{"id":2210,"date":"1974-07-01T00:00:00","date_gmt":"1974-07-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-55-n-7-juillet-1974-le-role-du-journal\/"},"modified":"2022-10-17T20:06:15","modified_gmt":"2022-10-17T20:06:15","slug":"vol-55-n-7-juillet-1974-le-role-du-journal","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-55-n-7-juillet-1974-le-role-du-journal\/","title":{"rendered":"Vol. 55, N\u00b0 7 &#8211; Juillet 1974 &#8211; Le r\u00f4le du journal"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Il y a, pour les journalistes,                     trois personnages particuli\u00e8rement remarquables dans                     l&rsquo;histoire\u00a0: Edmund Burke, Thomas Jefferson et Voltaire.                     Edmund Burke, c\u00e9l\u00e8bre parlementaire britannique,                     qui, montrant la tribune de la presse, qualifia les journalistes                     de quatri\u00e8me \u00e9tat, \u00e9tat beaucoup plus                     important que les trois autres alors repr\u00e9sent\u00e9s                     au Parlement. Thomas Jefferson, auteur de cette phrase\u00a0:                     il serait pr\u00e9f\u00e9rable d&rsquo;avoir des journaux sans                     gouvernement qu&rsquo;un gouvernement sans journaux. Voltaire qui                     \u00e9tablit la norme de la libert\u00e9 de parole en                     disant \u00e0 Helv\u00e9tius\u00a0: \u00ab\u00a0Je d\u00e9sapprouve                     ce que vous dites, mais je d\u00e9fendrai jusqu&rsquo;\u00e0                     la mort votre droit de le dire.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> De fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, les journaux canadiens                     partagent l&rsquo;avis de ces trois autorit\u00e9s du dix-huiti\u00e8me                     si\u00e8cle et y demeurent fermement attach\u00e9s. Il                     est juste de reconna\u00eetre leurs qualit\u00e9s, car                     elles sont plus grandes que leurs d\u00e9fauts. <\/p>\n<p> La plupart des reporters et des r\u00e9dacteurs sont des                     personnes comp\u00e9tentes, s\u00e9rieuses et soucieuses                     de bien faire. Ils estiment que le r\u00e9sultat de leur                     travail est d&rsquo;une importance capitale pour leurs lecteurs                     et pour le Canada. Leur principal moyen de justifier leur                     libert\u00e9 d&rsquo;informer est d&rsquo;\u00e9crire des articles                     exacts et int\u00e9ressants et d&rsquo;interpr\u00e9ter avec                     honn\u00eatet\u00e9 et intelligence les \u00e9v\u00e9nements                     et les tendances significatives de leur \u00e9poque. <\/p>\n<p> Un journal ne peut plaire \u00e0 tout le monde tous les                     jours. Nous sommes ici en pr\u00e9sence d&rsquo;une situation                     o\u00f9 chacune des parties int\u00e9ress\u00e9es gagne                     \u00e0 conna\u00eetre les besoins et les difficult\u00e9s                     de l&rsquo;autre. On a souvent dit que le journaliste doit conna\u00eetre                     son public\u00a0; il serait utile aussi que le lecteur ait                     une id\u00e9e des probl\u00e8mes des gens de la presse                     et de la fa\u00e7on dont ils s&rsquo;y prennent pour les r\u00e9soudre.                   <\/p>\n<p> Un journal est une entreprise \u00e0 but lucratif\u00a0;                     il se vend dans des conditions hautement comp\u00e9titives                     et doit faire l&rsquo;objet d&rsquo;une gestion commerciale attentive.                     S&rsquo;il n&rsquo;est pas publi\u00e9 en vue de la vente et de la r\u00e9alisation                     de b\u00e9n\u00e9fices, il n&rsquo;a pas d&rsquo;individualit\u00e9                     propre, mais n&rsquo;est qu&rsquo;un \u00e9l\u00e9ment ou un accessoire                     de quelque chose d&rsquo;autre. S&rsquo;il est vou\u00e9 \u00e0 une                     cause quelconque, c&rsquo;est un organe et non pas un journal. Un                     journal ne peut \u00eatre ind\u00e9pendant que s&rsquo;il gagne                     sa vie. <\/p>\n<p> Le journal id\u00e9al sera la voix des petits, des opprim\u00e9s                     et des oubli\u00e9s, le champion des faibles. S&rsquo;il lui arrive                     parfois, dans l&rsquo;exercice de sa mission, de d\u00e9ranger                     la conscience publique, cela n&rsquo;est pas de nature \u00e0                     le discr\u00e9diter. En se faisant le d\u00e9fenseur de                     la libert\u00e9 civile et l&rsquo;ami des causes justes, il s&rsquo;acquitte                     d&rsquo;un service appr\u00e9ciable. <\/p>\n<p> Sa principale fonction consiste \u00e0 \u00eatre le miroir                     des \u00e9v\u00e9nements du jour. S&rsquo;il a soin de tenir                     ce miroir propre et aussi exempt que possible de toute imperfection,                     les images qu&rsquo;il refl\u00e9tera seront fid\u00e8les, claires                     et int\u00e9ressantes. <\/p>\n<h3>Le public veut \u00eatre inform\u00e9<\/h3>\n<p> Les gens sont avides d&rsquo;informations. Depuis que ses lointains                     anc\u00eatres ont appris \u00e0 parler, l&rsquo;homme n&rsquo;a pas                     cess\u00e9 de demander \u00e0 ceux qu&rsquo;il rencontre\u00a0:                     \u00ab\u00a0Que savez-vous\u00a0?\u00a0\u00bb En ce vingti\u00e8me                     si\u00e8cle encore, notre premi\u00e8re question en abordant                     quelqu&rsquo;un est toujours\u00a0: \u00ab\u00a0Quoi de neuf\u00a0?\u00a0\u00bb                   <\/p>\n<p> La r\u00e9daction et la lecture des journaux ne sont pas                     faites pour les personnes incapables, au besoin, d&rsquo;envisager                     une question objectivement. Le lecteur doit distinguer entre                     la connaissance et la conjecture\u00a0; entre l&rsquo;observation                     professionnelle et fortuite\u00a0; entre la v\u00e9rification                     et la cr\u00e9dulit\u00e9. Apprenez \u00e0 identifier                     le texte que vous lisez\u00a0: s&rsquo;agit-il d&rsquo;un \u00e9nonc\u00e9                     des faits, d&rsquo;une interpr\u00e9tation, d&rsquo;une opinion, d&rsquo;un                     d\u00e9bat ou d&rsquo;un argument sp\u00e9cieux\u00a0? Dans                     un article important, les sources sont-elles cit\u00e9es\u00a0?                   <\/p>\n<p> On trouve dans presque tous les quotidiens canadiens, grands                     ou petits, des comptes rendus g\u00e9n\u00e9raux et objectifs                     des nouvelles internationales. <\/p>\n<p> Notre pays a une conception aussi large que tol\u00e9rante                     de la vie mondiale. Ses citoyens ont appris \u00e0 entretenir                     des liens d&rsquo;amiti\u00e9 avec les grandes puissances, qui                     ne sont pas toujours tr\u00e8s amies les unes avec les autres.                     Nos journaux signalent leurs affaires politiques, \u00e9conomiques                     et culturelles en tant que questions de haut int\u00e9r\u00eat                     pour tous les Canadiens. <\/p>\n<p> C&rsquo;est l\u00e0 un esprit et une pratique que l&rsquo;on aurait                     avantage \u00e0 appliquer sur une plus grande \u00e9chelle                     qu&rsquo;actuellement aux informations nationales et provinciales.                   <\/p>\n<p> Le pr\u00e9sident-directeur g\u00e9n\u00e9ral de la                     Banque Royale a effleur\u00e9 le sujet dans une allocution                     prononc\u00e9e, en mars dernier, devant le Club du chancelier                     de l&rsquo;Universit\u00e9 de Calgary. \u00ab\u00a0Tout en \u00e9tant                     encourag\u00e9, optimiste m\u00eame, devant les perspectives                     d&rsquo;avenir du Canada en tant que nation une et unie, je n&rsquo;en                     suis pas moins d\u00e9courag\u00e9 et alarm\u00e9 par                     le degr\u00e9 de discorde que peut engendrer \u00e0 la                     longue le z\u00e8le de ceux dont la vision est limit\u00e9e                     dans le temps ou l&rsquo;espace g\u00e9ographique.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Parlant de la difficult\u00e9 r\u00e9elle de communiquer                     les uns avec les autres, en raison de la vaste superficie                     de notre pays, le conf\u00e9rencier a pos\u00e9 cette                     question\u00a0: \u00ab\u00a0Alors que faisons-nous au sujet du                     probl\u00e8me de la communication\u00a0? \u00c9videmment,                     nous devons accro\u00eetre la mobilit\u00e9 des personnes,                     des faits et des id\u00e9es \u00e0 travers le Canada.                     Un journal vraiment national serait utile, mais ce n&rsquo;est peut-\u00eatre                     l\u00e0 que de l&rsquo;optimisme outr\u00e9. Nous voulons bien                     des informations nationales impartiales, mais nous tenons                     \u00e0 ce qu&rsquo;elles soient diffus\u00e9es dans nos foyers                     alors qu&rsquo;elles sont encore des nouvelles.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Un courageux propri\u00e9taire de journal, \u00e9paul\u00e9                     par une \u00e9quipe de r\u00e9dacteurs enthousiastes,                     intelligents et dynamiques, pourrait trouver son plus grand                     accomplissement comme journaliste et comme Canadien en publiant                     un journal que le public ext\u00e9rieur \u00e0 son \u00e9troite                     zone de diffusion actuelle rechercherait en raison de ses                     articles s\u00fbrs et bien \u00e9crits sur les questions                     nationales. <\/p>\n<h3>Les critiques contre les journaux<\/h3>\n<p> Il est courant qu&rsquo;un journaliste s&rsquo;\u00e9tonne de ce que                     certains critiques jugent critiquable dans ses textes. Ceux-ci                     ont tendance \u00e0 voir dans un article de journal non                     pas ce que l&rsquo;auteur a \u00e9crit mais ce qu&rsquo;ils y cherchent.                     Il leur arrive d&rsquo;avoir des connaissances tr\u00e8s circonscrites,                     de ne pas \u00eatre au fait de ce qui sort de leur domaine                     particulier et de discourir sur un article avec l&rsquo;envergure                     d&rsquo;une blanchisseuse parlant des chutes Niagara. <\/p>\n<p> Tout le monde peut trouver \u00e0 redire, mais les critiques                     qui \u00e9manent d&rsquo;une r\u00e9flexion positive et f\u00e9conde                     peuvent \u00eatre un guide pr\u00e9cieux. C&rsquo;est par la                     critique et la n\u00e9gation aussi bien que par les conseils                     positifs que progresse le savoir et partant la civilisation.                   <\/p>\n<p> Le reproche que l&rsquo;on entend le plus souvent sans doute est                     le caract\u00e8re sensationnel de la presse. Le journaliste                     qui relate une nouvelle int\u00e9ressante h\u00e9site                     \u00e0 crever la bulle o\u00f9 le monde appara\u00eet                     sous de vives couleurs et \u00e0 la r\u00e9duire en un                     peu d&rsquo;eau savonneuse. Certaines personnes confondent ce go\u00fbt                     de l&rsquo;\u00e9clat avec la recherche du sensationnel. <\/p>\n<p> Consid\u00e9r\u00e9e sans pr\u00e9jug\u00e9s, cette                     accusation revient \u00e0 dire que les journaux reconnaissent                     les valeurs \u00e9motives et en tirent parti parce qu&rsquo;ils                     se rendent compte que leurs lecteurs sont des gens intelligents,                     int\u00e9ress\u00e9s par la v\u00e9rit\u00e9 pittoresque                     qui se d\u00e9gage des \u00e9v\u00e9nements quotidiens                     de ce monde. On peut cependant protester avec raison contre                     la fa\u00e7on dont certains journaux exploitent ou montent                     en \u00e9pingle les informations relatives \u00e0 la violence                     et au crime. <\/p>\n<p> La passion, la force, la violence, le chahut font maintenant                     partie de la vie\u00a0; sans \u00eatre universellement approuv\u00e9s,                     ils sont largement accept\u00e9s. Lucille Ball, grande dame                     de la t\u00e9l\u00e9vision durant plus de 23 ans, disait                     dans une entrevue reproduite par le <em>Christian Science Monitor<\/em>\u00a0:                     \u00ab\u00a0Ce qui commence \u00e0 me choquer en ce moment, c&rsquo;est                     que je ne suis plus aussi choquable qu&rsquo;autrefois.\u00a0\u00bb Selon                     la formule d&rsquo;un auteur\u00a0: \u00ab\u00a0Les petits enfants des                     gosses qui avaient coutume de pleurer parce que <em>la Petite                     fille aux allumettes <\/em>mourait de froid s&rsquo;estiment maintenant                     frustr\u00e9s si elle n&rsquo;est pas rou\u00e9e de coups, viol\u00e9e                     et jet\u00e9e dans un convertisseur Bessemer.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Le besoin d&rsquo;exploiter les conflits dans les \u00e9crits                     ou la conversation est devenu g\u00e9n\u00e9ral, et les                     journaux pourraient am\u00e9liorer leur image de marque                     en le refr\u00e9nant. Si, \u00e0 une r\u00e9union interprovinciale,                     il y a accord sur un point et d\u00e9saccord sur un autre,                     il est probable que les journaux rel\u00e8veront en premier                     lieu et signaleront dans leurs titres la question sur laquelle                     les provinces ne s&rsquo;entendent pas. Cela suppose certes une                     pi\u00e8tre id\u00e9e de l&rsquo;intelligence du lecteur, mais                     para\u00eet r\u00e9aliste \u00e0 certains journaux. <\/p>\n<p> En 1971, \u00e9tait lanc\u00e9 en Californie un journal                     appel\u00e9 <em>Good News<\/em>, ayant pour mission de publier                     tous les faits r\u00e9jouissants et heureux pour lesquels                     la plupart des journaux ne trouvent pas de place. Au bout                     de seize mois, il dut quitter la partie, avec plusieurs milliers                     de dollars de d\u00e9ficit. Le public ne voulait pas des                     bonnes nouvelles. <\/p>\n<h3>Publicit\u00e9 et propagande<\/h3>\n<p> Une autre critique est que les journaux renferment trop                     de publicit\u00e9. Pourtant la publicit\u00e9 est n\u00e9cessaire                     non seulement pour assurer des revenus au journal, mais pour                     renseigner le lecteur. Pour pouvoir organiser notre vie de                     tous les jours, nous avons besoin de savoir quelles sont les                     choses qui nous sont offertes pour assurer notre bien-\u00eatre,                     notre confort et notre succ\u00e8s. <\/p>\n<p> Les annonces influent sur le tirage, ainsi qu&rsquo;un important                     journal canadien l&rsquo;a appris \u00e0 ses d\u00e9pens. Un                     grand magasin ayant retir\u00e9 sa publicit\u00e9 \u00e0                     ce journal, son tirage d\u00e9gringola jusqu&rsquo;\u00e0 un                     niveau de beaucoup inf\u00e9rieur \u00e0 celui d&rsquo;un concurrent,                     qui occupait auparavant la seconde place. Mais cette influence                     de la publicit\u00e9 joue dans deux sens. C&rsquo;est \u00e0                     \u00e0 la fois un indice de la valeur des annonces pour                     le journal et de la valeur du journal aux yeux de l&rsquo;annonceur                     et des lecteurs. <\/p>\n<p> Une critique faite \u00e0 certains journaux est qu&rsquo;ils                     sont des organes de propagande. La propagande est tout ce                     qui donne l&rsquo;impression au lecteur qu&rsquo;il faut faire quelque                     chose, et bien terne serait le journal qui ne donne jamais                     cette impression. <\/p>\n<p> D&rsquo;autre part, on accuse les journaux de ne pas publier ce                     que les gens veulent faire imprimer gratuitement pour appuyer                     une bonne cause quelconque. La raison du refus dans ce cas                     est peut-\u00eatre que les articles propos\u00e9s sont                     ennuyeux, \u00e9crits en dilettante ou sans la moindre \u00e9tincelle                     d&rsquo;affectivit\u00e9. Certains journaux se font un devoir,                     lorsque l&rsquo;initiative le m\u00e9rite, de charger une personne                     comp\u00e9tente de remanier l&rsquo;article, quitte \u00e0 y                     ajouter un suppl\u00e9ment de documentation afin que le                     papier puisse jouer un r\u00f4le utile et en m\u00eame temps                     informer les lecteurs de fa\u00e7on int\u00e9ressante.                   <\/p>\n<h3>Ce qu&rsquo;est la nouvelle<\/h3>\n<p> La nouvelle est une information exacte au sujet d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement                     d&rsquo;int\u00e9r\u00eat public ou de nature \u00e9motive,                     ou la mention d&rsquo;actes ou d&rsquo;opinions de caract\u00e8re important.                     Elle parle de quelque chose de diff\u00e9rent du train-train                     quotidien. <\/p>\n<p> Les avions qui volent sans accident et sans \u00eatre d\u00e9tourn\u00e9s                     par des pirates de l&rsquo;air, les gens sans histoires, les cours                     d&rsquo;eau qui restent dans leur lit et les nations qui m\u00e8nent                     leurs affaires et r\u00e8glent leurs diff\u00e9rends sans                     recourir \u00e0 la guerre ne sont pas mati\u00e8re \u00e0                     nouvelles. Un homme ordinaire accomplissant de fa\u00e7on                     ordinaire un travail ordinaire est sans int\u00e9r\u00eat                     pour le journaliste, mais un homme ou une femme extraordinaire                     \u00e0 l&rsquo;oeuvre, ou un homme ou une femme ordinaire remplissant                     une t\u00e2che extraordinaire ou encore une t\u00e2che ordinaire                     de fa\u00e7on extraordinaire, voil\u00e0 ce qui constitue                     une nouvelle. <\/p>\n<p> Il y a diverses sortes et diverses classes de nouvelles.                     Une chose qui se produit dans un village peut \u00eatre une                     nouvelle dans cette localit\u00e9, mais non dans une ville                     situ\u00e9e \u00e0 quelques milles de l\u00e0. Les fluctuations                     boursi\u00e8res ne sont des nouvelles qu&rsquo;en page financi\u00e8re                     et nulle part ailleurs, sauf en cas d&rsquo;effondrement des cours.                   <\/p>\n<h3>\u00c0 propos des journalistes<\/h3>\n<p> Le reporter n&rsquo;a rien de myst\u00e9rieux. C&rsquo;est un travailleur,                     qui, probablement, vit aussi bien que le permet son salaire,                     est mari\u00e9, a des enfants et s&rsquo;int\u00e9resse comme                     tout le monde \u00e0 la politique, \u00e0 la po\u00e9sie                     et aux complications de la vie. <\/p>\n<p> Son prestige tient \u00e0 l&rsquo;institution, qui, plus encore                     que la vapeur, la poudre \u00e0 canon, l&rsquo;essence de p\u00e9trole                     et l&rsquo;\u00e9nergie atomique, a r\u00e9volutionn\u00e9                     l&rsquo;univers. <\/p>\n<p> Lorsque surgit au milieu de la qui\u00e9tude du dix-septi\u00e8me                     si\u00e8cle, l&rsquo;art gros de cons\u00e9quence de l&rsquo;impression                     des journaux, on voit appara\u00eetre un ferment dont l&rsquo;effet                     persiste toujours apr\u00e8s trois si\u00e8cles. Cela                     tenait de la magie, en effet, que le savoir cach\u00e9 jusque-l\u00e0                     aux gens du commun leur soit maintenant r\u00e9v\u00e9l\u00e9,                     que les agissements des notables altiers et sacro-saints s&rsquo;\u00e9talent                     \u00e0 la vue de tous sur du papier bon march\u00e9. <\/p>\n<p> Deux qualit\u00e9s importantes chez le bon reporter d&rsquo;aujourd&rsquo;hui                     sont le choix des nouvelles et la sinc\u00e9rit\u00e9.                     Il sait quels sont les incidents \u00e0 retenir pour donner                     \u00e0 son papier l&rsquo;impression de la vie, et nul ne peut                     le convaincre de retrancher un iota de ce qu&rsquo;il juge essentiel.                     Il n&rsquo;est ni trop d\u00e9licat pour envisager les faits tels                     qu&rsquo;ils sont, ni trop aveugle pour en discerner toute la port\u00e9e,                     mais il \u00e9vite de se complaire dans le malsain ou de                     noter quoi que ce soit par malveillance. Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de                     rendre compte d&rsquo;un concert d&rsquo;\u00e9cole secondaire ou des                     \u00e9v\u00e9nements retentissants de la politique mondiale,                     sa fid\u00e9lit\u00e9 aux faits ne se d\u00e9ment pas.                   <\/p>\n<p> Un reporter ne recueillerait pas beaucoup d&rsquo;informations                     notables en se contentant de demander aux gens qu&rsquo;il rencontre\u00a0:                     \u00ab\u00a0Avez-vous des nouvelles aujourd&rsquo;hui\u00a0?\u00a0\u00bb Ceux-ci                     ne savent pas ce qu&rsquo;est une nouvelle. Les qualit\u00e9s                     particuli\u00e8res qu&rsquo;il faut avoir pour prendre un fait                     et le pr\u00e9senter d&rsquo;une fa\u00e7on professionnelle                     et attrayante sont\u00a0: un esprit impartial joint \u00e0                     une curiosit\u00e9 inassouvissable, \u00e0 une incr\u00e9dulit\u00e9                     invincible et \u00e0 un penchant \u00e0 ne pas se laisser                     facilement envoyer promener. <\/p>\n<p> Tout ce qui est bien \u00e9crit suppose une s\u00e9lection                     et de l&rsquo;organisation. Une bonne r\u00e9daction est essentielle.                     En faisant preuve de compr\u00e9hension pratique, de pr\u00e9voyance,                     d&rsquo;imagination et d&rsquo;initiative, le r\u00e9dacteur en chef                     forme son personnel \u00e0 la connaissance de la nature                     de la nouvelle et aux techniques de sa d\u00e9couverte et                     de sa mise en forme. <\/p>\n<p> Il incombe au r\u00e9dacteur de veiller \u00e0 ce que                     les articles soient con\u00e7us de fa\u00e7on \u00e0                     expliquer au b\u00e9n\u00e9fice du lecteur ce qui s&rsquo;est                     pass\u00e9. Le \u00ab\u00a0comment\u00a0\u00bb et le \u00ab\u00a0pourquoi\u00a0\u00bb                     des \u00e9v\u00e9nements sont de la plus haute importance.                   <\/p>\n<h3>La partie \u00e9ditoriale<\/h3>\n<p> Une page \u00e9ditoriale qui offre un menu vraiment valable                     n&rsquo;a pas \u00e0 craindre de manquer de lecteurs. Le public                     tient \u00e0 recevoir l&rsquo;orientation autoris\u00e9e de                     r\u00e9dacteurs qui savent ce qu&rsquo;ils \u00e9crivent et                     se donnent la peine d&rsquo;\u00e9lucider l&rsquo;actualit\u00e9.                   <\/p>\n<p> L&rsquo;\u00e9ditorialiste dou\u00e9 du sens des responsabilit\u00e9s                     s&rsquo;efforcera de pr\u00e9senter \u00e0 ses lecteurs un expos\u00e9                     \u00e9quilibr\u00e9 des faits fondamentaux, d&rsquo;indiquer                     le but de l&rsquo;action envisag\u00e9e, de proposer d&rsquo;autres                     solutions et d&rsquo;\u00e9clairer le tout de ses r\u00e9flexions                     et de ses observations de sp\u00e9cialiste. Ainsi, les lecteurs                     pourront peser et examiner la question d\u00e9battue avec                     une certaine connaissance et savoir sur quoi fonder leurs                     opinions. <\/p>\n<p> Dans une soci\u00e9t\u00e9 soumise dans une large mesure                     \u00e0 la peur, \u00e0 l&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9, \u00e0                     l&rsquo;incertitude, \u00e0 la d\u00e9gradation des valeurs,                     au d\u00e9senchantement et au mat\u00e9rialisme, les lecteurs                     ne tiennent pas aux \u00e9ditoriaux qui ne sont que de gentilles                     narrations n&rsquo;offrant aucune mati\u00e8re \u00e0 r\u00e9flexion.                     Plus de personnes que jamais d\u00e9sirent conna\u00eetre                     non seulement les \u00e9v\u00e9nements, mais la raison                     de ces \u00e9v\u00e9nements. Elles ont un besoin pressant                     de documentation explicative pour parvenir \u00e0 diriger                     leur pens\u00e9e \u00e0 travers le brouillard de l&rsquo;actualit\u00e9.                   <\/p>\n<p> L&rsquo;\u00e9ditorialiste doit sonder et \u00e9valuer, puis                     r\u00e9diger son article avec science et logique. Ses arguments                     feront appel \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9, \u00e0 la                     raison et \u00e0 l&rsquo;intelligence, et non aux pr\u00e9jug\u00e9s,                     aux passions et \u00e0 l&rsquo;ignorance. <\/p>\n<h3>La libert\u00e9 de la presse<\/h3>\n<p> La libert\u00e9 de penser, dans un sens tant soit peu                     valable, comprend la libert\u00e9 d&rsquo;expression. Lorsque                     les hommes ne peuvent sans crainte se communiquer leurs id\u00e9es,                     aucune autre libert\u00e9 n&rsquo;est assur\u00e9e. <\/p>\n<p> La libert\u00e9 de la presse signifie qu&rsquo;une id\u00e9e                     aura sa chance m\u00eame si les propri\u00e9taires ou les                     directeurs de la presse ne la partagent pas. La presse n&rsquo;est                     pas libre si ceux qui en assurent le fonctionnement agissent                     comme si leur position leur conf\u00e9rait le privil\u00e8ge                     de rester sourds aux id\u00e9es que le jeu de la libert\u00e9                     de parole a signal\u00e9 \u00e0 l&rsquo;attention du public.                   <\/p>\n<p> La libert\u00e9 de la presse exige d&rsquo;\u00eatre prot\u00e9g\u00e9e                     \u00e0 titre de droit fondamental de l&rsquo;humanit\u00e9.                     Le Canada ignore la censure en temps de paix, ne met aucun                     embargo sur l&rsquo;importation ou l&rsquo;exportation des informations                     et ne dit pas aux journalistes quoi imprimer, quelles opinions                     exprimer ni quelles \u00ab\u00a0causes\u00a0\u00bb appuyer. <\/p>\n<p> Pourtant, cette libert\u00e9 ne permet pas de faire preuve                     d&rsquo;inconsid\u00e9ration dans la publication des journaux.                     La libert\u00e9 de la presse n&rsquo;est pas la libert\u00e9                     pour les propri\u00e9taires de journaux, les r\u00e9dacteurs                     et les reporters de faire imprimer ce qui leur pla\u00eet.                     C&rsquo;est la libert\u00e9 pour le public d&rsquo;avoir acc\u00e8s                     \u00e0 l&rsquo;information et d&rsquo;exprimer des opinions. La premi\u00e8re                     modification apport\u00e9e \u00e0 la Constitution des                     \u00c9tats-Unis n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e                     au b\u00e9n\u00e9fice des journaux, mais pour \u00e9viter                     l&rsquo;ing\u00e9rence du gouvernement dans le droit des citoyens                     \u00e0 recevoir l&rsquo;information. <\/p>\n<p> Si elle est libre, comme il se doit, la presse a aussi des                     obligations\u00a0: elle a la responsabilit\u00e9 envers                     la soci\u00e9t\u00e9 de satisfaire le besoin d&rsquo;information                     du public et de sauvegarder les droits des citoyens et les                     droits presque oubli\u00e9s des voix qui n&rsquo;ont pas l&rsquo;oreille                     de la presse. <\/p>\n<p> Tous les journaux n&rsquo;observent pas cette conduite. Certains                     d&rsquo;entre eux abusent de leur libert\u00e9 en harcelant les                     gens, en publiant des renseignements qui ne sont pas des nouvelles                     mais des affaires personnelles, en violant la vie priv\u00e9e                     et en imprimant des demi-v\u00e9rit\u00e9s fond\u00e9es                     sur des rumeurs ou des indiscr\u00e9tions. <\/p>\n<h3>Mesures de protection<\/h3>\n<p> Il y a trois principes qui contribuent \u00e0 emp\u00eacher                     la presse d&rsquo;enfreindre les droits du public\u00a0: l&rsquo;exactitude,                     la d\u00e9cence et l&rsquo;honn\u00eatet\u00e9. <\/p>\n<p> Un journal est inexcusable de manquer d&rsquo;exactitude faute                     de soins suffisants de sa part. Au journal sans pareil qu&rsquo;est                     <em>Le Monde<\/em>, tous les articles \u00e9crits par les membres                     chevronn\u00e9s du personnel sont relus par deux de leurs                     coll\u00e8gues avant publication. <\/p>\n<p> Le journal doit \u00eatre d\u00e9cent, non seulement                     dans le langage et les illustrations qu&rsquo;il emploie, mais dans                     la fa\u00e7on de s&rsquo;y prendre pour se procurer les informations.                     Il y a dans la vie humaine des situations o\u00f9 aucun                     journal ne peut d\u00e9cemment justifier son intervention.                     L&rsquo;opinion publique devrait se h\u00e2ter de punir le journal                     qui viole le niveau des convenances auquel a atteint la communaut\u00e9                     qu&rsquo;il dessert. <\/p>\n<p> Ceux qui approuvent le recours \u00e0 l&rsquo;obsc\u00e9nit\u00e9                     et \u00e0 l&rsquo;\u00e9moustillement verbal inventent des arguments                     plausibles. Ils pr\u00e9tendent que ce sujet fait partie                     de la vie et qu&rsquo;il est du devoir des services d&rsquo;information                     publique de ne laisser personne se faire illusion \u00e0                     propos de la v\u00e9ritable nature du monde. Les hommes                     et les femmes qui appuient la pratique de publier \u00ab\u00a0les                     histoires crues de la vie\u00a0\u00bb ne sont pas des avant-gardistes,                     mais des partisans de la r\u00e9trogradation vers la barbarie.                     Les gens civilis\u00e9s recherchent le raffinement. De fait,                     la civilisation n&rsquo;est-elle pas le fruit du raffinement des                     moeurs\u00a0? <\/p>\n<p> S&rsquo;il arrive, malgr\u00e9 la discipline d&rsquo;honn\u00eatet\u00e9                     que s&rsquo;imposent les journaux, qu&rsquo;une r\u00e9putation soit                     \u00e9clabouss\u00e9e, la victime peut toujours recourir                     \u00e0 la loi sur la diffamation, dont le but est de prot\u00e9ger                     les individus et les groupes contre les assertions pr\u00e9judiciables.                   <\/p>\n<p> Le fait qu&rsquo;un journal est libre de publier un texte sans                     permission pr\u00e9alable ne veut pas dire qu&rsquo;il peut dire                     impun\u00e9ment tout ce qu&rsquo;il veut. Si l&rsquo;article est diffamatoire,                     s\u00e9ditieux, blasph\u00e9matoire ou obsc\u00e8ne,                     ou commet une autre infraction \u00e0 la loi, le journal                     pourra en \u00eatre tenu responsable. <\/p>\n<h3>Une ambition louable<\/h3>\n<p> De m\u00eame que le citoyen essaie de r\u00e9gler son                     existence de fa\u00e7on \u00e0 mener une vie d\u00e9cente,                     utile et fructueuse, ainsi un journal rendra service \u00e0                     sa g\u00e9n\u00e9ration en diffusant les informations                     selon les principes de la sinc\u00e9rit\u00e9, de l&rsquo;impartialit\u00e9,                     de l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9, de l&rsquo;exactitude et de l&rsquo;honn\u00eatet\u00e9.                   <\/p>\n<p> Quelqu&rsquo;un qui a v\u00e9cu cinquante ou soixante ans est                     comme un homme qui assisterait deux ou trois fois au m\u00eame                     spectacle de prestidigitation. Les tours perdent leur nouveaut\u00e9                     \u00e0 la r\u00e9p\u00e9tition. \u00c0 soixante-dix                     ans, une personne a eu l&rsquo;occasion d&rsquo;apprendre comment trois                     ou quatre g\u00e9n\u00e9rations ont d\u00fb faire face                     \u00e0 des probl\u00e8mes qui se posent encore aujourd&rsquo;hui                     et comment elles ont cherch\u00e9 \u00e0 les r\u00e9soudre.                   <\/p>\n<p> La g\u00e9n\u00e9ration actuelle parle de d\u00e9sarmement                     et de paix mondiale, de lib\u00e9ration de la femme et de                     politique lib\u00e9rale, conservatrice et socialiste, de                     l&rsquo;abus de la drogue, de musique classique par opposition \u00e0                     la musique populaire, de l&rsquo;art nouveau et de ses divers genres,                     tout comme l&rsquo;on fait les g\u00e9n\u00e9rations ant\u00e9rieures.                     Mais il faut interpr\u00e9ter tout cela en fonction de l&rsquo;\u00e9volution                     des conditions de vie dans le monde et des nouvelles connaissances                     acquises dans le domaine des sciences et des arts. C&rsquo;est l\u00e0                     la t\u00e2che du journal. <\/p>\n<p> Cette mission entra\u00eene une double obligation. La presse                     doit se comporter de fa\u00e7on \u00e0 se faire lire par                     les personnes d&rsquo;\u00e2ge m\u00fbr \u00e0 cause de sa v\u00e9racit\u00e9                     et par les jeunes \u00e0 cause de son orientation vers l&rsquo;avenir.                     Ce sera tout \u00e0 l&rsquo;honneur du journalisme si elle sait                     se maintenir un peu au-dessus du niveau de son \u00e9poque.                   <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[46],"class_list":["post-2210","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-46"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 55, N\u00b0 7 - Juillet 1974 - Le r\u00f4le du journal - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-55-n-7-juillet-1974-le-role-du-journal\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 55, N\u00b0 7 - Juillet 1974 - Le r\u00f4le du journal\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Il y a, pour les journalistes, trois personnages particuli\u00e8rement remarquables dans l&rsquo;histoire\u00a0: Edmund Burke, Thomas Jefferson et Voltaire. Edmund Burke, c\u00e9l\u00e8bre parlementaire britannique, qui, montrant la tribune de la presse, qualifia les journalistes de quatri\u00e8me \u00e9tat, \u00e9tat beaucoup plus important que les trois autres alors repr\u00e9sent\u00e9s au Parlement. Thomas Jefferson, auteur de cette phrase\u00a0: il [&hellip;]\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-55-n-7-juillet-1974-le-role-du-journal\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"RBC\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2022-10-17T20:06:15+00:00\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"Est. reading time\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"18 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\/\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-55-n-7-juillet-1974-le-role-du-journal\/\",\"url\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-55-n-7-juillet-1974-le-role-du-journal\/\",\"name\":\"Vol. 55, N\u00b0 7 - Juillet 1974 - Le r\u00f4le du journal - RBC\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/#website\"},\"datePublished\":\"1974-07-01T00:00:00+00:00\",\"dateModified\":\"2022-10-17T20:06:15+00:00\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-55-n-7-juillet-1974-le-role-du-journal\/\"]}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/#website\",\"url\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/\",\"name\":\"RBC\",\"description\":\"\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO Premium plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Vol. 55, N\u00b0 7 - Juillet 1974 - Le r\u00f4le du journal - RBC","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-55-n-7-juillet-1974-le-role-du-journal\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"Vol. 55, N\u00b0 7 - Juillet 1974 - Le r\u00f4le du journal","og_description":"Il y a, pour les journalistes, trois personnages particuli\u00e8rement remarquables dans l&rsquo;histoire\u00a0: Edmund Burke, Thomas Jefferson et Voltaire. Edmund Burke, c\u00e9l\u00e8bre parlementaire britannique, qui, montrant la tribune de la presse, qualifia les journalistes de quatri\u00e8me \u00e9tat, \u00e9tat beaucoup plus important que les trois autres alors repr\u00e9sent\u00e9s au Parlement. Thomas Jefferson, auteur de cette phrase\u00a0: il [&hellip;]","og_url":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-55-n-7-juillet-1974-le-role-du-journal\/","og_site_name":"RBC","article_modified_time":"2022-10-17T20:06:15+00:00","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"Est. reading time":"18 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-55-n-7-juillet-1974-le-role-du-journal\/","url":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-55-n-7-juillet-1974-le-role-du-journal\/","name":"Vol. 55, N\u00b0 7 - Juillet 1974 - Le r\u00f4le du journal - RBC","isPartOf":{"@id":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/#website"},"datePublished":"1974-07-01T00:00:00+00:00","dateModified":"2022-10-17T20:06:15+00:00","inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-55-n-7-juillet-1974-le-role-du-journal\/"]}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/#website","url":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/","name":"RBC","description":"","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"}]}},"parsely":{"version":"1.1.0","canonical_url":"https:\/\/rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-55-n-7-juillet-1974-le-role-du-journal\/","smart_links":{"inbound":0,"outbound":0},"traffic_boost_suggestions_count":0,"meta":{"@context":"https:\/\/schema.org","@type":"NewsArticle","headline":"Vol. 55, N\u00b0 7 &#8211; Juillet 1974 &#8211; Le r\u00f4le du journal","url":"http:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-55-n-7-juillet-1974-le-role-du-journal\/","mainEntityOfPage":{"@type":"WebPage","@id":"http:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-55-n-7-juillet-1974-le-role-du-journal\/"},"thumbnailUrl":"","image":{"@type":"ImageObject","url":""},"articleSection":"Uncategorized","author":[],"creator":[],"publisher":{"@type":"Organization","name":"RBC","logo":""},"keywords":[],"dateCreated":"1974-07-01T00:00:00Z","datePublished":"1974-07-01T00:00:00Z","dateModified":"2022-10-17T20:06:15Z"},"rendered":"<script type=\"application\/ld+json\" class=\"wp-parsely-metadata\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@type\":\"NewsArticle\",\"headline\":\"Vol. 55, N\\u00b0 7 &#8211; Juillet 1974 &#8211; Le r\\u00f4le du journal\",\"url\":\"http:\\\/\\\/www.rbc.com\\\/fr\\\/notre-compagnie\\\/histoire\\\/bulletin\\\/vol-55-n-7-juillet-1974-le-role-du-journal\\\/\",\"mainEntityOfPage\":{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"http:\\\/\\\/www.rbc.com\\\/fr\\\/notre-compagnie\\\/histoire\\\/bulletin\\\/vol-55-n-7-juillet-1974-le-role-du-journal\\\/\"},\"thumbnailUrl\":\"\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"url\":\"\"},\"articleSection\":\"Uncategorized\",\"author\":[],\"creator\":[],\"publisher\":{\"@type\":\"Organization\",\"name\":\"RBC\",\"logo\":\"\"},\"keywords\":[],\"dateCreated\":\"1974-07-01T00:00:00Z\",\"datePublished\":\"1974-07-01T00:00:00Z\",\"dateModified\":\"2022-10-17T20:06:15Z\"}<\/script>","tracker_url":"https:\/\/cdn.parsely.com\/keys\/rbc.com\/p.js"},"featured_img":false,"coauthors":[],"author_meta":{"author_link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/author\/","display_name":""},"relative_dates":{"created":"Publi\u00e9 52 ans il y a","modified":"Mis \u00e0 jour 4 ans il y a"},"absolute_dates":{"created":"Publi\u00e9 le 1 juillet 1974","modified":"Mise \u00e0 jour le 17 octobre 2022"},"absolute_dates_time":{"created":"Publi\u00e9 le 1 juillet 1974 12:00  ","modified":"Mise \u00e0 jour le 17 octobre 2022 8:06  "},"featured_img_caption":"","tax_additional":{"category":{"linked":["<a href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/category\/uncategorized\/\" class=\"advgb-post-tax-term\">Uncategorized<\/a>"],"unlinked":["<span class=\"advgb-post-tax-term\">Uncategorized<\/span>"],"slug":"category","name":"Cat\u00e9gories"},"rbc_letter_theme":{"linked":[],"unlinked":[],"slug":"rbc_letter_theme","name":"Themes"},"rbc_letter_year":{"linked":["<a href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/year\/1974\/\" class=\"advgb-post-tax-term\">1974<\/a>"],"unlinked":["<span class=\"advgb-post-tax-term\">1974<\/span>"],"slug":"rbc_letter_year","name":"Years"}},"series_order":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter\/2210","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/rbc_letter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/87"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter\/2210\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2210"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2210"},{"taxonomy":"rbc_letter_theme","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter_theme?post=2210"},{"taxonomy":"rbc_letter_year","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/rbc_letter_year?post=2210"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}