{"id":2165,"date":"1979-01-01T00:00:00","date_gmt":"1979-01-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-60-n-1-janvier-1979-ecouter-et-se-faire-ecouter\/"},"modified":"2022-10-17T18:13:48","modified_gmt":"2022-10-17T18:13:48","slug":"vol-60-n-1-janvier-1979-ecouter-et-se-faire-ecouter","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-60-n-1-janvier-1979-ecouter-et-se-faire-ecouter\/","title":{"rendered":"Vol. 60, N\u00b0 1 &#8211; Janvier 1979 &#8211; \u00c9couter et se faire \u00e9couter"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p> <a href=\"pdf\/janvier1979.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Formatage                     PDF<\/a> <\/p>\n<p class=\"boldtext\">Une grande partie du temps consacr\u00e9                     \u00e0 nos rapports avec les autres consiste \u00e0 \u00e9couter.                     Mais \u00e9coutons-nous vraiment tout ce que les autres                     ont \u00e0 dire\u00a0? Nous examinerons ici une fonction                     bien n\u00e9glig\u00e9e ainsi que les moyens de la mieux                     remplir. Et aussi comment rendre notre message plus facile                     \u00e0 \u00e9couter&#8230; <\/p>\n<p> Le c\u00e9l\u00e8bre romancier Andr\u00e9 Gide commen\u00e7ait                     un jour une conf\u00e9rence par cette remarque\u00a0: \u00ab\u00a0Tout                     ceci a \u00e9t\u00e9 dit auparavant, mais comme personne                     n&rsquo;a \u00e9cout\u00e9, il faut le redire.\u00a0\u00bb Combien                     souvent arrive-t-il que personne n&rsquo;\u00e9coute et que de                     fois il est n\u00e9cessaire de r\u00e9p\u00e9ter un                     message parce qu&rsquo;on n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 attentif. Dans                     les relations professionnelles, familiales ou personnelles,                     l&rsquo;incapacit\u00e9 d&rsquo;\u00e9couter convenablement est \u00e0                     tout le moins la cause d&rsquo;un \u00e9norme gaspillage de temps.                   <\/p>\n<p> Pourtant, on n&rsquo;a gu\u00e8re accord\u00e9 d&rsquo;attention                     jusqu&rsquo;ici \u00e0 l&rsquo;action d&rsquo;\u00e9couter dans la communication.                     Les cours th\u00e9oriques de communications tendent encore                     \u00e0 mettre l&rsquo;accent sur le savoir-parler et le savoir-\u00e9crire                     plut\u00f4t que sur la technique de la r\u00e9ception et                     de l&rsquo;assimilation des id\u00e9es. Depuis quelque temps cependant                     certaines grandes entreprises am\u00e9ricaines commencent                     \u00e0 offrir \u00e0 leurs employ\u00e9s des cours sur                     l&rsquo;art d&rsquo;\u00e9couter. Cette initiative est due principalement                     au fait que l&rsquo;on estime dans les milieux comp\u00e9tents                     que le pouvoir d&rsquo;\u00e9couter des ouvriers de l&rsquo;industrie                     est de moins de 50 p. 100, ce qui signifie qu&rsquo;environ la moiti\u00e9                     seulement des messages verbaux diffus\u00e9s dans le courant                     d&rsquo;une journ\u00e9e de travail est bien comprise. <\/p>\n<p> Les grandes entreprises se pr\u00e9occupent naturellement                     de la communication, \u00e9tant donn\u00e9 qu&rsquo;elle joue                     un r\u00f4le si essentiel dans leurs op\u00e9rations. De                     la communication orale surtout, car la parole est dans une                     large mesure le combustible de la machine administrative des                     soci\u00e9t\u00e9s. Des enqu\u00eates indiquent que les                     cadres sup\u00e9rieurs des grandes compagnies am\u00e9ricaines                     emploient jusqu&rsquo;\u00e0 80 p. 100 de leur temps de travail                     \u00e0 discuter, en r\u00e9union, en conversation personnelle                     ou au t\u00e9l\u00e9phone. Suppos\u00e9 qu&rsquo;ils \u00e9coutent                     plus qu&rsquo;ils ne parlent, comme le fait d&rsquo;ordinaire un bon chef,                     ils consacrent environ la moiti\u00e9 de leur journ\u00e9e                     \u00e0 \u00e9couter. <\/p>\n<p> Le temps pass\u00e9 \u00e0 \u00e9couter diminue quelque                     peu \u00e0 mesure que l&rsquo;on descend dans l&rsquo;\u00e9chelle                     hi\u00e9rarchique. Mais l&rsquo;action d&rsquo;\u00e9couter demeure                     une fonction essentielle, du bureau du patron jusqu&rsquo;aux ateliers.                     Elle est primordiale pour faire ex\u00e9cuter les choses                     et influe fortement sur le moral, qui \u00e0 son tour agit                     sur la productivit\u00e9. Les m\u00eames phrases se retrouvent                     dans toutes les enqu\u00eates sur l&rsquo;attitude des employ\u00e9s                     envers leurs sup\u00e9rieurs. L&rsquo;homme qui s&rsquo;entend bien                     avec son patron dira\u00a0: \u00ab\u00a0Il m&rsquo;\u00e9coute\u00a0\u00bb                     ou \u00ab\u00a0On peut lui parler\u00a0\u00bb. Les autres diront le                     contraire. <\/p>\n<p> Un fait qui s&rsquo;est produit dans une usine manufacturi\u00e8re                     des \u00c9tats-Unis il y a quelques ann\u00e9es d\u00e9montre                     clairement les cons\u00e9quences de la mauvaise r\u00e9ception                     des messages dans l&rsquo;industrie. Un grave probl\u00e8me de                     contr\u00f4le de la qualit\u00e9 se posait \u00e0 cette                     entreprise, et il fallut des mois &#8211; et des sommes relativement                     consid\u00e9rables &#8211; pour l&rsquo;identifier et le r\u00e9soudre.                     Or, un jeune ouvrier sur le point de d\u00e9missionner avoua                     au chef du personnel qu&rsquo;il savait depuis le d\u00e9but ce                     qui n&rsquo;allait pas. Pourquoi donc n&rsquo;en avait-il pas parler\u00a0?                     \u00ab\u00a0Eh bien, a-t-il r\u00e9v\u00e9l\u00e9, je me                     suis adress\u00e9 et \u00e0 mon contrema\u00eetre et                     \u00e0 l&rsquo;ing\u00e9nieur des services techniques, mais                     ils n&rsquo;ont pas voulu m&rsquo;\u00e9couter. J&rsquo;ai cess\u00e9 d&rsquo;essayer                     de leur dire quand j&rsquo;ai eu l&rsquo;impression qu&rsquo;ils me prenaient                     pour un nigaud.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Si cet exemple indique qu&rsquo;il serait possible d&rsquo;apprendre                     \u00e0 mieux \u00e9couter dans les entreprises, petites                     et grandes, il donne \u00e9galement \u00e0 entendre que                     l&rsquo;on pourrait aussi \u00e9couter plus attivement dans la                     soci\u00e9t\u00e9 en g\u00e9n\u00e9ral. Il s&rsquo;agit                     ni plus ni moins que de la disponibilit\u00e9 \u00e0 \u00e9couter,                     disposition plus souvent absente chez les humains qu&rsquo;on ne                     veut l&rsquo;admettre. Les cas o\u00f9 l&rsquo;on parle dans le d\u00e9sert                     ne sont pas aussi rares qu&rsquo;on le croit. <\/p>\n<p> C&rsquo;est presque un lieu commun d&rsquo;affirmer que dans les disputes                     de m\u00e9nage les \u00e9poux \u00ab\u00a0n&rsquo;arrivent pas \u00e0                     communiquer\u00a0\u00bb. C&rsquo;en est s\u00fbrement un chez les parents                     de dire que leurs enfants \u00ab\u00a0ne veulent pas \u00e9couter                     la voix du bon sens\u00a0\u00bb. D&rsquo;autre part, les jeunes se plaignent                     que leurs a\u00een\u00e9s ne prennent pas au s\u00e9rieux                     ce qu&rsquo;ils ont \u00e0 dire. Manifestement, les messages \u00e9motifs                     que nous adressons \u00e0 nos proches ne sont pas entendus                     comme il conviendrait. <\/p>\n<p> Comme l&rsquo;a dit Samuel Butler, \u00ab\u00a0il faut deux personnes                     pour dire quelque chose\u00a0: celle qui parle et celle qui                     \u00e9coute. L&rsquo;une est aussi indispensable que l&rsquo;autre \u00e0                     l&rsquo;\u00e9nonciation d&rsquo;une v\u00e9rit\u00e9.\u00a0\u00bb Nous                     avons tous \u00e0 \u00e9couter dans la vie, mais nous                     nous inqui\u00e9tons peu pour la plupart de savoir comment                     nous nous acquittons de cette t\u00e2che capitale dans les                     affaires humaines. Nous confondons les mots entendre et \u00e9couter,                     croyant que si l&rsquo;audition est une fonction naturelle, il doit                     en \u00eatre ainsi de la facult\u00e9 d&rsquo;\u00e9couter.                     Or, d&rsquo;apr\u00e8s le sp\u00e9cialiste en communications                     verbales Harrel Allen, c&rsquo;est tout le contraire. \u00ab\u00a0\u00c9couter,                     dit-il, est un travail ardu et exige un surcro\u00eet d&rsquo;\u00e9nergie\u00a0:                     le cour bat plus vite, la circulation sanguine s&rsquo;acc\u00e9l\u00e8re                     et la temp\u00e9rature monte.\u00a0\u00bb <\/p>\n<h3>L&rsquo;esprit s&rsquo;\u00e9lance comme un cheval                   emball\u00e9<\/h3>\n<p> \u00c9couter est donc une forme d&rsquo;activit\u00e9. Ceux                     qui aspirent \u00e0 bien exercer cette t\u00e2che doivent                     en faire une action consciente. Que faut-il pour bien \u00e9couter\u00a0?                     Tout commence par la concentration. Nous \u00e9coutons parler                     les autres \u00e0 travers un \u00e9pais \u00e9cran de                     distractions physiques et psychiques que l&rsquo;on ne peut percer                     que par l&rsquo;application intentionnelle de la force de l&rsquo;esprit.                   <\/p>\n<p> Les distractions physiques sont g\u00e9n\u00e9ralement                     assez faciles \u00e0 \u00e9carter, m\u00eame si peu de                     gens s&rsquo;en donnent la peine. Il suffit souvent de fermer une                     porte ou une fen\u00eatre, de s&rsquo;\u00e9loigner des chuchoteurs,                     de supprimer les appels t\u00e9l\u00e9phoniques. Mais                     les distractions engendr\u00e9es par notre esprit le sont                     beaucoup moins. Car il y a dans l&rsquo;acte d&rsquo;\u00e9couter un                     obstacle immanent\u00a0: celui qui parle ne peut pas marcher                     du m\u00eame pas que la pens\u00e9e de celui qui \u00e9coute.                   <\/p>\n<p> La vitesse moyenne de l&rsquo;\u00e9locution est d&rsquo;environ 125                     mots \u00e0 la minute, alors que l&rsquo;intelligence ordinaire                     pense \u00e0 un rythme presque quatre fois plus rapide.                     Pendant cette avance dont elles disposent, les personnes qui                     \u00e9coutent un expos\u00e9 ont tendance \u00e0 se                     laisser emporter par leurs pens\u00e9es, \u00e0 penser                     \u00e0 autre chose. <\/p>\n<p> On dit alors que l&rsquo;esprit de l&rsquo;auditeur vagabonde\u00a0;                     en fait, il s&rsquo;\u00e9lance hors de la piste comme un cheval                     de course qui s&#8217;emballerait. Cela aide \u00e0 comprendre                     pourquoi les gens concluent trop vite. Ils pr\u00e9voient                     ce qui va se dire au lieu de suivre ce qui se dit \u00e0                     l&rsquo;instant m\u00eame. Un brasseur d&rsquo;affaires sans fa\u00e7on                     adressait cette exhortation \u00e0 l&rsquo;assistance au d\u00e9but                     d&rsquo;une r\u00e9union\u00a0: \u00ab\u00a0Messieurs, \u00e9coutez-moi                     lentement\u00a0\u00bb. C&rsquo;\u00e9tait un homme de bon sens. <\/p>\n<p> Il faut un effort concert\u00e9 de la volont\u00e9 pour                     surmonter certains des autres obstacles qui emp\u00eachent                     l&rsquo;esprit d&rsquo;\u00e9couter, d&rsquo;autant plus qu&rsquo;ils proc\u00e8dent                     de sentiments humains tout \u00e0 fait normaux. Par exemple,                     chacun a un cercle d&rsquo;int\u00e9r\u00eats limit\u00e9\u00a0;                     c&rsquo;est ce qui nous porte \u00e0 r\u00e9sister aux id\u00e9es                     qui ne nous touchent pas personnellement. Il est naturel d&rsquo;en                     d\u00e9duire que les id\u00e9es complexes \u00e9trang\u00e8res                     \u00e0 notre champ d&rsquo;exp\u00e9rience d\u00e9passent                     notre entendement et que nous ne faisons pas d&rsquo;effort pour                     les assimiler. Et personne n&rsquo;est immunis\u00e9 contre l&rsquo;ennui\u00a0:                     les premi\u00e8res phrases prononc\u00e9es par un orateur                     peu int\u00e9ressant suffisent pour nous faire fermer l&rsquo;oreille                     \u00e0 tout le reste de son discours. <\/p>\n<p> Il est difficile de r\u00e9primer les r\u00e9actions                     \u00e9motives que d\u00e9clenche la rencontre des paroles                     d&rsquo;un autre avec nos opinions&#8230; difficile, mais n\u00e9cessaire                     pour bien \u00e9couter. La nature humaine nous incline \u00e0                     ne vouloir \u00e9couter que ce qui nous pla\u00eet et \u00e0                     rejeter ce qui nous d\u00e9pla\u00eet. Nous \u00e9coutons                     attentivement les id\u00e9es conformes \u00e0 notre mani\u00e8re                     de voir, mais nous n\u00e9gligeons ou contestons mentalement                     celles qui nous paraissent d\u00e9sagr\u00e9ables. Pour                     bien \u00e9couter, nous devons aussi combattre notre penchant                     \u00e0 la censure \u00e9motive, c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00e0                     rayer ou \u00e0 omettre les opinions que nous pr\u00e9f\u00e9rons                     ne pas entendre. <\/p>\n<h3>L&rsquo;important c&rsquo;est la personnalit\u00e9                   de celui qui parle<\/h3>\n<p> Selon la formule souvent cit\u00e9e de Marshall McLuhan,                     \u00ab\u00a0le m\u00e9dium c&rsquo;est le message\u00a0\u00bb. Il en est                     peut-\u00eatre ainsi des media \u00e9lectroniques et imprim\u00e9s,                     mais ce n&rsquo;est pas le cas dans la conversation directe o\u00f9                     le m\u00e9dium est la personnalit\u00e9 de celui qui parle                     \u00e0 un moment donn\u00e9. Il se peut qu&rsquo;il ne soit                     pas notre genre\u00a0; que son apparence ou sa mani\u00e8re                     nous choquent\u00a0; mais l&rsquo;important c&rsquo;est ce qui se dit                     et non qui le dit. Il en va de m\u00eame pour nos r\u00e9actions                     \u00e9motives\u00a0: certaines personnalit\u00e9s peuvent                     nous faire une impression si favorable que nous prendrons                     ce qu&rsquo;elles disent pour av\u00e9r\u00e9 sans r\u00e9fl\u00e9chir                     au sens de leurs paroles. <\/p>\n<p> Il ne suffit d&rsquo;autre part d&rsquo;\u00e9couter avec ses seules                     oreilles. Toute personne qui parle \u00e9met en parlant                     des signes non verbaux, comme le savent bien les amoureux                     qui se regardent dans les yeux. L&rsquo;expression du visage, la                     posture, les gestes, les pauses, les h\u00e9sitations r\u00e9v\u00e8lent                     parfois mieux le message que les paroles entendues. Le \u00ab\u00a0langage                     corporel\u00a0\u00bb permet parfois de saisir non seulement la                     pens\u00e9e, mais le sentiment du sujet parlant sur ce qu&rsquo;il                     dit. <\/p>\n<h3>V\u00e9rifiez vos conclusions et                   votre connaissance des faits<\/h3>\n<p> L&rsquo;avance que poss\u00e8de la pens\u00e9e sur la parole                     peut servir \u00e0 celui qui \u00e9coute \u00e0 mieux                     observer cette mimique souvent \u00e9loquente du locuteur.                     Il peut aussi l&rsquo;utiliser pour r\u00e9sumer sommairement                     et analyser ce qui se dit. Un bon moyen pour emp\u00eacher                     notre esprit de bondir en avant des mots articul\u00e9s                     est de v\u00e9rifier p\u00e9riodiquement nos conclusions                     et notre connaissance des faits en posant des questions. Il                     permet de clarifier les malentendus et d&rsquo;assimiler les id\u00e9es                     \u00e9nonc\u00e9es par \u00e9tape. <\/p>\n<p> On peut \u00e9galement appliquer toutes les possibilit\u00e9s                     de son esprit \u00e0 la t\u00e2che d&rsquo;\u00e9couter en                     l&rsquo;exer\u00e7ant \u00e0 rechercher comme un radar les id\u00e9es                     essentielles. Celui qui \u00e9coute sera ainsi en mesure                     d&rsquo;aller droit au fait quand viendra son tour de parler. Certains                     ont une capacit\u00e9 prodigieuse de retenir les d\u00e9tails\u00a0;                     mais la plupart des gens courent le risque de s&#8217;embrouiller                     en essayant de se rappeler tous les d\u00e9tails d&rsquo;une longue                     discussion. Notre entendement s&rsquo;en trouvera mieux si nous                     identifions d&rsquo;abord les points qui forment la trame du message                     et tentons ensuite, par des questions, d&rsquo;en arriver \u00e0                     les bien comprendre. <\/p>\n<p> Il va de soi que le succ\u00e8s d&rsquo;une discussion ne d\u00e9pend                     pas uniquement de celui qui \u00e9coute. L&rsquo;\u00e9cart                     qui existe entre la parole et la pens\u00e9e exige que celui                     qui parle veille sans cesse \u00e0 ce que ses id\u00e9es                     ne tombent pas dans l&rsquo;intervalle qui les s\u00e9parent l&rsquo;une                     de l&rsquo;autre, c&rsquo;est-\u00e0-dire dans le vide. Un psychologue                     new-yorkais, Jesse Nirenberg, qui a consacr\u00e9 de longues                     ann\u00e9es \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude de la question d&rsquo;\u00e9couter,                     donne les conseils suivants pour retenir l&rsquo;attention de l&rsquo;auditeur\u00a0:                   <\/p>\n<p> Commencez toujours par la conclusion\u00a0; jamais par une                     question. <\/p>\n<p> N&rsquo;amenez pas votre id\u00e9e principale avec lenteur\u00a0;                     autrement, l&rsquo;esprit de l&rsquo;auditeur pourrait bien vous avoir                     d\u00e9j\u00e0 devanc\u00e9 lorsque vous l&rsquo;aborderez.                   <\/p>\n<p> Chaque fois que c&rsquo;est possible, exprimez ce que vous avez                     \u00e0 dire en fonction des int\u00e9r\u00eats \u00e9ventuels                     de celui qui \u00e9coute. Les auditeurs seront attentifs                     s&rsquo;ils estiment qu&rsquo;ils peuvent en tirer quelque chose. <\/p>\n<p> R\u00e9p\u00e9tez subtilement votre raisonnement au                     cours de votre expos\u00e9, de pr\u00e9f\u00e9rence                     en citant des exemples, qui emp\u00eacheront l&rsquo;auditeur de                     s&rsquo;ennuyer. <\/p>\n<p> \u00c9vitez les pronoms. Au lieu de \u00ab\u00a0que pensez-vous                     de cela\u00a0?\u00a0\u00bb dites \u00ab\u00a0que pensez-vous de (une                     chose pr\u00e9cise)\u00a0?\u00a0\u00bb Les d\u00e9signations                     pr\u00e9cises fixent l&rsquo;attention. <\/p>\n<p> Sondez les r\u00e9actions de votre interlocuteur sur tout                     ce que vous avez dit d&rsquo;important en lui posant des questions                     de temps en temps. Vos questions soul\u00e8veront des probl\u00e8mes                     qui l&rsquo;obligeront \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir au sens                     de ce que vous avez \u00e0 dire. <\/p>\n<p> Ces techniques vous aideront \u00e0 faire accepter vos                     id\u00e9es, mais \u00e0 la condition qu&rsquo;elles soient claires.                     Vous devez d&rsquo;abord savoir exactement ce que vous voulez dire.                     Chaque fois que les circonstances le permettent &#8211; et il faut                     avouer que c&rsquo;est assez rarement le cas &#8211; les gens qui se proposent                     de prendre souvent la parole dans une discussion devraient                     syst\u00e9matiquement ordonner leurs id\u00e9es au pr\u00e9alable.                     Il s&rsquo;agit ensuite de les apprendre par coeur ou, mieux encore,                     de r\u00e9diger des notes que l&rsquo;on consultera au cours de                     la s\u00e9ance. <\/p>\n<h3>Interrogez-vous sur votre vocabulaire                   et votre style avant de parler<\/h3>\n<p> \u00ab\u00a0\u00c0 moins d&rsquo;\u00eatre un g\u00e9nie, mieux                     vaut s&rsquo;efforcer d&rsquo;\u00eatre intelligible\u00a0\u00bb, \u00e9crit                     Anthony Hope, auteur du <em>Prisonnier de Zenda<\/em>. Il devrait                     \u00eatre \u00e9vident &#8211; mais apparemment ce ne l&rsquo;est pas                     &#8211; qu&rsquo;il importe de choisir avec soin les mots que l&rsquo;on emploie.                     Le langage peut \u00eatre extr\u00eamement trompeur, du                     fait qu&rsquo;en fran\u00e7ais, comme dans toutes les langues,                     les mots les plus courants ont souvent plusieurs sens diff\u00e9rents.                     Sachant qu&rsquo;il en est ainsi, toute personne qui s&rsquo;engage dans                     une discussion s\u00e9rieuse a int\u00e9r\u00eat \u00e0                     se demander\u00a0: 1\u00b0 si elle ne parle pas un argot ou un                     jargon professionnel qui ne sera peut-\u00eatre pas compris                     par l&rsquo;ensemble des gens\u00a0; 2\u00b0 si ses termes sont suffisamment                     d\u00e9finis\u00a0; 3\u00b0 si l&rsquo;expression de sa pens\u00e9e                     est sans ambigu\u00eft\u00e9\u00a0; 4\u00b0 si elle recourt \u00e0                     des euph\u00e9mismes qui coupent l&rsquo;effet de ce qu&rsquo;elle veut                     dire. <\/p>\n<p> Un message doit \u00eatre aussi clair que le langage peut                     l&rsquo;exprimer et aussi complet que les faits le permettent. Une                     r\u00e8gle de base pour bien communiquer est de ne jamais                     surestimer la somme de connaissances et d&rsquo;informations que                     poss\u00e8de celui qui \u00e9coute. Les sp\u00e9cialistes                     des diverses disciplines sont ordinairement surpris de constater                     combien les autres sont peu au courant &#8211; ou peu soucieux &#8211;                     de leurs domaines. <\/p>\n<p> Il faut savoir distinguer toutefois entre assez et trop.                     Un exc\u00e8s de d\u00e9tails peut d\u00e9router l&rsquo;esprit                     de l&rsquo;auditeur. S&rsquo;il est bon de r\u00e9p\u00e9ter discr\u00e8tement                     ses id\u00e9es pour les faire comprendre, les redites trop                     fr\u00e9quentes et trop manifestes provoquent l&rsquo;ennui chez                     celui qui \u00e9coute. Les gens ont tendance \u00e0 parler                     plus longtemps qu&rsquo;il n&rsquo;est n\u00e9cessaire. Il serait peut-\u00eatre                     sage d&rsquo;imiter en cela Edward Forster \u00e0 qui l&rsquo;on demandait                     un jour pourquoi il n&rsquo;avait publi\u00e9 aucun livre depuis                     <em>Route des Indes <\/em>vingt ans auparavant. \u00ab\u00a0Parce                     que je n&rsquo;avais plus rien \u00e0 dire\u00a0\u00bb, r\u00e9pondit-il.                   <\/p>\n<h3>\u00catre r\u00e9solu \u00e0 mener                   l&rsquo;op\u00e9ration \u00e0 bien<\/h3>\n<p> Toute communication, pour \u00eatre fructueuse, suppose                     non seulement la pr\u00e9sence, mais aussi la collaboration                     \u00e0 \u00e9gal degr\u00e9 d&rsquo;au moins deux personnes.                     C&rsquo;est un travail d&rsquo;\u00e9quipe, o\u00f9 l&rsquo;un doit mettre                     tout en oeuvre pour se faire \u00e9couter et l&rsquo;autre s&rsquo;appliquer                     activement \u00e0 \u00e9couter. L&rsquo;id\u00e9al est que                     chacun ait conscience de contribuer \u00e0 une t\u00e2che                     commune et soit r\u00e9solu \u00e0 mener l&rsquo;op\u00e9ration                     \u00e0 bien. Cet esprit engendre automatiquement chez les                     interlocuteurs un sentiment d&#8217;empathie, cette facult\u00e9                     de se mettre \u00e0 la place de l&rsquo;autre pour le comprendre                     et lui venir en aide. <\/p>\n<p> La conversation est une chose plus s\u00e9rieuse qu&rsquo;on                     ne le pense. Dans un monde qui souffre du manque de communication                     entre les individus et les groupes &#8211; \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle                     nationale, industrielle et familiale &#8211; les gens r\u00e9ussiraient                     \u00e0 mieux communiquer s&rsquo;ils r\u00e9fl\u00e9chissaient                     davantage \u00e0 l&rsquo;importance de l&rsquo;art d&rsquo;\u00e9couter.                     Tout ce qu&rsquo;il faut, au fond, c&rsquo;est une prise de conscience                     du fait qu&rsquo;\u00e9couter est un travail difficile et ardu,                     qui exige de l&rsquo;effort et de l&rsquo;attention de celui qui \u00e9coute                     comme de celui qui parle.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[51],"class_list":["post-2165","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-51"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 60, N\u00b0 1 - Janvier 1979 - \u00c9couter et se faire \u00e9couter - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-60-n-1-janvier-1979-ecouter-et-se-faire-ecouter\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 60, N\u00b0 1 - Janvier 1979 - \u00c9couter et se faire \u00e9couter\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Formatage PDF Une grande partie du temps consacr\u00e9 \u00e0 nos rapports avec les autres consiste \u00e0 \u00e9couter. 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