{"id":2214,"date":"1978-07-01T00:00:00","date_gmt":"1978-07-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-59-n-7-juillet-1978-a-la-decouverte-de-la-nature\/"},"modified":"2022-10-17T20:19:01","modified_gmt":"2022-10-17T20:19:01","slug":"vol-59-n-7-juillet-1978-a-la-decouverte-de-la-nature","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-59-n-7-juillet-1978-a-la-decouverte-de-la-nature\/","title":{"rendered":"Vol. 59, N\u00b0 7 &#8211; Juillet 1978 &#8211; \u00c0 la d\u00e9couverte de la nature"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Aujourd&rsquo;hui, les citadins recherchent                     en plus grand nombre que jamais la vie en plein air. Mais                     beaucoup ne sont pas pr\u00e9par\u00e9s \u00e0 d\u00e9couvrir                     les merveilles de la nature. La connaissance du monde naturel                     est une source in\u00e9puisable d&rsquo;int\u00e9r\u00eat et                     de plaisir. Elle peut aussi \u00eatre un rempart contre la                     menace de destruction de l&rsquo;humanit\u00e9&#8230; <\/p>\n<p> Dans les <em>Mammif\u00e8res du Canada<\/em>, publication                     officielle du gouvernement canadien sur cette question, une                     page est intitul\u00e9e \u00ab\u00a0Primates\u00a0\u00bb. Des singes                     au Canada\u00a0? Non, mais une famille de l&rsquo;ordre des primates                     habite effectivement notre pays\u00a0: les hominid\u00e9s                     ou hommes. L&rsquo;auteur de l&rsquo;ouvrage, A. W. F. Banfield, nous                     dit que tous les primates exigent des soins maternels prolong\u00e9s,                     qu&rsquo;ils sont gr\u00e9gaires, \u00e9minemment dot\u00e9s                     de voix et omnivores. L&rsquo;homme, ajoute-t-il, se distingue de                     ses cong\u00e9n\u00e8res \u00e0 fourrure par sa \u00ab\u00a0grande                     dext\u00e9rit\u00e9 manuelle et un mode tr\u00e8s perfectionn\u00e9                     de communication, gr\u00e2ce au langage articul\u00e9 et                     \u00e0 la raison\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p> Cette mani\u00e8re de situer l&rsquo;esp\u00e8ce humaine dans                     le monde offre une int\u00e9ressante perspective\u00a0:                     celle qu&rsquo;elle ne repr\u00e9sente qu&rsquo;un type d&rsquo;\u00eatre                     vivant parmi des myriades d&rsquo;autres. Elle fournit aussi une                     base rationnelle au r\u00f4le des \u00eatres humains soucieux                     de la sauvegarde d&rsquo;un syst\u00e8me d&rsquo;entretien de la vie                     qui n&rsquo;est pas \u00e0 nous seuls. De toute \u00e9vidence,                     le cadre de l&rsquo;ouvrage ne permettait pas au mammalogiste d&rsquo;entrer                     dans les d\u00e9tails des caract\u00e9ristiques qui nous                     conf\u00e8rent une place unique dans le plan universel des                     choses. Par exemple, l&rsquo;utilisation par l&rsquo;homme de la m\u00e9canique                     et de la chimie, qui explique son \u00e9tonnante mobilit\u00e9.                     Les humains peuvent transporter avec eux leur environnement                     partout o\u00f9 ils vont. <\/p>\n<p> Cet environnement \u00ab\u00a0portatif\u00a0\u00bb permet \u00e0                     l&rsquo;homme d&rsquo;envahir l&rsquo;habitat des autres cr\u00e9atures de                     la terre. Jusqu&rsquo;ici dans l&rsquo;histoire, ces invasions ont \u00e9t\u00e9                     destructrices pour les autres \u00eatres vivants. Il y a                     un si\u00e8cle, par exemple, d&rsquo;immenses troupeaux de bisons                     erraient encore dans les plaines du Canada. Sans exterminer                     enti\u00e8rement d&rsquo;autres esp\u00e8ces, l&rsquo;homme a ravag\u00e9                     leur milieu. Le saumon remontait autrefois la Seine, le Rhin,                     la Tamise et l&rsquo;Hudson. Il y avait jadis des dindons sauvages                     et des couguars dans le sud de l&rsquo;Ontario. Le puissant batailleur                     des for\u00eats, le glouton, vivait anciennement dans tout                     le Canada, sauf Terre-Neuve et une partie des provinces Maritimes.                   <\/p>\n<p> Dans son assaut incessant pour accro\u00eetre son espace                     de vie et son obsession par ce qui lui para\u00eet son bien-\u00eatre,                     l&rsquo;homme a \u00e9vinc\u00e9 tous ces animaux et bien d&rsquo;autres                     des refuges que la nature leur avait am\u00e9nag\u00e9s.                     Les humains n&rsquo;ont gu\u00e8re pens\u00e9 \u00e0 la possibilit\u00e9                     de partager la terre. Ils la voulaient tout enti\u00e8re                     et ils l&rsquo;ont eue\u00a0; mais en la prenant, ils se sont cr\u00e9\u00e9                     des zones d\u00e9vast\u00e9es. Dans les villes ont surgi                     des \u00ab\u00a0jungles de b\u00e9ton\u00a0\u00bb plus dangereuses                     encore pour la vie que celle des grands fauves. <\/p>\n<p> Ces derniers temps, toutefois, l&rsquo;invasion par l&rsquo;homme du                     monde de la nature s&rsquo;est faite plus pacifique. Dans un nombre                     croissant de parcs nationaux et d&rsquo;autres r\u00e9serves analogues,                     le reste de la cr\u00e9ation se voit au moins offrir une                     part des richesses de la nature. Les interrelations de la                     vie humaine et des autres formes de vie sont enfin g\u00e9n\u00e9ralement                     reconnues. Nous avons fini par comprendre que nous ne pouvions                     continuer \u00e0 d\u00e9truire les conditions de vie du                     monde sauvage sans nuire en m\u00eame temps \u00e0 nos                     propres conditions de vie. <\/p>\n<p> Les esprits tant soit peu \u00e9clair\u00e9s savent                     maintenant que l&rsquo;homme doit cesser d&rsquo;\u00eatre l&rsquo;\u00e9l\u00e9phant                     dans les porcelaines. Aussi le public attache-t-il de plus                     en plus d&rsquo;importance aux cons\u00e9quences de l&rsquo;action de                     l&rsquo;homme pour l&rsquo;environnement. On note d&rsquo;autre part une prise                     de conscience grandissante du profond besoin de la nature                     chez l&rsquo;homme. En fin de compte, c&rsquo;est peut-\u00eatre de l\u00e0                     que viendra notre salut \u00e0 tous. <\/p>\n<p> Parmi les facult\u00e9s que l&rsquo;esp\u00e8ce humaine est                     seule \u00e0 poss\u00e9der, il en est une qui s&rsquo;appelle                     l&rsquo;esprit. Le <em>Larousse <\/em>nous dit que c&rsquo;est le principe                     de la vie de l&rsquo;homme, de sa pens\u00e9e et de son action\u00a0;                     l&rsquo;\u00e2me. Qu&rsquo;on lui donne le nom qu&rsquo;on voudra, il est l\u00e0\u00a0;                     et l&rsquo;esprit humain a besoin de beaut\u00e9 et de tranquillit\u00e9                     comme le corps humain a besoin d&rsquo;eau et d&rsquo;aliments. Les personnes                     priv\u00e9es de nourriture spirituelle sont sujettes \u00e0                     la d\u00e9tresse \u00e9motive et port\u00e9es \u00e0                     chercher rem\u00e8de au sentiment de leur n\u00e9ant dans                     le bien-\u00eatre illusoire de la drogue. <\/p>\n<p> Ceux qui souffrent de sous-alimentation spirituelle sont                     habituellement des citadins. En Am\u00e9rique du Nord, aujourd&rsquo;hui,                     nous sommes le plus souvent contraints, pour des raisons \u00e9conomiques,                     de vivre dans les grandes agglom\u00e9rations. Plus nous                     sommes serr\u00e9s dans le milieu urbain, plus il nous est                     n\u00e9cessaire d&rsquo;avoir une ligne de communication avec                     la nature pour conna\u00eetre la satisfaction d&rsquo;\u00eatre                     des hommes \u00e9panouis. Nous avons besoin d&rsquo;air pur, plus                     encore pour notre \u00e2me que pour notre corps. <\/p>\n<p> Il est encourageant de voir &#8211; en Am\u00e9rique du Nord                     tout au moins &#8211; de plus en plus de citadins ob\u00e9ir \u00e0                     cette exigence de l&rsquo;esprit. Chaque \u00e9t\u00e9, les                     routes se peuplent de voitures portant sur leurs toits tentes                     et cano\u00ebs ou suivies de caravanes ou de remorques porte-bateau.                     On rencontre dans les lieux les plus \u00e9cart\u00e9s                     des jeunes cheminant sacs et bagages sur le dos. Ajoutons-y                     les tr\u00e8s nombreux citadins qui ont des r\u00e9sidences                     secondaires ou des maisons de campagne et nous aurons une                     id\u00e9e de l&rsquo;ampleur du retour en masse \u00e0 la nature.                     C&rsquo;est peut-\u00eatre l\u00e0 le ph\u00e9nom\u00e8ne                     social le plus r\u00e9confortant, physiquement et psychologiquement,                     que l&rsquo;on ait observ\u00e9 depuis nombre d&rsquo;ann\u00e9es.                   <\/p>\n<p> Pourtant, apr\u00e8s avoir cherch\u00e9 la nature, beaucoup                     semblent un peu d\u00e9pays\u00e9s quand ils la trouvent.                     Leur \u00e9ducation ne leur a pas appris \u00e0 go\u00fbter                     l&rsquo;immense int\u00e9r\u00eat du monde o\u00f9 les plonge                     le plein air. S\u00e9par\u00e9s de leur t\u00e9l\u00e9viseur                     et de leur ensemble st\u00e9r\u00e9ophonique (bien que                     certains am\u00e8nent tout le bazar avec eux), ils tendent                     \u00e0 trouver la vie au sein de la nature plut\u00f4t                     ennuyeuse. Ils verraient pourtant qu&rsquo;elle ne l&rsquo;est pas du                     tout, s&rsquo;ils avaient soin d&rsquo;apporter, pour les consulter, quelques                     petites brochures bon march\u00e9 et faciles \u00e0 trouver                     sur l&rsquo;initiation au monde de la nature. <\/p>\n<h3>Nos gar\u00e7onnets connaissent le                   nom des voitures, mais ignorent celui des arbres et des fleurs<\/h3>\n<p> Il n&rsquo;est gu\u00e8re \u00e0 l&rsquo;honneur de l&rsquo;ordre des                     priorit\u00e9s \u00e9tabli par notre soci\u00e9t\u00e9                     qu&rsquo;un \u00e9colier puisse dire la marque de toutes les automobiles                     qui passent, mais ne soit capable d&rsquo;identifier que les arbres                     et les fleurs sauvages les plus connus. La raison, c&rsquo;est que                     de fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale le syst\u00e8me d&rsquo;enseignement                     de l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord est si confin\u00e9 aux quatre                     murs des classes que les jeunes intelligences y suffoquent.                     Peu d&rsquo;\u00e9coles savent profiter du grand livre de la nature                     pour enseigner les choses qui importent vraiment\u00a0: les                     principes de la vie sur une plan\u00e8te menac\u00e9e.                     Les enfants \u00e9tudient les larves et les t\u00eatards                     dans des gobelets de carton, \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur des                     classes, au lieu d&rsquo;\u00e9toffer leurs connaissances en examinant                     le milieu complexe o\u00f9 vivent en r\u00e9alit\u00e9                     ces \u00eatres. <\/p>\n<p> C&rsquo;est malheureux, car l&rsquo;enfant est normalement l&rsquo;observateur                     le plus curieux de la nature. Tous les parents savent combien                     les petits enfants aiment apporter des chenilles, des sauterelles,                     des grenouilles \u00e0 la maison. Mais ils encouragent rarement                     ce go\u00fbt instinctif en initiant leurs enfants \u00e0                     la connaissance de la nature. Il arrive trop souvent que les                     a\u00een\u00e9s d\u00e9tournent l&rsquo;int\u00e9r\u00eat                     des enfants pour le monde naturel par leur insistance sur                     la valeur des objets inanim\u00e9s que procure l&rsquo;argent.                   <\/p>\n<p> \u00ab\u00a0\u00c0 vrai dire, \u00e9crit Emerson, peu d&rsquo;adultes                     savent voir la nature. Le soleil ne fait qu&rsquo;\u00e9clairer                     l&rsquo;oeil de l&rsquo;homme, mais il brille dans l&rsquo;oeil et le coeur                     de l&rsquo;enfant.\u00a0\u00bb Il faudrait amener les enfants \u00e0                     explorer les nombreux myst\u00e8res de la vie de la nature                     alors que leur curiosit\u00e9 est dans toute sa fra\u00eecheur.                     L&rsquo;enfant ainsi form\u00e9 pourrait devenir l&rsquo;amoureux id\u00e9al                     de la nature selon Emerson\u00a0: \u00ab\u00a0Celui dont les sens                     internes et externes sont vraiment adapt\u00e9s les uns                     aux autres et qui a conserv\u00e9 l&rsquo;esprit de l&rsquo;enfance                     m\u00eame \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge adulte.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Nous touchons l\u00e0 assur\u00e9ment la raison fondamentale                     qui pousse des personnes de tout \u00e2ge \u00e0 apprendre                     \u00e0 conna\u00eetre la nature\u00a0: garder leur jeunesse                     d&rsquo;esprit en alimentant leur sens du merveilleux. Il y a partout                     autour de nous des choses \u00e9tonnantes, pour peu que                     nous ouvrions les yeux. Ce qui est banalit\u00e9 pour un                     homme peut \u00eatre un v\u00e9ritable miracle pour un                     autre. Dans son livre de 1939, <em>Terre des hommes<\/em>, Antoine                     de Saint-Exup\u00e9ry raconte sa conversation avec des chefs                     b\u00e9douins de retour en Afrique du Nord apr\u00e8s                     un voyage en France. Saint-Exup\u00e9ry s&rsquo;attendait \u00e0                     les voir remplis d&rsquo;admiration pour les progr\u00e8s de la                     civilisation qu&rsquo;ils avaient vus. Mais, dit-il, ils t\u00e9moign\u00e8rent                     d&rsquo;une indiff\u00e9rence glaciale pour la tour Eiffel, les                     paquebots, les locomotives. Ce qu&rsquo;ils trouv\u00e8rent admirable,                     ce n&rsquo;est pas une locomotive, mais un arbre. \u00c0 y bien                     penser, \u00e9crit l&rsquo;auteur, un arbre poss\u00e8de une                     perfection que ne conna\u00eet pas une locomotive. <\/p>\n<h3>Les myst\u00e8res de la nature, \u00e9l\u00e9ment                   de ses                   attraits infinis<\/h3>\n<p> Habitants d&rsquo;un pays offrant un acc\u00e8s facile \u00e0                     une riche diversit\u00e9 de d\u00e9cors naturels, les                     Canadiens sp\u00e9cialement ont tendance \u00e0 consid\u00e9rer                     les merveilles de la nature comme normales. Ainsi, l&rsquo;arbre                     le plus commun du bouclier canadien, l&rsquo;\u00e9pinette noire,                     est un prodige de r\u00e9sistance dans la lutte pour la                     survie dans les r\u00e9gions sauvages. Tout l&rsquo;entourage                     de ce petit arbre semble concourir \u00e0 son extinction.                     Les \u00e9cureuils en coupent les c\u00f4nes\u00a0; le                     coq de bruy\u00e8re mange les graines qu&rsquo;il r\u00e9pand\u00a0;                     la cladonie des rennes emp\u00eache celles qui restent de                     p\u00e9n\u00e9trer dans le sol. Les grands vents ont souvent                     raison de ses racines peu profondes\u00a0; pourtant, il r\u00e9ussit                     \u00e0 pousser sur le roc presque nu et \u00e0 la lisi\u00e8re                     de la toundra. L\u00e0 o\u00f9 il lui est impossible de                     se reproduire autrement, l&rsquo;\u00e9pinette noire transmet                     sa force vitale par ses branches inf\u00e9rieures. Lorsqu&rsquo;un                     vieil arbre se renverse, ces branches poussent des racines                     dans la terre qui deviennent de nouveaux arbres. <\/p>\n<p> Autre exemple, le porc-\u00e9pic. Si bien connu soit-il,                     ce petit animal est vraiment intrigant. Rongeur typiquement                     tropical originaire de l&rsquo;Am\u00e9rique du Sud, il est parvenu                     d&rsquo;une mani\u00e8re ou d&rsquo;une autre \u00e0 s&rsquo;adapter \u00e0                     des conditions aussi septentrionales que la ligne de croissance                     des arbres dans l&rsquo;Arctique. C&rsquo;est peut-\u00eatre son origine                     \u00e9trang\u00e8re qui le rend si extraordinaire. Un                     porc-\u00e9pic adulte porte jusqu&rsquo;\u00e0 30,000 piquants,                     dont il se sert pour repousser ses ennemis. La douleur caus\u00e9e                     par ces piquants \u00e0 l&rsquo;animal qui s&rsquo;y frotte l&rsquo;oblige                     \u00e0 battre en retraite, ce qui donne le temps au porc-\u00e9pic                     de s&rsquo;\u00e9loigner en se dandinant du danger. <\/p>\n<p> Si invraisemblable que cela paraisse, le porc-\u00e9pic                     peut causer la mort. Ses \u00e9pines peuvent faire p\u00e9rir                     lentement le loup le plus fort ou le renard le plus rus\u00e9                     en le condamnant \u00e0 mourir de faim faute de pouvoir                     manger ou en s&rsquo;enfon\u00e7ant jusque dans son cerveau. On                     dit qu&rsquo;un seul animal au Canada est capable de tuer impun\u00e9ment                     un porc-\u00e9pic. C&rsquo;est le g\u00e9ant de la famille des                     belettes\u00a0: la martre. Elle a l&rsquo;instinct de renverser,                     d&rsquo;un coup de patte, le porc-\u00e9pic sur le dos et de l&rsquo;attaquer                     par son point faible, le dessous du corps. <\/p>\n<p> Pourquoi un seul animal a-t-il ce pouvoir, nul ne le sait&#8230;                     mais les myst\u00e8res de cette sorte font partie des attraits                     infinis de la nature. Il est impossible \u00e0 une personne                     intelligente de ne pas \u00eatre stup\u00e9fi\u00e9e                     par sa myst\u00e9rieuse logique, qui d\u00e9passe de beaucoup                     l&rsquo;entendement humain. Un vol d&rsquo;oies sauvages est une le\u00e7on                     d&rsquo;a\u00e9rodynamique. Lorsque le guide de la formation en                     \u00ab\u00a0V\u00a0\u00bb change de direction dans les airs, chacun                     des oiseaux derri\u00e8re lui en est pr\u00e9venu gr\u00e2ce                     \u00e0 la pouss\u00e9e ascensionnelle exerc\u00e9e par                     le battement d&rsquo;aile de celui qui le pr\u00e9c\u00e8de.                     \u00catre guide n&rsquo;est pas facile\u00a0; c&rsquo;est pourquoi on                     voit les oies se relayer de temps en temps \u00e0 ce poste,                     comme par entente pr\u00e9alable. Tout se fait avec une                     telle douceur que les spectateurs s&rsquo;arr\u00eatent rarement                     pour r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 la remarquable organisation                     que cela suppose. <\/p>\n<p> La nature est pleine de secrets pour mieux intriguer les                     esprits curieux. Beaucoup d&rsquo;animaux sont des sp\u00e9cialistes                     du camouflage. Ce beau papillon cuivr\u00e9 est peut-\u00eatre                     un monarque d&rsquo;Am\u00e9rique (<em>danaus plexippus<\/em>), mais                     ce n&rsquo;est pas s\u00fbr. La chenille de ce l\u00e9pidopt\u00e8re                     se nourrit des feuilles du laiteron. Le papillon qu&rsquo;elle devient                     contient un poison s\u00e9cr\u00e9t\u00e9 par cette                     plante, qui tue ses assaillants, comme les oiseaux, les grenouilles                     et les chauves-souris. Ceux-ci savent qu&rsquo;il faut \u00e9viter                     le monarque. C&rsquo;est pourquoi des papillons non v\u00e9n\u00e9neux,                     comme le nymphalid\u00e9 (<em>limenitis archippus<\/em>) en                     prennent l&rsquo;aspect pour effrayer leurs ennemis. <\/p>\n<p> Dans le monde naturel, les choses diff\u00e8rent souvent                     des apparences. Si l&rsquo;on voit deux \u00e9cureuils se poursuivre                     dans les branches, on peut croire \u00e0 un simple jeu de                     leur part. Mais il y a parfois une raison. Les \u00e9cureuils,                     voleurs sur les bords, pillent les r\u00e9serves de nourriture                     les uns des autres. Quand un \u00e9cureuil en pourchasse                     un autre dans un arbre, il est fort possible que le poursuivant                     ait pris le poursuivi \u00e0 cambrioler son garde-manger                     et qu&rsquo;il voit rouge. <\/p>\n<h3>Les petites choses de la vie ont autant                   d&rsquo;int\u00e9r\u00eat                   que les grandes<\/h3>\n<p> Dans la nature, les petites choses ont tout autant d&rsquo;int\u00e9r\u00eat                     que les grandes. Une minuscule nymphe de libellule dans une                     flaque d&rsquo;eau se gave au rythme d&rsquo;un millier d&rsquo;oufs d&rsquo;insecte                     par heure. C&rsquo;est un mod\u00e8le de rapidit\u00e9 et d&rsquo;efficacit\u00e9,                     employant la propulsion par r\u00e9action pour foncer sur                     ses proies. La nymphe aspire l&rsquo;eau par un orifice de la queue                     puis l&rsquo;expulse pour s&rsquo;\u00e9lancer en avant. En m\u00eame                     temps, elle d\u00e9ploie un organe articul\u00e9 muni                     d&rsquo;une pince \u00e0 son extr\u00e9mit\u00e9, avec lequel                     elle saisit sa victime et l&rsquo;engloutit. <\/p>\n<p> \u00c0 condition de survivre aux convoitises de ses nombreux                     ennemis, la nymphe se d\u00e9veloppera et deviendra le fl\u00e9au                     des mouches et des moustiques. La demoiselle est une chasseresse                     magnifiquement pourvue\u00a0: avec ses ailes doubles, elle                     fait, comme l&rsquo;h\u00e9licopt\u00e8re, du vol stationnaire                     et engouffre tous les petits insectes qui passent \u00e0                     sa port\u00e9e. Son tube digestif rectiligne lui permet                     de manger une quantit\u00e9 formidable de mouches et moucherons.                   <\/p>\n<h3>L&rsquo;homme ne peut agrandir sa place dans                   la                   cr\u00e9ation qu&rsquo;\u00e0 ses risques<\/h3>\n<p> La nature est donc rarement monotone pour qui apprend \u00e0                     la conna\u00eetre. Durant 26 mois, entre 1845 et 1847, un                     homme du nom de Henry Thoreau v\u00e9cut au bord d&rsquo;un petit                     lac de la Nouvelle-Angleterre. C&rsquo;\u00e9tait un esprit cultiv\u00e9                     au sens classique du terme\u00a0; mais de l&rsquo;Universit\u00e9                     Harvard, o\u00f9 il avait fait ses \u00e9tudes, il disait                     qu&rsquo;elle \u00ab\u00a0enseignait toutes les branches, mais aucune                     des racines [du savoir].\u00a0\u00bb Sa v\u00e9ritable instruction,                     estimait-il, lui venait du temps qu&rsquo;il avait pass\u00e9,                     pr\u00e8s du lac, \u00e0 \u00e9tudier la nature. \u00ab\u00a0Je                     suis all\u00e9 vivre dans les bois, explique-t-il, parce                     que je voulais vivre vraiment, m&rsquo;en tenir aux choses essentielles                     de la vie, pour voir si je ne pouvais pas apprendre ce que                     la vie enseigne et ne pas d\u00e9couvrir, \u00e0 ma mort,                     que je n&rsquo;avais pas v\u00e9cu.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Il y apprit beaucoup de choses, qu&rsquo;il a l\u00e9gu\u00e9es                     \u00e0 la post\u00e9rit\u00e9 dans son chef-d&rsquo;oeuvre,                     <em>Walden ou la Vie dans les bois<\/em>. Ce qui surprend au                     sujet du lac Walden, c&rsquo;est qu&rsquo;il ne se trouvait qu&rsquo;\u00e0                     deux milles du centre de la petite ville de Concord, dans                     le Massachusetts. Thoreau ne ressentit pas le besoin de se                     retirer dans les lieux sauvages inexplor\u00e9s pour d\u00e9couvrir                     les le\u00e7ons de vie que la nature a \u00e0 nous enseigner.                     \u00c0 port\u00e9e du son des cloches de l&rsquo;\u00e9glise                     de Concord ne se trouvait rien de tr\u00e8s exotique. Il                     puisait ses sujets de r\u00e9flexion dans l&rsquo;\u00e9tude                     des moeurs des vers et des n\u00e8pes, des \u00e9cureuils                     et des m\u00e9sanges. Ses observations sur une bataille                     entre deux types de fourmis remplissent plusieurs pages de                     son livre. <\/p>\n<p> Walden \u00e9tait le th\u00e9\u00e2tre de Thoreau,                     son mus\u00e9e d&rsquo;art, son \u00e9cole. Il tenait son int\u00e9r\u00eat                     toujours en \u00e9veil\u00a0; mais, s&rsquo;il ne s&rsquo;\u00e9tait                     pas appliqu\u00e9 \u00e0 conna\u00eetre ses voisins naturels,                     il aurait peut-\u00eatre d\u00e9test\u00e9 l&rsquo;endroit.                     S&rsquo;il n&rsquo;avait pas retourn\u00e9 les billes de bois qu&rsquo;il                     trouvait sur son chemin pour voir ce qu&rsquo;il y avait dessous                     ni su distinguer les oiseaux, il n&rsquo;aurait jamais approfondi                     son intelligence de la condition humaine. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;il                     en vint \u00e0 percer le grand secret de la vie sur la terre,                     savoir qu&rsquo;elle est une et indivisible. Au milieu des ann\u00e9es                     du XIXe si\u00e8cle, il t\u00e9moigna d&rsquo;une conscience                     peu commune du fait que l&rsquo;homme ne peut agrandir sa place                     dans la cr\u00e9ation qu&rsquo;\u00e0 ses risques. <\/p>\n<p> \u00c0 ce si\u00e8cle en a maintenant succ\u00e9d\u00e9                     un autre o\u00f9 les violations de l&rsquo;ordre naturel ont presque                     atteint le seuil de l&rsquo;autodestruction. C&rsquo;est aujourd&rsquo;hui une                     question \u00e9vidente de survie pour l&rsquo;homme que d&rsquo;apprendre                     \u00e0 conna\u00eetre les limites de son r\u00f4le dans                     le monde. Nous ne pouvons pas tous \u00eatre des Thoreau\u00a0;                     mais il doit y avoir un peu de Thoreau en chacun de nous si                     nous voulons assurer la s\u00e9curit\u00e9 de la vie sur                     terre pour les g\u00e9n\u00e9rations \u00e0 venir. <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[50],"class_list":["post-2214","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-50"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 59, N\u00b0 7 - Juillet 1978 - \u00c0 la d\u00e9couverte de la nature - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-59-n-7-juillet-1978-a-la-decouverte-de-la-nature\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 59, N\u00b0 7 - Juillet 1978 - \u00c0 la d\u00e9couverte de la nature\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Aujourd&rsquo;hui, les citadins recherchent en plus grand nombre que jamais la vie en plein air. 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