{"id":2215,"date":"1979-07-01T00:00:00","date_gmt":"1979-07-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-60-n-7-juillet-1979-la-foret-et-les-arbres\/"},"modified":"2022-10-17T20:21:41","modified_gmt":"2022-10-17T20:21:41","slug":"vol-60-n-7-juillet-1979-la-foret-et-les-arbres","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-60-n-7-juillet-1979-la-foret-et-les-arbres\/","title":{"rendered":"Vol. 60, N\u00b0 7 &#8211; Juillet 1979 &#8211; La for\u00eat et les arbres"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Les for\u00eats du Canada constituent,                     et de loin, notre plus grande source de richesses nationales.                     Mais nous les avons utilis\u00e9es plus vite qu&rsquo;elles ne                     peuvent se reconstituer. Ce qui s&rsquo;impose maintenant, c&rsquo;est                     un immense effort pour permettre \u00e0 la for\u00eat de                     subvenir \u00e0 ses besoins. Et, chose non moins importante,                     une prise de conscience de ce qu&rsquo;elle repr\u00e9sente pour                     nous tous&#8230; <\/p>\n<p> On raconte qu&rsquo;avant l&rsquo;arriv\u00e9e des blancs au Canada,                     un \u00e9cureuil pouvait grimper \u00e0 un arbre, sur                     les falaises de l&rsquo;actuelle ville de Qu\u00e9bec, et sauter                     de branche en branche jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;actuelle ville de Windsor                     en Ontario, sans jamais toucher le sol. Cet exemple fictif                     tend \u00e0 donner une id\u00e9e de l&rsquo;\u00e9tendue et                     de la densit\u00e9 des vastes for\u00eats qui recouvraient                     jadis la partie la plus peupl\u00e9e de notre pays. Libre                     \u00e0 nous de le croire, mais il n&rsquo;est pas sans rapport                     avec la situation de la plus pr\u00e9cieuse de nos ressources                     naturelles d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. <\/p>\n<p> Le probl\u00e8me, en deux mots, est que nous consommons                     nos r\u00e9serves foresti\u00e8res nationales plus vite                     qu&rsquo;elles ne peuvent normalement se reconstituer. Les Canadiens                     ont agi ainsi pendant des ann\u00e9es, et il faut reconna\u00eetre                     que cela n&rsquo;avait gu\u00e8re d&rsquo;importance pour eux dans les                     premiers temps. Ce qui ressort de l&rsquo;exemple de l&rsquo;\u00e9cureuil,                     c&rsquo;est qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;origine nos ressources en bois \u00e9taient                     si incroyablement riches qu&rsquo;elles pouvaient pour ainsi dire                     r\u00e9sister \u00e0 tous les assauts de l&rsquo;homme. Avant                     qu&rsquo;un colon ait r\u00e9ussi \u00e0 se tailler un passage                     dans la for\u00eat vierge, une portion ant\u00e9rieurement                     coup\u00e9e avait repouss\u00e9 derri\u00e8re lui et                     s&rsquo;offrait de nouveau \u00e0 sa hache. <\/p>\n<p> Dans un pays dont les for\u00eats occupent encore 35 p.                     100 des terres, nous avons toujours consid\u00e9r\u00e9                     notre patrimoine forestier comme un don gratuit, qui ne demande                     nul effort. Un temps, les arbres \u00e9taient en quelque                     sorte l&rsquo;ennemi \u00e0 vaincre\u00a0; c&rsquo;\u00e9tait le premier                     obstacle \u00e0 d\u00e9truire d\u00e8s qu&rsquo;un d\u00e9fricheur                     p\u00e9n\u00e9trait sur un lot de terrain. Dans le <em>Canadian                     Settler&rsquo;s Guide<\/em>, publi\u00e9 en 1855, un certain major                     Strickland indique comment d\u00e9fricher la terre pour                     qu&rsquo;il n&rsquo;y pousse plus jamais d&rsquo;arbres. <\/p>\n<p> Ce serait trop demander \u00e0 la nature humaine que de                     vouloir que nos pionniers aient song\u00e9 un instant \u00e0                     la conservation de la for\u00eat. Ils employ\u00e8rent                     tout le bois qu&rsquo;ils pouvaient pour b\u00e2tir, se chauffer,                     se fa\u00e7onner des outils et produire de la potasse, mais                     il en resta un surplus \u00e9norme. Pour eux, c&rsquo;\u00e9tait                     une simple question de survie que de d\u00e9raciner les                     arbres et les remplacer par des cultures et des p\u00e2turages                     capables de nourrir les bouches d&rsquo;une famille. Ce faisant,                     ils ont sans cesse fait reculer les limites des terres bois\u00e9es                     du Canada. <\/p>\n<p> Les d\u00e9buts de notre industrie du bois d&rsquo;oeuvre ne                     furent gu\u00e8re moins dissipateurs. Elle se concentra                     d&rsquo;abord sur les arbres propres \u00e0 la fabrication de                     m\u00e2ts et de vergues pour les navires \u00e0 voiles\u00a0;                     seuls les pins blancs et les pins rouges les plus grands et                     les plus droits se pr\u00eataient \u00e0 cette fin. En                     1806, le premier train de bois \u00e9quarri descendait la                     rivi\u00e8re Outaouais en vue d&rsquo;\u00eatre exp\u00e9di\u00e9                     en Grande-Bretagne. Ce mat\u00e9riau ne devait pas tarder                     \u00e0 devenir le principal produit des for\u00eats de                     l&rsquo;est du Canada. Les pi\u00e8ces \u00e9taient d&rsquo;une telle                     dimension qu&rsquo;il fallait des arbres d&rsquo;une taille peu commune                     pour les constituer. Elles \u00e9taient dress\u00e9es                     sur le lieu de coupe par des \u00e9quarrisseurs de m\u00e9tier,                     de sorte qu&rsquo;une grande partie de l&rsquo;arbre restait sur le sol                     de la for\u00eat sous forme de copeaux inutiles. <\/p>\n<p> Les b\u00fbcherons parcouraient les bois de l&rsquo;est du pays                     \u00e0 la recherche de pins du diam\u00e8tre requis. Dans                     <em>Le Canada avant la Conf\u00e9d\u00e9ration<\/em>, les                     auteurs de cet ouvrage \u00e9crivent\u00a0: \u00ab\u00a0Comme                     ailleurs en Am\u00e9rique du Nord, l&rsquo;assaut contre les for\u00eats                     se distingua par les coupes d\u00e9vastatrices et les incendies                     jusque vers 1860, date o\u00f9 le pin blanc et le pin rouge                     commenc\u00e8rent \u00e0 se faire rares dans la totalit\u00e9                     du grand arc de terre s&rsquo;\u00e9tendant de la rive nord du                     Saint-Laurent, pr\u00e8s de Qu\u00e9bec, jusqu&rsquo;\u00e0                     l&rsquo;amont de la rivi\u00e8re Outaouais.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Les marchands de bois continu\u00e8rent comme si de rien                     n&rsquo;\u00e9tait. Face \u00e0 la difficult\u00e9 de faire                     du bois \u00e9quarri, ils opt\u00e8rent en grande partie                     pour les sciages provenant de petits pins ou d&rsquo;autres essences.                     Pourtant, un Canadien clairvoyant avait pr\u00e9senti les                     signes du danger. Sir John Macdonald, en effet, \u00e9crivait                     au premier ministre de l&rsquo;Ontario en 1871\u00a0: \u00ab\u00a0Nous                     d\u00e9truisons imprudemment le bois d&rsquo;oeuvre du Canada,                     et il y a \u00e0 peine possibilit\u00e9 de le remplacer.\u00a0\u00bb                     Malheureusement, le premier de nos premiers ministres \u00e9tait                     \u00e0 peu pr\u00e8s le seul \u00e0 signaler que nos                     ressources foresti\u00e8res n&rsquo;\u00e9taient pas n\u00e9cessairement                     illimit\u00e9es et ne pourraient pas toujours se suffire.                   <\/p>\n<p> Pour la plupart des Canadiens de cette \u00e9poque, il                     \u00e9tait inconcevable qu&rsquo;il puisse jamais y avoir danger                     de manquer de bois d&rsquo;oeuvre. Ils comptaient, avec raison jusqu&rsquo;\u00e0                     un certain point, que la for\u00eat finirait par repousser                     apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 exploit\u00e9e. Les                     coupes se limitaient \u00e0 certaines esp\u00e8ces de                     bois dur et de pin. Les arbres \u00e9taient abattus \u00e0                     la hache ou \u00e0 la scie et sortis du bois \u00e0 l&rsquo;aide                     de chevaux et de boeufs. On ne les coupait que lorsqu&rsquo;il y                     avait de la neige, et il fallait attendre le d\u00e9gel                     des cours d&rsquo;eau pour pouvoir les transporter. La demande de                     bois \u00e9tait limit\u00e9e\u00a0; le m\u00e9tal l&rsquo;avait                     remplac\u00e9 dans un grand nombre de ses emplois traditionnels.                     Il \u00e9tait g\u00e9n\u00e9ralement admis qu&rsquo;en prot\u00e9geant                     le cyde de croissance naturel, la lenteur des proc\u00e9d\u00e9s                     d&rsquo;exploitation, jointe aux faibles exigences du march\u00e9,                     permettrait \u00e0 la for\u00eat de rester toujours productive.                   <\/p>\n<p> Mais avant m\u00eame que Macdonald ait exprim\u00e9 ses                     craintes, les \u00e9cluses \u00e9taient d\u00e9j\u00e0                     ouvertes \u00e0 un flot d&rsquo;activit\u00e9s qui allaient                     changer \u00e0 jamais les usages forestiers au Canada. La                     premi\u00e8re installation destin\u00e9e \u00e0 r\u00e9duire                     le bois en p\u00e2te pour fabriquer du papier vit le jour                     \u00e0 Valleyfield, dans le Qu\u00e9bec, en 1866. Trois                     ans plus tard, la premi\u00e8re usine de p\u00e2te chimique                     du pays ouvrait ses portes \u00e0 Windsor Mills, dans la                     m\u00eame province. Le Canada s&rsquo;appr\u00eatait \u00e0                     devenir l&rsquo;un des principaux producteurs de p\u00e2tes et                     de papiers du monde. <\/p>\n<h3>Le cri de ralliement\u00a0:                    \u00ab\u00a0Le                   bois est toujours plus abondant sur l&rsquo;autre coteau.\u00a0\u00bb<\/h3>\n<p> Cette industrie nouvelle apporta un changement dans le choix                     des essences\u00a0: le bois dur (feuillu) c\u00e9da le pas                     au bois tendre (r\u00e9sineux), plus propre \u00e0 la                     fabrication de la p\u00e2te. Au d\u00e9but du vingti\u00e8me                     si\u00e8cle, \u00e9poque o\u00f9 la production de p\u00e2te                     et de papier progressait \u00e0 pas de g\u00e9ants, de                     vastes \u00e9tendues de for\u00eat de conif\u00e8res                     furent compl\u00e8tement ras\u00e9es. Le Canada poss\u00e8de                     les plus grandes for\u00eats r\u00e9sineuses du monde apr\u00e8s                     l&rsquo;Union sovi\u00e9tique, et leur immensit\u00e9 m\u00eame                     voilait le fait que les zones d\u00e9pouill\u00e9es ne                     se reconstituaient pas tr\u00e8s bien ni tr\u00e8s rapidement.                     L&rsquo;expression \u00ab\u00a0le bois est toujours plus abondant sur                     l&rsquo;autre coteau\u00a0\u00bb devint le cri de ralliement des b\u00fbcherons.                     Ils passaient au coteau voisin sans se soucier de celui qu&rsquo;ils                     laissaient derri\u00e8re eux. <\/p>\n<p> Certains sp\u00e9cialistes et ing\u00e9nieurs forestiers                     des ann\u00e9es vingt et trente montr\u00e8rent l&rsquo;impr\u00e9voyance                     qu&rsquo;il y avait \u00e0 faire une r\u00e9colte sans prendre                     des mesures pour la remplacer. Ils firent observer que jamais                     un agriculteur n&rsquo;agirait ainsi. Mais, \u00e0 de rares exceptions                     pr\u00e8s, ils pr\u00each\u00e8rent dans le d\u00e9sert.                   <\/p>\n<p> Dans l&rsquo;ensemble, l&rsquo;habitude de laisser la nature suivre                     son cours a \u00e9t\u00e9 b\u00e9n\u00e9fique \u00e0                     l&rsquo;industrie canadienne des produits forestiers pendant la                     majeure partie du pr\u00e9sent si\u00e8cle. Celle-ci est                     devenue, et de loin, la plus grande industrie du Canada, le                     chiffre de ses exp\u00e9ditions atteignant quelque 13 milliards                     de dollars par an. Les fabriques de p\u00e2te, de papier,                     de placages, de cartons pour bo\u00eetes et autres produits                     \u00e0 base de bois se sont multipli\u00e9es \u00e0                     travers le pays. Cette industrie est la premi\u00e8re source                     d&#8217;emploi au Canada. Un total de 288,000 personnes y travaillent                     directement, tandis que des centaines de milliers d&rsquo;autres                     ont des emplois dans des industries de services essentiellement                     reli\u00e9es \u00e0 l&rsquo;industrie des produits forestiers.                   <\/p>\n<p> Comme dans les d\u00e9cennies ant\u00e9rieures, nos                     for\u00eats demeurent la principale source de devises \u00e9trang\u00e8res                     parmi nos march\u00e9s de mati\u00e8res premi\u00e8res,                     ce qui permet au Canada de suffire \u00e0 ses d\u00e9penses                     d&rsquo;ordre international. L&rsquo;apport de l&rsquo;industrie du bois \u00e0                     la balance commerciale s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve \u00e0 sept                     milliards par an environ, soit presque autant que celui des                     mines, de l&rsquo;agriculture, des p\u00eaches et des combustibles                     r\u00e9unis. Dans un sens, c&rsquo;est une industrie d&rsquo;int\u00e9r\u00eat                     public dans laquelle tous les Canadiens ont une part, puisque                     92 p. 100 des for\u00eats appartiennent aux gouvernements                     provinciaux et f\u00e9d\u00e9ral. Chaque habitant, homme,                     femme et enfant, de notre pays est indirectement propri\u00e9taire                     de 23 acres de terre foresti\u00e8re productive. <\/p>\n<h3>La consolante supposition que la repousse                                       comblera l&rsquo;exploitation<\/h3>\n<p> Plus l&rsquo;industrie s&rsquo;est d\u00e9velopp\u00e9e, plus les                     abattages se sont faits rapides. Dans les ann\u00e9es cinquante,                     le b\u00fbcheron d\u00e9laisse sa scie \u00e0 main pour                     la tron\u00e7onneuse motoris\u00e9e, qui triple ou quadruple                     son rendement quotidien. Des machines \u00e0 d\u00e9barder,                     semblables \u00e0 des tracteurs, permettent bient\u00f4t                     de transporter hors des coupes des quantit\u00e9s de billes                     inconnues du temps o\u00f9 l&rsquo;on employait des b\u00eates                     de somme. Les camions permettent d&rsquo;amener le bois aux scieries                     \u00e0 longueur d&rsquo;ann\u00e9e. <\/p>\n<p> Et cela est peu en comparaison de l&rsquo;essor prodigieux des                     techniques de coupe au cours des dix derni\u00e8res ann\u00e9es.                     Des mastodontes, pesant jusqu&rsquo;\u00e0 40 tonnes, coupent                     maintenant d&rsquo;un seul coup deux ou trois arbres \u00e0 la                     fois, les d\u00e9pouillent de leurs branches, les tron\u00e7onnent,                     empilent les billes et les sortent de la for\u00eat, le tout                     comme s&rsquo;ils n&rsquo;en faisaient qu&rsquo;une bouch\u00e9e. Ces m\u00e9thodes                     offrent la possibilit\u00e9 aux exploitants de faucher plus                     nettement que jamais un peuplement de bois d&rsquo;oeuvre. Elles                     ont aussi entra\u00een\u00e9 un accroissement consid\u00e9rable                     de la coupe globale. <\/p>\n<p> Au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es, les coupes                     ont atteint deux millions d&rsquo;acres par an. Sur le plan des                     statistiques, cela peut sembler relativement n\u00e9gligeable.                     Pr\u00e8s de 800 millions d&rsquo;acres &#8211; une superficie \u00e9quivalant                     \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e0 la masse territoriale de                     l&rsquo;Ontario, du Manitoba et de la Saskatchewan r\u00e9unis                     &#8211; sont class\u00e9es comme \u00ab\u00a0for\u00eat productive\u00a0\u00bb.                     Ces chiffres tendent \u00e0 \u00e9tayer la consolante                     supposition selon laquelle, avec une aussi vaste r\u00e9serve                     disponible, la repousse compensera toujours amplement les                     pr\u00e9l\u00e8vements. <\/p>\n<p> Ainsi, l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re encore, l&rsquo;organisme                     du gouvernement f\u00e9d\u00e9ral appel\u00e9 Statistique                     Canada, affirmait dans son <em>Annuaire<\/em>\u00a0: \u00ab\u00a0Il                     existe un surplus consid\u00e9rable de bois au Canada, bien                     qu&rsquo;il y ait, dans certaines r\u00e9gions et pour certaines                     esp\u00e8ces, des p\u00e9nuries auxquelles on pourrait                     rem\u00e9dier par l&#8217;emploi accru des techniques d&rsquo;am\u00e9nagement                     et de sylviculture. En outre, une utilisation accrue de chaque                     arbre et de certaines esp\u00e8ces serait de nature \u00e0                     augmenter les ressources.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Paroles r\u00e9confortantes que celles-l\u00e0, qui                     donnent du poids \u00e0 la vague impression du public que                     la sylviculture et l&rsquo;am\u00e9nagement forestier doivent                     \u00eatre sagement mis \u00e0 contribution et que les jours                     de l&rsquo;exploitation inconsid\u00e9r\u00e9e sont r\u00e9volus                     depuis longtemps. <\/p>\n<h3>L&rsquo;abondance apparente est en grande                   partie illusoire<\/h3>\n<p> Quoi qu&rsquo;il en soit, les Canadiens qui parcourent leur pays                     voient de leurs yeux que la for\u00eat est \u00e0 peine                     entam\u00e9e. Le voyageur allant par train d&rsquo;Ottawa \u00e0                     Winnipeg n&rsquo;apercevra gu\u00e8re durant deux jours de suite                     qu&rsquo;un d\u00e9fil\u00e9 sans fin d&rsquo;arbres de toutes sortes.                     On ne peut survoler la partie nord de nos provinces imparfaitement                     appel\u00e9es des Prairies sans voir se d\u00e9rouler                     \u00e0 la verticale un immense tapis de feuillage trou\u00e9                     \u00e7\u00e0 et l\u00e0 par les eaux miroitantes des                     lacs, des ruisseaux et des rivi\u00e8res. De temps en temps                     appara\u00eet une bande d\u00e9nud\u00e9e par les abattages,                     mais les ravages de l&rsquo;incendie et de la maladie sont souvent                     plus manifestes que les marques laiss\u00e9es par les machines                     \u00e0 abattre. <\/p>\n<p> Aussi est-il \u00e9tonnant de s&rsquo;entendre dire par les                     sp\u00e9cialistes que ces apparences d&rsquo;une abondance de                     bois sans limites sont en grande partie illusoires. La Conf\u00e9rence                     nationale de la r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration foresti\u00e8re,                     tenue \u00e0 Qu\u00e9bec en octobre 1977, a abouti \u00e0                     la conclusion qu&rsquo;un juste renouvellement des for\u00eats                     n&rsquo;\u00e9tait rien de moins qu&rsquo;un pressant besoin \u00e9conomique.                     Un groupe de 250 repr\u00e9sentants des gouvernements, de                     l&rsquo;industrie, du g\u00e9nie forestier, des universit\u00e9s                     et des organismes de protection de l&rsquo;environnement avait assist\u00e9                     \u00e0 cette conf\u00e9rence. Les participants ont \u00e9t\u00e9                     unanimes \u00e0 reconna\u00eetre, dans leur communiqu\u00e9,                     que l&rsquo;insuffisance de la r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration                     foresti\u00e8re est \u00ab\u00a0en v\u00e9rit\u00e9 un probl\u00e8me                     grave et fondamental pour nos for\u00eats. Comme le grand                     public et les hommes politiques ne sont pas encore sensibilis\u00e9s                     \u00e0 cette situation, il est vraiment n\u00e9cessaire,                     ainsi que l&rsquo;a d\u00e9montr\u00e9 la conf\u00e9rence                     de \u00ab\u00a0r\u00e9pandre la mauvaise nouvelle.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Que penser des rassurantes donn\u00e9es de la statistique.                     Les \u00e9tudes diffus\u00e9es \u00e0 la conf\u00e9rence                     indiquent que seulement la moiti\u00e9 environ du surplus                     statistique est \u00ab\u00a0\u00e9conomiquement accessible\u00a0\u00bb,                     c&rsquo;est-\u00e0-dire exploitable \u00e0 un co\u00fbt assez                     bas pour permettre au producteur de vendre le produit fini                     \u00e0 un prix acceptable sur le march\u00e9 mondial.                   <\/p>\n<h3>Une renversante accumulation de terres                                       foresti\u00e8res improductives<\/h3>\n<p> Pour ce qui est de l&rsquo;impression g\u00e9n\u00e9rale que                     le Canada dispose d&rsquo;une surabondance d&rsquo;arbres, elle est juste,                     mais un grand nombre pousse dans des zones trop au nord pour                     pouvoir atteindre une taille utilisable alors que plus au                     sud d&rsquo;immenses \u00e9tendues de for\u00eat sont terriblement                     d\u00e9labr\u00e9es. \u00ab\u00a0Les nouvelles for\u00eats                     qui poussent dans les r\u00e9gions d\u00e9j\u00e0 exploit\u00e9es                     ou ayant souffert de sinistres naturels, dit le communiqu\u00e9                     de la conf\u00e9rence, sont souvent de qualit\u00e9 inf\u00e9rieure                     \u00e0 celles qu&rsquo;elles remplacent. Elles laissent fr\u00e9quemment                     \u00e0 d\u00e9sirer sous le rapport des esp\u00e8ces                     recherch\u00e9es, de la qualit\u00e9, de la densit\u00e9,                     de la r\u00e9sistance aux insectes et aux maladies ou de                     leur emplacement peu favorable pour alimenter \u00e9conomiquement                     les scieries existantes.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> De l&rsquo;avis unanime des sp\u00e9cialistes, jusqu&rsquo;\u00e0                     20 p. 100 des for\u00eats exploit\u00e9es chaque ann\u00e9e                     ne sont pas et ne seront pas r\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9es                     convenablement. Si l&rsquo;on y ajoute les zones o\u00f9 les ravages                     des insectes, des incendies et du vent ont entrav\u00e9                     la r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration, un total de 647,000                     acres est soustrait chaque ann\u00e9e \u00e0 notre potentiel                     national de production foresti\u00e8re. <\/p>\n<p> Il faut y joindre aussi une accumulation de terres bois\u00e9es                     improductives constitu\u00e9e depuis des ann\u00e9es et                     que l&rsquo;Association foresti\u00e8re du Canada \u00e9value                     au chiffre atterrant de 60 millions d&rsquo;acres. De vastes superficies                     de ces terres incultes se retrouvent dans toutes les provinces.                     De fait, aucune province ne saurait pr\u00e9tendre que,                     sur son territoire, la r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration parvient                     au moins \u00e0 marcher de pair avec les coupes annuelles.                   <\/p>\n<p> D&rsquo;apr\u00e8s l&rsquo;Association, \u00ab\u00a0le manque d&rsquo;attention                     accord\u00e9e \u00e0 la r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration                     des for\u00eats a contribu\u00e9 \u00e0 restreindre les                     possibilit\u00e9s d&rsquo;expansion dans certaines r\u00e9gions,                     \u00e0 r\u00e9duire les offres d&#8217;emploi dans d&rsquo;autres                     et \u00e0 provoquer en fin de compte une baisse continuelle                     de l&#8217;embauche et des revenus li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;exploitation                     foresti\u00e8re.\u00a0\u00bb Certains sp\u00e9cialistes pr\u00e9disent                     des raret\u00e9s vraiment critiques pour la fin du si\u00e8cle                     si l&rsquo;on ne recourt pas \u00e0 la mise en ouvre de vastes                     programmes d&rsquo;am\u00e9nagement et de renouvellement des for\u00eats.                   <\/p>\n<h3>Il y aura de nombreux probl\u00e8mes                   \u00e0 r\u00e9soudre<\/h3>\n<p> Le Canada peut-il se rattraper\u00a0? Certains \u00e9minents                     conseillers en foresterie pr\u00e9tendent que oui, mais                     tout juste. Comme le dit l&rsquo;un d&rsquo;eux dans un r\u00e9cent                     rapport pour l&rsquo;Association canadienne des p\u00e2tes et papiers,                     \u00ab\u00a0un programme plus intensif d&rsquo;am\u00e9nagement forestier                     s&rsquo;impose si l&rsquo;on veut cr\u00e9er des d\u00e9bouch\u00e9s                     et contrebalancer nos d\u00e9ficits naissants de bois d&rsquo;oeuvre.\u00a0\u00bb                   <\/p>\n<p> Il serait injuste d&rsquo;insinuer que les gouvernements ou l&rsquo;industrie                     ont fait preuve d&rsquo;une n\u00e9gligence totale en mati\u00e8re                     de r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration. Chaque province a ses                     p\u00e9pini\u00e8res et ses programmes de reboisement\u00a0;                     les compagnies de produits forestiers s&rsquo;efforcent d&rsquo;encourager                     la r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration par diverses m\u00e9thodes.                     Le Canada occupe un rang sup\u00e9rieur parmi les pays du                     monde dans le domaine des recherches foresti\u00e8res. Le                     probl\u00e8me n&rsquo;est pas une question de manque de techniques                     ni de bonnes intentions. C&rsquo;est tout simplement que les efforts                     sont insuffisants. <\/p>\n<p> Nous savons quoi faire et nous avons les moyens\u00a0: fertilisation,                     am\u00e9nagement des terrains \u00e0 l&rsquo;aide de machines                     ou du br\u00fblage dirig\u00e9, am\u00e9lioration des                     essences gr\u00e2ce au choix d&rsquo;esp\u00e8ces \u00e0 croissance                     plus rapide et plus r\u00e9sistantes aux insectes et aux                     maladies que celles qui poussent naturellement. Mais il faudra                     une action r\u00e9fl\u00e9chie de la part des gouvernements,                     de l&rsquo;industrie et certes du grand public pour que nos for\u00eats                     subviennent effectivement \u00e0 nos besoins futurs. Nous                     devrons r\u00e9soudre de difficiles probl\u00e8mes de                     co\u00fbt, de comp\u00e9tence, d&rsquo;\u00e9cologie et de                     revendications de la part de l&rsquo;industrie et des loisirs. Cette                     t\u00e2che exigera du jugement, de l&rsquo;esprit de conciliation                     et de la d\u00e9termination, mais il faudra l&rsquo;accomplir                     si l&rsquo;on veut que notre plus riche h\u00e9ritage naturel                     continue de dispenser ses immenses tr\u00e9sors. <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[51],"class_list":["post-2215","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-51"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 60, N\u00b0 7 - Juillet 1979 - La for\u00eat et les arbres - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-60-n-7-juillet-1979-la-foret-et-les-arbres\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 60, N\u00b0 7 - Juillet 1979 - La for\u00eat et les arbres\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Les for\u00eats du Canada constituent, et de loin, notre plus grande source de richesses nationales. 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