{"id":2152,"date":"1966-01-01T00:00:00","date_gmt":"1966-01-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-47-n-1-janvier-1966-le-centenaire-de-la-confederation\/"},"modified":"2022-10-17T19:36:30","modified_gmt":"2022-10-17T19:36:30","slug":"vol-47-n-1-janvier-1966-le-centenaire-de-la-confederation","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-47-n-1-janvier-1966-le-centenaire-de-la-confederation\/","title":{"rendered":"Vol. 47, N\u00b0 1 &#8211; Janvier 1966 &#8211; Le Centenaire de la Conf\u00e9d\u00e9ration"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Un centenaire \u00e9tant par d\u00e9finition un anniversaire que l&rsquo;on ne peut \u00eatre invit\u00e9 \u00e0 c\u00e9l\u00e9brer qu&rsquo;une fois tous les cent ans, il n&rsquo;est pas trop t\u00f4t, un an avant un tel \u00e9v\u00e9nement, pour commencer \u00e0 nous renseigner sur ce que l&rsquo;on attend de nous en tant que participants.<\/p>\n<p>L&rsquo;ann\u00e9e de notre centenaire ne saurait \u00eatre une simple occasion de repolir nos vieux monuments, de cr\u00e9er de nouveaux services et d&rsquo;intensifier nos activit\u00e9s culturelles. Elle doit nous amener \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 tout ce qu&rsquo;il y a d&rsquo;important dans la vie sociale, politique et intellectuelle de notre pays et dans les conditions o\u00f9 elle se poursuit \u00e0 l&rsquo;heure actuelle.<\/p>\n<p>Nous tiendrons \u00e0 savoir quel chemin ont d\u00fb parcourir nos anc\u00eatres pour que le Canada puisse avoir le privil\u00e8ge de c\u00e9l\u00e9brer ses cent ann\u00e9es d&rsquo;existence en tant que nation. Il ne s&rsquo;agit pas de faire des remarques malveillantes ou inutiles sur ceux qui ont commis des erreurs ou perp\u00e9trer des abus en cours de route, mais de rechercher par quelle voie notre pays est pass\u00e9 pour \u00e9difier sur ses \u00ab\u00a0quelques arpents de neige\u00a0\u00bb le florissant territoire qu&rsquo;il poss\u00e8de aujourd&rsquo;hui.<\/p>\n<p>Notre pass\u00e9 est loin d&rsquo;\u00eatre terne. Les \u00e9v\u00e9nements dont il est tiss\u00e9 sont souvent palpitants d&rsquo;int\u00e9r\u00eat et pr\u00e9sentent une vari\u00e9t\u00e9 capable de satisfaire le plus exigeant des conteurs. On y trouve des contrastes frappants, aussi bien dans les mobiles d&rsquo;action des explorateurs que dans les m\u00e9thodes de colonisation. L&rsquo;\u00e9tude de ce pass\u00e9 nous concerne en tant que fils de nos p\u00e8res\u00a0; mais ce que nous allons faire au moment de notre centenaire nous concerne en tant que p\u00e8res de nos fils, c&rsquo;est-\u00e0-dire des g\u00e9n\u00e9rations futures.<\/p>\n<h3>Nos anc\u00eatres<\/h3>\n<p>La hauteur de nos immeubles commerciaux et la multitude de nos belles habitations de banlieue ne doivent pas nous faire oublier les anciennes maisons de pi\u00e8ces ou de bois rond dans lesquelles nos a\u00efeux ont commenc\u00e9 \u00e0 b\u00e2tir notre soci\u00e9t\u00e9 et notre \u00e9conomie.<\/p>\n<p>Il est vrai que l&rsquo;on ne peut s&rsquo;engager dans l&rsquo;avenir en regardant dans un miroir r\u00e9troviseur, mais comme l&rsquo;a dit l&rsquo;\u00e9crivain r\u00e9volutionnaire Edmund Burke\u00a0: \u00ab\u00a0Ceux qui ne se reportent jamais au temps de leurs anc\u00eatres ne pensent gu\u00e8re \u00e0 la post\u00e9rit\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Qui sont nos anc\u00eatres\u00a0? Ce ne sont pas seulement les personnes qui figurent dans notre arbre g\u00e9n\u00e9alogique, mais tous ceux qui ont travaill\u00e9 avant nous \u00e0 l&rsquo;\u00e9dification de notre pays, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse des premiers colons venus avec Champlain ou des immigrants du si\u00e8cle actuel\u00a0; qu&rsquo;ils aient \u00e9t\u00e9 de langue fran\u00e7aise, anglaise, italienne, allemande, ukrainienne ou autre\u00a0; de religion juda\u00efque, catholique ou protestante\u00a0; de race noire, brune, jaune ou blanche\u00a0; libre-\u00e9changistes ou protectionnistes\u00a0; grands seigneurs r\u00e9gnant sur de vastes domaines ou petits fermiers arrachant p\u00e9niblement leur existence \u00e0 des lopins de terre rocailleux\u00a0; habiles artisans abattant des arbres pour en faire des chaises, des chaires d&rsquo;\u00e9glise et des chariots agricoles ou propri\u00e9taires des moulins \u00e0 eau qui comptent chez nous parmi les plus lointains pr\u00e9curseurs de l&rsquo;industrialisation. Tous ces gens sont nos anc\u00eatres.<\/p>\n<p>De leur temps, le fait d&rsquo;avoir les mains calleuses ne classait pas un homme, et il n&rsquo;y avait aucune honte \u00e0 dormir sur un lit de paille et \u00e0 se mettre un oreiller de foin sous la t\u00eate.<\/p>\n<p>Les hommes et les femmes dont nous \u00e9voquerons la m\u00e9moire lors de notre centenaire ont ch\u00e8rement pay\u00e9 de leur personne et de leur peine pour nous faire ce que nous sommes. Au milieu des drapeaux, des marches militaires et des beaux discours, nous devrons aussi nous souvenir des charrettes aux essieux grin\u00e7ants et des hue et des dia de leurs cochers, des tombes qui jalonn\u00e8rent la route vers l&rsquo;ouest, des bateaux sur lesquels les explorateurs et les marchands de fourrures franchirent des milliers de milles \u00e0 travers des terres inconnues\u00a0; de tous les colons audacieux, entreprenants, \u00e9nergiques et clairvoyants qui \u00e9crivirent avec leur sang ou leurs sueurs les premi\u00e8res pages de notre histoire.<\/p>\n<p>Ce n&rsquo;est pas \u00e0 dire qu&rsquo;il faille verser dans une nostalgie qui irait jusqu&rsquo;au romanesque. Certains pays europ\u00e9ens se sont mis, il y a un demi-si\u00e8cle, \u00e0 refaire leur histoire en la transformant en contes de f\u00e9es et en po\u00e8mes \u00e9piques, ce qui nous a valu les maux du nationalisme romantique. Mais nous qui connaissons un avenir que les plus perspicaces de nos devanciers n&rsquo;ont jamais imagin\u00e9, il est de notre devoir de rendre justice aux id\u00e9es avanc\u00e9es, \u00e0 la tol\u00e9rance et aux talents politiques des hommes de l&rsquo;\u00e2ge des meubles \u00ab\u00a0empaill\u00e9s\u00a0\u00bb et des becs de gaz.<\/p>\n<h3>Les causes de la Conf\u00e9d\u00e9ration<\/h3>\n<p>Les faits qui se sont d\u00e9roul\u00e9s, dans notre pays ou sur le plan international, avant la Conf\u00e9d\u00e9ration peuvent avoir une influence tr\u00e8s importante sur notre pens\u00e9e en nous aidant \u00e0 comprendre pourquoi le Canada a entrepris la t\u00e2che sans pr\u00e9c\u00e9dent d&rsquo;unir deux peuples en une seule nation.<\/p>\n<p>Le Canada d&rsquo;avant 1867 serait pour nous un monde bien \u00e9trange. Il ne poss\u00e9dait aucune des caract\u00e9ristiques que nous consid\u00e9rons aujourd&rsquo;hui comme tout \u00e0 fait normales, telles que les grosses usines, les grandes villes, les routes nationales, les automobiles, les avions, la t\u00e9l\u00e9vision, l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9. Il n&rsquo;existait alors que quelques milles de voie ferr\u00e9e le long du Saint-Laurent.<\/p>\n<p>La population \u00e9tait de 3 millions \u00bd environ, dont 80% \u00e9taient concentr\u00e9s dans les provinces du Bas et du Haut-Canada, qui sont aujourd&rsquo;hui le Qu\u00e9bec et l&rsquo;Ontario. Les quatre cinqui\u00e8mes de la population vivaient dans les r\u00e9gions rurales\u00a0; Montr\u00e9al ne comptait que quelque 100,000 \u00e2mes, et constituait de beaucoup la plus grande des villes canadiennes.<\/p>\n<p>La culture du sol et l&rsquo;exploitation des produits bruts de la for\u00eat et de la mer faisaient subsister un petit nombre d&rsquo;entreprises industrielles, d&rsquo;artisanat et de prestation de services r\u00e9parties dans les r\u00e9gions habit\u00e9es. Ces industries se trouvaient \u00e0 l&rsquo;abri de la concurrence \u00e9trang\u00e8re tant \u00e0 cause de l&rsquo;isolement, du bas prix des mati\u00e8res premi\u00e8res locales et du manque de moyens de transport qu&rsquo;en raison de la protection fortuite d&rsquo;un tarif con\u00e7u essentiellement en fonction du revenu.<\/p>\n<p>C&rsquo;\u00e9tait aussi l&rsquo;\u00e9poque o\u00f9 chaque famille devait forc\u00e9ment se suffire \u00e0 elle-m\u00eame par suite de l&rsquo;\u00e9tat embryonnaire de l&rsquo;\u00e9conomie. Le revenu mat\u00e9riel se limitait en grande partie aux besoins fondamentaux\u00a0: alimentation, v\u00eatement, logement. Le travailleur pouvait toujours se replier sur la ferme, o\u00f9 il devenait ind\u00e9pendant. Cet \u00e9tat de choses conf\u00e9rait naturellement \u00e0 notre \u00e9conomie une grande capacit\u00e9 d&rsquo;adaptation aux fluctuations et tendait \u00e0 cr\u00e9er une certaine \u00e9troitesse de vues au sein de la population.<\/p>\n<p>Pourtant, la pouss\u00e9e d\u00e9mographique et le d\u00e9sir d&rsquo;une vie plus large commen\u00e7aient graduellement \u00e0 se faire sentir.<\/p>\n<p>L&rsquo;expansion vers l&rsquo;Ouest avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9cevante pour les deux Canadas. Pour ce qui est des autres parties du pays, le rapport de la Commission royale d&rsquo;enqu\u00eate sur les relations entre le Dominion et les provinces, publi\u00e9 en 1940, r\u00e9sume ainsi la situation\u00a0: \u00ab\u00a0Les provinces Maritimes, li\u00e9es \u00e0 une industrie moribonde, [navires en bois] \u00e9prouvaient des difficult\u00e9s encore plus grandes. Le petit \u00e9tablissement de la vall\u00e9e de la rivi\u00e8re Rouge commen\u00e7ait \u00e0 se d\u00e9fendre, mais il se rapprochait graduellement des \u00c9tats-Unis. La course \u00e0 l&rsquo;or sur la c\u00f4te du Pacifique avait donn\u00e9 lieu \u00e0 des progr\u00e8s d&rsquo;importance, mais sa fin avait laiss\u00e9 une faible population en face d&rsquo;une \u00e9norme dette.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Entre 1848 et 1854, les affaires canadiennes tomb\u00e8rent \u00e0 un niveau si bas que l&rsquo;on en vint \u00e0 s&rsquo;interroger sur la survivance du Canada. L&rsquo;adoption du libre-\u00e9change par la Grande-Bretagne et l&rsquo;abolition par le fait m\u00eame de la pr\u00e9f\u00e9rence accord\u00e9e au Canada sur les march\u00e9s britanniques donnaient alors encore plus de poids \u00e0 la th\u00e8se des partisans de l&rsquo;union avec les \u00c9tats-Unis. Sur le plan int\u00e9rieur, le Canada \u00e9tait aux prises avec plusieurs questions irritantes, qui paraissaient insolubles dans le cadre des institutions politiques du moment.<\/p>\n<p>En 1864, le pays \u00e9tait m\u00fbr pour la f\u00e9d\u00e9ration. La guerre de S\u00e9cession am\u00e9ricaine, qui avait d\u00e9but\u00e9 en 1861, avait suscit\u00e9 des difficult\u00e9s avec les \u00c9tats du Nord. Les flibustiers am\u00e9ricains harcelaient la fronti\u00e8re canadienne.<\/p>\n<p>La crainte de l&rsquo;invasion n&rsquo;\u00e9tait pas une invention de l&rsquo;imagination. Le <em>New York Herald <\/em>ne laissait planer aucun doute \u00e0 ce sujet en pr\u00e9disant, au mois de janvier 1861, que les \u00c9tats \u00ab\u00a0cotonniers\u00a0\u00bb du Sud \u00ab\u00a0trouveraient au Mexique et dans les pays tropicaux qui bordent le Golfe l&rsquo;espace qu&rsquo;ils jugeaient n\u00e9cessaire pour parer \u00e0 l&rsquo;augmentation rapide de leur population esclave\u00a0\u00bb et que \u00ab\u00a0les \u00c9tats conf\u00e9d\u00e9r\u00e9s du Nord chercheraient \u00e0 faire contrepoids \u00e0 ces acquisitions en absorbant le Canada\u00a0\u00bb. Huit mois plus tard, le <em>Herald <\/em>brandissait la menace d&rsquo;une arm\u00e9e de quatre cent mille hommes bien disciplin\u00e9s \u00ab\u00a0qui ne demanderaient pas mieux que de d\u00e9truire jusqu&rsquo;aux derniers vestiges de la domination anglaise en Am\u00e9rique et d&rsquo;annexer le Canada aux \u00c9tats-Unis\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>M\u00eame en 1866, un an \u00e0 peine avant la Conf\u00e9d\u00e9ration, le <em>Chicago Tribune <\/em>\u00e9crivait que le moment venu, \u00ab\u00a0notre R\u00e9publique happera comme un faucon une caille les colonies de Grande-Bretagne en Am\u00e9rique\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Bien que les fulminations des journaux en question ne puissent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es comme repr\u00e9sentant l&rsquo;opinion de la masse des citoyens \u00e9clair\u00e9s des \u00c9tats-Unis, il faut reconna\u00eetre qu&rsquo;elles constituaient une cause d&rsquo;irritation continuelle pour les Canadiens de l&rsquo;\u00e9poque, de m\u00eame qu&rsquo;une source de m\u00e9fiance et d&rsquo;appr\u00e9hension.<\/p>\n<p>La Conf\u00e9d\u00e9ration \u00e9tait le refus de l&rsquo;annexion politique et \u00e9conomique par les \u00c9tats-Unis. Laiss\u00e9e \u00e0 elle seule, m\u00eame au sein d&rsquo;un immense empire, chaque province \u00e9tait trop faible pour pouvoir r\u00e9ussir \u00e0 assurer sa stabilit\u00e9 \u00e9conomique ou r\u00e9sister aux pressions arm\u00e9es du puissant voisin du Sud.<\/p>\n<p>Que restait-il \u00e0 faire si ce n&rsquo;est de tenter de r\u00e9aliser une entente quelconque qui permettrait non pas \u00e0 un groupe de provinces isol\u00e9es et \u00e0 population clairsem\u00e9e, mais \u00e0 une collectivit\u00e9 unifi\u00e9e de faire face au danger\u00a0? Par quel autre moyen le Canada pouvait-il continuer \u00e0 vivre tout en conservant son identit\u00e9 en Am\u00e9rique\u00a0?<\/p>\n<h3>L&rsquo;av\u00e8nement de la Conf\u00e9d\u00e9ration<\/h3>\n<p>Le Canada fut fond\u00e9 avec les plus ardents espoirs par des hommes convaincus d&rsquo;avoir ainsi accompli une grande chose. Comme l&rsquo;a dit un historien\u00a0: \u00ab\u00a0En 1867, nos P\u00e8res cr\u00e9\u00e8rent quelque chose qui n&rsquo;existait pas encore\u00a0: une nouvelle nationalit\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Ceux qui prirent part aux conf\u00e9rences qui pr\u00e9c\u00e9d\u00e8rent la Conf\u00e9d\u00e9ration furent contraints de travailler ensemble d&rsquo;une fa\u00e7on dont peu d&rsquo;entre eux avaient eu l&rsquo;occasion de le faire jusque-l\u00e0. Ils durent reconna\u00eetre la n\u00e9cessit\u00e9 des compromis, de la tol\u00e9rance et de l&rsquo;art si simple et si utile de savoir diff\u00e9rer d&rsquo;opinion \u00e0 l&rsquo;amiable.<\/p>\n<p>Depuis l&rsquo;Acte d&rsquo;union, en 1841, le Haut et le Bas-Canada avaient toujours connu une association politique plut\u00f4t difficile, se querellant sans cesse sur l&rsquo;in\u00e9galit\u00e9 de l&rsquo;incidence des imp\u00f4ts et une foule d&rsquo;autres questions. Les provinces Maritimes voulaient l&rsquo;union, mais seulement entre elles. Des repr\u00e9sentants de la Province du Canada furent envoy\u00e9s \u00e0 la conf\u00e9rence des provinces Maritimes \u00e0 Charlottetown, en 1864, afin d&rsquo;inviter les d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s \u00e0 \u00e9tudier l&rsquo;\u00e9ventualit\u00e9 d&rsquo;une plus vaste union. En octobre, la conf\u00e9rence se r\u00e9unissait de nouveau \u00e0 Qu\u00e9bec, sous la pr\u00e9sidence du Premier ministre canadien-fran\u00e7ais du Bas et du Haut-Canada. Les 72 r\u00e9solutions adopt\u00e9es \u00e0 cette occasion renfermaient les principaux principes sur lesquels devait finalement reposer la Conf\u00e9d\u00e9ration.<\/p>\n<p>C&rsquo;est en 1866, avant m\u00eame que tout soit pr\u00eat pour pr\u00e9senter la chose au gouvernement britannique, que le projet de conf\u00e9d\u00e9ration devait recevoir un accueil enthousiaste. Une conf\u00e9rence, si\u00e9geant \u00e0 Londres, \u00e9labora 69 r\u00e9solutions, fond\u00e9es sur celles de la conf\u00e9rence de Qu\u00e9bec\u00a0; le Parlement britannique approuva les conditions d&rsquo;union, et la loi officielle de l&rsquo;union, connue sous le nom d&rsquo;Acte de l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord britannique, fut adopt\u00e9e en 1867.<\/p>\n<p>Une des particularit\u00e9s remarquables du nouveau Canada \u00e9tait de joindre les avantages du gouvernement central \u00e0 ceux de l&rsquo;autonomie locale. Une machine gouvernementale, dont le si\u00e8ge serait \u00e0 Ottawa, \u00e9tait mise sur pied, mais en m\u00eame temps chaque province conservait son identit\u00e9 et la direction de ses affaires propres. La province de Qu\u00e9bec, par exemple, pouvait ainsi sauvegarder ses institutions, sa langue, sa religion, ses coutumes, son droit civil et ses \u00e9coles, tout en b\u00e9n\u00e9ficiant de l&rsquo;appui des autres provinces dans les domaines d&rsquo;int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral tels que la d\u00e9fense militaire et navale, la construction des chemins de fer, les services postaux, etc. La Conf\u00e9d\u00e9ration apportait l&rsquo;unit\u00e9 au Canada, mais l&rsquo;unit\u00e9 dans la diversit\u00e9.<\/p>\n<h3>La nouvelle nation<\/h3>\n<p>La nouvelle nation fut applaudie dans l&rsquo;ensemble du Bas et du Haut-Canada, accueillie avec ti\u00e9deur au Nouveau-Brunswick et accept\u00e9e avec r\u00e9pugnance en Nouvelle-\u00c9cosse. L&rsquo;Ile du Prince-\u00c9douard pr\u00e9f\u00e9ra ne pas en faire partie, mais elle s&rsquo;y joignit six ans plus tard, tandis que Terre-Neuve ne le fit qu&rsquo;en 1949. En 1869, le Canada se rendait acqu\u00e9reur des vastes territoires de la Compagnie de la baie d&rsquo;Hudson, dans lesquels furent taill\u00e9es les provinces du Manitoba, de la Saskatchewan et de l&rsquo;Alberta\u00a0; en 1871, la Colombie-Britannique entrait \u00e0 son tour dans la Conf\u00e9d\u00e9ration. L&rsquo;inauguration du premier chemin de fer transcontinental, en 1885, assurait la coh\u00e9sion du Canada en reliant l&rsquo;Est \u00e0 l&rsquo;Ouest.<\/p>\n<p>Aux \u00c9tats-Unis, les opinions \u00e9taient assez divergentes. Le <em>New York Times <\/em>pr\u00e9disait que la nouvelle conf\u00e9d\u00e9ration deviendrait un \u00ab\u00a0\u00c9tat ind\u00e9pendant, tr\u00e8s peupl\u00e9, riche et puissant\u00a0\u00bb et l&rsquo;un des \u00ab\u00a0alli\u00e9s les plus s\u00fbrs et les plus utiles des \u00c9tats-Unis.\u00a0\u00bb Toujours vivement d\u00e9sireux de s&#8217;emparer du Canada, le <em>New York Tribune <\/em>\u00e9crivait\u00a0: \u00ab\u00a0Lorsque l&rsquo;exp\u00e9rience du \u00ab\u00a0dominion\u00a0\u00bb aura \u00e9chou\u00e9, comme elle doit le faire, la m\u00e9thode de l&rsquo;absorption pacifique permettra au Canada de prendre la place qui lui revient au sein de la grande R\u00e9publique de l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00c0 Ottawa, le premier juillet fut salu\u00e9 par une salve de 101 coups de canon, pendant que les cloches de toutes les \u00e9glises carillonnaient\u00a0; une messe solennelle fut c\u00e9l\u00e9br\u00e9e \u00e0 la cath\u00e9drale de Trois-Rivi\u00e8res\u00a0; \u00e0 Saint-Jean, on tira 21 coups de canon \u00ab\u00a0en l&rsquo;honneur du plus grand \u00ab\u00a0mariage\u00a0\u00bb des temps modernes\u00a0\u00bb. Il y eut bien quelques r\u00e9calcitrants qui suspendirent des cr\u00eapes \u00e0 leur maison et mirent leurs drapeaux en berne, mais la majorit\u00e9 des Canadiens d\u00e9fil\u00e8rent, ce jour-l\u00e0, derri\u00e8re des banni\u00e8res portant les inscriptions \u00ab\u00a0Bienvenue \u00e0 la nouvelle puissance\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Success to the Confederacy\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 l&rsquo;accueil chaleureux qu&rsquo;on lui fit alors, l&rsquo;Acte de l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord britannique n&rsquo;est pas encore v\u00e9n\u00e9r\u00e9, comme la Constitution des \u00c9tats-Unis par exemple. Mais le fait que cette oeuvre vivante et dynamique, encore en voie de d\u00e9veloppement, n&rsquo;est l&rsquo;objet d&rsquo;aucun culte, ne diminue en rien son utilit\u00e9.<\/p>\n<p>Qu&rsquo;un accord \u00e9labor\u00e9 il y a cent ans ne r\u00e9ponde pas n\u00e9cessairement \u00e0 tous les besoins de l&rsquo;\u00e2ge spatial, cela n&rsquo;est pas surprenant, et ce serait un exc\u00e8s de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de notre part que de reprocher aux P\u00e8res de la Conf\u00e9d\u00e9ration de n&rsquo;avoir pas pr\u00e9vu tout ce que nous devions faire et tout ce qui allait se produire par la suite dans notre pays.<\/p>\n<p>Si nous accusons l&rsquo;Acte de l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord britannique d&rsquo;avoir cr\u00e9\u00e9 un \u00e9tat de choses qu&rsquo;il semble y avoir lieu de modifier depuis quelques ann\u00e9es, nous devons aussi lui reconna\u00eetre le m\u00e9rite de nous avoir assur\u00e9 cent ans de progr\u00e8s en tant que nation compos\u00e9e de deux cultures, ayant chacune un esprit et une mani\u00e8re de vivre bien \u00e0 elle.<\/p>\n<h3>Les attraits du Canada<\/h3>\n<p>Pour les millions d&rsquo;hommes et de femmes qui ont quitt\u00e9 d&rsquo;autres contr\u00e9es pour venir au Canada depuis 1867, notre pays a \u00e9t\u00e9 vraiment une terre nouvelle\u00a0; nouvelle par sa libert\u00e9, par ses possibilit\u00e9s et par ses promesses.<\/p>\n<p>Les exil\u00e9s qui ont franchi l&rsquo;Atlantique pour chercher refuge contre leurs malheurs sociaux, politiques ou \u00e9conomiques ont trouv\u00e9 ici non seulement un asile mais une patrie.<\/p>\n<p>Au fond, la plupart des Canadiens croient aux m\u00eames valeurs. Le Canada est un pays o\u00f9 l&rsquo;on peut \u00e9lever beaucoup de temples au m\u00eame Dieu. Il s&rsquo;efforce de ressembler au pays id\u00e9al de Rebecca West\u00a0: un lieu hospitalier o\u00f9 l&rsquo;on reconna\u00eet g\u00e9n\u00e9reusement tous les talents, o\u00f9 l&rsquo;on pardonne tous les travers pardonnables, o\u00f9 toute m\u00e9chancet\u00e9 s&rsquo;\u00e9vanouit peu \u00e0 peu, o\u00f9 l&rsquo;on honore ceux chez qui la bont\u00e9 suppl\u00e9e au manque de talent.<\/p>\n<p>La vie canadienne, qui r\u00e9unit non seulement les repr\u00e9sentants des deux cultures fondamentales, mais aussi des personnes de plusieurs autres cultures, est l&rsquo;art du possible. Elle exige beaucoup de souplesse. Notre milieu change d&rsquo;ann\u00e9e en ann\u00e9e sous l&rsquo;effet des progr\u00e8s de la science, de l&rsquo;augmentation de la population, de la croissance de nos ambitions. Pour faire face au changement, nous avons besoin d&rsquo;instruction, non seulement pour nos enfants, mais aussi pour les adultes. Si les adultes voulaient se rapprocher un peu plus de l&rsquo;avant-garde de la g\u00e9n\u00e9ration montante, on ne verrait presque pas de ces marches de protestation de la part des jeunes, qui sont \u00e9pouvant\u00e9s par l&rsquo;incertitude de leur avenir.<\/p>\n<p>La libert\u00e9 qui fait notre orgueil ne se perd pas dans les ruines ou la fum\u00e9e des d\u00e9sastres, comme ceux de Dunkerque ou de Pearl Harbour\u00a0; les \u00e9v\u00e9nements de ce genre d\u00e9clenchent un effort de r\u00e9sistance extr\u00eame. Elle se perd peu \u00e0 peu par des larcins imperceptibles, par une petite concession de convenance par-ci par-l\u00e0, par le grignotement de l&rsquo;insouciance. Puis, un jour, nous nous apercevons avec stupeur que la libert\u00e9 a disparu dans l&rsquo;enr\u00e9gimentation non seulement de nos faits et gestes quotidiens mais aussi de nos aspirations \u00e9ternelles.<\/p>\n<h3>L&rsquo;avenir<\/h3>\n<p>Les philosophes de l&rsquo;antiquit\u00e9 enseignaient &#8211; et l&rsquo;histoire moderne le confirme &#8211; que la survie d&rsquo;une nation tient \u00e0 son unit\u00e9 et \u00e0 sa puissance, ainsi qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;aptitude de ses citoyens \u00e0 collaborer pour atteindre des fins communes. Cette collaboration exige que nous renoncions, dans une certaine mesure, \u00e0 des choses et \u00e0 des actions qui pourraient servir notre int\u00e9r\u00eat personnel. Sinon, le grand mouvement de progression sera compromis par de mesquins d\u00e9sirs et obscurci par les ambitions de classe.<\/p>\n<p>Nous devons, en r\u00e9alit\u00e9, agir comme si nous valions un peu mieux que nous-m\u00eames. Faisant face \u00e0 l&rsquo;incertitude des ann\u00e9es post\u00e9rieures \u00e0 1967 avec le m\u00eame courage que nos anc\u00eatres surent envisager l&rsquo;avenir en 1867, nous pourrions choisir pour id\u00e9al de cr\u00e9er un canadianisme authentique et fort.<\/p>\n<p>La Conf\u00e9d\u00e9ration a marqu\u00e9 le ralliement de trois ou quatre groupes faciaux et politiques, dont certains avaient \u00e9t\u00e9 jusque-l\u00e0 des ennemis implacables. Ils en arriv\u00e8rent \u00e0 la conclusion qu&rsquo;il leur fallait vivre ensemble et qu&rsquo;ils avaient besoin d&rsquo;un cadre dans lequel ils trouveraient leur place. Sachant que nous faisons tous partie d&rsquo;un m\u00eame tout, ils comprirent qu&rsquo;aucun particulier, aucune municipalit\u00e9, aucun comt\u00e9, aucune province ne peut contribuer utilement au bien-\u00eatre du Canada dans son ensemble en travaillant de force, comme individu, \u00e0 la solution de probl\u00e8mes de clocher.<\/p>\n<p>Ce fut l\u00e0 la grandeur du pass\u00e9\u00a0; que sera l&rsquo;avenir\u00a0?<\/p>\n<p>Il semble y avoir plus de soleil que de nuages dans l&rsquo;avenir du Canada, mais un effort intelligent s&rsquo;impose d\u00e8s maintenant si nous voulons qu&rsquo;il en soit r\u00e9ellement ainsi. Pensons au mot g\u00e9nial de Lyautey sur la for\u00eat de c\u00e8dres\u00a0: \u00ab\u00a0Je veux mettre une for\u00eat l\u00e0-haut,\u00a0\u00bb disait-il. On lui objectait qu&rsquo;elle mettrait tr\u00e8s longtemps \u00e0 pousser. \u00ab\u00a0Raison de plus, il faut commencer tout de suite. Il n&rsquo;y a pas une minute \u00e0 perdre.\u00a0\u00bb<\/p>\n<h3>Une oeuvre \u00e0 poursuivre<\/h3>\n<p>Nous ne pouvons certes pas nous attendre \u00e0 \u00e9crire en 1967 une page sur laquelle il n&rsquo;y aura aucune retouche. L&rsquo;homme n&rsquo;a jamais cess\u00e9 de changer ses fa\u00e7ons de proc\u00e9der depuis le d\u00e9but de l&rsquo;histoire du monde. Il s&rsquo;agit maintenant de d\u00e9passer nos anciennes erreurs, non d&rsquo;en perp\u00e9tuer la m\u00e9moire\u00a0; de bien \u00e9difier le pr\u00e9sent et de pr\u00e9parer un avenir meilleur. Nous nous rassemblerons \u00e0 l&rsquo;occasion du centenaire non pas seulement pour exalter nos anc\u00eatres, mais aussi pour reprendre leur oeuvre et la continuer avec courage et vaillance, apportant ainsi notre contribution personnelle \u00e0 la vie et au progr\u00e8s de notre pays. Ce serait une erreur, au moment du centi\u00e8me anniversaire de la nation, de ne voir dans l&rsquo;\u00e9vocation de notre pass\u00e9 qu&rsquo;un pompeux cort\u00e8ge d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements, qui m\u00e9ritent nos applaudissements et notre reconnaissance. Le pass\u00e9 ne doit pas \u00eatre seulement un souvenir et un t\u00e9moignage, mais encore une le\u00e7on et un enseignement.<\/p>\n<p>Le centenaire ne marquera pas la fin d&rsquo;un chapitre et le commencement d&rsquo;un autre\u00a0: l&rsquo;histoire ne s&rsquo;arr\u00eate jamais. Les anciens principes demeureront, et, si nous savons accepter ce qu&rsquo;il y a de meilleur dans notre r\u00e9gime d\u00e9mocratique et nous instruire sur les affaires publiques et l&rsquo;art de la collaboration, notre \u00e9volution pourra se poursuivre au sein d&rsquo;une forme de gouvernement qui assurera au peuple canadien une vie heureuse et f\u00e9conde.<\/p>\n<p>L&rsquo;ann\u00e9e qui vient est une ann\u00e9e nouvelle et encore immacul\u00e9e. Comme la naissance de chaque jour nouveau, c&rsquo;est un d\u00e9lai accord\u00e9 par le Ma\u00eetre du temps \u00e0 ses sujets qui ont pu gaspiller l&rsquo;h\u00e9ritage de leur jeunesse.<\/p>\n<p>Si nous l&rsquo;abordons avec confiance, r\u00e9solus \u00e0 supporter les revirements du sort avec intr\u00e9pidit\u00e9 et \u00e0 ajouter notre apport, si modeste soit-il, au riche patrimoine que nous avons re\u00e7u, les g\u00e9n\u00e9rations futures diront peut-\u00eatre en se souvenant de nous\u00a0: \u00ab\u00a0Ces gens ont r\u00eav\u00e9 de grandes choses en des jours sombres et troubl\u00e9s, et, malgr\u00e9 la tyrannie qui s\u00e9vissait dans plusieurs pays du globe, ils ont fait surgir une splendide nation sur la surface de la terre.\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"author":86,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[38],"class_list":["post-2152","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-38"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.4 (Yoast SEO v27.4) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 47, N\u00b0 1 - Janvier 1966 - Le Centenaire de la Conf\u00e9d\u00e9ration - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-47-n-1-janvier-1966-le-centenaire-de-la-confederation\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 47, N\u00b0 1 - Janvier 1966 - Le Centenaire de la Conf\u00e9d\u00e9ration\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Un centenaire \u00e9tant par d\u00e9finition un anniversaire que l&rsquo;on ne peut \u00eatre invit\u00e9 \u00e0 c\u00e9l\u00e9brer qu&rsquo;une fois tous les cent ans, il n&rsquo;est pas trop t\u00f4t, un an avant un tel \u00e9v\u00e9nement, pour commencer \u00e0 nous renseigner sur ce que l&rsquo;on attend de nous en tant que participants. 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