{"id":2150,"date":"1964-01-01T00:00:00","date_gmt":"1964-01-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-45-n-1-janvier-1964-offensive-contre-la-maladie\/"},"modified":"2022-10-17T19:29:47","modified_gmt":"2022-10-17T19:29:47","slug":"vol-45-n-1-janvier-1964-offensive-contre-la-maladie","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-45-n-1-janvier-1964-offensive-contre-la-maladie\/","title":{"rendered":"Vol. 45, N\u00b0 1 &#8211; Janvier 1964 &#8211; Offensive contre la maladie"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Il serait temps que les adultes commencent \u00e0 se pr\u00e9occuper davantage de leur sant\u00e9. Ils ont pens\u00e9 \u00e0 \u00e9tablir des cliniques et des programmes d&rsquo;immunisation pour leurs enfants, \u00e0 cr\u00e9er une institution des Nations Unies, sp\u00e9cialement charg\u00e9e de sauvegarder la sant\u00e9 dans le monde, \u00e0 installer des feux de circulation et cent autres moyens de protection contre les accidents, mais ils ne se soucient gu\u00e8re de leur sant\u00e9 \u00e0 eux tant qu&rsquo;ils ne tombent pas malades.<\/p>\n<p>Songer \u00e0 sa sant\u00e9, d&rsquo;une fa\u00e7on intelligente et pratique, ce n&rsquo;est pas se laisser aller \u00e0 l&rsquo;hypocondrie, cet \u00e9tat d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 morbide qui ennuie nos amis et g\u00e2che notre joie de vivre. Ce qui importe aujourd&rsquo;hui c&rsquo;est en quelque sorte d&rsquo;\u00e9tablir un pont entre l&rsquo;enfance et l&rsquo;\u00e2ge adulte.<\/p>\n<p>Pourquoi les maladies de l&rsquo;enfance ont-elles \u00e9t\u00e9 vaincues\u00a0? N&rsquo;est-ce pas parce que les parents et les instituteurs ont fait et font encore le n\u00e9cessaire pour assurer l&rsquo;application des mesures pr\u00e9ventives\u00a0? Les enfants n&rsquo;ont pas le choix dans ce domaine. Qu&rsquo;ils le veuillent ou non, nous en prenons soin avec affection et tendresse pendant leur bas \u00e2ge et leurs ann\u00e9es de classe.<\/p>\n<p>Puis, c&rsquo;est la p\u00e9riode de rel\u00e2chement. Comme il n&rsquo;y a plus personne pour nous obliger \u00e0 profiter des bienfaits que nous offre la science m\u00e9dicale, nous nous laissons emporter jusqu&rsquo;aux premi\u00e8res ann\u00e9es de l&rsquo;\u00e2ge m\u00fbr sans porter attention \u00e0 notre sant\u00e9 et en ne demandant \u00e0 la m\u00e9decine que le service n\u00e9gatif de ramasser les morceaux de nos constitutions croulantes.<\/p>\n<p>Mais le moment est venu de regarder au-del\u00e0 de l&rsquo;adolescence et d&rsquo;am\u00e9liorer le bien-\u00eatre physique des personnes qui ont atteint ou d\u00e9pass\u00e9 la vingtaine.<\/p>\n<p>Voici ce qu&rsquo;on pouvait lire dans le <em>Bulletin statistique <\/em>de la <em>Metropolitan Life Insurance <\/em>vers le milieu de l&rsquo;ann\u00e9e 1963\u00a0: \u00ab\u00a0La mortalit\u00e9 totale est d\u00e9j\u00e0 si peu \u00e9lev\u00e9e chez les enfants et les jeunes adultes que l&rsquo;abaissement du taux des d\u00e9c\u00e8s dans ces cat\u00e9gories d&rsquo;\u00e2ge n&rsquo;apporterait qu&rsquo;une augmentation relativement faible \u00e0 la dur\u00e9e moyenne de la vie aux \u00c9tats-Unis. Par exemple, s&rsquo;il \u00e9tait possible de supprimer tous les d\u00e9c\u00e8s pendant les 25 premi\u00e8res ann\u00e9es de la vie, l&rsquo;esp\u00e9rance de vie \u00e0 la naissance ne se trouverait accrue que de trois ans.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>C&rsquo;est pourquoi une action \u00e9nergique s&rsquo;impose \u00e0 l&rsquo;heure actuelle contre les maladies de l&rsquo;\u00e2ge adulte. Un grand nombre des 1,391,000 citoyens du Canada qui ont 65 ans ou plus se voient talonn\u00e9s par des maladies qu&rsquo;ils auraient pu pr\u00e9venir s&rsquo;ils avaient continu\u00e9 dans la maturit\u00e9 \u00e0 traiter leur corps avec autant de soin et de sollicitude qu&rsquo;ils en avaient manifest\u00e9 pour leurs enfants.<\/p>\n<p>Notre organisme est en principe un excellent m\u00e9canisme, et, pour peu que nous nous en occupions en vieillissant, nous sommes assur\u00e9s d&rsquo;en obtenir un bon rendement durant toute notre vie. Au lieu de le laisser envahir par la d\u00e9cr\u00e9pitude \u00e0 partir de vingt, trente ou quarante ans, nous devons agir de mani\u00e8re \u00e0 pouvoir continuer \u00e0 jouir de la vie \u00e0 cinquante, soixante ou soixante-dix ans.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Il est permis, dit Hans Selye, de consid\u00e9rer le vieillissement comme une maladie. De m\u00eame que les autres maladies, il est probablement \u00e9vitable et curable.\u00a0\u00bb<\/p>\n<h3>Les tensions<\/h3>\n<p>C&rsquo;est dans le cabinet du m\u00e9decin que ressort avec tout son triste cort\u00e8ge de maux notre incapacit\u00e9 de faire face avec succ\u00e8s aux atteintes de l&rsquo;\u00e2ge adulte. Le m\u00e9decin ne peut rien changer au rythme de la vie moderne, mais il peut nous dire ce que nous devons faire pour adopter celui qui nous convient vraiment.<\/p>\n<p>Pendant des mill\u00e9naires et des mill\u00e9naires, l&rsquo;organisme humain a d\u00fb se d\u00e9velopper dans des conditions extr\u00eamement dures afin de survivre dans la jungle terrestre. Puis, subitement, en quelques si\u00e8cles, nous avons \u00e9difi\u00e9 une civilisation sans cependant faire le n\u00e9cessaire pour nous adapter \u00e0 ce mode de vie enti\u00e8rement nouveau. Comme des tracteurs agricoles en train de se d\u00e9mantibuler sur une chauss\u00e9e de b\u00e9ton, nos organismes d\u00e9traqu\u00e9s roulent avec un bruit de ferraille sur la route du progr\u00e8s.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;y a pas que notre syst\u00e8me digestif qui en souffre. Nous sommes frapp\u00e9s de troubles de la circulation, d&#8217;embarras de la respiration, d&rsquo;affections de la peau d&rsquo;origine nerveuse et de d\u00e9rangements d&rsquo;ordre \u00e9motif et mental. Et \u00e0 tout cela s&rsquo;ajoutent les soucis.<\/p>\n<p>Ce qu&rsquo;il faut, c&rsquo;est d\u00e9pouiller la maladie de sa dignit\u00e9. La maladie est une faiblesse qu&rsquo;il importe de pr\u00e9venir ou de surmonter. Malheureusement, c&rsquo;est l\u00e0 un principe fort n\u00e9glig\u00e9. Pour beaucoup d&rsquo;entre nous, nos bobos sont des sujets de conversation du plus haut int\u00e9r\u00eat et non des choses d\u00e9plorables auxquelles il convient de rem\u00e9dier.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;y a pas de cloison \u00e9tanche entre le corps et l&rsquo;esprit. Toute impression mentale ou \u00e9motive ext\u00e9rioris\u00e9e ou refoul\u00e9e dans notre for int\u00e9rieur exerce une r\u00e9percussion sur le physique. Les tissus corporels constituent la base sur laquelle repose tout le processus de la pens\u00e9e. Nos esprits influent en retour sur nos corps parce qu&rsquo;ils sont capables de centraliser notre \u00e9nergie sur nos actions, bonnes ou mauvaises.<\/p>\n<p>D&rsquo;o\u00f9 la n\u00e9cessit\u00e9 de coordonner l&rsquo;activit\u00e9 de notre esprit et de notre corps, afin d&rsquo;assurer leur harmonieuse collaboration, si nous voulons \u00eatre vraiment bien portants.<\/p>\n<h3>Pr\u00e9vention et traitement<\/h3>\n<p>La m\u00e9decine a r\u00e9ussi \u00e0 vaincre ou \u00e0 enrayer plusieurs sortes de maladies en l&rsquo;espace de quelques ann\u00e9es\u00a0: le diab\u00e8te par l&rsquo;insuline, l&rsquo;an\u00e9mie pernicieuse par l&rsquo;extrait de foie, le goitre par le sel iod\u00e9, le rachitisme par la vitamine D, la fi\u00e8vre typho\u00efde et les maladies du m\u00eame genre par l&rsquo;hygi\u00e8ne, et beaucoup d&rsquo;infections aigu\u00ebs gr\u00e2ce aux antibiotiques. Des milliers de victimes de ces maladies, qui, hier encore, auraient \u00e9t\u00e9 irr\u00e9m\u00e9diablement perdues, m\u00e8nent aujourd&rsquo;hui une vie utile \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>D&rsquo;autre part, les progr\u00e8s de l&rsquo;immunisation ont fait dispara\u00eetre un grand nombre de maladies contagieuses. La dipht\u00e9rie, la variole et le t\u00e9tanos sont parfaitement \u00e9vitables \u00e0 l&rsquo;heure actuelle, tandis que la poliomy\u00e9lite et la coqueluche le seront bient\u00f4t.<\/p>\n<p>La victoire n&rsquo;est pas encore compl\u00e8te au Canada, m\u00eame si nous avons de la pr\u00e9vention \u00e0 revendre. Il y a toujours des Canadiens qui ne sont pas immunis\u00e9s malgr\u00e9 l&rsquo;efficacit\u00e9 fulgurante de l&rsquo;immunisation. On a peur de l&rsquo;aiguille, on ne veut pas \u00eatre d\u00e9rang\u00e9, ou l&rsquo;on croit compromettre sa dignit\u00e9 en recherchant la s\u00e9curit\u00e9. Pour ne pas l&rsquo;avoir fait vacciner, Benjamin Franklin se vit ravir un fils par la variole et regretta toute sa vie sa malheureuse obstination.<\/p>\n<p>Les succ\u00e8s obtenus par le Canada dans le domaine de la pr\u00e9vention des maladies contagieuses sont en grande partie attribuables \u00e0 la Ligue canadienne de sant\u00e9, organisme b\u00e9n\u00e9vole fond\u00e9 en 1919. La lutte acharn\u00e9e qu&rsquo;elle a men\u00e9e pour faire accepter l&rsquo;inoculation contre la dipht\u00e9rie m\u00e9rite toute notre admiration. En 1924, on relevait dans notre pays 9,507 cas de dipht\u00e9rie et 1,281 morts dues \u00e0 cette maladie\u00a0; en 1959, avec une population deux fois plus nombreuse, on ne d\u00e9plorait aucune perte de vie par la dipht\u00e9rie.<\/p>\n<p>S&rsquo;il n&rsquo;est pas encore possible de pr\u00e9venir le diab\u00e8te, il est encourageant de savoir que la mortalit\u00e9 qui lui est imputable s&rsquo;est sensiblement abaiss\u00e9e gr\u00e2ce au perfectionnement des m\u00e9thodes de diagnostic, au r\u00e9gime alimentaire, \u00e0 la surveillance des malades par le m\u00e9decin, \u00e0 l&#8217;emploi de l&rsquo;insuline et \u00e0 l&rsquo;\u00e9ducation du publie. On estime qu&rsquo;il y a au Canada 250,000 diab\u00e9tiques, mais il y a aussi beaucoup de cas non connus. Ceux qui sont au courant de leur \u00e9tat et qui se font traiter comme il convient ont de plus en plus de chances de s&rsquo;en tirer, mais quand la maladie est inconnue ou n\u00e9glig\u00e9e, elle entra\u00eene apr\u00e8s elle de nombreuses affections du coeur, des vaisseaux sanguins et du foie.<\/p>\n<h3>La grande \u00ab\u00a0meurtri\u00e8re\u00a0\u00bb<\/h3>\n<p>Notre attitude \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard des maladies les plus meurtri\u00e8res est compl\u00e8tement illogique. Chaque mort caus\u00e9e par un accident d&rsquo;automobile est annonc\u00e9e dans les journaux, et, si deux ou trois personnes se font tuer, la nouvelle passe \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision. Mais on n&rsquo;informe gu\u00e8re le public des 70,000 victimes que font chaque ann\u00e9e les maladies du coeur. Pourtant, beaucoup de ces morts sont tout aussi \u00e9vitables que celles qui sont dues \u00e0 l&rsquo;automobile.<\/p>\n<p>Les maladies du coeur comprennent plusieurs affections, dont l&rsquo;art\u00e9rioscl\u00e9rose, c&rsquo;est-\u00e0-dire le durcissement et le r\u00e9tr\u00e9cissement des art\u00e8res, est de loin la plus importante et la plus meurtri\u00e8re.<\/p>\n<p>Or, on ne peut gu\u00e8re se prot\u00e9ger contre cette terrible maladie avant d&rsquo;en d\u00e9couvrir l&rsquo;existence, et c&rsquo;est l\u00e0 une des excellentes raisons pour se soumettre \u00e0 l&rsquo;examen m\u00e9dical p\u00e9riodique. Ainsi, si nos art\u00e8res commencent \u00e0 durcir, il sera possible de s&rsquo;en rendre compte \u00e0 temps, et le m\u00e9decin pourra prendre la situation en main. Le traitement consistera en grande partie \u00e0 mettre le malade en garde contre son \u00e9tat, \u00e0 l&rsquo;habituer \u00e0 vivre d\u00e9sormais au pas plut\u00f4t qu&rsquo;\u00e0 la course, \u00e0 \u00e9viter la fatigue et \u00e0 se m\u00e9fier des \u00e9motions trop violentes.<\/p>\n<p>La maladie de coeur n&rsquo;est pas une fatalit\u00e9 \u00e0 laquelle il faut se r\u00e9signer, mais un \u00e9tat contre lequel on doit faire quelque chose. Voil\u00e0 pr\u00e9cis\u00e9ment pourquoi la Fondation canadienne pour les maladies du coeur a \u00e9t\u00e9 organis\u00e9e\u00a0: afin de r\u00e9duire la mortalit\u00e9 et l&rsquo;invalidit\u00e9 chez les 1,400,000 Canadiens qui en sont atteints chaque ann\u00e9e, et dont 350,000 restent gravement invalides tandis que 72,000 autres en meurent.<\/p>\n<p>Le coeur poss\u00e8de une puissance de r\u00e9cup\u00e9ration extraordinaire. Il est capable de reprises beaucoup plus vigoureuses que la plupart de nos autres organes. Personne ne doit se laisser abattre par le verdict de \u00ab\u00a0la maladie de coeur\u00a0\u00bb. Le c\u00e9l\u00e8bre William Osler n&rsquo;a-t-il pas dit un jour que la crise cardiaque a sauv\u00e9 la vie \u00e0 bien des hommes. Il voulait dire par l\u00e0 que l&rsquo;homme pr\u00e9venu par une attaque b\u00e9nigne pouvait vivre plusieurs ann\u00e9es, \u00e0 condition de prendre soin de sa sant\u00e9 et de se limiter \u00e0 une activit\u00e9 en rapport avec ses forces.<\/p>\n<h3>Le second fl\u00e9au<\/h3>\n<p>La maladie la plus meurtri\u00e8re apr\u00e8s les affections cardiaques est le cancer, nom g\u00e9n\u00e9tique sous lequel on d\u00e9signe les excroissances anormales et destructrices qui s&rsquo;attaquent aux organes et aux tissus corporels.<\/p>\n<p>Bien que la lutte de la science contre le cancer soit la plus grande entreprise dans toute l&rsquo;histoire de la m\u00e9decine, la cause ou les causes de cette maladie demeurent encore inconnues. Depuis quelques ann\u00e9es, il est permis de parler de la pr\u00e9vention du cancer, contre lequel on peut se prot\u00e9ger, soit directement en \u00e9vitant de s&rsquo;exposer outre mesure au soleil et aux radiations, ainsi qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;action nocive des gaz et de la fum\u00e9e du tabac, soit indirectement en se maintenant en aussi bonne sant\u00e9 que possible par des visites r\u00e9guli\u00e8res chez le m\u00e9decin.<\/p>\n<p>La Soci\u00e9t\u00e9 canadienne du cancer signale que le taux global de survie chez les canc\u00e9reux est d&rsquo;environ 50 p. 100, ce qui repr\u00e9sente une augmentation de quelque 7 \u00e0 10 p. 100 au cours des dix derni\u00e8res ann\u00e9es. Ce gain r\u00e9sulte jusqu&rsquo;\u00e0 un certain point, nous dit la Soci\u00e9t\u00e9, de l&rsquo;am\u00e9lioration des m\u00e9thodes de traitement, mais il est d\u00fb en majeure partie au fait qu&rsquo;une proportion de plus en plus grande de cas sont d\u00e9pist\u00e9s d\u00e8s le d\u00e9but.<\/p>\n<p>Les statistiques sur les d\u00e9c\u00e8s caus\u00e9s par le cancer au Canada depuis vingt-cinq ans indiquent une augmentation chez les hommes et une diminution chez les femmes. D&rsquo;apr\u00e8s la Soci\u00e9t\u00e9, cette augmentation chez les hommes est presque enti\u00e8rement imputable au cancer du poumon, qui est le plus meurtrier de tous les cancers.<\/p>\n<h3>La tuberculose n&rsquo;a pas disparu<\/h3>\n<p>La tuberculose, qui, en 1900, se classait au premier rang dans la liste des causes de mortalit\u00e9, mais qui descendit ensuite \u00e0 la septi\u00e8me ou huiti\u00e8me place, n&rsquo;est pas encore vaincue au Canada. Les m\u00e9decins en diagnostiquent encore 6,000 nouveaux cas chaque ann\u00e9e, et l&rsquo;on a d\u00e9nombr\u00e9 785 morts en 1962.<\/p>\n<p>La norme fix\u00e9e par l&rsquo;Organisation mondiale de la sant\u00e9 est d&rsquo;en arriver \u00e0 ce qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de la sortie de l&rsquo;\u00e9cole un enfant au plus sur cent r\u00e9agisse \u00e0 l&rsquo;\u00e9preuve de la tuberculine. Avec beaucoup de travail et un peu de chance, le Canada peut esp\u00e9rer atteindre cet objectif en 1967. Il appartiendra ensuite \u00e0 l&rsquo;Association canadienne antituberculeuse et aux dix organismes provinciaux qui y sont affili\u00e9s de solliciter un dernier effort de la part des Canadiens en vue de rayer compl\u00e8tement la tuberculose du tableau des causes de d\u00e9c\u00e8s.<\/p>\n<p>Une autre campagne de sant\u00e9 s&rsquo;impose depuis longtemps. Il s&rsquo;agit de la pasteurisation du lait. Des millions de pintes de lait cru se consomment chaque ann\u00e9e au Canada, et chaque goutte de ce lait peut transporter les microbes de la fi\u00e8vre ondulante, de la tuberculose bovine, du mal de gorge streptococcique, de la scarlatine, de la dysenterie et de la diarrh\u00e9e aigu\u00eb de l&rsquo;enfance.<\/p>\n<p>On peut lire dans un relev\u00e9 publi\u00e9 par le m\u00e9decin en chef de l&rsquo;H\u00f4pital des enfants, de Toronto, que l&rsquo;on a r\u00e9ussi, entre 1914 et 1917, \u00e0 supprimer la tuberculose bovine \u00e0 Toronto gr\u00e2ce \u00e0 la pasteurisation. \u00ab\u00a0Il est prouv\u00e9 de fa\u00e7on incontestable, dit l&rsquo;auteur, que, l\u00e0 o\u00f9 l&rsquo;on a fait des \u00e9tudes s\u00e9rieuses, de 15 \u00e0 20 p. 100 des cas de la tuberculose des os, des glandes et de l&rsquo;abdomen chez les enfants sont d&rsquo;origine bovine, et que la pasteurisation scientifique constitue une protection absolue contre ce genre de tuberculose.<\/p>\n<h3>Le rhumatisme<\/h3>\n<p>Le mot rhumatisme est un terme tr\u00e8s g\u00e9n\u00e9ral que l&rsquo;on applique commun\u00e9ment \u00e0 un groupe d&rsquo;affections caract\u00e9ris\u00e9es par la manifestation de douleurs et de raideurs au niveau des muscles et des articulations.<\/p>\n<p>Le rhumatisme et l&rsquo;arthrite, qui appartient \u00e0 la m\u00eame famille, affligent plus d&rsquo;un million de Canadiens, dont 285,000 sont consid\u00e9r\u00e9s comme invalides et 63,000 comme enti\u00e8rement ou gravement invalides. Ces maladies entra\u00eenent chaque ann\u00e9e une perte de neuf millions de jours de travail et de 75 millions de dollars en salaires.<\/p>\n<p>Presque tout le monde en vient t\u00f4t ou tard \u00e0 faire connaissance jusqu&rsquo;\u00e0 un certain point avec l&rsquo;arthrite. Mais ceux qui en sont victimes ne se trouvent pas pour autant dans une situation d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e. Tout arthritique peut \u00eatre soign\u00e9 et soulag\u00e9, et il a de bonnes chances de pouvoir mener une vie normale, sauf quelques petites restrictions. Le diagnostic pr\u00e9coce joint \u00e0 un traitement appropri\u00e9 permet aujourd&rsquo;hui d&rsquo;\u00e9viter l&rsquo;invalidit\u00e9 grave dans quatre cas sur cinq.<\/p>\n<p>Le rem\u00e8de d\u00e9finitif contre les affections rhumatismales demeure dans le domaine des probabilit\u00e9s scientifiques. Les succ\u00e8s remarquables de la m\u00e9decine depuis le d\u00e9but du si\u00e8cle ne peuvent que nous inspirer confiance dans la victoire finale. Le principal artisan de cette attaque concert\u00e9e contre l&rsquo;arthrite et les autres formes de rhumatisme au Canada est la Soci\u00e9t\u00e9 canadienne de l&rsquo;arthrite et du rhumatisme.<\/p>\n<p>Un individu au moins sur vingt parmi ceux qui ont d\u00e9pass\u00e9 65 ans pr\u00e9sente des sympt\u00f4mes de la maladie de Parkinson, maladie \u00e0 \u00e9volution lente caract\u00e9ris\u00e9e par la rigidit\u00e9 des muscles, la lenteur des mouvements et le tremblement.<\/p>\n<p>Si le mal est d\u00e9couvert d\u00e8s le d\u00e9but et soumis \u00e0 un traitement intensif, le malade peut esp\u00e9rer qu&rsquo;il continuera pendant plusieurs ann\u00e9es encore \u00e0 faire partie de la population active. La Fondation pour le traitement de la maladie de Parkinson s&rsquo;efforce d&rsquo;obtenir l&rsquo;appui du public en vue d&rsquo;assurer la coordination de tous les efforts dans ce domaine.<\/p>\n<p>Ironie de la nature, la carie dentaire, qui fait notre tourment pendant notre existence, s&rsquo;arr\u00eate d\u00e8s notre mort, et nos dents survivent \u00e0 tous nos autres restes. Chaque ann\u00e9e, les Canadiens d\u00e9pensent plus de 100 millions de dollars pour se faire traiter les dents\u00a0; or, on pourrait r\u00e9duire sensiblement ce montant en suivant les trois conseils que voici, formul\u00e9s par la Ligue de la sant\u00e9\u00a0: (1) Ajouter du fluor \u00e0 l&rsquo;eau potable distribu\u00e9e par les services publics, dans la proportion de 1 pour 1 million, ce qui aurait pour effet de r\u00e9duire la carie dentaire chez les enfants de 60 p. 100 ou m\u00eame davantage\u00a0; (2) Se brosser les dents dix ou quinze minutes au plus apr\u00e8s avoir consomm\u00e9 un aliment quelconque, \u00e0 partir de l&rsquo;\u00e2ge de deux ans, et se faire examiner les dents tous les six mois\u00a0; (3) Manger des mets riches en prot\u00e9ines, en vitamines et en min\u00e9raux, et supprimer les bonbons entre les repas.<\/p>\n<h3>Notre responsabilit\u00e9 envers la nature<\/h3>\n<p>On peut, jusqu&rsquo;\u00e0 un certain point, \u00e9viter bien des maux gr\u00e2ce \u00e0 la pr\u00e9voyance et \u00e0 des soins appropri\u00e9s. La nature nous tient responsable de notre comportement, volontaire ou non. Le poison que nous absorbons par erreur, le microbe que nous recueillons par n\u00e9gligence, la blessure que nous ne nous soucions pas de traiter\u00a0: voil\u00e0 trois causes de mort aussi certaine que les tentatives de suicide les plus d\u00e9lib\u00e9r\u00e9es.<\/p>\n<p>On traite certaines maladies beaucoup trop \u00e0 la l\u00e9g\u00e8re. Prenons la rougeole, par exemple. Le sympt\u00f4me de cette maladie est une \u00e9ruption \u00e9pidermique, et c&rsquo;est ainsi que la plupart des gens se repr\u00e9sentent la rougeole. Mais, ce qu&rsquo;on semble ignorer, c&rsquo;est que cette \u00e9ruption s&rsquo;\u00e9tend \u00e0 tout le syst\u00e8me bronchique, de sorte que, si la maladie n&rsquo;est pas trait\u00e9e convenablement, elle peut d\u00e9g\u00e9n\u00e9rer en broncho-pneumonie.<\/p>\n<p>Il existe aussi des maladies rares, dont nous n&rsquo;entendons pas souvent parler. Telle l&rsquo;h\u00e9mophilie, par exemple. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une p\u00e9nible affliction, causant des douleurs atroces, et dont environ 2,000 Canadiens sont atteints. Il y a quelques d\u00e9cennies, cette maladie fauchait 90 p. 100 de ses victimes chez les enfants\u00a0; heureusement, gr\u00e2ce aux efforts des savants et de la Soci\u00e9t\u00e9 canadienne de l&rsquo;h\u00e9mophilie, cette proportion a sensiblement diminu\u00e9.<\/p>\n<p>Il est plus que probable que vous n&rsquo;avez jamais entendu parler de la <em>myasthenia gravis <\/em>(myasth\u00e9nie aigu\u00eb), d\u00e9sordre musculaire grave dont souffrent pr\u00e8s de 6,000 Canadiens. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;en 1961 qu&rsquo;a \u00e9t\u00e9 organis\u00e9e la Fondation ontarienne pour la myasth\u00e9nie aigu\u00eb\u00a0; mais, au mois d&rsquo;octobre 1963, elle avait d\u00e9j\u00e0 r\u00e9ussi \u00e0 d\u00e9pister 200 cas de cette maladie, dans huit provinces.<\/p>\n<p>La maladie mentale n&rsquo;est pas une grande faucheuse de vies humaines, mais, comme beaucoup de ses victimes sont frapp\u00e9es d&rsquo;invalidit\u00e9, elle n\u00e9cessite plus de lits d&rsquo;h\u00f4pitaux que toutes les autres maladies mises ensemble. M. Donald Sinclair, directeur de la division de l&rsquo;Ontario de l&rsquo;Association canadienne de la maladie mentale, d\u00e9clarait en octobre 1963\u00a0: \u00ab\u00a0Si le Canada comptait autant de malades physiques que de malades mentaux, le gouvernement d\u00e9clarerait l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;urgence national.\u00a0\u00bb<\/p>\n<h3>Que faut-il faire\u00a0?<\/h3>\n<p>Gr\u00e2ce aux efforts d\u00e9vou\u00e9s des chercheurs, la lutte contre la maladie enregistre des progr\u00e8s sur tous les fronts. On pourrait faire davantage, toutefois, s&rsquo;il \u00e9tait possible d&rsquo;intensifier les recherches. C&rsquo;est pourquoi chaque association et soci\u00e9t\u00e9 fait campagne pour recueillir des fonds destin\u00e9s \u00e0 aider les hommes de science \u00e0 \u00e9tendre leurs travaux.<\/p>\n<p>Mais, dans notre propre int\u00e9r\u00eat, nous ne saurions nous croiser les bras et attendre la d\u00e9couverte de m\u00e9dicaments miraculeux. C&rsquo;est d\u00e8s maintenant que nous devons prendre les mesures qui sont d\u00e9j\u00e0 \u00e0 notre port\u00e9e.<\/p>\n<p>Au premier rang de ces mesures se trouvent les soins que nous devons apporter \u00e0 notre sant\u00e9 en g\u00e9n\u00e9ral, afin de raffermir notre constitution et la rendre apte \u00e0 r\u00e9sister aux assauts de la maladie. Viennent ensuite toutes les mesures d&rsquo;immunisation disponibles, dont nous nous devons de profiter. Enfin, il importe de r\u00e9agir intelligemment \u00e0 tout malaise annonciateur d&rsquo;une maladie, en cherchant \u00e0 en conna\u00eetre la cause. Que chaque sympt\u00f4me de maladie, quel qu&rsquo;il soit, constitue pour chacun de nous un avertissement qu&rsquo;une partie quelconque de notre organisme a \u00e9t\u00e9 l\u00e9s\u00e9e. M\u00eame le banal mal de t\u00eate signifie que la nature cherche \u00e0 nous pr\u00e9venir de quelque chose.<\/p>\n<p>Une chose est certaine\u00a0: le parfait bien-\u00eatre ne s&rsquo;acquiert pas sans effort. Seuls le conna\u00eetront ceux qui s&#8217;emploieront \u00e0 en suivre les pr\u00e9ceptes. Les prescriptions magiques et fabuleuses des anciens \u00c9gyptiens nous font sourire, et pourtant nombre d&rsquo;entre nous sont aussi cr\u00e9dules. Nous consommons de vastes quantit\u00e9s de comprim\u00e9s pour soulager des douleurs que nous devrions traiter et pour trouver un peu de calme sur la route cahoteuse de nos probl\u00e8mes personnels.<\/p>\n<p>Il vaudrait beaucoup mieux confier nos malaises au m\u00e9decin et \u00e9couter ses conseils, puis mettre en pratique, une fois gu\u00e9ris, les r\u00e9solutions prises quand nous \u00e9tions malades.<\/p>\n<h3>La remise au lendemain<\/h3>\n<p>Nous courons toujours le risque de remettre \u00e0 quelque lendemain ind\u00e9termin\u00e9 la chose m\u00eame pour laquelle il vaudrait la peine de vivre ce lendemain.<\/p>\n<p>Tous les conseils sur la sauvegarde de la sant\u00e9 en g\u00e9n\u00e9ral et sur le d\u00e9pistage pr\u00e9coce des maladies resteront inutiles si nous ne mettons pas en pratique ce que nous apprenons. Il est certes impossible d&rsquo;\u00e9chapper \u00e0 tout danger, mais nous pouvons du moins veiller \u00e0 corriger ce qui ne va pas.<\/p>\n<p>Personne ne saurait se contenter de tra\u00eener une existence de demi-vivant. Il faut toujours aspirer \u00e0 la pl\u00e9nitude de la sant\u00e9 et de la vitalit\u00e9. Mais c&rsquo;est l\u00e0 un privil\u00e8ge qui se gagne par l&rsquo;effort et la volont\u00e9.<\/p>\n<p>Voil\u00e0 pourquoi la Ligue canadienne de sant\u00e9 vient tous les ans nous rafra\u00eechir la m\u00e9moire pendant la Semaine nationale de la sant\u00e9, qui d\u00e9butera cette ann\u00e9e le 8 mars.<\/p>\n<p>En plus de veiller d&rsquo;une fa\u00e7on plus intelligente sur notre sant\u00e9 personnelle, peut-\u00eatre pourrions-nous, en nous inspirant du vif succ\u00e8s remport\u00e9 par l&rsquo;Ann\u00e9e g\u00e9ophysique, demander qu&rsquo;un si\u00e8cle de science et de technique soit consacr\u00e9 \u00e0 l&rsquo;humanit\u00e9. Il est permis d&rsquo;esp\u00e9rer que l&rsquo;offensive contre la maladie prendrait alors une envergure mondiale.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"author":86,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[36],"class_list":["post-2150","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-36"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.2 (Yoast SEO v27.2) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 45, N\u00b0 1 - Janvier 1964 - Offensive contre la maladie - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-45-n-1-janvier-1964-offensive-contre-la-maladie\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 45, N\u00b0 1 - Janvier 1964 - Offensive contre la maladie\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Il serait temps que les adultes commencent \u00e0 se pr\u00e9occuper davantage de leur sant\u00e9. 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