{"id":2201,"date":"1965-07-01T00:00:00","date_gmt":"1965-07-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-46-n-7-juillet-1965-le-canada-au-nord-du-60e-parallele\/"},"modified":"2022-10-17T19:35:00","modified_gmt":"2022-10-17T19:35:00","slug":"vol-46-n-7-juillet-1965-le-canada-au-nord-du-60e-parallele","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-46-n-7-juillet-1965-le-canada-au-nord-du-60e-parallele\/","title":{"rendered":"Vol. 46, N\u00b0 7 &#8211; Juillet 1965 &#8211; Le Canada au nord du 60e parall\u00e8le"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Les terres septentrionales forment                     plus de quarante pour cent de la superficie totale du Canada.                     Elles comprennent notamment les Territoires du Nord-Ouest,                     le Territoire du Yukon et une portion de 45,000 milles carr\u00e9s                     de la province de Qu\u00e9bec, le tout situ\u00e9 au-del\u00e0                     du 60e degr\u00e9 de latitude. <\/p>\n<p> Cette ligne de d\u00e9marcation entre le Sud et le Nord                     remonte \u00e0 la cr\u00e9ation des provinces de l&rsquo;Alberta                     et de la Saskatchewan, en 1905, alors qu&rsquo;il fut convenu que                     la limite nord de leur territoire serait le 60e parall\u00e8le.                     De l\u00e0 jusqu&rsquo;au p\u00f4le nord s&rsquo;\u00e9tend, sur                     une surface de 1,557,000 milles carr\u00e9s, l&rsquo;une des derni\u00e8res                     grandes r\u00e9gions sous-d\u00e9velopp\u00e9es du globe.                   <\/p>\n<p> C&rsquo;est en 1870 que le Canada re\u00e7ut ces vastes \u00e9tendues                     de la Grande-Bretagne et accepta de ce fait, avec la souverainet\u00e9,                     d&rsquo;immenses responsabilit\u00e9s. L&rsquo;une des principales obligations                     aff\u00e9rentes \u00e0 la souverainet\u00e9 est l&rsquo;occupation,                     et la masse de l&rsquo;Arctique et de ses \u00eeles ne saurait                     continuer ind\u00e9finiment \u00e0 sommeiller sous la                     protection d&rsquo;une simple affirmation de possession. <\/p>\n<p> \u00c0 cinq cents milles au nord de la lisi\u00e8re                     des terres septentrionales du Canada se trouve le cercle Arctique,                     ligne marquant sur la carte la limite des zones polaires,                     o\u00f9 une fois par ann\u00e9e au moins, il fait jour                     ou nuit pendant vingt-quatre heures. Mais l&rsquo;explorateur qui                     atteint le cercle Arctique est encore \u00e0 1,600 milles                     du p\u00f4le. <\/p>\n<p> Il ne faudrait pas croire cependant que l&rsquo;on passe brusquement,                     en franchissant une ligne invisible, du climat austral \u00e0                     l&rsquo;Arctique. La limite r\u00e9elle est la ligne de croissance                     des arbres, qui, sur le Mackenzie, remonte loin au nord du                     cercle arctique, puis s&rsquo;infl\u00e9chit ensuite jusqu&rsquo;\u00e0                     des centaines de milles au sud dans le voisinage de Churchill,                     au Manitoba. D&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, aucun                     arbre ne pousse dans les endroits o\u00f9 la temp\u00e9rature                     moyenne du mois le plus chaud de l&rsquo;ann\u00e9e est inf\u00e9rieure                     \u00e0 50 degr\u00e9s Fahrenheit. <\/p>\n<p> L&rsquo;archipel arctique, remarquable agglom\u00e9ration d&rsquo;\u00eeles                     d&rsquo;une grande \u00e9tendue que l&rsquo;on commence \u00e0 peine                     \u00e0 explorer, pr\u00e9sente des montagnes ayant jusqu&rsquo;\u00e0                     10,000 pieds d&rsquo;altitude. Le Nord canadien compte plus de lacs                     que tout le reste de l&rsquo;univers ensemble. Le lac Hazen, situ\u00e9                     \u00e0 l&rsquo;extr\u00eame nord du Canada, est le plus vaste                     plan d&rsquo;eau douce du monde, qui se trouve aussi pr\u00e8s                     du p\u00f4le. Il mesure 45 milles de longueur et 900 pieds                     de profondeur. <\/p>\n<h3>Le Nord<\/h3>\n<p> Apr\u00e8s avoir indiqu\u00e9 o\u00f9 est le Nord,                     il reste \u00e0 dire ce qu&rsquo;il est. Les terres arctiques                     sont-elles aussi redoutables qu&rsquo;on nous a enseign\u00e9                     \u00e0 le croire\u00a0? <\/p>\n<p> D&rsquo;apr\u00e8s l&rsquo;explorateur canadien Vilhjalmur Stefansson,                     originaire du Manitoba, \u00e0 qui nous devons 24 livres                     et plus de 400 articles sur le Grand Nord et ses habitants,                     l&rsquo;Arctique est un lieu accueillant et habitable, riche d&rsquo;immenses                     ressources inutilis\u00e9es. Le major Burwash, de Cobourg,                     en Ontario, qui explora le Nord canadien entre 1925 et 1930,                     affirme d&rsquo;autre part que \u00ab\u00a0le climat arctique est en                     g\u00e9n\u00e9ral assez favorable, mais que lorsqu&rsquo;il                     montre les dents, quiconque se laisse prendre au d\u00e9pourvu                     s&rsquo;expose \u00e0 un danger plus qu&rsquo;ordinaire\u00a0\u00bb. Enfin,                     Mme Martha Louise Black, qui fut emport\u00e9e au-del\u00e0                     du col de Chilkoot pendant la ru\u00e9e vers l&rsquo;or de 1898                     et finit par \u00e9lire domicile \u00e0 Dawson, au Yukon,                     nous parle dans ses \u00e9crits de \u00ab\u00a0la merveilleuse                     splendeur des myriades de fleurs sauvages du Yukon\u00a0\u00bb.                   <\/p>\n<p> Il fait froid dans le Nord, mais le froid n&rsquo;y est ni continuel                     ni toujours intense. Nous savons que depuis 1900 environ la                     calotte glaciaire de la terre se r\u00e9chauffe \u00e0                     raison de un degr\u00e9 Fahrenheit tous les dix ans. Le                     morse et le b\u00e9luga ne se rendent plus aussi loin vers                     le sud qu&rsquo;autrefois, tandis que le fl\u00e9tan et d&rsquo;autres                     poissons se rencontrent plus au nord. Les glaciers fondent                     lentement\u00a0; quelques-uns des plus petits ont m\u00eame                     compl\u00e8tement disparu. <\/p>\n<p> Le printemps arrive en trombe, et les premi\u00e8res fleurs                     s&rsquo;ouvrent longtemps avant la fonte des derniers bancs de neige.                     Pendant les longs jours sans nuit de l&rsquo;\u00e9t\u00e9,                     la croissance de la v\u00e9g\u00e9tation ne conna\u00eet                     pratiquement pas d&rsquo;interruption. La croissance quotidienne                     est dans certains cas deux fois plus rapide que sous les tropiques.                     Mais la p\u00e9riode de pousse ne dure que quelques courtes                     semaines, de sorte que la v\u00e9g\u00e9tation est trop                     clairsem\u00e9e et trop peu d\u00e9velopp\u00e9e pour                     contribuer tant soit peu \u00e0 assurer la subsistance de                     l&rsquo;homme. La cladonie (lichen) ne cro\u00eet que moins d&rsquo;un                     demi-pouce par ann\u00e9e. Mais les hommes de science s&rsquo;occupent                     activement de ce probl\u00e8me. La mise au point du bl\u00e9                     Marquis par sir Charles Saunders n&rsquo;a-t-elle pas permis de                     porter les limites de la surface arable du Canada \u00e0                     deux cents milles plus au nord\u00a0? <\/p>\n<p> Les Russes ont une forte avance sur les Canadiens dans le                     domaine de l&rsquo;exploitation des terres arctiques, mais les circonstances                     de base sont diff\u00e9rentes. Des milliers de milles carr\u00e9s                     du Nord canadien ont \u00e9t\u00e9 compl\u00e8tement                     d\u00e9nud\u00e9s par les glaciers pendant la p\u00e9riode                     glaciaire, tandis que l&rsquo;Arctique russe est rev\u00eatu d&rsquo;une                     \u00e9paisse couche de sol. En Russie, la limite de la v\u00e9g\u00e9tation                     arborescente est \u00e0 500 milles plus au nord qu&rsquo;au Canada\u00a0;                     le Gulf Stream d\u00e9verse les eaux chaudes de l&rsquo;Atlantique                     dans le Bassin polaire et le long du littoral de la Norv\u00e8ge                     et de la Russie du Nord, offrant ainsi un passage ouvert toute                     l&rsquo;ann\u00e9e vers l&rsquo;Arctique russe\u00a0; la Russie du Nord                     dispose d&rsquo;une s\u00e9rie consid\u00e9rable de cours d&rsquo;eau                     navigables affluant vers le nord, alors que le Canada ne poss\u00e8de                     que deux routes naturelles bien marqu\u00e9es\u00a0: la                     baie d&rsquo;Hudson et le Mackenzie. Gr\u00e2ce \u00e0 ces conditions                     favorables, les faces indig\u00e8nes de la Russie du Nord                     comptent 800,000 habitants en comparaison des 19,000 Esquimaux                     et Indiens du Nord canadien. <\/p>\n<p> Les activit\u00e9s de d\u00e9fense du temps de guerre                     et de l&rsquo;apr\u00e8s-guerre devaient provoquer un sursaut                     de vie dans le Nord canadien. La construction des routes de                     l&rsquo;Alaska et du Mackenzie, l&rsquo;\u00e9tablissement d&rsquo;a\u00e9roports                     et de stations de radar, et l&rsquo;am\u00e9lioration g\u00e9n\u00e9rale                     des moyens de communication ont donn\u00e9 une puissante                     impulsion \u00e0 l&rsquo;exploration mini\u00e8re. Et ce nouvel                     essor a permis au Canada de mieux se rendre compte de l&rsquo;existence                     de ses terres arctiques et de leur valeur potentielle pour                     son \u00e9conomie. <\/p>\n<h3>La vie dans le Nord<\/h3>\n<p> Les citoyens des villes populeuses, comme Yellowknife et                     Whitehorse, habitent des maisons de bois pourvues du chauffage                     central, du service d&rsquo;eau et de r\u00e9frig\u00e9rateurs                     \u00e9lectriques. Dans la r\u00e9gion de Fort Smith, tout                     pr\u00e8s du 60e degr\u00e9 dans les Territoires du Nord-Ouest,                     on compte plus de 500 v\u00e9hicules automobiles. <\/p>\n<p> Pine Point, sur la rive sud du Grand lac des Esclaves est                     une localit\u00e9 parfaitement am\u00e9nag\u00e9e. Son                     plan d&rsquo;am\u00e9nagement a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u                     de fa\u00e7on \u00e0 tirer le meilleur parti possible                     du terrain\u00a0; elle est dot\u00e9e des services essentiels                     et poss\u00e8de son administration locale. Inuvik, ville-mod\u00e8le                     situ\u00e9e \u00e0 150 milles \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur                     du cercle arctique, offre toutes les commodit\u00e9s des                     grandes villes. Frobisher Bay, tr\u00e8s loin \u00e0 l&rsquo;est                     de l&rsquo;\u00eele Baffin, a ses \u00e9coles, son h\u00f4pital,                     sa succursale de la Banque Royale du Canada, ses magasins,                     son h\u00f4tel, ses taxis, ses autobus et des maisons modernes.                     Elle est dot\u00e9e d&rsquo;un poste \u00e9metteur de Radio-Canada                     et de lignes t\u00e9l\u00e9phoniques avec le sud du Canada.                     On trouve aussi une succursale de la Banque Royale \u00e0                     Elsa, \u00e0 30 milles de Mayo, centre de mines d&rsquo;argent                     du Yukon. <\/p>\n<p> Dans ces collectivit\u00e9s, les hommes du sud et du nord                     vivent c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te et b\u00e9n\u00e9ficient                     de ce contact. Des gens de races diff\u00e9rentes, des blancs,                     des m\u00e9tis, des Indiens et des Esquimaux, s&rsquo;y coudoient                     tous les jours, logent dans des maisons identiques, tandis                     que leurs enfants jouent ensemble et fr\u00e9quentent les                     m\u00eames \u00e9coles. <\/p>\n<p> \u00c9tablir une colonie dans le Grand Nord canadien est                     loin d&rsquo;\u00eatre une entreprise aussi simple que dans les                     r\u00e9gions temp\u00e9r\u00e9es. L\u00e0 o\u00f9                     la surface du sol n&rsquo;est pas en roc massif, on ne trouve qu&rsquo;une                     mince couche superficielle au-dessus du perg\u00e9lisol.                     Le sol reste gel\u00e9, parfois jusqu&rsquo;\u00e0 une profondeur                     de mille pieds, et seuls les quelques pouces de la surface                     d\u00e9g\u00e8lent pendant l&rsquo;\u00e9t\u00e9. Ce qui                     semble \u00eatre une solide fondation se change parfois en                     boue lorsqu&rsquo;on y \u00e9l\u00e8ve une construction chauff\u00e9e.                     Les services d&rsquo;eau et d&rsquo;\u00e9gout sont difficiles \u00e0                     installer. \u00c0 certains endroits, les canalisations d&rsquo;eau,                     de vapeur et d&rsquo;\u00e9gout sont raccord\u00e9es aux immeubles                     par des bo\u00eetes de bois pos\u00e9es sur le sol. Ces                     bo\u00eetes sont rev\u00eatues de fort papier, les conduites                     sont isol\u00e9es et les bo\u00eetes sont remplies de copeaux.                   <\/p>\n<p> Le perg\u00e9lisol a m\u00eame certains avantages. Comme                     il tombe tr\u00e8s peu de pluie et de neige dans le Nord,                     l&rsquo;eau se ferait peut-\u00eatre rare en \u00e9t\u00e9                     si le perg\u00e9lisol ne l&#8217;emp\u00eachait de s&rsquo;infiltrer.                     Sans ce proc\u00e9d\u00e9 de conservation de l&rsquo;eau \u00e0                     leurs racines, les plantes ne pousseraient pas et le haut                     Arctique serait un d\u00e9sert inanim\u00e9. <\/p>\n<p> Les conditions atmosph\u00e9riques de toutes les parties                     du Canada \u00e9tant domin\u00e9es dans une large mesure                     par les courants d&rsquo;air de l&rsquo;Arctique, il existe depuis plusieurs                     ann\u00e9es des stations m\u00e9t\u00e9orologiques au                     nord du 60e degr\u00e9. D\u00e9j\u00e0 en 1882, huit                     pays d\u00e9cidaient de collaborer \u00e0 la cr\u00e9ation                     de quatorze stations polaires, dont trois au Canada, la principale                     se trouvant \u00e0 la pointe de l&rsquo;\u00eele Ellesmere. En                     1957, le Conseil de recherches pour la d\u00e9fense arr\u00eatait                     son choix sur la r\u00e9gion du lac Hazen, \u00e0 mille                     milles environ du cercle arctique, comme champ d&rsquo;activit\u00e9                     pendant l&rsquo;Ann\u00e9e g\u00e9ophysique internationale.                     Depuis 1961, une station automatique, situ\u00e9e sur l&rsquo;\u00eele                     Axel Heiberg, \u00e9met toutes les trois heures des renseignements                     sur le temps, la direction et la vitesse du vent, et la pression                     barom\u00e9trique. D&rsquo;autres postes d&rsquo;observation sont install\u00e9s                     \u00e0 moins de 450 milles du p\u00f4le. <\/p>\n<h3>Le Territoire du Yukon<\/h3>\n<p> Le Territoire du Yukon occupe une superficie de 207,076                     milles carr\u00e9s \u00e0 l&rsquo;extr\u00e9mit\u00e9 de                     la partie nord-ouest des terres continentales du Canada. Son                     sol est plut\u00f4t montagneux, mais on trouve, parmi ses                     vastes \u00e9tendues de terrain ondul\u00e9, de nombreuses                     rivi\u00e8res et vall\u00e9es. <\/p>\n<p> La traite des fourrures devait y attirer la Compagnie de                     la baie d&rsquo;Hudson vers le milieu du XIXe si\u00e8cle. Puis,                     entre 1870 et 1890, quelques audacieux prospecteurs commencent                     \u00e0 s&rsquo;aventurer dans la vall\u00e9e du Yukon pour y                     chercher de l&rsquo;or. Le 17 ao\u00fbt 1896, le gisement qui allait                     rendre la r\u00e9gion du Klondike c\u00e9l\u00e8bre                     dans le monde entier est d\u00e9couvert au ruisseau Bonanza,                     affluent de la rivi\u00e8re Klondike. On assiste alors \u00e0                     la plus fantastique ru\u00e9e vers l&rsquo;or que l&rsquo;univers ait                     jamais connue. Les navires de la c\u00f4te du Pacifique d\u00e9barquent                     des milliers de passagers dans les ports de l&rsquo;Alaska, d&rsquo;o\u00f9                     les chercheurs d&rsquo;or montent \u00e0 l&rsquo;assaut des cols mena\u00e7ants                     de Chilkoot et White, se pressent vers le cours sup\u00e9rieur                     de ce qui est aujourd&rsquo;hui le fleuve Yukon, construisent des                     radeaux primitifs pour franchir les quelque 500 milles qui                     les s\u00e9parent de l&#8217;embouchure du Klondike. <\/p>\n<p> Dawson, n\u00e9e au confluent des deux grands cours d&rsquo;eau,                     est devenue une ville de 25,000 \u00e2mes. En 1900, elle                     \u00e9tait trois fois plus grande qu&rsquo;Edmonton. Entre 1897                     et 1904, on a extrait, par des m\u00e9thodes primitives,                     plus de 100 millions de dollars en p\u00e9pites d&rsquo;or des                     gisements des ruisseaux du Klondike. Beaucoup de concessions,                     acquises sur les collines apr\u00e8s le jalonnement des                     lits des ruisseaux, se r\u00e9v\u00e9l\u00e8rent immens\u00e9ment                     riches et rapport\u00e8rent des fortunes \u00e0 leurs                     propri\u00e9taires. <\/p>\n<p> La superficie des terres arables du Yukon varierait entre                     250,000 et 500,000 acres, ce vaste \u00e9cart \u00e9tant                     d\u00fb \u00e0 l&rsquo;absence de relev\u00e9s syst\u00e9matiques                     des sols. Mais l&rsquo;ensemble de ce qui est en culture dans les                     ranches et les jardins potagers ne d\u00e9passe gu\u00e8re                     1,000 acres. La moyenne des jours sans gel\u00e9e est de                     78 \u00e0 Whitehorse et de 64 \u00e0 Mayo, en regard de                     112 \u00e0 Saskatoon. L&rsquo;\u00e9t\u00e9 est court, mais                     agr\u00e9ablement chaud\u00a0; \u00e0 Mayo, en juillet,                     la temp\u00e9rature ordinaire est de 58\u00b0 pendant le jour.                   <\/p>\n<p> La station de la Ferme exp\u00e9rimentale f\u00e9d\u00e9rale                     sur la route de l&rsquo;Alaska a r\u00e9ussi \u00e0 y cultiver                     de l&rsquo;orge, de l&rsquo;avoine, du bl\u00e9 de printemps, de la                     luzerne, des pommes de terre, des betteraves, des choux-fleurs,                     des choux, de la laitue, des tomates et d&rsquo;autres l\u00e9gumes.                   <\/p>\n<p> On estime que les ressources foresti\u00e8res du Yukon                     comprendraient 45,000 milles carr\u00e9s de for\u00eats                     de rendement ordinaire, dont 10 p. 100 se composeraient de                     bois de vente facile. Les principales essences sont l&rsquo;\u00e9pinette                     blanche, l&rsquo;\u00e9pinette noire et le pin gris. <\/p>\n<p> C&rsquo;est une erreur de croire que tous les placers aurif\u00e8res                     du Yukon ont \u00e9t\u00e9 enti\u00e8rement exploit\u00e9s.                     La valeur de la production des mines d&rsquo;or se maintient \u00e0                     plus de 2 millions de dollars par ann\u00e9e. Le total cumulatif                     de 1886 \u00e0 1963 s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve \u00e0 259 millions                     de dollars. Les autres min\u00e9raux du territoire comprennent                     notamment l&rsquo;argent, le plomb, le zinc, le cadmium, le cuivre,                     le charbon, le tungst\u00e8ne et le platine. <\/p>\n<p> Le pi\u00e9geage des animaux \u00e0 fourrure demeure                     le principal moyen de subsistance de la population indienne.                     Les 86,082 peaux vendues par les trappeurs pendant la saison                     1963-1964 leur ont rapport\u00e9 $168,227. Les animaux \u00e0                     fourrure les plus importants sont la marte, le castor, le                     rat musqu\u00e9, le vison et l&rsquo;\u00e9cureuil. <\/p>\n<h3>Les Territoires du Nord-Ouest<\/h3>\n<p> Divis\u00e9s pour des raisons administratives en trois                     districts &#8211; Mackenzie, Keewatin et Franklin &#8211; les Territoires                     du Nord-Ouest comprennent la partie du Canada situ\u00e9e                     au nord du 60e parall\u00e8le de latitude entre la baie                     d&rsquo;Hudson \u00e0 l&rsquo;est et le Territoire du Yukon \u00e0                     l&rsquo;ouest, ainsi que les \u00eeles diss\u00e9min\u00e9es                     entre la terre ferme et le p\u00f4le nord. Leur superficie                     totale est de 1,304,903 milles carr\u00e9s. Ils constituent                     la derni\u00e8re des grandes r\u00e9gions inexplor\u00e9es                     de l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord. <\/p>\n<p> Ces territoires sont peu peupl\u00e9s. Toute la population                     du Mackenzie pourrait tenir dans un stade de rugby am\u00e9ricain.                     Les habitants sont \u00e9parpill\u00e9s depuis la fronti\u00e8re                     sud jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;ombre du p\u00f4le. Ils se composent                     de trappeurs, de mineurs, de missionnaires, d&rsquo;agents de police,                     de commer\u00e7ants, de marchands et de fonctionnaires.                     Certains Esquimaux m\u00e8nent une existence primitive et                     dure dans des camps de chasse et de p\u00eache isol\u00e9s,                     tandis que d&rsquo;autres ainsi que des Indiens et des Canadiens                     d&rsquo;origine europ\u00e9enne travaillent pour des soci\u00e9t\u00e9s                     mini\u00e8res et vivent dans des petits villages, o\u00f9                     l&rsquo;on jouit d&rsquo;une existence \u00e0 peu pr\u00e8s \u00ab\u00a0normale\u00a0\u00bb.                   <\/p>\n<p> On compte quatre-vingts agglom\u00e9rations dans les Territoires                     du Nord-Ouest, dont certaines se limitent \u00e0 quelques                     maisons group\u00e9es autour d&rsquo;un comptoir commercial ou                     d&rsquo;une station m\u00e9t\u00e9orologique, alors que d&rsquo;autres                     ont une population de 3,500 habitants. Hay River est le centre                     d&rsquo;une industrie de la p\u00eache de plusieurs millions de                     dollars, qui alimente les march\u00e9s du sud du Canada                     et des \u00c9tats-Unis en poisson blanc. Fort Smith, d&rsquo;autre                     part, est le chef-lieu de la partie ouest des territoires.                     \u00c0 l&rsquo;est d&rsquo;Inuvik, la toundra arctique s&rsquo;\u00e9tend,                     sur une distance de 1,200 milles, jusqu&rsquo;aux rives de la baie                     d&rsquo;Hudson. <\/p>\n<p> Au cours du pr\u00e9sent si\u00e8cle, la culture du                     sol sous les hautes latitudes a progress\u00e9 de plus en                     plus loin vers le nord, bien que la petite exploitation agricole                     et l&rsquo;horticulture aient toujours \u00e9t\u00e9 pratiqu\u00e9es                     dans le district de Mackenzie depuis l&rsquo;arriv\u00e9e des                     explorateurs et des premiers colons. Les stations exp\u00e9rimentales                     du minist\u00e8re de l&rsquo;Agriculture \u00e0 Fort Simpson                     et Yellowknife s&rsquo;efforcent par divers essais d&rsquo;am\u00e9liorer                     la qualit\u00e9 et la vari\u00e9t\u00e9 des l\u00e9gumes                     cultiv\u00e9s dans cette r\u00e9gion. <\/p>\n<p> La dur\u00e9e de l&rsquo;\u00e9t\u00e9 varie de deux br\u00e8ves                     semaines dans le nord de l&rsquo;\u00eele Ellesmere \u00e0 deux                     mois et demi dans le voisinage du Grand lac des Esclaves.                     Dans les r\u00e9gions du nord-est, la temp\u00e9rature                     moyenne du mois le plus chaud est inf\u00e9rieure \u00e0                     50 degr\u00e9s, et la moyenne de la temp\u00e9rature hivernale                     n&rsquo;atteint pas 32 degr\u00e9s. Les pr\u00e9cipitations                     sont faibles. Dans la vall\u00e9e du Mackenzie, il ne tombe                     que de 40 \u00e0 50 pouces de neige, ce qui repr\u00e9sente                     seulement la moiti\u00e9 des chutes de neige dans les r\u00e9gions                     des Grands lacs et du Saint-Laurent. <\/p>\n<p> Le pi\u00e9geage est la plus ancienne des industries des                     Territoires du Nord-Ouest, et aussi la plus importante en                     mati\u00e8re de revenus pour les habitants. Dans beaucoup                     de petits \u00ab\u00a0villages\u00a0\u00bb, les fourrures vendues au                     comptoir local repr\u00e9sentent presque le seul gagne-pain                     de ceux qui pr\u00e9f\u00e8rent continuer \u00e0 y faire                     leur vie. La valeur alimentaire du poisson et du gibier captur\u00e9s                     dans les T.N.-O. se chiffre \u00e0 quelque deux millions                     de dollars par ann\u00e9e. <\/p>\n<p> L&rsquo;industrie foresti\u00e8re est inexistante, mais les                     for\u00eats qu&rsquo;on y trouve semblent bien suffisantes pour                     subvenir en permanence aux besoins de la population. Les peuplements                     de bois d&rsquo;oeuvre du district de Mackenzie ont surtout de la                     valeur comme source de mat\u00e9riaux de construction et                     de combustible, et en tant que milieu favorable pour le gibier                     et les animaux \u00e0 fourrure. <\/p>\n<h3>Les mines<\/h3>\n<p> Il existe d&rsquo;immenses richesses min\u00e9rales au nord                     du 60e degr\u00e9, mais elles ne sont pas d&rsquo;acc\u00e8s                     facile. Il faut pour les exploiter un sens aigu de la prospection,                     beaucoup de travail et des capitaux suffisants \u00e0 aventurer,                     dans une r\u00e9gion o\u00f9 les risques sont grands et                     les enjeux \u00e9lev\u00e9s. <\/p>\n<p> Le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral fait ce qu&rsquo;il peut                     pour encourager et aider l&rsquo;entreprise priv\u00e9e en proc\u00e9dant                     \u00e0 des lev\u00e9s g\u00e9ologiques et a\u00e9rophotogramm\u00e9triques.                     Tout indique que les ressources du sous-sol sont assez riches                     pour compenser les d\u00e9savantages particuliers aux r\u00e9gions                     arctiques. Il existe de vastes r\u00e9serves d&rsquo;\u00e9nergie                     hydraulique, qui attendent d&rsquo;\u00eatre am\u00e9nag\u00e9es.                     Le cours sup\u00e9rieur du Yukon aurait, estime-t-on, un                     potentiel de quatre millions et demi de chevaux-vapeur, et                     une importante source inexploit\u00e9e de force hydraulique                     situ\u00e9e \u00e0 proximit\u00e9 du Grand lac des Esclaves                     serait d&rsquo;une valeur incomparable pour l&rsquo;exploitation des ressources                     min\u00e9rales de cette r\u00e9gion. <\/p>\n<p> Naturellement, il en co\u00fbtera davantage pour extraire                     les min\u00e9raux du nord et les exp\u00e9dier sur le                     march\u00e9 que pour effectuer les m\u00eames op\u00e9rations                     dans le cas des ressources identiques mais plus accessibles                     sises plus au sud. Pour obvier \u00e0 cet inconv\u00e9nient,                     les gisements doivent \u00eatre d&rsquo;une qualit\u00e9 exceptionnelle.                     Et pour amener les gens \u00e0 aller travailler dans le                     Nord, les salaires doivent aussi \u00eatre plus \u00e9lev\u00e9s                     que dans le Sud. <\/p>\n<p> Le principal probl\u00e8me est le transport. M\u00eame                     dans les endroits o\u00f9 les moyens n\u00e9cessaires                     existent, l&rsquo;\u00e9loignement consid\u00e9rable des march\u00e9s                     et des sources d&rsquo;approvisionnements, ainsi que le faible volume                     et les fluctuations de la circulation contribuent \u00e0                     faire du transport l&rsquo;op\u00e9ration la plus on\u00e9reuse                     de l&rsquo;exploitation mini\u00e8re et des autres industries.                   <\/p>\n<p> Les mines d&rsquo;or ont r\u00e9ussi \u00e0 fonctionner dans                     les lieux tr\u00e8s isol\u00e9s parce que les frais de                     ravitaillement ne constituent pas dans ce cas un facteur critique                     et que les frais d&rsquo;exp\u00e9dition de l&rsquo;or sont n\u00e9gligeables,                     mais les mines de m\u00e9taux communs ont le plus souvent                     une production volumineuse, qui exige des services de transport                     \u00e0 bon march\u00e9. <\/p>\n<p> Certains envisagent la possibilit\u00e9 du transport sous-marin                     par le nord. Les submersibles des \u00c9tats-Unis ont d\u00e9montr\u00e9                     que le passage sous les glaces de l&rsquo;Arctique est r\u00e9alisable,                     et lors d&rsquo;une r\u00e9union sur la mise en valeur du Grand                     Nord un conf\u00e9rencier a \u00e9voqu\u00e9 l&rsquo;image                     des p\u00e9niches-citernes submersibles remorqu\u00e9es                     par des sous-marins atomiques et transportant le p\u00e9trole                     du Nord canadien vers les march\u00e9s du sud et de l&rsquo;Europe.                   <\/p>\n<p> Tout cela est pour l&rsquo;avenir, et les grandes d\u00e9couvertes                     de minerais des derni\u00e8res ann\u00e9es restent li\u00e9es                     au transport par terre. En 1962, des g\u00eetes de fer tr\u00e8s                     importants ont \u00e9t\u00e9 rep\u00e9r\u00e9s dans                     l&rsquo;est du Territoire du Yukon. Deux ans plus tard, le ministre                     du Nord canadien et des Ressources nationales annon\u00e7ait                     qu&rsquo;un immense gisement du minerai de fer le plus riche du                     monde avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9couvert sur l&rsquo;\u00eele                     Baffin. On estime que ce nouveau filon contiendrait 180 millions                     de tonnes de minerai ayant une teneur de 69 p. 100 de fer.                   <\/p>\n<p> Il y a aussi du p\u00e9trole dans l&rsquo;Arctique. C&rsquo;est Alexander                     Mackenzie qui nous l&rsquo;a appris en voyant suinter l&rsquo;or noir                     sur les rives du Mackenzie, en 1789, l\u00e0 o\u00f9 se                     trouvent aujourd&rsquo;hui les champs p\u00e9trolif\u00e8res                     Norman-Wells. L&rsquo;entreprise priv\u00e9e a consacr\u00e9                     environ 75 millions de dollars aux travaux d&rsquo;exploration et                     de forage, dans le nord, au cours des cinq derni\u00e8res                     ann\u00e9es. <\/p>\n<p> Le probl\u00e8me du transport du p\u00e9trole comporte                     trois solutions possibles\u00a0: le rail, le pipe-line et                     le navire-citerne. D&rsquo;apr\u00e8s les sp\u00e9cialistes,                     la meilleure des trois serait peut-\u00eatre d&rsquo;acheminer                     le p\u00e9trole jusqu&rsquo;\u00e0 la c\u00f4te, probablement                     par pipe-line, et de l&rsquo;amener ensuite jusqu&rsquo;aux march\u00e9s                     par mer. <\/p>\n<h3>L&rsquo;Avenir du Nord<\/h3>\n<p> Il y a deux fa\u00e7ons de s&rsquo;adapter au Nord, qui, lui,                     semble singuli\u00e8rement ancr\u00e9 dans sa d\u00e9termination                     de ne pas s&rsquo;adapter aux habitants du sud. L&rsquo;une, celle des                     Esquimaux, est de n&rsquo;y rechercher que la subsistance\u00a0;                     l&rsquo;autre consiste \u00e0 compter sur les lignes de ravitaillement                     avec le Sud, d&rsquo;o\u00f9 proviennent les commodit\u00e9s                     n\u00e9cessaires aux gens habitu\u00e9s \u00e0 l&rsquo;attirail                     de la vie dans les r\u00e9gions australes. Cette seconde                     fa\u00e7on est devenue une possibilit\u00e9 depuis quelques                     ann\u00e9es, gr\u00e2ce aux progr\u00e8s techniques.                   <\/p>\n<p> Les recherches permettront sans doute de r\u00e9soudre                     plusieurs probl\u00e8mes\u00a0: prix, conditions de vie,                     transport, etc., car il reste encore beaucoup de choses \u00e0                     apprendre sur le Grand Nord canadien. Depuis 1870, ann\u00e9e                     o\u00f9 elle nous a \u00e9t\u00e9 c\u00e9d\u00e9e,                     jusqu&rsquo;\u00e0 ces derniers temps, nous avons quelque peu                     n\u00e9glig\u00e9 cette partie de notre territoire. Aujourd&rsquo;hui,                     nous utilisons les instruments g\u00e9ophysiques modernes                     pour d\u00e9nombrer ses ressources sur place et en appr\u00e9cier                     la valeur. Demain, il nous faudra en outre \u00e9tablir                     s&rsquo;il existe des march\u00e9s pour ses produits, combien                     co\u00fbterait leur exploitation et comment s&rsquo;effectuerait                     leur transport. Nous devrons faire preuve d&rsquo;imagination et                     tenir compte des possibilit\u00e9s des remorqueurs sous-marins,,                     de l&rsquo;a\u00e9roglisseur et autres inventions r\u00e9centes.                   <\/p>\n<p> Certes beaucoup de points d&rsquo;interrogation planent encore                     sur l&rsquo;Arctique, mais personne ne pr\u00e9tendra qu&rsquo;avec                     de l&rsquo;initiative et de l&rsquo;\u00e9nergie nous ne pouvons pas                     y trouver des r\u00e9ponses. <\/p>\n<p> Il existe plusieurs publications sur l&rsquo;Arctique, que l&rsquo;on                     peut se procurer en s&rsquo;adressant au minist\u00e8re du Nord                     canadien et des Ressources nationales, \u00e0 Ottawa. Le                     minist\u00e8re en fera parvenir la liste sur demande \u00e0                     ceux qui voudraient les conna\u00eetre. <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[37],"class_list":["post-2201","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-37"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 46, N\u00b0 7 - Juillet 1965 - Le Canada au nord du 60e parall\u00e8le - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-46-n-7-juillet-1965-le-canada-au-nord-du-60e-parallele\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 46, N\u00b0 7 - Juillet 1965 - Le Canada au nord du 60e parall\u00e8le\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Les terres septentrionales forment plus de quarante pour cent de la superficie totale du Canada. 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