{"id":2164,"date":"1978-01-01T00:00:00","date_gmt":"1978-01-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-59-n-1-janvier-1978-une-societe-multiculturelle\/"},"modified":"2022-10-17T18:11:23","modified_gmt":"2022-10-17T18:11:23","slug":"vol-59-n-1-janvier-1978-une-societe-multiculturelle","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-59-n-1-janvier-1978-une-societe-multiculturelle\/","title":{"rendered":"Vol. 59, N\u00b0 1 &#8211; Janvier 1978 &#8211; Une soci\u00e9t\u00e9 multiculturelle"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p> <a href=\"pdf\/janvier1978.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Formatage                     PDF<\/a> <\/p>\n<p class=\"boldtext\">On compare souvent le pays de minorit\u00e9s                     qu&rsquo;est le Canada \u00e0 une mosa\u00efque ou \u00e0 un                     jardin de fleurs. En effet, cette remarquable soci\u00e9t\u00e9                     cosmopolite offre de nombreux attraits. Mais le moment est                     venu de d\u00e9montrer la r\u00e9alit\u00e9 qu&rsquo;il y                     a derri\u00e8re l&rsquo;image\u00a0; de prouver que l&rsquo;\u00e9galit\u00e9                     et la fraternit\u00e9 peuvent vraiment exister&#8230; <\/p>\n<p> Sur les tablettes, le th\u00e9 de Chine voisine avec le                     sabl\u00e9 d&rsquo;\u00c9cosse et le salsifis en bo\u00eete                     de Belgique. Le couscous du Maroc avec la p\u00e2tisserie                     taco du Mexique et le fromage feta de Gr\u00e8ce. Le comptoir                     des viandes offre des saucisses polonaises, allemandes et                     italiennes, et du boeuf d\u00e9coup\u00e9 \u00e0 la                     fran\u00e7aise. Les charcuteries fines abondent dans toutes                     les grandes villes du Canada, et des clients de presque toutes                     les origines raciales viennent faire leur choix parmi leurs                     multiples produits. <\/p>\n<p> Ici, la richesse de la soci\u00e9t\u00e9 multiculturelle                     du Canada filtre \u00e0 travers les emballages multicolores                     de denr\u00e9es provenant de pays vari\u00e9s. Ces rayonnages                     bond\u00e9s sont une exaltation muette de tout ce que le                     Canada a acquis en offrant un foyer \u00e0 des gens venus                     des quatre coins du monde. De tout temps, les citoyens des                     autres pays ont consid\u00e9r\u00e9 le Canada comme une                     contr\u00e9e essentiellement monotone, aux habitants laborieux                     mais au pas lourd&#8230; \u00eatres gris dans un paysage gris.                     Il y avait peut-\u00eatre jadis une part de v\u00e9rit\u00e9                     dans cette impression\u00a0; mais gr\u00e2ce au dynamisme                     apport\u00e9 dans notre pays, au cours des ans, par des                     millions d&rsquo;immigrants et leurs descendants, elle n&rsquo;est rien                     moins que vraie de nos jours. <\/p>\n<p> Les Canadiens d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, quelle que soit leur langue                     maternelle, sont les b\u00e9n\u00e9ficiaires d&rsquo;une source                     universelle d&rsquo;inspiration culturelle. Plus encore qu&rsquo;ils ne                     s&rsquo;en rendent ordinairement compte, ils ont incorpor\u00e9                     les usages des autres pays dans leur mani\u00e8re de vivre.                     Cela se voit dans leurs v\u00eatements, leurs logements,                     leurs ameublements, leurs passe-temps, leur cuisine et leurs                     attitudes. Mais ils n&rsquo;ont pas subi uniform\u00e9ment les                     m\u00eames influences\u00a0; au contraire, la gamme des choix                     est si vaste et les go\u00fbts canadiens si diffus que l&rsquo;on                     d\u00e9plore souvent le fait que les Canadiens n&rsquo;aient pas                     de culture nationale propre. <\/p>\n<p> Dans un sens, toutefois, cette diffusion et cette docilit\u00e9                     envers la nouveaut\u00e9 <em>constituent <\/em>peut-\u00eatre                     la culture canadienne. L&rsquo;habitude d&rsquo;assimiler ce qu&rsquo;il y a                     de meilleur dans diverses sources culturelles remonte aux                     origines du Canada. <\/p>\n<p> Malgr\u00e9 la violence qui troubla leurs relations pendant                     les premi\u00e8res ann\u00e9es de la colonisation, les                     Indiens et les blancs all\u00e8rent de l&rsquo;avant et mirent                     en commun leur savoir et les produits de leur art. Les Canadiens                     fran\u00e7ais apprirent des Indiens \u00e0 conna\u00eetre                     la for\u00eat et adopt\u00e8rent leurs raquettes, leurs                     mocassins et leurs cano\u00ebs. Avec l&rsquo;alcool et des maux myst\u00e9rieux,                     l&rsquo;homme blanc apporta aussi aux Indiens des pots de fer et                     des haches, des \u00e9toffes et des armes \u00e0 feu.                     \u00c0 tout prendre, la rencontre de ces peuples tr\u00e8s                     diff\u00e9rents a peut-\u00eatre fait plus de mal que de                     bien&#8230; mais il reste qu&rsquo;elle a tout de m\u00eame accompli                     un certain bien. <\/p>\n<p> Dans les ann\u00e9es qui suivirent, Fran\u00e7ais et                     Anglais combin\u00e8rent des alliances avec les tribus indiennes                     aux cours de leurs luttes pour dominer l&rsquo;Am\u00e9rique du                     Nord. Lorsqu&rsquo;enfin se termina la guerre du Canada, les \u00ab\u00a0Anglais\u00a0\u00bb                     victorieux (dont beaucoup \u00e9taient en r\u00e9alit\u00e9                     des \u00c9cossais de langue ga\u00e9lique) s&rsquo;associ\u00e8rent                     par un mariage de convenance aux Indiens et aux <em>Canadiens                     <\/em>pour explorer les r\u00e9gions sauvages et repousser                     les invasions d&rsquo;un tout nouveau pays, les \u00c9tats-Unis.                     Il en r\u00e9sulta, entre Canadiens fran\u00e7ais et Canadiens                     anglais, un \u00e9change de coutumes et de m\u00e9tiers                     aussi b\u00e9n\u00e9fique pour les uns que pour les autres.                     Mais ils demeur\u00e8rent d&rsquo;identit\u00e9 diff\u00e9rente                     comme ils le sont encore aujourd&rsquo;hui. <\/p>\n<p> La survivance d&rsquo;identit\u00e9s fran\u00e7aise et anglaise                     distinctes constitua le fondement du grand <em>modus vivendi                     <\/em>canadien. Le principe selon lequel des citoyens d&rsquo;origines                     nationales diff\u00e9rentes devaient conserver leurs fa\u00e7ons                     de vivre sans que cela porte atteinte \u00e0 leurs droits                     s&rsquo;inscrivit donc dans la philosophie politique du Canada d\u00e8s                     avant la naissance de la nation canadienne. \u00c0 la suite                     des premiers pourparlers, en 1864, entre les colonies de l&rsquo;Am\u00e9rique                     du Nord britannique au sujet de la fondation du Dominion du                     Canada, un des p\u00e8res de la Conf\u00e9d\u00e9ration,                     Hector Langevin, affirmait\u00a0: <\/p>\n<p> \u00ab\u00a0Au Parlement, il ne sera pas question de race, de                     nationalit\u00e9, de religion ni de r\u00e9gion&#8230; La                     base d&rsquo;action adopt\u00e9e par les d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s                     \u00e0 la Conf\u00e9rence de Qu\u00e9bec en ce qui concerne                     la pr\u00e9paration des r\u00e9solutions \u00e9tait                     de rendre justice \u00e0 tous\u00a0: justice \u00e0 toutes                     les religions, \u00e0 toutes les nationalit\u00e9s et                     \u00e0 toutes les cat\u00e9gories de la population.\u00a0\u00bb                   <\/p>\n<p> Le respect des identit\u00e9s nationales et religieuses                     facilita la venue au Canada d&rsquo;un grand nombre d&rsquo;immigrants                     \u00e9cossais, irlandais, allemands, ukrainiens, polonais                     et scandinaves au dix-neuvi\u00e8me si\u00e8cle et au                     d\u00e9but du vingti\u00e8me. Alors que William Howard                     Taft, pr\u00e9sident des \u00c9tats-Unis de 1909 \u00e0                     1913, disait avec orgueil \u00ab\u00a0nous avons accueilli des                     millions d&rsquo;\u00e9trangers dans notre civilisation, mais                     nous les avons tous assimil\u00e9s, nous en avons fait tous                     des Am\u00e9ricains\u00a0\u00bb, ce genre d&rsquo;assimilation \u00e0                     tous crins \u00e9tait peu pris\u00e9e chez nous. Au contraire,                     le chef de gouvernement contemporain de Taft, sir Wilfrid                     Laurier, faisait \u00e9cho \u00e0 un sentiment populaire                     en comparant le Canada \u00e0 une cath\u00e9drale gothique                     faite de marbre, de ch\u00eane et de granit. \u00ab\u00a0Voil\u00e0                     l&rsquo;image \u00e0 laquelle je voudrais que ressemble le Canada                     de demain, affirmait-il. Car je veux que le marbre demeure                     marbre, que le granit demeure granit, que le ch\u00eane demeure                     ch\u00eane\u00a0; et avec tous ces \u00e9l\u00e9ments                     je b\u00e2tirai une nation, grande parmi les nations du monde.\u00a0\u00bb                   <\/p>\n<p> Mais si les hommes politiques b\u00e2tissent des nations,                     seule la volont\u00e9 des citoyens ordinaires les fait subsister.                     Si la population du Canada s&rsquo;\u00e9tait laiss\u00e9 diviser                     en factions hostiles par ses diff\u00e9rences culturelles                     et religieuses, la cath\u00e9drale de Laurier se serait                     \u00e9cras\u00e9e. Le fait que la chose ne se soit pas                     produite \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque des pionniers, o\u00f9                     la discrimination raciale s\u00e9vissait ailleurs, semble                     d\u00fb en partie aux exigences du pays et de son climat.                     Dans un milieu o\u00f9 l&rsquo;aide d&rsquo;un voisin, quelle que f\u00fbt                     sa race ou sa religion, pouvait \u00eatre une question de                     vie ou de mort, la prudence commandait de taire ses pr\u00e9jug\u00e9s.                   <\/p>\n<h3>Il est difficile de ha\u00efr sans                   raison valable un homme avec qui on partage son repas de midi                   apr\u00e8s avoir fait avec lui une dure matin\u00e9e de                   travail<\/h3>\n<p> Dans le Canada principalement agricole o\u00f9 vinrent                     s&rsquo;\u00e9tablir plus de trois millions d&rsquo;immigrants entre                     1895 environ et la premi\u00e8re guerre mondiale, souvent                     les conditions de vie rapprochaient inopin\u00e9ment les                     membres de groupes nationaux diff\u00e9rents. \u00ab\u00a0Les                     Ukrainiens \u00e9taient habitu\u00e9s au froid et savaient                     construire de bonnes maisons, mais pas nous\u00a0\u00bb, rappelait                     derni\u00e8rement un des premiers colons am\u00e9ricains                     de race noire \u00e0 venir s&rsquo;\u00e9tablir dans le nord                     de l&rsquo;Alberta. \u00ab\u00a0Parfois, les gens de couleur engageaient                     les Ukrainiens pour les aider \u00e0 b\u00e2tir leurs maisons.\u00a0\u00bb                   <\/p>\n<p> Gr\u00e2ce aux contacts de ce genre, des br\u00e8ches                     s&rsquo;ouvrirent dans les barri\u00e8res inn\u00e9es de la                     d\u00e9fiance entre groupes raciaux. Seule l&rsquo;ignorance,                     dit un auteur, engendre les monstres et les croque-mitaines\u00a0;                     les personnes que nous connaissons r\u00e9ellement sont                     des gens bien ordinaires. Il est difficile de ha\u00efr sans                     raison valable un homme avec qui on partage son repas de midi                     apr\u00e8s avoir fait avec lui une dure matin\u00e9e de                     travail. M\u00eame si l&rsquo;intol\u00e9rance collective demeurait                     grande, il existait assez de simple bonne volont\u00e9 pour                     permettre \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 multiculturelle                     de germer. <\/p>\n<p> Sa croissance au cours des d\u00e9cennies n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9                     sans conna\u00eetre ses difficult\u00e9s et ses revers.                   <\/p>\n<p> Mais, encore une fois, un degr\u00e9 suffisant de tol\u00e9rance                     subsista. Dans les ann\u00e9es d&rsquo;apr\u00e8s-guerre, \u00e0                     mesure qu&rsquo;affluaient, de pays les plus divers, des personnes                     de plus en plus nombreuses \u00e0 la recherche d&rsquo;une vie                     nouvelle, un esprit de g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 insouciante                     l&#8217;emporta sur les querelles de groupes, les pr\u00e9jug\u00e9s                     raciaux et le grief courant que les immigrants prenaient les                     emplois des Canadiens. En cons\u00e9quence, plus de quatre                     millions de nouveaux venus, appartenant \u00e0 quelque cent                     pays et colonies, ont pu s&rsquo;\u00e9tablir au Canada, dans                     une atmosph\u00e8re de bonne volont\u00e9, depuis 1945.                   <\/p>\n<p> Cet afflux massif d&rsquo;habitants de tant de pays distincts                     devait op\u00e9rer dans la vie canadienne des changements                     remarquables et, g\u00e9n\u00e9ralement, bienfaisants.                     L&rsquo;\u00e9conomie, les arts et les sciences ont grandement                     profit\u00e9 de la contribution des N\u00e9o-Canadiens,                     venus de tous les points du globe. En ajoutant une dimension                     cosmopolite \u00e0 l&rsquo;image de leurs compatriotes n\u00e9s                     au pays, ils ont apport\u00e9 le monde au Canada et hiss\u00e9                     notre pays sur la sc\u00e8ne mondiale. Ils ont aussi conf\u00e9r\u00e9                     un lustre incommensurable \u00e0 la vie canadienne. <\/p>\n<h3>Comment un assemblage aussi disparate                   de groupes ethniques pourrait-il jamais se rallier \u00e0                   une cause commune\u00a0?<\/h3>\n<p> L&rsquo;effet global de l&rsquo;immigration au vingti\u00e8me si\u00e8cle                     a consist\u00e9 \u00e0 faire du Canada un pays de minorit\u00e9s.                     Au d\u00e9but du si\u00e8cle, les Canadiens d&rsquo;origine                     britannique formaient environ 57 p. 100 de la population,                     bien qu&rsquo;il convienne de noter que ce groupe \u00e9tait un                     m\u00e9lange d&rsquo;Anglais, d&rsquo;\u00c9cossais, d&rsquo;Am\u00e9ricains,                     d&rsquo;Irlandais et de Gallois. Le recensement de 1971 a r\u00e9v\u00e9l\u00e9                     que, m\u00eame r\u00e9unis en une cat\u00e9gorie sociale                     unique, tous ces Anglo-Saxons disparates et ces Gallois de                     religion et de m\u00e9tier diff\u00e9rents repr\u00e9sentaient                     moins de 45 p. 100 de la population. Les habitants d&rsquo;origine                     fran\u00e7aise constituaient le deuxi\u00e8me groupe avec                     28.7 p. 100\u00a0; le reste provenant d&rsquo;\u00e0 peu pr\u00e8s                     toutes les parties du monde. <\/p>\n<p> Ce nouveau profil d\u00e9mographique devait poser un probl\u00e8me                     aux Canadiens dans leur recherche de l&rsquo;unit\u00e9. Comment                     un assemblage aussi disparate de groupes ethniques pourrait-il                     jamais rester uni devant une cause commune\u00a0? Rares sont                     les pays qui n&rsquo;ont pas de majorit\u00e9 homog\u00e8ne                     ni de culture nationale g\u00e9n\u00e9rale. Le Canada                     se distingue encore par ses deux langues officielles\u00a0:                     l&rsquo;anglais et le fran\u00e7ais. Tout cela rend notre pays                     vuln\u00e9rable aux forces du patriotisme de clocher et                     de la division. Ainsi, lorsque le Canada fut officiellement                     d\u00e9clar\u00e9 \u00ab\u00a0soci\u00e9t\u00e9 multiculturelle                     dans un cadre bilingue\u00a0\u00bb, en 1971, les Canadiens durent                     s&rsquo;initier \u00e0 un nouveau mode de relations humaines,                     o\u00f9 la bonne volont\u00e9 de tous est mise \u00e0                     l&rsquo;\u00e9preuve. <\/p>\n<p> Il ne saurait \u00eatre question de revenir \u00e0 l&rsquo;homog\u00e9n\u00e9it\u00e9                     du \u00ab\u00a0melting pot\u00a0\u00bb \u00e0 l&rsquo;am\u00e9ricaine.                     Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, le d\u00e9sir parmi                     les groupes culturels d&rsquo;affirmer leur identit\u00e9 distinctive                     n&rsquo;a fait que s&rsquo;intensifier. De ce fait, les Canadiens en sont                     maintenant au point o\u00f9 il leur faut en venir \u00e0                     un accommodement avec le caract\u00e8re multiculturel de                     leur pays si celui-ci doit survivre en tant que d\u00e9mocratie                     active et coh\u00e9sive. <\/p>\n<p> La politique du multiculturalisme officiel ne pourra r\u00e9ussir                     que si l&rsquo;on a pleinement conscience de ses dangers intrins\u00e8ques.                     L&rsquo;un d&rsquo;entre eux, soulign\u00e9 avec force par des porte-parole                     du Canada fran\u00e7ais, est que le multiculturalisme pourrait                     servir de cheval de Troie pour favoriser la langue et la culture                     anglaises et devenir une menace pour le statut de peuple cofondateur                     des Canadiens-fran\u00e7ais et la survie du mode de vie                     canadien-fran\u00e7ais. Un autre est que cette politique                     pourrait bloquer les citoyens des autres groupes ethniques                     dans leurs positions socio-\u00e9conomiques existantes et                     r\u00e9server le sommet de la pyramide aux occupants traditionnels,                     qui sont pour la plupart d&rsquo;origine britannique. Un autre encore                     serait que le multiculturalisme soit exploit\u00e9 \u00e0                     des fins politiques, c&rsquo;est-\u00e0-dire pour dresser un groupe                     contre un autre dans la lutte pour le pouvoir politique. <\/p>\n<h3>Les Canadiens entre tous devraient                   conna\u00eetre la valeur de la tol\u00e9rance<\/h3>\n<p> Peut-\u00eatre le plus grand danger de tous est-il la possibilit\u00e9                     que la politique multiculturelle soit d\u00e9tourn\u00e9e                     de sa voie pour promouvoir les maux qu&rsquo;elle est destin\u00e9e                     \u00e0 \u00e9liminer. Rosemary Brown, ancien ministre                     d&rsquo;origine antillaise du gouvernement de la Colombie-Britannique,                     fait cette mise en garde\u00a0: \u00ab\u00a0Le multiculturalisme                     ne doit ni ne peut \u00eatre une situation dans laquelle                     les groupes ethniques conserveraient leur identit\u00e9                     culturelle parce qu&rsquo;ils sont ali\u00e9n\u00e9s, isol\u00e9s,                     opprim\u00e9s, ostracis\u00e9s, cat\u00e9goris\u00e9s                     ou manipul\u00e9s en raison d&rsquo;ant\u00e9c\u00e9dents                     culturels particuliers.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p> Dans ces circonstances nouvelles et imp\u00e9rieuses,                     il serait contraire \u00e0 notre int\u00e9r\u00eat de                     feindre, comme par le pass\u00e9, que l&rsquo;intol\u00e9rance                     est un facteur n\u00e9gligeable dans la soci\u00e9t\u00e9                     canadienne. La violence raciale a derni\u00e8rement relev\u00e9                     sa t\u00eate hideuse dans les villes canadiennes o\u00f9                     les personnes de couleur sont nombreuses. Alors que des conflits                     raciaux manifestes font les manchettes, il est amplement d\u00e9montr\u00e9                     que la discrimination raciale indirecte s\u00e9vit quotidiennement                     au Canada. Il est certain, par exemple, que l&rsquo;intol\u00e9rance                     de part et d&rsquo;autre a envenim\u00e9 le d\u00e9bat national                     sur le bilinguisme et l&rsquo;avenir politique du Qu\u00e9bec.                   <\/p>\n<p> Pourtant, les Canadiens entre tous devraient conna\u00eetre                     la valeur de la tol\u00e9rance. Leur histoire et leur milieu                     devraient leur enseigner combien modique est son prix et grande                     sa r\u00e9compense. Une soci\u00e9t\u00e9 qui tol\u00e8re                     la diversit\u00e9 des cultures est aussi capable de tol\u00e9rer                     la diversit\u00e9 des opinions. <\/p>\n<h3>Il est instructif d&rsquo;\u00e9voquer                   le d\u00e9cha\u00eenement des \u00e9l\u00e9ments de l&rsquo;intol\u00e9rance<\/h3>\n<p> Les cons\u00e9quences d&rsquo;un d\u00e9faut de tol\u00e9rance                     ne sont que trop \u00e9videntes. En regardant les informations                     qui leur parviennent des autres pays du monde, les Canadiens                     doivent constater qu&rsquo;ils font partie d&rsquo;une minorit\u00e9                     de gens heureux. L&rsquo;Irlande du Nord et le Liban sont les plus                     r\u00e9cents et les plus frappants &#8211; mais non les seuls                     &#8211; exemples de ce qui arrive lorsque l&rsquo;intol\u00e9rance pr\u00e9domine.                     Beaucoup de Canadiens d&rsquo;aujourd&rsquo;hui ont connu directement                     l&rsquo;oppression et la terreur de l&rsquo;intol\u00e9rance pour les                     avoir fuies ailleurs. Et, ne l&rsquo;oublions jamais, plus d&rsquo;un                     million de Canadiens ont combattu &#8211; et plus de 50,000 sont                     morts &#8211; dans une guerre livr\u00e9e il n&rsquo;y a pas si longtemps                     pour faire dispara\u00eetre l&rsquo;ignoble fl\u00e9au raciste                     du nazisme. Il est instructif, \u00e0 ce propos, d&rsquo;\u00e9voquer                     le triste souvenir du d\u00e9cha\u00eenement des \u00e9l\u00e9ments                     de l&rsquo;intol\u00e9rance\u00a0: jalousie, suspicion, cruaut\u00e9,                     ignorance et m\u00e9pris de la dignit\u00e9 humaine. <\/p>\n<p> L&rsquo;intol\u00e9rance est un ramassis des pires sentiments                     humains. Elle devrait \u00eatre indigne des gens civilis\u00e9s\u00a0;                     mais la civilisation est un \u00e9tat fragile, comme le                     prouve toujours les retours p\u00e9riodiques de l&rsquo;humanit\u00e9                     au barbarisme. Que personne ne se fasse l&rsquo;illusion que la                     civilisation est une r\u00e9alit\u00e9 inviol\u00e9e                     au Canada. Notre contexture nationale comporte au moins son                     lot de fanatiques, de brimeurs et d&rsquo;autres racailles toujours                     \u00e0 l&rsquo;aff\u00fbt d&rsquo;une occasion de montrer leurs t\u00eates                     repoussantes. <\/p>\n<p> Les hommes politiques peuvent bien \u00e9riger des structures                     institutionnelles compliqu\u00e9es pour appuyer l&rsquo;esprit                     de tol\u00e9rance multiculturelle, c&rsquo;est toujours aux citoyens                     ordinaires qu&rsquo;il incombera de le soutenir. Que valent les                     festivals populaires et les conf\u00e9rences de groupes                     minoritaires organis\u00e9s par l&rsquo;\u00c9tat s&rsquo;ils ne contribuent                     pas \u00e0 faire progresser la compr\u00e9hension de masse                     n\u00e9cessaire pour entretenir l&rsquo;id\u00e9al multiculturel\u00a0?                   <\/p>\n<p> Jusqu&rsquo;ici, le Canada a \u00e9t\u00e9 un pays o\u00f9                     tous sont consid\u00e9r\u00e9s comme \u00e9gaux, mais                     certains le sont plus que les autres. Pendant de longues ann\u00e9es                     l&rsquo;image de la d\u00e9mocratie canadienne que nous ont pr\u00e9sent\u00e9e                     les gouvernements et les institutions d&rsquo;enseignement a \u00e9t\u00e9                     un peu comme le portrait de Dorian Gray, c&rsquo;est-\u00e0-dire                     qu&rsquo;il ne fallait pas l&rsquo;examiner de trop pr\u00e8s de peur                     d&rsquo;y d\u00e9couvrir les vilains traits cach\u00e9s sous                     le visage expos\u00e9 au monde. Les Canadiens du groupe                     dominant anglo-celtique se f\u00e9licitaient de leur tol\u00e9rance                     tout en esp\u00e9rant que les membres des autres groupes                     ethniques seraient beaux joueurs et resteraient \u00e0 leurs                     places d&rsquo;inf\u00e9rieurs. Jusqu&rsquo;\u00e0 ces derni\u00e8res                     ann\u00e9es, la porte n&rsquo;est demeur\u00e9e que l\u00e9g\u00e8rement                     entrouverte aux immigrants de couleur. La chaleur du dissentiment                     d\u00e9mocratique a depuis fait fondre cette fausse image,                     et maintenant il faut rem\u00e9dier \u00e0 de v\u00e9ritables                     injustices dans un esprit de v\u00e9ritable tol\u00e9rance.                     Sinon, la soci\u00e9t\u00e9 multiculturelle pourrait se                     changer un jour en une ar\u00e8ne de combats multiculturels.                   <\/p>\n<p> Il est donc temps que les belles paroles fassent place \u00e0                     la r\u00e9alit\u00e9. Il faut \u00e9tablir clairement                     que la remarquable soci\u00e9t\u00e9 multiculturelle qui                     s&rsquo;est cr\u00e9\u00e9e au Canada n&rsquo;est pas un mirage politique\u00a0;                     qu&rsquo;elle offre effectivement le meilleur espoir d&rsquo;\u00e9galit\u00e9                     pour tous les int\u00e9ress\u00e9s. Pour y parvenir, chaque                     Canadien doit montrer qu&rsquo;il est capable de s&rsquo;\u00e9lever                     au-dessus des rivalit\u00e9s tribales qui ont toujours fl\u00e9tri                     l&rsquo;humanit\u00e9. Chacun doit d\u00e9montrer cette proposition                     invraisemblable que l&rsquo;unit\u00e9 n&rsquo;est pas incompatible                     avec la diversit\u00e9. Ce faisant, les Canadiens prouveront                     que la sagesse et le progr\u00e8s humain existent encore                     dans notre monde. <\/p>\n<h3>Nouveau style<\/h3>\n<p> <em>Nous vous pr\u00e9sentons, dans le pr\u00e9sent                     num\u00e9ro, une version r\u00e9nov\u00e9e du Bulletin.                     Cette version se distingue par son texte l\u00e9g\u00e8rement                     plus court et une typographie nouvelle visant \u00e0 en                     faciliter la lecture. Malgr\u00e9 ces modifications, nous                     entendons rester fid\u00e8les \u00e0 la tradition de l&rsquo;expos\u00e9                     de haute tenue sur des sujets vari\u00e9s, formule qui a                     gagn\u00e9 l&rsquo;estime des gens dans le monde entier. Nous                     esp\u00e9rons que le Bulletin demeurera \u00e0 l&rsquo;avenir                     aussi utile et agr\u00e9able aux lecteurs que par le pass\u00e9<\/em>.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[50],"class_list":["post-2164","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-50"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 59, N\u00b0 1 - Janvier 1978 - Une soci\u00e9t\u00e9 multiculturelle - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-59-n-1-janvier-1978-une-societe-multiculturelle\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 59, N\u00b0 1 - Janvier 1978 - Une soci\u00e9t\u00e9 multiculturelle\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Formatage PDF On compare souvent le pays de minorit\u00e9s qu&rsquo;est le Canada \u00e0 une mosa\u00efque ou \u00e0 un jardin de fleurs. 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