ils se pr\u00e9paraient \u00e0 vendre 98 pour cent de leurs produits dans un march\u00e9 de onze millions de consommateurs et 2 pour cent aux 130 millions d&rsquo;habitants de l&rsquo;Am\u00e9rique latine.<\/p>\n<h3>Libert\u00e9 d&rsquo;entreprise<\/h3>\n<p>Le ministre a ajout\u00e9 que les mesures extraordinaires du gouvernement en vue de l&rsquo;orientation du commerce ext\u00e9rieur ne sont que temporaires. \u00ab\u00a0Nous aspirons toujours\u00a0\u00bb a-t-il dit \u00ab\u00a0\u00e0 faire r\u00e9gner la libert\u00e9 dans les \u00e9changes internationaux et \u00e0 laisser les coud\u00e9es franches au commerce.\u00a0\u00bb Il est souvent question, \u00e0 ce sujet, de cr\u00e9er une ambiance \u00e9conomique favorable \u00e0 l&rsquo;entreprise priv\u00e9e et de laisser les gouvernements jouer un r\u00f4le secondaire dans le commerce. La guerre a multipli\u00e9 les barri\u00e8res commerciales, et les prochaines conf\u00e9rences auront pour principale t\u00e2che de supprimer totalement ou en partie les obstacles impos\u00e9s au commerce par les permis d&rsquo;importation et d&rsquo;exportation, les restrictions sur le change, les contingentements et les tarifs.<\/p>\n<p>La situation n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 favorable jusqu&rsquo;ici \u00e0 la libert\u00e9 compl\u00e8te des \u00e9changes, et la p\u00e9riode de transition ne se pr\u00eate gu\u00e8re \u00e0 l&rsquo;adoption d&rsquo;un plan id\u00e9al. La conf\u00e9rence de Bretton Woods a permis aux \u00c9tats adh\u00e9rents de constater le besoin de faire concorder leurs int\u00e9r\u00eats avec l&rsquo;int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral, et elle a donn\u00e9 naissance en m\u00eame temps \u00e0 un syst\u00e8me pratique de change pour le r\u00e8glement international des importations et des exportations.<\/p>\n<h3>Recherches et renseignements<\/h3>\n<p>Le minist\u00e8re du Commerce a organis\u00e9 une division de recherches ainsi qu&rsquo;une division de renseignements. Il faut esp\u00e9rer que la premi\u00e8re s&rsquo;attaquera aux \u00e9l\u00e9ments du probl\u00e8me et que ses plans d&rsquo;expansion seront vraiment dignes de notre rang parmi les nations, tandis que les renseignements recueillis par la deuxi\u00e8me seront propag\u00e9s chez nous comme \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger. Il ne suffit pas de discuter ces questions \u00e0 la Chambre des communes et d&rsquo;envoyer des communiqu\u00e9s techniques aux journaux. Cela peut \u00eatre utile aux partisans du commerce ext\u00e9rieur qui s&rsquo;y livrent de fa\u00e7on active, mais ne parvient pas \u00e0 la grande masse du public qui ne conna\u00eet rien de ses principes et de sa pratique. Il faut que le personnel des ventes soit d&rsquo;un excellent calibre pour faire de bons ambassadeurs du commerce, mais comme l&rsquo;a dit P. M. Richards, chroniqueur commercial de \u00ab\u00a0Saturday Night\u00a0\u00bb dans un num\u00e9ro d&rsquo;avril\u00a0: \u00ab\u00a0Il est \u00e9vident que le volume de production et de commerce ext\u00e9rieur du Canada int\u00e9resse, ou devrait int\u00e9resser aujourd&rsquo;hui tous les Canadiens, et non pas seulement les hommes d&rsquo;affaires et les gouvernements, car beaucoup de choses en d\u00e9pendent.\u00a0\u00bb Il faut donc mettre \u00e0 la disposition du grand public des renseignements int\u00e9ressants et de bonne source, pour que les gens sachent \u00e0 quoi s&rsquo;en tenir, au lieu d&rsquo;\u00e9prouver un sentiment de surprise et de g\u00eane comme font la plupart d&rsquo;entre eux, quand on leur parle ou qu&rsquo;il s&rsquo;agit de relations internationales.<\/p>\n<p>AUXILIAIRES DU COMMERCE INTERNATIONAL<\/p>\n<p>Les organismes du gouvernement, les associations commerciales et les banques ne demandent qu&rsquo;\u00e0 faciliter les affaires entre le Canada et les pays \u00e9trangers.<\/p>\n<p>Guide \u00e0 l&rsquo;intention des exportateurs et des importateurs<\/p>\n<h3>Minist\u00e8re du Commerce<\/h3>\n<p>En t\u00eate des auxiliaires du commerce il faut citer le minist\u00e8re du Commerce, cr\u00e9\u00e9 en 1892 et r\u00e9cemment port\u00e9 \u00e0 la hauteur des circonstances et des besoins au moyen du service du commerce ext\u00e9rieur. C&rsquo;est le service auquel les int\u00e9ress\u00e9s sont invit\u00e9s \u00e0 adresser toutes les questions g\u00e9n\u00e9rales sur le commerce ext\u00e9rieur, et c&rsquo;est en m\u00eame temps le point de contact entre l&rsquo;industrie canadienne et le gouvernement en ce qui concerne le commerce.<\/p>\n<p>Sous la direction de M. Mackenzie, sous-ministre, les services de plusieurs divisions sont \u00e0 la disposition des diff\u00e9rents besoins des commer\u00e7ants\u00a0: l&rsquo;office des commissaires du commerce, la division de l&rsquo;exportation, la division de l&rsquo;importation, la division de la publicit\u00e9 commerciale, la division de l&rsquo;expansion industrielle, et la division du bl\u00e9 et du grain. Il existe une division des relations commerciales et des tarifs \u00e9trangers, charg\u00e9e de pr\u00e9parer les donn\u00e9es n\u00e9cessaires pour n\u00e9gocier les trait\u00e9s de commerce et fournir les renseignements relatifs aux tarifs \u00e9trangers. Le Bulletin des renseignements commerciaux, publi\u00e9 tous les samedis, contient de nombreuses offres de commerce avec l&rsquo;\u00e9tranger.<\/p>\n<h3>Commercial Corporation<\/h3>\n<p>La Canadian Commercial Corporation est un organisme destin\u00e9 \u00e0 seconder les affaires des entreprises commerciales. Elle s&rsquo;est occup\u00e9e des achats au Canada pour les pays \u00e9trangers et UNRRA, elle a accept\u00e9 la responsabilit\u00e9 de se procurer dans les territoires r\u00e9cemment ennemis des approvisionnements essentiels aux firmes canadiennes et s&rsquo;est charg\u00e9e d&rsquo;organiser les rouages pour l&rsquo;achat de denr\u00e9es comme le sucre, le th\u00e9, les huiles et les graisses dont la r\u00e9partition d\u00e9pend d&rsquo;une entente internationale ou qui appartiennent \u00e0 un gouvernement \u00e9tranger.<\/p>\n<p>La cr\u00e9ation de cette corporation permet au gouvernement de mettre \u00e0 la disposition des Canadiens les m\u00eames facilit\u00e9s qu&rsquo;offrent aux commer\u00e7ants britanniques et am\u00e9ricains la United Kingdom Commercial Corporation et la United States Commercial Corporation.<\/p>\n<h3>Cr\u00e9dits \u00e0 l&rsquo;exportation et assurance<\/h3>\n<p>Une compagnie de la Couronne, la Soci\u00e9t\u00e9 d&rsquo;assurance des cr\u00e9dits \u00e0 l&rsquo;exportation, a ouvert ses portes aux affaires l&rsquo;automne dernier dans le but de \u00ab\u00a0faciliter la reprise du commerce entre le Canada et les autres pays au moyen de garanties contre les pertes caus\u00e9es par l&rsquo;insolvabilit\u00e9, les retards de recouvrement et les difficult\u00e9s de transport.\u00a0\u00bb La loi est en deux parties, l&rsquo;une au sujet de l&rsquo;assurance des cr\u00e9dits \u00e0 l&rsquo;exportation, et l&rsquo;autre autorisant des cr\u00e9dits sous forme de pr\u00eats aux pays \u00e9trangers.<\/p>\n<p>La deuxi\u00e8me partie relative aux cr\u00e9dits n&rsquo;a pas soulev\u00e9 beaucoup d&rsquo;int\u00e9r\u00eat de la part du public. C&rsquo;est naturel, en somme, puisque c&rsquo;est un accord entre gouvernements, autorisant la vente de marchandises \u00e0 cr\u00e9dit aux pays \u00e0 court d&rsquo;argent par suite de la guerre et incapables de payer comptant. La loi autorise le ministre des Finances, si un gouvernement \u00e9tranger en fait la demande, \u00e0 garantir les obligations de ce gouvernement \u00e9tranger ou d&rsquo;un de ses organismes pour acquitter le co\u00fbt de marchandises de production canadienne\u00a0; ou \u00e0 consentir un pr\u00eat \u00e0 un autre gouvernement dans le m\u00eame but. Un rapport \u00e0 la Chambre des communes mentionne des ouvertures de cr\u00e9dit de $503 millions \u00e0 huit pays, auxquels viendront probablement s&rsquo;ajouter bient\u00f4t $247 millions, ce qui, avec le pr\u00eat au Royaume-Uni, portera le total \u00e0 $2 milliards. Quatorze \u00e9minents hommes d&rsquo;affaires, parmi lesquels H. G. Hesler, sous-directeur g\u00e9n\u00e9ral de la Banque Royale du Canada, ont accept\u00e9 de former le conseil consultatif de la Soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<h3>Importance des importations<\/h3>\n<p>Sachant que le principe de comptabilit\u00e9 en partie double s&rsquo;applique au commerce International, le gouvernement a pris des mesures pour faciliter les importations. La division de l&rsquo;importation du minist\u00e8re du Commerce s&rsquo;efforce d&rsquo;aider les importateurs canadiens et les exportateurs \u00e9trangers \u00e0 r\u00e9tablir leurs relations et \u00e0 surmonter les obstacles apport\u00e9s par la guerre dans les \u00e9changes internationaux de denr\u00e9es. Le Canada est probablement le premier pays qui ait cr\u00e9\u00e9 une division d&rsquo;importation dans le but d&rsquo;encourager le commerce international. La division a commenc\u00e9 par publier l&rsquo;annuaire des importateurs canadiens et des fournisseurs \u00e9trangers int\u00e9ress\u00e9s, et elle procure les renseignements n\u00e9cessaires \u00e0 ceux qui en font la demande.<\/p>\n<h3>Commissaires du commerce<\/h3>\n<p>L&rsquo;office des commissaires du commerce se compose de fonctionnaires de haute comp\u00e9tence situ\u00e9s \u00e0 des points strat\u00e9giques dans le monde entier. Ils occupent des fonctions diplomatiques ou consulaires qui les accr\u00e9ditent aupr\u00e8s des gouvernements \u00e9trangers et leur permettent d&rsquo;aborder toutes sortes de questions. Ce ne sont pas des agents de vente, en ce sens qu&rsquo;ils mettent les hommes d&rsquo;affaires de l&rsquo;\u00e9tranger en relation avec ceux du Canada, mais des repr\u00e9sentants du gouvernement qui font rapport sur les perspectives commerciales de leur territoire et qui sont pr\u00eats \u00e0 aider les hommes d&rsquo;affaires canadiens \u00e0 cr\u00e9er et entretenir des relations commerciales avec l&rsquo;\u00e9tranger.<\/p>\n<h3>Association des exportateurs<\/h3>\n<p>Ainsi que le gouvernement, plusieurs associations et organismes s&rsquo;occupent activement d&rsquo;encourager le commerce international. L&rsquo;Association des exportateurs canadiens, fond\u00e9e en 1943, est un organisme ind\u00e9pendant, sans affiliation de parti et sans but lucratif, comprenant 600 firmes et assurant service et coordination dans toutes les phases de l&rsquo;exportation. Elle a expos\u00e9 ses vues au gouvernement du Dominion sur nombre de sujets int\u00e9ressant les commer\u00e7ants \u00e9trangers, et les membres sont tenus au jour des \u00e9v\u00e9nements en mati\u00e8re de politique commerciale ext\u00e9rieure et d&rsquo;affaires courantes. L&rsquo;Association a des bureaux \u00e0 Montr\u00e9al et \u00e0 Toronto, et s&rsquo;occupe exclusivement de d\u00e9velopper le commerce international du Canada sur une base solide.<\/p>\n<h3>Manufacturers&rsquo; Association<\/h3>\n<p>Il est tout naturel que l&rsquo;Association des manufacturiers canadiens s&rsquo;int\u00e9resse profond\u00e9ment au commerce ext\u00e9rieur, et elle rend depuis longtemps d&rsquo;excellents services. Plus de 1,200 de ses membres font des affaires avec l&rsquo;\u00e9tranger et l&rsquo;Association est \u00e0 leur disposition ainsi qu&rsquo;\u00e0 celle des commer\u00e7ants \u00e9trangers qui visitent le Canada. Elle publie entre autres un excellent Trade Index qui donne la liste compl\u00e8te des manufacturiers canadiens et de leurs produits. Gr\u00e2ce \u00e0 la collaboration du minist\u00e8re du Commerce, des centaines d&rsquo;exemplaires sont mis entre les mains des importateurs \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger. Le magazine de l&rsquo;Association, \u00ab\u00a0Industrial Canada\u00a0\u00bb, publie les demandes de produits canadiens. La division de Qu\u00e9bec a annonc\u00e9 r\u00e9cemment la formation d&rsquo;un comit\u00e9 d&rsquo;\u00e9tude sur les exportations.<\/p>\n<h3>Chamber of Commerce<\/h3>\n<p>La Canadian Chamber of Commerce a salu\u00e9 le pr\u00eat du Canada \u00e0 la Grande-Bretagne du nom de geste de g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 r\u00e9aliste dans son num\u00e9ro d&rsquo;avril de \u00ab\u00a0Canadian Business\u00a0\u00bb parce que le pr\u00eat est une ouverture de cr\u00e9dits pour l&rsquo;achat de produits canadiens. Il faudrait des pages pour \u00e9num\u00e9rer simplement les facilit\u00e9s que la Chambre offre aux commer\u00e7ants \u00e9trangers. Les demandes de relations arrivant de l&rsquo;\u00e9tranger sont publi\u00e9es \u00e0 l&rsquo;intention des membres et le magazine \u00ab\u00a0The Record\u00a0\u00bb contient beaucoup de nouvelles internationales, ainsi que les \u00e9v\u00e9nements canadiens qui ont une r\u00e9percussion commerciale.<\/p>\n<h3>Association des importateurs<\/h3>\n<p>La Canadian Importers and Traders Association Inc., dont le si\u00e8ge social est \u00e0 Toronto, a pour but d&rsquo;aider ses membres \u00e0 importer des marchandises. Elle publie un bulletin donnant les demandes de relations et les changements dans les tarifs et les restrictions commerciales.<\/p>\n<p>Les Boards of Trade, comme celui de Montr\u00e9al, maintiennent des divisions commerciales pour leurs membres.<\/p>\n<h3>Banques \u00e0 charte<\/h3>\n<p>Les banques \u00e0 charte qui entretiennent depuis longtemps des relations avec les pays \u00e9trangers pavent g\u00e9n\u00e9ralement la voie au commerce international. Elles ont puissamment contribu\u00e9 au succ\u00e8s du commerce ext\u00e9rieur du Canada, et comme le Financial Post l&rsquo;a dit l&rsquo;an dernier\u00a0: \u00ab\u00a0Il faut que le commerce soit financ\u00e9, et les banques sont le moyen logique et le plus \u00e9conomique.\u00a0\u00bb Tout en fournissant les services financiers usuels, une banque comme la Banque Royale du Canada facilite beaucoup les affaires et aide de son mieux les firmes canadiennes \u00e0 se cr\u00e9er des relations profitables \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger. La division des renseignements sur les cr\u00e9dits \u00e9trangers de la banque, avec lequel est associ\u00e9 le service du commerce \u00e9tranger, est en mesure de faciliter les importations et les exportations canadiennes gr\u00e2ce \u00e0 ses nombreuses succursales situ\u00e9es \u00e0 Cuba, aux Antilles, en Am\u00e9rique centrale et Am\u00e9rique du Sud, aux \u00c9tats-Unis, en France et en Grande-Bretagne. Cette cha\u00eene de succursales est doubl\u00e9e d&rsquo;une organisation compacte de correspondants \u00e0 travers le monde, qui peuvent rapidement renseigner la banque sur le cr\u00e9dit des firmes de n&rsquo;importe quel pays. La division est \u00e9galement pr\u00eate \u00e0 mettre en rapport les firmes canadiennes et \u00e9trang\u00e8res dans le but d&rsquo;acc\u00e9l\u00e9rer les \u00e9changes internationaux.<\/p>\n<h3>Tourisme<\/h3>\n<p>Aux auxiliaires du commerce international peu de gens songeraient \u00e0 ajouter les touristes qui viennent chaque ann\u00e9e en voyage ou en vill\u00e9giature, et pourtant le sous-ministre du Commerce a annonc\u00e9 l&rsquo;hiver dernier que pendant les 15 ans de 1926 \u00e0 1940 \u00ab\u00a0les touristes nous ont apport\u00e9 plus de $2 milliards, soit 10 pour cent du total de nos recettes internationales de toute nature.\u00a0\u00bb Par suite de l&rsquo;importance du tourisme sous le rapport du change \u00e9tranger et de la publicit\u00e9, le Canada tout entier b\u00e9n\u00e9ficie des efforts que fait chaque ville d&rsquo;attirer les touristes. Par exemple, 100,000 anciens habitants, la plupart maintenant aux \u00c9tats-Unis, sont attendus \u00e0 Hamilton, Ontario, au cours de la Semaine du Centenaire, commen\u00e7ant le 1er juillet.<\/p>\n<h3>Comit\u00e9 sp\u00e9cial<\/h3>\n<p>Mentionnons enfin comme dernier moyen d&rsquo;expansion du commerce, le comit\u00e9 interminist\u00e9riel annonc\u00e9 par le ministre des Finances au d\u00e9but de l&rsquo;ann\u00e9e. Ce Comit\u00e9 a pour objet d&rsquo;inviter et de recevoir, pour en faire part au gouvernement, les vues de l&rsquo;industrie et du commerce au sujet des probl\u00e8mes relatifs au commerce et aux tarifs, et s&rsquo;occupera surtout de questions susceptibles de rendre les \u00e9changes internationaux plus libres. Avant d&rsquo;entreprendre les pourparlers en perspective d&rsquo;ici la fin de l&rsquo;ann\u00e9e, ce comit\u00e9 se renseigne sur les r\u00e9ductions de tarifs des autres pays qui seraient le plus profitables au Canada et, en m\u00eame temps, recueille des renseignements sur l&rsquo;effet que pourraient produire sur notre \u00e9conomie les r\u00e9ductions apport\u00e9es en \u00e9change aux tarifs canadiens.<\/p>\n<p>Adresser les demandes de renseignements sur n&rsquo;importe quelle phase de l&rsquo;importation ou de l&rsquo;exportation comme suit\u00a0:<\/p>\n<p>Diff\u00e9rentes divisions du service du commerce ext\u00e9rieur, minist\u00e8re du Commerce, Ottawa.<\/p>\n<p>The Canadian Exporters Association, 24 King Street West, Toronto.<\/p>\n<p>L&rsquo;Association des exportateurs canadiens, 276 ouest, rue Saint-Jacques, Montr\u00e9al.<\/p>\n<p>The Canadian Manufacturers&rsquo; Association, 1404, Montreal Trust Bldg., Toronto.<\/p>\n<p>The Canadian Chamber of Commerce, 530 Board of Trade Bldg., Montr\u00e9al.<\/p>\n<p>The Canadian Importers and Traders Association, Inc., 350 Bay St., Toronto.<\/p>\n<p>La Banque Royale du Canada, si\u00e8ge social, 360, rue Saint-Jacques, Montr\u00e9al.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"author":86,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[20],"class_list":["post-2221","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-20"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Juin 1946 - Le Commerce International - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/juin-1946-le-commerce-international\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Juin 1946 - Le Commerce International\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Les excursions dans le domaine \u00e9conomique conduisent ordinairement \u00e0 des choses tr\u00e8s simples affubl\u00e9es de noms techniques. 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