{"id":2218,"date":"2004-07-01T00:00:00","date_gmt":"2004-07-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/juillet-2004-la-citoyennete-canadienne-aujourdhui\/"},"modified":"2022-10-17T18:25:01","modified_gmt":"2022-10-17T18:25:01","slug":"juillet-2004-la-citoyennete-canadienne-aujourdhui","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/juillet-2004-la-citoyennete-canadienne-aujourdhui\/","title":{"rendered":"Juillet 2004 &#8211; La citoyennet\u00e9 canadienne aujourd&rsquo;hui"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2022\/08\/july2004_1.jpg\" alt=\"CANADA\" width=\"170\" height=\"112\" hspace=\"10\" align=\"left\">Les                     Canadiens ont raison d&rsquo;\u00eatre fiers et de regarder l&rsquo;avenir                     avec espoir. Nous pouvons \u00eatre fiers d&rsquo;avoir b\u00e2ti                     une nation unie et prosp\u00e8re malgr\u00e9 les vastes                     distances qui nous s\u00e9parent et un climat implacable.                     Mais nous devrions \u00eatre encore plus fiers de vivre depuis                     si longtemps et sans interruption sous un r\u00e9gime constitutionnel                     et sous le r\u00e8gne de la loi. C&rsquo;est une longue tradition.                     Nous pensons que le Canada est un pays jeune, mais \u00e0                     137 ans, notre f\u00e9d\u00e9ration est une doyenne et                     seule une petite poign\u00e9e de r\u00e9gimes sont plus                     anciens qu&rsquo;elle. Et nous pouvons \u00eatre fiers, aussi,                     que des Canadiens aient lutt\u00e9 et vers\u00e9 leur                     sang pour prot\u00e9ger nos libert\u00e9s et les libert\u00e9s                     des autres pays.<\/p>\n<p>\u00catre Canadien, ce n&rsquo;est pas \u00eatre citoyen d&rsquo;un                     pays quelconque. Pour paraphraser l&rsquo;historien Frank Underhill,                     nous sommes une nation parce que nous avons fait de grandes                     choses ensemble et aussi parce que nous esp\u00e9rons faire                     ensemble de grandes choses \u00e0 l&rsquo;avenir. Si nous pouvons                     regarder l&rsquo;avenir avec espoir, c&rsquo;est parce que la d\u00e9mocratie                     canadienne s&rsquo;est \u00e9panouie en se renouvelant sans cesse                     et en devenant plus diversifi\u00e9e \u00e0 mesure qu&rsquo;un                     assemblage de colonies se transformaient en un pays. Et ce                     pays se distingue par la diversit\u00e9 de ses cultures                     et le pluralisme de ses traditions politiques, qui en font                     peut-\u00eatre un pays unique au monde. <\/p>\n<p>Le mot cl\u00e9 ici est \u00ab renouvellement \u00bb, parce                     que si le r\u00e9gime canadien de 2004 s&rsquo;appuie sur une                     longue tradition, c&rsquo;est aussi un projet en constante \u00e9volution,                     un pays qui fait face \u00e0 de grands changements sociaux.                     Depuis la publication du Bulletin de la Banque Royale en 1967,                     la vie publique canadienne a \u00e9t\u00e9 transform\u00e9e                     par deux tendances, parfois contradictoires, parfois convergentes                     : la progression des droits de la personne et la qu\u00eate                     identitaire des groupes, qui aspirent aussi \u00e0 la reconnaissance.                   <\/p>\n<p>Que l&rsquo;humanit\u00e9 de l&rsquo;homme et de la femme leur donne                     des droits inali\u00e9nables n&rsquo;est pas une id\u00e9e nouvelle.                     Mais, cette id\u00e9e a pris toute sa valeur, tout son sens                     dans la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 du XXe si\u00e8cle.                     Les gouvernements sont de plus en plus souvent jug\u00e9s                     sur leur respect ou non respect de ces droits. Les Canadiens                     ont toujours pens\u00e9 que ces droits n&rsquo;\u00e9taient                     pas inh\u00e9rents mais qu&rsquo;ils leur \u00e9taient accord\u00e9s                     par leur constitution et que le Parlement et les tribunaux                     en \u00e9taient les garants. Mais ces droits \u00e9tant                     mal d\u00e9finis, le r\u00f4le de ces deux protecteurs                     n&rsquo;\u00e9tait pas particuli\u00e8rement satisfaisant. L&rsquo;adoption                     de la Charte canadienne des droits et libert\u00e9s, en                     1982, a r\u00e9volutionn\u00e9 nos droits et depuis, la                     Charte a, \u00e0 elle seule, autant contribu\u00e9 \u00e0                     changer la soci\u00e9t\u00e9 canadienne que tout autre                     force. Faire respecter la Charte est la responsabilit\u00e9                     des tribunaux et ils ont souvent pass\u00e9 des jugements                     qui accroissent les droits de nouveaux groupes et les \u00e9tendent                     \u00e0 de nouvelles situations. Ils ont ainsi consid\u00e9rablement                     aid\u00e9 des groupes &#8211; qui pendant le premier si\u00e8cle                     de notre existence en tant que nation \u00e9taient maintenus                     aux confins de la soci\u00e9t\u00e9 &#8211; \u00e0 exiger                     leur place sous le soleil canadien. Les femmes et les Autochtones                     du Canada ont port\u00e9 avec d\u00e9termination leurs                     revendications sur la sc\u00e8ne nationale. Encourag\u00e9s                     par leur succ\u00e8s, de nombreux autres groupes sont devenus                     plus visibles et se font de plus en plus entendre. Beaucoup                     ont r\u00e9alis\u00e9 des gains importants en obtenant                     reconnaissance sociale, respect, protection de la loi, r\u00e9parations                     ou excuses, suivant leurs objectifs. <\/p>\n<p>D&rsquo;une certaine mani\u00e8re, cette r\u00e9ussite est                     la version canadienne d&rsquo;une plus grande tendance qui se dessine                     dans le monde. C&rsquo;est le besoin profond qu&rsquo;\u00e9prouvent                     les \u00eatres humains \u00e0 d\u00e9finir et \u00e0                     d\u00e9fendre l&rsquo;identit\u00e9 de leur groupe dans un monde                     de plus en plus homog\u00e8ne. On a cru dans le pass\u00e9                     que la prosp\u00e9rit\u00e9 plus largement r\u00e9pandue                     et l&rsquo;augmentation des \u00e9changes commerciaux et culturels                     et du tourisme \u00e9roderait les diff\u00e9rences entre                     les diverses communaut\u00e9s humaines, quelle que soit                     la mani\u00e8re dont on les d\u00e9finit &#8211; nationales,                     ethniques ou religieuses &#8211; et que le r\u00eave de vivre dans                     un monde plus tol\u00e9rant, plus humain, se rapprochait.                     La r\u00e9alit\u00e9 prouve, cependant, que si les diff\u00e9rences                     mesurables ont peut-\u00eatre en effet diminu\u00e9, le                     besoin imp\u00e9rieux que ressent l&rsquo;\u00eatre humain d&rsquo;affirmer                     son identit\u00e9 sp\u00e9cifique n&rsquo;a pas disparu. La                     revendication identitaire s&rsquo;est m\u00eame accrue dans certains                     cas. Nous en avons un exemple magistral ici au Canada. Les                     diff\u00e9rences mesurables entre les populations francophones                     et anglophones n&rsquo;ont jamais \u00e9t\u00e9 aussi t\u00e9nues                     qu&rsquo;en 2004, et pourtant l&rsquo;affirmation identitaire des Qu\u00e9b\u00e9cois                     est toujours aussi forte. Dans un pays aussi pluraliste que                     le Canada, cette qu\u00eate identitaire &#8211; et le d\u00e9sir                     que cette identit\u00e9 sp\u00e9cifique soit publiquement                     reconnue &#8211; a de profondes implications sur le sens de notre                     citoyennet\u00e9. Trouver un juste \u00e9quilibre entre                     les droits des groupes et les droits individuels, telle sera                     la mission des tribunaux et des parlements dans les ann\u00e9es                     \u00e0 venir.<\/p>\n<p align=\"center\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2022\/08\/july2004_2.jpg\" width=\"28\" height=\"28\" alt=\"maple-leaf\"><\/p>\n<p>En 1967, les Canadiens croyaient vivre dans une soci\u00e9t\u00e9                     diversifi\u00e9e, et elle l&rsquo;\u00e9tait \u00e0 bien des                     \u00e9gards ; mais ils avaient toujours tendance \u00e0                     voir le Canada au travers de la vieille division francophones-anglophones.                     Cette perception de leur monde n&rsquo;est pas d\u00e9pass\u00e9e,                     mais elle est tellement inad\u00e9quate pour d\u00e9crire                     le Canada d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, qu&rsquo;elle en est presque risible. Les                     immigrants qui, ann\u00e9e apr\u00e8s ann\u00e9e, arrivent                     des quatre coins du monde, ont fait du Canada, et de nos trois                     grandes villes, une des soci\u00e9t\u00e9s les plus diversifi\u00e9es                     qui aient jamais exist\u00e9 dans le monde. La transformation                     est \u00e9tonnante pour quelqu&rsquo;un qui se rappelle comment                     \u00e9tait le Canada au temps de Mackenzie King. Toronto,                     cette ville jadis consid\u00e9r\u00e9e comme l&rsquo;essence                     du monde anglo-saxon, est aujourd&rsquo;hui majoritairement peupl\u00e9e                     d&rsquo;\u00e9trangers.<\/p>\n<p>Mais ce qui est peut-\u00eatre le plus remarquable, c&rsquo;est                     le calme, voire l&rsquo;enthousiasme avec lequel les Canadiens ont                     accept\u00e9 ce changement. Certes, des incidents raciaux                     continuent de se produire et ne doivent absolument pas \u00eatre                     minimis\u00e9s, mais nous ne devons pas laisser les grands                     titres masquer la r\u00e9alit\u00e9. Les Canadiens ont                     compris que la pluralit\u00e9 des talents, des id\u00e9es                     et des opinions \u00e9taient source d&rsquo;originalit\u00e9,                     de vigueur et de progr\u00e8s. Nous tenons nos libert\u00e9s                     fondamentales, notre mode de vie d\u00e9mocratique, nos                     arts, notre litt\u00e9rature et notre musique de la pluralit\u00e9                     de nos origines. Mieux encore, nous avons h\u00e9rit\u00e9                     d&rsquo;un esprit de pionnier qui pousse \u00e0 relever les d\u00e9fis,                     \u00e0 explorer, \u00e0 innover. Nous avons r\u00e9uni                     au Canada des esprits aventureux et cr\u00e9ateurs et, avec                     eux, nous faisons reculer les fronti\u00e8res scientifiques,                     culturelles et spirituelles.<\/p>\n<p>Le d\u00e9fi auquel les Canadiens sont confront\u00e9s                     est une nouvelle forme de tension entre les droits individuels                     et les droits des groupes. Nous devons comprendre le vrai                     sens du mot citoyennet\u00e9 dans une nation qui abrite                     tant de cultures et d&rsquo;identit\u00e9s diverses. Si la citoyennet\u00e9                     n&rsquo;est pas la manifestation des valeurs et des croyances que                     partagent ses citoyens, ce n&rsquo;est qu&rsquo;une formule vide, un ensemble                     de droits reconnus par des lois et rien d&rsquo;autre. Aujourd&rsquo;hui,                     deux valeurs, peut-\u00eatre, sont per\u00e7ues comme primordiales                     pour l&rsquo;identit\u00e9 canadienne. La premi\u00e8re, la                     d\u00e9mocratie dans son sens le plus large ; la deuxi\u00e8me,                     l&rsquo;acceptation de la responsabilit\u00e9 de notre avenir                     commun <\/p>\n<p>\u00ab D\u00e9mocratie \u00bb &#8211; peu de mots sont aussi                     lourds de sens. Ce mot a eu un sens pour les Ath\u00e9niens                     qui l&rsquo;ont invent\u00e9 et un autre pour les P\u00e8res                     de la Constitution am\u00e9ricaine. On l&rsquo;a invoqu\u00e9                     dans les temps modernes pour justifier toutes les politiques                     imaginables. Personne n&rsquo;est contre. Les r\u00e9gimes les                     plus despotiques se pr\u00e9sentent comme la R\u00e9publique                     d\u00e9mocratique de\u0085 Personne ne peut la d\u00e9crire                     et quiconque s&rsquo;y essaie se retrouve dans la situation de l&rsquo;aveugle                     qui tente de d\u00e9crire un \u00e9l\u00e9phant &#8211; mais                     il faut n\u00e9anmoins s&rsquo;efforcer de le faire. <\/p>\n<p>Une d\u00e9mocratie id\u00e9ale est un monde o\u00f9                     chaque homme, chaque femme peut trouver dans la soci\u00e9t\u00e9                     la place qui convient \u00e0 ses aspirations et \u00e0                     ses capacit\u00e9s. C&rsquo;est un pays o\u00f9 le citoyen ordinaire,                     aussi humble soit-il, a des chances d&rsquo;am\u00e9liorer son                     sort. Une d\u00e9mocratie cr\u00e9e un environnement qui                     permet aux personnes ordinaires de mettre en valeur leurs                     dons extraordinaires &#8211; et aux personnes extraordinaires de                     donner toute la mesure de leurs dons. La d\u00e9mocratie                     canadienne &#8211; est-ce d\u00fb \u00e0 l&rsquo;immensit\u00e9 de                     notre pays ? &#8211; donne en particulier beaucoup de place \u00e0                     chacun pour s&rsquo;\u00e9panouir. Dans ce pays, chaque homme                     et chaque femme peut trouver sa place, quelles que soient                     ses aspirations et ses capacit\u00e9s. <\/p>\n<p>Et si c&rsquo;est \u00e7a le but de la d\u00e9mocratie, cela                     ne s&rsquo;obtient pas simplement par des lois. La d\u00e9mocratie                     est essentiellement un \u00e9tat d&rsquo;esprit. C&rsquo;est un comportement                     qui s&rsquo;apprend, comme les bonnes mani\u00e8res ou la danse.                     Le sens de la d\u00e9mocratie s&rsquo;acquiert en \u00e9tudiant                     ou en travaillant avec des gens qui font ou disent des choses                     nouvelles pour nous et en \u00e9coutant avec un esprit ouvert                     ceux qui remettent en question ce que nous tenons pour acquis.                     Une v\u00e9ritable d\u00e9mocratie assure en fait certaines                     libert\u00e9s clairement d\u00e9finies : de parole, d&rsquo;expression,                     de r\u00e9union, de la presse, de m\u00e9tier, de propri\u00e9t\u00e9,                     de r\u00e9sidence, de circulation, de religion, d&rsquo;opinion                     politique, d&rsquo;association et le droit d&rsquo;\u00eatre prot\u00e9g\u00e9                     contre l&rsquo;arrestation arbitraire. Toutes ces libert\u00e9s                     sont importantes, mais toutes risquent de n&rsquo;\u00eatre que                     des mots vides si les citoyens qui en jouissent ne sont pas                     pr\u00eats \u00e0 prendre l&rsquo;initiative et la responsabilit\u00e9                     de leur donner tout leur sens et d&rsquo;accepter les limites qu&rsquo;elles                     imposent. <\/p>\n<p>Les citoyens d&rsquo;une d\u00e9mocratie doivent \u00eatre pr\u00eats                     \u00e0 restreindre leurs actions s&rsquo;ils ne veulent pas que                     l&rsquo;\u00e9tat le fasse pour eux. La d\u00e9mocratie est                     un mode de vie dans lequel les individus gouvernent par la                     n\u00e9gociation et le compromis. Dans une foule, chacun                     doit c\u00e9der le pas, rentrer ses coudes, reculer ou avancer                     pour s&rsquo;int\u00e9grer au flot. De m\u00eame, vous n&rsquo;avez                     pas besoin d&rsquo;avoir la m\u00eame couleur ou religion que votre                     voisine, mais vous devez tous deux avoir les m\u00eames id\u00e9es                     sur la citoyennet\u00e9. Les citoyens doivent respecter                     l&rsquo;esprit des institutions d&rsquo;une d\u00e9mocratie, m\u00eame                     s&rsquo;ils discutent la lettre des lois ou rejettent leur application.                   <\/p>\n<p>Le vrai test de notre attachement \u00e0 la d\u00e9mocratie                     est son objectif ultime : la libert\u00e9, pour nous et                     pour les autres. La libert\u00e9 est constamment red\u00e9finie,                     chaque fois que l&rsquo;individu s&rsquo;aper\u00e7oit que les lois,                     les coutumes, les origines, la pauvret\u00e9, les handicaps                     physiques et un mauvais \u00e9tat de sant\u00e9 la restreignent.                     Et c&rsquo;est en partie pour cela que la d\u00e9mocratie canadienne                     n&rsquo;est pas statique, mais en constante \u00e9volution. Dans                     la pratique, cela signifie deux choses : il faut \u00eatre                     ouvert aux nouvelles id\u00e9es tout en pr\u00e9servant                     ce qu&rsquo;il y a de meilleur dans notre tradition politique.<\/p>\n<p>Ceux qui traversent la vie avec des opinions toutes faites                     et immuables sur tout m\u00e8nent une existence bien triste.                     Ils ne connaissent pas la joie d&rsquo;explorer, la stimulation                     qui vient de la discussion et la jouissance de d\u00e9couvrir                     quelque chose de nouveau. Mais l&rsquo;exp\u00e9rience ne s&rsquo;acquiert                     pas sans douleur. C&rsquo;est se complaire dans des r\u00eaves                     d&rsquo;adolescent que de s&rsquo;imaginer que la vie sera toujours douce,                     un chemin de roses et de lys o\u00f9 tous nos v\u009cux                     deviendront r\u00e9alit\u00e9. Le m\u00e9decin doit                     \u00e9tudier la maladie pour donner la sant\u00e9, le                     musicien, la dissonance pour cr\u00e9er l&rsquo;harmonie. Le citoyen,                     lui doit conna\u00eetre les maux de la soci\u00e9t\u00e9                     pour b\u00e2tir une nation saine. Il est normal que les gens                     ne soient pas d&rsquo;accord, sinon \u00e0 quoi bon avoir une                     d\u00e9mocratie. Cependant, ne pas \u00eatre d&rsquo;accord par                     ignorance est d\u00e9plorable, s&rsquo;opposer par manque d&rsquo;int\u00e9r\u00eat,                     est un manque de civisme. La construction d&rsquo;un avenir commun                     met en contact des Canadiens aux opinions tr\u00e8s oppos\u00e9es.                     Il faut \u00e9couter chacun avec un esprit ouvert. Les Canadiens                     doivent aller bien au-del\u00e0 de la tol\u00e9rance pour                     chercher avec d\u00e9termination les meilleures id\u00e9es                     et les mettre en pratique, d&rsquo;o\u00f9 qu&rsquo;elles viennent.                     Pour construire un Canada o\u00f9 tout le monde aura sa                     place, il faut utiliser tous les mat\u00e9riaux.<\/p>\n<p>Mais en m\u00eame temps, nous ne devons jamais oublier que                     nous n&rsquo;avons pas b\u00e2ti notre d\u00e9mocratie \u00e0                     partir de rien. Elle est le fruit de plusieurs si\u00e8cles                     de r\u00e9gimes constitutionnels dans le monde occidental.                     Nous sommes les h\u00e9ritiers d&rsquo;un savoir-faire inestimable                     pour fa\u00e7onner des soci\u00e9t\u00e9s libres. Nous                     sommes les d\u00e9biteurs de beaucoup, beaucoup de personnes                     qui ont risqu\u00e9 leurs vies et leurs biens pour d\u00e9fendre                     et \u00e9tendre le r\u00e8gne du droit. Bref, si nous                     sommes libres aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est parce que nous nous appuyons                     sur les personnes libres qui ont v\u00e9cu avant nous. Rien                     ne pourra jamais remplacer cet h\u00e9ritage. Ce serait                     une trag\u00e9die si des Canadiens bien intentionn\u00e9s,                     qui cherchent peut-\u00eatre trop \u00e0 int\u00e9grer                     tout et tout le monde, consentaient \u00e0 sa dilution ou                     \u00e0 son abandon.<\/p>\n<p align=\"center\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2022\/08\/july2004_2.jpg\" width=\"28\" height=\"28\" alt=\"maple-leaf\"><\/p>\n<p>Dans le pass\u00e9, la citoyennet\u00e9 accordait un                     statut privil\u00e9gi\u00e9. En disant \u00ab Je suis                     citoyen de Rome \u00bb, le Romain proclamait qu&rsquo;il avait des                     droits bien d\u00e9finis. Aujourd&rsquo;hui encore, \u00eatre                     citoyen conf\u00e8re des avantages. La citoyennet\u00e9                     canadienne donne le droit de voter pour les paliers de gouvernement                     les plus \u00e9lev\u00e9s et donc d&rsquo;influer sur l&rsquo;avenir                     du pays. Elle donne le droit d&rsquo;avoir un passeport, et donc                     la libert\u00e9 de voyager et d&rsquo;\u00eatre prot\u00e9ger                     par l&rsquo;\u00c9tat canadien. Et elle est h\u00e9r\u00e9ditaire                     &#8211; un privil\u00e8ge souvent sous-\u00e9valu\u00e9. Dans                     notre soci\u00e9t\u00e9, c&rsquo;est le seul statut (sauf pour                     les Autochtones) \u00e0 b\u00e9n\u00e9ficier de ce privil\u00e8ge.                     Une personne qui obtient le statut de citoyen transmet ce                     privil\u00e8ge \u00e0 ses enfants. Plus important encore,                     peut-\u00eatre, la citoyennet\u00e9 aide le nouveau citoyen                     \u00e0 se d\u00e9finir. La citoyennet\u00e9, et seulement                     la citoyennet\u00e9 fait d&rsquo;une personne un membre \u00e0                     part enti\u00e8re de la soci\u00e9t\u00e9 canadienne                     ; c&rsquo;est un pas important vers l&rsquo;\u00e9mergence d&rsquo;un sentiment                     d&rsquo;appartenance et d&rsquo;une identit\u00e9 sp\u00e9cifiquement                     canadienne.<\/p>\n<p>Qui dit privil\u00e8ge, dit responsabilit\u00e9 &#8211; un                     clich\u00e9 certes, mais une v\u00e9rit\u00e9 fondamentale                     &#8211; la responsabilit\u00e9 de remplir un r\u00f4le social                     utile. D\u00e9mocratie \u00e9gale responsabilit\u00e9,                     mais aussi possibilit\u00e9s. Chacun doit absolument faire                     des efforts pour que la d\u00e9mocratie se maintienne et                     progresse. On ne peut voter pour la d\u00e9mocratie puis                     rentrer chez soi et l&rsquo;oublier. La d\u00e9mocratie doit \u00eatre                     d\u00e9fendue par chaque citoyen afin de cr\u00e9er le                     cadre moral et spirituel dans lequel le gouvernement doit                     op\u00e9rer. L&rsquo;opinion publique doit aider, encourager et                     parfois contraindre les repr\u00e9sentants \u00e9lus \u00e0                     instaurer les conditions qui permettront \u00e0 chacun de                     se b\u00e2tir une vie qui le rendra heureux. La d\u00e9mocratie                     n&rsquo;est pas menac\u00e9e par la corruption des \u00e9lus,                     mais par le cynisme de l&rsquo;\u00e9lectorat qui ferme les yeux                     sur cette corruption. La seule et vraie protection des droits                     de la personne, ce n&rsquo;est pas la Charte ni un autre document                     officiel, mais les citoyens, les citoyens qui comprennent                     leurs droits, qui sont d\u00e9termin\u00e9s \u00e0 les                     prot\u00e9ger et qui ont conscience aussi que toute injustice                     envers l&rsquo;un d&rsquo;entre eux est une injustice envers tous. <\/p>\n<p>La d\u00e9finition de la responsabilit\u00e9 d&rsquo;un citoyen                     canadien peut prendre bien des formes, ce qui est naturel                     dans une soci\u00e9t\u00e9 aussi pluraliste, mais on peut                     citer un groupe de caract\u00e9ristiques largement partag\u00e9es.                     Lorsque nous disons de quelqu&rsquo;un qu&rsquo;il est un \u00ab bon citoyen                     \u00bb, nous ne voulons pas dire en g\u00e9n\u00e9ral                     qu&rsquo;il vote ou conna\u00eet la Charte par c\u009cur. Nous                     voulons dire que cette personne est un membre actif de la                     soci\u00e9t\u00e9 civile et des institutions gouvernementales                     officielles. Les bons citoyens sont de bons voisins. Membres                     \u00e0 part enti\u00e8re de leur collectivit\u00e9,                     ils prennent en consid\u00e9ration les sentiments et les                     besoins des autres. Ils appuient leurs institutions et traitent                     les individus d&rsquo;une autre religion ou d&rsquo;une autre race avec                     la consid\u00e9ration et le respect qu&rsquo;ils s&rsquo;attendent \u00e0                     recevoir. Ils trouvent du temps et font un certain effort                     pour aider leurs voisins \u00e0 am\u00e9liorer la qualit\u00e9                     de vie dans leur collectivit\u00e9. Ils aident activement                     leurs voisins \u00e0 faire en sorte que le gouvernement                     de cette collectivit\u00e9 fonctionne mieux. <\/p>\n<p>S&rsquo;ils ont des enfants, les bons citoyens leur apprennent                     \u00e0 vivre en bonne entente avec les autres, les encouragent                     \u00e0 se donner une bonne \u00e9ducation et \u00e0                     assumer peu \u00e0 peu la responsabilit\u00e9 de leurs                     actes \u00e0 mesure qu&rsquo;ils grandissent. Ils guident et orientent                     leurs enfants, partagent avec sympathie les hauts et les bas                     de l&rsquo;adolescence et cr\u00e9e un terrain propice \u00e0                     l&rsquo;enracinement des jeunes dans la soci\u00e9t\u00e9. Leurs                     enfants, guid\u00e9s par des principes, seront ouverts aux                     id\u00e9es nouvelles mais ne se laisseront pas endoctriner                     par toutes les id\u00e9ologies qu&rsquo;ils rencontreront en chemin.                   <\/p>\n<p>Enfin, un bon citoyen comprend les grands probl\u00e8mes                     qui se dressent devant ses repr\u00e9sentants au niveau                     municipal, provincial et f\u00e9d\u00e9ral. Il \u00e9tudie                     ces probl\u00e8mes, en discute et se base sur la connaissance                     qu&rsquo;il en a pour voter. Il s&rsquo;agit l\u00e0 d&rsquo;un devoir imp\u00e9rieux,                     car il ne saurait y avoir de d\u00e9mocratie vigoureuse                     sans un \u00e9lectorat bien inform\u00e9. <\/p>\n<p>Il est donc \u00e9vident que devenir citoyen du Canada                     n&rsquo;est pas qu&rsquo;une simple formalit\u00e9. C&rsquo;est fondamentalement                     accepter une responsabilit\u00e9. Chaque citoyen est moralement                     tenu de faire de son mieux pour s&rsquo;occuper non seulement de                     lui-m\u00eame et de sa famille mais aussi de la soci\u00e9t\u00e9.                     La citoyennet\u00e9 n&rsquo;est pas pour les esprits passifs.                     Le spectateur solitaire qui, \u00e0 l&rsquo;\u00e9cart, regarde                     la parade passer en faisant des commentaires, en \u00e9mettant                     des conjectures, en critiquant et en se disant que le spectacle                     pourrait \u00eatre bien meilleur n&rsquo;est pas un bon citoyen,                     car \u00eatre un citoyen c&rsquo;est participer, s&rsquo;impliquer, contribuer.                     Un \u00eatre humain qui s&rsquo;isole de la soci\u00e9t\u00e9                     ne peut avoir le sentiment d&rsquo;\u00eatre important dans la                     vie. En grec, le mot \u00ab idiot \u00bb d\u00e9signait                     initialement non pas une personne qui a des difficult\u00e9s                     mentales, mais un citoyen qui refuse de participer \u00e0                     la vie de la cit\u00e9. P\u00e9ricl\u00e8s, un homme                     d&rsquo;\u00c9tat ath\u00e9nien du Ve si\u00e8cle av. J.-C.,                     a dit \u00ab Nous ne laissons pas notre absorption dans nos                     affaires personnelles nous emp\u00eacher de participer aux                     affaires de la cit\u00e9. \u00bb<\/p>\n<p align=\"center\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2022\/08\/july2004_2.jpg\" width=\"28\" height=\"28\" alt=\"maple-leaf\"><\/p>\n<p>Certains sugg\u00e8rent parfois &#8211; et plus r\u00e9cemment                     le Professeur Jennifer Welsh, lors d&rsquo;une conf\u00e9rence                     \u00e0 la Hart House en 2004 &#8211; que la soci\u00e9t\u00e9                     d\u00e9mocratique et pluraliste du Canada pourrait \u00eatre                     un mod\u00e8le pour l&rsquo;humanit\u00e9 en ces temps de mondialisation                     acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e, alors que plus de 3 000 groupes                     ethniques doivent se trouver une place dans 190 pays. Bien                     des Canadiens trouvent cette id\u00e9e s\u00e9duisante,                     mais elle dissimule quelques pi\u00e8ges. Pour \u00eatre                     accept\u00e9 comme mod\u00e8le, il faut du tact, de l&rsquo;intelligence                     \u00e9motionnelle, \u00eatre pr\u00eat \u00e0 \u00e9couter                     et \u00e0 s&rsquo;engager pour tr\u00e8s longtemps. Nous ne                     devons pas nous attendre \u00e0 \u00eatre accueillis \u00e0                     bras ouverts ni \u00e0 ce que nos bonnes intentions soient                     \u00e9videntes pour tous. Nous ne devons pas croire non                     plus que cet exercice ne nous co\u00fbtera rien. Si nous                     voulons offrir plus que des bons conseils &#8211; et les conseillers                     ne manquent pas dans le monde &#8211; nous devons \u00eatre pr\u00eats                     \u00e0 fournir des conseillers, des observateurs pour surveiller                     les \u00e9lections, des forces de maintien de la paix et                     des m\u00e9diateurs. Il y aura des dangers et des co\u00fbts                     associ\u00e9s \u00e0 l&rsquo;exercice. Paradoxalement, nous                     r\u00e9ussirons probablement beaucoup mieux comme mod\u00e8le                     si ce n&rsquo;est pas notre objectif principal. Faisons ce que nous                     avons \u00e0 faire, faisons-le supr\u00eamement bien, et                     laissons le monde tirer ses propres conclusions. <\/p>\n<p>L&rsquo;heure est venue d&rsquo;\u00e9tudier le pass\u00e9 du Canada                     et de d\u00e9couvrir que notre citoyennet\u00e9 a aujourd&rsquo;hui                     un sens plus profond qu&rsquo;il n&rsquo;en a jamais eu dans le pass\u00e9.                     L&rsquo;int\u00e9r\u00eat qui se manifeste depuis un certain                     temps pour l&rsquo;histoire du Canada est un signe extr\u00eamement                     encourageant pour l&rsquo;avenir, car comment nous conna\u00eetre                     nous-m\u00eames si nous ne connaissons pas notre histoire.                     Certains ont d\u00e9fini les nations comme \u00ab des communaut\u00e9s                     imaginaires \u00bb. Le Canada est donc \u00e0 la fois ce                     que chaque citoyen croit qu&rsquo;il est et la somme de ce que tous                     les citoyens croient collectivement. Son avenir d\u00e9pendra                     de la contribution individuelle de chaque citoyen et de la                     somme des efforts collectifs. Et r\u00e9p\u00e9tons-le,                     citoyennet\u00e9 et responsabilit\u00e9 sont indissociables.<\/p>\n<p>La citoyennet\u00e9 quand elle est v\u00e9cue pleinement                     donne une orientation \u00e0 la vie. Notre \u00e9tat de                     citoyen nous incite \u00e0 participer avec plaisir et \u00e0                     contribuer \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 o\u00f9 tous                     ses membres avancent ensemble \u00e0 la recherche d&rsquo;une                     meilleure vie. Bien s\u00fbr, certains diront \u00ab Tout                     cela est id\u00e9aliste : les choses ne sont pas si simples                     \u00bb. Construire une nation ne sera certainement pas simple.                     Le Canada n&rsquo;est pas simple. N\u00e9anmoins, une soci\u00e9t\u00e9                     d\u00e9mocratique rec\u00e8le des possibilit\u00e9s                     infinies d&rsquo;espoir et de renouvellement. Le Canada sera aussi                     d\u00e9mocratique que le voudront ses citoyens et la citoyennet\u00e9                     peut \u00eatre quelque chose de simple si les Canadiens pensent                     que ce n&rsquo;est pas seulement un concept juridique ou intellectuel,                     mais quelque chose qui transcende le droit et la raison, une                     valeur que chacun sent si profond\u00e9ment et en laquelle                     il croit si absolument qu&rsquo;elle appara\u00eet en filigrane                     dans tout ce que nous faisons. <\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[78],"class_list":["post-2218","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-78"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.4 (Yoast SEO v27.4) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Juillet 2004 - La citoyennet\u00e9 canadienne aujourd&#039;hui - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/juillet-2004-la-citoyennete-canadienne-aujourdhui\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Juillet 2004 - La citoyennet\u00e9 canadienne aujourd&#039;hui\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Les Canadiens ont raison d&rsquo;\u00eatre fiers et de regarder l&rsquo;avenir avec espoir. Nous pouvons \u00eatre fiers d&rsquo;avoir b\u00e2ti une nation unie et prosp\u00e8re malgr\u00e9 les vastes distances qui nous s\u00e9parent et un climat implacable. Mais nous devrions \u00eatre encore plus fiers de vivre depuis si longtemps et sans interruption sous un r\u00e9gime constitutionnel et sous [&hellip;]\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/juillet-2004-la-citoyennete-canadienne-aujourdhui\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"RBC\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2022-10-17T18:25:01+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2022\/08\/july2004_1.jpg\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"Est. reading time\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"18 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.rbc.com\\\/fr\\\/notre-compagnie\\\/histoire\\\/bulletin\\\/juillet-2004-la-citoyennete-canadienne-aujourdhui\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/www.rbc.com\\\/fr\\\/notre-compagnie\\\/histoire\\\/bulletin\\\/juillet-2004-la-citoyennete-canadienne-aujourdhui\\\/\",\"name\":\"Juillet 2004 - La citoyennet\u00e9 canadienne aujourd'hui - RBC\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.rbc.com\\\/fr\\\/#website\"},\"primaryImageOfPage\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.rbc.com\\\/fr\\\/notre-compagnie\\\/histoire\\\/bulletin\\\/juillet-2004-la-citoyennete-canadienne-aujourdhui\\\/#primaryimage\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.rbc.com\\\/fr\\\/notre-compagnie\\\/histoire\\\/bulletin\\\/juillet-2004-la-citoyennete-canadienne-aujourdhui\\\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\\\/\\\/www.rbc.com\\\/fr\\\/wp-content\\\/uploads\\\/sites\\\/5\\\/2022\\\/08\\\/july2004_1.jpg\",\"datePublished\":\"2004-07-01T00:00:00+00:00\",\"dateModified\":\"2022-10-17T18:25:01+00:00\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/www.rbc.com\\\/fr\\\/notre-compagnie\\\/histoire\\\/bulletin\\\/juillet-2004-la-citoyennete-canadienne-aujourdhui\\\/\"]}]},{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.rbc.com\\\/fr\\\/notre-compagnie\\\/histoire\\\/bulletin\\\/juillet-2004-la-citoyennete-canadienne-aujourdhui\\\/#primaryimage\",\"url\":\"https:\\\/\\\/www.rbc.com\\\/fr\\\/wp-content\\\/uploads\\\/sites\\\/5\\\/2022\\\/08\\\/july2004_1.jpg?quality=80\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/www.rbc.com\\\/fr\\\/wp-content\\\/uploads\\\/sites\\\/5\\\/2022\\\/08\\\/july2004_1.jpg?quality=80\",\"width\":170,\"height\":112},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.rbc.com\\\/fr\\\/#website\",\"url\":\"https:\\\/\\\/www.rbc.com\\\/fr\\\/\",\"name\":\"RBC\",\"description\":\"\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\\\/\\\/www.rbc.com\\\/fr\\\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO Premium plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Juillet 2004 - La citoyennet\u00e9 canadienne aujourd'hui - RBC","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/juillet-2004-la-citoyennete-canadienne-aujourdhui\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"Juillet 2004 - La citoyennet\u00e9 canadienne aujourd'hui","og_description":"Les Canadiens ont raison d&rsquo;\u00eatre fiers et de regarder l&rsquo;avenir avec espoir. Nous pouvons \u00eatre fiers d&rsquo;avoir b\u00e2ti une nation unie et prosp\u00e8re malgr\u00e9 les vastes distances qui nous s\u00e9parent et un climat implacable. Mais nous devrions \u00eatre encore plus fiers de vivre depuis si longtemps et sans interruption sous un r\u00e9gime constitutionnel et sous [&hellip;]","og_url":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/juillet-2004-la-citoyennete-canadienne-aujourdhui\/","og_site_name":"RBC","article_modified_time":"2022-10-17T18:25:01+00:00","og_image":[{"url":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2022\/08\/july2004_1.jpg","type":"","width":"","height":""}],"twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"Est. reading time":"18 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/juillet-2004-la-citoyennete-canadienne-aujourdhui\/","url":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/juillet-2004-la-citoyennete-canadienne-aujourdhui\/","name":"Juillet 2004 - La citoyennet\u00e9 canadienne aujourd'hui - RBC","isPartOf":{"@id":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/#website"},"primaryImageOfPage":{"@id":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/juillet-2004-la-citoyennete-canadienne-aujourdhui\/#primaryimage"},"image":{"@id":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/juillet-2004-la-citoyennete-canadienne-aujourdhui\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2022\/08\/july2004_1.jpg","datePublished":"2004-07-01T00:00:00+00:00","dateModified":"2022-10-17T18:25:01+00:00","inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/juillet-2004-la-citoyennete-canadienne-aujourdhui\/"]}]},{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/juillet-2004-la-citoyennete-canadienne-aujourdhui\/#primaryimage","url":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2022\/08\/july2004_1.jpg?quality=80","contentUrl":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/5\/2022\/08\/july2004_1.jpg?quality=80","width":170,"height":112},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/#website","url":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/","name":"RBC","description":"","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"}]}},"parsely":{"version":"1.1.0","canonical_url":"https:\/\/rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/juillet-2004-la-citoyennete-canadienne-aujourdhui\/","smart_links":{"inbound":0,"outbound":0},"traffic_boost_suggestions_count":0,"meta":{"@context":"https:\/\/schema.org","@type":"NewsArticle","headline":"Juillet 2004 &#8211; La citoyennet\u00e9 canadienne aujourd&rsquo;hui","url":"http:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/juillet-2004-la-citoyennete-canadienne-aujourdhui\/","mainEntityOfPage":{"@type":"WebPage","@id":"http:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/juillet-2004-la-citoyennete-canadienne-aujourdhui\/"},"thumbnailUrl":"","image":{"@type":"ImageObject","url":""},"articleSection":"Uncategorized","author":[],"creator":[],"publisher":{"@type":"Organization","name":"RBC","logo":""},"keywords":[],"dateCreated":"2004-07-01T00:00:00Z","datePublished":"2004-07-01T00:00:00Z","dateModified":"2022-10-17T18:25:01Z"},"rendered":"<script type=\"application\/ld+json\" class=\"wp-parsely-metadata\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@type\":\"NewsArticle\",\"headline\":\"Juillet 2004 &#8211; La citoyennet\\u00e9 canadienne aujourd&rsquo;hui\",\"url\":\"http:\\\/\\\/www.rbc.com\\\/fr\\\/notre-compagnie\\\/histoire\\\/bulletin\\\/juillet-2004-la-citoyennete-canadienne-aujourdhui\\\/\",\"mainEntityOfPage\":{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"http:\\\/\\\/www.rbc.com\\\/fr\\\/notre-compagnie\\\/histoire\\\/bulletin\\\/juillet-2004-la-citoyennete-canadienne-aujourdhui\\\/\"},\"thumbnailUrl\":\"\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"url\":\"\"},\"articleSection\":\"Uncategorized\",\"author\":[],\"creator\":[],\"publisher\":{\"@type\":\"Organization\",\"name\":\"RBC\",\"logo\":\"\"},\"keywords\":[],\"dateCreated\":\"2004-07-01T00:00:00Z\",\"datePublished\":\"2004-07-01T00:00:00Z\",\"dateModified\":\"2022-10-17T18:25:01Z\"}<\/script>","tracker_url":"https:\/\/cdn.parsely.com\/keys\/rbc.com\/p.js"},"featured_img":false,"coauthors":[],"author_meta":{"author_link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/author\/","display_name":""},"relative_dates":{"created":"Publi\u00e9 22 ans il y a","modified":"Mis \u00e0 jour 4 ans il y a"},"absolute_dates":{"created":"Publi\u00e9 le 1 juillet 2004","modified":"Mise \u00e0 jour le 17 octobre 2022"},"absolute_dates_time":{"created":"Publi\u00e9 le 1 juillet 2004 12:00  ","modified":"Mise \u00e0 jour le 17 octobre 2022 6:25  "},"featured_img_caption":"","tax_additional":{"category":{"linked":["<a href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/category\/uncategorized\/\" class=\"advgb-post-tax-term\">Uncategorized<\/a>"],"unlinked":["<span class=\"advgb-post-tax-term\">Uncategorized<\/span>"],"slug":"category","name":"Cat\u00e9gories"},"rbc_letter_theme":{"linked":[],"unlinked":[],"slug":"rbc_letter_theme","name":"Themes"},"rbc_letter_year":{"linked":["<a href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/year\/2004\/\" class=\"advgb-post-tax-term\">2004<\/a>"],"unlinked":["<span class=\"advgb-post-tax-term\">2004<\/span>"],"slug":"rbc_letter_year","name":"Years"}},"series_order":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter\/2218","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/rbc_letter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/87"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter\/2218\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2218"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2218"},{"taxonomy":"rbc_letter_theme","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter_theme?post=2218"},{"taxonomy":"rbc_letter_year","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter_year?post=2218"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}