{"id":2216,"date":"1980-07-01T00:00:00","date_gmt":"1980-07-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-61-n-6-juillet-1980-notre-comportement-devant-le-danger\/"},"modified":"2022-10-17T20:23:46","modified_gmt":"2022-10-17T20:23:46","slug":"vol-61-n-6-juillet-1980-notre-comportement-devant-le-danger","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-61-n-6-juillet-1980-notre-comportement-devant-le-danger\/","title":{"rendered":"Vol. 61, N\u00b0 6 &#8211; Juillet 1980 &#8211; Notre comportement devant le danger"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Dans un monde o\u00f9 tout va                     vite, nul n&rsquo;est \u00e0 l&rsquo;abri des accidents ou des sinistres.                     Pourtant, bien peu sont vraiment pr\u00eats \u00e0 affronter                     les situations critiques lorsqu&rsquo;elles se pr\u00e9sentent.                     Voici un bref coup d&rsquo;oeil sur les dangers de la vie moderne                     et la mani\u00e8re de les envisager. Il s&rsquo;agit de ne pas                     trop compter sur la chance&#8230; <\/p>\n<p> Peu de personnes, si bien prot\u00e9g\u00e9es aient-elles                     \u00e9t\u00e9 dans la vie, peuvent se vanter de ne jamais                     avoir couru un danger. Dans un monde h\u00e9riss\u00e9                     de p\u00e9rils, il est presque impossible de vaquer \u00e0                     ses affaires quotidiennes sans \u00eatre expos\u00e9 par                     moments \u00e0 se blesser ou \u00e0 perdre la vie. Notre                     fa\u00e7on de r\u00e9agir devant ces dangers d\u00e9pend                     de notre \u00e2ge, de notre exp\u00e9rience, de nos facult\u00e9s,                     de nos nerfs et de notre agilit\u00e9 physique et mentale.                     Elle d\u00e9pend aussi dans une large mesure de notre attitude                     fondamentale envers la vie. <\/p>\n<p> Certains consid\u00e8rent le danger avec plus de s\u00e9r\u00e9nit\u00e9                     que d&rsquo;autres. Ainsi, il est naturel \u00e0 un Oriental issu                     d&rsquo;une famille de guerriers de craindre beaucoup plus l&rsquo;infamie                     d&rsquo;\u00eatre not\u00e9 de l\u00e2chet\u00e9 que l&rsquo;\u00e9ventualit\u00e9                     d&rsquo;une mort soudaine. De m\u00eame, celui qui croit sinc\u00e8rement                     qu&rsquo;il entrera dans un monde meilleur en mourant s&rsquo;effraiera                     moins normalement du danger de perdre la vie que celui pour                     qui la mort est la fin de tout. <\/p>\n<p> Bon nombre de religions et de croyances, dans le monde,                     restent impr\u00e9gn\u00e9es d&rsquo;un certain fatalisme, ce                     qui dispose les gens \u00e0 accepter passivement tout ce                     qui leur advient. La conviction que ce qui arrive doit arriver                     tend naturellement \u00e0 affaiblir notre vigilance \u00e0                     l&rsquo;\u00e9gard du danger. Et la croyance que le destin en                     d\u00e9cidera quoi qu&rsquo;il en soit n&rsquo;est pas l&rsquo;apanage des                     superstitieux. \u00ab\u00a0J&rsquo;ai appris \u00e0 conna\u00eetre                     les raisonnements des hommes, \u00e9crit Euripide, et le                     destin est plus fort que tout ce que j&rsquo;ai vu.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Mais l&rsquo;opinion qu&rsquo;il faut se soumettre au destin semble                     peu conforme aux instincts de l&rsquo;homme. Selon les \u00e9tudes                     anthropologiques approfondies que renferme <em>Le Rameau d&rsquo;or                     <\/em>de l&rsquo;ethnologue J. G. Frazer, on ne rel\u00e8ve l&rsquo;existence                     d&rsquo;aucune soci\u00e9t\u00e9 qui ait \u00e9t\u00e9 assez                     r\u00e9sign\u00e9e pour n&rsquo;avoir jamais tent\u00e9 d&rsquo;influencer                     d&rsquo;avance les \u00e9v\u00e9nements par les rites, le sacrifice                     ou la pri\u00e8re. De toute anciennet\u00e9, les hommes                     ont cru en des esprits invisibles charg\u00e9s de pr\u00e9sider                     \u00e0 leur destin\u00e9e. Mais ils n&rsquo;ont jamais enti\u00e8rement                     consenti \u00e0 laisser ces esprits tout faire \u00e0                     leur guise. <\/p>\n<p> Certaines des r\u00e9alisations les plus importantes qui                     jalonnent notre marche vers la civilisation ont \u00e9t\u00e9                     accomplies en vue de soustraire l&rsquo;homme aux caprices du hasard.                     C&rsquo;est le cas, par exemple, de la culture des plantes et de                     la domestication des animaux pour r\u00e9duire le risque                     de manquer de nourriture\u00a0; de la fondation des villes                     pour r\u00e9sister aux maraudeurs\u00a0; de l&rsquo;invention                     de la m\u00e9decine et de la formation de gouvernements                     pour assurer des services de protection comme l&rsquo;arm\u00e9e                     et la police. <\/p>\n<p> Pourtant, malgr\u00e9 tous les progr\u00e8s de l&rsquo;organisation                     sociale et de la m\u00e9decine au cours des si\u00e8cles,                     le fatalisme exerce toujours son emprise sur l&rsquo;opinion moderne.                     Alors que les anciens attribuaient leurs bonnes et leurs mauvaises                     fortunes \u00e0 la fantaisie des dieux, l&rsquo;homme du vingti\u00e8me                     si\u00e8cle incline plut\u00f4t \u00e0 les mettre au                     compte de cette chose moins bien d\u00e9finie que nous appelons                     la chance. <\/p>\n<p> Songeons, par exemple, \u00e0 la mani\u00e8re dont les                     gens parlent d&rsquo;un accident\u00a0: \u00ab\u00a0J&rsquo;ai eu une m\u00e9saventure&#8230;                     Par chance, je me suis tourn\u00e9 juste au bon moment&#8230;                     Nous avons eu la chance de ne pas \u00eatre tu\u00e9s.\u00a0\u00bb                     En mati\u00e8re d&rsquo;accident, nous sommes beaucoup plus proches                     de nos lointains anc\u00eatres que nous ne voulons bien le                     croire. <\/p>\n<p> Une confiance plus ou moins consciente dans la chance pousse                     les gens \u00e0 exposer leur sant\u00e9 en s&rsquo;accrochant                     \u00e0 des habitudes qu&rsquo;ils savent dangereuses comme l&rsquo;abus                     de l&rsquo;alcool, du tabac et de la nourriture. D&rsquo;autres vont m\u00eame                     jusqu&rsquo;\u00e0 rechercher le danger en se livrant \u00e0                     des sports et \u00e0 des passe-temps p\u00e9rilleux par                     soif de sensations fortes. <\/p>\n<p> Sous cette indiff\u00e9rence se cache le sentiment fataliste                     selon lequel \u00ab\u00a0quand notre heure est arriv\u00e9e\u00a0\u00bb,                     il n&rsquo;y a rien \u00e0 y faire. Le sens humain de l&rsquo;unicit\u00e9                     de l&rsquo;individu renforce encore cette id\u00e9e\u00a0: si                     quelqu&rsquo;un peut vaincre le sort, c&rsquo;est moi. <\/p>\n<p> Nous avons tous eu trop d&rsquo;occasions de voir la chance \u00e0                     l&rsquo;oeuvre pour en nier totalement l&rsquo;existence. Chacun semble                     conna\u00eetre quelqu&rsquo;un qui, comme dit l&rsquo;autre, pourrait                     tomber dans un \u00e9gout et en sortir couvert de miel\u00a0;                     et quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre qui, comme le personnage dont parle Don                     Marquis, \u00e9tait \u00ab\u00a0si malchanceux qu&rsquo;il attirait                     sur lui les accidents d\u00e9j\u00e0 en train d&rsquo;arriver                     \u00e0 autrui.\u00a0\u00bb <\/p>\n<h3>Vivre vraiment c&rsquo;est vivre avec le                   danger<\/h3>\n<p> \u00c0 vrai dire, si rien n&rsquo;\u00e9tait laiss\u00e9                     au hasard, la vie ne vaudrait gu\u00e8re la peine d&rsquo;\u00eatre                     v\u00e9cue. Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, les media                     ont inond\u00e9 le public d&rsquo;avertissements pour le pr\u00e9venir                     qu&rsquo;\u00e0 peu pr\u00e8s tout, de la lumi\u00e8re \u00e9lectrique                     au beurre d&rsquo;arachide, pouvait causer la mort. Si quelqu&rsquo;un                     voulait suivre toutes les mises en garde des savants et des                     \u00e9cologistes contre ci et \u00e7a, il ne lui resterait                     plus qu&rsquo;\u00e0 rester au lit et \u00e0 manger des aliments                     naturels. Et encore lui faudrait-il alors r\u00e9sister                     \u00e0 une tentation mortelle, car nous sommes d\u00e9j\u00e0                     avertis que trop ou trop peu de sommeil abr\u00e8ge la vie.                   <\/p>\n<p> Au milieu de cette cacophonie d&rsquo;alarmes, il n&rsquo;est peut-\u00eatre                     pas inutile de rappeler l&rsquo;apologue imagin\u00e9 par l&rsquo;auteur                     de romans noirs John D. MacDonald. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un industriel                     allemand, maniaque de la s\u00e9curit\u00e9 de son fils                     unique. Pour le prot\u00e9ger, il le fait enfermer dans                     une capsule antiseptique d&rsquo;acier inoxydable jusqu&rsquo;\u00e0                     21 ans, \u00e2ge ou il est jug\u00e9 apte \u00e0 affronter                     le monde. Le jour fix\u00e9 pour sa sortie, le jeune homme                     tombe mort sous le coup de l&rsquo;\u00e9motion. <\/p>\n<p> La question, c&rsquo;est que personne ne peut compter vivre \u00e0                     l&rsquo;abri de tout risque et que nul \u00eatre sens\u00e9 ne                     le voudrait. Vivre vraiment, c&rsquo;est vivre quelque peu dangereusement\u00a0;                     vivre au plein sens du mot, c&rsquo;est mettre en balance son \u00e9panouissement                     naturel et le risque. Il y a toujours un risque qu&rsquo;un avion                     s&rsquo;\u00e9crase, mais personne ne renonce pour autant \u00e0                     ses vacances \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger. <\/p>\n<p> D&rsquo;autre part, il y a suffisamment de dangers autour de nous                     qu&rsquo;il n&rsquo;y a aucune raison de vouloir en ajouter inutilement.                     Le probl\u00e8me qui se pose aujourd&rsquo;hui aux gens raisonnablement                     prudents est de discerner les risques qui sont r\u00e9els                     et ceux qui sont faibles. Il ne fait pas de doute que nous                     vivons \u00e0 une \u00e9poque particuli\u00e8rement                     troublante, o\u00f9 les travaux de la science et de la technique                     peuvent accro\u00eetre en les combinant les dangers naturels.                     Sous un rapport au moins &#8211; l&rsquo;existence des armes nucl\u00e9aires                     &#8211; il s&rsquo;agit d&rsquo;une \u00e9poque plus p\u00e9rilleuse que                     jamais dans le pass\u00e9. <\/p>\n<p> Paradoxalement, cependant, la vie quotidienne est devenue                     infiniment plus s\u00fbre aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;\u00e0 tout autre                     moment de l&rsquo;histoire. Malgr\u00e9 tout ce qu&rsquo;on dit des                     dangers que cr\u00e9ent la science et la technique, le fait                     demeure qu&rsquo;elles ont engendr\u00e9 beaucoup moins de nouveaux                     probl\u00e8mes que de solutions pour r\u00e9soudre les                     anciens. Pour citer un exemple courant, l&rsquo;\u00e9pid\u00e9mie                     mondiale de grippe de 1918 a fait 21.6 millions de victimes.                     Or, il est maintenant possible de pr\u00e9venir cette maladie                     par vaccination et de la traiter au moyen des antibiotiques                     mis au point par la science m\u00e9dicale. <\/p>\n<h3>Les accidents, principale cause de                   mort pr\u00e9matur\u00e9e<\/h3>\n<p> D&rsquo;autres maladies, mortelles autrefois, comme la variole,                     la pneumonie, la tuberculose, la scarlatine et le diab\u00e8te,                     ont \u00e9t\u00e9 ma\u00eetris\u00e9es dans une mesure                     qui e\u00fbt paru extraordinaire dans le temps. Les statistiques                     d\u00e9mographiques font vivement ressortir le contraste                     entre la s\u00e9curit\u00e9 relative du pr\u00e9sent                     et celle du pass\u00e9. \u00c0 l&rsquo;\u00e9poque de la Conf\u00e9d\u00e9ration,                     le taux annuel de mortalit\u00e9 au Canada a \u00e9t\u00e9                     estim\u00e9 \u00e0 21 pour mille habitants\u00a0; depuis                     lors, il a \u00e9t\u00e9 r\u00e9duit des deux tiers                     et s&rsquo;\u00e9tablit maintenant \u00e0 sept pour mille environ.                     L&rsquo;esp\u00e9rance de vie moyenne des Canadiens, \u00e0                     la naissance, a presque doubl\u00e9 depuis 1867\u00a0; elle                     atteint 78 ans pour les femmes et 70 pour les hommes. <\/p>\n<p> Les gens sont moins expos\u00e9s aujourd&rsquo;hui \u00e0                     mourir avant l&rsquo;heure, mais il est relativement probable que                     c&rsquo;est un accident qui viendra abr\u00e9ger leur vie. Les                     accidents ont remplac\u00e9 la maladie en tant que cause                     principale de mortalit\u00e9 chez les Canadiens de 1 \u00e0                     44 ans et chez les Canadiennes de 1 \u00e0 19 ans. <\/p>\n<h3>Trag\u00e9dies massives et catastrophes                   nouvelles provoqu\u00e9es par l&rsquo;homme<\/h3>\n<p> Dans une soci\u00e9t\u00e9 pr\u00e9dispos\u00e9e                     aux accidents comme la n\u00f4tre, il n&rsquo;est que sage d&rsquo;avoir                     une certaine connaissance des premiers recours, ce qu&rsquo;il est                     facile d&rsquo;acqu\u00e9rir gr\u00e2ce aux cours offerts par                     la Brigade ambulanci\u00e8re Saint-Jean et d&rsquo;autres organismes.                     M\u00eame dans les situations critiques qui ne sont pas \u00e0                     proprement parler des accidents, une personne exerc\u00e9e                     peut sauver des vies. Les Canadiens meurent plus souvent d&rsquo;affections                     cardiaques que de toute autre maladie, et il a \u00e9t\u00e9                     \u00e9tabli que la r\u00e9animation cardio-pulmonaire                     sur place pouvait ramener \u00e0 la vie jusqu&rsquo;\u00e0 54                     p. 100 des victimes des crises cardiaques. Ce genre de r\u00e9animation,                     qui associe le bouche-\u00e0-bouche aux pressions bien r\u00e9gl\u00e9es                     sur la poitrine, peut s&rsquo;apprendre en quatre heures seulement.                     Diverses organisations offrent des cours au public sur cette                     technique dans les grands centres du Canada. Le Club Rotary                     de Montr\u00e9al met actuellement en oeuvre un programme                     visant \u00e0 former 250,000 personnes \u00e0 cette m\u00e9thode.                   <\/p>\n<p> Les changements survenus dans les causes de mortalit\u00e9                     tiennent dans une large mesure au mode de vie moderne, existence                     active, vari\u00e9e et commode \u00e0 laquelle peu d&rsquo;entre                     nous renonceraient de plein gr\u00e9. Mais il a ses dangers                     particuliers\u00a0: l&rsquo;envergure m\u00eame des choses qui                     nous entourent &#8211; immeubles de grande hauteur, avions g\u00e9ants,                     \u00e9normes complexes de raffinage du p\u00e9trole, etc.                     &#8211; a multipli\u00e9 l&rsquo;\u00e9chelle des possibilit\u00e9s                     de destruction et de mort. Il y a 30 ans, si un conducteur                     perdait la ma\u00eetrise de son automobile sur une route                     type \u00e0 2 voies, les occupants d&rsquo;un ou deux v\u00e9hicules                     risquaient d&rsquo;\u00eatre tu\u00e9s ou bless\u00e9s\u00a0;                     les collisions sur les autoroutes d&rsquo;aujourd&rsquo;hui entra\u00eenent                     parfois des carambolages impliquant de 20 \u00e0 30 voitures.                     Un incendie dans une tour d&rsquo;appartements ou de bureaux peut                     mettre en danger, disons, 50 fois plus de vies que leurs \u00e9quivalents                     d&rsquo;autrefois. D\u00e9j\u00e0 en 1959, le nombre des morts                     dans le pire accident a\u00e9rien de l&rsquo;histoire s&rsquo;\u00e9levait                     \u00e0 155\u00a0; huit ans plus tard seulement, une collision                     entre deux <em>747 <\/em>tuait 528 personnes. <\/p>\n<p> Ainsi, la technique a rendu l&rsquo;homme plus vuln\u00e9rable                     au genre de trag\u00e9die massive qui fait la manchette                     des journaux, qui inspire les films sur les sinistres et qui                     entra\u00eene de nouvelles \u00e9ditions du <em>Livre des                     records mondiaux<\/em>, de Guinness. Elle a cr\u00e9\u00e9                     toute une s\u00e9rie nouvelle de calamit\u00e9s \u00e9ventuelles,                     dont l&rsquo;\u00e9crasement au sol des satellites, les d\u00e9versements                     de p\u00e9trole, la contamination radioactive, les explosions                     gazeuses et l&rsquo;\u00e9mission de substances dangereuses par                     les trains et les camions accident\u00e9s. <\/p>\n<p> La technique a aussi accru la proportion des populations                     expos\u00e9es aux effets des d\u00e9sastres. Avec leurs                     po\u00eales \u00e0 bois, leurs lampes \u00e0 p\u00e9trole                     et leurs provisions de conserves de fabrication maison, les                     Canadiens d&rsquo;il y a trois ou quatre g\u00e9n\u00e9rations                     pouvaient attendre pendant des jours la fin d&rsquo;une temp\u00eate                     aveuglante. Mais, maintenant que la majorit\u00e9 des humains                     habitent, par n\u00e9cessit\u00e9, dans les agglom\u00e9rations                     urbaines, les temp\u00eates qui brisent les lignes de transmission                     peuvent \u00eatre meurtri\u00e8res. Dans la plupart des                     foyers canadiens, le chauffage, l&rsquo;\u00e9clairage, la cuisson                     et la conservation des aliments d\u00e9pendent de l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9.                     Si une temp\u00eate est assez forte pour paralyser les transports                     routiers et ferroviaires dans une ville, il y aura peut-\u00eatre                     une grave disette alimentaire au bout de quelques jours. <\/p>\n<p> Les m\u00eames conditions g\u00e9n\u00e9rales sont                     susceptibles de se produire dans d&rsquo;autres situations critiques                     d&rsquo;ordre public. Planification d&rsquo;urgence Canada a dress\u00e9                     une liste de 60 esp\u00e8ces de d\u00e9sastres qui pourraient                     survenir au Canada, y compris la guerre nucl\u00e9aire.                     En comparaison des autres, notre pays n&rsquo;est pas particuli\u00e8rement                     sujet aux catastrophes, mais il n&rsquo;en est s\u00fbrement pas                     \u00e0 l&rsquo;abri. Certaines r\u00e9gions du Canada sont r\u00e9guli\u00e8rement                     victimes d&rsquo;inondations, de coups de vent, de tornades, de                     grands incendies et de glissements de terrain. La simple v\u00e9rit\u00e9                     est qu&rsquo;il y a eu plus de 30 tremblements de terre s\u00e9rieux                     au Canada au cours des 35 derni\u00e8res ann\u00e9es\u00a0;                     la majeure partie de notre masse terrestre, \u00e0 l&rsquo;exception                     de la Prairie, est expos\u00e9e aux secousses telluriques.                     Montr\u00e9al et Vancouver sont situ\u00e9es dans des                     zones o\u00f9 les s\u00e9ismes peuvent causer des d\u00e9g\u00e2ts                     importants, alors que Toronto se trouve dans une zone o\u00f9                     ces risques sont l\u00e9gers. <\/p>\n<h3>Attitude fataliste \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard                   des sinistres<\/h3>\n<p> Toutefois, malgr\u00e9 leur vuln\u00e9rabilit\u00e9,                     les Canadiens tendent toujours \u00e0 consid\u00e9rer                     l&rsquo;\u00e9ventualit\u00e9 d&rsquo;un sinistre avec le doux fatalisme                     du gourou himalayen. Tout en signalant qu&rsquo;un d\u00e9sastre                     peut survenir en tout temps et en tout lieu, les dirigeants                     de Planification d&rsquo;urgence Canada notent que tr\u00e8s peu                     de familles canadiennes ont pris la pr\u00e9caution \u00e9l\u00e9mentaire                     de se constituer un ballot de survie portatif contenant des                     v\u00eatements, des couvertures, des fournitures de premiers                     secours, ainsi que des aliments et de l&rsquo;eau pour 7 \u00e0                     14 jours. La plupart n&rsquo;on m\u00eame jamais pens\u00e9 \u00e0                     veiller \u00e0 toujours avoir des bonnes piles pour leur                     radio, avec laquelle ils pourraient \u00e9couter les informations                     et les consignes en cas d&rsquo;urgence g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e.                     Peu ont d\u00e9j\u00e0 entendu parler de la r\u00e8gle                     capitale de tenir le r\u00e9servoir de leur voiture toujours                     \u00e0 moiti\u00e9 plein au cas o\u00f9 il y aurait                     \u00e9vacuation. <\/p>\n<p> Les Canadiens sont port\u00e9s \u00e0 se reposer sur                     les pouvoirs publics du soin de s&rsquo;occuper des mesures d&rsquo;urgence.                     Le compte rendu d&rsquo;une violente temp\u00eate de neige d&rsquo;une                     semaine dans la r\u00e9gion de Niagara, en 1977, souligne                     la folie de cette mani\u00e8re de voir. Le mat\u00e9riel                     essentiel se r\u00e9v\u00e9la moins s\u00fbr qu&rsquo;on ne                     l&rsquo;avait esp\u00e9r\u00e9. Le r\u00e9seau t\u00e9l\u00e9phonique                     fut d\u00e9bord\u00e9, un chasse-neige se perdit dans                     la pur\u00e9e blanche, et un autre s&#8217;embourba si bien qu&rsquo;on                     ne put le d\u00e9gager avant six jours. La radio de la police                     s&rsquo;av\u00e9ra inutilisable, non parce qu&rsquo;elle ne fonctionnait                     pas, mais parce que les voitures de police \u00e9taient                     immobilis\u00e9es. <\/p>\n<p> En d&rsquo;autres termes, dans ce cas d&rsquo;urgence particulier, la                     population fut largement livr\u00e9e \u00e0 elle-m\u00eame.                     En d\u00e9pit de tous les efforts de Planification d&rsquo;urgence                     Canada et des services provinciaux et municipaux, la m\u00eame                     chose pourrait se produire dans n&rsquo;importe quelle situation                     critique \u00e9ventuelle. La simple prudence commande donc                     de pr\u00e9voir comment se d\u00e9brouiller en cas d&rsquo;accident                     ou de sinistre. On peut survivre m\u00eame \u00e0 une attaque                     nucl\u00e9aire, \u00e0 condition d&rsquo;y \u00eatre pr\u00e9par\u00e9.                     De la m\u00e9saventure la plus anodine jusqu&rsquo;au d\u00e9sastre                     le plus destructeur, c&rsquo;est \u00e0 nous de parer au danger.                   <\/p>\n<h3>Apprendre \u00e0 se prot\u00e9ger<\/h3>\n<p> L&rsquo;Organisation de la planification d&rsquo;urgence publie une                     s\u00e9rie de plaquettes gratuites sur les mesures individuelles                     \u00e0 prendre en cas de situations critiques. Ces publications                     contiennent des renseignements sur la protection contre les                     attaques nucl\u00e9aires, les principes du secourisme, la                     composition d&rsquo;une trousse de survie, la conduite \u00e0                     suivre en cas d&rsquo;inondation, d&rsquo;ouragan, de tremblement de terre,                     de violente temp\u00eate, de panne d&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9                     en hiver et d&rsquo;immobilisation d&rsquo;une voiture et de son chauffeur                     par la neige. On peut se les procurer en \u00e9crivant \u00e0                     Planification d&rsquo;urgence Canada, C.P. 10 000, dans chaque capitale                     provinciale, ou encore au Bureau principal de Planification                     d&rsquo;urgence Canada, 125, promenade Sussex, Ottawa K1A 0W6. <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[59],"class_list":["post-2216","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-59"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 61, N\u00b0 6 - Juillet 1980 - Notre comportement devant le danger - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-61-n-6-juillet-1980-notre-comportement-devant-le-danger\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 61, N\u00b0 6 - Juillet 1980 - Notre comportement devant le danger\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Dans un monde o\u00f9 tout va vite, nul n&rsquo;est \u00e0 l&rsquo;abri des accidents ou des sinistres. Pourtant, bien peu sont vraiment pr\u00eats \u00e0 affronter les situations critiques lorsqu&rsquo;elles se pr\u00e9sentent. Voici un bref coup d&rsquo;oeil sur les dangers de la vie moderne et la mani\u00e8re de les envisager. Il s&rsquo;agit de ne pas trop compter [&hellip;]\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-61-n-6-juillet-1980-notre-comportement-devant-le-danger\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"RBC\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2022-10-17T20:23:46+00:00\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"Est. reading time\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"13 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\/\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-61-n-6-juillet-1980-notre-comportement-devant-le-danger\/\",\"url\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-61-n-6-juillet-1980-notre-comportement-devant-le-danger\/\",\"name\":\"Vol. 61, N\u00b0 6 - Juillet 1980 - Notre comportement devant le danger - RBC\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/#website\"},\"datePublished\":\"1980-07-01T00:00:00+00:00\",\"dateModified\":\"2022-10-17T20:23:46+00:00\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-61-n-6-juillet-1980-notre-comportement-devant-le-danger\/\"]}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/#website\",\"url\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/\",\"name\":\"RBC\",\"description\":\"\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO Premium plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Vol. 61, N\u00b0 6 - Juillet 1980 - Notre comportement devant le danger - RBC","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-61-n-6-juillet-1980-notre-comportement-devant-le-danger\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"Vol. 61, N\u00b0 6 - Juillet 1980 - Notre comportement devant le danger","og_description":"Dans un monde o\u00f9 tout va vite, nul n&rsquo;est \u00e0 l&rsquo;abri des accidents ou des sinistres. Pourtant, bien peu sont vraiment pr\u00eats \u00e0 affronter les situations critiques lorsqu&rsquo;elles se pr\u00e9sentent. Voici un bref coup d&rsquo;oeil sur les dangers de la vie moderne et la mani\u00e8re de les envisager. Il s&rsquo;agit de ne pas trop compter [&hellip;]","og_url":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-61-n-6-juillet-1980-notre-comportement-devant-le-danger\/","og_site_name":"RBC","article_modified_time":"2022-10-17T20:23:46+00:00","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"Est. reading time":"13 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-61-n-6-juillet-1980-notre-comportement-devant-le-danger\/","url":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-61-n-6-juillet-1980-notre-comportement-devant-le-danger\/","name":"Vol. 61, N\u00b0 6 - Juillet 1980 - Notre comportement devant le danger - RBC","isPartOf":{"@id":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/#website"},"datePublished":"1980-07-01T00:00:00+00:00","dateModified":"2022-10-17T20:23:46+00:00","inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-61-n-6-juillet-1980-notre-comportement-devant-le-danger\/"]}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/#website","url":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/","name":"RBC","description":"","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"}]}},"parsely":{"version":"1.1.0","canonical_url":"https:\/\/rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-61-n-6-juillet-1980-notre-comportement-devant-le-danger\/","smart_links":{"inbound":0,"outbound":0},"traffic_boost_suggestions_count":0,"meta":{"@context":"https:\/\/schema.org","@type":"NewsArticle","headline":"Vol. 61, N\u00b0 6 &#8211; Juillet 1980 &#8211; Notre comportement devant le danger","url":"http:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-61-n-6-juillet-1980-notre-comportement-devant-le-danger\/","mainEntityOfPage":{"@type":"WebPage","@id":"http:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-61-n-6-juillet-1980-notre-comportement-devant-le-danger\/"},"thumbnailUrl":"","image":{"@type":"ImageObject","url":""},"articleSection":"Uncategorized","author":[],"creator":[],"publisher":{"@type":"Organization","name":"RBC","logo":""},"keywords":[],"dateCreated":"1980-07-01T00:00:00Z","datePublished":"1980-07-01T00:00:00Z","dateModified":"2022-10-17T20:23:46Z"},"rendered":"<script type=\"application\/ld+json\" class=\"wp-parsely-metadata\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@type\":\"NewsArticle\",\"headline\":\"Vol. 61, N\\u00b0 6 &#8211; Juillet 1980 &#8211; Notre comportement devant le danger\",\"url\":\"http:\\\/\\\/www.rbc.com\\\/fr\\\/notre-compagnie\\\/histoire\\\/bulletin\\\/vol-61-n-6-juillet-1980-notre-comportement-devant-le-danger\\\/\",\"mainEntityOfPage\":{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"http:\\\/\\\/www.rbc.com\\\/fr\\\/notre-compagnie\\\/histoire\\\/bulletin\\\/vol-61-n-6-juillet-1980-notre-comportement-devant-le-danger\\\/\"},\"thumbnailUrl\":\"\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"url\":\"\"},\"articleSection\":\"Uncategorized\",\"author\":[],\"creator\":[],\"publisher\":{\"@type\":\"Organization\",\"name\":\"RBC\",\"logo\":\"\"},\"keywords\":[],\"dateCreated\":\"1980-07-01T00:00:00Z\",\"datePublished\":\"1980-07-01T00:00:00Z\",\"dateModified\":\"2022-10-17T20:23:46Z\"}<\/script>","tracker_url":"https:\/\/cdn.parsely.com\/keys\/rbc.com\/p.js"},"featured_img":false,"coauthors":[],"author_meta":{"author_link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/author\/","display_name":""},"relative_dates":{"created":"Publi\u00e9 46 ans il y a","modified":"Mis \u00e0 jour 4 ans il y a"},"absolute_dates":{"created":"Publi\u00e9 le 1 juillet 1980","modified":"Mise \u00e0 jour le 17 octobre 2022"},"absolute_dates_time":{"created":"Publi\u00e9 le 1 juillet 1980 12:00  ","modified":"Mise \u00e0 jour le 17 octobre 2022 8:23  "},"featured_img_caption":"","tax_additional":{"category":{"linked":["<a href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/category\/uncategorized\/\" class=\"advgb-post-tax-term\">Uncategorized<\/a>"],"unlinked":["<span class=\"advgb-post-tax-term\">Uncategorized<\/span>"],"slug":"category","name":"Cat\u00e9gories"},"rbc_letter_theme":{"linked":[],"unlinked":[],"slug":"rbc_letter_theme","name":"Themes"},"rbc_letter_year":{"linked":["<a href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/year\/1980\/\" class=\"advgb-post-tax-term\">1980<\/a>"],"unlinked":["<span class=\"advgb-post-tax-term\">1980<\/span>"],"slug":"rbc_letter_year","name":"Years"}},"series_order":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter\/2216","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/rbc_letter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/87"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter\/2216\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2216"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2216"},{"taxonomy":"rbc_letter_theme","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter_theme?post=2216"},{"taxonomy":"rbc_letter_year","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter_year?post=2216"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}