{"id":2177,"date":"1989-07-01T00:00:00","date_gmt":"1989-07-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-70-n-4-juillet-aout-1989-des-animaux-et-des-hommes\/"},"modified":"2022-10-17T18:16:51","modified_gmt":"2022-10-17T18:16:51","slug":"vol-70-n-4-juillet-aout-1989-des-animaux-et-des-hommes","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-70-n-4-juillet-aout-1989-des-animaux-et-des-hommes\/","title":{"rendered":"Vol. 70, N\u00b0 4 &#8211; Juillet\/Ao\u00fbt 1989 &#8211; Des animaux et des hommes"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Les liens d&rsquo;amour tiss\u00e9s entre                     l&rsquo;homme et l&rsquo;animal depuis des temps imm\u00e9moriaux n&rsquo;ont cess\u00e9                     de se resserrer. Les \u00eatres humains ont besoin de la pr\u00e9sence                     des animaux, besoin de leur affection. Mais savent-ils la                     leur rendre\u00a0? <\/p>\n<p> Selon les arch\u00e9ologues, le chien a \u00e9t\u00e9 le premier animal                     domestiqu\u00e9 il y a environ 10,500 ans. Cette esp\u00e8ce tr\u00e8s r\u00e9pandue                     a aid\u00e9 l&rsquo;homme primitif \u00e0 chasser et \u00e0 porter des fardeaux.                     Puis, un jour, dans la nuit de la pr\u00e9histoire, un homme, une                     femme ou un enfant {vraisemblablement un enfant} a caress\u00e9                     un chien {vraisemblablement un chiot) qui a alors remu\u00e9 la                     queue en signe de reconnaissance. Une \u00e8re nouvelle naissait                     pour la race humaine. <\/p>\n<p> <em> L&rsquo;homo sapiens <\/em> n&rsquo;\u00e9tait plus seul au monde. Il avait                     maintenant \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s un alli\u00e9, un compagnon, un adorateur.                     En l&rsquo;apprivoisant, il s&rsquo;apprivoisait lui-m\u00eame. Pour le garder,                     il devait \u00eatre moins sauvage, apprendre la douceur. Une caresse                     et un battement de queue ont suffi pour pr\u00e9cipiter l&rsquo;homme                     sur la route de la civilisation. <\/p>\n<p> Le premier pays civilis\u00e9 que nous connaissons est l&rsquo;\u00c9gypte                     ancienne. L\u00e0, il y a 5,000 ans, les indig\u00e8nes ont apprivois\u00e9                     un chat sauvage pour faire de lui un chasseur, l&rsquo;exterminateur                     des souris et des rats. Probablement parce qu&rsquo;ils \u00e9taient                     utiles, les chats \u00e9taient alors entour\u00e9s de tendresse et l&rsquo;objet                     d&rsquo;un culte. De nos jours, ils sont toujours dorlot\u00e9s et ador\u00e9s,                     bien que sous une forme diff\u00e9rente. <\/p>\n<p> Dans le <em> Marchand de Venise<\/em>, Shakespeare, avec l&rsquo;esprit                     po\u00e9tique et la lucidit\u00e9 qui le caract\u00e9risent, nous parle d&rsquo;un                     \u00ab\u00a0 chat n\u00e9cessaire et innocent\u00a0\u00bb. Nul ne doute en                     effet que les animaux familiers, des poissons rouges aux chevaux,                     sont indispensables au bien-\u00eatre de l&rsquo;homme. <\/p>\n<p> Ceci est d&rsquo;ailleurs vrai \u00e9galement pour ceux qui ne poss\u00e8dent                     pas d&rsquo;animaux. Nos vies, \u00e0 leur contact, sont touch\u00e9es par                     une sorte de gr\u00e2ce qui r\u00e9veille en nous les instincts les                     plus nobles et les plus g\u00e9n\u00e9reux. D\u00e9j\u00e0 vers les ann\u00e9es 1880,                     le corps enseignant am\u00e9ricain avait inclus au programme scolaire                     destin\u00e9 aux \u00e9l\u00e8ves de l&rsquo;\u00e9cole primaire un cours sur \u00ab\u00a0le                     traitement des animaux pour former le caract\u00e8re des enfants\u00a0\u00bb.                     Un dictionnaire d\u00e9finit l&rsquo;\u00eatre \u00ab\u00a0 humain\u00a0\u00bb comme                     \u00e9tant \u00ab\u00a0une personne en qui se r\u00e9alise pleinement la                     nature humaine dans ce qu&rsquo;elle a d&rsquo;essentiel et d&rsquo;universel\u00a0\u00bb.                     Faire preuve d&rsquo;humanit\u00e9 est, selon une autre d\u00e9finition, \u00e9prouver                     un \u00ab\u00a0sentiment de sympathie, de compassion et de respect                     \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard des \u00eatres vivants\u00a0\u00bb. La bienveillance envers                     son prochain et envers les animaux puise \u00e0 la m\u00eame source.                   <\/p>\n<p> Notre besoin des animaux repose essentiellement sur le fait                     qu&rsquo;ils sont diff\u00e9rents de nous. Etre en contact avec d&rsquo;autres                     esp\u00e8ces permet de percevoir la race humaine sous un nouvel                     angle. Leur pr\u00e9sence nous rappelle que les \u00eatres humains ne                     sont que des pions sur l&rsquo;\u00e9chiquier existentiel, que nous faisons                     partie de l&rsquo;ordre naturel, que nous n&rsquo;en sommes pas les ma\u00eetres.                     Les animaux de compagnie encouragent une coexistence paisible                     entre l&rsquo;homme et le reste de la cr\u00e9ation. <\/p>\n<p> La pr\u00e9sence de l&rsquo;animal restaure en nous la fiert\u00e9 d&rsquo;avant                     \u00ab\u00a0la chute\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0Un chien regarde bien un \u00e9v\u00eaque\u00a0\u00bb,                     dit-on, et pour lui un roi est l&rsquo;\u00e9gal d&rsquo;un gueux. Les personnages                     royaux, en fait, semblent avoir toujours port\u00e9 une affection                     particuli\u00e8re aux animaux, peut-\u00eatre parce qu&rsquo;ils savaient                     pour une fois \u00eatre aim\u00e9s pour eux- m\u00eames et non pas pour leur                     pouvoir. <\/p>\n<p> Le mot \u00ab\u00a0sinc\u00e8re\u00a0\u00bb vient imm\u00e9diatement \u00e0 l&rsquo;esprit                     quand on parle d&rsquo;animaux. Dans un monde o\u00f9 chacun refr\u00e8ne                     ses impulsions et cache ses sentiments, les animaux sont innocents                     et incapables de duplicit\u00e9. Candides, ils nous font voir la                     vie sous un jour plus simple. Ils nous aident \u00e0 rejeter le                     superflu, \u00e0 revenir \u00e0 l&rsquo;essentiel. Dans nos moments de confusion,                     nous pourrions avec profit nous tourner vers nos amis \u00e0 quatre                     pattes comme le faisait Christopher Smart, po\u00e8te du 18e si\u00e8cle,                     car disait-il, \u00ab\u00a0Mon chat Jeoffrey est le serviteur du                     Dieu vivant&#8230;\u00a0\u00bb L&rsquo;hypocrisie, l&rsquo;un des traits les moins                     attachants de l&rsquo;\u00eatre humain, est inconnue aux animaux. Nous                     pourrions aujourd&rsquo;hui concourir avec le Comte d&rsquo;Orsay qui,                     avec sa morgue d&rsquo;aristocrate, affirmait\u00a0: \u00ab\u00a0Plus                     je regarde les repr\u00e9sentants du peuple, plus j&rsquo;admire mes                     chiens.\u00a0\u00bb Bien que nous appr\u00e9ciions les diff\u00e9rences qui                     distinguent l&rsquo;homme de l&rsquo;animal, nous sommes frapp\u00e9s par leurs                     similarit\u00e9s. C&rsquo;est pourquoi sans doute nous leur donnons des                     noms humains. Ils savent communiquer avec nous; m\u00eame les poissons                     rouges viennent gargouiller \u00e0 la surface de l&rsquo;eau pour qu&rsquo;on                     leur donne \u00e0 manger ou change leur eau. On affirme que le                     rire est le propre de l&rsquo;homme. Pourtant, les chats et les                     chiens, en particulier, t\u00e9moignent \u00e0 leur fa\u00e7on d&rsquo;un sens                     de l&rsquo;humour. Tendres compagnons, ils aiment tout partager                     avec leurs amis \u00e0 deux pattes. Fac\u00e9tieux, ils tentent de nous                     faire sourire lorsqu&rsquo;ils sentent que nous sommes en peine.                   <\/p>\n<p> Le c\u00f4t\u00e9 divertissant des animaux est g\u00e9n\u00e9ralement la raison                     pour laquelle on en offre un aux enfants. C&rsquo;est un jouet,                     mais un jouet qui apporte beaucoup plus que le jeu. Les psychologues                     estiment que l&rsquo;amiti\u00e9 qu&rsquo;un enfant porte \u00e0 l&rsquo;animal lui permet                     d&rsquo;\u00e9voluer affectivement, d&rsquo;\u00e9tendre \u00e0 autrui l&rsquo;amour qu&rsquo;il                     \u00e9prouve pour ses parents. Il lui permet de donner libre cours                     \u00e0 son instinct de protection. Prendre soin d&rsquo;un animal enseigne                     la responsabilit\u00e9. <\/p>\n<h3>Les enfants ont besoin d&rsquo;animaux et                   le reste                   de la famille aussi<\/h3>\n<p> G\u00e9n\u00e9ralement, les parents adoptent un animal parce qu&rsquo;ils                     d\u00e9cident que leurs enfants en ont \u00ab\u00a0besoin\u00a0\u00bb. En                     fait, ce besoin est partag\u00e9 par toute la famille. Lors d&rsquo;une                     conf\u00e9rence de la Soci\u00e9t\u00e9 des animaux de compagnie, tenue \u00e0                     Paris en 1982, Anne Ottney Cain, professeure de l&rsquo;universit\u00e9                     de Maryland, sp\u00e9cialis\u00e9e dans les soins infirmiers psychiatriques,                     a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 les r\u00e9sultats d&rsquo;une \u00e9tude qui portait sur 60 familles                     vivant avec une grande vari\u00e9t\u00e9 d&rsquo;animaux, chats, chiens, mouffettes,                     singes et ch\u00e8vres. Les liens familiaux se resserrent en pr\u00e9sence                     d&rsquo;un animal. Les enfants se disputent moins et sont plus conciliants.                     L&rsquo;atmosph\u00e8re familiale est donc plus d\u00e9tendue. Les parents                     s&rsquo;entendent mieux. <\/p>\n<p> Depuis toujours, les \u00eatres humains reconnaissent l&rsquo;effet                     apaisant des animaux, effet qui a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9 par la science                     moderne. Suite \u00e0 une s\u00e9rie d&rsquo;exp\u00e9riences qui ont mis l&rsquo;accent                     sur l&rsquo;importance du r\u00f4le de l&rsquo;animal de compagnie dans notre                     soci\u00e9t\u00e9, le docteur Aaron H. Katcher, professeur de psychiatrie                     \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de Pennsylvanie, a prouv\u00e9 que les animaux aidaient                     leur ma\u00eetre \u00e0 se maintenir en bonne sant\u00e9. <\/p>\n<p> Le docteur Katcher et ses associ\u00e9s commenc\u00e8rent par \u00e9tudier                     un groupe de patients rentr\u00e9s chez eux \u00e0 la suite d&rsquo;une crise                     cardiaque. Apr\u00e8s un an, il devint clair que ceux qui avaient                     un animal de compagnie survivaient plus longtemps. Les chercheurs                     constat\u00e8rent une baisse de la tension art\u00e9rielle des sujets                     lorsqu&rsquo;ils \u00e9taient avec leur animal, et que le simple fait                     de parler d&rsquo;eux produisait le m\u00eame r\u00e9sultat. <\/p>\n<h3>Les animaux sont-ils sensibles aux                   \u00e9motions humaines\u00a0? Il semblerait que oui.<\/h3>\n<p> L&rsquo;effet calmant que les animaux ont sur les \u00eatres humains                     s&rsquo;accentue quand on leur parle. Normalement, on observe une                     hausse de tension chez la personne qui s&rsquo;entretient avec une                     autre. Or, le contraire se produit lorsque l&rsquo;interlocuteur                     est un animal. Le docteur Katcher \u00e9tablit un parall\u00e8le entre                     le r\u00e9confort obtenu en s&rsquo;adressant \u00e0 un animal et celui qui                     d\u00e9rive de la pri\u00e8re. \u00ab\u00a0La pri\u00e8re, dit-il dans un article                     paru dans le <em> Science Digest<\/em>, s&rsquo;accompagne de plaisirs                     sensuels\u00a0: encens, musique, rituel corporel, contacts                     agr\u00e9ables\u00a0: mains jointes, chapelet. Le dialogue avec                     un animal est li\u00e9 \u00e0 des attouchements, des odeurs plaisantes,                     une sensation de chaleur. Dans un cas comme dans l&rsquo;autre,                     on se sent compris.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Dans le cadre d&rsquo;un sondage men\u00e9 aupr\u00e8s de personnes qui                     avaient l&rsquo;habitude de parler \u00e0 leur chien, 98 pour cent ont                     d\u00e9clar\u00e9 que leur \u00ab\u00a0compagnon\u00a0\u00bb \u00e9tait sensible \u00e0                     leur humeur. (Une autre enqu\u00eate a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que 96 pour cent                     des gens qui ont des chats leur parlent.} Le sentiment que                     l&rsquo;animal comprend l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;\u00e2me de son ma\u00eetre est de plus en                     plus important au sein de notre soci\u00e9t\u00e9 urbaine. Nous sommes                     des \u00ab\u00a0esseul\u00e9s\u00a0\u00bb, nous souffrons d&rsquo;ali\u00e9nation, de                     l&rsquo;impersonnalit\u00e9 des rapports. Nous doutons de notre identit\u00e9,                     cherchons confirmation de notre caract\u00e8re unique. En s&rsquo;identifiant                     \u00e0 leur ma\u00eetre, les animaux r\u00e9pondent \u00e0 ces besoins. <\/p>\n<p> L&rsquo;\u00e9volution des soci\u00e9t\u00e9s des pays occidentaux rend la pr\u00e9sence                     des animaux plus importante que jamais. Les solitaires se                     sentent de plus en plus isol\u00e9s, les liens familiaux se rel\u00e2chant.                     La progression du nombre des divorces et des mariages tardifs                     fait qu&rsquo;un nombre croissant de personnes vivent seules, sont                     priv\u00e9es de contact humain permanent. Les couples d\u00e9cident                     souvent de ne pas avoir d&rsquo;enfant ou d&rsquo;en avoir un sur le tard.                     La mobilit\u00e9 de la population dans un pays aussi vaste que                     le Canada s\u00e9pare les familles. Les personnes \u00e2g\u00e9es, lorsque                     les enfants ont quitt\u00e9 le toit familial, se retrouvent seules.                   <\/p>\n<p> \u00ab\u00a0Le fait que les animaux sont n\u00e9cessaires au bien-\u00eatre                     des hommes met l&rsquo;accent sur l&rsquo;isolement grandissant dont souffre                     l&rsquo;humanit\u00e9\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 John Hoyt, ancien pr\u00e9sident de                     la Humane Society des \u00c9tats -Unis. Nous en sommes de plus                     en plus conscients. Le nombre des chats et des chiens au Canada,                     estim\u00e9 actuellement \u00e0 3 millions, progresse au taux de huit                     \u00e0 neuf pour cent par an. <\/p>\n<h3>Les animaux, rem\u00e8de merveilleux contre                   le stress<\/h3>\n<p> Les animaux sont un excellent rem\u00e8de contre le stress, source                     de multiples maladies dans l&rsquo;environnement hypertendu d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.                     Les ma\u00eetres, a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 une \u00e9tude effectu\u00e9e en Angleterre, donnent                     une grande importance \u00e0 la f\u00eate que leur font les animaux                     quand ils rentrent chez eux, signe r\u00e9v\u00e9lateur du plaisir qu&rsquo;ils                     \u00e9prouvent \u00e0 avoir \u00ab\u00a0quelqu&rsquo;un\u00a0\u00bb heureux de les voir                     apr\u00e8s une journ\u00e9e stressante. Les \u00eatres humains ont un besoin                     inn\u00e9 de contact physique, besoin qu&rsquo;ils doivent r\u00e9primer en                     regard des conventions sociales auxquelles ils sont astreints,                     notamment dans les soci\u00e9t\u00e9s britannique et am\u00e9ricaine. Or,                     caresser un animal est bien vu. <\/p>\n<p> Les bienfaits de l&rsquo;animal sur la sant\u00e9 psychologique de                     leur ma\u00eetre, apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 longtemps oubli\u00e9s, viennent d&rsquo;\u00eatre                     red\u00e9couverts. En 1700, un asile d&rsquo;ali\u00e9n\u00e9s anglais, appel\u00e9                     York Retreat, utilisait les animaux pour aider les patients                     \u00e0 sortir de leur d\u00e9tachement. <\/p>\n<p> Cette th\u00e9rapie qui \u00e9tait tomb\u00e9e dans l&rsquo;oubli conna\u00eet, depuis                     les ann\u00e9es 60, un renouveau sous le nom de \u00ab\u00a0Pet Facilitated                     Therapy\u00a0\u00bb (PFT), gr\u00e2ce, en partie, aux efforts du psychologue                     new-yorkais Boris Levinson, qui a publi\u00e9 en 1972 un ouvrage                     intitul\u00e9 <em> Pets and Human Development<\/em>. C&rsquo;est en soignant                     un enfant mur\u00e9 en lui- m\u00eame qu&rsquo;il a d\u00e9couvert ce qui allait                     \u00eatre sa sp\u00e9cialit\u00e9. <\/p>\n<p> \u00ab\u00a0Jingles\u00a0\u00bb, le chien du m\u00e9decin, se trouvait                     par hasard dans le bureau de ce dernier lors de la premi\u00e8re                     visite de l&rsquo;enfant qui, en l&rsquo;apercevant, se pr\u00e9cipita vers                     lui et lui passa les bras autour du cou. Le chien participa                     alors \u00e0 toutes les s\u00e9ances th\u00e9rapeutiques et, parce que Jingles                     voulait partager avec son ma\u00eetre cette amiti\u00e9 naissante, l&rsquo;enfant                     accepta le psychologue. Cette amiti\u00e9 \u00e0 trois, centr\u00e9e sur                     le chien, permit de gu\u00e9rir le petit gar\u00e7on. <\/p>\n<p> La th\u00e9rapie par l&rsquo;animal fit son entr\u00e9e dans les \u00e9tablissements                     hospitaliers lorsque, en 1978, un patient du State Hospital                     for the Criminally Insane de Lima, Ohio, trouva un oiseau                     bless\u00e9 et essaya de le soigner. D&rsquo;autres patients s\u00e9v\u00e8rement                     autistiques s&rsquo;int\u00e9ress\u00e8rent au projet, attrap\u00e8rent des insectes                     pour nourrir la petite b\u00eate et en firent le centre des conversations                     entre eux et avec le personnel soignant. <\/p>\n<p> Les psychiatres, sensibles aux progr\u00e8s des malades, install\u00e8rent                     un aquarium dans le salon des hommes, succ\u00e8s probant qui fut                     suivi par l&rsquo;apparition de perroquets, de cacato\u00e8s, d&rsquo;hamsters                     et de cochons d&rsquo;Inde. Les violents t\u00e9moign\u00e8rent de la tendresse                     aux animaux et furent plus faciles \u00e0 traiter. Les animaux                     furent le catalyseur qui fit na\u00eetre la conversation et la                     confiance entre patients et th\u00e9rapeutes. <\/p>\n<p> \u00ab\u00a0Les animaux sont de parfaits amis, a \u00e9crit George                     Eliot. Ils ne vous posent pas de questions, ne vous critiquent                     jamais.\u00a0\u00bb Cette d\u00e9claration manque peut-\u00eatre de rigueur                     scientifique pour expliquer le succ\u00e8s des th\u00e9rapies ax\u00e9es                     sur les animaux, mais non de v\u00e9rit\u00e9; les animaux vous acceptent                     tel que vous \u00eates. Votre fa\u00e7on de parler, de vous habiller,                     votre \u00e2ge n&rsquo;ont aucun sens pour eux. Seule leur importe la                     bont\u00e9 que vous leur t\u00e9moignez, bont\u00e9 qui, en leur pr\u00e9sence,                     semble jaillir de chacun de nous. <\/p>\n<p> Pour exploiter au maximum ce ph\u00e9nom\u00e8ne, on a recours \u00e0 ces                     \u00ab\u00a0 th\u00e9rapeutes\u00a0\u00bb non humains partout dans les pays                     occidentaux afin de lever les barri\u00e8res psychologiques et                     de motiver les patients apathiques. Les animaux aident les                     handicap\u00e9s mentaux \u00e0 apprendre, et ceux qui ont \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9s                     d&rsquo;apoplexie, \u00e0 recouvrer la parole sans ressentir aucune g\u00eane.                   <\/p>\n<p> Les m\u00e9decins tirent parti \u00e9galement du fait que les animaux                     am\u00e9liorent l&rsquo;\u00e9tat psychologique des patients et que les malades                     qui ont bon moral gu\u00e9rissent plus vite. Le nombre de programmes                     b\u00e9n\u00e9voles, qui visent \u00e0 redonner le go\u00fbt de vivre aux malades                     hospitalis\u00e9s en leur amenant r\u00e9guli\u00e8rement les animaux, se                     multiplie. Les animaux servent \u00e9galement \u00e0 r\u00e9conforter les                     mourants. De nos jours, il est devenu pratique courante de                     permettre aux malades de garder pr\u00e8s d&rsquo;eux leur animal, hiss\u00e9                     ainsi au rang de \u00ab\u00a0membre de la famille\u00a0\u00bb. <\/p>\n<h3>Le monde ne peut pas vivre sans amour<\/h3>\n<p> Le r\u00f4le th\u00e9rapeutique des animaux est amen\u00e9 \u00e0 prendre de                     l&rsquo;ampleur avec le vieillissement de la population. Les personnes                     \u00e2g\u00e9es, souvent seules, n&rsquo;ont de liens affectifs \u00e9troits qu&rsquo;avec                     un animal. Devoir s&rsquo;occuper de \u00ab\u00a0quelqu&rsquo;un\u00a0\u00bb donne                     un sens \u00e0 leur vie, une raison de se lever le matin. Le besoin                     de se sentir utile existe \u00e0 tout \u00e2ge au plus profond de chacun.                   <\/p>\n<p> Vu le r\u00f4le b\u00e9n\u00e9fique et important des animaux familiers                     au sein de notre soci\u00e9t\u00e9, il semble \u00e9trange qu&rsquo;ils soient                     si souvent maltrait\u00e9s. Ils sont n\u00e9glig\u00e9s, battus par des individus                     sans coeur ni sensibilit\u00e9. Des centaines d&rsquo;animaux sains sont                     \u00ab\u00a0endormis\u00a0\u00bb parce que leurs ma\u00eetres souhaitent                     s&rsquo;en d\u00e9barrasser. Dick Brown, \u00e9crivain qui publie des articles                     dans la revue <em> Good Life<\/em>, affirme que la Soci\u00e9t\u00e9 protectrice                     des animaux, re\u00e7oit toutes les ann\u00e9es, juste apr\u00e8s No\u00ebl, une                     pluie d&rsquo;appels provenant de familles qui, ayant chang\u00e9 d&rsquo;avis,                     ne veulent plus d&rsquo;un chat ou d&rsquo;un chien. Lorsque l&rsquo;\u00e9cole reprend,                     cette pluie devient un \u00ab\u00a0d\u00e9luge\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p> Les hommes n&rsquo;ont pas \u00e0 \u00eatre fiers de leur attitude envers                     les animaux. Souvent, ils se servent d&rsquo;eux pour se donner                     une image et non pas pour avoir un compagnon. Dans les rues,                     on exhibe son caniche ou son danois comme on arbore un ensemble                     Dior. Les chats, les chiens, les chevaux sont s\u00e9lectionn\u00e9s                     en fonction de leur beaut\u00e9 et de certains traits appr\u00e9ci\u00e9s                     par les humains. Victimes des pratiques s\u00e9lectives des \u00e9leveurs,                     ils acqui\u00e8rent un temp\u00e9rament impr\u00e9visible, voire des malformations                     physiques qui les font souffrir. <\/p>\n<p> Lorsque des accidents se produisent, je pense en particulier                     \u00e0 la terreur caus\u00e9e par les \u00ab\u00a0pit bulls\u00a0\u00bb, le chien                     re\u00e7oit g\u00e9n\u00e9ralement tout le bl\u00e2me. Or, comme le pr\u00e9cise Vivian                     Singer-Ferris dans la revue <em> Humane Viewpoint<\/em>, ces                     chiens sont d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment \u00e9lev\u00e9s et dress\u00e9s pour stimuler au                     maximum leur f\u00e9rocit\u00e9. \u00ab\u00a0Ce probl\u00e8me ne peut \u00eatre compris                     et humainement r\u00e9solu qu&rsquo;en se pla\u00e7ant d&rsquo;un point de vue historique                     et psychologique, en \u00e9tudiant non le chien mais son ma\u00eetre.                     Le dilemme des \u00ab\u00a0pit bulls\u00a0\u00bb repose essentiellement                     sur l&rsquo;irresponsabilit\u00e9 de leur propri\u00e9taire\u00a0\u00bb, \u00e9crit-elle.                   <\/p>\n<p> Autre sujet controvers\u00e9\u00a0: la quantit\u00e9 de nourriture                     que les animaux de compagnie consomment. Le secteur des aliments                     pour animaux repr\u00e9sente 2.8 milliards de dollars de chiffre                     d&rsquo;affaires. Peut-on justifier une telle d\u00e9pense pour des animaux,                     alors que des milliers d&rsquo;\u00eatres humains meurent de faim dans                     les pays en voie de d\u00e9veloppement\u00a0? <\/p>\n<p> Les all\u00e9es des supermarch\u00e9s consacr\u00e9es uniquement aux besoins                     des animaux sont quelque peu embarrassantes, m\u00eame si l&rsquo;on                     s&#8217;empresse de souligner que ces aliments sont pr\u00e9par\u00e9s \u00e0 base                     d&rsquo;abats et de d\u00e9chets impropres \u00e0 la consommation humaine.                     On pr\u00e9cise \u00e9galement que m\u00eame les plus d\u00e9munis des pays les                     plus pauvres gardent des animaux familiers et partagent avec                     eux leur nourriture. Souvent, ce compagnon est leur seul \u00ab\u00a0luxe\u00a0\u00bb,                     le seul \u00e9l\u00e9ment de douceur dans une vie par ailleurs intol\u00e9rable.                   <\/p>\n<p> Certes, les attentions que les humains portent \u00e0 leurs animaux                     sont parfois excessives. Certains poussent l&rsquo;extravagance                     jusqu&rsquo;\u00e0 leur acheter des bijoux co\u00fbteux. Disons toutefois                     \u00e0 leur d\u00e9charge que chacun a sa mani\u00e8re de montrer son amour,                     et l&rsquo;amour, comme le dit la chanson, \u00ab\u00a0est ce qui fait                     tourner le monde\u00a0\u00bb. Pourtant, l&rsquo;amour v\u00e9ritable n&rsquo;existe                     pas sans responsabilit\u00e9. Nous avons tous le devoir de veiller                     au bien-\u00eatre des animaux, devoir qui est l&rsquo;expression de notre                     gratitude pour leur contribution au bien-\u00eatre de l&rsquo;humanit\u00e9.                   <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[70],"class_list":["post-2177","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-70"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 70, N\u00b0 4 - Juillet\/Ao\u00fbt 1989 - Des animaux et des hommes - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-70-n-4-juillet-aout-1989-des-animaux-et-des-hommes\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 70, N\u00b0 4 - Juillet\/Ao\u00fbt 1989 - Des animaux et des hommes\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Les liens d&rsquo;amour tiss\u00e9s entre l&rsquo;homme et l&rsquo;animal depuis des temps imm\u00e9moriaux n&rsquo;ont cess\u00e9 de se resserrer. 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