{"id":2155,"date":"1969-01-01T00:00:00","date_gmt":"1969-01-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-50-n-1-janvier-1969-lage-dor-de-la-sante-infantile\/"},"modified":"2022-10-17T18:14:12","modified_gmt":"2022-10-17T18:14:12","slug":"vol-50-n-1-janvier-1969-lage-dor-de-la-sante-infantile","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-50-n-1-janvier-1969-lage-dor-de-la-sante-infantile\/","title":{"rendered":"Vol. 50, N\u00b0 1 &#8211; Janvier 1969 &#8211; L&rsquo;\u00e2ge d&rsquo;or de la sant\u00e9 infantile"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Les progr\u00e8s remarquables qui ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s depuis une cinquantaine d&rsquo;ann\u00e9es dans la lutte contre la mortalit\u00e9 et la maladie chez les jeunes constituent l&rsquo;une des pages les plus glorieuses de l&rsquo;histoire de la m\u00e9decine.<\/p>\n<p>Les enfants n\u00e9s vers le d\u00e9but du pr\u00e9sent si\u00e8cle ne pouvaient compter que sur une dur\u00e9e de vie moyenne de moins de 50 ans, alors que les gar\u00e7ons qui verront le jour en 1969 peuvent s&rsquo;attendre \u00e0 une moyenne de 68 ans et les filles, de 74 ans.<\/p>\n<p>Des maladies r\u00e9put\u00e9es invincibles il y a dix ou vingt ans c\u00e8dent maintenant devant le perfectionnement des traitements chimiques, chirurgicaux ou autres. Aujourd&rsquo;hui, les parents esp\u00e8rent avec raison que leurs enfants atteindront l&rsquo;\u00e2ge adulte\u00a0; il n&rsquo;y a que cent cinquante ans, Napol\u00e9on \u00e9crivait que chaque famille devrait avoir six enfants, \u00ab\u00a0\u00e9tant donn\u00e9 qu&rsquo;en moyenne trois \u00e9taient s\u00fbrs de succomber\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>La vie offre certes beaucoup moins de p\u00e9rils qu&rsquo;autrefois pour les enfants, mais il n&rsquo;est gu\u00e8re juste de dire que le taux de mortalit\u00e9 de telle ou telle maladie en particulier a \u00ab\u00a0baiss\u00e9\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0diminu\u00e9\u00a0\u00bb. Il a \u00e9t\u00e9, pour ainsi dire, comprim\u00e9 par les progr\u00e8s de la science, par les efforts admirables de la m\u00e9decine, ainsi que par la collaboration et le bon sens \u00e9clair\u00e9s des parents.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Pour les enfants d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, \u00e9crit la directrice adjointe de la Ligue canadienne de sant\u00e9, les perspectives de sant\u00e9 sont des plus rassurantes. Les maladies contagieuses ont pour la plupart \u00e9t\u00e9 vaincues\u00a0; la pr\u00e9vention de la carie dentaire par la fluorisation de l&rsquo;eau assurera une meilleure hygi\u00e8ne dentaire pendant toute la vie \u00e0 la g\u00e9n\u00e9ration naissante\u00a0; la bonne alimentation, sur laquelle les m\u00e8res sont de mieux en mieux renseign\u00e9es, le diagnostic pr\u00e9coce des troubles cardiaques cong\u00e9nitaux, le d\u00e9pistage au stade initial des d\u00e9fauts de l&rsquo;ou\u00efe et de la vue, tout cela repr\u00e9sente quelque chose de vraiment merveilleux en ce qui touche la sant\u00e9 des enfants.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Pourtant, le nombre des d\u00e9c\u00e8s chez les enfants demeure \u00e9lev\u00e9 et r\u00e9sulte en tr\u00e8s grande partie de causes que l&rsquo;on peut combattre. En 1965, ann\u00e9e la plus r\u00e9cente pour laquelle existent des statistiques, pr\u00e8s de 14,000 jeunes de moins de 15 ans sont morts au Canada, et sur ce nombre 9,862 n&rsquo;avaient pas encore un an.<\/p>\n<h3>La protection compl\u00e8te de la sant\u00e9<\/h3>\n<p>La protection de la sant\u00e9 des enfants et la pr\u00e9vention de leur mort pr\u00e9matur\u00e9e commencent avant la naissance. Aux soins pr\u00e9nataux, doivent s&rsquo;ajouter le d\u00e9pistage imm\u00e9diat des affections de naissance, une bonne alimentation d\u00e8s les premiers jours, la lutte contre les maladies contagieuses et infectieuses, le soin des dents et des autres organes, les pr\u00e9cautions contre les accidents et la formation aux bonnes habitudes hygi\u00e9niques aussit\u00f4t que l&rsquo;enfant commence \u00e0 comprendre.<\/p>\n<p>La fa\u00e7on id\u00e9ale d&rsquo;\u00e9lever les enfants ne peut \u00eatre une question d&rsquo;ou\u00ef-dire ou d&rsquo;\u00e0-peu-pr\u00e8s. La bonne volont\u00e9 et les bonnes intentions ne sauraient remplacer la comp\u00e9tence et le savoir-faire. Ce n&rsquo;est pas avec des belles paroles que l&rsquo;on assainira l&rsquo;eau que nous buvons ou que l&rsquo;on d\u00e9truit les redoutables bacilles du lait infect\u00e9.<\/p>\n<p>La t\u00e2che pratique d&rsquo;assurer aux enfants un milieu salubre et une formation suffisante exige une action \u00e9clair\u00e9e de la part des parents, des enseignants et de tous ceux qui sont au service des collectivit\u00e9s, des provinces et du pays.<\/p>\n<p>La n\u00e9gligence en mati\u00e8re de sant\u00e9 infantile a des cons\u00e9quences tr\u00e8s graves. Ces paroles d&rsquo;un \u00e9ducateur devraient nous faire r\u00e9fl\u00e9chir\u00a0: \u00ab\u00a0Tout le chemin de la vie d&rsquo;un homme faible de corps est bord\u00e9 de st\u00e8les \u00e9rig\u00e9es par la m\u00e9moire pour marquer les lieux o\u00f9 ont p\u00e9ri de nobles projets faute de la vigueur physique n\u00e9cessaire pour les incarner dans les faits.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Quel est donc le but \u00e0 atteindre\u00a0? Voici comment l&rsquo;a \u00e9nonc\u00e9 l&rsquo;Organisation mondiale de la sant\u00e9 des Nations Unies\u00a0: \u00ab\u00a0La sant\u00e9 est un \u00e9tat complet de bien-\u00eatre physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d&rsquo;infirmit\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00c0 en juger par un seul crit\u00e8re, celui de la conservation de la vie, le Canada, pays des plus riches du monde, se situe encore \u00e0 un rang assez bas dans le palmar\u00e8s international. Il est vrai qu&rsquo;en 1965 la mortalit\u00e9 infantile n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 que de 23.6 pour 1,000 naissances vivantes par rapport \u00e0 pr\u00e8s de 70 il y a trente ans, mais le taux n&rsquo;est que de 13 et 14 dans d&rsquo;autres pays. En fait, douze pays ont un taux de mortalit\u00e9 infantile inf\u00e9rieur \u00e0 celui du Canada.<\/p>\n<p>Il est consolant de dire que \u00ab\u00a0pour chaque enfant qui meurt dans les circonstances actuelles, quatre seraient d\u00e9c\u00e9d\u00e9s si les circonstances du d\u00e9but du si\u00e8cle \u00e9taient rest\u00e9es les m\u00eames\u00a0\u00bb, mais c&rsquo;est l\u00e0 un faible r\u00e9confort pour les m\u00e8res des quelque 14,000 jeunes qui meurent chaque ann\u00e9e.<\/p>\n<h3>L&rsquo;immunisation<\/h3>\n<p>Si elles ne sont pas enray\u00e9es, les maladies infantiles peuvent \u00eatre dangereuses. Les techniques modernes sont un peu plus compliqu\u00e9es que celles du temps jadis, o\u00f9 la bande de flanelle et la graisse d&rsquo;oie jouaient un r\u00f4le de premier plan dans le soin des enfants. \u00c0 cette \u00e9poque, moins de 800 nouveau-n\u00e9s sur 1000 vivaient jusqu&rsquo;\u00e0 leur vingti\u00e8me anniversaire. Ce nombre est pass\u00e9 aujourd&rsquo;hui \u00e0 950 environ, gr\u00e2ce \u00e0 la lutte pr\u00e9ventive contre les maladies.<\/p>\n<p>L&rsquo;immunit\u00e9 est presque toujours un \u00e9tat acquis dans lequel l&rsquo;organisme devient r\u00e9fractaire \u00e0 la maladie. Les probabilit\u00e9s de contracter une infection contre laquelle on est immunis\u00e9 sont habituellement \u00e0 peu pr\u00e8s nulles, mais dans le cas d&rsquo;une maladie en particulier, la coqueluche, la protection n&rsquo;est que partielle chez certains enfants.<\/p>\n<p>Au Canada, comme dans les autres pays o\u00f9 les services de sant\u00e9 et d&rsquo;hygi\u00e8ne publique sont tr\u00e8s d\u00e9velopp\u00e9s, l&rsquo;enrayement de nombreuses maladies par l&rsquo;immunisation est aujourd&rsquo;hui un proc\u00e9d\u00e9 largement r\u00e9pandu, s\u00fbr et efficace. C&rsquo;est, \u00e0 l&rsquo;heure actuelle, un moyen de protection courant contre cinq maladies\u00a0: la variole, la dipht\u00e9rie, la coqueluche, le t\u00e9tanos et la poliomy\u00e9lite.<\/p>\n<p>C&rsquo;est peut-\u00eatre la campagne contre la dipht\u00e9rie qui d\u00e9montre le mieux ce que peut accomplir l&rsquo;effort Organis\u00e9 en faveur de la sant\u00e9 infantile. En 1924, on d\u00e9nombrait 9,507 cas de dipht\u00e9rie au Canada et 1,281 d\u00e9c\u00e8s. En 1930, l&rsquo;efficacit\u00e9 de l&rsquo;immunisation contre cette maladie avait \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie de fa\u00e7on probante, mais un grand nombre d&rsquo;enfants demeuraient sans protection.<\/p>\n<p>La Ligue canadienne de sant\u00e9 entreprit alors une campagne intensive d&rsquo;\u00e9ducation, \u00e0 laquelle beaucoup de m\u00e9decins et d&rsquo;hygi\u00e9nistes publics apport\u00e8rent leur appui. Voici l&rsquo;\u00e9loquent tableau des succ\u00e8s remport\u00e9s\u00a0:<\/p>\n<table class=\"smltabletxt\" border=\"1\" width=\"415\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"2\">\n<tbody>\n<tr>\n<td valign=\"top\"><\/td>\n<td align=\"right\" valign=\"top\"><em>Cas de dipht\u00e9rie<\/em><\/td>\n<td align=\"right\" valign=\"top\"><em>d\u00e9c\u00e8s<\/em><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\">1943<\/td>\n<td align=\"right\" valign=\"top\">2,804<\/td>\n<td align=\"right\" valign=\"top\">287<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\">1947<\/td>\n<td align=\"right\" valign=\"top\">1,550<\/td>\n<td align=\"right\" valign=\"top\">139<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\">1951<\/td>\n<td align=\"right\" valign=\"top\">253<\/td>\n<td align=\"right\" valign=\"top\">37<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\">1955<\/td>\n<td align=\"right\" valign=\"top\">139<\/td>\n<td align=\"right\" valign=\"top\">15<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\">1959<\/td>\n<td align=\"right\" valign=\"top\">38<\/td>\n<td align=\"right\" valign=\"top\">aucun<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\">1963<\/td>\n<td align=\"right\" valign=\"top\">76<\/td>\n<td align=\"right\" valign=\"top\">7<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\">1966<\/td>\n<td align=\"right\" valign=\"top\">37<\/td>\n<td align=\"right\" valign=\"top\">aucun<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>M\u00eame si la dipht\u00e9rie est de plus en plus rare, ce n&rsquo;est pas une raison pour n\u00e9gliger la vaccination. Les d\u00e9c\u00e8s dus \u00e0 cette maladie sont aujourd&rsquo;hui doublement d\u00e9plorables, \u00e9tant donn\u00e9 qu&rsquo;il existe un moyen s\u00fbr, efficace et facile de les pr\u00e9venir.<\/p>\n<h3>Un programme permanent<\/h3>\n<p>Ne soyons pas trop s\u00fbrs de nous. Il ne suffit pas de savoir que la sauvegarde existe au cas o\u00f9 une \u00e9pid\u00e9mie se d\u00e9clarerait. Il faut, par exemple, plusieurs semaines pour que la vaccination assure l&rsquo;immunisation contre la dipht\u00e9rie, mais il ne s&rsquo;\u00e9coule que cinq \u00e0 sept jours entre la contagion et l&rsquo;invasion de l&rsquo;infection. La protection v\u00e9ritable des enfants suppose la vaccination syst\u00e9matique avant qu&rsquo;il y ait \u00e9pid\u00e9mie ou danger de contagion.<\/p>\n<p>Les enfants devraient \u00eatre soumis \u00e0 des examens p\u00e9riodiques chez le m\u00e9decin ou le p\u00e9diatre de famille afin qu&rsquo;ils re\u00e7oivent leurs injections en temps voulu. Une bonne r\u00e8gle \u00e0 suivre pour tous les parents consiste \u00e0 demander \u00e0 leur m\u00e9decin quels sont les moyens d&rsquo;immunisation qui existent et \u00e0 quel moment il convient de les administrer \u00e0 chacun de leurs enfants\u00a0; \u00e0 faire pratiquer la vaccination \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge prescrit\u00a0; \u00e0 tenir un calendrier complet de toutes les vaccinations et de leurs dates\u00a0; \u00e0 noter tout cela dans un carnet, de m\u00eame que les dates o\u00f9 doivent avoir lieu les injections de rappel.<\/p>\n<p>Comme le disait, en d\u00e9cembre, le Dr Gordon Bates, vice-pr\u00e9sident et directeur g\u00e9n\u00e9ral de la Ligue canadienne de sant\u00e9\u00a0: \u00ab\u00a0Nous croyons qu&rsquo;une once de m\u00e9decine pr\u00e9ventive vaut mieux qu&rsquo;une livre de m\u00e9decine curative&#8230; et notre Ligue exhorte chaque citoyen \u00e0 profiter de toutes les mesures de pr\u00e9caution possibles, pour lui-m\u00eame comme pour ses enfants.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>La fibrose kystique, qui n&rsquo;est reconnue comme une maladie que depuis une trentaine d&rsquo;ann\u00e9es, serait la cause d&rsquo;un d\u00e9c\u00e8s sur cinquante chez les enfants. Une brochure signale qu&rsquo;elle frappe un sur mille des b\u00e9b\u00e9s qui naissent au Canada. La Fondation canadienne de la fibrose kystique, qui compte 23 sections, s&#8217;emploie \u00e0 encourager les recherches visant \u00e0 d\u00e9couvrir la cause de cette maladie, \u00e0 trouver un moyen de l&rsquo;enrayer et \u00e0 renseigner les parents \u00e0 son sujet.<\/p>\n<h3>Alimentation et exercice<\/h3>\n<p>La mauvaise hygi\u00e8ne alimentaire se rencontre dans les foyers des riches comme dans ceux des pauvres. La v\u00e9rit\u00e9 est que, m\u00eame lorsqu&rsquo;une famille est parvenue au point o\u00f9 elle peut s&rsquo;offrir un vaste choix d&rsquo;aliments, rien ne peut en emp\u00eacher les membres de manger ce qui ne convient pas.<\/p>\n<p>Les enfants d&rsquo;aujourd&rsquo;hui l&#8217;emportent par la taille et par le poids sur ceux d&rsquo;il y a deux g\u00e9n\u00e9rations. Ils atteignent la stature adulte \u00e0 un \u00e2ge moins avanc\u00e9 que par le pass\u00e9, et la taille d\u00e9finitive des adultes a augment\u00e9 graduellement. Ces faits, qui sont importants du point de vue de la nutrition, sont attest\u00e9s par des \u00e9tudes faites aux \u00c9tats-Unis, en Grande-Bretagne et dans d&rsquo;autres pays du Commonwealth.<\/p>\n<p>La bonne alimentation ne consiste ni \u00e0 ajouter des calories au r\u00e9gime ni \u00e0 doubler la dose de vitamines. Elle exige des repas app\u00e9tissants, suffisants et \u00e0 heures r\u00e9guli\u00e8res. La m\u00e8re pouss\u00e9e par le besoin de joindre les deux bouts, qui refuse un second sandwich \u00e0 son gar\u00e7onnet ou \u00e0 sa fillette d\u00e9bordant d&rsquo;activit\u00e9, \u00e0 l&rsquo;heure du d\u00e9jeuner, compromet la sant\u00e9 de son enfant. Les \u00e9conomies doivent se faire autrement qu&rsquo;aux d\u00e9pens de l&rsquo;alimentation des enfants.<\/p>\n<p>Pendant l&rsquo;adolescence, les gar\u00e7ons et les filles passent par une p\u00e9riode de croissance rapide au cours de laquelle leur organisme demande une quantit\u00e9 suppl\u00e9mentaire d&rsquo;aliments riches en prot\u00e9ines, en calcium, en fer et en vitamines. Les parents doivent alors \u00e9viter de se laisser entra\u00eener, par les cajoleries ou les pressions de leurs enfants, \u00e0 leur servir des repas compos\u00e9s surtout d&rsquo;hydrates de carbone et de mati\u00e8res grasses.<\/p>\n<p>En m\u00eame temps que d&rsquo;une bonne alimentation, chacun a besoin d&rsquo;exercice. L&rsquo;un des buts de l&rsquo;\u00e9ducation physique et des programmes 5BX est de favoriser le d\u00e9veloppement d&rsquo;un corps vigoureux dans lequel les muscles, en raison de leur activit\u00e9 quotidienne, exercent convenablement leurs fonctions en apportant leur appui aux organes vitaux.<\/p>\n<p>Personne ne tient \u00e0 revenir aux conditions inhumaines du si\u00e8cle dernier, o\u00f9 les enfants commen\u00e7aient \u00e0 travailler \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de neuf ans et o\u00f9 l&rsquo;on accueillit comme un immense progr\u00e8s, en Angleterre, le <em>Factory Act <\/em>de 1819 qui limitait le travail des enfants de cet \u00e2ge \u00e0 12 heures par jour. Il reste cependant que, dans l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de leur sant\u00e9, les enfants doivent faire suffisamment d&rsquo;exercice pour lutter contre l&rsquo;influence d\u00e9bilitante de notre civilisation presse-bouton.<\/p>\n<p>Le repos du corps et de l&rsquo;esprit est aussi un important facteur de bonne sant\u00e9. Nous sommes port\u00e9s \u00e0 d\u00e9ployer une activit\u00e9 f\u00e9brile, peut-\u00eatre tout simplement pour \u00e9chapper au vertige du calme. Nos oreilles sont assourdies par les tourne-disques \u00e0 sous, la radio et la t\u00e9l\u00e9vision qui claironnent \u00e0 coeur de jour les m\u00eames ritournelles. Il importe que les adultes montrent, par leur exemple, aux enfants que la tranquillit\u00e9 et le silence ne sont pas des choses mauvaises, mais qu&rsquo;ils contribuent au contraire \u00e0 la sant\u00e9 physique et \u00e0 la paix de l&rsquo;\u00e2me.<\/p>\n<h3>L&rsquo;\u00e2me et le corps<\/h3>\n<p>Le philosophe du XVIIe si\u00e8cle, John Locke, commence ainsi son trait\u00e9 sur l&rsquo;\u00e9ducation\u00a0: \u00ab\u00a0Une \u00e2me saine dans un corps sain, voil\u00e0 une description br\u00e8ve mais compl\u00e8te d&rsquo;une situation favorable dans ce monde.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>L&rsquo;id\u00e9e de la maladie purement mentale ou purement physique est un mythe. Une maladie du corps qui n&rsquo;influe pas sur l&rsquo;esprit, cela n&rsquo;existe pas, et bien des malaises physiques ont leur origine dans nos pens\u00e9es.<\/p>\n<p>Cette question a \u00e9t\u00e9 trait\u00e9e en d\u00e9tail dans notre bulletin d&rsquo;ao\u00fbt 1964, intitul\u00e9 <em>Importance croissante de la sant\u00e9 mentale<\/em>, mais il est bon de nous rappeler que la condamnation la plus radicale de notre soci\u00e9t\u00e9 et de notre culture est qu&rsquo;un b\u00e9b\u00e9 sur dix entrera dans un h\u00f4pital psychiatrique ou devra subir des traitements psychiques au cours de son existence.<\/p>\n<p>Ici non plus, comme dans le cas de la sant\u00e9 physique, il n&rsquo;est pas n\u00e9cessaire d&rsquo;attendre qu&rsquo;il y ait d\u00e9pression pour consulter. Les enfants agit\u00e9s ont droit aux soins d&rsquo;un sp\u00e9cialiste. Le psychiatre tentera d&rsquo;a\u00e9rer l&rsquo;esprit de l&rsquo;enfant en lui fournissant l&rsquo;occasion d&rsquo;ext\u00e9rioriser ses sentiments et en l&rsquo;amenant \u00e0 dominer ses \u00e9motions, \u00e0 se conna\u00eetre et \u00e0 se lib\u00e9rer de ses troubles \u00e9motionnels. Quoi qu&rsquo;il en soit, la sant\u00e9 de l&rsquo;esprit et de l&rsquo;\u00e2me ne doit jamais \u00eatre n\u00e9glig\u00e9e.<\/p>\n<h3>La crise de l&rsquo;adolescence<\/h3>\n<p>Les premi\u00e8res ann\u00e9es de l&rsquo;adolescence sont des ann\u00e9es de crise. La vie est un ph\u00e9nom\u00e8ne d&rsquo;\u00e9mancipation. \u00c0 la suite de l&rsquo;\u00e9tat de d\u00e9pendance absolue qui pr\u00e9c\u00e8de la naissance, les jeunes ont connu douze ans de protection totale ou partielle. Or voici qu&rsquo;ils doivent maintenant affronter le monde avec tous ses dangers et ses perplexit\u00e9s, d&rsquo;autant plus effrayants qu&rsquo;ils sont pour la plupart inconnus.<\/p>\n<p>Ceux qui abordent cette phase importante apr\u00e8s y avoir \u00e9t\u00e9 pr\u00e9par\u00e9s par la vie familiale et la formation scolaire n&rsquo;\u00e9prouvent pas de craintes. Ils savent tenir en main leur d\u00e9sir d&rsquo;ind\u00e9pendance, de r\u00e9ussite, de s\u00e9curit\u00e9 \u00e9motive, d&rsquo;acceptation sociale et d&rsquo;estime de soi. Leurs parents ont veill\u00e9 \u00e0 ce qu&rsquo;ils vieillissent en acceptant comme normale la n\u00e9cessit\u00e9 de choisir des mani\u00e8res de vivre en rapport avec leurs besoins en tant que personnes en voie de formation. Les enfants ont grandi dans une atmosph\u00e8re de respect de leur personnalit\u00e9, et ils se comportent avec fiert\u00e9 et dignit\u00e9.<\/p>\n<p>Quel rapport cela a-t-il avec la sant\u00e9\u00a0? Le directeur m\u00e9dical des \u00e9coles de Saskatoon a r\u00e9pondu \u00e0 cette question dans un article \u00e9crit il y a vingt ans et ayant pour titre \u00ab\u00a0Que la paix r\u00e8gne dans notre maison\u00a0\u00bb\u00a0: \u00ab\u00a0Si la maturit\u00e9 \u00e9motive, dit-il, consiste pour l&rsquo;individu \u00e0 savoir faire face seul et avec succ\u00e8s aux assauts de la vie, l&rsquo;acquisition de cette maturit\u00e9 aura pour effet de r\u00e9duire d&rsquo;un tiers la somme de travail actuelle du m\u00e9decin.\u00a0\u00bb<\/p>\n<h3>Penser \u00e0 l&rsquo;avenir<\/h3>\n<p>Il est certes difficile de convaincre les gens de la n\u00e9cessit\u00e9 de pr\u00e9voir et de faire des plans, mais le bien de leurs enfants devrait \u00eatre un motif amplement suffisant pour les persuader que, m\u00eame s&rsquo;ils n\u00e9gligent leur sant\u00e9 \u00e0 eux, ils ont le devoir et la responsabilit\u00e9 de pr\u00e9parer d\u00e8s aujourd&rsquo;hui leurs enfants \u00e0 se bien porter dans la vie.<\/p>\n<p>Le but des parents doit consister \u00e0 assurer un haut niveau de sant\u00e9 \u00e0 leurs enfants et ne pas se borner simplement \u00e0 la pr\u00e9vention et au traitement des maladies et des d\u00e9ficiences physiques. Aussi veilleront-ils \u00e0 noter tout sympt\u00f4me ou changement important dans leur comportement ou leur mine.<\/p>\n<p>Le philosophe juif Ma\u00efmonide nous dit que les sympt\u00f4mes sont de bienfaisants messagers qui nous pr\u00e9viennent de l&rsquo;approche du danger et nous incitent \u00e0 l&rsquo;\u00e9viter. La maladie d\u00e9bute ordinairement sous forme de l\u00e9g\u00e8re alt\u00e9ration des fonctions normales, et plus t\u00f4t nous d\u00e9pistons cette anomalie, plus nos chances sont grandes de pouvoir en pr\u00e9venir l&rsquo;aggravation.<\/p>\n<p>Les jeunes progressent plus rapidement qu&rsquo;autrefois vers la maturit\u00e9, et les parents doivent acc\u00e9l\u00e9rer le rythme de leur propre d\u00e9veloppement afin de comprendre les besoins de leurs enfants. Quelles que soient les notions d&rsquo;hygi\u00e8ne qu&rsquo;il apprend ailleurs, l&rsquo;enfant ne peut appliquer \u00e0 la maison que ce qui est permis au foyer et accept\u00e9 par la famille.<\/p>\n<p>Il demeure incontestable que l&rsquo;exemple des adultes en mati\u00e8re d&rsquo;hygi\u00e8ne et de prudence peut \u00eatre le facteur d\u00e9terminant qui d\u00e9cidera de la survie ou de la mort de leurs adolescents.<\/p>\n<h3>Le r\u00f4le de la m\u00e9decine<\/h3>\n<p>Le corps m\u00e9dical se rend compte de la nouvelle t\u00e2che qui l&rsquo;attend. Jusqu&rsquo;\u00e0 ces derni\u00e8res ann\u00e9es, les probl\u00e8mes \u00e9taient plus apparents, plus clairs et mieux d\u00e9finis. Aujourd&rsquo;hui, la science a r\u00e9duit la mortalit\u00e9 due \u00e0 la maladie dans tous les domaines sauf les plus difficiles. Les probl\u00e8mes de sant\u00e9 qu&rsquo;il reste \u00e0 r\u00e9soudre sont compliqu\u00e9s et de grande envergure.<\/p>\n<p>C&rsquo;est avec Hippocrate, le p\u00e8re de la m\u00e9decine, que la civilisation devait, gr\u00e2ce aux Grecs, s&rsquo;engager dans la voie d&rsquo;un vaste humanitarisme. Nous nous effor\u00e7ons encore aujourd&rsquo;hui d&rsquo;en accro\u00eetre la port\u00e9e et l&rsquo;utilit\u00e9, et le jour o\u00f9 l&rsquo;on \u00e9crira l&rsquo;histoire dans une optique plus claire que celle o\u00f9 nous semblons nous placer actuellement, on constatera que si quelqu&rsquo;un a am\u00e9lior\u00e9 le monde c&rsquo;est plut\u00f4t le m\u00e9decin que l&rsquo;homme politique et le soldat auxquels nous \u00e9levons des statues dans nos lieux publics.<\/p>\n<p>La recherche et la science m\u00e9dicales sont devenues les facteurs dominants du d\u00e9clin sans pr\u00e9c\u00e9dent des taux de mortalit\u00e9 et de l&rsquo;augmentation correspondante de l&rsquo;esp\u00e9rance de vie, et elles poursuivent activement leur oeuvre. Dans son m\u00e9moire \u00e0 la Commission royale d&rsquo;enqu\u00eate sur les services de sant\u00e9, en 1962, l&rsquo;Association m\u00e9dicale canadienne avait ins\u00e9r\u00e9 cet alin\u00e9a\u00a0: \u00ab\u00a0Les progr\u00e8s de la m\u00e9decine th\u00e9rapeutique ont \u00e9t\u00e9 si spectaculaires pendant le dernier quart de si\u00e8cle qu&rsquo;il convient maintenant que le corps m\u00e9dical accorde plus d&rsquo;importance \u00e0 la m\u00e9decine pr\u00e9ventive.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>La m\u00e9decine est l&rsquo;art de comprendre les maladies et de les pr\u00e9venir, ou de les gu\u00e9rir ou les soulager si c&rsquo;est possible. L&rsquo;exercice de cette profession suppose non seulement des connaissances acquises, une affinit\u00e9 avec le milieu en mutation et l&rsquo;adaptation au changement, mais par-dessus tout un profond attachement pour les malades. La satisfaction personnelle que ressent int\u00e9rieurement le m\u00e9decin se fonde sur les services qu&rsquo;il rend \u00e0 des \u00eatres humains.<\/p>\n<p>D&rsquo;autre part, ceux qui b\u00e9n\u00e9ficient des services du m\u00e9decin ont des devoirs envers lui, notamment de le consulter \u00e0 temps pour qu&rsquo;il puisse faire de son mieux\u00a0; de lui faire confiance en lui disant la v\u00e9rit\u00e9 sur les sympt\u00f4mes de leur mal\u00a0; d&rsquo;accomplir ce qu&rsquo;il leur dit de faire dans leur int\u00e9r\u00eat.<\/p>\n<p>Une pri\u00e8re du m\u00e9decin, attribu\u00e9e \u00e0 Ma\u00efmonide, renferme cette demande\u00a0: \u00ab\u00a0Faites que mes malades aient confiance en moi et dans mon art, et qu&rsquo;ils suivent mes directives et mes conseils.\u00a0\u00bb<\/p>\n<h3>La collectivit\u00e9<\/h3>\n<p>Toute collectivit\u00e9, que ce soit un petit village ou une grande ville, a le devoir in\u00e9luctable d&rsquo;assurer certaines choses qui sont n\u00e9cessaires pour que sa population vive en bonne sant\u00e9.<\/p>\n<p>L&rsquo;hygi\u00e8ne publique est la science et l&rsquo;art de pr\u00e9venir les maladies, de prolonger la vie et d&rsquo;am\u00e9liorer la sant\u00e9 et les potentialit\u00e9s physiques et mentales gr\u00e2ce aux efforts organis\u00e9s de la collectivit\u00e9. C&rsquo;est l\u00e0 un id\u00e9al \u00e9lev\u00e9, qui passe souvent la port\u00e9e des services de sant\u00e9 locaux et provinciaux, et il arrive malheureusement que certaines collectivit\u00e9s ne s&rsquo;acquittent pas de toutes leurs obligations essentielles en mati\u00e8re d&rsquo;immunisation, d&rsquo;hygi\u00e8ne, de lutte contre la pollution et de contr\u00f4le de l&rsquo;eau et du lait.<\/p>\n<p>Dans notre soci\u00e9t\u00e9 cossue, les enfants ont droit \u00e0 tous les avantages offerts par la science et \u00e0 tous les services \u00e9tablis par l&rsquo;hygi\u00e8ne publique, et rien de moins ne saurait suffire.<\/p>\n<h3>Allons de l&rsquo;avant<\/h3>\n<p>Maintenant que nous avons pour ainsi dire \u00e9limin\u00e9 les maladies qui emportaient autrefois tant de jeunes vies, nous devons nous occuper des mesures de protection et d&rsquo;\u00e9ducation qui pr\u00e9serveront les enfants des maladies et des habitudes susceptibles de se r\u00e9v\u00e9ler pr\u00e9judiciables dans leurs ann\u00e9es ult\u00e9rieures, et nous devons les pr\u00e9parer \u00e0 envisager le monde de telle fa\u00e7on que leur long\u00e9vit\u00e9 accrue soit heureuse.<\/p>\n<p>La maladie n&rsquo;est pas caus\u00e9e uniquement par les mauvais g\u00e9nies, les microbes et les virus. Nous pouvons l&rsquo;\u00e9viter dans une certaine mesure en renon\u00e7ant \u00e0 notre insouciance et en agissant de fa\u00e7on positive. Les seules limites de notre action sont celles qui nous sont impos\u00e9es par les progr\u00e8s de la science, le consentement des autorit\u00e9s comp\u00e9tentes \u00e0 adopter les id\u00e9es modernes et l&#8217;empressement du public \u00e0 jouer son r\u00f4le d&rsquo;une fa\u00e7on intelligente.<\/p>\n<p>Il y a eu en 1957 une Ann\u00e9e g\u00e9ophysique internationale \u00e0 laquelle ont particip\u00e9 66 pays d\u00e9sireux de trouver des r\u00e9ponses aux questions qui se posent dans une douzaine de disciplines g\u00e9ologiques. Une D\u00e9cennie hydrologique internationale est actuellement en cours, o\u00f9 pr\u00e8s de 60 pays s&#8217;emploient \u00e0 rechercher des solutions aux probl\u00e8mes de la conservation de l&rsquo;eau, la plus essentielle de nos ressources naturelles. Nous avons organis\u00e9, en 1968, une Ann\u00e9e internationale des droits de l&rsquo;homme destin\u00e9e \u00e0 favoriser la libert\u00e9 individuelle et le sens civique.<\/p>\n<p>Pourquoi n&rsquo;y aurait-il pas une ann\u00e9e ou une d\u00e9cennie pendant laquelle tous les pays seraient appel\u00e9s \u00e0 collaborer activement \u00e0 l&rsquo;organisation d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 o\u00f9 il vaudrait vraiment la peine pour nos enfants de vivre longuement\u00a0?<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"author":86,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[41],"class_list":["post-2155","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-41"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v26.7 (Yoast SEO v26.8) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 50, N\u00b0 1 - Janvier 1969 - L&#039;\u00e2ge d&#039;or de la sant\u00e9 infantile - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-50-n-1-janvier-1969-lage-dor-de-la-sante-infantile\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 50, N\u00b0 1 - Janvier 1969 - L&#039;\u00e2ge d&#039;or de la sant\u00e9 infantile\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Les progr\u00e8s remarquables qui ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s depuis une cinquantaine d&rsquo;ann\u00e9es dans la lutte contre la mortalit\u00e9 et la maladie chez les jeunes constituent l&rsquo;une des pages les plus glorieuses de l&rsquo;histoire de la m\u00e9decine. 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