{"id":2146,"date":"1957-01-01T00:00:00","date_gmt":"1957-01-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-38-n-1-janvier-1957-evitons-la-tension-et-la-fatigue\/"},"modified":"2022-10-17T18:51:06","modified_gmt":"2022-10-17T18:51:06","slug":"vol-38-n-1-janvier-1957-evitons-la-tension-et-la-fatigue","status":"publish","type":"rbc_letter","link":"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-38-n-1-janvier-1957-evitons-la-tension-et-la-fatigue\/","title":{"rendered":"Vol. 38, N\u00b0 1 &#8211; Janvier 1957 &#8211; \u00c9vitons la tension et la fatigue"},"content":{"rendered":"<div id=\"layout-column-main\">\n<p class=\"boldtext\">Trop de chefs de service envisagent la vie comme les Northmans concevaient le ciel, o\u00f9 les blessures subies dans les combats de chaque jour devaient dispara\u00eetre par enchantement.<\/p>\n<p>Dans notre civilisation occidentale, chacun doit faire face \u00e0 une d\u00e9pense d&rsquo;\u00e9nergie nerveuse qui \u00e9tait inconnue autrefois.<\/p>\n<p>Le cultivateur, consid\u00e9r\u00e9 longtemps comme l&rsquo;homme \u00e0 la vie la plus calme, a aujourd&rsquo;hui des probl\u00e8mes \u00e9conomiques, sociaux et politiques qu&rsquo;ignorait son grand-p\u00e8re. Le m\u00e9decin et l&rsquo;avocat sont press\u00e9s par les clients qui attendent \u00e0 la porte de leur bureau et ils savent que d&rsquo;autres les r\u00e9clament ailleurs. L&rsquo;instituteur doit maintenir la discipline dans des classes plus turbulentes que jamais. Les dactylos qui tapent tant de mots \u00e0 la minute\u00a0; les op\u00e9rateurs de machines \u00e0 calculer devant qui d\u00e9filent sans interruption les colonnes de chiffres\u00a0; les employ\u00e9s d&rsquo;usine qui accomplissent d&rsquo;innombrables op\u00e9rations\u00a0; les caissiers des banques qui servent les clients avec une parfaite exactitude\u00a0: tout le monde travaille dans des conditions qui fatiguent la structure physique, mentale et \u00e9motive \u00e9difi\u00e9e par des si\u00e8cles d&rsquo;\u00e9volution.<\/p>\n<p>Et cet \u00e9tat de choses ne se limite pas \u00e0 notre entourage imm\u00e9diat. Depuis le radiojournal du matin jusqu&rsquo;aux derni\u00e8res nouvelles du soir, nous sommes obs\u00e9d\u00e9s par de troublantes difficult\u00e9s mondiales. Notre esprit demeure tendu, dans l&rsquo;attente de quelque nouvelle crise.<\/p>\n<p>Nous devons prendre toutes les pr\u00e9cautions possibles si nous voulons rester sains de corps et d&rsquo;esprit. Sinon, nous conna\u00eetrons, dans un bureau de m\u00e9decin ou un lit d&rsquo;h\u00f4pital, les d\u00e9sastreuses cons\u00e9quences de notre n\u00e9gligence.<\/p>\n<p>Pour se bien porter, il ne suffit pas simplement de prendre de l&rsquo;exercice, m\u00eame si cela est important. La sant\u00e9 int\u00e9resse l&rsquo;homme tout entier, corps et esprit. Elle exige donc que nous nous prot\u00e9gions aussi contre les tensions de toutes sortes que nous impose la vie moderne.<\/p>\n<h3>La notion de \u00ab\u00a0stress\u00a0\u00bb<\/h3>\n<p>Ce que nous appelons habituellement \u00ab\u00a0tension\u00a0\u00bb sur le plan nerveux, le c\u00e9l\u00e8bre endocrinologue canadien Hans Selye le d\u00e9signe sous le nom de \u00ab\u00a0stress\u00a0\u00bb dans le domaine des glandes. Le professeur Selye, directeur de l&rsquo;Institut de m\u00e9decine et de chirurgie exp\u00e9rimentales de l&rsquo;Universit\u00e9 de Montr\u00e9al, a formul\u00e9 une th\u00e9orie du \u00ab\u00a0stress\u00a0\u00bb que l&rsquo;on consid\u00e8re comme \u00ab\u00a0la plus grande contribution au progr\u00e8s de la biologie et de la m\u00e9decine depuis Pasteur\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Selon lui, chaque maladie, chaque accident, chaque \u00e9motion est un agent agresseur qui attaque l&rsquo;organisme. L&rsquo;agression ou l&rsquo;action de l&rsquo;agent agresseur provoque une r\u00e9action de d\u00e9fense\u00a0; le corps alert\u00e9 organise sa r\u00e9sistance\u00a0: les glandes endocrines s\u00e9cr\u00e8tent des hormones, les battements du coeur s&rsquo;acc\u00e9l\u00e8rent, le foie produit plus de glycog\u00e8ne, la tension art\u00e9rielle s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve et plusieurs organes internes suspendent leur activit\u00e9 afin d&rsquo;orienter leur \u00e9nergie vers les muscles ext\u00e9rieurs. L&rsquo;agression et les r\u00e9actions de d\u00e9fense forment un ensemble indissociable\u00a0: le stress. Ce terme anglo-saxon, emprunt\u00e9 \u00e0 la physique, est maintenant devenu international.<\/p>\n<p>Si le stress se prolonge ou s&rsquo;il se r\u00e9p\u00e8te trop souvent, il provoquera peut-\u00eatre l&rsquo;effondrement de notre syst\u00e8me de d\u00e9fense. \u00ab\u00a0Des contre-mesures insuffisantes en face d&rsquo;attaques s\u00e9rieuses, dit le savant de Montr\u00e9al, peuvent entra\u00eener des maladies ou la mort, mais les r\u00e9actions de d\u00e9fense exag\u00e9r\u00e9es peuvent, elles aussi, \u00eatre nuisibles si elles sont d\u00e9mesur\u00e9es par rapport \u00e0 une menace n\u00e9gligeable.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>La th\u00e9orie du \u00ab\u00a0stress\u00a0\u00bb est beaucoup trop complexe pour pouvoir \u00eatre expos\u00e9e en d\u00e9tail dans une courte \u00e9tude. Disons cependant que Hans Selye compte aujourd&rsquo;hui parmi les plus grands savants du monde et qu&rsquo;il est consid\u00e9r\u00e9 comme le \u00ab\u00a0premier endocrinologue contemporain\u00a0\u00bb. Des centaines de chercheurs, dans tous les pays, suivent actuellement ses traces, et ses travaux ont valu \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Montr\u00e9al une subvention de la part du gouvernement des \u00c9tats-Unis, fait sans pr\u00e9c\u00e9dent dans l&rsquo;histoire des universit\u00e9s canadiennes.<\/p>\n<h3>Quelques effets de la tension<\/h3>\n<p>Nos \u00e9tats d&rsquo;esprit peuvent d\u00e9clencher des troubles dans notre constitution physique. Selon une publication de la <em>Metropolitan Life Insurance Company<\/em>, cinquante pour cent des gens qui vont voir le m\u00e9decin souffrent de malaises occasionn\u00e9s ou aggrav\u00e9s par des facteurs \u00e9motionnels, comme les soucis, l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 ou la crainte prolong\u00e9s.<\/p>\n<p>Notre fa\u00e7on de penser a un effet certain sur notre sant\u00e9 physique. Les malheurs qui affligent notre esprit se refl\u00e8tent dans notre organisme. Tous les sentiments qui s&rsquo;agitent dans notre cerveau &#8211; douleur, plaisir, espoir, crainte &#8211; exercent une influence sur notre coeur. Les soucis financiers, un travail monotone, la fatigue du bureau, la m\u00e9sentente familiale, pour ne citer que quelques facteurs, peuvent se traduire sur le plan physique par de l&rsquo;hypertension, des maladies de l&rsquo;appareil digestif, comme les ulc\u00e8res gastriques et les colites, des migraines, des affections de la peau et certaines allergies.<\/p>\n<p>Mais on ne peut pas aller acheter une bouteille de drogue psychosomatique chez le pharmacien.<\/p>\n<p>La premi\u00e8re chose \u00e0 faire lorsque vous ne vous sentez pas bien est de demander \u00e0 votre m\u00e9decin de vous faire un examen complet. Il d\u00e9couvrira par ses analyses et ses questions s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un trouble organique et dans quelle mesure votre maladie est d&rsquo;origine \u00e9motionnelle. La recherche de la cause est le premier pas vers la gu\u00e9rison.<\/p>\n<p>Les \u00e9motions ne sont pas toutes nuisibles. Certaines nous alertent contre le danger. Les \u00e9motions agr\u00e9ables favorisent la sant\u00e9. Une \u00e9motion vivifiante lib\u00e8re de nouvelles r\u00e9serves d&rsquo;\u00e9nergie et chasse la fatigue. Elle est g\u00e9n\u00e9ratrice d&rsquo;entrain, de joie, d&rsquo;int\u00e9r\u00eat et d&rsquo;enthousiasme.<\/p>\n<h3>Signes de tension<\/h3>\n<p>Les inventions modernes et les machines qui permettent d&rsquo;\u00e9conomiser le travail manuel nous ont d\u00e9livr\u00e9s de bien des corv\u00e9es, mais il est assez \u00e9vident qu&rsquo;elles ont augment\u00e9 notre tension nerveuse.<\/p>\n<p>Avec tous nos appareils automatiques, nous vivons \u00e0 un rythme acc\u00e9l\u00e9r\u00e9. \u00ab\u00a0Nous nous h\u00e2tons sans cesse, disait il y a quelques ann\u00e9es le Dr J. B. Kirkpatrick, directeur de l&rsquo;\u00c9cole d&rsquo;\u00e9ducation physique de l&rsquo;Universit\u00e9 McGill, pour finir un travail \u00e0 temps, pour attraper un train ou nous mettre quelque chose sous la dent. Nos pieds s&rsquo;endolorissent et nos nerfs se crispent pendant que nous nous \u00e9vertuons \u00e0 monter dans un tramway surcharg\u00e9. La vie a perdu de son charme dans cette bousculade effr\u00e9n\u00e9e.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Les multiples irritations de la journ\u00e9e nous tendent l&rsquo;esprit et les nerfs, et cette tension nous accompagne jusqu&rsquo;\u00e0 la maison, o\u00f9 elle nous emp\u00eachera de dormir si nous ne prenons pas la peine de trouver un moyen efficace de la combattre par la d\u00e9tente.<\/p>\n<p>L&rsquo;une des funestes cons\u00e9quences de la pr\u00e9cipitation dans laquelle nous vivons est que celle-ci nous rend souvent incapables de bien r\u00e9soudre nos probl\u00e8mes. Nous nous perdons la plupart du temps dans les mots vagues dont nous enveloppons nos id\u00e9es au lieu de nous attaquer aux faits eux-m\u00eames. De l\u00e0 notre inqui\u00e9tude et notre anxi\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>La peur est salutaire lorsqu&rsquo;elle est un signal d&rsquo;alarme ou qu&rsquo;elle nous avertit d&rsquo;un danger imminent, mais certains d&rsquo;entre nous vivent dans un \u00e9tat d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 perp\u00e9tuel, comme s&rsquo;ils croyaient encore que la terre est plate et craignaient de tomber dans le vide. Cette anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale cr\u00e9e en nous une tension continuelle, qui exclut tout repos. Le syst\u00e8me de d\u00e9fense mis en branle par notre organisme ne suffit plus \u00e0 la t\u00e2che.<\/p>\n<h3>Les moments de doute<\/h3>\n<p>Le meilleur chef de service conna\u00eet des moments de doute et de lassitude, mais il surmonte son d\u00e9couragement en recourant aux principes qu&rsquo;il a appris. L&rsquo;une des vertus les plus vivifiantes qui soient est de savoir accepter les d\u00e9ceptions et les frustrations.<\/p>\n<p>La col\u00e8re constitue une assez pi\u00e8tre r\u00e9action devant une d\u00e9ception, parce qu&rsquo;elle n&rsquo;arrange rien, qu&rsquo;elle ne redonne pas ce qui est perdu et qu&rsquo;elle a un mauvais effet sur notre organisme. Un homme en col\u00e8re n&rsquo;est pas un homme qui fait quelque chose, mais un homme qui souffre parce qu&rsquo;on lui fait quelque chose. Non content de d\u00e9choir de sa dignit\u00e9, ce qui est assez grave, il nuit \u00e0 sa digestion, d\u00e9r\u00e8gle sa circulation et impose un exc\u00e8s de fatigue au m\u00e9canisme de d\u00e9fense de son corps.<\/p>\n<p>Certaines personnes, au lieu d&rsquo;\u00eatre d\u00e9\u00e7ues \u00e0 la suite d&rsquo;un \u00e9chec, s&rsquo;appliquent \u00e0 anticiper les \u00e9v\u00e9nements. Elles les arrachent pour ainsi dire \u00e0 l&rsquo;avenir pour mieux s&rsquo;en inqui\u00e9ter dans le pr\u00e9sent. Que de soucis nous nous faisons pour des choses qui n&rsquo;arriveront jamais\u00a0!<\/p>\n<p>Le souci pouss\u00e9 \u00e0 l&rsquo;extr\u00eame se transforme en ce qu&rsquo;on appelle la \u00ab\u00a0folie du doute\u00a0\u00bb. Celui qui en est atteint ne se fie m\u00eame plus \u00e0 ses sens. Il se demande toujours s&rsquo;il a ferm\u00e9 son coffre-fort, s&rsquo;il s&rsquo;est bien exprim\u00e9 dans une lettre, s&rsquo;il a dit \u00e0 sa secr\u00e9taire de lui rappeler un rendez-vous.<\/p>\n<p>Les trait\u00e9s et les manuels de m\u00e9decine psychosomatique renferment de nombreux exemples qui ne laissent pas de nous \u00e9clairer. Les soucis chroniques peuvent entra\u00eener la dyspepsie, les ulc\u00e8res, le rhume, l&rsquo;arthrite, l&rsquo;asthme et une fouie d&rsquo;autres maladies.<\/p>\n<p>La plus commune est peut-\u00eatre la fatigue sous ses divers aspects. Il n&rsquo;y a rien de spectaculaire dans la fatigue. Elle nous gagne petit \u00e0 petit\u00a0; elle s&rsquo;insinue dans notre organisme comme un poison. Nous consultons un bon m\u00e9decin. Il nous dit que nous n&rsquo;avons aucun sympt\u00f4me de tuberculose, de troubles cardiaques ou autre maladie d\u00e9montrable. Tous les m\u00e9canismes de notre corps sont en bon \u00e9tat, et pourtant nous nous sentons fatigu\u00e9s, incapables de tout effort.<\/p>\n<p>L&rsquo;ennui, le manque d&rsquo;int\u00e9r\u00eat engendrent chez nous des sensations de fatigue. Passer, jour apr\u00e8s jour, de longues heures \u00e0 un pupitre provoque une tension musculaire qui peut \u00eatre plus fatigante pour notre organisme qu&rsquo;un rude travail manuel. Le petit gar\u00e7on forc\u00e9 de demeurer assis durant un long sermon finit par ne plus tenir en place parce qu&rsquo;il est las de rester immobile.<\/p>\n<h3>Que faut-il faire\u00a0?<\/h3>\n<p>Que doit-on faire lorsqu&rsquo;on se sent tendu, fatigu\u00e9, d\u00e9prim\u00e9\u00a0? Il faut d&rsquo;abord se faire examiner par un m\u00e9decin. Les m\u00e9decins d&rsquo;aujourd&rsquo;hui ne se pr\u00e9occupent pas uniquement des maladies organiques, ils recherchent la cause des malaises dans les facteurs d&rsquo;ordre social et personnel.<\/p>\n<p>Il est dangereux de se soigner soi-m\u00eame. Tout le monde ne r\u00e9agit pas de la m\u00eame fa\u00e7on aux pilules contre la tension. Certains se d\u00e9priment ou \u00e9prouvent des troubles psychon\u00e9vrosiques, alors que d&rsquo;autres se sentent si bien qu&rsquo;ils n\u00e9gligent de prendre les mesures m\u00e9dicales qui s&rsquo;imposent, ou sont si d\u00e9bordants d&rsquo;\u00e9nergie qu&rsquo;ils oublient de se reposer.<\/p>\n<p>Il va sans dire que les bonnes conditions de travail contribuent au bien-\u00eatre physique et mental. Dans un bureau, par exemple, on a r\u00e9ussi \u00e0 accro\u00eetre le rendement, \u00e0 r\u00e9duire les erreurs et \u00e0 diminuer l&rsquo;absent\u00e9isme en abaissant le niveau du bruit de 75 \u00e0 50 d\u00e9cibels. La bonne ventilation favorise aussi le confort, le travail et la sant\u00e9, en assurant le renouvellement de l&rsquo;air dans les locaux. L&rsquo;\u00e9clairage joue \u00e9galement un r\u00f4le important.<\/p>\n<p>Certaines personnes devront changer d&#8217;emploi, mais il suffit tr\u00e8s souvent d&rsquo;un simple changement de position pour am\u00e9liorer les choses. On peut, par exemple, att\u00e9nuer la tension qui existe en un point quelconque en d\u00e9pla\u00e7ant le poids qui nous accable, tout comme celui qui a le malheur de rentrer chez lui avec une lourde serviette la change de main pour se reposer. Se lever et faire quelques pas dans son bureau ou dans sa maison, de temps \u00e0 autre, constituent une diversion reposante pour l&rsquo;esprit comme pour le corps. La vieille \u00ab\u00a0chaise ber\u00e7ante\u00a0\u00bb offre dans certains cas une d\u00e9tente salutaire.<\/p>\n<p>Il faut se garder de consid\u00e9rer la pr\u00e9cipitation et la tension comme des faits in\u00e9luctables de la vie moderne et de se laisser \u00e9craser par le seul poids des t\u00e2ches \u00e0 accomplir. Le Dr William Osler, \u00e9minent et bien-aim\u00e9 conseiller de centaines d&rsquo;\u00e9tudiants en m\u00e9decine, \u00e9crivait\u00a0: \u00ab\u00a0Qu&rsquo;il soit dans les affaires ou dans une des carri\u00e8res lib\u00e9rales, l&rsquo;homme harass\u00e9 qui souffre d&rsquo;une angine de poitrine pourrait ordinairement trouver le soulagement et m\u00eame la gu\u00e9rison s&rsquo;il se donnait tout simplement la peine de ralentir l&rsquo;allure des moteurs\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Trop d&rsquo;hommes et trop de femmes s&rsquo;ext\u00e9nuent \u00e0 faire plus que le n\u00e9cessaire. Non contents d&rsquo;exceller dans leur domaine, ils compromettent leurs succ\u00e8s par de nouveaux efforts. La r\u00e9ussite les pousse \u00e0 redoubler d&rsquo;ardeur et d&rsquo;activit\u00e9. Leur seul moyen de satisfaire le besoin de s&rsquo;affirmer qui monte en eux est de travailler davantage. Ils tombent bient\u00f4t en proie \u00e0 la tension et \u00e0 l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9, et finissent par br\u00fbler leurs forces.<\/p>\n<p>Ce fait n&rsquo;est que trop fr\u00e9quent. Pourtant, ceux qui imposent une telle fatigue \u00e0 leurs forces physiques savent tr\u00e8s bien que c&rsquo;est dans les moments de calme et de tranquillit\u00e9 d&rsquo;esprit qu&rsquo;ils travaillent le mieux et qu&rsquo;ils remportent leurs plus beaux succ\u00e8s.<\/p>\n<h3>Comment combattre la fatigue de la vie courante<\/h3>\n<p>Notre capacit\u00e9 de nous reposer ou de nous d\u00e9tendre constitue l&rsquo;un des signes les plus s\u00fbrs de notre sant\u00e9 mentale. Apr\u00e8s avoir travaill\u00e9 \u00e9nergiquement pour accomplir une t\u00e2che, nous devons nous reposer et non pas nous astreindre aussit\u00f4t \u00e0 un nouvel effort \u00e9puisant. Si nous savons trouver un d\u00e9rivatif aux petites tensions, au fur et \u00e0 mesure qu&rsquo;elles se pr\u00e9sentent, nous avons de bonnes chances de pouvoir \u00e9viter les grandes tensions.<\/p>\n<p>Ces petits d\u00e9rivatifs sont assez simples. Lorsque vous \u00e9coutez un discours ennuyeux, d\u00e9tendez vos muscles\u00a0; dans le tramway ou l&rsquo;autobus qui vous conduit au travail ou qui vous ram\u00e8ne \u00e0 la maison, fermez les yeux\u00a0; en attendant qu&rsquo;on fasse entrer un visiteur dans votre bureau, approchez-vous de la fen\u00eatre et regardez dehors.<\/p>\n<p>Mais ne vous acharnez pas \u00e0 vous d\u00e9tendre co\u00fbte que co\u00fbte pour le reste de vos jours. En pr\u00e9sentant au public son livre intitul\u00e9 <em>The Stress of Life<\/em>, en novembre dernier, le professeur Selye a signal\u00e9 que des vacances en Floride ne sont pas toujours ce qu&rsquo;il y a de mieux pour un chef de service affair\u00e9. \u00ab\u00a0Il se peut que l&rsquo;activit\u00e9 soit pour cet homme un moyen de r\u00e9duire sa tension nerveuse. Il se fatiguera peut-\u00eatre plus int\u00e9rieurement en ne faisant rien que s&rsquo;il \u00e9tait au travail.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>En mati\u00e8re de d\u00e9tente comme au sujet du sommeil, chacun doit trouver la mesure qui lui convient. Le besoin de sommeil peut varier entre une heure ou deux par jour et 12 heures. Nous devons laisser nos soucis \u00e0 la porte de notre chambre, \u00e9viter de consulter notre livret de banque avant de nous coucher, nous abstenir de parler de politique apr\u00e8s neuf heures du soir et calmer notre col\u00e8re ou notre mauvaise humeur avant de nous mettre au lit.<\/p>\n<p>Entre le travail et le sommeil il y a place pour les passe-temps, les violons d&rsquo;Ingres. Certains pr\u00e9tendent que le \u00ab\u00a0violon d&rsquo;Ingres\u00a0\u00bb est une chose dont il faut rire, mais lorsqu&rsquo;il repr\u00e9sente un int\u00e9r\u00eat r\u00e9el dans une activit\u00e9 \u00e9trang\u00e8re \u00e0 notre profession, le violon d&rsquo;Ingres a une valeur physique et morale qui n&rsquo;a rien de ridicule.<\/p>\n<p>Le sage emploi de nos loisirs est une condition essentielle de survivance au sein de notre civilisation compliqu\u00e9e. Le jeu, la gaiet\u00e9 et le rire sont des facteurs de sant\u00e9. Ils favorisent la digestion, calment les nerfs, activent la circulation, augmentent la vigueur du coeur et aident \u00e0 rester jeune.<\/p>\n<h3>Le m\u00e9tier de chef<\/h3>\n<p>Les tensions et les fatigues occasionn\u00e9es par la conduite d&rsquo;une entreprise quelconque peuvent avoir un effet bien d\u00e9termin\u00e9 sur la sant\u00e9. Le m\u00e9tier de chef est on\u00e9reux, mais il est possible d&rsquo;en att\u00e9nuer les servitudes.<\/p>\n<p>Quels sont les principaux inconv\u00e9nients du m\u00e9tier de chef de service\u00a0? Ce sont ses exigences tyranniques en mati\u00e8re de temps et de contrainte physique et mentale. Le chef ne peut jamais se soustraire \u00e0 ses responsabilit\u00e9s. Les d\u00e9cisions importantes l&rsquo;exposent \u00e0 de fr\u00e9quents conflits \u00e9motionnels. Ses fonctions consultatives et administratives tendent son esprit et son corps. L&rsquo;homme qui sait tout cela, mais qui ne fait rien de plus que se ronger les ongles pour calmer ses nerfs est un grave probl\u00e8me dans l&rsquo;organisation dont il fait partie et un candidat de premier ordre \u00e0 la n\u00e9vrose.<\/p>\n<p>Que le chef de service doive penser \u00e0 une foule de choses, c&rsquo;est l\u00e0 un attribut et non pas un d\u00e9savantage. Il a l&rsquo;esprit assez vif pour songer \u00e0 dix questions en m\u00eame temps, tandis que l&rsquo;ouvrier nonchalant ne peut en consid\u00e9rer qu&rsquo;une seule \u00e0 la fois.<\/p>\n<p>Un homme de cette trempe ne doit pas se contenter de boucler sa ceinture au m\u00eame trou qu&rsquo;il y a cinq ans. Sans doute importe-t-il que les muscles abdominaux soient fermes et non pas flasques\u00a0: pour \u00eatre un bon chef il faut d&rsquo;abord \u00eatre un bon animal. Mais il faut quelque chose de plus pour qu&rsquo;un homme conserve sa s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 au milieu d&rsquo;un monde extr\u00eamement agit\u00e9. C&rsquo;est lorsque le chef doit guider sa soci\u00e9t\u00e9 ou son service \u00e0 travers des \u00e9cueils particuli\u00e8rement dangereux que ses qualit\u00e9s s&rsquo;affirment vraiment. Cela suppose le calme int\u00e9rieur que l&rsquo;on \u00e9prouve apr\u00e8s avoir envisag\u00e9 avec franchise les probl\u00e8mes, les dangers, les d\u00e9ceptions et m\u00eame la possibilit\u00e9 d&rsquo;un d\u00e9sastre.<\/p>\n<p>Nous pouvons aussi combattre les tensions qui nous oppressent en admettant qu&rsquo;il est impossible de r\u00e9ussir sur tous les points, d&rsquo;avoir toujours raison, de ne jamais subir un recul.<\/p>\n<p>Les gens bien \u00e9quilibr\u00e9s et d&rsquo;une grande comp\u00e9tence ne craignent pas de reconna\u00eetre leurs \u00e9checs ou leurs erreurs. Ils subissent de temps en temps des pr\u00e9judices, mais ils se remettent des coups dont les meurtrit l&rsquo;outrageuse fortune parce qu&rsquo;ils ont toujours de l&rsquo;\u00e9nergie en r\u00e9serve.<\/p>\n<p>Enfin, le v\u00e9ritable chef ne se laisse pas absorber enti\u00e8rement par son travail\u00a0; il y a dans sa vie une harmonieuse alternance entre l&rsquo;activit\u00e9 et le repos, qui lui permet de rem\u00e9dier, en partie du moins, aux tensions de l&rsquo;existence.<\/p>\n<h3>Le but \u00e0 atteindre<\/h3>\n<p>Le but final de la vie bien \u00e9quilibr\u00e9e est la tranquillit\u00e9 d&rsquo;esprit, m\u00eame si les \u00e9l\u00e9ments constitutifs de cette qualit\u00e9 varient selon les temp\u00e9raments. La tranquillit\u00e9 d&rsquo;esprit est \u00e0 la port\u00e9e de tout le monde, mais elle ne s&rsquo;acquiert pas sans r\u00e9flexion ni sans effort. C&rsquo;est le seul rem\u00e8de s\u00fbr et durable contre les m\u00e9faits de la fatigue et de la tension.<\/p>\n<p>La sp\u00e9cialisation dans laquelle la plupart des gens doivent aujourd&rsquo;hui s&rsquo;enfermer nous a fait oublier l&rsquo;art de vivre. Nous ne sommes plus de ces \u00ab\u00a0t\u00eates bien faites\u00a0\u00bb, capables d&rsquo;appr\u00e9cier les belles choses de la vie. La beaut\u00e9 du soleil, des oiseaux et des fleurs est abandonn\u00e9e aux po\u00e8tes\u00a0; l&rsquo;harmonie des lignes et des courbes ne ravit que les artistes\u00a0; le th\u00e9\u00e2tre et le merveilleux restent confin\u00e9s \u00e0 la sc\u00e8ne.<\/p>\n<p>Chacun de nous n&rsquo;a qu&rsquo;un corps et qu&rsquo;une s\u00e9rie d&rsquo;organes qui doivent lui durer toute la vie. Pour que ce corps puisse remplir son office jusqu&rsquo;au bout, sans trop de fatigue ni d&rsquo;usure, il faut le traiter selon les r\u00e8gles \u00e9l\u00e9mentaires de la m\u00e9canique. Sans doute notre corps n&rsquo;est-il pas un m\u00e9canisme fragile et p\u00e9rissable. On peut le pousser et le pousser beaucoup sans \u00e9puiser ses possibilit\u00e9s de r\u00e9tablissement. Mais pourquoi le surmener inutilement\u00a0? Nous ne pouvons \u00e9viter tous les coups de l&rsquo;adversit\u00e9, mais si nous laissons s&rsquo;accumuler ind\u00e9finiment la fatigue qu&rsquo;ils imposent \u00e0 notre organisme sans prendre des mesures rationnelles pour la combattre, nous nous faisons du tort pour rien.<\/p>\n<p>L&rsquo;homme bien portant peut compter sur son corps et sur son esprit pour rester frais et dispos dans les jours de travail intense, dans les conf\u00e9rences exc\u00e9dantes et dans les p\u00e9riodes critiques. Mais il ne demeurera bien portant que s&rsquo;il a l&rsquo;esprit assez vigilant pour d\u00e9celer la tension et la neutraliser\u00a0; pour comprendre que la fatigue est un \u00e9tat d\u00e9bilitant auquel il faut rem\u00e9dier\u00a0; pour consid\u00e9rer les soucis comme une vaine d\u00e9pense d&rsquo;\u00e9nergie\u00a0; pour conserver sa vigueur en trouvant de sages solutions aux probl\u00e8mes de la vie.<\/p>\n<p>Peut-\u00eatre y aurait-il lieu aussi de cesser d&rsquo;admirer la tr\u00e9pidation et la vitesse pour elles-m\u00eames. Ce qui compte, c&rsquo;est ce que nous accomplissons, et non pas le fla-fla que nous pouvons faire pour \u00e9pater la galerie.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"author":86,"featured_media":0,"template":"","categories":[1],"rbc_letter_theme":[],"rbc_letter_year":[29],"class_list":["post-2146","rbc_letter","type-rbc_letter","status-publish","hentry","category-uncategorized","rbc_letter_year-29"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v26.7 (Yoast SEO v26.8) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Vol. 38, N\u00b0 1 - Janvier 1957 - \u00c9vitons la tension et la fatigue - RBC<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rbc.com\/fr\/notre-compagnie\/histoire\/bulletin\/vol-38-n-1-janvier-1957-evitons-la-tension-et-la-fatigue\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Vol. 38, N\u00b0 1 - Janvier 1957 - \u00c9vitons la tension et la fatigue\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Trop de chefs de service envisagent la vie comme les Northmans concevaient le ciel, o\u00f9 les blessures subies dans les combats de chaque jour devaient dispara\u00eetre par enchantement. 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