{"id":2202,"date":"1966-07-01T00:00:00","date_gmt":"1966-07-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-47-n-7-juillet-1966-la-province-dontario\/"},"modified":"2022-10-17T19:38:40","modified_gmt":"2022-10-17T19:38:40","slug":"vol-47-n-7-juillet-1966-la-province-dontario","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-47-n-7-juillet-1966-la-province-dontario\/","title":{"rendered":"Vol. 47, N\u00b0 7 &#8211; Juillet 1966 &#8211; La Province d&rsquo;Ontario"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Les cent premi\u00e8res ann\u00e9es                     de son adh\u00e9sion au pacte conf\u00e9d\u00e9ratif                     ont \u00e9t\u00e9 pour l&rsquo;Ontario une p\u00e9riode de                     progr\u00e8s remarquables. On a dit de cette province que                     c&rsquo;\u00e9tait le territoire dont la croissance avait \u00e9t\u00e9                     la plus rapide en Am\u00e9rique du Nord. Elle compte \u00e0                     elle seule 34 p. 100 de la population du Canada et 40 p. 100                     des 38,000 millions de dollars de revenu des particuliers                     de notre pays. <\/p>\n<p> L&rsquo;Ontario poss\u00e8de l&rsquo;\u00e9conomie r\u00e9gionale                     la mieux \u00e9quilibr\u00e9e des dix provinces. Il est                     riche en terres agricoles fertiles, en bois d&rsquo;oeuvre et en                     bois \u00e0 p\u00e2te, en m\u00e9taux pr\u00e9cieux                     et communs, en \u00e9nergie hydraulique. Comme l&rsquo;a \u00e9crit                     un auteur, ses ressources naturelles sont assez consid\u00e9rables                     et vari\u00e9es pour faire vivre un empire. <\/p>\n<p> Au point de vue commercial, l&rsquo;Ontario dispose du march\u00e9                     le plus prosp\u00e8re du Canada et a ais\u00e9ment acc\u00e8s                     au march\u00e9 des \u00c9tats-Unis. Ce double march\u00e9                     repr\u00e9sente quatre-vingts millions de consommateurs                     \u00e0 moins d&rsquo;une journ\u00e9e de voiture. <\/p>\n<p> G\u00e9ographiquement, la province d&rsquo;Ontario, dont la                     fronti\u00e8re ouest se situe en partie le long du m\u00e9ridien                     central du Canada, \u00e0 proximit\u00e9 du Manitoba,                     est born\u00e9e \u00e0 l&rsquo;est par la province de Qu\u00e9bec                     et au sud par six \u00c9tats am\u00e9ricains\u00a0: New                     York, la Pennsylvanie, l&rsquo;Ohio, le Michigan, le Wisconsin et                     le Minnesota. Elle s&rsquo;\u00e9tend sur une distance de mille                     milles de l&rsquo;est \u00e0 l&rsquo;ouest et de 1,050 milles du sud                     au nord\u00a0; sa superficie est de 412,582 milles carr\u00e9s.                   <\/p>\n<p> Cet immense territoire pr\u00e9sente un climat d&rsquo;une grande                     vari\u00e9t\u00e9. La p\u00e9ninsule occidentale, entour\u00e9e                     de lacs et de cours d&rsquo;eau, est l&rsquo;une des r\u00e9gions les                     plus temp\u00e9r\u00e9es du Canada. <\/p>\n<h3>Exploration et colonisation<\/h3>\n<p> Plusieurs noms de la chevalerie fran\u00e7aise demeurent                     ins\u00e9parablement li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;histoire des                     premiers temps de la province d&rsquo;Ontario. Samuel de Champlain                     est le premier Europ\u00e9en \u00e0 mentionner l&rsquo;Ontario                     dans ses r\u00e9cits de voyages. En 1613, il remonte la                     rivi\u00e8re Ottawa, et, au printemps de 1615, il pousse                     \u00e0 l&rsquo;ouest jusqu&rsquo;au lac Huron, de sorte qu&rsquo;il est aussi                     le premier \u00e0 parler des Grands Lacs. Sous le r\u00e9gime                     fran\u00e7ais, nous dit le p\u00e8re Le Jeune, les forts                     se multiplient, et dans la p\u00e9ninsule, et sur les rives                     m\u00e9ridionales du lac Ontario. <\/p>\n<p> Mais, lorsque la France c\u00e8de ses possessions de l&rsquo;Am\u00e9rique                     du Nord \u00e0 la Grande-Bretagne, en 1763, l&rsquo;Ontario n&rsquo;est                     encore qu&rsquo;une terre sauvage, connue uniquement des Indiens,                     des trafiquants de fourrure et des missionnaires. <\/p>\n<p> Le premier peuplement, sous le r\u00e9gime anglais, a                     lieu sur les rives de la rivi\u00e8re Niagara en 1780. Trois                     ans plus tard, chass\u00e9s par la pers\u00e9cution dont                     ils sont victimes de la part de ceux qui se sont r\u00e9volt\u00e9s                     contre la Couronne britannique, des milliers de Loyalistes                     viennent s&rsquo;\u00e9tablir en Ontario. Ce premier contingent                     sera bient\u00f4t suivi par d&rsquo;autres immigrants, et vers                     1812 la population de la Province aura d\u00e9pass\u00e9                     80,000 habitants. <\/p>\n<p> La premi\u00e8re capitale de l&rsquo;Ontario (alors le Haut-Canada)                     fut Niagara, mais en pr\u00e9vision d&rsquo;une nouvelle guerre,                     on choisit ensuite Toronto (c&rsquo;est-\u00e0-dire York \u00e0                     cette \u00e9poque). L&rsquo;assembl\u00e9e l\u00e9gislative                     se r\u00e9unit pour la premi\u00e8re fois \u00e0 York                     en 1797. <\/p>\n<p> Ce qu&rsquo;il y a de plus remarquable au sujet d&rsquo;Ontario, c&rsquo;est                     le dynamisme avec lequel son territoire s&rsquo;est d\u00e9velopp\u00e9                     et sa population s&rsquo;est accrue. Cette province, o\u00f9 l&rsquo;on                     ne d\u00e9nombrait que 430,000 habitants en 1840, en comptait                     d\u00e9j\u00e0 1,500,000 au moment de la Conf\u00e9d\u00e9ration,                     en 1867. Lors du recensement de 1961, sa population \u00e9tait                     de 6,236,000\u00a0; en 1966, on estime qu&rsquo;elle est de 6,800,000,                     et l&rsquo;on pr\u00e9voit qu&rsquo;elle sera de onze millions en 1980.                   <\/p>\n<p> C&rsquo;est la plus peupl\u00e9e de toutes les provinces, mais                     le gros de ses habitants sont concentr\u00e9s sur un dixi\u00e8me                     de son territoire. L&rsquo;urbanisation s&rsquo;y poursuit depuis la seconde                     moiti\u00e9 du dix-neuvi\u00e8me si\u00e8cle. En 1881,                     il y avait deux fois plus de monde sur les fermes que dans                     les villes\u00a0; mais, vingt ans plus tard, les citadins                     \u00e9taient presque aussi nombreux que les ruraux. En 1961,                     la population agricole n&rsquo;\u00e9tait plus que de 8 p. 100.                   <\/p>\n<h3>Les transports<\/h3>\n<p> Les rivages de l&rsquo;Ontario sont baign\u00e9s par 2,362 milles                     d&rsquo;eau douce et par 680 milles d&rsquo;eau sal\u00e9e. <\/p>\n<p> Ne disposant \u00e0 l&rsquo;origine que des voies d&rsquo;eau suivies                     par les explorateurs dans leurs voyages, les colons s&rsquo;efforc\u00e8rent                     de les am\u00e9liorer en construisant des canaux pour \u00e9viter                     les rapides et les chutes. <\/p>\n<p> L&rsquo;un des plus grands obstacles \u00e0 la navigation \u00e9tait                     les chutes Niagara. Le premier coup de b\u00eache du canal                     Welland fut donn\u00e9 en 1824, et c&rsquo;est en 1829 que le                     premier navire passa du lac Ontario au lac Eri\u00e9 en                     contournant les chutes. Le canal de Cornwall, qui \u00e9vite                     les rapides du Long-Sault, fut ouvert en 1843. <\/p>\n<p> Aujourd&rsquo;hui, Ontario avec son territoire d&rsquo;un demi-million                     de milles carr\u00e9s se trouve au coeur m\u00eame d&rsquo;un                     continent accessible aux navires de toutes les mers du monde                     gr\u00e2ce \u00e0 la Voie maritime du St-Laurent. <\/p>\n<p> Le commerce et les affaires ont pris une orientation et                     un essor nouveaux. Plus de cinquante millions de tonnes de                     marchandises, dont trente millions via les ports de l&rsquo;Ontario,                     sont pass\u00e9es par la Voie maritime en 1965. Le port                     de Toronto, l&rsquo;un des plus modernes et des mieux \u00e9quip\u00e9s                     des Grands Lacs, a re\u00e7u plus de six millions de tonnes                     de fret \u00e9tranger et c\u00f4tier en 1963. Les villes                     de la t\u00eate des lacs, Port-Arthur et Fort-William, \u00e0                     2,000 milles de l&rsquo;Atlantique, sont les plus grands d\u00e9p\u00f4ts                     de bl\u00e9 du monde. <\/p>\n<p> Cela ne veut pas dire que l&rsquo;Ontario est rest\u00e9 en                     arri\u00e8re dans les autres modes de transport. On y trouve                     plus de 10,000 milles de voies ferr\u00e9es, plus de 20,000                     milles de routes asphalt\u00e9es et 130 a\u00e9roports.                   <\/p>\n<p> Les grandes routes ont d\u00e9roul\u00e9 leur ruban                     sur la carte au m\u00eame rythme que l&rsquo;\u00e9volution du                     transport automobile. On compte en Ontario une voiture pour                     trois personnes, et Toronto se classe au second rang parmi                     les villes de l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord qui poss\u00e8dent                     le plus grand nombre d&rsquo;automobiles par habitant. Il y a, dans                     cette province, 85,000 milles d&rsquo;excellentes routes de toutes                     sortes, depuis l&rsquo;autoroute \u00e0 douze voies qui traverse                     Toronto jusqu&rsquo;aux routes de gravier qui desservent les r\u00e9gions                     broussailleuses du Nord. <\/p>\n<h3>L&rsquo;agriculture<\/h3>\n<p> Le public est g\u00e9n\u00e9ralement port\u00e9 \u00e0                     consid\u00e9rer l&rsquo;Ontario comme une province enti\u00e8rement                     industrialis\u00e9e, en oubliant les riches revenus que                     rapportent ses terres agricoles. <\/p>\n<p> Dans le Sud, c&rsquo;est la culture mixte qui pr\u00e9domine\u00a0;                     dans l&rsquo;Est, ce sont l&rsquo;industrie laiti\u00e8re et l&rsquo;\u00e9levage\u00a0;                     dans le Sud-Ouest, le tabac et les l\u00e9gumes\u00a0; dans                     la presqu&rsquo;\u00eele de Niagara, les fruits de toutes sortes.                     Dans le nord de l&rsquo;Ontario, la ceinture argileuse offre une                     large bande de bonne terre arable. <\/p>\n<p> Au moment du dernier recensement, l&rsquo;Ontario comptait 121,333                     fermes, variant pour la plupart de 70 \u00e0 240 acres,                     le tout couvrant une superficie de 18,600,000 acres. <\/p>\n<p> Selon une estimation faite en 1965, les revenus en esp\u00e8ces                     provenant de la vente des produits agricoles s&rsquo;\u00e9levaient                     \u00e0 plus de 1,082 millions de dollars. La valeur en capital                     des fermes s&rsquo;\u00e9tablit aux environs de 4,000 millions                     de dollars. <\/p>\n<h3>Les for\u00eats et les mines<\/h3>\n<p> Plus des trois quarts du territoire de l&rsquo;Ontario sont recouverts                     de for\u00eats. Sur ce total, 165,000 milles carr\u00e9s                     sont consid\u00e9r\u00e9s comme productifs, et les quatre                     cinqui\u00e8mes \u00e0 peu pr\u00e8s de cette superficie                     se trouvent assez rapproch\u00e9s des voies de transport                     et des march\u00e9s pour pr\u00e9senter une utilit\u00e9                     commerciale. <\/p>\n<p> Les trois principales industries de l&rsquo;Ontario sont celles                     de la p\u00e2te, du papier et du bois de sciage. Les 200,000                     milles carr\u00e9s de for\u00eat qui s&rsquo;\u00e9tendent                     au nord de la baie Georgienne alimentent des usines de p\u00e2te                     et de papier, dont le rendement repr\u00e9sente 20 p. 100                     environ de la production totale du Canada. <\/p>\n<p> Bien que la population des r\u00e9gions septentrionales                     de l&rsquo;Ontario soit clairsem\u00e9e, leur apport \u00e0                     l&rsquo;activit\u00e9 industrielle de la province est consid\u00e9rable.                     La r\u00e9gion de l&rsquo;Ontario qui fait partie du Bouclier                     canadien est depuis longtemps une grande productrice de m\u00e9taux                     vari\u00e9s, et, en 1965, sa production a atteint la somme                     de 986 millions de dollars, soit 26.4 p. 100 de l&rsquo;ensemble                     de la production mini\u00e8re de notre pays. <\/p>\n<p> M\u00eame si l&rsquo;on a d\u00e9couvert ant\u00e9rieurement                     certains gisements et si certains progr\u00e8s ont \u00e9t\u00e9                     accomplis dans ce domaine, on peut dire que c&rsquo;est surtout                     pendant le si\u00e8cle actuel que les mines ont jou\u00e9                     un r\u00f4le vraiment important dans l&rsquo;\u00e9conomie de                     la Province. Un hydrographe fran\u00e7ais, Jacques Bellin,                     a \u00e9tabli, vers 1740, une carte sur laquelle il signale                     la pr\u00e9sence de g\u00eetes d&rsquo;argent dans le voisinage                     de Cobalt, mais ce n&rsquo;est qu&rsquo;en 1903 que les constructeurs                     de chemins de fer d\u00e9couvriront le filon qui devait                     faire conna\u00eetre cette r\u00e9gion dans le monde entier.                     L&rsquo;exploitation du nickel prit naissance, pr\u00e8s de Sudbury,                     pendant la construction du Pacifique-Canadien, dont les excavateurs                     mirent accidentellement \u00e0 jour les d\u00e9p\u00f4ts                     les plus riches de tous les pays du globe. <\/p>\n<p> Le fer n&rsquo;a acquis de l&rsquo;importance en Ontario qu&rsquo;avec la                     d\u00e9couverte, en 1938, de riches minerais au lac Steep                     Rock, \u00e0 l&rsquo;ouest de Port-Arthur. On estime que les mines                     de Steep Rock peuvent produire 8 millions \u00bd de tonnes de minerai                     par ann\u00e9e pendant cent ans. La production des mines                     de fer a atteint en 1965 un record sans pr\u00e9c\u00e9dent                     en Ontario, soit une valeur de 91 millions de dollars. <\/p>\n<p> Les r\u00e9serves de p\u00e9trole, d\u00e9couvertes                     dans l&rsquo;ouest de l&rsquo;Ontario en 1857, fournissaient en 1870 jusqu&rsquo;\u00e0                     5,000 barils par semaine. Aujourd&rsquo;hui, la production du p\u00e9trole                     et du gaz est d&rsquo;une valeur inf\u00e9rieure \u00e0 dix                     millions de dollars par an, mais le p\u00e9trole brut est                     transport\u00e9 \u00e0 Sarnia, o\u00f9 se trouve le                     plus important complexe d&rsquo;usines p\u00e9trochimiques et                     de raffineries du Canada, au moyen d&rsquo;un pipeline de 2,000                     milles partant des champs p\u00e9trolif\u00e8res de l&rsquo;Alberta.                   <\/p>\n<p> En faisant des sondages pour trouver du p\u00e9trole pr\u00e8s                     de Goderich, en 1865, les foreurs d\u00e9couvrirent du sel.                     Le gisement, d&rsquo;une \u00e9paisseur de trente pieds, permettrait                     de subvenir aux besoins mondiaux pendant cent ans. Sa production,                     qui repr\u00e9sente environ la moiti\u00e9 de la valeur                     totale des min\u00e9raux non m\u00e9talliques, a \u00e9t\u00e9                     de 12 millions \u00bd de dollars en 1965. <\/p>\n<p> De 1956 \u00e0 1964, les mines d&rsquo;uranium de l&rsquo;Ontario                     ont rapport\u00e9 plus de $1,000 millions en revenus nouveaux.                     L&rsquo;exploitation des gisements de sy\u00e9nite \u00e9l\u00e9olitique                     pr\u00e8s de Peterborough assure au Canada le monopole mondial                     d&rsquo;un compos\u00e9 aux usages multiples, en particulier dans                     l&rsquo;industrie de la c\u00e9ramique. <\/p>\n<h3>L&rsquo;industrie<\/h3>\n<p> Gr\u00e2ce \u00e0 un heureux concours de circonstances                     favorables &#8211; fertilit\u00e9 du sol, navigabilit\u00e9                     des cours d&rsquo;eau, richesse des ressources naturelles, abondance                     des r\u00e9serves d&rsquo;\u00e9nergie, ambition et dynamisme                     de ses habitants &#8211; l&rsquo;Ontario devait commencer assez t\u00f4t                     \u00e0 s&rsquo;affirmer comme r\u00e9gion industrielle. Aujourd&rsquo;hui,                     cette province l&#8217;emporte sur toutes les autres par la valeur                     de son industrie, qui repr\u00e9sente 40 p. 100 du produit                     national brut et plus de 50 p. 100 de la production industrielle.                     Les exp\u00e9ditions de produits manufactur\u00e9s effectu\u00e9es                     par l&rsquo;Ontario en 1965 ont atteint au total la somme de 17,640                     millions de dollars. <\/p>\n<p> La r\u00e9gion d\u00e9nomm\u00e9e le \u00ab\u00a0Golden                     Horseshoe\u00a0\u00bb est une bande de 115 milles, sur les rives                     du lac Ontario, qui bourdonne d&rsquo;activit\u00e9 industrielle                     et qui forme une cha\u00eene d&rsquo;usines presque ininterrompue                     allant de la p\u00e9ninsule du Niagara \u00e0 Oshawa.                     On y produit \u00e0 peu pr\u00e8s de tout, depuis les                     instruments de grande pr\u00e9cision jusqu&rsquo;aux avions et                     aux automobiles. En 1965, plus de 854,000 automobiles ont                     \u00e9t\u00e9 fabriqu\u00e9es en Ontario. <\/p>\n<p> En 1851, l&rsquo;Ontario comptait cinq petites papeteries\u00a0;                     en 1965, sa production de p\u00e2te et de papier journal                     \u00e9tait \u00e9valu\u00e9e \u00e0 354 millions de                     dollars. <\/p>\n<p> Le cas du fer et de l&rsquo;acier n&rsquo;est pas moins int\u00e9ressant.                     On trouve une fonderie \u00e0 Marmora d\u00e8s 1822\u00a0;                     en 1852, l&rsquo;entreprise H. A. Massey fabrique les premi\u00e8res                     faucheuses m\u00e9caniques et les premi\u00e8res moissonneuses\u00a0;                     en 1857, la soci\u00e9t\u00e9 Harris fait des r\u00e2teaux                     rotatifs \u00e0 Beamsville\u00a0; la m\u00eame ann\u00e9e,                     les premiers wagons-lits du monde sont manufactur\u00e9s                     \u00e0 Hamilton\u00a0; en 1870, une fonderie d&rsquo;Oshawa fait                     des affaires florissantes dans l&rsquo;exportation des instruments                     agricoles. \u00c0 l&rsquo;heure actuelle, les fonderies de fer                     et d&rsquo;acier de la province contribuent pour 84 p. 100 \u00e0                     la production totale du Canada, et elles comptent parmi les                     meilleures au monde. <\/p>\n<h3>L&rsquo;\u00e9nergie \u00e9lectrique<\/h3>\n<p> Ce qui a rendu tous ces progr\u00e8s possibles, c&rsquo;est                     le fait essentiel que l&rsquo;Ontario a su produire l&rsquo;\u00e9nergie                     hydro-\u00e9lectrique n\u00e9cessaire pour compenser le                     d\u00e9savantage du manque de charbon. <\/p>\n<p> La premi\u00e8re usine de production au Canada fut construite                     en 1882 pour fournir la lumi\u00e8re \u00e9lectrique \u00e0                     une scierie d&rsquo;Ottawa. Six ans plus tard, une fabrique de papier                     de Georgetown recevait son \u00e9lectricit\u00e9 de g\u00e9n\u00e9ratrices                     situ\u00e9es \u00e0 deux milles de l\u00e0, ce qui prouvait                     que les industries n&rsquo;avaient plus besoin de s&rsquo;installer \u00e0                     proximit\u00e9 d&rsquo;un barrage hydro-\u00e9lectrique. En                     1907, la cr\u00e9ation de la Commission d&rsquo;\u00e9nergie                     hydro-\u00e9lectrique de l&rsquo;Ontario marquait la premi\u00e8re                     \u00e9tape vers la nationalisation de l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9.                   <\/p>\n<p> La pierre angulaire des ressources en \u00e9nergie de                     la Commission devait \u00eatre la rivi\u00e8re Niagara                     et ses chutes, dont les eaux sont partag\u00e9es par trait\u00e9                     avec l&rsquo;\u00c9tat de New York. Depuis l&rsquo;ach\u00e8vement,                     en 1959, des travaux d&rsquo;am\u00e9nagement ex\u00e9cut\u00e9s                     dans le cadre de la Voie maritime, toutes les sources importantes                     d&rsquo;\u00e9nergie hydro-\u00e9lectrique de l&rsquo;Ontario sont                     en service, de sorte que la Province se tourne maintenant                     vers les centrales actionn\u00e9es au charbon ou par l&rsquo;\u00e9nergie                     nucl\u00e9aire. <\/p>\n<p> La puissance actuelle de quelque huit millions de kilowatts                     devra \u00eatre port\u00e9e \u00e0 environ 22 millions                     de kilowatts au cours des quinze prochaines ann\u00e9es.                     C&rsquo;est dire que la Commission hydro-\u00e9lectrique sera                     oblig\u00e9e de produire deux fois plus d&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9                     qu&rsquo;elle en a fourni pendant ses 58 ann\u00e9es d&rsquo;existence.                   <\/p>\n<p> L&rsquo;Ontario compte d\u00e9j\u00e0 parmi les principaux                     producteurs d&rsquo;\u00e9nergie nucl\u00e9aire du monde. Il                     dispose en effet d&rsquo;une centrale en activit\u00e9, d&rsquo;une                     deuxi\u00e8me qui sera bient\u00f4t termin\u00e9e et                     d&rsquo;une troisi\u00e8me, la deuxi\u00e8me du monde en importance,                     qui sera achev\u00e9e en 1970. La capacit\u00e9 nucl\u00e9aire                     de la province sera de quelque 3.2 millions de kilowatts en                     1975 et de 8.2 millions en 1980. <\/p>\n<h3>L&rsquo;essor \u00e9conomique<\/h3>\n<p> On a dit de l&rsquo;Ontario que c&rsquo;\u00e9tait une province en                     perp\u00e9tuelle expansion. Son minist\u00e8re de l&rsquo;\u00c9conomie                     et de la mise en valeur a dix-huit programmes destin\u00e9s                     \u00e0 encourager le commerce et l&rsquo;industrie. Parmi les                     objectifs de ce minist\u00e8re, il convient de signaler                     la cr\u00e9ation de 75,000 nouveaux emplois par ann\u00e9e                     en moyenne et l&rsquo;abaissement \u00e0 2 p. 100 au plus de la                     proportion des sans-travail d&rsquo;ici 1970. <\/p>\n<p> Lorsque la province atteindra les buts qu&rsquo;elle s&rsquo;est fix\u00e9s                     pour 1970, la valeur totale des marchandises et des services                     produits sera de l&rsquo;ordre de $30,000 millions. <\/p>\n<p> Dans le cadre des programmes mis en oeuvre \u00e0 cette                     fin, plusieurs missions d&rsquo;\u00e9tude des possibilit\u00e9s                     de vente, compos\u00e9es chacune de huit ou dix hommes d&rsquo;affaires                     d&rsquo;exp\u00e9rience sous la direction d&rsquo;un sp\u00e9cialiste                     du gouvernement, se sont mises en campagne. D&rsquo;autre part,                     les manufacturiers ontariens ont expos\u00e9 leurs produits                     \u00e0 dix expositions internationales en 1965. <\/p>\n<p> En consacrant 4,400 millions, en 1965, aux installations                     nouvelles, \u00e0 l&rsquo;\u00e9quipement, au logement, aux                     routes et aux travaux publics, le gouvernement et l&rsquo;industrie                     priv\u00e9e ont tous deux clairement exprim\u00e9 leur                     confiance dans l&rsquo;avenir de l&rsquo;Ontario. Au cours de l&rsquo;ann\u00e9e,                     178 nouvelles usines ont vu le jour et 494 soci\u00e9t\u00e9s                     manufacturi\u00e8res existantes ont accru leurs services.                     La moyenne des salaires hebdomadaires en Ontario est de $95.65                     en regard de $92.28 pour l&rsquo;ensemble du Canada. Le revenu des                     particuliers atteint $15,200 millions, soit $2,264 par personne.                   <\/p>\n<h3>L&rsquo;enseignement<\/h3>\n<p> L&rsquo;Ontario s&rsquo;est toujours distingu\u00e9 par l&rsquo;appui spontan\u00e9                     qu&rsquo;il accorde \u00e0 l&rsquo;instruction, et aucun autre service                     du gouvernement ne re\u00e7oit une part aussi consid\u00e9rable                     des d\u00e9penses provinciales. Cette ann\u00e9e, les                     cr\u00e9dits affect\u00e9s \u00e0 l&rsquo;enseignement repr\u00e9sentent                     45 p. 100 du budget. <\/p>\n<p> Les \u00e9ducateurs d&rsquo;aujourd&rsquo;hui ont la t\u00e2che formidable                     de d\u00e9cider ce qu&rsquo;il faut enseigner et jusqu&rsquo;o\u00f9                     il y a lieu de pousser l&rsquo;enseignement dans chaque mati\u00e8re.                   <\/p>\n<p> Le probl\u00e8me est particuli\u00e8rement difficile                     dans un milieu comme l&rsquo;Ontario, o\u00f9 la vie d&rsquo;il y a                     un si\u00e8cle et demi est d\u00e9j\u00e0 tomb\u00e9e                     en d\u00e9su\u00e9tude, o\u00f9 la population est pass\u00e9e                     de la paisible culture intellectuelle de l&rsquo;\u00e9poque agricole                     \u00e0 la vie agit\u00e9e et dynamique des villes, des                     usines et des affaires. Depuis 1960 environ, les progr\u00e8s                     techniques ont \u00e9t\u00e9 si nombreux qu&rsquo;il est presque                     impossible \u00e0 un \u00e9l\u00e8ve qui quitte l&rsquo;\u00e9cole                     sans dipl\u00f4me et sans m\u00e9tier pr\u00e9cis de                     trouver un emploi comportant tant soit peu de s\u00e9curit\u00e9                     pour l&rsquo;avenir. <\/p>\n<p> Pour faire face \u00e0 la situation, l&rsquo;Ontario a construit                     ou agrandi en cinq ans 358 \u00e9coles secondaires et professionnelles,                     et les d\u00e9penses effectu\u00e9es \u00e0 cette fin                     se sont \u00e9lev\u00e9es \u00e0 plus de 630 millions                     de dollars. Soixante-dix pour cent des jeunes de la cat\u00e9gorie                     de 15 \u00e0 19 ans poursuivent maintenant leurs \u00e9tudes                     dans les \u00e9coles secondaires alors qu&rsquo;il n&rsquo;y en avait                     que 35 p. 100 il y a dix-huit ans. En 1965, les inscriptions                     dans les sept Instituts de technologie ont \u00e9t\u00e9                     de 5,500 \u00e9l\u00e8ves pour les cours ordinaires et                     de 8,200 pour les cours du soir et autres. <\/p>\n<p> Les universit\u00e9s sont d\u00e9bord\u00e9es. Les                     inscriptions ont augment\u00e9 de 25,000 pendant les cinq                     derni\u00e8res ann\u00e9es\u00a0; et l&rsquo;on pr\u00e9voit                     que le nombre des \u00e9tudiants atteindra 100,000 d&rsquo;ici                     dix ans. Au cours de 1966-1967, la province d\u00e9pensera                     $81 millions en frais de fonctionnement pour les universit\u00e9s                     et $150 millions en investissements. <\/p>\n<h3>Les beaux-arts<\/h3>\n<p> Les apports de l&rsquo;Ontario \u00e0 la vie artistique et culturelle                     du Canada ont \u00e9t\u00e9 nombreux. L&rsquo;art ontarien des                     dix-huiti\u00e8me et dix-neuvi\u00e8me si\u00e8cles                     diff\u00e9rait \u00e0 beaucoup d&rsquo;\u00e9gards de l&rsquo;art                     canadien-fran\u00e7ais. Les gens y \u00e9taient moins                     profond\u00e9ment attach\u00e9s au sol que dans la Province                     de Qu\u00e9bec, et il n&rsquo;y existait pratiquement pas de tradition                     artisanale. <\/p>\n<p> Durant les premi\u00e8res ann\u00e9es du pr\u00e9sent                     si\u00e8cle, un effort organis\u00e9 a \u00e9t\u00e9                     tent\u00e9 en vue d&rsquo;op\u00e9rer un renouvellement de la                     conception de la peinture. Selon les jeunes peintres, le style                     des ann\u00e9es 90, trop empreint de fantaisie et d&rsquo;\u00e9l\u00e9gance                     romantique, \u00e9tait tout \u00e0 fait impropre \u00e0                     repr\u00e9senter l&rsquo;\u00e2pre grandeur du Canada. De leur                     aspiration \u00e0 peindre ce qu&rsquo;ils voyaient et ce qu&rsquo;ils                     ressentaient devait na\u00eetre le Groupe des Sept, dont                     la premi\u00e8re exposition collective eut lieu en 1920.                   <\/p>\n<p> Les architectes ontariens ont accompli une oeuvre remarquable                     dans le domaine de la construction des immeubles commerciaux                     et des \u00e9difices publics. L&rsquo;\u00c9cole d&rsquo;architecture,                     fond\u00e9e \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Toronto en 1890,                     est la plus ancienne du Commonwealth. <\/p>\n<p> Le Canada produit depuis plusieurs ann\u00e9es des chanteurs                     d&rsquo;op\u00e9ra de talent, mais beaucoup d&rsquo;entre eux ont d\u00fb                     faire carri\u00e8re \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger faute de                     d\u00e9bouch\u00e9s dans notre pays. Cette situation a                     commenc\u00e9 \u00e0 changer gr\u00e2ce \u00e0 la cr\u00e9ation                     de la Canadian Opera Company, \u00e0 laquelle donna naissance                     vers le milieu des ann\u00e9es 50 l&rsquo;\u00c9cole d&rsquo;op\u00e9ra                     du Conservatoire royal de musique de Toronto. Le premier concert                     du Choeur Mendelssohn, qui porta le chant choral \u00e0                     un haut degr\u00e9 de perfection, eut lieu en 1895. Les                     chanteurs du festival d&rsquo;Elmer Iseler connaissent de grands                     succ\u00e8s au Festival de Stratford et dans leurs \u00e9missions                     avec la Symphonie de Radio-Canada. <\/p>\n<p> L&rsquo;art dramatique est mis en vedette, chaque ann\u00e9e,                     gr\u00e2ce aux magnifiques repr\u00e9sentations du Festival                     shakespearien de Stratford. Le National Ballet, l&rsquo;une des                     trois compagnies de ballet professionnelles du Canada, a \u00e9t\u00e9                     la premi\u00e8re \u00e9cole en Am\u00e9rique \u00e0                     offrir des cours de formation g\u00e9n\u00e9rale et de                     ballet \u00e0 plein temps. Le Hart House Orchestra s&rsquo;est                     acquis une r\u00e9putation enviable dans le domaine de la                     musique de chambre\u00a0; l&rsquo;Orchestre symphonique de Toronto                     est un ensemble de grande classe, et le National Youth Orchestra,                     dont le si\u00e8ge est \u00e0 Toronto, s&rsquo;est donn\u00e9                     pour mission de d\u00e9couvrir et d&rsquo;encourager les jeunes                     instrumentistes avec le concours d&rsquo;une pl\u00e9iade de professeurs                     et de chefs d&rsquo;orchestre de premier ordre. <\/p>\n<h3>Perspectives d&rsquo;avenir<\/h3>\n<p> Ce bref expos\u00e9 des progr\u00e8s r\u00e9alis\u00e9s                     par l&rsquo;Ontario, pour la plupart dans le court espace d&rsquo;un si\u00e8cle,                     t\u00e9moigne d&rsquo;une volont\u00e9 constante et bien arr\u00eat\u00e9e                     d&rsquo;expansion et d&rsquo;am\u00e9lioration, et cette province ne                     manifeste aucune intention de rompre le pas au moment o\u00f9                     elle s&rsquo;engage dans le second si\u00e8cle de la Conf\u00e9d\u00e9ration                     canadienne. <\/p>\n<p> Au cours du dernier quart de si\u00e8cle, un fort contingent                     d&rsquo;immigrants originaires de l&rsquo;Europe occidentale sont venus                     animer la sc\u00e8ne ontarienne de leur entrain et de leur                     allant, mais en d\u00e9pit des tr\u00e9pidations de la                     vie d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, la population de l&rsquo;Ontario demeure une                     population calme et paisible, d\u00e9sireuse de mener une                     existence bien r\u00e9gl\u00e9e. Si Montr\u00e9al est                     le Paris gai et bruyant de nouveau monde, Toronto aime \u00e0                     se comparer \u00e0 la sage Ath\u00e8nes de la Gr\u00e8ce                     antique. <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[38],"class_list":["post-2202","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-38"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 47, N\u00b0 7 - Juillet 1966 - La Province d&#039;Ontario - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-47-n-7-juillet-1966-la-province-dontario\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 47, N\u00b0 7 - Juillet 1966 - La Province d&#039;Ontario\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Les cent premi\u00e8res ann\u00e9es de son adh\u00e9sion au pacte conf\u00e9d\u00e9ratif ont \u00e9t\u00e9 pour l&rsquo;Ontario une p\u00e9riode de progr\u00e8s remarquables. 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